Journal Privateur...

48
26
avr.
2013

Je ne vais pas faire un journal bien long, je veux juste faire part d'un malaise grandissant lors de mes lectures quotidiennes de contenus sur linuxfr. Je sais pour avoir lu des commentaires qui en parlaient que je ne suis pas le seul à tiquer à la lecture du terme privateur lorsque l'on parle de "closed source" ou de licences qui ne plaisent pas à certaines personnes.

J'utilise des systèmes GNU et autres unix depuis mon adolescence par passion et puis professionnellement. À ce titre, je suis familier de cet univers y suis très attaché. Et je ne comprends pas pourquoi ce site que j'aime énormément s'est mis à utiliser un néologisme pour décrire quelque chose que l'on décrivait déjà parfaitement avec un autre terme. Ou pour être plus exact, je ressens une manière insidieuse de tenter de faire de la propagande insidieuse. Je ne comprends vraiment pas l’intérêt de cette démarche. Est-ce qu'en dénigrant par le vocabulaire ceux qui n'agissent pas comme nous, nous faisons preuve de grandeur d'esprit ? J'ai toujours estimé l'esprit du logiciel libre, cet esprit de partage de connaissance, ce raisonnement que les autres sont important dans une période très clairement axé sur l'individu. Enfant j'y voyais un parallèle avec le projet de l'Encyclopédie du siècle des lumières. Aujourd'hui, en voyant certaines dérives (culte de la personnalité, intégrisme, dérives communautaristes) j'ai parfois plus l'impression d'assister à la naissance d'un nouveau clergé avec ses diktats et son vocabulaire qui permet de s'identifier.

J'ai trouvé ça incroyable qu'un modérateur se permette de remplacer un terme correct dans une dépêche récente par un néologisme qui porte clairement une connotation péjorative. D'une part, parce que j'ai trouvé ça irrespectueux pour l'auteur initial, d'autre part parce que je suis allergique à toute propagande qu'elle vienne de mes amis ou de mes ennemis.

J'écris rarement sur internet, étant plutôt un lecteur passif qu'un auteur. linuxfr est sans conteste mon site favoris malgré ses défauts. Pour finir, j'ai cru comprendre que ceux qui se référaient à ce terme le faisaient en référence à Richard Stallman. Si c'est le cas, et malgré le fait que j'adore Emacs, je trouve cela plutôt ironique étant donné que je trouve que de toutes les licences libres que je côtoie en tant que programmeur (et non utilisateur, je sais) la GPL est celle qui me prive le plus de ma liberté de par le fait qu'elle m'empêche de choisir ce que je veux faire avec le code que j'utilise me privant ainsi d'une liberté fondamentale à mes yeux : le libre arbitre.

Comme je poste ça un vendredi en France, je suppose que ça risque d'être assimilé à un troll, mais ce journal réponds plutôt à une envie soudaine de m'exprimer. Merci de m'avoir lu et au plaisir de continuer à tous vous lire (en espérant juste que le terme abordé ici se fasse plus rare).

  • # Tellement répété…

    Posté par . Évalué à 4. Dernière modification le 26/04/13 à 05:13.

    Vu le jour, j’imagine que tu es là pour faire un énorme troll sur un sujet qui a déjà été rabâché un nombre incalculable de fois, y compris sur DLFP.

    Vu que tu sembles ne pas être au courant, le terme couramment employé n’est pas « closed source », vu que ça n’en concerne qu’une partie, mais « logiciel propriétaire », dont les sources peuvent être disponibles, et c’est tout autant un néologisme que « privateur ».

    « Je ressens une manière insidieuse de tenter de faire de la propagande insidieuse ». Ça s’appelle du militantisme, c’est pour dénoncer une situation qui paraît injuste. C’est un peu l’opposé de la propagande qui vise plutôt à renforcer les pouvoirs en place.

    J'ai trouvé ça incroyable qu'un modérateur se permette de remplacer

    Si le terme était « closed source », c’est un anglicisme qu’il est courant de remplacer sur un site français, On est très loin des propagandes de traductions qui arrivent de temps en temps dans les agences de presse. Si l’auteur parlait de « logiciel propriétaire », c’est effectivement déformer sa pensée.

    je trouve cela plutôt ironique […] la GPL est celle qui me prive le plus

    Bah, tu le dis toi-même, la GPL est là pour défendre tous les utilisateurs, pas que les développeur. Ton expression « le plus » montre encore une fois que tu n’est pas au courant du logiciel propriétaire avec code source disponible. Sinon, tu viens de redécouvrir BSD.

    le libre arbitre

    Jolie façon de conclure un joli troll :-)

    • [^] # Re: Tellement répété…

      Posté par . Évalué à 10.

      Vu que tu sembles ne pas être au courant, le terme couramment employé n’est pas « closed source », vu que ça n’en concerne qu’une partie, mais « logiciel propriétaire », dont les sources peuvent être disponibles, et c’est tout autant un néologisme que « privateur ».

      Proprietaire n'a rien d'un neologisme, privateur etait tombe en desuetude jusqu'a ce que stallman le ressorte par erreur, pensant que c'etait correct. C'est du meme tonneau que bravitude entre nous…
      Quand un americain traduit un mot espagnol en francais, on est en droit de s'attendre a qq erreurs de traductions (et ya pas de mal a ca).
      Par contre quand la communaute francaise des beni oui oui du libre font des pirouettes intellectuelles pour tenter de justifier un faux pas de leur gourou, c'est marrant dans un premier temps, et saoulant a la longue tellement ca en devient ridicule.

      Stallman parle de proprietary software dans sa langue natale, pas de depriving software, pourquoi diable est ce que privateur serait autre chose qu'une erreur de traduction?

      Si le terme était « closed source », c’est un anglicisme qu’il est courant de remplacer sur un site français

      C'est courant de le remplacer, mais il n'y bien que sur linuxfr qu'on trouve privateur…

      Linuxfr, le portail francais du logiciel libre et du neo nazisme.

      • [^] # Re: Tellement répété…

        Posté par (page perso) . Évalué à 10.

        Proprietaire n'a rien d'un neologisme

        Comme adjectif ? Je sais ce qu'est un propriétaire, mais une chose propriétaire n'a pas beaucoup de sens.

        C'est aussi la mode avec citoyen (à la place de civique).

        • [^] # Re: Tellement répété…

          Posté par (page perso) . Évalué à 10.

          Comme adjectif ?

          http://www.cnrtl.fr/definition/propri%C3%A9taire/adjectif

          Propriétaire, subst. et adj.
          II. − Adjectif
          Personne qui vit sa religion d'une manière non désintéressée, mais plutôt dans l'espoir d'une récompense divine.

          Ça me semble cohérent :-)

        • [^] # Re: Tellement répété…

          Posté par . Évalué à 3.

          En effet ça n'a pas beaucoup de sens, c'est une erreur de traduction. L'anglais ''proprietary'' se traduit par ''propriété'' (Voir le wiktionnaire : :wikt:fr:proprietary). La traduction par « propriétaire » inverse même le sens de la relation de propriété, ce qui est tout à fait malheureux.

          Pour l'usage de citoyen comme adjectif, le TLFi cite Musset, Alfred de Vigny, Georges Bernanos. Le sens peut avoir évolué avec les connotations politiques de l'adjectif « citoyen », qui n'existaient pas à l'époque de ces auteurs.

        • [^] # Re: Tellement répété…

          Posté par . Évalué à 3.

          Comme adjectif ? Je sais ce qu'est un propriétaire, mais une chose propriétaire n'a pas beaucoup de sens.

          Tiens ça me rappelle le logiciel libre où il y a le même problème.

          OpenSource est guère mieux car il y a des logiciels propriétaires donc on peut accéder aux sources et la différence entre accéder et pouvoir réutiliser est un peu subtile et d'ailleurs pas toujours vrai non plus dans le monde OpenSource: un développeur d'un logiciel ayant choisi la licence BSD ne peut pas réutiliser des sources GPL..

      • [^] # Re: Tellement répété…

        Posté par . Évalué à 4.

        — Mais, Richard, privateur n'existe pas dans la langue française !
        — Maintenant il existe. Je l'ai créé!

        Source DLFP

        • [^] # Re: Tellement répété…

          Posté par . Évalué à 1.

          « Privateur » existait longtemps avant la naissance de RMS (Le TLFi cite André Gide). Ce qui est dommage à mon avis c'est la volonté de choisir un mot qui a des connotations moralisantes (bouh pas bien il prive les gens) plutôt qu'un simple mot descriptif du procédé de développement et distribution (développement restreint, fermé, contrôlé, modèle commercial traditionnel… on aurait pu trouver plein d'autres façons de dire).

          • [^] # Re: Tellement répété…

            Posté par (page perso) . Évalué à 4.

            développement restreint, fermé, contrôlé

            Attention, ce n'est pas lié à la licence ça. Il ne faut pas confondre logiciel libre et logiciel communautaire. Je peux très bien (et certaines boites le font, Google par exemple en est pas loin avec ses codes) développer des choses de manière fermée mais rendre le code source de chaque version disponible sous licence libre.

            • [^] # Re: Tellement répété…

              Posté par . Évalué à 1.

              Je ne donnais que des exemples rapidement conçus, le fait qu'ils ne soit pas parfaits n'enlève rien à l'idée qu'on aurait pu trouver bien d'autres manières de dire en combinant des mots du dictionnaire pour décrire les spécificités du logiciel libre.

              Ensuite, les définitions sont controversées. Pour RMS, le logiciel libre n'est pas uniquement une notion de licence. Le fait que les téléphones aient un firware binaire, qu'il soit très possible de transformer un téléphone en dispositif espion… lui font se demander Is Android really free software?

    • [^] # Re: Tellement répété…

      Posté par . Évalué à 10. Dernière modification le 26/04/13 à 06:33.

      Vu que tu sembles ne pas être au courant, le terme couramment employé n’est pas « closed source », vu que ça n’en concerne qu’une partie, mais « logiciel propriétaire », dont les sources peuvent être disponibles, et c’est tout autant un néologisme que « privateur ».

      J'ai effectivement volontairement écrit "closed source" qui ne constituait pas un anglicisme mais une citation d'un terme anglais. Ça aurait pu être un anglicisme si j'avais inversé l'ordre des mots et retiré les guillemets.

      C'était volontaire. Je ne voulais pas résumer le débat à un «Privateur vs Propriétaire» et juste me concentrer sur le terme privateur. C'est pour cette raison que je n'ai pas cité une seule fois le mot propriétaire qui, non, n'est pas un néologisme. Son usage est avéré (mon ami Robert me le confirme) et sémantiquement correct car il fait appel à la notion de propriété de la source. Individualité contre partage. J'aime bien ce terme, ce qui ne veut pas dire que j'irais forcer les gens à l'utiliser. En songeant à un autre terme plus proche de privateur, j'aurais par exemple préféré privatif, ou même privé qui aurait au moins eu l'avantage d'apporter une analogie avec un concept connu de tout le monde : espace public et privé.

      Mais je soupçonne que le choix de l'invention du terme privateur est basé sur sa proximité phonétique avec prédateur et apporte une confusion voulue qui constitue à mon sens une manipulation. C'est ce point uniquement qui me dérange et qui m'a poussé à écrire ce billet. Pour revenir à la remarque, j'ai préféré définir ce dont je parlais à l'aide d'un terme anglais à priori clair pour tout le monde et une phrase à la fois vague et claire pour résumer le débat sur le terme "Open Source" afin de ne pas trop parler des alternatives mais de se concentrer sur mon désaccord de l'emploi du terme «privateur» et de la démarche apparemment militante qui le prône et que je regrette de voir forcée par des modérateurs sur DLFPqui sur ce point à mon sens abusent de leur autorité.

      D'autant plus que contrairement à tous les mots que j'ai cité, celui-ci n'est pas défini dans le dictionnaire (malgré la ribambelle de mots ajoutés pour justifier tous les ans le numéro de l'année). Nous avons privatique, privative, privatif mais pas (encore, j'imagine) privateur.

      Sur les autres point, j'ai peut-être exagéré en disant "la plus privative" en citant la GPL car effectivement il existe pire. Il n'empêche que c'est la licence qui me semble causer le plus de troubles même à des projets libres (cf La dépêche sur FreeCad ) de par le fait justement qu'elle entretient ce rapport trouble entre liberté (affichée et revendiquée) et ses fortes contraintes que beaucoup de gens découvrent à posteriori.

      Autrement, je suis peut-être un troll en puissance, mais il était jeudi lorsque j'ai rédigé ce journal (la magie des fuseau horaires) et j'ai juste eu envie d'exprimer une vague pensée que j'avais conservé toute la semaine. Le fait que ce journal soit paru un vendredi en France est finalement un heureux hasard vu que par définition, en s'opposant à quelque chose il est potentiellement "trollogène" et au fond cela ne me déplairait pas qu'il déclenche une discussion vu que c'est souvent dans les commentaires que j'ai appris le plus de choses sur DLFP. Quand au fait que ce sujet ait été traité je n'en doute et pas et je l'ai même fait remarquer dans ma phrase d'introduction. Ensuite l'angle sous lequel je l'aborde, le fait que j'avais envie de m'exprimer sur ce sujet et que l'exercice de l'écriture d'un journal ne réponde pas aux même critères que ceux d'une dépêche (plus dans le débat d'idée que dans la neutralité et l'actualité) me permet d'assumer une redite !

      • [^] # Re: Tellement répété…

        Posté par . Évalué à 7.

        La GPL protège les auteurs orignaux du code sur le fait de ne pas pouvoir changer l'usage de leur code. Et elle protège les utilisateurs.

        Et en effet, elle empêche les réutilisateurs du code, de se l'approprié sans rien donner en retour.

        La BSD fait confiance au gens, pas la GPL. Inutile de préciser, quel écosystème est le plus gros.

        "La première sécurité est la liberté"

        • [^] # Re: Tellement répété…

          Posté par . Évalué à 2.

          La GPL protège les auteurs orignaux du code sur le fait de ne pas pouvoir changer l'usage de leur code.

          La version "par défaut" autorise la FSF à faire ce qu'elle veut "or later".

          Inutile de préciser, quel écosystème est le plus gros

          Dans quel domaine ?

          Le seul endroit ou la GPL est importante c'est le Desktop. L'écrasante majorité du reste c'est de l'ASF ou assimilé.

          • [^] # Re: Tellement répété…

            Posté par . Évalué à 5.

            "La version "par défaut" autorise la FSF à faire ce qu'elle veut "or later". "

            Oui, c'est juste un moyen pour updater la GPL en cas de soucis, comme la tivoisation ou les brevets qui contournent les droits d'auteurs.

            "Le seul endroit ou la GPL est importante c'est le Desktop. L'écrasante majorité du reste c'est de l'ASF ou assimilé."

            ASF ?
            Linux sur la moitier des serveur web du monde au moins, c'est du desktop ?
            Linux sous android, c'est du desktop ?
            Les télé/camescopes/set top box, sous Linux, c'est quoi ?
            Les DNS, le mail, c'est pour le desktop ?

            "La première sécurité est la liberté"

            • [^] # Re: Tellement répété…

              Posté par . Évalué à 4.

              Tu ne parles donc pas d'écosystème. Tu parles du fait qu'un noyau précis soit répandu et utilisé. Les noyeaux sont d'ailleurs un très mauvais exemple pour les licences car elle n'impact qu'eux-même.

              Je persiste que la plupart du code produit en libre actuellement en dehors de Linux et du desktop, c'est du BSD 2-clause ou de l'ASL. Simplement par ce que les boîtes ne veulent pas s'emmerder avec de la GPL. Il y a beaucoup de code historique en GPL qui n'est pas négligeable, mais regarde la tendance et ce qui est produit maintenant.

              • [^] # Re: Tellement répété…

                Posté par . Évalué à 2.

                Je persiste que la plupart du code produit en libre actuellement en dehors de Linux et du desktop, c'est du BSD 2-clause ou de l'ASL.

                Tu peux rajouter a la liste des bsd l'ecosysteme ios/osx (et il est probablement plus gros que ce que tu pourrais penser).

                Linuxfr, le portail francais du logiciel libre et du neo nazisme.

                • [^] # Re: Tellement répété…

                  Posté par (page perso) . Évalué à -1.

                  ben tiens, prend ton osx (de base), ouvre un terminal et fais donc un

                  $SHELL --version
                  
                  

                  … et dis mois de quel BSD ou ASL il s'agit !?

                  (outre le fait que ça doit être une version bien vieille, c'est encore un bon vieux bash… et c'est pas le seul truc sous GPL dans osx…)

                  Bref, on troll, on troll… mais la plupart des écosystèmes sont sont un joyeux bordel de licences diverses et (a)variées.

                  Si je pouvais supprimer des mots du dictionnaire, je commencerais bien par celui-là. (cf. mon novlangue à moi ! :).

                  Je moinsse, tu moinsses, il moinsse, nos bots moinssent ...

                  • [^] # Re: Tellement répété…

                    Posté par . Évalué à 1.

                    Une fois que t'as fait ca, tu vas faire un tour sur github, tu cherches des projet objective c, et tu reviens me dire quelle proportion est en gpl.

                    Linuxfr, le portail francais du logiciel libre et du neo nazisme.

                    • [^] # Re: Tellement répété…

                      Posté par . Évalué à 4.

                      Et la proportion d'objective-C par rapport au reste ?

                      "La première sécurité est la liberté"

                      • [^] # Re: Tellement répété…

                        Posté par . Évalué à 6.

                        Petite par rapport à ce qui produit du code actuellement qui lui même contient peu de GPL:

                        • browsers: Firefox, Chromium, v8, webkit
                        • client side web: JQuery, Dojo, AngularJS, EmberJs, backbone.js, bootstrap etc. Exception GPL: ExtJS
                        • server side web: Rails, Django, Flask, Node.js, Play & quelques milliers de projets
                        • base de données: HBase, Cassandra, ElasticSearch, CouchDB, OrientDB, memcached, redis, tokyo cabinet etc. Exceptions GPL: mongoDB, neo4j
                        • Serveur web: varnish, nginx, Apache
                        • Big data: Hadoop et tout ce qui tourne autour
                        • Langage de programmation: Python, Rubis, Scala, Clojure, Groovy, Go, LLVM. Exception GPL: Java
                        • Cloud / Virtualization: OpenStack, CloudStack, Ovirt, OpenNebule

                        Personne ne nie l'importance du code GPL ou ne la dénigre. Il me semble par contre qu'il faut avoir de sacré oeillère pour ne pas voir que dans les devs actuels l'utilisation de la GPL est très minoritaire. Quasi exclusivement utilisées par des boîtes qui veulent faire du business sur des produits développés en interne et qui voit les BSD-like comme trop risquées.

                        Il y a des domaines ou la GPL est très importante: tout ce qui touche au desktops libre, au dev système Linux et certainement d'autres que je ne connais pas. Mais ca reste petit par rapport au reste.

            • [^] # Re: Tellement répété…

              Posté par . Évalué à 6.

              Linux sur la moitier des serveur web du monde au moins, c'est du desktop ?

              Ils utilisent quoi comme serveur web ? Apache ? nginx ? lighttpd ?
              Le langage qui tourne coté serveur c'est python ? node.js ? PHP ?

              Linux sous android, c'est du desktop ?

              La licence de dalvik ? de boinc ? du SDK ?

              Les DNS, le mail, c'est pour le desktop ?

              La licence de Bind est copyleft ?

              Tous les contenus que j'écris ici sont sous licence CC0 (j'abandonne autant que possible mes droits d'auteur sur mes écrits)

    • [^] # Re: Tellement répété…

      Posté par . Évalué à 0. Dernière modification le 26/04/13 à 08:25.

      C’est un peu l’opposé de la propagande qui vise plutôt à renforcer les pouvoirs en place.

      En même temps, les pouvoirs en place, ça dépend de comment on se place. À l’échelle de linuxfr, c'est plutôt orienté open-source, à l’échelle mondiale je ne serais pas surpris qu'il y aie plus de systèmes utilisant un OS open source que de systèmes privateurs propriétaires closed source pas open source si on compte les téléphones, les routeurs, les TV…

      Est-ce qu'il y a encore besoin de propagande ou de militantisme pour l'open source?

      • [^] # Re: Tellement répété…

        Posté par (page perso) . Évalué à 4.

        Même si le monde tourne effectivement majoritairement avec des logiciels open source, le grand public (et, par conséquent, les médias) est persuadé que les logiciels sont par défauts propriétaires. Donc oui, c'est bien du militantisme vis-à-vis du grand public.

        Note : vu que personne n'est d'accord sur le terme, pourquoi ne pas dire "non open source" comme tu le dis ? Ou alors c'est trop militant parce que commençant par la négative ?

        • [^] # Re: Tellement répété…

          Posté par . Évalué à 2.

          pourquoi ne pas dire "non open source"

          Sans doute parce que "open source" au lieu de "libre" peut déjà être vu comme un troll/un affront/un terme militant/une description factuelle…

          • [^] # Re: Tellement répété…

            Posté par . Évalué à 1.

            D'où le terme de FOS :)

            "La première sécurité est la liberté"

            • [^] # Re: Tellement répété…

              Posté par . Évalué à 2.

              Oui mais "non-FOS" ça commence à ne plus être très parlant pour les non initiés. Alors que "open source" et "closed source" ça a au moins trois gros avantages:

              • C'est une description factuelle, on voit tout de suite ce que ça veut dire.
              • Ça énerve les libristes intégristes.
              • Ça énerve les partisans des traductions ridicules intégristes.

              Éviter les confusions tout en nourrissant les trolls, je ne vois pas bien ce qu'on peut demander de plus.

              • [^] # Re: Tellement répété…

                Posté par (page perso) . Évalué à 1.

                Ah parce que tu crois que «Source ouverte» et «Source fermée» — exprimé en anglais en plus — ça va miraculeusement faire comprendre aux gens ce que ça veut dire? Open Source ça fait clairement «je peux accéder à la source» alors que libre implique pas mal d’autres choses… Et du coup je préfère utiliser non-libre, tout le monde comprend, pas de troll, terminé.

                Écrit en Bépo selon l’orthographe de 1990

            • [^] # Re: Tellement répété…

              Posté par . Évalué à 9.

              Ce terme me laisse sceptique.

            • [^] # Re: Tellement répété…

              Posté par . Évalué à 3.

              D'où le terme de FOS :)

              Non, FOSS.

              Free/Open Source Software.

              Il y a aussi la variante FLOSS (Free/Libre/Open Source Software), mais qui a le défaut d'être un mot existant en anglais.

              Le FN est un parti d'extrême droite

    • [^] # Re: Tellement répété…

      Posté par . Évalué à 1.

      Ça s’appelle du militantisme, c’est pour dénoncer une situation qui paraît injuste. C’est un peu l’opposé de la propagande qui vise plutôt à renforcer les pouvoirs en place.

      Ha oui, et quand les militants arrivent au pouvoir que devient "l'opposé de la propagande" ?

  • # AMHA

    Posté par . Évalué à 5.

    privateur était tombe en désuetude jusqu'a ce que Stallman le ressorte par erreur

    Sans faire dans le culte de la personnalité, mais sachant que Stallman a un message particulièrement réfléchi ( au point qu'il répète à peu près la même chose depuis 25 ans ) je suis dubitatif sur le fait qu'il ait choisi ce terme par erreur.
    Le terme propriétaire désigne une personne qui détient une propriété et est donc impropre dans "logiciel propriétaire" puisque c'est la compagnie ou le développeur qui est le vrai propriétaire..
    Le terme privateur choque - c'est vrai que les première fois, il m'a fait mal aux oreilles - parce qu'il est peu employé mais il semble qu'il infuse peu à peu dans la communauté, alors pourquoi pas…

    • [^] # Re: AMHA

      Posté par . Évalué à 8.

      De toutes facon, je prends privateur au sens "privateur de liberté" et non pas par opposition à public. Ca me semble bien adapté aux libertés défendues par la gpl.

      • [^] # Re: AMHA

        Posté par . Évalué à 3.

        C'est marqué quelque part sur le site de la FSF que privateur a été choisi pour désigner la privation de liberté causée par les «logiciels privateurs».

    • [^] # Re: AMHA

      Posté par . Évalué à 4.

      Oui, il choque, clairement.

      Un message réfléchi n'empêche pas de faire des erreurs de traduction que je sache?
      A bien y réfléchir, je me demande si "logiciel privatif" ne serait pas plus pertinent que "privateur". Déjà, le mot existe, et sa signification en droit me semble utilisable dans le contexte qui nous intéresse:

      (Droit) Qui accorde une faculté, un usage, un droit à une personne, à l’exclusion des autres.

      Dans le cadre de licences logicielles fermées, on est exactement dans ce contexte, on dirait: le droit de modifier est restreint à une personne, à l'exclusion des autres. Ca colle.
      Par opposition, les licences garantissant les 4 libertés permettent à tout le monde d'avoir ce droit. Ca colle encore.

      Donc, définitivement non, privateur n'a pas le droit de cité. En plus, il colore mes messages avec du rouge…

      Par rapport au culte de la personnalité, l'exemple du wikitionnaire m'a fait sourire, il tombe fort à propos:

      Doctrine du péché : étant capable de tout le mal n'en rien faire, et voilà le bien ; volonté privatrice − je n'aime point cela — (André Gide, dans Réflexions sur quelques points de littérature et de morale, 1897).

      • [^] # Re: AMHA

        Posté par . Évalué à 3.

        Donc, définitivement non, privateur n'a pas le droit de cité. En plus, il colore mes messages avec du rouge…

        Et écrire "Ca" au lieu de "Ça", ça ne colore pas tes messages en rouge ?

        Le FN est un parti d'extrême droite

        • [^] # Re: AMHA

          Posté par . Évalué à 0.

          Si, mais c'est pas une raison pour en rajouter. (D'ailleurs, si quelqu'un à une idée de comment faire ces fichues capitales accentuées sous windows, je suis preneur. Autre que "clic droit->corriger" bien entendu.)

          • [^] # Re: AMHA

            Posté par . Évalué à 3. Dernière modification le 26/04/13 à 18:07.

            C'est : Alt+128 (au clavier numérique)
            C'est du madame Michu compliant ça :D

            Maintenant si quelqu'un pouvait me dire comment l'obtenir sur mac :D

      • [^] # Re: AMHA

        Posté par (page perso) . Évalué à 4.

        Il faut arrêter de dire que le mot « privateur » n'existe pas (le dictionnaire de ton correcteur d'orthographe n'est visiblement pas parfait) : http://www.cnrtl.fr/definition/privateur (tout en bas).

        Cela dit, « privatif » serait peut-être mieux, en effet. Il porte la notion de propriété privée (un logiciel dont seule peut jouir une catégorie de personnes, par exemple ceux qui ont payé), alors que « privateur [de liberté] » porte effectivement un sens plus péjoratif.

    • [^] # Re: AMHA

      Posté par . Évalué à 8.

      mais sachant que Stallman a un message particulièrement réfléchi ( au point qu'il répète à peu près la même chose depuis 25 ans )

      Ha ! je sais pas pour vous, mais pour moi un message qu'on répète ad nauseam depuis 25 ans, ça me semble justement pas particulièrement réfléchi…

  • # Modérateur ?

    Posté par (page perso) . Évalué à 9.

    J'ai trouvé ça incroyable qu'un modérateur se permette de remplacer un terme correct dans une dépêche récente par un néologisme qui porte clairement une connotation péjorative. D'une part, parce que j'ai trouvé ça irrespectueux pour l'auteur initial,

    Sur quelle dépêche est-ce arrivé, je n'ai pas vu un modérateur faire ça ?

    « Rappelez-vous toujours que si la Gestapo avait les moyens de vous faire parler, les politiciens ont, eux, les moyens de vous faire taire. » Coluche

    • [^] # Re: Modérateur ?

      Posté par . Évalué à 3.

      En réalité, c'est totalement ma faute: Un membre du site a indiqué en commentaire de la news sur l'actualité des chips graphiques avoir remplacé le mot original "propriétaire".

      J'en ai déduit que c'était un modérateur pour avoir le droit de faire ça. En réalité il n'en est rien, il s'agit d'une "feature" de l'éditeur collaboratif de news.

      Ca ne change cependant rien au fond du problème.

      • [^] # Re: Modérateur ?

        Posté par (page perso) . Évalué à -1. Dernière modification le 27/04/13 à 04:19.

        En effet, c'est une "contribution" de ma part, n'étant pas modérateur. ça a été expliqué plusieurs fois sous la dépêche encore faut-il savoir lire (spéciale dédicace à Neozahikel).
        La technique consistant à être outré de ce qui n'existe pas est bien connue des plus trolleurs d'entre nous.

        • [^] # Re: Modérateur ?

          Posté par . Évalué à 3.

          Je n'avais pas lu ces commentaires (surement parce qu'ils n'avaient pas été posté lorsque j'ai lu la dépêche et ses commentaires initiaux). Donc effectivement ce point qui m'avait passablement énervé n'est pas valide et ça me rassure un peu vis à vis de DLFP. Je ne crois pas pouvoir éditer cette partie de mon journal. Désolé pour la désinformation j'ignorais tout comme l'auteur de la dépêche que celles-ci étaient accessible à la correction en tant que wiki public. Il n'empêche que le fait relaté était vrai, même si l'abus de pouvoir ne l'était pas.

          Quand au fait de lier cette erreur à une technique délibérée qui validerait le fait que je sois un trolleur, c'est un peu sauter rapidement aux conclusions. Si j'avais voulu lancer un troll je me serais plutôt dirigé vers un sujet qui possède des arguments valide des deux côté (du style supériorité emacs/vi, mercurial/git, tabulations/espace pour indentation, C#/java, etc…) afin d'avoir un effet boomerang dans les commentaires.

          Ici je ne crois pas avoir vu ça.

          Une question personnelle : Après avoir lu tous les arguments pour et contre de cette discussion, vas-tu continuer d'utiliser le terme privateur, et continuer de corriger les gens utilisant d'autres termes ?

          • [^] # Re: Modérateur ?

            Posté par (page perso) . Évalué à 6.

            ésolé pour la désinformation j'ignorais tout comme l'auteur de la dépêche que celles-ci étaient accessible à la correction en tant que wiki public.

            L'auteur de la dépêche en question, c'est moi. Et je suis bien au courant que les dépêche dans l'espace de rédaction sont éditable par n'importe qui avant le passage en modération. C'est le but de l'espace de rédaction. Si le terme me déplaisait tant que ça, je l'aurais modifié avant de la soumettre à la modération.

            « Rappelez-vous toujours que si la Gestapo avait les moyens de vous faire parler, les politiciens ont, eux, les moyens de vous faire taire. » Coluche

          • [^] # Re: Modérateur ?

            Posté par (page perso) . Évalué à 1.

            Je note que tu ne souhaitais pas troller (ce qui n'aurait pas été un mal de toutes façons, on est sur LinuxFr après tout ;-)

            Après avoir lu tous les arguments pour et contre de cette discussion, vas-tu continuer d'utiliser le terme privateur, et continuer de corriger les gens utilisant d'autres termes ?

            Je me dois de rectifier à nouveau : je n'ai pas « corrigé quelqu'un utilisant d'autres termes ». La licence (libre ou non) n'était pas explicitée dans le titre, j'ai donc ajouté cette information avec le vocabulaire qui m'a paru approprié à ce moment là. Plus précisément, dans le contexte (NVidia qui profite du travail de la communauté sans contrepartie tandis que ses deux concurrents directs travaillent effectivement et concrètement sur des pilotes libres), « privateur » m'a paru le meilleur mot permettant de souligner ce point.

            Dans un contexte plus général/abstrait, ou en face d'un public non initié à la question des logiciels libres, j'aurais plutôt utilisé libre/non libre plutôt que propriétaire (que je trouve ambigu) ou privateur (qui pourrait me faire passer pour un extrémiste comme on dit)

            Je suis à ta disposition pour toute information complémentaire.

  • # Où ?

    Posté par (page perso) . Évalué à 9.

    J'ai trouvé ça incroyable qu'un modérateur se permette de remplacer un terme correct dans une dépêche récente par un néologisme qui porte clairement une connotation péjorative.

    J'ai du louper un épisode, où est ce problème ?

    Sinon, sur le fond, je suis plus du même avis. Je n'ai jamais vraiment compris pourquoi certains s'évertuaient à utiliser le terme privateur plutôt que propriétaire (qui je pense couvre mieux la réalité des choses). Privateur a une connotation "je veux, volontairement, et c'est mon objectif, priver les utilisateurs de quelque chose". C'est une vision très "axe du bien" vs "axe du mal" ça. Et à mon avis ça ne reflète que très peu la réalité des choses (pour pas mal de monde ça reste plus du domaine de la protection - des sources, du droit d'auteur, etc - que de la volonter de priver). Mais faut croire que pour certains c'est plus facile de séparer le monde en deux camps qui s'opposent. Sauf que la plupart des programmes / bibliothèques d'importance qui voient le jour récemment (surtout sur tout ce qui est orienté web) est beaucoup plus sous licence BSD/MIT/… que sous GPL & co. Ce qui montre plus une vision "il faut de tout, et je me fiche de comment c'est utilisé ensuite".

    • [^] # Re: Où ?

      Posté par . Évalué à 2.

      Aujourd'hui, les boite comme Google, joue le jeu de la BSD.

      Ce n'était pas le cas avant, les exemples autour de X11 montrent que la BSD permet de faire n'importe quoi.

      "La première sécurité est la liberté"

      • [^] # Re: Où ?

        Posté par (page perso) . Évalué à 5.

        Pas tant que ça. Le code libre reste libre, quoi qu'il arrive. Donc, et c'est ce qui s'est passé, tu peux toujours forker à partir de la dernière version avant le changement de licence.
        Mais c'est exactement la même chose si tu fais un code sous GPL avec cession de copyright. Il n'y aura pas de différence, le détenteur du copyright pourra changer unilatéralement la licence s'il en a envie.

        • [^] # Re: Où ?

          Posté par . Évalué à 2.

          X11 avait aussi un paquet de fork incompatible chez Sun et HP. Idem pour spice, qui avait un fork dans chaque outil propriétaire du domaine.

          Ces fork profitaient du code libre sans rien payer en retour en contribution.

          "La première sécurité est la liberté"

          • [^] # Re: Où ?

            Posté par . Évalué à 9.

            Ces fork profitaient du code libre sans rien payer en retour en contribution.

            C'est pas le principe d'un code libre ?

            • [^] # Re: Où ?

              Posté par . Évalué à 2.

              Non, pas au sens FSF/RMS.

              Le code libre n'est qu'un moyen pour l'utilisateur de réellement contrôlé ses machines et ses données. Le centre est l'utilisateur, pas le codeur.

              C'est le seul moyen de ne pas avoir "d'informatique déloyal" ((TM) RMS), selon la FSF.

              "La première sécurité est la liberté"

          • [^] # Re: Où ?

            Posté par (page perso) . Évalué à 9.

            Ces fork profitaient du code libre sans rien payer en retour en contribution.

            C'est rigolo cette mentalité "je te donne volontairement un droit mais si tu l'utilises t'es un pas gentil"…
            Si tu veux que les gens contribuent, ce n'est pas le libre que tu veux (car cette idée est incompatible avec le libre), c'est autre chose. "Ne rien payer en retour en contribution" devrait te plaire, être positif, car c'est la but du libre : laisser une liberté.

            • [^] # Re: Où ?

              Posté par . Évalué à 1.

              Non, justement, ce n'est pas ça derrière la GPL.

              Le but de la FSF était de créé un écosystème, en prenant pour hypothèse que toute le monde n'est pas beau, tout le monde n'est pas gentil. Il parte du principe que quelques soit la quantité de code libre que tu produits, tu en utilisera toujours bien plus. C'est une sorte de paiement à la communauté. Et celle-ci ne peut vivre sans retour des réutilisateurs de code. La plus part des forks de projet libre vers du fermé finissent par mourir.

              Un code libre n'est gratuit quand il a été payé :)

              "La première sécurité est la liberté"

              • [^] # Re: Où ?

                Posté par (page perso) . Évalué à 8.

                C'est une sorte de paiement à la communauté.

                Ca va peut-être te choquer, mais la GPL ne s’intéresse absolument pas à la communauté, seulement à celui qui reçoit le code ainsi que celui qui recevra le code de celui qui reçoit le code. Il n'y a aucune discussion sur une communauté imaginaire.
                C'est imaginaire de voir dans le libre une quelconque mise en communauté, c'est orthogonal (libre sans communauté, ou non libre avec communauté).

                Si vous voulez du communautaire, c'est pas le libre qui vous intéresse.

                Et celle-ci ne peut vivre sans retour des réutilisateurs de code.

                Mais que si… Ca n'a pas grand chose à voir.

              • [^] # Re: Où ?

                Posté par . Évalué à 6.

                C'est une sorte de paiement à la communauté. Et celle-ci ne peut vivre sans retour des réutilisateurs de code. La plus part des forks de projet libre vers du fermé finissent par mourir.

                Il me semble qu'Android se porte bien malgré les centaines de forks qui ont été fait dessus, dont certains sont propriétaires. La communauté me semble au contraire extrêmement vivante.

                • [^] # Re: Où ?

                  Posté par . Évalué à 1.

                  Uniquement parce que Google tire fort dessus. Si google arrête Android, il se passera quoi à ton avis ?

                  "La première sécurité est la liberté"

                  • [^] # Re: Où ?

                    Posté par . Évalué à -1.

                    Je sais pas. Des erreurs de compiles vont apparaitre comme par magie ? Android va planter tout seul au démarrage sans raison ? Non, à vrai dire, rien de tout ca.

                    Les tenants de la GPL ne se rendent pas compte que le copyleft est une contrepartie qui refroidit bien des acteurs de "faire du libre". Ils se sentent contraints par cette clause qui est devenu un non sens aujourd'hui: lorsqu'on a besoin de modification, on a tout intérêt a l'intégrer upstream. Si on est client et qu'on "achete" un soft, on rale pour l'avoir et si c'set du libre, on se sort les doigts et on implémente.

                    Dans ce deuxième cas, la GPL est un problème car elle ne permet à l'auteur qui se base sur un code existant d'en faire ce qu'il veut. Contrairement à ce qui est véhiculé par beaucoup de monde: "Hackez et faites en ce que vous voulez, c'est du libre !". Et ben non, quand un soft est distribué en GPL, tu ne peux pas en faire ce que tu veux et tu hérites de tout un tas de contraintes.

                    Moralité: un soft en GPL est privateur car il prive l'auteur qui l'enrichit de la liberté de faire ce qu'il en veut.

                    • [^] # Re: Où ?

                      Posté par (page perso) . Évalué à 4.

                      Moralité: un soft en GPL est privateur car il prive l'auteur qui l'enrichit de la liberté de faire ce qu'il en veut.

                      Oui et non, c'est une question de point de vue.
                      Je m'explique, la GPL contraint le développeur de devoir en cas de demande du client de publier le code source directe, modifiée ou lié à celui qui était sous cette licence. cette contrainte est vraie et peut en un sens priver des libertés.

                      De l'autre, la GPL est une garantie de liberté pour le client/utilisateur final du produit d'avoir accès au code source (et de le modifier et ainsi de suite) et de connaitre éventuellement la réelle valeur ajoutée si c'est une œuvre dérivée. La licence BSD par exemple n'offre aucune garantie de ce côté ce qui peut mener à priver des libertés de l'utilisateur final du dit produit.

                      Bref, tout dépend de comment tu vois la chose, de qui tu souhaites privilégier ou non, etc. je pense en tout cas que d'affirmer que la licence BSD est plus libre que la GPL est un non sens car elles ne privent pas de libertés de la même manière ni aux mêmes acteurs. Et faire une échelle de valeur universelle me semblerait déplacé.

                    • [^] # Re: Où ?

                      Posté par . Évalué à 1.

                      J'ai pas compris l'argument.

                      Imaginons un auteur A qui écrit du code. Il souhaite avoir la liberté de faire ce qu'il veut avec ce code, et notamment de dire "si tu utilises mon code, tu dois le mettre sous une licence open source".
                      Imaginons maintenant un auteur B qui reprends ce code. Il souhaite avoir la liberté de faire ce qu'il veut avec ce code, et notamment de dire "je peux modifier et ensuite distribuer le code sous une autre licence".

                      Tu dis: la licence GPL n'est pas libre parce que B n'est pas libre de faire ce qu'il veut.
                      Mais la licence BSD n'est pas libre non plus, parce que A n'est ps libre de faire ce qu'il veut.

                      Personnellement, je vois plus de problème avec l'usage du mot "libre" qu'avec l'usage du mot "propriétaire" ou "privateur". Non pas que ce mot soit particulièrement mal choisi, mais parce que, contrairement à ce qui a été dit par ailleurs, lorsqu'on dit "moniteur de ski", il y a des gens qui cherchent des écrans (et lorsqu'on dit "logiciel libre", il y a des gens qui cherchent des libertés autres que les 4 de la définition de "logiciel libre")

                      • [^] # Re: Où ?

                        Posté par (page perso) . Évalué à 0.

                        En fait avec les licences copyleft, ce ne sont pas les développeurs qui sont libres mais les développeurs.

                        Avec les licences permissives, les utilisateurs et les développeurs sont libres mais on peut reprendre le code pour faire du non-libre.

                        Certains développeurs ne voudront jamais que leur code soient utilisés pour faire un logiciel privateur et d’autres ne voudront jamais faire un code qui impose des contraintes aux développeurs. D’où l’impasse.

                        Écrit en Bépo selon l’orthographe de 1990

                    • [^] # Re: Où ?

                      Posté par . Évalué à 6.

                      Les tenants de la GPL ne se rendent pas compte que le copyleft est une contrepartie qui refroidit bien des acteurs de "faire du libre". Ils se sentent contraints par cette clause qui est devenu un non sens aujourd'hui:

                      Non, le copyleft lui-même ne gênerait pas grand'monde.

                      AMHA, le principal problème de la GPL est ailleurs : énormément de projets libres « populaires » aujourd'hui sont des bibliothèques ou frameworks (ou bien ce sont des applis qui fonctionnent aussi comme frameworks, par exemple avec un système de plugins). Quand tu mets un tel projet sous GPL, tout code utilisateur du projet doit aussi être sous GPL, ce qui est trop contraignant.

                      Si la FSF avait poussé la LGPL, il est probable que le copyleft se porterait mieux aujourd'hui. Mais le discours officiel de la FSF a toujours été de marginaliser et décourager l'utilisation de la LGPL : ils voulaient que les gens choisissent la GPL plutôt que la LGPL ; cependant, c'est la BSD que les gens ont souvent choisi à la place.

                      (par exemple, si tu regardes l'écosystème Python, où il y a énormément de bibliothèques tierce-partie, la GPL et la LGPL sont minoritaires : environ 30% des projets libres sur https://pypi.python.org/pypi?:action=browse&c=54)

                  • [^] # Re: Où ?

                    Posté par . Évalué à 3.

                    Si google arrête Android, il se passera quoi à ton avis ?

                    Pas grand chose, tant que samsung continue a bosser dessus. Et vu que la moitie des devices android font tourner un os vieux de 2 ans, on a le temps de voir venir.

                    Et le pire c'est que je suis meme pas sarcastique quand je dit ca, c'est juste la triste realite du paysage android aujourd'hui.

                    Linuxfr, le portail francais du logiciel libre et du neo nazisme.

            • [^] # Re: Où ?

              Posté par . Évalué à 2.

              Il me semble que la gpl se fout des développeurs. Il n'y a que l'utilisateur qui est privilégié : il n'y a que les libertés de l'utilisateur qui sont pris en compte.
              Ce n'est pas fait fait pour me déplaire.

    • [^] # Re: Où ?

      Posté par (page perso) . Évalué à 4.

      Ce qui montre plus une vision "il faut de tout, et je me fiche de comment c'est utilisé ensuite".

      Ce qui montre aussi une volonté de faire du propriétaire avec le code des contributeurs sans « copyright assignement ». Ça dépend des auteurs des bibliothèques.

      « Rappelez-vous toujours que si la Gestapo avait les moyens de vous faire parler, les politiciens ont, eux, les moyens de vous faire taire. » Coluche

      • [^] # Re: Où ?

        Posté par (page perso) . Évalué à 10.

        Justement, si je livre un code sous BSD, ou une contribution sous BSD je sais que certains vont pouvoir en faire ce qu'ils veulent. Et alors ?
        Mon code reste libre, que quelqu'un l'utilise dans un autre soft dont je n'ai pas accès aux sources ne va me priver en rien. C'est simplement que je n'exige rien des autres. Et ça fonctionne plutôt pas mal.

        • [^] # Re: Où ?

          Posté par . Évalué à 2.

          Toi tu ne verra pas la différence, mais quid des autres qui voudraient bien reprendre ton code modifié ? Si ce code modifié n'est pas accessible ?

    • [^] # Re: Où ?

      Posté par . Évalué à 4.

      Très peu de logiciels dont les sources ne sont pas disponible / librement modifiable t'interdisent de faire un paquet de truc, comme étudier son fonctionnement, de le modifier, de le revendre, et un paquet de chose que tu pourrais te croire en droit de faire alors que tu as payé pour l'avoir. Tu n'est justement pas propriétaire du logiciel.

      Il ne faut pas décorner les boeufs avant d'avoir semé le vent

      • [^] # Re: Où ?

        Posté par (page perso) . Évalué à 3.

        Tu n'est justement pas propriétaire du logiciel.

        D'où l'usage correct du terme de logiciel propriétaire vs libre.

        • [^] # Re: Où ?

          Posté par . Évalué à 2.

          Non le terme correcte serait loué, ou sous licence, ou a usage restreint. Si je suis propriétaire, je possède quelque chose, le logiciel ne possède rien, c'est son/ses auteurs qui le sont.

          Il ne faut pas décorner les boeufs avant d'avoir semé le vent

          • [^] # Re: Où ?

            Posté par (page perso) . Évalué à 1. Dernière modification le 26/04/13 à 11:52.

            Pas mal le terme «logiciel loué», je le trouve très pertinent et pédagogique pour sensibiliser les gens à la thématiques des logiciels libres.
            Hop, j'ajoute ça à mon argumentaire pro-libre, merci !

            • [^] # Re: Où ?

              Posté par (page perso) . Évalué à 2.

              Mais ça ne correspond pas.
              Un bien loué, tu t'attends à ce qu'à un moment ce soit terminé. Derrière loué tu as une idée de temps fini. Là ce n'est pas le cas. Et même si cela existe pour certains logiciels ça n'a pas de rapport.

              • [^] # Re: Où ?

                Posté par (page perso) . Évalué à 1.

                Je vous accorde le fait que l'analogie est approximative.

                Cela étant, ce terme peut servir notamment quand on veut démontrer l'intérêt du libre quant à la pérennité des documents et des archives en partant, par exemple et car leur usage est généralisé, des différentes versions de la suite MSoffice.

                Les incompatibilités entre les différentes version du format doc (doc, docx par exemple) nous mènent de fait à une idée de temps fini.

                Prenons le cas d'un propriétaire d'une licence office 2003, étant donné que progressivement, il deviendra impossible d'utiliser ce logiciel (est-ce possible d'installer office 2003 sous win 7 ou 8 ? c'est une vraie question, je n'ai pas essayé…) ou d'ouvrir ou de communiquer/lire des documents o2003 dans des versions supérieures de office.

                Donc au final, on a payé un logiciel qui finit par ne plus être utilisable au sens installation, partage et ouverture de document (tuons le troll réchauffé, pour moi, une utilisation obsolète et autistique n'est pas une utilisation à part entière et je n'argumenterai pas dessus) au bout d'un certain temps.

                Voila pourquoi je sensibiliserais et je sensibiliserai au mouvement du libre en utilisant l'analogie certes foireuse de la location, qui a au moins pour elle le mérite d'être immédiatement compréhensible par absolument tout un chacun, ensuite on corrigera les détails, l'important étant de toucher les gens.

                • [^] # Re: Où ?

                  Posté par . Évalué à 4.

                  Donc au final, on a payé un logiciel qui finit par ne plus être utilisable au sens installation

                  Ok. Donc, quand tu achètes une voiture à essence, en fait tu la loues parce que dans 50 ans il n'y aura plus de pétrole et que donc tu ne pourras plus l'utiliser?

                  • [^] # Re: Où ?

                    Posté par (page perso) . Évalué à 3.

                    La location est un concept qui ne signifie pas que le bien t'es accordé à durée limité dans le temps… Une location à durée indéterminée a du sens par exemple.
                    Une location c'est juste que tu cèdes l'usage du bien avec une contrepartie éventuellement financière. Cependant la propriété du bien reste bien à celui qui possède l'œuvre, à savoir l'éditeur de logiciel, et non le locataire qui a payé la licence d'utilisation.

                    Une voiture quand tu l'achètes tu peux faire ce que tu veux, c'est ton droit car le bien t'appartient alors qu'avec un logiciel non libre tu ne peux pas faire ce qu'il te plaît avec sauf avec le CD et le boîtier si c'est comme fa que tu l'as obtenu.

                • [^] # Re: Où ?

                  Posté par (page perso) . Évalué à 2.

                  Prenons le cas d'un propriétaire d'une licence office 2003, étant donné que progressivement, il deviendra impossible d'utiliser ce logiciel (est-ce possible d'installer office 2003 sous win 7 ou 8 ? c'est une vraie question, je n'ai pas essayé…) ou d'ouvrir ou de communiquer/lire des documents o2003 dans des versions supérieures de office.

                  Le premier point j'en sais rien.
                  Par contre le deuxième, sans problème. Tout comme LibreOffice te propose d'ouvrir du .sxw (après question rendu j'en sais rien) Microsoft Office te permet toujours d'ouvrir des documents format 97-2004 (doc, xls, etc).

                  Donc sur ce point, ben libre ou non ce n'est en réalité pas la question. Microsoft aurait pu supprimer le support de ces vieux documents, mais le libre aussi (et l'a déjà fait dans certains cas). Ca c'est surtout une histoire de masse critique d'utilisateurs, d'intérêt plus ou moins personnels, de contraintes de développement, de temps, d'investissement, etc.

                  Après, comme vu plus bas, en effet lorsqu'il y a un CLUF on est dans le cadre d'une location à durée indéterminée, je n'avais pas pensé à ce point. Donc vu comme ça, le terme loué peut convenir. Je trouve que ça porte à confusion quant au côté temporel de la chose et de l'idée de location mais pourquoi pas.

              • [^] # Re: Où ?

                Posté par (page perso) . Évalué à 5.

                Tout logiciel comportant un CLUF est en réalité une location à durée indéterminée.
                Le produit ne t'appartient pas, le droit d'utilisation peut t'être retirée à tout moment et comporte des règles pour que tu conserves ce droit. Le seul truc est que la durée du bail est indéterminé par avance (mais en soit il est limité de facto à savoir quand le produit sera désuet ou inutilisable et que son support sera arrivé à terme).

                Donc non c'est très correct et cela permet de mieux coller au droit si tu raisonnes ainsi car justement l'erreur courante est de croire qu'en achetant une œuvre culturelle comme un logiciel il t'appartient alors que seul le support physique t'appartient, l'œuvre en elle même étant une location…

                • [^] # Re: Où ?

                  Posté par . Évalué à 3.

                  « le droit d'utilisation peut t'être retirée à tout moment »

                  N'exagérons pas non plus…

              • [^] # Re: Où ?

                Posté par . Évalué à 5.

                Va dire ça aux logiciels ne passant pas l'an 2000, (ou tout ceux qui ont une jolie date d'expiration), aux logiciels nécessitant de s'authentifier sur un serveur, à ceux qui plantent quand les features qu'ils utilisaient dans l'OS ont été corrigées.

                Bref quant tu 'achètes' un logiciel tu n'as aucune garantie de sa pérennité, et c'est de plus en plus le cas.

                Il ne faut pas décorner les boeufs avant d'avoir semé le vent

              • [^] # Re: Où ?

                Posté par . Évalué à 3.

                Mais ça ne correspond pas.
                Un bien loué, tu t'attends à ce qu'à un moment ce soit terminé. Derrière loué tu as une idée de temps fini. Là ce n'est pas le cas. Et même si cela existe pour certains logiciels ça n'a pas de rapport.

                Mais tu n'en es pas non plus propriétaire, puisque du dois accepter un EULA dans de nombreux cas. Que tu dois parfois acheter des licences renouvelables dans le temps. Dans d'autres, tu ne peux pas revendre ta licence séparément du matériel (tu n'en est pas donc propriétaire).

                Le FN est un parti d'extrême droite

                • [^] # Re: Où ?

                  Posté par (page perso) . Évalué à 1.

                  Mais tu n'en es pas non plus propriétaire

                  Tout comme tu ne deviens pas propriétaire d'un logiciel libre. Le code "appartient" toujours à ces auteurs. C'est d'ailleurs l'essence même des licences à copyright, licences copyleft évidemment incluses.

                  Le logiciel libre ne te donne pas la propriété d'un programme. Il te permet d'en avoir une copie, d'avoir accès aux sources, d'étudier, de modifier, de redistribuer, d'exécuter. Mais c'est tout, tu ne peux pas prétendre en être propriétaire. Et avec une licence BSD/MIT/… c'est pareil. Tu as le droit de fournir des copies, de les modifier (que les sources soient disponibles ou non) mais ça n'en fait pas de toi l'auteur ou le propriétaire.

                  • [^] # Re: Où ?

                    Posté par (page perso) . Évalué à 2.

                    Sauf que l’auteur d'un logiciel libre ne peut t'enlever le droit d'usage de son logiciel (sinon ce n'est pas un logiciel libre) et tu as tous les droits que tu veux tant que tu ne diffuses pas.
                    Les contraintes le la GPL n'existent par exemple que quand tu publies le dit logiciel, dans le cadre privé tu fais ce que tu veux (par exemple Google a sans doute modifié plein de logiciels libres sous GPL pour un usage interne sans devoir quoique ce soit aux auteurs).

                    Du coup c'est délicat de se ramener au cas de la location pour un logiciel libre car le propriétaire n'a pas la main mise sur toi sauf dans le cas spécifique ou tu publies le logiciel original comme dérivé. Tu as même le droit de le revendre en soit ce qui dans le cadre de la location n'est que rarement toléré même par la loi…

                  • [^] # Re: Où ?

                    Posté par . Évalué à 5.

                    Mais tu n'en es pas non plus propriétaire

                    Tout comme tu ne deviens pas propriétaire d'un logiciel libre. Le code "appartient" toujours à ces auteurs. C'est d'ailleurs l'essence même des licences à copyright, licences copyleft évidemment incluses.

                    Tu joues sur les mots (ou tu es de mauvaise foi, au choix).

                    Dans le CLUF XP :
                    - Par conséquent, vous acceptez que Microsoft puisse également, en association avec une telle licence, télécharger vers votre ordinateur des listes de logiciels révoqués dans l’intérêt des Propriétaires de Contenu sécurisé
                    - Dissociation des composants. Le LOGICIEL est concédé sous licence en tant que produit unique. Il n'est pas permis de dissocier ses composants pour les utiliser sur plus d'un ordinateur
                    - Résiliation. Sans préjudice de tous autres droits, le Fabricant ou MS pourra résilier ce CLUF si vous n’en respectez pas les termes. Dans ce cas, vous devez détruire tous les exemplaires du LOGICIEL et tous ses composants
                    - Le LOGICIEL n'est pas vendu mais concédé sous licence.
                    - RESTRICTIONS A L'EXPORTATION. […] Vous vous engagez à respecter […] les Export Administration Regulations en vigueur aux États-Unis, ainsi que les restrictions imposées par les gouvernements des États-Unis d’Amérique et d’autres pays concernant les utilisateurs finals[…]

                    Le FN est un parti d'extrême droite

                    • [^] # « Logiciel concédé » ?

                      Posté par . Évalué à 4.

                      « Logiciel concédé », ce serait une expression plus juste pour l’idée de « logiciel loué » de fearan (il n’y a pas la notion de paiement périodique).

                      Ça désignerait un logiciel dont on a une concession d’utilisation (éventuellement avec des clauses restrictives) et rien de plus.

                      Ça donne bien l’impression qu’on est moins libre quant ce qu’on peut en faire qu’avec un logiciel libre.

                      Théorie du pot-au-feu : « Tout milieu où existe une notion de hauteur (notamment les milieux économique, politique, professionnels) se comporte comme un pot-au-feu : les mauvaises graisses remontent. »

      • [^] # Re: Où ?

        Posté par . Évalué à 2.

        t'interdisent de faire un paquet de truc, comme étudier son fonctionnement

        Pour ce point précis, si c'était vrai, nouveau par exemple n'existerait pas, ainsi que le support des .doc de libreoffice, qui sont issus de la rétro-ingénierie.

        tu as payé pour l'avoir.

        Non. Tu as payé pour avoir le droit de l'utiliser.

        • [^] # Re: Où ?

          Posté par . Évalué à 3.

          Pour ce point précis, si c'était vrai, nouveau par exemple n'existerait pas, ainsi que le support des .doc de libreoffice, qui sont issus de la rétro-ingénierie.

          Alors ça ça dépend des pays, dans certains c'est une clause léonine, dans d'autre ça peut t'envoyer devant les tribunaux, ce qui peut te motiver à ne pas aller faire un tour aux USA.

          Il ne faut pas décorner les boeufs avant d'avoir semé le vent

          • [^] # Re: Où ?

            Posté par . Évalué à 3.

            C'est vrai.
            Très franchement, les USA ne sont vraiment pas un pays qui me fait rêver, cela dit :) (a part d'un monde sans eux, éventuellement)

  • # Le double standard en action

    Posté par . Évalué à 0.

    Est-ce qu'en dénigrant par le vocabulaire ceux qui n'agissent pas comme nous, nous faisons preuve de grandeur d'esprit ? […] Aujourd'hui, en voyant certaines dérives (culte de la personnalité, intégrisme, dérives communautaristes) j'ai parfois plus l'impression d'assister à la naissance d'un nouveau clergé avec ses diktats et son vocabulaire qui permet de s'identifier.

    liberal-tolerance

  • # Tu n'es pas le seul!

    Posté par . Évalué à 9.

    Je ne sais pas si "logiciel propriétaire" est une expression sémantiquement adaptée, mais il va bien falloir admettre que c'est l'usage. On a un tas de mots qui ne sont pas sémantiquement corrects et on ne cherche pas à tous les changer.

    "Privateur", je trouve ça incorrect. Le logiciel vous prive de vos libertés? Mais non!! Il ne vous prive pas de vos libertés, il ne vous donne pas de liberté supplémentaire.
    Relisez 12 fois les 4 libertés si vous voulez, et posez-vous la question: est-ce que l'une d'elle était effective avant que le logiciel n'existe ou que vous achetiez la licence, ou que vous l'installiez et n'est plus effective après?

    Avant d'avoir un logiciel proprio:
    -Je ne pouvais déjà pas l'utiliser hors cadre prévu par la licence
    -Je ne pouvais certainement pas le distribuer
    -Je pouvais difficilement l'étudier…
    -Je ne pouvais certainement pas le modifier

    Après l'avoir eu, qu'est-ce que j'ai perdu? Rien
    Est-ce que je gagne quelque chose? Et bien avant je ne pouvais pas l'utiliser du tout, et maintenant je peux l'utiliser dans le cadre prévu par la licence. J'ai gagné une liberté pratique!

    J'aimerais voir tous les militants engagés (pour ne pas dire extrémistes…) venir m'expliquer la perte de mes libertés si j'installe un logiciel dont j'ai besoin sans équivalent libre. Ce logiciel me prive de liberté que j'avais avant?

    • [^] # Re: Tu n'es pas le seul!

      Posté par . Évalué à -10.

      • Ne pas pouvoir revendre un logiciel dont on a plus l'usage?
      • modifier le binaire du programme, même si ce n'était pas évident ça se faisait (et ça continue de se faire)
      • certains t'interdisent de créer des greffons
      • tu pouvais étudier son fonctionnement, notamment pour vérifier qu'il ne faisait pas de connerie dans ton réseau, et même si c'était difficile ce n'était pas interdit.

      Après l'avoir eu, qu'est-ce que j'ai perdu? Rien

      Toi, pas grand chose mais certains ont des compétences informatique supérieur aux tiennes et se mettent hors licence d'utilisation pour faire ce dont ils ont besoin.

      Certains t'interdisent même d'avoir un désasembleur qui tourne, 2 lecteur CD, de faire tourner un dispositif de virtualisation, d'avoir un graveur combo… et la liste continue.

      Il ne faut pas décorner les boeufs avant d'avoir semé le vent

      • [^] # Re: Tu n'es pas le seul!

        Posté par (page perso) . Évalué à 10.

        Toi, pas grand chose mais certains ont des compétences informatique supérieur aux tiennes et se mettent hors licence d'utilisation pour faire ce dont ils ont besoin.

        1. ça va les chevilles ? beau lancé en tout cas
        2. c'est pas ma faute, j'ai été obligé de cracker le soft !

        Personne ne t'oblige à utiliser un logiciel qui a des contraintes qui ne te vont pas. Le fait d'avoir un tel logiciel n'a supprimé aucune des libertés.

        • [^] # Re: Tu n'es pas le seul!

          Posté par . Évalué à -1.

          ça va les chevilles ? beau lancé en tout cas

          J'ai jamais dit que moi j'avais les compétences pour le faire, même si je l'ai fait une ou deux fois. C'est lui qui dit qu'il peut pas en faire grand chose. Prendre un éditeur hexa pour modifier le code ou des valeurs du code (ou des fichiers de sauvegarde), n'est pas non plus très compliqué, et c'est interdit par la plupart des logiciels, mais pas tous, et tu n'as pas toujours les infos avant d'avoir ouvert la boite (ce qui généralement empêche le retour dudit logiciel)

          Personne ne t'oblige à utiliser un logiciel qui a des contraintes qui ne te vont pas. Le fait d'avoir un tel logiciel n'a supprimé aucune des libertés.

          Et si le logiciel à un instant T, qu'on a payé, se paye une mise à jour, à ton insu qui fait que tu ne peux plus faire ce que tu veux avec ?
          Tu as acheté le logiciel, mais tu as un conflit avec un logiciel / matériel qui n'était pas affiché sur la boite, voire même le service client qui connait le problème te donne des solutions qui ne marche pas parce que le soucis vient de chez eux.

          Je ne parlerai pas non plus des logiciels utilisés au travail où je n'ai pas vraiment le choix si je veux gagner ma croute.

          Il ne faut pas décorner les boeufs avant d'avoir semé le vent

          • [^] # Re: Tu n'es pas le seul!

            Posté par . Évalué à 0.

            J'ai un exemple précis pour l'éditeur hexa. Un exemple rare mais pas tant que ça à propos des jeux vidéos. Beaucoup de vieux jeux ont été codé avec des résolutions hardcodées et donc pour rendre ces jeux utilisable, on doit se coltiner des éditions héxadécimales pour avoir une résolution humainement utilisable.

            • [^] # Re: Tu n'es pas le seul!

              Posté par . Évalué à 3.

              Dans le passé, j'etais un surhomme : j'arrivais a utiliser ce que tu décris comme "humainement inutilisable".

              Aujourd'hui, je ne suis qu'un simple con. Quand ai-je perdu mes super-pouvoirs ?

          • [^] # Re: Tu n'es pas le seul!

            Posté par . Évalué à 2.

            Tu as acheté le logiciel, mais tu as un conflit avec un logiciel / matériel qui n'était pas affiché sur la boite, voire même le service client qui connait le problème te donne des solutions qui ne marche pas parce que le soucis vient de chez eux.

            Question intéressante. Il faudrait demander à une assos de consommateurs je pense.

            Je ne parlerai pas non plus des logiciels utilisés au travail où je n'ai pas vraiment le choix si je veux gagner ma croute.

            Et tu as raison de ne pas en parler, car tu as accepté un contrat ou tu accepte de les utiliser. C'est totalement hors-sujet.

          • [^] # Re: Tu n'es pas le seul!

            Posté par (page perso) . Évalué à 2.

            J'ai jamais dit que moi

            Peut-être, mais tu semble présumer beaucoup sur les autres personnes de la discussion…

            Et si le logiciel à un instant T, qu'on a payé, se paye une mise à jour, à ton insu qui fait que tu ne peux plus faire ce que tu veux avec ?

            Et si dans le contrat de licence que tu as accepté c'est écris qu'ils peuvent, ben c'est que tu as fait ton choix. Mais tu ne peux pas céder tes droits sur le logiciel et te plaindre ensuite de les avoir céder.

            Je ne parlerai pas non plus des logiciels utilisés au travail où je n'ai pas vraiment le choix si je veux gagner ma croute.

            Tu as toujours le choix hein. Personne ne t'oblige en pointant un flingue. Ok c'est pas ce que le gens veulent entendre, mais personne ne t'oblige à avoir un taff où tu utilises des logiciels de merde.

      • [^] # Re: Tu n'es pas le seul!

        Posté par (page perso) . Évalué à 9.

        Relis le message auquel tu répond, notamment la partie : "Avant d'avoir un logiciel proprio:"
        Le monsieur dit que avant d'avoir le logiciel il ne dispose d'aucune des 4 liberté, puisqu'il n'a pas de logiciel, il ne peut donc pas le revendre, (il ne l'a pas), ni le modifier (pas de fichiers a modifier) etc…
        son raisonnement est que le logiciel propriétaire ne te prive pas de liberté dans la mesure ou ce ne sont pas des liberté dont du disposait avant l’acquisition du logiciel (puisque tu n'avais pas de logiciel du tout).

        En résumé:
        - un logiciel propriétaire accorde le droit d'utiliser le logiciel.
        - un logiciel libre aussi, et accorde EN PLUS les 4 libertés.

        donc le logiciel propriétaire accorde moins de liberté qu'un logiciel libre, mais ne te PRIVE PAS de liberté que tu avais avant son acquisition.

        donc privateur n'est pas le bon terme.

        DISCLAMER: le propos ci-dessus visent à expliciter ce que j'ai compris de l'opinion précédente et ne reflète pas ma pensée sur le terme à utiliser pour définir le logiciel non libre.

        • [^] # « Logiciel captif » ?

          Posté par . Évalué à 0.

          Que pensez-vous de « logiciel captif », dans un sens assez proche de « ballon captif » ou « marché captif » ?

          Ça indique bien que ce qu’on peut faire avec lui à des limites.

          Ça n’implique pas qu’il prive de possibilités qu’on aurait sans lui.

          Ça s’oppose parfaitement à « logiciel libre ».

          Théorie du pot-au-feu : « Tout milieu où existe une notion de hauteur (notamment les milieux économique, politique, professionnels) se comporte comme un pot-au-feu : les mauvaises graisses remontent. »

      • [^] # Re: Tu n'es pas le seul!

        Posté par . Évalué à 2.

        Après l'avoir eu, qu'est-ce que j'ai perdu? Rien

        Toi, pas grand chose mais certains ont des compétences informatique supérieur aux tiennes et se mettent hors licence d'utilisation pour faire ce dont ils ont besoin.

        Question bête: j'ai besoin d'un logiciel qui convertir des images BMP en JPG.
        J'acquiers un logiciel "privateur" qui convertir les des BMP en PNG, ou des PNG en JPG, mais qui interdit de faire deux conversions sur la même image d'origine, sauf à payer deux fois la licence!
        Toi, tu t'offusques contre l'éditeur de cette insoutenable restriction de tes libertés alors qu'un bête patch pourrait résoudre ce qui est une limitation apportée puisque tout est là pour faire ce que tu demandes.
        Moi je me dis que je suis vraiment très con d'acquérir un logiciel qui ne fait pas ce dont j'ai besoin.

        Question de point de vue, je suppose…

        Après, il y a la question des monopoles. Aucun concurrent, aucun équivalent libre. Et bien encore une fois, c'est un choix: tu utilises comme le vendeur l'exige, ou tu te passes de la fonction recherchée.
        Mais dire que ce logiciel te prive de tes libertés alors que c'est le seul outil au monde qui te permette de faire ce que tu veux, ça va vraiment très loin!
        Serais-tu plus libre si le logiciel n'existait pas du tout?

        • [^] # Re: Tu n'es pas le seul!

          Posté par . Évalué à 0.

          C'est marrant moi j'aurais plutôt pris comme exemple, un logiciel de conversion d'image qui plante si tu as un graveur, que tu n'as même pas le droit de corriger, ni de te faire rembourser. Qui te foirera toutes les méta données des images après une certaine date.

          Mais bon ça doit être une question de point de vue.

          Ose prétendre que tous les bugs des logiciels seront corrigés. Qu'ils n'ont pas d'effets de bords avec d'autres aplis (Sims1 vs Nero par exemple)… Certains fonctionnent mal avec une carte graphique trop récentes (Kotor, des patches de la communauté règlent ce soucis)

          Mais dire que ce logiciel te prive de tes libertés

          Je te cite

          J'acquiers un logiciel "privateur"

          Si j'ai acquis ce logiciel, je suis en droit d'en faire ce que je veux, or ce n'est pas le cas.

          Il ne faut pas décorner les boeufs avant d'avoir semé le vent

    • [^] # Re: Tu n'es pas le seul!

      Posté par (page perso) . Évalué à 6.

      "**Logiciel Propriétaire**" est un pis-aller (c'est évidemment moins pire que "logiciel privateur"), mais malgré tout ce n'est pas vraiment beaucoup parlant pour le grand public.

      Déjà c'est trop connoté politiquement : en quoi c'est un problème d'être propriétaire ? Les gens ne sont pas contents d'être propriétaires de leur ordinateur, de leur téléphone, de leur appartement, de leur terrain ? Si on utilise le même mot pour les logiciels qu'ils utilisent, ils ne vont pas trop comprendre en quoi ce type de logiciel peut poser problème. De plus le fait d'être « propriétaire » (de code, d'un bien) n'empêche pas de partager : la licence BSD (et la plupart des autres) a une notice de copyright qui indique qui est l'auteur, et qui en garde la propriété intellectuelle.

      C'est pourquoi je trouve que l'expression « logiciel au code fermé » (voire « logiciels fermés »), même si c'est une périphrase, me semble plus appropriée, même si le grand public a une notion assez vague de ce qu'est un code source : le mot « fermé » encourage à se méfier, et même si certains puristes considèrent que l'open source (ou le closed source) n'implique par la « liberté », je trouve au contraire que c'est le cas : du code fermé peut vouloir dire que même s'il est a disposition (et publié), il n'est pas autorisé d'en faire un travail dérivé.

      Une barrière fermée permet de voir ce qu'il y a derrière, mais on ne peut pas pour autant passer. (Et puis il ne faut pas se leurrer, la plupart des logiciels au code fermé utilisés par le grand public, que cela soit facebook, microsoft office ou ma maison en 3D, n'ont pas leur code publié)

      Par contre pour rebondir sur ce qui était dit plus haut, effectivement au premier abord on peut croire qu'un logiciel proprio / privateur / au code fermé (rayez la mention inutile) ne prive pas vraiment de liberté parce que « rien ne vous oblige à l'utiliser », parce que « on peut l'utiliser comme un outil et puis c'est tout », mais il ne faut pas oublier que ces logiciels utilisent dans la majorité des cas des formats de fichiers non-ouverts (c'est à dire fermé comme leur code), ce qui à notamment comme désavantages :

      • de garder leur clientèle captive en les obligeant à racheter une nouvelle version lorsqu'ils changent d'ordinateur et que l'ancienne est obsolète
      • d'empêcher leurs clients de communiquer certains travaux si leurs destinataires n'ont pas le même logiciel (les formats d'échange, s'ils existent, perdant parfois des informations)
      • et de limiter la possibilité de migrer vers un autre logiciel pour la raison évoquée juste au dessus

      Donc oui, dans beaucoup de cas les logiciels fermés restreignent vraiment les libertés de l'utilisateur.

      « I approve of any development that makes it more difficult for governments and criminals to monopolize the use of force. » Eric Raymond

      • [^] # Re: Tu n'es pas le seul!

        Posté par . Évalué à 2.

        Déjà c'est trop connoté politiquement : en quoi c'est un problème d'être propriétaire ? Les gens ne sont pas contents d'être propriétaires de leur ordinateur, de leur téléphone, de leur appartement, de leur terrain ? Si on utilise le même mot pour les logiciels qu'ils utilisent, ils ne vont pas trop comprendre en quoi ce type de logiciel peut poser problème.

        Tu as bien raison, "les gens" sont de parfaits imbéciles incapables d'adapter le sens d'un mot par rapport à son contexte. La preuve: Lorsque l'on souhaite s'adresser à moniteur de ski, on cherche un écran.

        Beaucoup de mots ont des sens complétement différents selon le contexte, et tu en es parfaitement conscient. Tu fais preuve d'une mauvaise fois totale, tu devrais avoir honte.

        • [^] # Re: Tu n'es pas le seul!

          Posté par (page perso) . Évalué à 2.

          C'est toi qui est de mauvaise foi (comme en atteste ta comparaison avec les moniteurs de ski) : je n'ai jamais dit que les gens étaient des imbéciles, mais la plupart des non-informaticiens n'ont absolument aucune idée de comment fonctionnent des logiciels, comment c'est conçu, comment c'est développé. Ce n'est d'ailleurs pas leur métier ni leur hobby donc c'est normal qu'ils n'en savent pas plus que ça.

          Je suis certain qu'un micro trottoir sur la question "qu'est-ce qu'un logiciel propriétaire" donnera moins de 10% des sondés qui sauront de quoi il retourne (ça fera le même ratio dans ma famille ou mon entreprise).

          « I approve of any development that makes it more difficult for governments and criminals to monopolize the use of force. » Eric Raymond

        • [^] # Re: Tu n'es pas le seul!

          Posté par . Évalué à 2.

          Comme pourrait dire un inconnu, il ne faut jamais prendre les gens pour des cons, mais il ne faut pas oublier qu'ils le sont.

          Je pense donc qu'il est préférable d'éviter l’ambigüité du terme propriétaire concernant le logiciel.

    • [^] # Re: Tu n'es pas le seul!

      Posté par . Évalué à 2.

      "Privateur", je trouve ça incorrect. Le logiciel vous prive de vos libertés? Mais non!! Il ne vous prive pas de vos libertés, il ne vous donne pas de liberté supplémentaire.

      Supplémentaire à quoi ? Supplémentaire au droit d'utiliser le logiciel de manière (parfois très) limitée ? La question est donc de savoir placer la limite entre ce qui est supplémentaire et ce qui ne l'est pas.

      Avant d'avoir un logiciel proprio:
      -Je ne pouvais déjà pas l'utiliser hors cadre prévu par la licence
      -Je ne pouvais certainement pas le distribuer
      -Je pouvais difficilement l'étudier…
      -Je ne pouvais certainement pas le modifier

      Après l'avoir eu, qu'est-ce que j'ai perdu? Rien
      Est-ce que je gagne quelque chose? Et bien avant je ne pouvais pas l'utiliser du tout, et maintenant je peux l'utiliser dans le cadre prévu par la licence. J'ai gagné une liberté pratique!

      Tu fais une comparaison entre le avant l'acquisition du logiciel, et après l'acquisition du logiciel.

      Le terme de « privateur » découle lui d'une comparaison entre après l'acquisition du logiciel, et après l'acquisition du logiciel. En effet, la « liberté pratique » que tu estimes avoir gagné, peut être accompagné de mesures techniques et juridiques qui auront pour effet de te placer dans une situation de dépendance vis-à-vis de l'éditeur du logiciel, ou bien de mesures inverses, qui auront pour effet de rendre cette « liberté pratique » nouvellement acquise inaliénable.

      Personnellement, devoir faire réparer ma bagnole dans un garage de la même marque, ou devoir faire patcher mon logiciel par son éditeur, j'appellerais pas ça des libertés pratiques. J'appellerais ça plutôt de l'enfermement pratique.

      • [^] # Re: Tu n'es pas le seul!

        Posté par . Évalué à 3.

        Personne ne vient te forcer, flingue sur la tempe, à acquérir le logiciel. Tu es censé connaître les conditions d'acquisition et savoir à quoi t'en tenir. Tout ce qui ne fait pas partie de l'usage prévu et autorisé par l'éditeur n'est pas garanti, voire interdit!
        C'est un peu comme acheter des menottes, les enfiler et protester parce qu'elles t'attachent les mains: ben oui, on sait! Pourquoi tu les as achetées, et si tu les hais tant, pourquoi les enfiler en plus??

        Si le terme "privateur" est là pour critiquer un effet entre l'après-acquisition et l'après-acquisition, ça veut dire que tu acquiers le logiciel en toute connaissance de cause, mais que tu exiges après coup que le produit acquis soit changé!

        Pour l'exemple de ta voiture, que tu dois faire réparer dans un garage de la même marque:
        Tu as le sentiment d'avoir moins de liberté que le mec à pied sans voiture?
        Tu peux aller plus loin et plus vite que lui. Tu as des restrictions. Sinon, tu peux faire comme lui et marcher.
        Lui, il n'a pas ce choix. Mais curieusement, tu expliques que cette voiture te prive de certaines libertés.

        Tu peux laisser la voiture au garage chez toi. Ou tu peux l'utiliser dans le cadre prévu par les conditions de vente.

        Quand bien même une voiture Libre existerait et serait commercialisée demain matin, ça ne changerait rien au fait que tu peux toujours utiliser la tienne comme avant!

        Le permis de conduire implique que tu aies le droit de conduire certains véhicules, par rapport à ceux qui ne l'ont pas. Il te prive de liberté? Non? Oui? Ben il t'oblige quand même à respecter le code de la route en voiture, alors que ceux qui n'ont pas le permis n'ont pas besoin de respecter le code de la route en voiture (puisqu'ils n'en conduisent pas).
        Dois-je en conclure que le permis de conduire est privateur?

        • [^] # Re: Tu n'es pas le seul!

          Posté par (page perso) . Évalué à 6.

          Tu es censé connaître les conditions d'acquisition et savoir à quoi t'en tenir.

          Je trouve que cette partie est la plus difficile, et celle qui ressemble le plus à un piège, parce que les conditions d'utilisations d'un logiciel non-libre (pwivateur ou ce qu'on veut) sont souvent 5 fois plus longues que la GPL et incompréhensibles, et je me souviens qu'il y a quelques années lorsque j'utilisais encore de tels logiciels, et que j'étais complètement ignorant du copyright et autres, je n'ai jamais réussi à les lire. Certains, on a la chance de s'intéresser au libre, et on finit par éviter ce genre de logiciel, et a posteriori je pense aussi souvent que c'est ridicule de se plaindre alors qu'on l'a cherché.

          Mais si on prend l'exemple d'une personne qui n'y connait rien en informatique, n'est même pas intéressée pour en savoir plus, mais qui a besoin d'internet (qui est indispensable même pour des choses administratives publiques, comme s'inscrire à des concours pour les étudiants, et d'autres choses), elle sera prise au piège par son ignorance.

          Il y a aussi le fait que comme pour les contrats ou autres, ou les choses importantes sont écrites en petit (comme dans d'autres choses), dans une licence qui fait plusieurs pages, et qui n'est pas claire, il y a une volonté de tromper l'utilisateur non avertit (ou du moins on dirait), et de le mettre dans une situation où il se retrouvera privé de certaines libertés sans en être conscient au début.

        • [^] # Re: Tu n'es pas le seul!

          Posté par . Évalué à 3.

          Personne ne vient te forcer, flingue sur la tempe, à acquérir le logiciel.

          Ha, parce qu'il n'y a que le flingue sur la tempe pour forcer à acquérir un logiciel ? Entre la vente forcée et l'exigence de certains formats de fichiers plutôt que d'autres (voire de fontes !), si, il y a plein de monde qui vient te forcer. Sans flingue, certes.

          Tu es censé connaître les conditions d'acquisition et savoir à quoi t'en tenir.

          Oui, bien sûr ! C'est pour cela que lesdites conditions sont stipulées lorsque tu achètes ta licence dans un magasin.

          Tout ce qui ne fait pas partie de l'usage prévu et autorisé par l'éditeur n'est pas garanti, voire interdit!

          Interdit surtout. Les usages autorisés ne sont pas garantis pour autant.

          C'est un peu comme acheter des menottes, les enfiler et protester parce qu'elles t'attachent les mains: ben oui, on sait! Pourquoi tu les as achetées, et si tu les hais tant, pourquoi les enfiler en plus??

          C'est bien le discours de la FSF, qui recommande de ne pas enfiler de telles menottes, payantes ou pas.

          Si le terme "privateur" est là pour critiquer un effet entre l'après-acquisition et l'après-acquisition, ça veut dire que tu acquiers le logiciel en toute connaissance de cause, mais que tu exiges après coup que le produit acquis soit changé!

          Non, ça veut dire que si tu veux ou dois utiliser un logiciel, tu dois t'assurer que celui-ci ne t'interdise pas d'exercer des droits considérés comme fondamentaux.

          Tu as le sentiment d'avoir moins de liberté que le mec à pied sans voiture?

          Oui, car je suis capable de distinguer une capacité technique d'une liberté.

          Tu peux aller plus loin et plus vite que lui. Tu as des restrictions. Sinon, tu peux faire comme lui et marcher.

          Je ne me considère pas moins libre que les oiseaux parce que ces derniers peuvent aller plus loin et plus vite que moi.

          Lui, il n'a pas ce choix.

          Pourquoi n'aurait-il pas ce choix ?

          Mais curieusement, tu expliques que cette voiture te prive de certaines libertés.

          J'explique qu'une voiture qui restreint mon choix de garages parmi ceux de la marque me prive de certaines libertés. Une voiture qui ne restreindrait pas ce choix ne m'en priverait pas. Pour que ta comparaison ci-dessus soit effective, il aurait fallu que tu compares la situation de deux automobilistes, mais tu serais de toute façon parvenu à la conclusion que celui qui a la plus grosse est le plus libre.

    • [^] # Re: Tu n'es pas le seul!

      Posté par . Évalué à 3.

      Avant d'avoir un logiciel proprio:
      -Je ne pouvais déjà pas l'utiliser hors cadre prévu par la licence
      -Je ne pouvais certainement pas le distribuer
      -Je pouvais difficilement l'étudier…
      -Je ne pouvais certainement pas le modifier

      Avant d'avoir un iPhone :
      -Je ne pouvais certainement pas l'utiliser.
      -Je ne pouvais pas utiliser les application de l'app store.
      -Je ne pouvais pas aller sur Internet depuis mon dumbphone.

      J'en conclus donc que l'iPhone n'enferme pas l'utilisateur, mais au contraire lui ouvre tout un tas de nouveaux usages.

      Merci Apple.

      Le FN est un parti d'extrême droite

      • [^] # Re: Tu n'es pas le seul!

        Posté par . Évalué à 6. Dernière modification le 26/04/13 à 21:02.

        Avant d'avoir un téléphone, je ne pouvais pas téléphoner.
        Depuis que j'ai un iPhone (pour l'exemple, parce qu'en vrai je n'en veux pas), je peux téléphoner.

        Depuis que les téléphones et OS pour téléphones Libres existent, qu'est-ce que je ne peux plus faire avec un iPhone que je faisais avant?
        Réponse: rien! C'est le même qu'avant! Il me prive de quoi??

        L'iPhone permet de faire un tas de choses. Et il y a aussi un tas de choses qu'il ne permet pas.
        Ceci est totalement indépendant du fait que des téléphones qui permettent plus de choses existent. L'iPhone n'enlève pas de liberté à ses utilisateurs. Il propose une utilisation encadrée, point barre, et on est censé le savoir avant de l'acheter.
        Si les consommateurs l'ignorent et/ou s'en fichent, c'est leur choix!! Mais il ne leur prend rien! (bon, à part leurs sous…).

        Tiens, question: si j'achète un téléphone libre sans appareil photo, est-ce que je peux dire qu'il est privateur, parce qu'il me prive de la liberté de prendre des photos?
        Apple choisit de restreindre ses utilisateurs à travers son OS, et le fabricant de mon téléphone savait délibérément qu'en ne mettant pas d'appareil photo, je ne pourrai pas prendre de photo: c'est privateur!

        Et pour être tout-à-fait franc: je pense que la plupart des consommateurs sont plus sensibles à la liberté de prendre des photos qu'à la liberté de patcher l'OS du téléphone…

        • [^] # Re: Tu n'es pas le seul!

          Posté par . Évalué à -5.

          Tu mélange tout simplement libertés et fonctionnalités :
          La fonctionnalité c'est de pouvoir téléphoner, la liberté c'est de pouvoir utiliser cette fonctionnalité.

          Pareil pour ton analogie avec les photos : patcher l'OS n'est pas une fonctionnalité, c'est une liberté. Pouvoir prendre des photos c'est une fonctionnalité.

          Si tu visites un musée qui t'interdit de prendre des photos, alors la oui, c'est une privation.

          • [^] # Re: Tu n'es pas le seul!

            Posté par . Évalué à 6.

            Si tu visites un musée qui t'interdit de prendre des photos, alors la oui, c'est une privation.

            Non. Tu n'a jamais eu la liberte de prendre des photos dans ce musee. La loi est claire, c'est une liberte que tu n'as jamais eue, le musee ne peut pas te priver de quelque chose que tu n'as jamais eu et qui ne t'es pas du. Sinon, si tu vas par la, le concessionaire ferrari en bas de la rue est privateur parce qu'il me prive de ma liberte de conduire une ferrari.

            C'est si dur que ca a comprendre?

            Linuxfr, le portail francais du logiciel libre et du neo nazisme.

  • # on dit pwivateur

    Posté par (page perso) . Évalué à 10.

    Privateur est trop connoté et le terme propriétaire est mauvais: par exemple l'auteur d'un logiciel libre avec une licence copyleft peut resté propriétaire du copyright :-)

    Donc je dis pwivateur!

    http://devnewton.bci.im

  • # Non-libre

    Posté par . Évalué à 5.

    Personnellement, je n'aime ni propriétaire, ni privateur. D'un côté, on sous-entend que les logiciels non «propriétaires» ne sont plus possédés par personne, que le démon du domaine publique vous possède et que votre logiciel vous échappe totalement.

    De l'autre, on dit que si l'on ne fait pas de FLOSS, on est un méchant pédo-nazi qui prive les gens de leurs libertés. Bon en fait, c'est juste qu'à chaque fois que je l'utilise j'ai l'air d'un illuminé barbu.

    Donc le meilleur compromis que j'ai pu trouver, c'est de dire non-libre, voire non open source en fonction du contexte. Ça reste un terme composé d'une négation, mais c'est moins fort que les deux expressions cités précédemment.

    Je suis sûr qu'on peut trouver une périphrase de trois kilomètres pour être respectueux des deux côtés, ou qu'un linguiste peut nous pondre un magnifique terme à l'étymologie latine brillante mais en attendant, je n'ai pas mieux.

    • [^] # Re: Non-libre

      Posté par . Évalué à 1.

      Perso, je dis "fermé", ça m'évite la négation.

      en attendant, je n'ai pas mieux.

      Privatif me semble pas mal (cf plus haut) :)

      • [^] # Re: Non-libre

        Posté par . Évalué à 1.

        Pour fermé, je suis pas tout à fait d'accord. Il risque d'y avoir confusion avec sources fermées. Et dans ce cas, on peut citer ce qui fut le cas de paint.net pendant un moment, ouvert mais pas open, ni libre.

        Privatif somme mieux que privateur mais il reste quand même l'idée d'enlever quelque chose. À moins de s'en tenir strictement au sens utilisé en droit, dans ce cas, oui, il est pas mal.

        • [^] # Re: Non-libre

          Posté par . Évalué à 1.

          Pour fermé, je suis pas tout à fait d'accord. Il risque d'y avoir confusion avec sources fermées. Et dans ce cas, on peut citer ce qui fut le cas de paint.net pendant un moment, ouvert mais pas open, ni libre.

          Ouvert mais pas open? C'est à dire? Il montrait son source et tu n'avais pas le droit de l'utiliser? Ca colle assez bien avec les mots "open source" pris à la lettre, je trouve…
          Sinon, je ne connais pas cette référence, y'a moyen que tu explicites un peu plus?

          À moins de s'en tenir strictement au sens utilisé en droit

          En même temps, quand on parle de licences, on parle de droit, de contrat, pas de couture, aux dernières nouvelles…

          • [^] # Re: Non-libre

            Posté par . Évalué à 1. Dernière modification le 26/04/13 à 12:32.

            Boulette. J'ai oublié le mot source. Open source.

            Ouais, donc privatif me contient.

            • [^] # Re: Non-libre

              Posté par . Évalué à 3.

              Ouais, donc privatif me contient.

              Pourquoi? T'es incontinent à la base ?

              • [^] # Re: Non-libre

                Posté par . Évalué à 1.

                Je pense avoir un peu de mal avec cette boutade. Une explication ?

                • [^] # Re: Non-libre

                  Posté par (page perso) . Évalué à 2.

                  tu as écrit "contient" au lieu de "convient"

                  « I approve of any development that makes it more difficult for governments and criminals to monopolize the use of force. » Eric Raymond

                  • [^] # Re: Non-libre

                    Posté par . Évalué à 2.

                    Je crois que je suis incapable d'écrire correctement aujourd'hui.

        • [^] # Re: Non-libre

          Posté par (page perso) . Évalué à 2.

          ouvert mais pas open

          heu… c'est pas très clair.

          Les mots « libre », « ouvert », « fermé » étant suffisamment vagues et générique (tout le monde se fait à faire du "open", même quand ça n'a rien d'ouvert, cf. le openxml de microsoft qui n'en autorise pas une implémentation libre), on peut aussi simplement considérer qu'un logiciel qui n'autorise pas de modifier librement du code source (même si le code est publié) est « fermé ».

          « I approve of any development that makes it more difficult for governments and criminals to monopolize the use of force. » Eric Raymond

          • [^] # Re: Non-libre

            Posté par . Évalué à 1.

            Pareil que plus haut, j'ai oublié un mot. Je voulais dire open source.

            • [^] # Re: Non-libre

              Posté par (page perso) . Évalué à 2.

              ok mais je ne comprend pas plus en quoi c'était "ouvert" mais "pas open source". D'après wikipedia c'était à l'origine sous licence MIT et le code était publié. Ensuite, le code des dernières versions n'a plus été publié. Bref, pour moi ce n'est plus ouvert du tout.

              « I approve of any development that makes it more difficult for governments and criminals to monopolize the use of force. » Eric Raymond

              • [^] # Re: Non-libre

                Posté par . Évalué à 1.

                Il y a eu une période où les sources étaient ouvertes mais pas libres d'utilisation. Puis après en effet, ils ont décidé de retirer les sources.

  • # Commentaire supprimé

    Posté par . Évalué à -3.

    Ce commentaire a été supprimé par l'équipe de modération.

    • [^] # Re: Vous avez vraiment rien d'autre à foutre ?

      Posté par . Évalué à -1.

      Toi, t'essaies de nous la faire alenvers non? Et si tu nous montrait l'exemple au lieu d'être grossier?

    • [^] # Re: Vous avez vraiment rien d'autre à foutre ?

      Posté par (page perso) . Évalué à 4.

      Si vous aviez écrit autant de code que la taille (toujours grandissante au fil des années) de vos commentaires à 2 balles, on aurait des machines intelligentes et on aurait probablement déjà atteint la singularité.

      Cela suppose que le code en question ait été écrit intelligemment, ce qui, s'il est à la mesure des commentaires des mêmes auteurs, est loin d'être acquis :->

  • # Ce qui est certain…

    Posté par (page perso) . Évalué à 0.

    C'est qu'il est difficile de résumer une philosophie et tout un mouvement/écosystème associé en un seul mot, traduit de surcroît.
    Si on veut se faire une idée sur le libre et son opposition à l'utilitarisme de l'open source, autant lire les bouquins et les conférences qui existent à ce sujet, on évitera au moins l'écueil de la simplification et du temps de jugeotte sera économisé.

  • # Verre à moitié vide.

    Posté par . Évalué à 3.

    je trouve que de toutes les licences libres que je côtoie en tant que programmeur (et non utilisateur, je sais) la GPL est celle qui me prive le plus de ma liberté de par le fait qu'elle m'empêche de choisir ce que je veux faire avec le code que j'utilise me privant ainsi d'une liberté fondamentale à mes yeux : le libre arbitre.

    Je trouve que de toutes les licences libres que je côtoie en tant qu'utilisateur (et développeur) les non-copyleft sont celles qui me privent le plus de ma liberté de par le fait qu'elles m'empêchent d'avoir accès aux codes source dérivés me privant ainsi d'une liberté fondamentale à mes yeux : la pérennité du libre.

    Le FN est un parti d'extrême droite

  • # Liberté == Chaos ??

    Posté par . Évalué à 6.

    Je sais bien que je grand jeu du qui a la plus grosse liberté est un sport national et que le trolldi tout est permis mais sincèrement, à quoi riment les sempiternels raisonnements pseudo-philosophiques à deux balles sur combien la GPL est l'incarnation de l'esclavage moderne?? La notion de liberté est un nid a contradiction et hors d'un contexte précis, elle n'a juste aucun sens.

    Les différentes versions de la GPL ont pour but de poser les règles d'un écosystème stable garantissant les droits d'utilisation, d'étude et de modification des œuvres qui le composent. Libre à chacun de le voir comme un espace de liberté pour les partisans du partage du savoir ou au contraire comme une entrave a la liberté d'accaparation et de contrôle des richesses collectives. L'absence de telles règles ne garanti en rien plus de libertés mais plus de choaos, ce qui n'a rien a voir. Je précise que formellement, le mot chaos n'a rien de péjoratif, je ne met aucune notion de valeur par dessus.

    Il n'existe à ma connaissance aucune loi obligeant un auteur ou ayant droit à placer son travail sous GPL. La GPL ne contraint donc pas plus les développeurs. A titre personnel, j'utilise la GPL dans la plupart de mes réalisations car justement je veux priver toute personne de la liberté de priver d'autres personnes des 4 libertés.

    • [^] # Re: Liberté == Chaos ??

      Posté par (page perso) . Évalué à 2.

      Avec la GPL, un des risques au final est d'empêcher quelqu'un d'utiliser ton logiciel parce que sa licence (libre aussi peut-être) est incompatible avec la tienne, alors que peut-être au final ce n'est pas ce que tu voulais, et que tu n'arrives même pas à comprendre où est l'incompatibilité, parce qu'il faut faire des études de Droits pour ça, et que même alors la place à l'interprétation existe sans doute. Alors bon, on peut comprendre qu'il vaille la peine pour chaque logiciel de se poser la question de savoir si on est vraiment gêné que le logiciel soit utilisé sans restrictions.

      Après, en pratique, si le logiciel n'est pas très important (et n'est pas une librairie), et ne procure aucun bénéfice économique à personne, je suppose qu'on s'inquiète pas vraiment des incompatibilités (qui irait embêter quelqu'un mélangeant du code GPL2 sans le « or later » avec un peu de GPL3 par exemple ?), donc souvent le copyleft n'a qu'un intérêt théorique, surtout pour des programmes orienté utilisateur qui ont beaucoup d'équivalents (si le gestionnaire de fenêtres dwm utilisait du code d'un autre gestionnaire de fenêtre sous une autre licence, je crois pas que ça crierait au scandale).

  • # Proposition d'un substitut

    Posté par (page perso) . Évalué à 10.

    Personnellement, j'entends souvent « ça pue, c'est pas libre ».

    Donc je propose le terme « logiciel puant ».

    ->[]

  • # Propriétaire non, privateur oui

    Posté par . Évalué à 2.

    Moi je suis partisan de dire privateur à la place de propriétaire et cela, pour deux raisons.

    Tout d'abord, logiciel propriétaire est un non-sens. Personne n'est propriétaire d'un logiciel, le logiciel est régi par le droit d'auteur et le droit d'auteur n'accorde pas un droit de propriété mais un monopole temporaire. 70 ans après la mort du dernier auteur de MS DOS, ce logiciel sera dans le domaine public et donc sera utilisable, modifiable, distribuable par tout le monde. Le terme propriétaire est inadéquat et ne peut qu'entretenir une confusion.

    Ensuite, le terme privateur s'oppose à libre. Et effectivement, du point de vue du droit d'auteur, on prive l'utilisateur de certains droits. Que ce soit la FSF (avec les 4 libertés) ou l'OSI (ou les DFSG), on a une définition des droits minimum qu'un logiciel doit accorder pour se revendiquer libre (GPL ou BSD, peu importe). Si un de ces droits n'est pas accordé, c'est bien une privation du point de vue de l'utilisateur dans un référentiel libre. Donc privateur est tout à fait approprié.

    Je vois beaucoup de message ici qui se placent sur le plan de la morale, mais on n'est pas dans le domaine de la morale, on est dans le domaine du droit, à mon sens. Dire qu'un logiciel est privateur n'a rien de péjoratif, chacun distribue bien ses logiciels comme il le souhaite. C'est juste une caractérisation juridique du logiciel : il prive l'utilisateur de certains droits qui seraient accordés avec un logiciel libre. Point. Rien d'autre.

    Enfin, les mots ne sont jamais neutres. Croire qu'une expression est plus neutre qu'une autre est un leurre. Les mots utilisés portent souvent une arrière-pensée et la bataille des mots est aussi importante à mener que le reste. Regardez ces quelques termes : "propriété intellectuelle", "informatique de confiance", "le téléchargement, c'est du vol", etc. Vous comprendrez que nous, qui faisons du logiciel libre, avons tout intérêt à employer des mots précis pour mieux faire comprendre les choses, parce que nous n'avons pas des millions de brouzoufs pour faire des campagnes de pub. Et je pense que le mot privateur permet de mieux expliquer ce qu'est un logiciel libre alors que propriétaire (avec tout l'imaginaire qu'il y a avec ce mot) ne fait qu'embrouiller.

    • [^] # Re: Propriétaire non, privateur oui

      Posté par . Évalué à 10.

      C'est justement ce référentiel centro-libriste qui fait qu'utiliser "privateur" et expliquer pourquoi n'aura pas d'écho auprès du grand public.

      M. Lambda ne connaît ni la FSF ni l'OSI. Quand tu lui expliquera ce que c'est et que donc "privateur", c'est "pas Libre suivant l'OSI et la FSF", il écoutera autant que le créationniste qui tente de le convaincre que si c'est pas dans la Bible, c'est que c'est pas vrai.

      Tu justifies "privateur" en disant que ça définit bien "le camp d'en face" vu de "ton camp à toi". C'est à peine plus relevé que les surnoms affectueux donnés à l'ennemi en temps de guerre.

      Et puis, en regardant comme ça, je dirais que quasiment tout contrat est privateur. C'en est même la définition: ajouter des contraintes aux deux parties, alors que chaque clause est faite pour réduire le champ des droits minimum donnés par la Loi.

      Autre chose: je me suis toujours dit qu'il y a essentiellement 2 façon d'être le premier:

      1. être le meilleur
      2. enfoncer les concurrents

      Utiliser un terme délibérément péjoratif pour désigner ses concurrents, c'est la 2ème catégorie.

      Au lieu de chercher ce que les concurrents n'ont pas, on ne pourrait pas plutôt insister sur ce que les solutions Libres ont en plus?

      D'ailleurs, qu'est-ce qui marche le mieux dans la publicité:
      "Nous avons le meilleur produit parce que[…]" ou bien "Les autres produits sont nuls, mais pas le nôtre, parce que[…]"

      Enfin, question finale:
      Pourquoi tant de haine??
      Tu n'aimes pas les logiciels propriétaires? Et bien ne les utilise pas et fiche la paix aux éditeurs!
      Tu veux militer pour le Libre? Et bien promeut le Libre au lieu d'insulter "le camp d'en face" (ce qui ne marche quasiment jamais d'ailleurs).

      Tu peux militer contre les abus de position dominante et tout le reste, mais gueuler qu'un logiciel prive de liberté des gens qui en sont à priori satisfaits, ça sert à quoi? Tu crois sincèrement qu'ils vont avoir une révélation et jeter leur iPad3 dernier cri (celui du banquier, de cri)?

      • [^] # Re: Propriétaire non, privateur oui

        Posté par (page perso) . Évalué à 3.

        il écoutera autant que le créationniste qui tente de le convaincre que si c'est pas dans la Bible, c'est que c'est pas vrai.

        Dans ce cas, j'aurais pas mal de succès.

        « Rappelez-vous toujours que si la Gestapo avait les moyens de vous faire parler, les politiciens ont, eux, les moyens de vous faire taire. » Coluche

      • [^] # Re: Propriétaire non, privateur oui

        Posté par . Évalué à -2.

        C'est justement ce référentiel centro-libriste qui fait qu'utiliser "privateur" et expliquer pourquoi n'aura pas d'écho auprès du grand public.

        Ha ben tu peux utiliser le référentiel d'en face et dire, comme le fait CrEv un peu plus haut, que le droit d'auteur protège. Donc un logiciel privateur sera dorénavant un logiciel protecteur et donc, par conséquent, un logiciel libre sera un logiciel agresseur (ben oui, puisqu'il n'est pas protecteur). C'est du même niveau que "informatique de confiance" (qui ne fait pas confiance à l'utilisateur). Allez, maintenant, je t'invite à aller expliquer que les logiciels agresseurs sont une très bonne chose, on va rire.

        M. Lambda ne connaît ni la FSF ni l'OSI. Quand tu lui expliquera ce que c'est et que donc "privateur", c'est "pas Libre suivant l'OSI et la FSF", il écoutera autant que le créationniste qui tente de le convaincre que si c'est pas dans la Bible, c'est que c'est pas vrai.

        On peut aussi donner une explication simple et pédagogique, hein. Tu nous fais un joli homme de paille là.

        Tu justifies "privateur" en disant que ça définit bien "le camp d'en face" vu de "ton camp à toi". C'est à peine plus relevé que les surnoms affectueux donnés à l'ennemi en temps de guerre.

        Mais oui, nous vivons dans un monde merveilleux où toutes les personnes ont le même intérêt. Je regrette de te l'apprendre, mais Microsoft qui désigne la GPL comme un cancer nous considère bien comme son ennemi. Ce n'est pas la guerre, mais il y a une bataille quand même. Sinon, l'APRIL n'aurait pas grand chose à faire.

        Et puis, en regardant comme ça, je dirais que quasiment tout contrat est privateur. C'en est même la définition: ajouter des contraintes aux deux parties, alors que chaque clause est faite pour réduire le champ des droits minimum donnés par la Loi.

        Réduire ? Je ne pense pas. Justement, une licence libre accorde plus de droits que la loi (qui par défaut n'accord pas grand chose pour le droit d'auteur, à part l'usage à titre privée).

        Enfin, question finale:
        Pourquoi tant de haine??
        Tu n'aimes pas les logiciels propriétaires? Et bien ne les utilise pas et fiche la paix aux éditeurs!
        Tu veux militer pour le Libre? Et bien promeut le Libre au lieu d'insulter "le camp d'en face" (ce qui ne marche quasiment jamais d'ailleurs).

        Mais je ne hais personne, je l'ai dit, il n'y a pas de morale à avoir là dedans, juste du juridique bien froid. Et utiliser le mot privateur n'empêche personne de faire du logiciel privateur. Je le répète, chacun fait bien ce qu'il veut de son code, comme la loi l'y autorise. Personnellement, je préfère le libre, et j'explique pourquoi c'est mieux. Mais je ne vais pas aller mettre la tête des auteurs de logiciels privateurs au bout d'une pique pour autant (en revanche, certains auteurs de logiciels libres comme Lennart P.[/troll]).

        Je vais prendre le contre-pied de ce journal et dire qu'on n'est pas obligé d'adhérer à la secte du grand GNU quand on utilise le mot privateur, on peut aussi l'utiliser parce qu'on a réfléchi à la question et qu'on a des arguments (j'en ai donnés quelques-uns).

        • [^] # Re: Propriétaire non, privateur oui

          Posté par . Évalué à 4.

          Ha ben tu peux utiliser le référentiel d'en face et dire, comme le fait CrEv un peu plus haut, que le droit d'auteur protège. Donc un logiciel privateur sera dorénavant un logiciel protecteur et donc, par conséquent, un logiciel libre sera un logiciel agresseur (ben oui, puisqu'il n'est pas protecteur). C'est du même niveau que "informatique de confiance" (qui ne fait pas confiance à l'utilisateur). Allez, maintenant, je t'invite à aller expliquer que les logiciels agresseurs sont une très bonne chose, on va rire.

          Il est bien connu que combattre un extrême avec son extrême opposé, ça marche à tous les coups.
          Il est également parfaitement moral d'adopter les mêmes méthodes jugées nauséabondes que ses adversaires, mais en expliquant que "c'est eux qui ont commencé!", on pourra toujours dire après que c'est eux qui manquent de morale et nous qui nous qui n'avons pas le choix.

          On peut aussi donner une explication simple et pédagogique, hein. Tu nous fais un joli homme de paille là.

          L'explication logique, c'est "voilà la seule définition de la Liberté valide: celle de la sainte FSF/OSI". Cette définition de la Liberté est subjective et non rationnelle.

          Je peux donner une explication toute aussi logique et requalifier les applis GPL de privatrice, parce que LA définition de la liberté, c'est selon la BSD.

          De même, si je prends une BSD et que je retire la condition du nom de l'auteur dans le source, je peux qualifier la BSD de privatrices.

          Et en avançant comme ça, on n'en finit pas.

          Mais oui, nous vivons dans un monde merveilleux où toutes les personnes ont le même intérêt. Je regrette de te l'apprendre, mais Microsoft qui désigne la GPL comme un cancer nous considère bien comme son ennemi. Ce n'est pas la guerre, mais il y a une bataille quand même. Sinon, l'APRIL n'aurait pas grand chose à faire.

          Cf ce que je disais ci-dessus: œil pour œil, combattre le mal par le mal, tout ça, très peu pour moi!
          Du reste, j'ai aussi constaté que la campagne de MS axée sur "le Libre c'est de la merde" a formidablement bien marché avec le temps…

          Je vais prendre le contre-pied de ce journal et dire qu'on n'est pas obligé d'adhérer à la secte du grand GNU quand on utilise le mot privateur, on peut aussi l'utiliser parce qu'on a réfléchi à la question et qu'on a des arguments (j'en ai donnés quelques-uns).

          Les arguments sont certes indépendants de GNU, mais indissociables de la FSF/OSI ou tout simplement d'une définition de la Liberté que tu souhaites imposer en jugeant ce qui est Libre (mot à forte connotation positive) et ce qui est privateur (mot à connotation fortement négative).

          Moi je te dis, et c'est ma conviction, qu'on ne convainc les gens non engagés/impliqués/initiés qu'en ayant une approche la plus neutre possible.
          Tout ce qui ressemble de près ou de loin à "nous c'est le bien et eux le mal" de la part de quelqu'un qui n'a pas déjà une très forte aura lui fera perdre immédiatement en crédibilité.
          Utiliser des mots à forte connotation positive et négative, c'est chercher cette assimilation au bien et au mal.

          Conclusion: je continuerai à dire qu'utiliser le mot "privateur" est non seulement un terme qui décrit mal les faits, mais qui en plus dessert la cause en faisant une fois de plus passer les Libristes pour des prosélytes.

          • [^] # Re: Propriétaire non, privateur oui

            Posté par . Évalué à 0.

            Il est bien connu que combattre un extrême avec son extrême opposé, ça marche à tous les coups.
            Il est également parfaitement moral d'adopter les mêmes méthodes jugées nauséabondes que ses adversaires, mais en expliquant que "c'est eux qui ont commencé!", on pourra toujours dire après que c'est eux qui manquent de morale et nous qui nous qui n'avons pas le choix.

            Je n'ai porté aucun jugement moral pour ma part, c'est toi qui ramène tout à ça. Tu as l'air de considérer la bataille des mots comme quelque chose qu'il faut éviter, pas moi. Ce n'est pas une méthode nauséabonde, c'est juste un des plus vieux trucs au monde. Quand tu lis 1984, tous les mots ont changé et veulent dire le contraire de ce qu'ils signifiaient au départ. Tu veux vivre dans un monde comme ça ? Pas moi. Et pour ne pas vivre dans un monde avec de l'informatique de confiance, il faut utiliser d'autres mots et combattre ceux-là. Ou alors, donne-moi une méthode «morale».

            L'explication logique, c'est "voilà la seule définition de la Liberté valide: celle de la sainte FSF/OSI". Cette définition de la Liberté est subjective et non rationnelle.

            La FSF ou l'OSI n'ont rien de saint. Mais faudrait peut-être se réveiller. La FSF et ses quatre libertés, c'est le milieu des années 80, les DFSG, c'est 1997, l'OSI, c'est 1998. Ça fait plus de 20 ans, et presque 30 pour la FSF, que tout le monde du logiciel s'accorde sur la même notion de liberté (à quelques chouias près). Ça date pas d'hier. Donc, vouloir remettre en cause ça, je te souhaite bien du courage. Les seuls qui veulent le remettre en cause, c'est ceux qui font du Shared Source, c'est-à-dire qui veulent faire passer des vessies pour des lanternes.

            Cf ce que je disais ci-dessus: œil pour œil, combattre le mal par le mal, tout ça, très peu pour moi!

            C'est juste mener une bataille sur un terrain. Point. Rien de moral, aucune notion de bien/mal là dedans, juste des points de vue différents. On a encore le droit de défendre un point de vue ou pas ? C'est mal de ne pas être d'accord ?

            Les arguments sont certes indépendants de GNU, mais indissociables de la FSF/OSI ou tout simplement d'une définition de la Liberté que tu souhaites imposer en jugeant ce qui est Libre (mot à forte connotation positive) et ce qui est privateur (mot à connotation fortement négative).

            Je ne juge rien, je constate des choses, basé sur le droit d'auteur, puisque le logiciel est régi par le droit d'auteur.

            Moi je te dis, et c'est ma conviction, qu'on ne convainc les gens non engagés/impliqués/initiés qu'en ayant une approche la plus neutre possible.
            Tout ce qui ressemble de près ou de loin à "nous c'est le bien et eux le mal" de la part de quelqu'un qui n'a pas déjà une très forte aura lui fera perdre immédiatement en crédibilité.
            Utiliser des mots à forte connotation positive et négative, c'est chercher cette assimilation au bien et au mal.

            C'est toi qui n'arrête pas de tout ramener à une question morale. J'ai, depuis le début, dit qu'il n'y avait rien de moral là dedans, juste des questions banalement juridiques. Et des mots pour caractériser des situations juridiques différentes. Dont un, «libre», qui est utilisé depuis plus de 20 ans !

            D'autre part, quand j'essaie de convaincre, je n'use pas d'arguments moraux qui passent pour des arguments d'autorité, donc qui sont irrecevables selon moi. Je fais appel au raisonnement des gens, à leur sens critique. Je te mets au défi de me présenter le logiciel libre de façon neutre, surtout si tu ne veux pas utiliser les définitions acceptées par tous et qui n'ont rien de morales.

            Conclusion: je continuerai à dire qu'utiliser le mot "privateur" est non seulement un terme qui décrit mal les faits, mais qui en plus dessert la cause en faisant une fois de plus passer les Libristes pour des prosélytes.

            Ça, c'est ton point de vue. Tu n'as répondu à aucun des arguments que j'ai avancés sur le non-sens qu'il y a à utiliser privateur, et sur la justesse du terme privateur par rapport à la définition de libre d'un point de vue juridique. Tu n'as qu'un point de vue moral sur la question, et dans ces cas là, chacun sa morale je dirais.

            À t'écouter, on a l'impression qu'il ne faut rien faire, accepter les choses telles qu'elles sont (ou telles que les autres, qui n'ont pas forcément les même intérêts, les façonnent) et qu'au final, avec de la morale, tout le monde ira dans le droit chemin et comprendra, on ne sait trop comment, les choses. Excuse-moi de ne pas partager cette vision du monde.

      • [^] # Re: Propriétaire non, privateur oui

        Posté par (page perso) . Évalué à -2.

        C'est justement ce référentiel centro-libriste qui fait qu'utiliser "privateur" et expliquer pourquoi n'aura pas d'écho auprès du grand public.

        Le but du terme privateur n'est pas d'avoir de l'écho auprès du grand public, mais de faire enrager les auteurs de logiciels pwivateurs ainsi que ceux qui font du libre avec des licences sans copyleft. On devrait d'ailleurs peut être parler de logiciels collaborateurs dans ce cas, non?

        http://devnewton.bci.im

        • [^] # Re: Propriétaire non, privateur oui

          Posté par . Évalué à 3.

          On devrait d'ailleurs peut être parler de logiciels collaborateurs dans ce cas, non?

          Pour GNOME je pense que c'est tout a fait approprié !

        • [^] # Re: Propriétaire non, privateur oui

          Posté par (page perso) . Évalué à 3.

          ainsi que ceux qui font du libre avec des licences sans copyleft.

          Ah oui, le plaisir de diviser une communauté déjà pas bien grande.
          Hum… Vivre ensemble, ça serait trop demander, on est d'accord.
          finalement, le libre, c'est la même chose qu'ailleurs : s'amuser à diviser, car on n'aime pas les autres. Et on parle de communauté accueillante ensuite?

    • [^] # Re: Propriétaire non, privateur oui

      Posté par (page perso) . Évalué à -1.

      Ensuite, le terme privateur s'oppose à libre. Et effectivement, du point de vue du droit d'auteur, on prive l'utilisateur de certains droits.

      c'est surtout un parti pris extrêmement biaisé. Même la GNU GPL prive l'utilisateur de certains droits (par exemple celui de faire tout et n'importe quoi avec ce code).

      « I approve of any development that makes it more difficult for governments and criminals to monopolize the use of force. » Eric Raymond

      • [^] # Re: Propriétaire non, privateur oui

        Posté par . Évalué à 5.

        absolument pas il prive le redistributeur de certains droits; l'utilisateur, au contraire fait vraiment ce qu'il veut, y compris le compiler avec du code pas libre. Tant qu'il ne le redistribue pas (et dans ce cas ce n'est pas en tant qu'utilisateur qu'il est limité)

        Il ne faut pas décorner les boeufs avant d'avoir semé le vent

      • [^] # Re: Propriétaire non, privateur oui

        Posté par . Évalué à 1.

        c'est surtout un parti pris extrêmement biaisé. Même la GNU GPL prive l'utilisateur de certains droits (par exemple celui de faire tout et n'importe quoi avec ce code).

        Absolument pas. Comparé à un logiciel privateur, la GPL donne le droit de distribuer le logiciel dans certaines conditions. Tu n'as pas ce droit avec un logiciel privateur puisque souvent, tu n'as pas le droit de le distribuer tout court.

        Après, on peut troller sur copyleft vs non-copyleft, mais c'est un tout autre débat et il y a d'autres fils de discussion dans ce journal pour troller sur le sujet.

      • [^] # Re: Propriétaire non, privateur oui

        Posté par . Évalué à 2.

        par exemple celui de faire tout et n'importe quoi avec ce code

        Non. C'est la liberté N°1, et la GPL la garantit :

        la liberté d'exécuter le programme, pour tous les usages (liberté 0) ;
        la liberté d'étudier le fonctionnement du programme, et de le modifier pour qu'il effectue vos tâches informatiques comme vous le souhaitez (liberté 1) ; l'accès au code source est une condition nécessaire ;
        la liberté de redistribuer des copies, donc d'aider votre voisin (liberté 2) ;
        la liberté de distribuer aux autres des copies de vos versions modifiées (liberté 3) ; en faisant cela, vous donnez à toute la communauté une possibilité de profiter de vos changements ; l'accès au code source est une condition nécessaire.

        "Quand certains râlent contre systemd, d'autres s'attaquent aux vrais problèmes." (merci Sinma !)

    • [^] # Re: Propriétaire non, privateur oui

      Posté par (page perso) . Évalué à 5.

      _le terme privateur s'oppose à libre. _

      Si tu veux un terme qui s'oppose vraiment et sans ambiguité à libre, alors tu n'as qu'à dire "non-libre"

    • [^] # Re: Propriétaire non, privateur oui

      Posté par . Évalué à 4.

      Ensuite, le terme privateur s'oppose à libre.

      Ha non! Privateur s'oppose à libérateur, pas à libre.

      on est dans le domaine du droit, à mon sens.

      Je suis bien d'accord. Mais alors, pourquoi utiliser un mot pour un concept qui à déjà le mot privatif comme j'ai cité plus haut, qui a un sens manifestement précis en droit?

      • [^] # Re: Propriétaire non, privateur oui

        Posté par . Évalué à 1.

        Dans "privateur", il y a l'idée d'enlever quelque chose. On ne retrouve pas dans de notion d'ajout dans "libre", qui fait référence à un état et non une action. "Privateur" est donc un mot trop fort et un mauvais antonyme. On dirait plutôt qu'être libre c'est ne pas être contraint, donc "contraint" / "soumis à restriction" serait plus juste.

        • [^] # Re: Propriétaire non, privateur oui

          Posté par (page perso) . Évalué à 1.

          Que pensez-vous de logiciels captifs, logiciels détenus ou logiciels séquestrés ?

          • [^] # Re: Propriétaire non, privateur oui

            Posté par . Évalué à 1.

            Que pensez-vous de logiciels captifs […] ?

            J’aime bien celui-ci, je l’ai même déjà proposé… mais je me suis fait moinser.

            Théorie du pot-au-feu : « Tout milieu où existe une notion de hauteur (notamment les milieux économique, politique, professionnels) se comporte comme un pot-au-feu : les mauvaises graisses remontent. »

        • [^] # Re: Propriétaire non, privateur oui

          Posté par . Évalué à 4.

          Contraindre pour dire priver, c'est juste un euphémisme. C'est pas parce qu'un terme est mal connoté qu'il n'est pas approprié pour autant.
          La peine de mort, on pourrait appeler ça "contrainte à la vie"… Ça serait vachement plus beau…

          Propriétaire c'est débile, ça veut dire que le logiciel (le code) appartient à quelqu'un, c'est le cas de la plupart des logiciels libres ou pas. Où alors on ne parle pas du code mais de la copie…

          Please do not feed the trolls

  • # dénomination

    Posté par . Évalué à -2.

    On peut imaginer d'autres combinaisons :

    logiciels appropriés
    logiciels privatisés
    logiciels enclosés (mon dieu un néologisme !)

    évidement ça ne va pas trop plaire aux libéraux marchandistes.

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