arnaudus a écrit 5502 commentaires

  • [^] # Re: Turing phone

    Posté par  . En réponse au journal Enfin un téléphone haut de gamme sous Ubuntu Touch. Évalué à 2.

    Disons que c'est le choix de Google de réserver la modification des droits des applis à root, mais c'est le choix du constructeur de ne pas laisser les droits root à l'utilisateur. Ta remarque me semble équivalente à prétendre que Canonical empêche les utilisateurs d'installer des logiciels ; Android laisse l'utilisateur installer des logiciels mais limite fortement la personnalisation de l'installation. Évidemment, cela crée un avantage considérable pour les éditeurs d'application, qui te dictent leurs règles (libre à toi de les accepter ou non, mais ça revient à ne pas installer l'appli).

    Ceci dit, ça m'est déja rriver de tester l'installation de plusieurs applications qui semblaient équivalentes jusqu'à ce que les droits demandés me semblent correspondre aux besoins réels de l'appli (non, je n'ai pas besoin de recommander l'application à tous mes contacts, merci). Ces droits "abusifs" fleurissent aussi parce que nombre d'utilisateurs ne les regardent même pas (alors que pour le coup, c'est quand même assez clair).

  • [^] # Re: Turing phone

    Posté par  . En réponse au journal Enfin un téléphone haut de gamme sous Ubuntu Touch. Évalué à 10.

    D'après mon expérience, ça arrive surtout avec des téléphones ou des tablettes bas de gamme (trucs chinois ou sans marque), ou avec des Android bloatés par les opérateurs (je n'ai jamais compris l'intérêt des opérateurs de te pourrir ton expérience de cette manière là, ni de Google d'autoriser l'utilisation de la marque Android dans ce contexte).

    Il y a des bugs sérieux d'ergonomie avec Android (comme par exemple cette manie débile de changer le volume de la sonnerie de "vibreur" à "je sonne tout doucement" dès que tu glisses l'appareil dans la poche), mais c'est en général corrigeable par des applis.

    La répartition des droits est mal foutue, ce qui explique pourquoi beaucoup d'applis te demandent des trucs intrusifs. C'est aussi de la faute des constructeurs qui ne donnent pas les droits d'admins aux utilisateurs, puisqu'avec les droits d'admins, tu pourrais décider qu'une appli a le droit de se connecter au wifi, mais pas au carnet d'adresse. Le système par défaut te force à accepter des droits en bloc, alors que la plupart du temps, l'appli n'utilise qu'un pouillème ridicule des droits octroyés (autrement dit, tous les concepteurs d'applications ne sont pas des bandits qui veulent lire tes messages privés).

    Par contre, le coup de "ça rame, c'est lent, tu cliques sur des trucs sans le vouloir parce que le rafraichissement est mou", c'est beaucoup plus lié à un matériel poussif ou une config merdique qu'à Android, à mon avis. C'est aussi la force d'Android, d'être distribué sur une gamme de matos qui va du truc hyper-puissant à des bouses toutes pourries. C'est sûr qu'iOS c'est toujours fluide, mais c'est parce qu'Apple contrôle la qualité du matériel, c'est compliqué de comparer.

  • [^] # Re: Mir et Wayland périmés

    Posté par  . En réponse à la dépêche Sortie d’Ubuntu 16.04 LTS Xenial Xerus. Évalué à 10.

    Euh, attends, tu crois réellement que "Linux" est quelqu'un qui a quelque chose à battre de tes gérémiades? On dirait que tu écris à ton ex que tu aimes toujours pour lui expliquer pourquoi tu es parti avec Géraldine…

    Tu devrais peut-être déja envisager de changer de distro, parce que les freezes, les bugs, et les instabilités du système, sur un Linux correctement confirguré, bah en général c'est pas normal. À moins que tu l'aies pété en bricolant n'importe quoi…

    qui me propose des fonctionnalités que je ne verrais jamais sur linux

    Comme un correcteurs de grammairent?

  • [^] # Re: Quelle garantie ça apporterait ?

    Posté par  . En réponse au journal Ce logiciel qui choisit ta fac. Évalué à 5.

    Rien de plus facile que de la fournir. Comme je l'ai dit plus haut, il est relativement facile de mettre au point un algo fiable et infalsifiable.

    Chaque dossier (secret si tu veux, sauf le tien) donne un hash (H1, H2, H3…). Chaque dossier est également associé avec un score S1, S2, etc (qui peut être un truc déterministe D1 D2 + des points aléatoires A1 A2), ce score te disant explicitement si tu as ton choix ou non (par exemple si le score est > à un seuil). La graine du RNG est alors mise à jour séquentiellement à chaque dossier.

    On commence de la graine G0, on calcule le score pour le dossier 1: S1 = D1 + A1(G0). On recalcule une graine (par exemple G1 = G0 + H1 + S1) pour calculer le score du dossier D2, etc.

    Si G0 est réellement aléatoire (tirage du loto? niveau du CAC40 la veille du tirage?), tu ne peux reconstituer ton score à toi (que tu peux calculer avec ton hash et la graine qui correspond à ton dossier) que si rien n'a été bidouillé après le tirage. Bien sûr, si le dossier contient de fausses infos (par exemple un fils de minisrte qui a 18 gosses et un revenu inférieur au seuil de pauvreté), c'est daubé, mais le logiciel n'y peut rien.

    Évidemment, tu ne peux pas prouver que le logiciel n'est pas totalement grugé, mais j'ai du mal à imaginer comment bricoler un tel système (à part bien sûr créer des centaines de dossiers bidon et les réassigner après tirage à des individus sélectionnés, mais encore une fois ça va au-delà du problème logiciel).

  • [^] # Re: Quelle garantie ça apporterait ?

    Posté par  . En réponse au journal Ce logiciel qui choisit ta fac. Évalué à 7.

    On peut par exemple publier la version utilisée, la graine du RNG (tirée au sort par un huissier, ou simplement vérifiable : le tirage du loto de la veille du tirage au sort, par exemple), le nombre total de dossiers, le score de ton dossier, et le score qu'il fallait atteindre pour avoir ton premier choix, ton deuxième choix, etc, et éventuellement d'autres paramètres comme la moyenne, la médiane, la variance des scores. L'algo peut être conçu de manière à ce qu'il soit virtuellement impossible de bricoler un dossier sans faire écrouler l'enchainement des tirages aléatoires, et donc de dévoiler la supercherie.

  • [^] # Re: Juste une question ...

    Posté par  . En réponse à la dépêche Olympe, hébergeur gratuit et sans publicités, mène une campagne de financement participatif. Évalué à 4.

    Ça n'est pas mon rayon du tout, mais je crois qu'une assoc peut être très contrainte si elle s'aventure à entrer en compétition avec des entreprises sur un secteur marchand, justement pour cette raison (concurrence déloyale du fait de régimes fiscaux différents, travail dissimulé, etc).

    Sans me reconnaitre du tout dans le discours patronal, il faut quand même veiller à maintenir un ensemble de règles qui rendent l'existence d'entreprises viables…

  • # Un lapin?

    Posté par  . En réponse au journal Electronic Real World : Internet Packet Life. Évalué à 10.

    Sans exagérer ni rien, j'ai compris la première planche comme l'histoire d'une petite fille qui allait acheter un ordinateur, qui rentrait chez elle, qui envoyait un email, et qui montait un réseau local. J'ai trouvé ça bizarre, mais au moins j'avais compris l'histoire.

    Après avoir lu les commentaires, je me suis aperçu que je n'ai absolument rien compris : le truc avec un écran n'est pas une sorte de minitel? :-) Je crois que vous venez d'inventer un nouveau style : la vulgarisation abstraite. Le lecteur imagine lui-même ce qu'il veut qu'on lui explique :-)

    Je vous accorde volontier que la critique est facile et que l'art est difficile. Mais bon, à mon avis, votre BD ne fonctionne pas du tout, et je n'ai pas l'impression que rajouter un truc ici ou là changerait quelque chose.

  • [^] # Re: Nom de domaine .netlib.re

    Posté par  . En réponse au journal Hébergement mutualisé pas cher. Évalué à 4.

    Pour 55€ / an d’électricité

    En plus, quand on fait le calcul, 55€ par an ça correspond à du 50W. Un ordi portable qui sert de serveur?

    Je préfèrerais largement l'argument "j'aime bien bricoler les trucs moi-même, ça m'amuse et je peux me monter des délires paranos avec mes potes comme une sorte de jeu de rôle", ça a le mérite d'être crédible. Parce que là, il ne semble pas comprendre que sa solution est chiante pour lui, chiante pour les autres, coûteuse, et inefficace.

  • [^] # Re: C'est quoi la nuit debout ?

    Posté par  . En réponse au journal Besoin de compétences numériques à la #nuitdebout. Évalué à 5.

    Et là naît l’envie de faire quelque chose

    Genre, se présenter à une élection? A priori, c'est comme ça que fonctionne une démocratie.

    Après, quand un groupe comme ça arrive à s'organiser pour se présenter, il fait 2.3% des voix, accuse les médias et les grands partis de les museler, et il disparait. C'est aussi ça la réalité : une manif, c'est des milliers de gens qui sont a priori d'accord entre eux (et encore…). Du coup, ils ont l'impression de représenter les Français. Mais bon, des milliers, c'est quelques pouillèmes de la population.

    L'impression que ça me donne, c'est que beaucoup de gens prétendent qu'ils en ont marre et qu'ils sont révoltés. Mais quand ils votent, bien à l'abri des isoloirs, ils votent pour les conservateurs, les réactionnaires, ou les moyenâgeux. Bah oui, on gueule, on gueule, mais on n'est pas si malheureux que ça…

  • [^] # Re: Nom de domaine .netlib.re

    Posté par  . En réponse au journal Hébergement mutualisé pas cher. Évalué à 2.

    Je vois mais alors pas du tout pourquoi tu déteste tant l'idée qu'il y ai des alternatives (sauf si tu travail pour une boite de DNS monopoliste).

    1. Parce que le système DNS centralisé fonctionne de manière (relativement) satisfaisante

    2. Parce que tu cherches des solutions à un non-problème (acheter un nom de domaine est pas loin d'être gratuit (3 centimes par jour))

    3. Parce que tu mélanges des considérations politico-sécurito-comploto-anarchistes à un bête problème technique

    4. Parce que je n'ai rien contre l'idée, je dis justement que les adresses en moi.intermediaire.com ont toujours existé sous une forme ou sous une autre et que je ne vois aucune raison pour m'extasier devant une réinterprétation du bol d'eau tiède

    5. Parce que certaines des solutions proposées, si je les comprend à peu près, consistent plus ou moins à péter internet

  • [^] # Re: Nom de domaine .netlib.re

    Posté par  . En réponse au journal Hébergement mutualisé pas cher. Évalué à 3.

    Pour un jeune de 25 ans sans travail et sans accès au chômage, les abonnements sont le meilleur moyen de se taper un huissier à chaque fois que le compte en banque tombe a zéro.

    Tu enchaines excuse bidon sur excuse bidon, je ne vois pas l'intérêt. Ton jeune il a un abonnement internet, si possible en fibre pour s'autohéberger ; il a un serveur, s'il est sérieux il a aussi un système de backup et un onduleur. Et là, tu es en train de dire qu'un nom de domaine c'est trop cher pour lui? C'est moins de 3% de son abonnement internet.

    Ça me fait penser aux gens qui prétendent ne pas avoir le permis de conduire parce que c'est trop cher: ils n'ont apparemment aucune idée du prix d'une bagnole.

    Tu as le droit d'être un d'adepte du bricolage; une sorte de petit chimiste anticonformiste du DNS. Tu fais ce que tu veux de ton temps : tu n'as pas besoin de nous donner des excuses à la mord-moi-le-nœud pour jouer à te faire peur et bricoler des DNS alternatifs dans ton garage. C'est juste que tu n'as pas non plus à te sentir obligé de convaincre les autres de te suivre dans ton délire, tu fais ce que tu veux chez toi, ton site sera accessible à tes deux potes qui ont marché dedans aussi, et vous allez bien vous amuser. Mais bon, voila, quoi.

    Au passage, je trouve assez amusant que les gens qui sont persuadés que le gouvernement ou Google les espionnent et qui prennent tout un tas de contremesures plus ou moins farfelues pour l'éviter sont probablement aussi les gens dont les gouvernements et entreprises susdites ont le moins à branler :-D

  • [^] # Re: Nom de domaine .netlib.re

    Posté par  . En réponse au journal Hébergement mutualisé pas cher. Évalué à 2.

    Essaye de t'auto héberger et tu va voir la galère.

    En même temps, quand tu es assez motivé pour t'auto-héberger (maintenir un serveur 24:24 chez toi etc), l'investissement dans un nom de domaine c'est quand même pas le bout du monde. Quand tu en es à tirer sur la ficelle pour économiser 10€ par an, trouver un sous-domaine stable est probablement le cadet de tes soucis.

    De manière générale, est-ce qu'il existe des FAI qui ne proposent pas de sous-domaines gratuits chez eux? (au moins pour le web)

  • [^] # Re: Nom de domaine .netlib.re

    Posté par  . En réponse au journal Hébergement mutualisé pas cher. Évalué à 6. Dernière modification le 05 avril 2016 à 13:00.

    Si tu le veux plus clairement, les trucs en monsite.fournisseur.fr, ça a toujours existé, et ça a toujours été gratuit. Et ça ne correspond pas du tout à ce que les gens comprennent habituellement en "avoir un nom de domaine". Après, techniquement, oui, il peut y avoir des différences sur la manière dont la redirection a lieu. Ça n'empêche pas que n'importe qui peut proposer ce type de service pour rien du tout, même un particulier. Du coup, je ne comprends pas la cause de l'extase face à un sous-domaine gratuit.

  • [^] # Re: Nom de domaine .netlib.re

    Posté par  . En réponse au journal Hébergement mutualisé pas cher. Évalué à 4.

    Par curiosité, est-ce que c'est légitime d'appeler ça un nom de domaine? Il y a 15 ans j'avais un site en monsite.free.fr qui redirigeait où je voulais, et à l'époque je n'aurais jamais appelé ça un nom de domaine…

  • [^] # Re: Mauvais tableau

    Posté par  . En réponse au journal Tableur de calcul pour auto-entrepreneur 2016. Évalué à 10.

    Ici, on parle de micro-entreprise, ou se renseigner et un minimum de cours de primaire/collège suffit pour se lancer.

    Rends-toi à l'évidence, c'est faux. Le posteur de ce journal a visiblement un bagage minimum, il sait écrire, lire, et faire un tableau Excel. Il a dû se renseigner, et croit sincèrement s'être renseigné. Pourtant, il fait carrément n'importe quoi.

    J'ai l'impression que tu mélanges études et simple prise de renseignements. Ca n'a rien à voir, l'un est très facile, moins l'autre.

    Je suis sûr que tu dis ça depuis ton Bac +5, je me trompe? Tout ce que tu décris (être carré, se renseigner avant de se lancer, contacter les structures existantes, lire les documents officiels), tu l'as appris par tes études et ton expérience. Même si tes études étaient dans un tout autre domaine, tu as appris tout un tas de méthodes de travail qui te semblent "naturelles" maintenant. Ouvre les yeux, elles ne le sont absolument pas.

    Comprend pas : un redressement fiscal c'est si tu as merdé seulement (ou voulu triché).

    Le PO, de bonne foi, déduit ses charges de son chiffre d'affaire.

  • [^] # Re: Mauvais tableau

    Posté par  . En réponse au journal Tableur de calcul pour auto-entrepreneur 2016. Évalué à 10.

    Je pense que ça illustre surtout l'incohérence de la "propagande" sur l'entreprenariat. Gna gna gna, c'est sain pour la société, gna gna gna, les US vont bien parce que les gens n'ont pas peur de se lancer, etc. Sauf que voila la réalité : tous les métiers s'apprennent. Il y a une partie théorique, avec la compta, les impots, la paperasse, les relations avec les banques, et d'une manière générale la gestion de la micro-entreprise (quand faire une étude de marché, un audit, quand changer de statut, quand déposer le bilan, etc). Il y a aussi une partie pratique, qui, à mon sens, ne peut pas s'apprendre autrement qu'en travaillant plusieurs années avec un entrepreneur confirmé.

    Gérer une entreprise, même petite, est l'une des choses les plus compliquées qu'on peut être amené à faire. Quand on veut faire un métier, il faut faire des études, une formation. Je trouve incompréhensible qu'on encourage les gens de bonne volonté à se lancer sans aucune préparation, c'est la gamelle assurée : entre le temps passé à essayer de se documenter sans même savoir où, à apprendre par essais et erreurs, à subit des redressements fiscaux, à gérer le surendettement personnel suite à un mauvais montage de la boîte, le taux de faillite des petites entreprises n'est pas du tout étonnant. En période faste, ça peut passer, parce que quand l'argent coule à flot, la mauvaise gestion ne remet pas en cause l'équilibre financier. En période de crise, avec des marges rikiki et une saturation de la plupart des marchés, ça ne peut pas fonctionner.

  • [^] # Re: Pour quel coût?

    Posté par  . En réponse au journal L'increvable. Évalué à 2.

    On a vachement de chance que tu viennes nous innonder de tes lumières. Il est remarquable d'arriver à taper autant de mots compliqués sans quitter des yeux son propre nombril!

  • [^] # Re: Café

    Posté par  . En réponse au journal L'increvable. Évalué à 6.

    Bref, des attaques sur les "méchantes" banques, mais quand il s'agit de risquer son argent et prouver que les banques sont si méchantes, plus personne.

    Note qu'en général, les gens qui reprochent des trucs aux banques le font parce que la banque a refusé de leur prêter de l'argent, ou qu'elle a fermé un compte, etc. Il y a quand même suffisamment de banques pour tenter sa chance chez les concurrents, et si aucun concurrent n'accepte votre demande de découvert, c'est qu'ils pensent tous qu'ils vont perdre de l'argent.

    Je ne sais pas comment certaines personnes ont pu un jour penser que d'obtenir un prêt d'argent pouvait être un droit, mais ça n'en n'est pas un.

    ce qui ruine les pauvres, ce sont les pauvres qui prennent ces crédits revolving, pas ceux qui les proposent.

    Tu peux quand même remettre en cause les pratiques commerciales des banques. Évidemment, on baigne tellement dans un monde de crapules qu'on peut finir par croire que la maximisation du profit est le seul objectif d'une opération commerciale. Il existe pourtant des délits d'escroquerie, qui mettent des limites légales à ce que tu peux faire ou non en tant que commercial. Si tu réussis à vendre une chaîne HiFi à un sourd, tu n'est pas un bon commercial, tu es un escroc. Et quand tu proposes des offres de crédit qui ne sont pas à l'avantage de tes clients, c'est pareil.

  • [^] # Re: Pour quel coût ?

    Posté par  . En réponse au journal L'increvable. Évalué à 2.

    De toutes manières, un monde de concurrence libre et non-faussée n'est pas sain économiquement ; en poussant le raisonnement à l'extrême, on n'aurait plus que des entreprises en situation de monopole ou plus de marges, et pire, les petites entreprises seraient poussées vers la précarisation. Tant que les "accords" restent non-contraignants, et surtout ne sont destinés qu'à maintenir des marges raisonnables, il n'y a rien de vraiment scandaleux.

  • [^] # Re: Pour quel coût ?

    Posté par  . En réponse au journal L'increvable. Évalué à 5.

    Traiter de cons les gens qui ne sont pas d'accord avec toi, c'est un argument imparable. Surtout que ce que tu écris est sémantiquement faible (disons que ta conception du monde est basée sur des impressions, des sentiments, des convictions politiques—bref, une rhétorique complotiste). Tu ne vois que ce que tu veux voir, tu écartes tous les faits ou les raisonnements qui ne collent pas avec ton schéma de pensée, tu traites de cons les gens qui ne voyent pas ce que tu trouves évident (et qu'il n'y a que toi et les copains qui pensent comme toi qui trouvent évident).

  • [^] # Re: Intérêt douteux

    Posté par  . En réponse au journal L'increvable. Évalué à 7. Dernière modification le 22 mars 2016 à 11:34.

    Ce qu'on appelle abusivement les charges, c'est du salaire "séquestré" sous forme d'assurances (assurance chômage, assurance santé, assurance retraite, assurance familiale, etc). On pourrait avoir un système alternatif où le salaire est libre et les gens cotisent eux mêmes à ces assurances, mais les dérives sont très graves, et au final, séquestrer une partie du salaire reste probablement une bonne idée.

    Le problème de fond n'est pas les charges, c'est le progrès continuel du "pouvoir d'achat". Il est complètement con de vouloir toujours gagner du pouvoir d'achat, ça n'est possible que si d'autres gens gagnent moins (donc il n'y a pas de gain global), ou grâce aux gains de productivité (donc à la mécanisation, mais évidemment il faut en parallèle une course à la croissance pour contenir le chômage). Bref, en gros, si vous êtes coiffeur et que votre machine à laver tombe en panne, vous ne pouvez pas imaginer avoir plus de temps technicien contre l'équivalent une coupe de cheveux sans que le technicien perde du pouvoir d'achat. Pour moi c'est complètement trivial, et pourtant j'ai l'impression que presque personne ne comprend le problème.

    Les appareils "jetables" sont la simple conséquence de l'augmentation du niveau des salaires et de la productivité industrielle ; une heure de réparation revient au même prix qu'un appareil neuf, il n'y a aucun sens à concevoir des appareils réparables. Progressivement, les appareils précédemment réparables deviennent jetables (comme les voitures), c'est complètement logique et ça parait inévitable.

    Il existe des appareils non-jetables, ils sont en général destinés à l'usage professionnel. Non seulement la gamme de prix n'est pas la même, mais en plus il serait assez ridicule de les acheter pour un usage personnel : une machine à laver professionnelle peut faire plusieurs milliers de cycles par an, ce qui justifie son prix.

  • [^] # Re: Eau pour remplacer le parpaing

    Posté par  . En réponse au journal L'increvable. Évalué à 4.

    suffit de remplir à ras bord.

    Si la machine est prévue pour être vidée et re-remplie, tu fais confiance aux utilisateurs pour remplir les réservoirs à ras bord sans en oublier? Ça me parait assez dangereux. En plus, la résonnance ne nécessite pas énormément de mouvements de masses, il suffit que la fréquence du mouvement soit en phase avec la machine pour la déséquilibrer. Ton micro-ondes est sensé ne fonctionner que porte fermée, n'empêche qu'au cas où, il y a une sécurité pour qu'il ne tourne pas quand la porte reste ouverte.

  • [^] # Re: Pour quel coût ?

    Posté par  . En réponse au journal L'increvable. Évalué à 10.

    Ni le prix, ni la marque ne sont une assurance de qualité. Mais des fois, ça joue.

    Je n'ai jamais dit le contraire. C'est juste que "des fois, ça joue" ne me semble pas assez précis pour déterminer la rentabilité d'un achat dont les prix peuvent varier facilement de 1 à 5. Rien que le fait que la marge des vendeurs augmente avec le prix tend à foutre en l'air le raisonnement.

    Entre nous, si une marque souhaitait utiliser la durée de vie de ses produits comme argument de vente, elle pourrait le faire très facilement en fournissant des garanties étendues par rapport aux trucs chinois. Or, ton machin de marque allemande est en général garanti deux ans, avec une extension de garantie hors de prix. Quand on te dit "ta machine à 500€ est garantie 2 ans, et tu payes 250€ de plus si tu veux étendre à 5 ans", bah il suffit de faire ton petit calcul pour évaluer la probabilité de panne dans les 3 ans de différence—aïe aïe. Soit on te vend de la m** qui tombe en panne très souvent entre 2 et 5 ans, soit on t'arnaque avec l'extension de garantie (mais dans ce cas, ça ne te donne aucun info sur la durée de vie des produits, surtout que le prix de l'extension ne dépend pas de la marque, ce qui dit clairement que la fiabilité non plus).

  • [^] # Re: Pour quel coût ?

    Posté par  . En réponse au journal L'increvable. Évalué à 9.

    Un point que tu ne soulève pas, c'est qu'acheter deux machines au lieu d'une, cela fait une machine qui va au rebut.

    Je ne le soulève pas parce que le raisonnement présenté n'était basé que sur la rentabilité de l'opération. Or, la mise en décharge est gratuite, et d'ailleurs le vendeur d'un appareil doit reprendre l'ancien, ce qui fait que tu n'as même pas à te déplacer si tu te fais livrer.

    Sur le point particulier du raisonnement écologique, il faut faire hyper-attention, parce que les coûs écologiques cachés peuvent être très grands et très complexes. Par exemple, les appareils se recyclent, mais quel est le coût énergétique du recyclage? Les tambours en métal sont plus résistants que les tambours en plastique, mais extraire et fondre du métal (et le refondre pour le recyclage) est très énergivore par rapport au plastique qui est un sous-produit de l'industrie pétrolière. Sans compter qu'en général, les machines récentes sont moins consommatrices. Il y a tellement de facteurs à prendre en compte qu'il me semble tout à fait naïf de penser qu'une machine qui dure longtemps est aussi avantageuse écologiquement (le contraire n'est pas forcément vrai non plus).

  • [^] # Re: Pour quel coût ?

    Posté par  . En réponse au journal L'increvable. Évalué à 10.

    C'est évident que ce que les gens appellent "obsolescence programmée" est n'est qu'une conséquence logique de la baisse de qualité des matériaux liée à la pression sur les prix et les marges. Une vraie obsolescence programmée (qui aurait un coût en R&D voire en matériel pour le fabriquant) n'a aucun sens économique, et à part quelques exemples douteux jamais réellement prouvés (comme les ampoules à incandescence), n'existe que dans le cadre d'une théorie du complot globale.

    Alors évidement, si la machine dure 2 fois plus longtemps ça vaut le coup de l'acheter 50% plus chère

    Négatif.

    1. Une partie des pannes n'est pas liée à la qualité de la machine. Incendie, inondation, accident, etc. Ça arrive avec une probablilité constante dans le temps, donc ça ne vaut pas le coup de l'acheter 50% plus chère.
    2. On vit dans un monde où il existe une inflation et des taux de placement positifs. Ils étaient bien plus importants il y a une décennie ou deux, mais quand même. Du coup, si tu économises 500€ en achetant ta machine, tes 500€ te rapportent 2% par an sur une assurance vie (ou même 5% s'ils t'évitent de prendre un crédit conso sur un autre achat), et du coup, quelques % sur 10 ans finissent par te rapporter de l'argent. Par exemple, si tu as le choix entre une machine à 100€ qui dure 5 ans, ou une machine à 1000€ qui dure 50 ans, c'est un très mauvais calcul que de prendre celle qui dure 50 ans (sauf à considérer les efforts liés à l'achat d'une autre machine).
    3. Même si les fabriquants exagèrent toujours un peu, les machines récentes sont plus économes que les plus anciennes. Utiliser un vieux truc gourmand en électricité peut donc te coûter de l'argent (j'ai le cas pour de vrai chez moi avec un vieux frigo/congélateur, qui tire beaucoup et dont l'isolation s'est probablement dégradée avec le temps).
    4. Quand on parle de réparations, les réparations ont un coût (en pièces et surtout en main d'œuvre—car oui, il existe des gens qui n'ont ni les compétences ni le temps pour passer 2 jours à remplacer un bidule électrique dans un appareil).
    5. Il est rationnel de préférer la certitude au risque. Or, le risque est beaucoup plus grand quand on achète quelque chose de cher, pour une raison très simple : on connait le prix avec certitude, mais on ne peut qu'estimer la durée de vie (hors garantie). Du coup, plus la durée de vie est proche de la fin de la garantie et plus on peut estimer la rentabilité de l'achat avec certitude.

    Bref, les gens ne sont pas (tous) des cons. Je sais bien que c'est toujours glorifiant de penser "mieux" que les autres, mais dans cet exemple précis, il ne me semble absolument pas évident qu'il vaille mieux acheter un appareil deux fois plus cher si on pense qu'il durera deux fois plus longtemps.

    Au passage, expérience perso à la rescousse, je n'ai jamais constaté aucune corrélation entre la marque, le prix, et la durée de vie des appareils. Éventuellement, avec les performances? D'ailleurs, le prix d'un appareil électroménager peut varier de plusieurs centaines d'euros en quelques mois, en fonction de la concurrence, des autres marques, des pubs et promotions… Bref, mettre 200€ de plus ou de moins ne donne, d'expérience, absolument aucune garantie de durée de vie supplémentaire. L'évaluation au doigt mouillé de la qualité de l'appareil encore moins, ceci dit.