arnaudus a écrit 5834 commentaires

  • [^] # Re: Inspiré par ce meme ?

    Posté par  . En réponse au lien Le Burkina Faso remplace les concours de beauté par un concours scientifique féminin. Évalué à 5 (+2/-0).

    C'est une allégorie.

    Je ne vois pas la différence entre ton allégorie et un cliché. On a aussi le droit aux allégories racistes, ou ça marche juste pour le sexisme? Genre, à gauche tu as un black, il ramasse un livre, et il devient blanc? Ou alors c'est trop puissant comme allégorie?

  • [^] # Re: Conclusion étonnante de l’article

    Posté par  . En réponse au lien Le Burkina Faso remplace les concours de beauté par un concours scientifique féminin. Évalué à 3 (+3/-3).

    on en est à envoyer un courrier aux Françaises de moins de 29 ans

    Je sais que ça a été largement critiqué, mais je trouve que c'est une excellente initiative pour lutter contre la connerie de la société. La communication autour de la fertilité est catastrophique en France (en gros, il n'y en a pas). L'infertilité est une cause majeure de consultations médicales, de traitements (parfois lourds), de coûts pour la société, de complications liées à la grossesse, en gros de beaucoup de souffrance et de malheurs, parce que la société impose un modèle débile de décalage des grossesses après l'âge où les femmes sont naturellement fertiles. Il faut bien que quelqu'un rappelle de temps en temps la réalité biologique : malheureusement pour les femmes, la fertilité décroît très rapidement après 30 ans. La médecine n'a pas un pouvoir infini, et le droit des femmes à disposer de leur corps ne change pas le fait qu'après 30 ans la probabilité d'avoir un enfant sans assistance médicale diminue drastiquement.

    Le courrier n'a rien à voir avec un encouragement patriarcal à avoir des enfants, il rappelle qu'après 30 ans c'est de plus en plus dur d'avoir des enfants, et ça peut même devenir impossible malgré le recours à des techniques médicales poussées. C'est une information qu'on aurait dû avoir à l'école ou qui devrait faire partie de la culture médicale de base; en tant qu'homme je l'ignorais presque totalement par exemple. Est-ce que les femmes savent que l'idée d'attendre d'être installée dans la vie pour avoir des enfants est médicalement débile et qu'elles risquent de ne jamais pouvoir en faire quand elles seront prêtes malgré des shoot d'hormones et des aspirations médicales de leurs ovocytes? Pour moi c'est ça l'agression sur les femmes: imposer à leur corps des traitements médicaux plus ou moins désespérés parce que la société a "oublié" que les injonctions de réussite sociale qu'on leur impose ne correspond pas à la biologie de leur corps.

  • [^] # Re: Conclusion étonnante de l’article

    Posté par  . En réponse au lien Le Burkina Faso remplace les concours de beauté par un concours scientifique féminin. Évalué à 9 (+7/-1).

    Il faudrait lui demander exactement ce qu'elle veut dire plutôt que d'essayer de deviner, mais moi je comprends qu'elle n'est pas forcément à l'aise avec un exercice de communication organisé par un gouvernement dictatorial, même si la forme lui convient. En gros, mettre en avant les femmes scientifiques, c'est bien, mais l'organisation par un système despotique d'une mise en scène d'un tel concours, c'est plus gênant. Les gouvernements autoritaires ne sont pas avares de coups de com pour faire la publicité de la supériorité de leur génie (l'investissement de l'URSS dans les échecs me semble le parfait exemple), sans considération pour la liberté et le bien-être des pauvres bougres qui y sont embarqués.

    De manière générale, l'injonction sociale ou étatique à la supériorité est délétère et détruit les personnalités. L'épanouissement personnel n'est pas conditionné à gagner des concours ou des compétitions, et en ça, l'obligation de briller par son intellect n'est pas bien plus reluisante que l'injonction à être belle. On peut décider de mettre en avant un modèle plutôt qu'un autre (par des financements publics ou le choix de diffusion sur les chaines d'État) sans remettre en question les libertés individuelles de choisir une voie ou une autre.

  • [^] # Re: Inspiré par ce meme ?

    Posté par  . En réponse au lien Le Burkina Faso remplace les concours de beauté par un concours scientifique féminin. Évalué à 10 (+11/-1).

    Du coup, lire rend brune et fait diminuer la poitrine? Pas certains qu'on puisse réellement lutter contre des clichés avec des clichés (peut-on déduire de l'apparence de la femme à gauche qu'elle est illétrée?).

    Ça ne change pas le fait que les concours de beauté sont attentatoires à la dignité humaine et devraient être réglementés (et interdits aux mineurs).

  • [^] # Re: Différence d'expérience

    Posté par  . En réponse au lien Podcast: Quand les chercheurs entraînent l'IA. Évalué à 4 (+1/-0).

    Nous n'avons peut-être pas les mêmes exigences en matière de rédaction.

    Un modèle ne peut pas rédiger votre cours sans instructions, c'est évident. Il lui faudrait des exemples, des précisions, des retours en arrière, etc.

    Par exemple, je ne sais pas ce que veut dire "rédiger un cours". J'ai donné des dizaines de cours différents et je n'ai jamais rien rédigé, donc je ne pense pas que je pourrais "rédiger" un cours comme vous l'entendez non plus.

    Je suis parfaitement certain qu'aucun LLM ne pourrait me proposer un cours tout fait comme je l'aurais fait, c'est évident. Mais entre le produit d'un LLM et une présentation qu'on me présenterait comme venant d'un collègue? Pas sûr. Et j'imagine que le plus fiable serait l'absence d'imperfections (police et mise en page uniforme, illustrations de qualité standardardisée…).

  • # Les langages...

    Posté par  . En réponse à la dépêche Découverte du langage Elixir. Évalué à 3 (+1/-1).

    C'est marrant, il y a toujours des débats passionnés sur les langages, ceux qui sont mieux, ceux qui sont moches, etc. Au final, je ne suis pas si sûr que le langage lui-même compte tant que ça, par rapport aux considérations d'environnement (dépendances disponibles, possibilité de former/de recruter des spécialistes, etc).

    Sur le sujet des pipes, autant je trouve ça très pertinent quand il s'agit d'éviter les variables intermédiaires de même type (du style data |> filtre1() |> filtre2() ) pour des séries de traitements pour lesquelles on peut décider de sauter ou d'inverser des étapes, autant les changements de types comme suggéré ici, je trouve que ça frôle les mauvaises pratiques, parce que la lisibilité est assez dégueu. Il suffit d'un peu de templates pour qu'on se retrouve embarqués dans des séries de cast auto dans un labyrinthe inextricable…

  • [^] # Re: Différence d'expérience

    Posté par  . En réponse au lien Podcast: Quand les chercheurs entraînent l'IA. Évalué à 2 (+0/-1).

    subrepticement glissé d'un constat de l'incapacité des LLM à rédiger quelques phrases qui se tiennent, au remplacement d'un enseignant par une IA

    Non mais la thèse de l'incapacité à rédiger quelques phrases est ridicule, les LLM "de base" (version gratuite) sont déja très largement capables de réaliser de nombreuses tâches complexes avec une efficacité variable en fonction de la tâche, mais ils peuvent tous faire bien mieux que "rédiger quelques phrases qui se tiennent". Prétendre le contraire c'est une forme de négationnisme technologique ("ah ah c'est ridicule comment ce truc pourrait me prendre mon boulot"). La preuve la plus simple est peut-être qu'il est devenu extrêmement difficile de détecter de manière fiable une production humaine d'une production AI (si c'était si évident que l'AI était médiocre, la question ne se poserait même pas).

    En ce qui concerne les modèles "de pointe", c'est la fraction des tâches qu'ils n'arrivent pas à réaliser aussi bien qu'un humain qui se réduit de mois en mois. Mais comme peu d'entre nous avons accès à ces modèles, on ne peut qu'imaginer à partir de leurs "exploits" relatés de manière publicitaires par les entreprises qui les commercialisent, et avec des preuves aussi faibles on peut se permettre de douter (de leurs capacités en conditions réelles, pas de leurs progrès). Quoi qu'il en soit, essayer d'estimer les perfs de ces modèles à partir d'expériences malheureuses qui datent de 2024 avec les chatbots gratuits, c'est de la fumisterie.

  • [^] # Re: Différence d'expérience

    Posté par  . En réponse au lien Podcast: Quand les chercheurs entraînent l'IA. Évalué à 4 (+1/-0). Dernière modification le 02 novembre 2026 à 12:47.

    C'est une question intéressante, elle mélange à la fois des considérations éthiques et réglementaires.

    Règlementaires parce qu'en France, une charge d'enseignement est définie par un certain nombre d'heures de présence face aux étudiants (on "assure" un cours), et une compensation des heures de préparation, correction de copies, préparation des examens, coordination, etc. Ne pas assurer ses cours (ne pas être présent ou ne pas donner les cours soi-même) est une faute professionnelle qui doit pouvoir être passible de sanctions. À confronter avec la liberté pédagogique (le droit d'utiliser un LLM comme un outil pédagogique par exemple); ça peut se finir au tribunal (mais je ne vois pas comment on peut prétendre assurer ses cours si c'est un LLM qui cause devant les étudiants).

    Il y a aussi un élément réglementaire dans le respect de la maquette des enseignements validée par les autorités. Il faut que les étudiants puissent connaitre le format des cours (magistraux, TD, TP, en ligne, vidéo, etc) au moment où ils choisissent leur formation, tu ne peux pas les mettre devant le fait accompli. Les formations à distance, ça existe, mais ça n'est pas chaque prof qui décide au cas par cas, c'est la formation globale qui est à distance.

    Pour le côté éthique, c'est plus lié à l'engagement d'assurer la transmission du savoir par une interaction humaine. C'est un format qui a fait ses preuves depuis 3000 ans, et toute entorse à ce format pour des questions de productivité pose évidemment des questions de qualité. Un prof du supérieur n'est pas censé donner des cours "low cost", tous les étudiants du supérieur ont droit à une qualité minimale, et c'est d'ailleurs ça qui justifie le coût important (pour les finances publiques) de ces formations. Par exemple, le fait que les cours soient assurés par des enseignant-chercheurs (qui consacrent une partie de leur temps de travail à la recherche) est un surcoût très important (la partie recherche n'ayant pas de rentabilité financière) qui est justifié par la qualité théoriquement supérieure des enseignements dispensé.

    En tout cas, jusqu'ici, je n'ai pas vu une seule étude suggérant un effet positif des LLM sur l'apprentissage. Peut-être qu'un LLM vaut mieux que rien, mais sans donnée supplémentaire, pour la transmission des savoirs un prof reste plus efficace qu'un robot.

  • [^] # Re: Les formats d'abord

    Posté par  . En réponse à la dépêche Logiciel libre: « Passer d’une logique d’encouragement à une logique contraignante ». Évalué à 3 (+0/-0).

    J'ai quand même l'impression que des décennies ont passées mais qu'on a toujours le même discours. Les logiciels libres, les standards ouverts, la loi doit donner les moyens de lutter contre les effets de réseau… et rien ne progresse, mais on continue, toujours les mêmes arguments, comme si un jour "magiquement" ça marchera.

    Pourtant,

    1. Un format "ouvert" n'est pas nécessairement un bon format. Le problème principal des formats c'est qu'il en existe une grande diversité : certains sont bons techniquement, d'autres sont mauvais. Certains sont des formats d'échange, d'autres sont des formats natifs. Certains sont simples à implémenter, d'autres sont complexes. D'une manière générale, les formats natifs sont structurés selon la logique interne d'un logiciel, et n'ont pas vocation à être échangés, puisque le moindre changement de version, et encore moins un autre logiciel, va entrainer des pertes d'information et des bugs plus ou moins gênants. Pourtant, quand on pousse des formats comme odf, c'est exactement ce qu'on fait : on échange des formats natifs qui vont être interprétés, accumulant des cochonneries à chaque ouverture et sauvegarde. Un document (doc, odf, gimp, n'importe quel format natif en fait) ne devrait jamais être ouvert par des logiciels différents tournant sur des systèmes différents; encourager l'implémentation de tels formats ne résoudra jamais le problème de l'échange, pire, ça donnera une mauvaise image des logiciels mis en avant et des formats. Les logiciels libres ne sont pas plus vertueux que les logiciels propriétaires dans leur démarche de sauvegarde/export, et odf est clairement l'exemple typique.

    2. Chercher à imposer les logiciels libres dans les services de l'état sans remise à plat du fonctionnement du support informatique peut mener à des catastophes industrielles. L'État, de manière générale, ne sait pas s'organiser. Parce qu'il n'a aucune réactivité ni aucune anticipation (budgets votés tous les ans, période de plusieurs mois sans possibilité de dépenser, etc), parce que sa stratégie est pilotée par des élus qui sont mûs par des motivations qui n'ont rien à voir avec l'efficacité du fonctionnement, parce que trop centralisé ou pas assez centralisé… Bref, sans pilotage stratégique, c'est n'importe quoi. Typiquement, dans certains services, le matériel informatique est fourni par les agents (typiquement, éducation nationale); qui peut penser que quelqu'un qui achète son matériel professionnel va se voir imposer des logiciels dont il ne veut pas? Indépendamment de ça, de nombreux services sont au bord de la rupture (manque d'effectif, problèmes RH, manque de budget, etc), est-ce que c'est réellement envisageable de modifier les chaines logicielles? Il n'existe pas de loi qui puisse imposer aux services de ne pas dysfonctionner; quand le support informatique est défaillant, inadapté ou inexistant, il se passera à peu près n'importe quoi.

    3. Ces arguments semblent assez archaïques en 2026; puisque l'enjeu devrait plutôt se situer au niveau des outils logiciels disponibles sur les plateformes / cloud plutôt que sur les binaires installés sur les machines. Ce qui est primordial pour le citoyen c'est de pouvoir échanger de manière transparente avec l'administration, et pas d'aller auditer les systèmes informatiques de l'État pour y chasser les lecteurs de pdf non-libres. Or, à lire ces arguments, on se croirait encore en 2000, comme si les gens allaient fournir des documents sur clé USB ou par email aux administrations. À ma connaissance, la plupart des administrations échangent via une interface web, pas par un client lourd. Par exemple, quand quelqu'un dépose des pièces jointes pour monter un dossier CAF, les agents de la CAF ne vont pas télécharger des fichiers .doc ou .pdf sur leur poste de travail pour les ouvrir; ils vont les visualiser par une interface sans les stocker en local. Le travail de conversion éventuel entre le fichier déposé par un particulier et le système informatique est donc centralisé sur le serveur, qui peut à son tour modifier le format, compresser, harmoniser, modifier les métadonnées des fichiers, etc.

    4. L'argument du coût revient systématiquement, avec toute l'ambiguité qu'il y a sur les coûts directs et indirects. Il existe bien sûr des cas où les logiciels libres fournissent des équivalents à peu près équivalents des logiciels propriétaires, mais c'est assez rare, et s'il n'y a aucune entreprise derrière, il n'y aura jamais de réponse à l'appel d'offres. La plupart du temps, les éditeurs ont des offres complètes, avec du support et/ou de l'hébergement, qui n'ont pas souvent d'équivalents pour les logiciels libres. Quand l'équivalent existe, il est souvent proposé par des entreprises beaucoup plus petites, qui n'ont pas les moyens de répondre aux appels d'offre de l'État. La sélection se fait donc surtout sur la capacité à répondre aux appels d'offre, ce qui n'est pas du tout la manière dont les particuliers comme nous utilisent les logiciels libres. On est en plein dans l'ambiguité argumentatoire : est-ce que les logiciels libres sont gratuits? Parfois oui, parfois non. Pour qu'une entreprisé réponde à un appel d'offre de l'État, alors c'est non. Et est-ce que c'est moins cher que les logiciels propriétaires? Avec l'optimisation fiscale et les effets d'échelle des géants de l'industrie logicielle, c'est même pas sûr. L'idée que l'État ferait des économies en utilisant des logiciels libres n'est peut-être même pas très concrète; en tout cas, rien dans ces argumentaires ne me semble résister à la moindre analyse un peu pragmatique de la situation.

  • [^] # Re: Différence d'expérience

    Posté par  . En réponse au lien Podcast: Quand les chercheurs entraînent l'IA. Évalué à 6 (+3/-0).

    Vu la foultitude de LLM disponibles, les gazillions d'utilisations possibles, et la diversité dans les ressources disponibles selon les approches, ça ne m'étonne pas que les gens puissent avoir des expériences très différentes.

    Je trouve que dans le milieu informatique, la plupart des utilisateurs sont assez négatifs : soit ils attendent énormément des LLM (typiquement, ils ont des attentes qui dépassent ce que la plupart des programmeurs humains peuvent sortir à leur premier jet), soit ils ont tellement peur que leur job soit dans la balance qu'ils se rassurent comme ils peuvent en mettant en avant le moindre problème sur 10k lignes de code.

    Pour le témoignage en question, je trouve qu'il est beaucoup trop tôt pour tenter un quelconque bilan. Non seulement les chercheurs sont loin de s'être appropriés l'outil, mais en plus il n'y a aucune référence éthique qui pourrait permettre de savoir si les usages sont conformes aux attentes de la communauté ou non. Par exemple, les LLM sont en général bons pour lire/écrire des textes, et donc pour court-circuiter la communication entre chercheurs (via les publications scientifiques). Est-il éthique de se faire assister d'un LLM pour les écrire? Pour faire une synthèse bibliographique? Pour les utiliser lors de l'évaluation par les pairs? C'est totalement flou; il ne fait aucun doute qu'un chercheur qui utiliserait très abondamment les LLM pour ça aurait un avantage "compétitif" sur les autres en terme d'évaluation et de productivité apparente, sans bien sûr que la production de connaissances scientifiques soit améliorée.

    Comme le témoignage parle d'un "enseignant chercheur", la partie enseignement est aussi centrale. Or, pour le coup, je trouverais totalement déplacé (voire du domaine de la faute professionnelle) de confier le moindre enseignement à un LLM; tout au plus pourrait-on lui confier des tâches techniques (nettoyer ou réorganiser un diaporama, etc). Pour les corrections de copies, je n'en sais rien (je pense qu'il s'en sort très bien et donne des résultats plus fiables qu'un humain, mais est-ce éthique?).

  • [^] # Re: Évaporation

    Posté par  . En réponse au lien Des milliers de milliard de dollars évaporés des bourses chinoises dans la course à l'IA contre les États-Unis. Évalué à 3 (+0/-0).

    Tu veux dire que du coup tout est parti dans des bulles spéculatives? Je crois que c'est la seule alternative à l'inflation, non?

  • [^] # Re: Faut pas vouloir se créer un compte quand on est en vacances dis donc !

    Posté par  . En réponse au message Qobuz -- Qui s'y connaît en RGPD?. Évalué à 3 (+0/-0). Dernière modification le 29 octobre 2026 à 15:53.

    je me dis « chiche ça parle ma langue » et non « c’est là que j’habite ».

    Ça n'est pas grave. Tu t'apercevras qu'il y a un problème au moment où tu vas rentrer ton adresse et où le champs "pays" ne sera pas correct.

    Je ne dis pas que leur procédure est claire—le plus simple serait de mettre à jour le pays pour lequel le contrat est conclu à partir de l'adresse, et de ne pas faire des "silos" à partir de la page d'accueil, mais note que les prix sont différents, donc tu pourrais te plaindre d'avoir été appâté par un prix concurrentiel puis mis devant le fait accompli au moment où tu passes la commande. D'ailleurs, je viens de prendre un exemple au pif (canalplus.com), et c'est exactement la même interface : déduction de la zone géographique à partir de l'IP, et modification par un bouton en bas de page (moins visible, parce que pas de drapeau, mais moins ambigü, parce que tout est toujours en français; il y a notamment des zones "Guadeloupe" ou "Réunion" qui sont plus chères que "France Métropolitaine").

    Note aussi que la question de la langue et du pays de résidence n'est pas si indépendante que ça; la législation locale impose parfois une langue pour le contrat. Par exemple, si tu es Polonais résident Français, le contrat doit être rédigé en français.

    En tout cas, ce qui est clair, c'est que c'est risqué de visiter ce genre de pages à partir d'IP mal géocalisables (VPN ou autres). On risque de se retrouver à avoir des prix et des contrats qui ne correspondent pas à la zone où on habite.

  • [^] # Re: Évaporation

    Posté par  . En réponse au lien Des milliers de milliard de dollars évaporés des bourses chinoises dans la course à l'IA contre les États-Unis. Évalué à 3 (+0/-0).

    Pas partout, et surtout pas au moment de la création monétaire (par l'emprunt ou par la planche à billets). Si tu empruntes de l'argent pour investir dans un data center, tu ne peux pas acheter des patates avec. Quand l'État choisit d'injecter du pognon, en général, il choisit quel truc est financé (leasing social pour voitures électriques fabriquées en Europe, etc).

    Par contre, ce qui est vrai, c'est que la valeur de la monnaie change de manière uniforme. Si tu ajoutes de la monnaie qui ne correspond pas à des richesses (par exemple, planche à billets pour rembourser tes dettes), tu auras moins de richesses en échange d'1€. Tu as fais apparaitre de l'argent, mais pas de richesses, c'est un jeu comptable, qui va se répercuter par de l'inflation; même si tout se passe bien, avant tu gagnais 1000€ et tu pays 10€ pour une coupe de cheveux, et après tu gagnes 2000€ et tu payes 20€ pour une coupe de cheveux. Tu as plus de monnaie mais tu n'es pas plus riche.

    Pour revenir au sujet, si j'ai bien pigé l'idée générale, les milliards disparus se sont ajoutés à la masse monétaire sans créer de richesses. Tu empruntes 1000€ à la banque, tu achètes un tableau à 1000€ à un peintre qui vient de le faire, tu le fais évaluer par un expert, qui te dit qu'il ne vaut en fait que 500€ et que tu t'es fais pigeonner. Il y a eu 1000€ d'injectés dans l'économie mais seulement 500€ de richesse crées, les 500€ qui restent vont contribuer à l'inflation de l'euro. L'effet disparaitra quand tu auras remboursé tes 1000€ avec des vraies richesses.

  • [^] # Re: Évaporation

    Posté par  . En réponse au lien Des milliers de milliard de dollars évaporés des bourses chinoises dans la course à l'IA contre les États-Unis. Évalué à 4 (+1/-0).

    Il n'y a pas d'excès de monnaie pour financer les universités

    Parce que pour financer les universités il faut de vraies ressources, pas du faux pognon.

    ça pousse à fabriquer des usines de matos et des centrales à gaz

    C'est vrai, mais beaucoup moins que ce qui est prévu (ne serait-ce que parce que c'est physiquement impossible). Si je veux acheter 1 milliard de cartes GPU et que j'ai le pognon pour acheter 1 milliard de cartes GPU, je ne peux pas acheter 1 milliard de cartes GPU. Je peux peut-être en acheter quoi, 10 millions? Donc tout le pognon que je prétends avoir pour en acheter plus de 10 millions, c'est du pognon "virtuel". Cet argent ne peut pas concrètement être échangé contre les ressources dont j'ai besoin.

    Pour la dette, c'est de l'argent qui a été échangé contre des richesses qu'on n'avait pas encore. Les richesses ont été achetées (les fonctionnaires et les retraités ont été payés, ils ont acheté des brocolis et des merdouilles en plastique sur Amazon avec l'argent, les infrastructures ont été construites, les actionnaires ont récupéré et dépensé l'argent qui aurait dû partir en fiscalité), et maintenant il va falloir fournir l'équivalent en richesses. On imagine bien que les créanciers ne vont pas se contenter de faux pognon…

  • [^] # Re: Évaporation

    Posté par  . En réponse au lien Des milliers de milliard de dollars évaporés des bourses chinoises dans la course à l'IA contre les États-Unis. Évalué à 3 (+0/-0). Dernière modification le 28 octobre 2026 à 10:34.

    En théorie, mettre du faux pognon sur de faux investissements n'a que peu de conséquences. En pratique, on voit bien que ça n'est pas vrai, ça draine des ressources matérielles (crise de la RAM, conso électrique des fermes à Bt, etc). Mais en tout état de cause, je ne crois pas vraiment que l'investissement spéculatif détourne des ressources, est-ce que ça n'est pas simplement le symptome d'un excès de monnaie?

  • [^] # Re: Évaporation

    Posté par  . En réponse au lien Des milliers de milliard de dollars évaporés des bourses chinoises dans la course à l'IA contre les États-Unis. Évalué à 4 (+1/-0).

    Dans ce cas, un logiciel, actif intangible par excellence, n'aurait aucune valeur ?

    Ah non, je n'ai pas dit ça, je voulais simplement dire que les richesses peuvent disparaitre, mais pas la valeur de la monnaie. Si on brûle du pétrole, on a moins de richesses qu'avant. Si la banque centrale brûle un milliard en billets, on est aussi riches qu'avant (collectivement). C'était juste pour faire le lien avec le titre de la news, comme si une baisse des cours nous avait rendus plus pauvres. En réalité, c'est l'évaluation de la richesse qui a changé, pas la richesse. Si on apprend que le Van Gogh qui traine dans le salon est un faux, on n'a rien gagné ou perdu, on a juste rajusté l'évaluation de notre richesse.

    Par contre, pour revenir sur les logicielles, ça me semble difficile d'accorder la valeur "richesse" d'un logiciel libre et sa valeur marchande. Le logiciel peut être essentiel à l'économie, sa valeur marchande peut rester faible. C'est un bien commun, comme l'air, les infrastructures routières, etc. Ça fait partie de notre richesse collective, ça nous permet de créer d'autres richesses, mais on ne le compte pas quand on calcule le PIB ou d'autres indicateurs économiques.

    Les dernières nouvelles font état d'une valorisation d'environ 1,25 T$,

    J'avais pris OpenAI comme exemple caricatural d'une entreprise qui ne vaut peut-être rien, mais j'aurais dû être plus prudent, parce qu'évidemment je ne prétends pas mieux connaitre la valeur d'une entreprise que les gens dont c'est le métier. Je doute simplement que la valorisation > 1T$ reflète l'anticipation sur les dividendes, c'est plus une valorisation spéculative dans un climat de bulle, auquel cas une action openAI ne vaut pas plus qu'un Bt par exemple. Imaginons que c'est le cas et qu'une action OpenAI vaut 1 Bt, c'est à dire 0 en termes de richesse; la valeur de cet actif n'existe que par ce qu'on peut espérer en le revendant, c'est une sorte de monnaie, mais pas une richesse.

    C'est la principale limite à mon avis à l'argument du partage de la richesse : les "ultra-riches" ont évidemment accès à une quantité astronomique de vraies richesses, mais leur patrimoine est aussi beaucoup basé sur des valeurs d'échange théoriques de ce type. Ça n'est pas seulement une histoire de valeur marginale, c'est aussi l'idée que cette "richesse" qui n'en n'est pas peut disparaitre si on décide collectivement qu'elle n'existe pas (comme un porteufeuille de Bt par exemple). Ce que ça veut surtout dire, c'est qu'on ne peut pas prendre cette richesse pour distribuer aux pauvres en espérant les rendre moins pauvres, en tout cas pas du tout en appliquant la seule valeur d'estimation de ces valeurs, qui dépendent de prédictions macro-économiques (croissance mondiale, taux d'intérêt…) qui seraient de toutes manières affectées par cette redistribution. Ça rendrait par contre les riches moins riches, ce qui est peut-être moralement défendable, mais ça ne sortirait pas les pauvres de la pauvreté.

  • [^] # Re: Faut pas vouloir se créer un compte quand on est en vacances dis donc !

    Posté par  . En réponse au message Qobuz -- Qui s'y connaît en RGPD?. Évalué à 3 (+1/-1).

    C'est comme ça pour tout, les offres sont toujours localisées.

    Par exemple, sur https://www.qobuz.com/be-fr/music/streaming/offers, on a l'offre studio à 13.99/mois, et l'offre Sublime à 16.99/mois. Sur https://www.qobuz.com/fr-fr/music/streaming/offers, l'offre studio est à 12.49 / mois.

    Le site semble utiliser l'IP pour rediriger vers le site proposant les offres pour le pays de l'IP, ce qui ne me semble pas déconnant. Il n'y a aucun secret, on peut accéder de n'importe où à toutes les offres pour tous les pays couverts.

    Et… magie d'Internet, on scrolle en bas de la page, et il y a un petit drapeau. On le change en "Pologne" et on accède à la version pl-pl du site, donc il n'y a pas besoin de bricoler l'URL à la main.

    Bref, à part un léger problème d'ergonomie (et peut-être un manque de clarté dans la raison pour laquelle on ne peut pas changer le pays lors de la souscription, ce que je n'ai pas testé), tout ça me semble 1) très logique, et 2) très standard.

    À mon avis, l'OP n'a aucune marge de manoeuvre. Par erreur (ou mauvaise foi, ça ne change pas grand chose), il a souscrit à une offre pour un pays qui n'était pas le sien—la raison pour laquelle il s'est trompé est claire, il utilisait un VPN et n'a pas noté qu'il n'était pas sur la bonne page. Cependant, cette erreur n'a pu que lui sauter aux yeux au moment où il a rentré son adresse, puisque le pays de résidence était en dur. Valider une adresse dans un pays qui n'est pas le sien me semble injustifiable, c'est évident qu'il s'agit d'une fausse déclaration et que le contrat est nul (une tentative de fraude est même possible à prouver devant un juge). C'est aussi évident qu'il n'est pas possible de transférer un tel contrat, puisque chaque contrat est établi conformément au droit local et à une politique tarifaire spécifique. La demande de l'OP de simplement changer le pays de résidence est donc impossible, changer de pays veut dire changer de contrat, de tarif, de conditions générales, etc.

    Donc pour moi, il n'y a aucune entourloupe, aucune zone grise, aucun RGPD ou quoi que ce soit à invoquer : les informations fournies par le client sont fausses, le contrat a été établi pour un résident Luxembourgeois, un contrat différent doit être fourni pour un résident Belge, et il ne s'agit absolument pas de la simple correction d'une donnée personnelle.

    Peut-être est-ce dû à une interface peu claire, et c'est probablement à invoquer si l'on demande un traitement commercial particulier (annulation après la période d'essai théorique, etc), mais simplifier ça en "c'est le site qui a fait une erreur" me semble une manipulation grossière. Le site a pré-sélectionné une option sur la base d'une information qu'il avait, il existait un moyen simple de changer cette option (un drapeau en bas de la page) et un moyen simple de se rendre compte de l'erreur (pays non-modifiable dans l'adresse du client).

    Sans m'engager, j'ai de toutes manières l'impression que de servir la page d'accueil en fonction de la localisation présumée de l'IP est une pratique tout à fait courante, donc il est même difficile d'évoquer une quelconque faute du site en question.

  • [^] # Re: Évaporation

    Posté par  . En réponse au lien Des milliers de milliard de dollars évaporés des bourses chinoises dans la course à l'IA contre les États-Unis. Évalué à 9 (+6/-0).

    C'est le jeu de la spéculation, les milliards n'existe que si suffisamment de gens sont convaincus qu'ils représentent des richesses physiques réelles (ou qu'ils puissent être convertis en richesses). Les vraies richesses peuvent disparaitre quand elles sont détruites physiquement (en brulant du pétrole ou en mangeant du blé, par exemple).

    Je ne comprends pas tout à l'économie, mais j'ai l'impression que personne ne comprend que c'est les richesses qui se partagent, pas les milliards. Si on nationalise par spoliation une entreprise qui ne vaut probablement rien (OpenAI?) et qu'on redistribue les actions à tous les citoyens, on ne sera pas plus riches individuellement.

  • [^] # Re: Objet de la plainte ?

    Posté par  . En réponse au message Qobuz -- Qui s'y connaît en RGPD?. Évalué à 1 (+3/-5).

    Je me suis inscrit et EUX ont DÉCIDÉ que j'habitais au Luxembourg

    Vous voulez un conseil ou vous voulez que des gens confirment votre montage théorique fumeux?

    Arrêtez de me prendre pour un idiot et de jouer l'idiot. Quand vous vous êtes connecté au site depuis une IP Luxembourgeoise, le site vous a proposé un contrat Luxembourgeois valable depuis le Luxembourg à un tarif et à des conditions spécifiques aux résidents du Luxembourg. J'imagine que l'adresse au Luxembourg était notée en dur dans votre adresse postale. Comme vous l'avez dit, vous n'aviez pas le choix : soit vous n'avez pas fait attention, soit vous avez donc signé un contrat en sachant que le pays de résidence n'était pas correct.

    Vous ne pourrez pas changer cette donnée sans résilier le contrat. Ça n'est pas un problème de RGPD, c'est un problème de conditions commerciales. Les contrats proposés aux Belges, aux Français, aux Luxembourgeois, ne sont pas les mêmes, les conditions sont différentes et adaptées au droit local (âge du souscripteur, conditions de résiliation, résolution des litiges…), les prix sont peut-être mêmes différents, et les factures peuvent même être dans des devises différentes. Changer le pays de résidence, c'est changer le contrat, à moins qu'il n'existe une procédure interne pour transférer un contrat d'un pays à l'autre (c'est du ressort des conditions générales de vente). La solution qu'ils semble avoir proposée (résilier le contrat Luxembourgeois et signer un nouveau contrat Belge) me semble parfaitement honnête et équilibrée, c'est d'ailleurs à mon avis la seule qui vous protège de l'accusation d'avoir fourni des renseignements frauduleux lors de l'inscription.

    Pour aller dans votre sens, pré-remplir le formulaire avec un pays déduit de l'IP de connexion semble assez dangereux; ne pas permettre de le modifier peut être frustrant et perdre éventuellement des abonnés qui n'arrivent pas à accéder au bon formulaire. Valider une inscription à un service commercial avec un pays de résidence erronée est par contre votre responsabilité, que ça soit volontaire ou involontaire, et je pense que de fait le contrat est nul. Je ne vois pas quel autre recours vous pourriez avoir à part la demande d'annulation du contrat.

    Après, je ne suis pas juriste, donc si vous préférez d'autre avis, je vous en prie. Je trouve simplement que la présentation que vous faites de la situation n'est pas logique, et que votre demande est incompréhensible à partir du moment où le pays de résidence apparaissait clairement dans le contrat que vous avez signé. Vous ne demandez pas à rectifier une information personnelle, vous demandez de changer le droit applicable au contrat sans signer de nouveau contrat, ce qui semble totalement impossible.

  • [^] # Re: Google

    Posté par  . En réponse au journal Cartes des trains français en 1894. Évalué à 1 (+2/-4).

    Pense tu que, au vu de l'impact environnemental de l'IA, cet usage de l'IA soit pertinent dans un contexte de crise climatique?

    Quid de l'impact environnemental de la bande passante nécessaire à l'envoi de tels commentaires?

  • [^] # Re: Objet de la plainte ?

    Posté par  . En réponse au message Qobuz -- Qui s'y connaît en RGPD?. Évalué à -1 (+0/-4).

    Si j'ai bien compris (mais peut-être n'ai-je pas compris), vous avez souscrit une offre destinée à un résident Luxembourgeois. Peut-être n'auraient-ils pas dû inférer votre domicile à partir de votre IP (c'est même certain), mais je n'ai pas compris ce que vous souhaitez réellement : continuer sur l'offre Luxembourgeoise mais avoir une adresse en Belgique, ou passer de l'offre Luxembourgeoise à l'offre Belge? Dans les deux cas, je ne vois pas comment ça puisse être possible, le premier cas semble interdit par les conditions commerciales (sinon il suffirait de déclarer habiter en Inde pour accéder aux tarifs indiens…), et le deuxième nécessite forcément une résiliation puisque le contrat serait différent.

    Ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi vous pensez qu'il est possible de changer de pays de résidence sans changer d'offre. L'offre est nécessairement liée au pays de résidence, notamment parce que chaque offre est différente puisque nécessairement compatible avec le droit local (et avec des tarifs ajustés en fonction du contexte). Dans les conditions commerciales, il y a forcément un endroit où ils expliquent que l'offre Luxembourgeoise est réservée aux résidents Luxembourgeois.

  • [^] # Re: Objet de la plainte ?

    Posté par  . En réponse au message Qobuz -- Qui s'y connaît en RGPD?. Évalué à 5 (+2/-0).

    Il s'agit de points hyper techniques, mais le droit de rectification ne donne pas droit automatiquement à changer d'offre commerciale. C'est très courant (et même standard) d'avoir des offres différentes en fonction du pays; tu souscris à un service en fonction de ton pays (ici qui semble avoir déduit à partir de l'IP, ce qui est débile mais probablement pas illégal), si tu as conclu le contrat dans les conditions proposées, ça me semble relever en effet du droit à la consommation. De leur côté, ils ne peuvent pas changer le pays "pour des raisons techniques", mais je vois bien venir la raison technique, c'est que changer le pays ne pourrait pas se faire à offre constante parce que ça n'est pas prévu dans le système. Il aurait mieux valu qu'ils prévoient deux champs pour le pays, un pour l'offre commerciale et un pour le domicile, pour prévoir les cas un peu tordus comme le tien, afin de pouvoir modifier le pays de résidence tout en conservant l'offre, mais s'ils ne souhaitent pas se livrer à une telle gymnastique coûteuse et probablement sans aucun intérêt pour eux. J'ai du mal à comprendre en quoi l'option résiliation pour déménagement-nouveau contrat n'apparaitrait pas acceptable pour un juge, par exemple, mais je n'ai probablement pas assez compris les tenants et les aboutissants.

  • [^] # Re: Mmmh

    Posté par  . En réponse au journal Pourquoi tout le monde en parle ?. Évalué à 3 (+0/-0).

    Ce qu'on sait, c'est qu'on n'a trouvé aucun indice clair de sélection récente de ce type au cours de la période historique (les 4000 dernières années, en gros). Ce que tu décris est une minuscule période au cours de l'histoire de l'Homme, il y a 5000 ans aucun groupe humain n'intéragissait avec personne d'autre que ses voisins. Ça n'est pas que de la violence d'ailleurs, tu peux commercer, échanger des femmes, etc. avec tes voisins, mais c'est à peu près la même chose que pour les grands singes. Ce qui a justifié l'évolution du cerveau dans la lignée humaine n'est pas la période historique.

    La dynamique évolutionnaire de l’humain est semblable à un grain de maïs qui explose.

    C'était la justification de l'évolution de la sélection fréquence-dépendante négative (l'important n'est pas d'être "bien", comme une plante qui s'adapte au changement climatique, c'est d'être "mieux" que les conspécifiques, puisque c'est la seule explication à l'emballement. Et ça ça ne fonctionne qu'en situation de compétition).

    La compétition entre groupes sociaux est une possibilité théorique, mais la sélection de groupe fonctionne très mal. Par exemple, il faudrait que deux groupes distincts génétiquement se confrontent (les spartiates contre les athéniens?), l'un des deux est plus "intelligent", gagne, et envahit le territoire en répandant ses gènes. Ce n'est pas efficace du tout, parce que les évènements de sélection sont rares, et que le flux de gènes entre les groupes supprime l'effet (or, il y a beaucoup d'échanges génétiques entre les groupes humains). Il semble beaucoup plus crédible qu'il s'agisse de compétition intra-groupe. Ça peut être de la sélection sexuelle par exemple (les femmes préfèrent les hommes avec un gros cerveau), mais mon intuition me pousse plutôt à l'accès à un statut social supérieur (chef, chaman, etc) qui permet d'avoir plus de femmes, plus de ressources pour élever ses enfants… Tout ça peut être faux, mais ça me semble assez parcimonieux. Le seul contre-argument semble être que ça serait plus "moral" si notre gros cerveau avait évolué pour plus de coopération, parce que ça justifierait que nous ne soyons pas une espèce "comme les autres". Mais comme la coopération est une stratégie "gagnant-gagnant", le partenaire plus intelligent ne tire pas d'avantage, ce qui fait disparaitre le niveau de sélection intra-groupe (individuelle) qui est le niveau prévalent pour la sélection Darwinenne.

    L'anecdote des dinosaures proposées par Richard Dawkins (qui n'est pas une référence sur d'autres thèmes, soit dit en passant), est particulièrement illustrative de la manière dont beaucoup de gens comprennent mal la sélection naturelle. Deux petits dinosaures courent avec un T. rex aux fesses, et l'un dit à l'autre "je ne sais pas pourquoi on court, le T. rex est sûr de nous rattraper", et l'autre répond "je ne cherche pas à courir plus vite que le T. rex, je cherche à courir plus vite que toi". C'est ça la sélection naturelle, le moteur est la différence de performances entre individus de l'espèce, et pas l'amélioration de la performance du groupe. Essayer de justifier l'évolution d'un caractère (comme la taille du cerveau chez l'homme) par autre chose que l'accès différentiel à la survie et à la reproduction à l'intérieur du groupe n'est pas une hypothèse très solide.

  • [^] # Re: Un jour

    Posté par  . En réponse au lien Le décompte final a commencé : Voyager 1 va franchir une distance si grande qu’il faut changer d’échelle d’unité. Évalué à 10 (+8/-1).

    Ça fait longtemps qu'on peut dire ça toutes les secondes à propos de Voyager 1 :-)

    Même pas!!!! :-)

    Voyager s'éloigne du soleil à ~ 17km/s, la Terre tourne autour du soleil à 29 km/s, il y a donc une période dans l'année (plusieurs mois) pendant lesquels Voyager 1 s'approche de la Terre.

  • [^] # Re: Mmmh

    Posté par  . En réponse au journal Pourquoi tout le monde en parle ?. Évalué à 3 (+0/-0).

    OK, on ne va pas passer des heures là dessus.

    1) j'émets juste une hypothèse "éclairée". La structure sociale des humains est très comparable à celle de nombreuses autres espèces, qui n'ont pourtant pas des cerveaux extraordinairement gros. Ça veut dire que la force de sélection pour les gros cerveau du fait de la structure sociale ou de la coopération n'est pas extrêmement forte et n'explique en aucun cas pourquoi notre cerveau est plus gros que les chipanzés, par exemple. Les chimpanzés ont à peu près la même structure sociale et à peu près le même type de coopération que les humains, donc il faut trouver ce qui différentie l'environnement de l'homme et du chimpanzé.

    La principale (seule?) différence est que les chimpanzés interagissent avec d'autres chimpanzés, et que l'homme interagit avec d'autres hommes. Le reste est très similaire. Si sélection pour la complexité il y a, elle est nécessairement due à un effet d'emballement (sélection fréquence-dépendante négative): il te faut un cerveau plus gros que celui des autres humains (pas juste un gros cerveau pour gérer un environnement complexe).

    À ma connaissance, la coopération ne produit jamais de sélection fréquence-dépendance négative. C'est toujours de la compétition, de la sélection sexuelle, des interactions hôte-parasites, etc. qui peuvent en produire. La sélection pour un comportement collaboratif n'est pas à même de produire ce type de sélection. D'où mon hypothèse éclairée.

    Le coup de la conjonction de facteurs est peut-être vrai, mais ça n'est jamais une explication. Je te fournis une explication avec un seul facteur, tu réponds "c'est plus certainement plein de facteurs", mais "plein de facteurs" n'est pas une explication, ça n'est pas testable, ça ne repose sur rien à part le fait que tu n'aimes pas mon hypothèse.