chilinhualong a écrit 9 commentaires

  • # La suite , la suite ...

    Posté par  . En réponse au journal De la rigueur dans la programmation. Évalué à 10 (+19/-0). Dernière modification le 05 février 2026 à 21:42.

    • Scheme / Lisp
      Les langages qui te regardent droit dans l’âme en disant : « tout est une liste, fais-en quelque chose de beau ». Minimalistes, élégants… et capables de retourner ton cerveau avec trois parenthèses bien placées.

    • Fortran
      Le vétéran increvable. Pas là pour faire joli, mais pour calculer plus vite que la lumière. Si ton code fait décoller une fusée ou simule un trou noir, il y a de grandes chances que Fortran soit dans le coin.

    • COBOL
      Le dinosaure qui refuse de mourir. Verbeux, sérieux, mais toujours en train de faire tourner banques et administrations pendant que les autres langages vont et viennent. Respect éternel.

    • Pascal
      Le prof sympa mais strict. Il t’apprend à bien penser avant de coder, à structurer proprement, à respecter les règles. Pas le plus fun du groupe, mais clairement celui qui t’a donné de bonnes manières… et dont l’ombre plane encore sur pas mal de langages modernes.

  • [^] # du triangle de corail au triangle d or

    Posté par  . En réponse à la dépêche MeshCentral, alternative à TeamViewer et RustDesk. Évalué à 1 (+0/-0).

    Je pense qu’un scammer indonésien au jackpot s’est retrouvé sur DLFP, un modo pour rectifier le tir ?

  • # In memoriam to James Scott de la Zomia en Asie du Sud Est et Expo Bitcoin de Liu Chuang 刘窗

    Posté par  . En réponse au lien Les sites de minage de Bitcoin correspondent aux territoires de la Zomia. Évalué à 6 (+5/-0). Dernière modification le 23 janvier 2026 à 15:30.

    Merci beaucoup pour le lien vers l'exposition de Liu Chuang 刘窗 et son lien avec la Zomia. L auteur de ce concept, James Scott, était en effet une figure extrêmement influente sur le regard porté sur ces pratiques, notamment grâce à son analyse novatrice des peuples des hautes terres d'Asie du Sud-Est. Je viens de voir qu'il a été bronsonisé en juillet 2024. :(

    Il avait permis, à travers le concept de Zomia développé dans son ouvrage L'Art de ne pas être gouverné, de désigner ces vastes régions où des sociétés montagnardes ont délibérément échappé à la domination des États des plaines. Lauréat du prix Albert O. Hirschman, Scott proposait un renversement théorique majeur : ces populations ne sont pas des « vestiges primitifs », mais des réfugiés politiques actifs ayant transformé leur marginalisation géographique en stratégie d'autonomie. En adoptant des pratiques comme l'agriculture itinérante – difficile à taxer –, l'oralité – résistant à l'administration écrite – et des structures sociales fluides, elles ont forgé de véritables « technologies de l'anarchie ». Si l'ère moderne a réduit ces espaces de non‑gouvernance, le concept de Zomia reste un outil puissant pour repenser l'histoire depuis les marges.

    L'article en hommage publié sur OpenEdition, Le concept de Zomia en Asie du Sud-Est : In Memoriam James C. Scott (1936-2024), en témoigne.

    Ensuite, le compte rendu de l'expo est éclairant à plusieurs égards, notamment parce qu'il révèle un paradoxe fondamental : l'économie décentralisée du Bitcoin dépend en réalité d'infrastructures énergétiques centralisées qui exploitent les mêmes régions périphériques que les minorités ethniques historiquement marginalisées de la Zomia.

    L'œuvre de 刘窗 Liu Chuang établit un parallèle entre deux processus de la valeur séparées par 2 500 ans : la fonte du bronze monétaire en cloches rituelles (编钟 / 編鐘, biānzhōng) sous la dynastie 周 (Zhōu), Le roi 周景王 (Zhōu Jǐng Wáng) extrayait le 铜 (銅, tóng) — le cuivre — de l’économie réelle pour produire du 声 (聲, shēng) — le son — et du 威望 (wēiwàng) — le prestige. En parallele il y a la conversion contemporaine d'énergie massive dont hydroelectrique en signatures numériques au format hash sur la Blockchain. Ces deux processus provoquent une inflation economique et une réorganisation des territoires et de leurs rapports locaux.

    Les technologies les plus avancées reconduisent des logiques anciennes d'extraction et de centralisation, interrogeant ainsi les promesses de décentralisation et leur impact sur les identités culturelles.

  • # Il manque ....

    Posté par  . En réponse au journal [Hors sujet] Des tablettes lave-vaisselle tout-en-un. Évalué à 10 (+14/-1).

    La Poudre Verte !

  • [^] # Re: Utilité des petits inutilitaires : Xeyes et XWayland

    Posté par  . En réponse à la dépêche MeshCentral, alternative à TeamViewer et RustDesk. Évalué à 1 (+0/-0).

    En cas de soucis avec Xwayland et Meshcentral, le fichier de config a modifier :

    How to configure a MeshCentral client to replace Xwayland with Xorg

  • # Utilité des petits inutilitaires : Xeyes et XWayland

    Posté par  . En réponse à la dépêche MeshCentral, alternative à TeamViewer et RustDesk. Évalué à 5 (+4/-0). Dernière modification le 20 janvier 2026 à 13:08.

    Identifier les fenêtres X11/XWayland avec Xeyes

    Comme présenté dans Au Source du Fun numéro 1, vous pouvez utiliser Xeyes pour voir facilement quelles fenêtres sont des applications X11 fonctionnant via XWayland et celles qui sont Wayland Natives

    En synthese :

    1. X11 est l’ancien système de gestion des fenêtres sous GNU/Linux, utilisé par beaucoup d’applications historiques.

    2. Wayland est le protocole moderne

    3. XWayland est une couche de compatibilité : elle permet aux applications X11 de fonctionner dans un environnement Wayland. Du coup, certaines fenêtres semblent normales sous Wayland, mais elles tournent en réalité via X11/XWayland.

    4. Xeyes ne réagit qu’aux fenêtres X11/XWayland et ne détecte pas les applications venant de Wayland .

    Source Reddit

  • [^] # Re: #ComicsSansIA

    Posté par  . En réponse au lien Manifeste contre la traduction des bandes dessinées asiatiques par IA. Évalué à 1 (+0/-0).

    Ce serait plus Comic Sans MS, en effet

  • [^] # Re: Mon logiciel est un artiste

    Posté par  . En réponse au journal AuX sources du fun N° 1 : retrouver le fun dans les inutilitaires graphiques. Évalué à 1 (+0/-0).

    Merci beaucoup pour ton commentaire. Je viens de me rendre compte que j’ai oublié d’intégrer un passage dans la partie consacrée à Gource, en conclusion de mon texte.

    Un modérateur pourrait-il m’indiquer comment procéder pour ajouter ce passage ou le mettre dans la partie idoine ?

    Voici le passage concerné :

    Ainsi, à travers Gource, l’esthétique du processus de collaboration globale propre au logiciel libre apporte une réponse concrète au questionnement du philosophe Byung-Chul Han (Pyŏng-ch’ŏl Han 한병전), qui déplorait la perte de profondeur au profit de surfaces lisses, brillantes et réflexives, mais fondamentalement creuses. Gource, par sa cartographie en constellations des processus collaboratifs du logiciel libre, démontre qu’il est possible d’évoluer au sein d’une constellation scintillante sans renoncer à la profondeur, celle-ci étant incarnée par le code source, l’historique des contributions et le processus open source d’élaboration collective du logiciel libre.

    Contrairement aux œuvres de Jeff Koons, dont la brillance tend à masquer le vide, la visualisation proposée par Gource repose sur un socle profond, multiple et participatif. La surface lumineuse n’y est jamais autonome : elle renvoie toujours à une réalité sous-jacente faite de travail, de temporalité, de négociations, et de coopérations. En ce sens, Gource peut être considéré comme un exemple paradigmatique d’un reflet brillant issu d’un modèle profondément structuré, à l’exact opposé de l’esthétique lisse et creuse dénoncée par Han.

    Par ailleurs, Gource incarne de manière exemplaire un espace de l’altérité, rendu visible par la contribution de chacun. Chaque contributeur y apporte sa perspective singulière, sa sensibilité propre et sa touche personnelle, participant ainsi à une œuvre collective en perpétuel devenir. Cette dynamique rejoint l’analyse d’Eric S. Raymond dans The Cathedral and the Bazaar, lorsqu’il souligne que « The next best thing to having good ideas is recognizing good ideas from your users », rappelant que la richesse du logiciel libre réside précisément dans la reconnaissance et l’intégration des apports de l’autre.

    Enfin, à l’instar des poèmes de Han Shan surgissant sur les rochers ou les murs, Gource fait apparaître un ciel constellé, où chaque contribution éclaire fugitivement la galaxie vivante du projet, révélant la fluidité d’un processus créatif libre et en mouvement.

  • [^] # Re: Dépêche ?

    Posté par  . En réponse au journal Au source du fun N° Zéro : retrouver le fun dans le libre. Évalué à 2.

    OK pour moi :) Qu’en penses-tu, DevNewton ?