Leslie Lamport, prix Turing 2013

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49
28
mar.
2014
Technologie

Le prix Turing récompense des chercheurs en informatique qui posent des bases sur lesquelles s’appuient non seulement leurs successeurs, mais aussi chacun d’entre nous. Cette année, c’est Leslie qui Lamport (© Shuba) pour ses contributions fondamentales à la théorie et la pratique des systèmes répartis et concurrents, notamment l’invention de concepts tels que la causalité et les horloges logiques, la sûreté et la vivacité, les machines à états réparties, et la cohérence séquentielle.

La suite en seconde partie.

Le colonel Moutarde, sur la table (de hachage), avec un livre de maths

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78
30
déc.
2011
Sécurité

Quand des chercheurs en informatique font de la théorie, certains écoutent, comme les développeurs de Perl. D'autres dorment au fond de la classe : cette fois, le bonnet d'âne est pour PHP, Python, V8 (JavaScript par Google, qui sert par exemple dans node.js), Ruby (sauf CRuby), de nombreux serveurs d'applications en Java, mais aussi ASP.NET. Ils ont dû se réveiller brutalement mercredi, lors d'une présentation d'Alexander Klink et Julian Wälde au Chaos Communication Congress montrant comment saturer très simplement un serveur grâce à une attaque basée sur la complexité algorithmique.

Intel présente un prototype de processeur x86 octatétracontacœur

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24
4
déc.
2009
Matériel
Le projet TeraScale d'Intel vient d'atteindre une nouvelle étape : un prototype de microprocesseur x86 à 48 cœurs. Intel cite comme possibilités d'utilisation l'informatique nébuleuse, où un grand nombre de processeurs sont rassemblés en un même endroits pour mutualiser leur utilisation, ou encore la vision par ordinateur.

TeraScale, un terrain d'expérimentation dans la voie des processeurs massivement multicœurs, avait déjà conduit à la réalisation de Polaris, un processeur octacontacœur (80), mais avec de petits cœurs au jeu d'instruction réduit. Cette fois, grâce à la gravure en 45 nm et à une technologie de haute permittivité (high-k), ce sont bien des cœurs x86 complets qui sont gravés sur une puce de la taille d'un timbre.

Comme chaque cœur gère son état individuellement et peut même s'éteindre, la puce consomme, selon son utilisation, entre 25 et 125 watts. Les cœurs sont regroupés par paires reliées entre elles par un réseau maillé dont chaque lien fonctionne à 64 Gio/s.

Contrairement aux processeurs actuels, la puce n'utilise pas de mécanisme de cohérence de cache, car la communication entre les cœurs repose sur le passage de messages. Le fondeur a présenté une machine basée sur cette puce fonctionnant sous Linux et Windows. Une telle machine peut se voir dotée de plusieurs puces à 48 cœurs et d'un maximum de 64 Gio de mémoire vive.

Jon Kleinberg, le roi rebelle du petit monde

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10
18
mai
2009
Science
L'ACM (Association for Computing Machinery) a décerné son prix Infosys 2008 à Jon Kleinberg, professeur à l'université de Cornell, spécialiste des réseaux sociaux. C'est l'occasion de revenir sur cette notion au cœur de l'informatique actuelle.

La notion scientifique de réseau social est vraisemblablement due à Stanley Milgram. Pour vérifier une idée évoquée par Frigyes Karinthy dans sa nouvelle Chaînes, il lance une expérience en 1967 : il choisit une "cible" et des personnes de départ, puis il envoie à celles-ci des lettres leur demandant de contacter la cible ou, s'ils ne la connaissent pas, de passer le relais (postal) à la personne de leur entourage la plus susceptible de la connaître. Dans tous les cas, on envoie une carte à Milgram pour lui rendre compte. On peut donc considérer Milgram comme l'inventeur de traceroute, anticipant de vingt ans le programme informatique. Le résultat de cette expérience du petit monde est maintenant connu sous le nom de six degrés de séparation. C'est en effet le nombre moyen d'étapes que les lettres ont mis pour arriver à destination.