Journal On cherche mes remplaçants...

53
25
avr.
2017

Pour des raisons indépendantes de ma volonté, je ne peux plus faire de don du sang à usage thérapeutique. Cependant, les besoins existent toujours, aussi j'invite les lecteurs de ce journal à envisager de me remplacer. L'exercice est simple, il suffit de se rendre dans un point de collecte, de répondre à un questionnaire, de voir un médecin, de se faire pomper et de bénéficier d'une collation. Trois types de dons sont possibles :

  • le don de sang total (le seul proposé dans les collectes mobiles) : ça prend une dizaine de minutes, on peut le faire toutes les 8 semaines jusqu'à 5 fois par an… en gros je ne vois pas de raisons de ne pas en faire 5 dans l'année, l'investissement personnel est faible et est largement remboursé par la collation
  • le don de plasma : là ça prend plus de temps, jusqu'à 45 minutes (pour ma part c'était plutôt 35, pourtant je bosse chez SFR, on n'a pas une réputation de haut débit), à Paris on ne vous laisse pas voir la machine qui fait ça (elle est derrière le siège), mais à Brest c'était plutôt drôle on pouvait regarder le plasma être extrait du sang prélevé et le reste être réinjecté, le récipient de plasma faisait des bulles et ça donnait l'impression de produire du cidre… on peut le faire toutes les 2 semaines, donc si vous avez pris un jour de RTT pour un rendez-vous et que vous ne savez pas comment occuper le reste de votre journée, vous pouvez envisager de vous rendre utile
  • le don de plaquettes : là c'est encore plus long, jusqu'à 90 minutes (plutôt 70/75 pour moi), en plus du plasma on extrait les plaquettes ; comme pour le don de plasma, on sera aux petits soins pour vous, on vous servira à boire, vous prêtera si vous le voulez un lecteur DVD (je vous conseille plutôt de prendre de la lecture, les films sont généralement plus longs que le don), ça peut être fait toutes les 4 semaines, si vous êtes dans une entreprise qui vous donne un RTT par mois vous saurez comment l'utiliser

Pour les dons de plasma et de plaquettes, cela se fait en général sur rendez-vous (ou à la demande du centre, si vous acceptez d'être appelés les jours où la pénurie est proche), les centres sont ouverts le samedi mais il est souvent plus simple d'avoir un rendez-vous en semaine.

Sachez que les centres de don du sang enregistrent également les volontaires pour le don de moelle osseuse. Il est assez peu probable que vous soyez amenés à faire un don (la probabilité d'être compatible avec un demandeur est assez faible), mais comme le fichier est international sachez que le jour où ça arrivera vous aurez peut-être un voyage gratuit à l'autre bout du monde, ça pourra faire des souvenirs à raconter !

  • # Don à usage thérapeutique

    Posté par (page perso) . Évalué à 9.

    Je donne régulièrement, mais j'ai été perturbé par un reportage sur Arte sur les médicaments faits avec ces dons. Qu'en est-il en France?

    ⚓ À g'Auch TOUTE! http://afdgauch.online.fr

    • [^] # Re: Don à usage thérapeutique

      Posté par . Évalué à 7.

      En France, on nous demande à chaque don si l'on est d'accord pour que notre sang soit utilisé à des fins non-thérapeutiques (recherche ou enseignement). Pour ma part je me moque bien de ce qu'ils en font, mais en tout cas on n'est absolument pas obligé d'accepter si l'on n'en a pas envie.

      • [^] # Re: Don à usage thérapeutique

        Posté par . Évalué à -2.

        En France, on nous demande à chaque don si l'on est d'accord pour que notre sang soit utilisé à des fins non-thérapeutiques (recherche ou enseignement).

        Ça c'est en théorie. En pratique, le médecin coche la case sans te demander ton avis. C'est une des raisons pour laquelle j'y vais rarement d'ailleurs. J'ai un peu la sensation d'y être traité comme du bétail.

        • [^] # Re: Don à usage thérapeutique

          Posté par . Évalué à 7.

          Ça m'est effectivement arrivé une ou deux fois. Mais ça fait bien longtemps que je n'ai pas vu faire ça, donc il ne faut pas non plus en faire une généralité.
          Ceci dit c'est toi qui fais l'effort de venir donner, tu es donc en droit de lui faire remarquer plus ou moins gentiment que tu ne souhaites pas donner pour un usage non-thérapeutique et lui faire corriger la fiche. Peut-être que la prochaine fois il s'abstiendra.

        • [^] # Re: Don à usage thérapeutique

          Posté par . Évalué à 5.

          Ça ne m'est jamais arrivé, mais rien ne t'empêche de corriger (barrer oui et cocher non). Et par curiosité : pourquoi être contre l'usage pour la recherche ou l'enseignement ?

          Membre de l'april, et vous ? http://www.april.org/adherer

          • [^] # Re: Don à usage thérapeutique

            Posté par . Évalué à 8. Dernière modification le 25/04/17 à 16:47.

            Et par curiosité : pourquoi être contre l'usage pour la recherche ou l'enseignement

            Je suis contre l'utilisation par le privé surtout. J'ai aucun soucis avec le recherche et l’enseignement publiques. Mais le formulaire ne fait pas le détail.

            Moi ça m'est arrivé trop de fois. Et au bout d'un moment, c'est plus perçu comme des maladresses individuelles, c'est un comportement institutionnel.

            • [^] # Re: Don à usage thérapeutique

              Posté par . Évalué à 3.

              C'est peut-être dans ce lieu de collecte, s'il y en a d'autres près de chez toi essaie de voir s'ils font la même chose.

              Membre de l'april, et vous ? http://www.april.org/adherer

            • [^] # Re: Don à usage thérapeutique

              Posté par (page perso) . Évalué à 5. Dernière modification le 25/04/17 à 16:58.

              Je confirme, cela m'est arrivé toutes les dernières fois, au moins 5. Cela ressemble fort à un changement dans l'institution du coup…

              ⚓ À g'Auch TOUTE! http://afdgauch.online.fr

              • [^] # Re: Don à usage thérapeutique

                Posté par . Évalué à 3.

                Perso, à Lyon, ils ne me l'ont jamais coché sans me demander avant. (et la majorité du temps, ils ne demandent pas ni ne coche).

                Ça dépend peut être aussi du groupe sanguin et des besoins à un instant T ?

            • [^] # Re: Don à usage thérapeutique

              Posté par (page perso) . Évalué à 2.

              Tu prends jamais des médicament issus du privé ?

              Qu'on le veuille ou non, le privé joue un rôle très important dans notre système de santé.

              • [^] # Re: Don à usage thérapeutique

                Posté par . Évalué à 6.

                le problème n'est pas la
                le fait de donner le statut de médicament a un produit issus de la collecte de sang a fait que de societes privées peuvent vendre des produit en france issues des pays ou l'on payent des gens pour donner leur plasma
                avant seul la lfs pouvait faire ce genre de produit
                http://www.pptaglobal.org/images/source/2014/SPRING/Individual_Articles/7._European_court_of_justice_turns_focus_to_plasma.pdf

              • [^] # Re: Don à usage thérapeutique

                Posté par . Évalué à 1.

                Tu prends jamais des médicament issus du privé ?

                Si, vivre c'est mon hobby, je fais ça tous les jours, et j'aime bien.

                Pourquoi il y a toujours cette accusation d'hypocrisie ? Je suis quelqu'un de mon temps, je fais les choses que les gens de mon temps font. Ça ne m'interdit pas d'avoir un regard critique sur ces choses.

                Qu'on le veuille ou non, le privé joue un rôle très important dans notre système de santé.

                Et bien, parlons en !

                C'est parce qu'on le veut bien justement. Et uniquement parce qu'on le veut bien. Moi… Je veux pas. C'est funestement inefficient. Littéralement. Et à tous les niveaux : de la recherche au praticien, en passant par la couverture santé et l'industrie pharmaceutique. Du coup à ma petite échelle je fais ce que je peux.

                • [^] # Re: Don à usage thérapeutique

                  Posté par . Évalué à 10. Dernière modification le 26/04/17 à 09:25.

                  Petite correction tout de même: le sang prélevé en France n'est pas utilisé pour faire des médicaments.
                  Je vous renvoie vers le documentaire d'ARTE pour confirmer cela: c'est le sang prélevé aux États-Unis qui est utilisé pour cela (avec les terribles dérives qui sont très bien présentées).

                  Et deuxième précision: si votre don est «valable», il sera donné aux malades. Le sang prélevé par l'EFS pour la recherche provient de personnes qui sont spécifiquement appelées pour cela et qui ne peuvent pas donner aux malades (soit parce qu'ils font moins de 50kg et on ne peut donc pas prélever une poche complète, ce qui est génant pour un usage thérapeutique mais pas pour un usage à fin de recherche, soit pour n'importe quelle autre raison parmi celles découvertes pendant l'entretien).

                  Et pour finir, dans ce cas le sang n'est pas "donné" à la recherche, mais l'institut qui va l'utiliser pour la recherche (l'INSERM ou l'Institut Pasteur par exemple) dédommage l'EFS à hauteur du coût de prélèvement (salaires, collations, matériel, etc.).

                  Bref, en France, donnez du sang, donnez du plasma, donnez des plaquettes, donnez pour la recherche ou pour les malades !

                  edit: typo

                  • [^] # Re: Don à usage thérapeutique

                    Posté par . Évalué à 2.

                    https://fr.wikipedia.org/wiki/Laboratoire_fran%C3%A7ais_du_fractionnement_et_des_biotechnologies
                    le probleme n'est pas que ce soit un médicament mais bien le fait que l'on rémunère les gens pour la collecte

                  • [^] # Re: Don à usage thérapeutique

                    Posté par . Évalué à 7.

                    Petite correction tout de même: le sang prélevé en France n'est pas utilisé pour faire des médicaments.

                    Petite correction de quoi ? J'ai rien dis qui laisse à penser ça (mais ça ne me poserait pas de problème en soit).

                    Et pour finir, dans ce cas le sang n'est pas "donné" à la recherche, mais l'institut qui va l'utiliser pour la recherche (l'INSERM ou l'Institut Pasteur par exemple) dédommage l'EFS à hauteur du coût de prélèvement (salaires, collations, matériel, etc.).

                    On doit pas avoir la même définition de "donner"… Si je te donne un ordinateur et que tu prend en charge les frais d'expédition par un transporteur, c'est plus un don ?

                    Si quand je donne mon sang il se retrouve à l'institut pasteur, j'ai donné du sang à l'institut pasteur (et encore heureux qu'il assume les coûts logistiques !). Et même si l'EFS avait vendu ce sang à l'institut pasteur, moi, j'ai toujours donné du sang qui s'est retrouvé à l'institut pasteur.

                    Au passage, je parle de l'institut pasteur parce que c'est un institut privé. J'ai aucun problème à l'idée de donner du sang à l'INSERM.

                    Bref, en France, donnez du sang, donnez du plasma, donnez des plaquettes, donnez pour la recherche ou pour les malades !

                    En ce qui me concerne, pour les malades, oui. Pour la recherche, à chacun de voir en connaissance de cause.

  • # Détails

    Posté par (page perso) . Évalué à 10.

    Même si la période où le sang est extrait est relativement courte, il faudrait être plus précis quant aux délais. Même en ne faisant pas la queue, un don de sang, c'est plutôt quarante-cinq minutes que quinze. Un don de plasma plutôt une très grosse heure que trois quarts d'heure… Par ailleurs pour le don de plaquettes, il faut en avoir un très grosse quantité dans le sang. Faites donc un don de sang au préalable pour savoir si vous en avez suffisamment. Sinon, ça pourrait bien vous prendre trois heures plutôt que deux. Enfin, si vous vous inscrivez au fichier des donneurs de moelle osseuse, faites le plutôt dans une période de forte disponibilité personnelle. Comme les demandeurs attendent, la probabilité d'être sollicité très rapidement après inscription est très supérieur à celle d'une demande tout autre jour ultérieur.

    • [^] # Re: Détails

      Posté par . Évalué à 5.

      C'est vrai : pour le don, je compte plutôt une bonne heure (attente avant, attente de la dispo du médecin, don lui-même — très rapide, dans mon cas —, collation — le personnel insiste pour que l'on ne se précipite pas). Mais il me semble que ce temps passé ne va pas me tuer, alors qu'un manque de sang le pourrait, lui…

      Je voudrais aussi ajouter que les techniques de don (je ne parle que du don de sang total, seul que je pratique) ont pas mal évolué et que c'est devenu vraiment simple, rapide et sans douleur. Autant mon tout premier don, il y a des années, m'avait pas mal refroidi, autant mes dons récents sont presque plus l'occasion d'aller plaisanter avec le personnel tout en faisant un bonne action.

    • [^] # Re: Détails

      Posté par . Évalué à 9. Dernière modification le 25/04/17 à 15:03.

      J'en profite pour apporter quelques précisions. J'ai justement donné hier (sang total) :

      • la durée totale effectivement est très variable, j'ai déjà poireauté plus d'une heure pour donner (forte affluence et collecte mobile sous-dimensionnée), parfois il n'y a personne…
      • pour le don de plasma, apparemment la technologie a évolué puisque hier il y avait 2 machines à plasma dans la salle de collecte mobile. Je n'en avais jamais vu auparavant. Par contre les personnes qui donnaient leur plasma étaient prioritaires (donc elles ne faisaient pas la queue), mais elle avaient pris rendez-vous auparavant (donc il faut être au courant avant qu'il va y avoir une collecte de plasma). Ah et d'après l'infirmière le don de plasma dure moins longtemps qu'avant avec les nouvelles machines (20 à 30 minutes d'après elle)
      • il ne faut pas occulter qu'il y a un risque de faire un malaise / perdre connaissance pendant le don, ça dépend des personnes, de leur état de stress, etc. Dans ce cas, évidemment, les infirmières arrêtent le don immédiatement, vous mettent les jambes en l'air, et quelques minutes plus tard ça va mieux… Rien de grave donc, même si c'est probablement peu agréable. Le "souci" c'est que ça arrive probablement plus souvent lors du premier don à cause du stress, donc ça en refroidit probablement certains.
      • pour répondre à un commentaire plus bas : ne JAMAIS aller donner à jeûn. Au contraire, il faut beaucoup boire (de l'eau hein) avant, après, voire pendant le don (pour ma part maintenant je descends systématiquement une petite bouteille d'eau pendant le don, en plus ça passe le temps). Et aussi bien manger avant et après (la collation est là pour ça).
      • pour info, on vous prend plus ou moins 1/2 litre de sang en fonction de votre poids (480 ml pour moi, c'est le minimum possible car j'ai un poids de crevette)

      En tout cas, il ne faut pas hésiter à aller donner, il y en a besoin. Et ne pas se sentir coupable non plus si on ne se sent pas de le faire ou si ça se passe pas comme prévu.

      • [^] # Re: Détails

        Posté par . Évalué à 10.

        480 ml c'est le maximum (un don c'est 420 à 480 ml). C'est en fait la dose d'anticoagulant qui est dans la poche (encore vide de sang) qui définit la quantité de sang stockable (ni trop, ni trop peu).
        Avant, ils avaient des demi-poches, mais plus aujourd'hui.

        Sinon, le bon plan pour éviter la queue c'est les heures tardives dans les centres fixes. Là où je donne, la fermeture est à 19h trois jours par semaine. Il n'y a quasi personne, les infirmières sont détendues et pas pressées, on peut papoter avec tout le personnel… c'est vraiment une autre ambiance qu'à l'heure de pointe.

  • # Don de moelle

    Posté par . Évalué à 10.

    En effet ça coûte pas grand-chose de se faire inscrire au registre des donneurs et de maintenir ses coordonnées à jour et peut-être qu'un jour dans 15 ans vous serez appelé pour sauver anonymement une vie que vous connaissez pas. C'est beau, comme dans un flim américain, ça m'émeut quand j'en parle, des fois.

    Les chances de trouver un donneur compatible sont importantes dans la famille mais très faibles au-delà, donc c'est important que la base soit internationale et bien garnie. C'est dommage que pas plus de personnes ne s'y inscrivent, surtout que je suis convaincu que le blocage principal est la flemme. Ils devraient donner un cadeau à la con à l'inscription…

    Merci donc à ce journal pour la piqûre de rappel

    vous aurez peut-être un voyage gratuit à l'autre bout du monde, ça pourra faire des souvenirs à raconter

    Ça m'étonnerait. Le don se fait localement, seule la moelle se balade à l'autre bout du monde.

    • [^] # Re: Don de moelle

      Posté par . Évalué à 10.

      je suis convaincu que le blocage principal est la flemme

      Ouais c'est ça, je dois avoir la flemme de risquer de passer 48h à l'hosto et une anesthésie générale pour me faire perforer les os du bassin avec une perceuse…

      C'est «rigolo», d'ailleurs, le site officiel liste les «idées fausses» sur le prélèvement de moelle osseuse, et à la question «le prélèvement est douloureux», il répond «vrai et faux». Ça donne envie…

      C'est un acte médical assez lourd, invasif, qui demande une importante disponibilité personnelle (nombreux examens etc), et forcément des risques opératoires associés (accidents d'anesthésie, infections nosocomiales, etc).

      La flemme, c'est quand on se rend compte que les éboueurs passent demain et qu'on se dit «bah, la poubelle n'est pas archi-pleine, ça tiendra une semaine de plus». C'est ça, la flemme. Quand on se dit «J'ai pas envie de subir une intervention chirurgicale alors que je suis en bonne santé», c'est peut-être de la trouille, de l'égoïsme, de l'indifférence, ou même du pragmatisme, mais ça n'est pas ça, de la flemme.

      • [^] # Re: Don de moelle

        Posté par (page perso) . Évalué à 10.

        J'ai été appelé il y a 5 ans pour un don de moelle osseuse, après quelques années d'inscription sur le fichier des donneurs.

        Mon expérience me fait dire qu'hélas le contenu du message précédent est très partiel ce qui le rend trompeur.

        Le don tel qu'arnaudus le décrit n'est plus la méthode privilégiée pour le prélèvement. Sauf dans quelques cas particuliers (receveur enfant, donneur qui ne réagit pas à la stimulation), le prélèvement n'est plus une intervention chirurgicale. Le donneur prend un traitement pendant quelques jours destiné à stimuler la croissance des cellules de moelle osseuse, à tel point qu'elles finissent par passer dans la circulation sanguine. Elles sont alors prélevées de la même manière que lors d'un don de plasma ou de plaquettes, en filtrant le sang du donneur.

        Les examens pratiqués avant le don sont les suivants :
        - prise de sang pour dépister toutes les infections courantes connues (VIH, hépatites, paludisme, etc.) et pour vérifier une fois de plus la compatibilité avec le receveur. La quantité de tubes est assez impressionnante pour un néophyte ;
        - entretien avec des médecins, qui reçoivent le donneur (2h pour ma part) pour tout expliquer (déroulement du don, questionnaire médical, évaluation des risques pour le donneur, chances de succès attendues bien que le receveur n'est pas connu) ;
        - échographie de la rate (qui sera fortement sollicitée après le don pour absorber l'excès de cellules suite à la stimulation).

        Il faut compter :
        - une journée pour les examens un mois avant le don,
        - une demi-journée pour un rendez-vous avec le Président du tribunal de Grande instance, qui s'assure que le donneur a été informé de toutes les conditions du don (si la loi n'a pas à nouveau changé),
        - un jour ou deux pour le don lui-même,
        - un jour ou deux pour récupérer : l'EFS m'avait prévu un arrêt de travail large d'une semaine.

        C'est à la louche une semaine de la vie du donneur, dont une grande partie se passe à la maison.

        Ce mode de prélèvement ne nécessite pas d'anesthésie générale, pas d'hospitalisation (il se déroule à l'EFS). La stimulation est un peu douloureuse sur la fin (imaginez de très grosses courbatures pendant 3 jours, que le paracétamol atténue sans pour autant les faire disparaitre), mais pas au point d'empêcher de dormir ni d'être invalidante.

        On récupère physiquement en quelques jours. Les numérations de formule sanguine sont anormales (au-dessus des normes) après le don : c'est le moment de tenter un record de cyclisme, mais le contrôle anti-dopage sera positif. Elles reviennent dans les normes en un mois ou deux.

        Aucun risque n'a jusqu'à présent été décelé pour le donneur (en 20 à 25 ans d'utilisation). Certains risques potentiels sont identifiés, et le médecin préleveur en parle, mais aucun n'est avéré pour l'instant. C'est pour suivre ces risques que l'Agence de la biomédecine envoie chaque année après le don un questionnaire au donneur.

        Je ne vais pas jusqu'à dire que le faible nombre de donneurs est purement dû à de la flemme. La peur issue de la méconnaissance de ce don doit jouer beaucoup plus. (Pour le don de sang seul, une petite touche d'égoïsme n'est pas à exclure.)

        • [^] # Re: Don de moelle

          Posté par . Évalué à 6.

          Merci pour ces précisions.

          J'ai été un peu rapide sur "la flemme"… En extrapolant sur ma perception, je pense qu'il y a plein de gens qui le feraient a priori mais sans même d'avoir imaginé les possibles difficultés / complications / risques / douleurs, ils ne le font pas par passivité alors que si ont les sollicite il pourront franchir le pas. D'où l'importance de la communication. Un peu comme tous les dons, en fait.

          Mais mon point de vue doit être biaisé. Lorsque le camion du don du sang passe au boulot, j'y vais à chaque fois parce que je n'ai pas de raison de ne pas y aller. Je suis surpris qu'on soit si peu à le faire. Et ce n'est pas qu'une question de flemme, en effet, ou de manque de temps. Je suis aussi surpris de voir la proportion de gens qui a peur d'une piqûre de rien du tout, y compris chez les plus sportifs. Le rugbyman de 100 kg qui fait de la muscu tous les jours et prend des claques tous les WE et qui a peur de trois gouttes de sang, ça me dépasse un peu. J'aime pas spécialement le sang (j'en consomme pas, je suis pas fan des flims à hémoglobine), mais franchement, la piqûre, elle fait pas mal, faut arrêter. Et même si ça fait un peu mal, on parle de sauver des gens qui ont besoin de sang, quand-même.

          Et pour l'anecdote, j'ai connu un endroit où on nous filait un quart de rouge à la collation. En échange de 50 cl de sang, c'était un bon deal (mais pas un bon rouge, faut pas rêver).

          • [^] # Re: Don de moelle

            Posté par . Évalué à 3.

            (mais pas un bon rouge, faut pas rêver)

            Mais est-ce que toi, tu leur as donné un bon rouge ?

            Ça, ce sont les sources. Le mouton que tu veux est dedans.

          • [^] # Re: Don de moelle

            Posté par . Évalué à 10. Dernière modification le 26/04/17 à 09:45.

            Le rugbyman de 100 kg qui fait de la muscu tous les jours et prend des claques tous les WE et qui a peur de trois gouttes de sang, ça me dépasse un peu.

            Ça s'appelle une phobie, et ce n'est pas en jetant ton mépris aux personnes victimes de phobies que tu changeras quoi que ce soit.

            "Quand certains râlent contre systemd, d'autres s'attaquent aux vrais problèmes." (merci Sinma !)

            • [^] # Re: Don de moelle

              Posté par . Évalué à 10.

              Ça n'est même pas forcément une phobie, ça peut aussi être une évaluation différente du rapport coût-bénéfice. Il y a des gens qui se portent très bien sans pour autant avoir besoin de prouver (à quelqu'un, au monde, ou à eux-mêmes) leur altruisme, et qui ne voient simplement aucune récompense derrière l'acte d'aller donner leur sang. D'autres personnes vivent et se définissent à travers leur altruisme, et la gratification qu'ils trouvent derrière un acte altruiste est en elle-même infiniment supérieure aux souffrances physiques réelles ou supposées.

              Personnellement, je vois ça comme, par exemple, l'idée d'être bénévole dans une association caritative. Je reconnais que c'est bien, que plus de gens devraient le faire, et que le monde est meilleur parce que certaines personnes le font. Mais tout ça ne m'incite pas à le faire, parce que l'idée de glander le week-end par exemple est plus attractive que de distribuer de la soupe à des SDF. Peut-être que si mon parcours avait été différent, que j'avais été moi-même dans la situation de pouvoir bénéficier de ce genre de services, ou que quelqu'un m'avait incité à le faire et à découvrir la gratification morale que je pourrais en tirer, alors je ne penserais pas comme ça. Mais en tout état de cause, chacun fait ce qu'il veut de sa vie, et chacun est en droit de le faire sans s'attirer des réflexion méprisantes du style «ça me dépasse un peu». Jusqu'à preuve du contraire, l'altruisme n'implique pas l'exclusion sociale des égoïstes, autrement ça n'est plus du tout de l'altruisme.

              Sur le fond, je trouve ça moralement beau mais pragmatiquement inefficace de conditionner le don de sang à un acte purement altruiste. Si on a besoin de sang, si ça sauve des vies, alors le bénéfice pour la société est tel qu'il me semble légitime de récompenser les donneurs, soit financièrement, soit par tout un tas d'avantages réels (donc exit le porte-clefs au bout de 10 dons). Quand la gratification est seulement «morale», il y a toute une partie de la population qui n'y trouve pas son compte (et au fond c'est presque une démarche rationnelle de ne pas y trouver son compte).

              • [^] # Re: Don de moelle

                Posté par . Évalué à 9.

                Mais en tout état de cause, chacun fait ce qu'il veut de sa vie, et chacun est en droit de le faire sans s'attirer des réflexion méprisantes du style «ça me dépasse un peu». Jusqu'à preuve du contraire, l'altruisme n'implique pas l'exclusion sociale des égoïstes, autrement ça n'est plus du tout de l'altruisme.

                Ah ben mince, le fait d'être altruiste nous enlève le droit d'exprimer notre avis ! Alors qu'un égoïste à le droit de dire à un altruiste que s'il donne de son temps/sang c'est juste pour avoir de la gratification.

                Si on a besoin de sang, si ça sauve des vies, alors le bénéfice pour la société est tel qu'il me semble légitime de récompenser les donneurs, soit financièrement, soit par tout un tas d'avantages réels

                Oui mais cela amène rapidement à des problèmes plus graves que la pénurie potentielle (on ment au médecin pour pouvoir donner son sang pour avoir une récompense).

                Quand la gratification est seulement «morale», il y a toute une partie de la population qui n'y trouve pas son compte

                J'aimerais bien vivre dans ton monde de bisounours où personne n'a jamais besoin de sang ou d'aide de quelqu'un d'autre.

                Personnellement je donne mon sang non pas pour flatter mon ego mais juste parce que je me dis qu'un jour ou l'autre j'aurai (ou quelqu'un de mon entourage proche) besoin de sang. Ce jour là j'aurais du mal à entendre que je (ou mon proche) ne peut pas être sauvé car il y a pénurie de sang. C'est finalement un choix "égoïste mutualiste" : je donne mon sang pour espérer en avoir quand j'en aurais besoin (et je trouve ça beaucoup plus rationnel).

              • [^] # Re: Don de moelle

                Posté par (page perso) . Évalué à 6.

                l'idée de glander le week-end par exemple est plus attractive que de distribuer de la soupe à des SDF.

                J'ai l'impression que beaucoup de gens, si on les prend par la main (« détail » important) sont totalement partant pour donner un sérieux coup de main par exemple 1 fois tous les 2 mois. Au total ça fera immensément plus que ce qu'on a actuellement.
                Mais bon, plus facile à dire qu'à faire.

                Le pépin est que mon expérience est pénible, et confirmée par quelques personnes (quelques = pas tout le monde). L'ambiance dans pas mal d'associations est pourrie. On y trouve des gens qui sont là pour le fric (ils ont un salaire de directeur, et n'ont aucune compétence autre que celle de garder le poste. Pas de bol, ce sont eux qui dirigent donc le reste ne tient que grâce à quelques bénévoles), des gens qui sont là pour des raisons psychiatriques (par exemple besoin de se confronter aux autres et d'argumenter sans fin, pas mal d'enseignants dans ce cas), et enfin les moins nombreux qui font le job efficacement.

                J'ai vu ce genre de choses aux restos du cœur (il semble que ce soit général, pas uniquement local. À voir), une association de compteurs, une association d'aide aux personnes en difficultés sociales, et l'association sportive d'une petite agglomération.
                Par contre ça tournait bien pour une association de défense de la nature, une association de musique, un club informatique il y a très longtemps.

  • # Chez les voisins suisses

    Posté par (page perso) . Évalué à 6.

    Je profite de ce journal d'utilité publique pour donner le lien des dates et lieux en Suisse.

  • # Ah ben merci !

    Posté par . Évalué à 6.

    Le simple fait de lire le 3e paragraphe m'a provoqué un malaise vagal.
    On n'a pas idée d'écrire des trucs pareils !

  • # Suis-je éligible au don de sang ?

    Posté par . Évalué à 3.

    Pour les nouveaux c'est bien de commencer par ici :

    https://dondesang.efs.sante.fr/test-aptitude-au-don

  • # Echec des la première fois

    Posté par . Évalué à 4.

    La première fois que je suis allé donner mon sang.
    J'ai fais un malaise due à un manque de Calcium.
    Je ne pouvais plus me levez du lit ou j’étaie allongé pendant qu'on prenais mon sang (mes muscle ne fonctionnait plus et mes lèvres étaient violettes).
    Du coup l'infirmière ma demander de prendre du Calcium concentré. C'était dégoutant !
    30 minute plus tard sa allais mieux ! Enfin je crois ? J’étaie tellement en PLS que je ne me souvient même plus si c'était cette durée là !

    Bon j'avoue c'était de ma faute je n'avais pris qu'un café ce matin là.
    Aussitôt après je me suis précipité sur la collation par peur de refaire un autre malaise ! Je n'aurait pas dû j'ai tout vomis ! Bref une matinée de cours perdu tout ça à cause d'un petit déjeuner trop léger. L’établissement français du sang m'avais envoyez une lettre à la suite de ce malheureux accident. J'avoue cela ma un peux refroidit à donner mon sang. Mais bon en général sa ce passe très bien !

    • [^] # Re: Echec des la première fois

      Posté par . Évalué à 8.

      Sur le questionnaire, il marqué : avez-vous bien déjeuné/mangé ? Le médecin te le redemande. Donc c’est que ça doit être important.

      Sarcasme : Si tu réponds pareil aux questions sur les relations sexuelles, parce que c’est pas leurs oignons, alors autant pas y aller ce sera moins dangereux pour les receveurs.

      Sinon, la prochaine fois si tu n’as pas bien déjeuné, n’hésite pas à passer à la collation avant et après.

      • [^] # Re: Echec des la première fois

        Posté par . Évalué à 2. Dernière modification le 25/04/17 à 17:07.

        Sarcasme : Si tu réponds pareil aux questions sur les relations sexuelles, parce que c’est pas leurs oignons, alors autant pas y aller ce sera moins dangereux pour les receveurs.

        C’est quoi le rapport entre ses pratiques sexuelles, la qualité de son sang et un danger pour le receveur ?

        Par ailleurs, même si on cherche bien entendu à récupérer du sang de la meilleure qualité possible, pour qu’il soit réutilisable, on n’effectue pas quand même un examen sérologique du sang reçu avant de le ré-injecter chez un patient ?

        Je veux dire, puisse que l’on doit certainement tester systématiquement tous les échantillons, ça coûterait vraiment plus cher de prélever plus largement, quitte à jeter un peu plus en proportion ? Il me semblait qu’on manquait de dons. Alors pourquoi autant de contre-indications ?

        https://dondesang.efs.sante.fr/qui-peut-donner-les-contre-indications/tout-savoir-sur-les-contre-indications

        Je prends juste quelques exemples parmi cette longue liste :

        Antécédent de consommation de drogues ou de substances dopantes par voie intraveineuse ou intramusculaire.

        1. On peut avoir consommé par IV sans jamais avoir pris le moindre risque d’infection : désinfection de la zone, utilisation d’une aiguille neuve, pansement.

        2. Parmi tous les toxicomanes qui n’ont pas toujours pris ces précautions, la proportion de ceux qui ont choppé le SIDA ou une hépatite est elle si importante qu’on sorte l’intégralité de cette population des donneurs potentiels ?

        Tatouages ou piercings (boucles d’oreilles comprises) datant de moins de 4 mois.

        Je peux m’être coupé le doigt avec une scie rouillé il y a trois mois et avoir désinfecté la plaie au pâté de caille pas de problème mais si je me suis fais faire un piercing oulala ! Comme disent nos amis outre-atlantique : what the fuck?!

        Séjours au Royaume-Uni entre 1980 et 1996 d’une durée cumulée supérieure à un an. Cette mesure a pour but d’écarter tout risque de transmission de la « maladie de la vache folle ».

        OK. Dois-je en comprendre qu’on ne teste pas la présence du prion dans le sang donné avant de l’utiliser ?

        Relation sexuelle avec un partenaire ayant utilisé des drogues ou des substances dopantes ou ayant eu une relation sexuelle en échange d’argent ou de drogue dans les 12 derniers mois.

        OK. J’ai été voir une prostituée il y a six mois, j’ai mis un préservatif (protip: il vaut mieux avec un⋅e prostitué⋅e), je ne peux pas donner mon sang ? À moins de mentir au questionnaire bien sûr…

        Ça ne m’étonne pas que les gens prennent l’habitude de répondre n’importe quoi aux questionnaires. Effectivement, la question « avez-vous bien déjeuné/mangé » semble bien anodine par rapport à « êtes-vous allé aux putes cette année ? »

        • [^] # Re: Echec des la première fois

          Posté par . Évalué à 10.

          C’est quoi le rapport entre ses pratiques sexuelles, la qualité de son sang et un danger pour le receveur ?

          Je ne parle pas de pratiques mais de relations. Typiquement des relations non protégées avec un partenaire récent. Le VIH, je ne sais pas si c’est le cas pour d’autre virus, n’est détectable au plus tôt que 6 semaines après la prise de risque entre autre parce qu’on ne teste pas la présence du VIH (on ne sait pas faire) mais la séropositivité qui apparaît entre autre suite a l’infection.
          Or il y a un délai le temps que le corps réagisse et le début de l’infection.

          Dans mon propos, je me moque que tu sois libertin, autre… je voulais juste souligner que le médecin est là pour garantir la sécurité du donneur et des receveurs. Il ne faut donc pas leur mentir pour pouvoir donner quand même. Maintenant, si tu dis que tu es libertin et que tu n’as que des rapports protégés, je ne sais pas s’il te refuse ou non. C’est le problème du médecin, pas le mien.

          Pour conclure, vous êtes un certain nombre à être à fleur de peau sur linuxfr en ce moment, ce qui rend vos réactions excessives et brutales. Àmha.

          • [^] # Re: Echec des la première fois

            Posté par . Évalué à 2. Dernière modification le 25/04/17 à 17:58.

            je ne sais pas s’il te refuse ou non. C’est le problème du médecin, pas le mien.

            Je ne sais pas non plus (c’est en partie une raison de mon commentaire précédent) mais si c’est à la discrétion de chaque médecin je ne comprends pas toutes ces « recommandations » édictées par l’EFS…

            Autant dire que c’est sur questionnaire médical et point barre.

            Pour conclure, vous êtes un certain nombre à être à fleur de peau sur linuxfr en ce moment, ce qui rend vos réactions excessives et brutales. Àmha.

            Chez moi c’est assez routinier mais j’essaie de me soigner :)

        • [^] # Re: Echec des la première fois

          Posté par . Évalué à 10.

          Je vais essayer de te répondre point par point, au maximum de questions.

          C’est quoi le rapport entre ses pratiques sexuelles, la qualité de son sang et un danger pour le receveur ?

          On ne parle pas tellement de "qualité" pour les produits sanguins, parce que ça recouvrirait bien trop de domaines. Est-ce qu'on parle d'un produit suffisamment concentré en globules rouges ? Dépourvu de substances toxiques ? De virus ? Ce n'est pas clair.

          Le rapport entre les pratiques sexuelles et le danger pour le receveur, c'est le risque de contracter une IST et de la transmettre au receveur. On connaît plusieurs infections transmissibles par voie sanguine : les IST sont, notamment, le VIH et l'hépatite B. Cependant, depuis le scandale du sang contaminé, on est devenu plus humble et on prend en compte la possibilité de germes émergents et non connus. Donc on teste pour le VIH et l'hépatite B, mais on est aussi prudent sur les potentielles IST inconnues. N'oublions pas que le VIH a commencé en tant qu'épidémie il y a 40 ans, c'est une broutille à l'échelle de l'évolution des espèces.

          On peut avoir consommé par IV sans jamais avoir pris le moindre risque d’infection : désinfection de la zone, utilisation d’une aiguille neuve, pansement.

          En théorie, oui. En pratique, ça ne correspond pas aux pratiques observées, principalement parce que quand on consomme des drogues par voie IV, l'acte de consommer prend le pas sur tout le reste, et que si on a le choix entre consommer et rester en sécurité, la sécurité passe à l'arrière-plan. Surtout qu'on paie les pots cassés d'une certaine stigmatisation de la consommation IV, qui a conduit par le passé à interdire la vente de seringues en pharmacie, et qui continue à tenir les consommateurs éloignés des pharmacies par peur du regard du pharmacien.

          Parmi tous les toxicomanes qui n’ont pas toujours pris ces précautions, la proportion de ceux qui ont choppé le SIDA ou une hépatite est elle si importante qu’on sorte l’intégralité de cette population des donneurs potentiels ?

          Ben, plus d'un sur deux, c'est assez important, oui.

          OK. Dois-je en comprendre qu’on ne teste pas la présence du prion dans le sang donné avant de l’utiliser ?

          Il existe un test pour savoir si un individu est atteint d'une maladie à prion : après avoir abattu l'individu, son cerveau est découpé en petits morceaux et le prion est recherché dans ces petits morceaux. Ce test n'est pas pratiqué en routine, mais tu es libre de proposer à l'EFS de t'y soumettre. Il n'y a pas de test sanguin.

          Je peux m’être coupé le doigt avec une scie rouillé il y a trois mois et avoir désinfecté la plaie au pâté de caille pas de problème mais si je me suis fais faire un piercing oulala !

          Si tu t'es coupé le doigt avec une scie rouillée, le principal risque est bactérien. C'est un risque instantané, et s'il ne t'arrive rien, tu ne garderas pas la bactérie dans l'organisme (sauf pour certaines bactéries, mais ces dernières sont : le bacille de Koch, qui provoque la tuberculose, ne passe pas dans le sang et sa transmission est respiratoire ; Treponema pallidum, qui donne la syphilis, qui est, justement, une IST, et enfin les Borrelia, qui donnent la maladie de Lyme et est transmise par les tiques).
          De manière générale, il se trouve que les seules infections transmissibles par voie sanguine et potentiellement asymptomatiques sont des IST. Donc on t'interroge sur ton risque d'IST. Et bien entendu, on contrôle que tu ne présentes pas de symptôme d'infection en cours.

          J’ai été voir une prostituée il y a six mois, j’ai mis un préservatif (protip: il vaut mieux avec un⋅e prostitué⋅e), je ne peux pas donner mon sang ?

          Réponse courte : non. Réponse longue : le préservatif réduit le risque de transmission du VIH d'environ 80%. C'est beaucoup à l'échelle collective et d'un point de vue épidémiologique, ça permet de contrôler l'épidémie. À l'échelle individuelle, c'est mieux que rien. Mais pour l'EFS qui vise un objectif de moins d'une contamination par le VIH par million de transfusions, c'est insuffisant.

          À moins de mentir au questionnaire bien sûr…

          C'est assez intéressant comme suggestion. Le but du don du sang, c'est avant tout de soigner des gens. Cependant, on peut remarquer que le don de sang est devenu un moyen d'intégration au même titre que d'autres démarches citoyennes comme voter, ou payer ses impôts (avec la différence qu'on ne choisit pas de payer ses impôts). Du coup, on en arrive à un point où certains sont prêts à mentir pour pouvoir quand même donner leur sang, exposant les receveurs à un risque inutile (pour rappel, en période de carence, l'EFS assouplit -légèrement- les conditions de don de sang pour pouvoir continuer à fournir : mieux vaut une poche à risque très légèrement plus élevé que pas de poche du tout, pour certains patients). En parallèle, en période de carence, l'EFS spamme les médecins hospitaliers locaux pour leur demander de ne prescrire des produits sanguins qu'en cas de stricte nécessité (ce qu'ils font déjà : on est bien conscients qu'administrer un produit sanguin est TOUJOURS un risque pour le patient, et pas seulement un risque infectieux, c'est avant tout un risque de réaction immunitaire).
          Là où je veux en venir, c'est qu'on gagnerait à étudier les représentation du don de sang dans la population et à rechercher pourquoi les personnes mentent aux questionnaires. Il y a des personnes qui mentent, l'EFS s'en doute un peu même s'il cherche à le limiter, alors qu'en théorie, on ne retire aucun bénéfice à donner son sang : pourquoi donc mentir ?

          Ça, ce sont les sources. Le mouton que tu veux est dedans.

          • [^] # Re: Echec des la première fois

            Posté par . Évalué à 10.

            Il y a des personnes qui mentent, l'EFS s'en doute un peu même s'il cherche à le limiter, alors qu'en théorie, on ne retire aucun bénéfice à donner son sang : pourquoi donc mentir ?

            Je vais abonder dans ton sens. On entend souvent parler du don du sang comme d'un acte citoyen. L'abus, c'est que certains en parlent comme d'un droit comme le droit de vote, ce qui est assez ahurissant.

            Il y avait eu un débat il a quelques années sur le don du sang qui était refuse aux homosexuels. Le débat assez symptomatique de cet état d'esprit. Il est évident que refuser systématiquement le don du sang aux homosexuels était un critère un peu trop grossier et pouvait etre un peu plus subtil, mais il n’empêche qu'il revient seul aux médecins de faire ce jugement.

            La médecine est faite de jugements bases sur des statistiques. On peut mal le vivre, trouver ca injuste… c'est comme çà. Ils sont et doivent être les seuls juges de ce genre de décisions. Les décisions des médecins ne doivent pas être politiques: elles doivent être centres sur l’unique intérêt de la personne a soigner.

            • [^] # Re: Echec des la première fois

              Posté par . Évalué à 7.

              La bouche d’un chien n’est pas exempte de bactérie ! Ce n’est pas une pratique sans risque que de lui faire apporter ta seringue.

            • [^] # Re: Echec des la première fois

              Posté par . Évalué à 4.

              Je m'excuse d'avance si je sors du débat, mais je voudrais simplement réagir sur l'idée que la médecine devrait être indépendante de toute notion politique. Peut-être est-ce simplement parce que je prends la « mauvaise » définition de politique pour lire cette phrase, mais je la trouve un peu choquante :

              Les décisions des médecins ne doivent pas être politiques: elles doivent être centres sur l’unique intérêt de la personne a soigner.

              Ça dépend de ce qu'on comprend comme « politique », si c'est au sens « le cadre général d'une société organisée et développée », alors définitivement, quand on parle de don du sang, et donc d'un système complet beaucoup plus large que le simple traitement d'un unique individu, c'est politique. On peut même argumenter sur le fait que le traitement individuel est lui même politique : puisqu'il s'inscrit dans des lignes directrices qui sont à priori communes et mériteraient d'être décidées.

              Par exemple un médecin qui refuserait de traiter les patients sur la base de leur couleur de peau ou un autre critère arbitraire se verrait certainement sanctionné par la loi (enfin j'imagine ?). Et la loi n'est-elle pas issue de la politique ? (là encore, c'est peut-être sujet à débat).

              Ils sont et doivent être les seuls juges de ce genre de décisions

              C'est l'exemple même d'une opinion politique qui se renie en se faisant passer pour l'absence d'opinion politique (ou alors je passe à côté du propos ?). Décider qui doit avoir la décision est un truc qui ne tombe pas dans l'ordre naturel des choses, et est donc sujet à débat, et donc est politique. C'est pour cela qu'on a des comités d'éthique d'ailleurs (même si je ne suis pas particulièrement au fait de leur fonctionnement ni de leur pouvoir réel).

              Après, je ne suis pas contre le fait que pour des raisons de simplicité, on refuse par exemple le don de certaines populations, parce que des statistiques montrent que la majorité du sang collecté ne sera pas utilisable. Mais c'est là l'idée : il faut argumenter et défendre cette idée, on est pas laissé dans l'arbitraire complet !

              Enfin sérieusement, si on voulait expérimenter sur des enfants (ce qui serait beaucoup plus grave j'en conviens, que de refuser du sang, ce qui à priori ne porte pas préjudice à la personne directement) tu dirais « ils sont et doivent en être les seules juges » ?

              Je m'excuse encore si je suis passé à côté du message, que j'ai pu interpréter de travers, et aussi pour le « hors-sujet ».

              • [^] # Re: Echec des la première fois

                Posté par (page perso) . Évalué à 4.

                Par exemple un médecin qui refuserait de traiter les patients sur la base de leur couleur de peau ou un autre critère arbitraire se verrait certainement sanctionné par la loi (enfin j'imagine ?). Et la loi n'est-elle pas issue de la politique ? (là encore, c'est peut-être sujet à débat).

                Tu loupes quand même un élément important de sa phrase :

                elles doivent être centres sur l’unique intérêt de la personne a soigner.

                Je ne vois pas en quoi refuser de traiter une personne selon sa couleur de peau est dans l'intérêt du patient. Ici ce n'est pas la personne qui fait le don qui va se faire soigner.

                En soi je ne suis pas en désaccord avec toi, mais je souligne que cette comparaison n'est pas acceptable.

                • [^] # Re: Echec des la première fois

                  Posté par . Évalué à 2.

                  Je ne vois pas en quoi […] est dans l'intérêt du patient

                  Je fais juste la remarque que si toi tu ne le vois pas, cela ne veut pas dire que c'est un fait universel et non sujet à débat. Pour revenir dans le concret, il est vrai que tu faisais plutôt référence à la manière dont était approché le débat : partir du principe que c'est un « droit », et donc faire en quelque sorte « plaisir » aux homosexuels (si j'ai bien compris), ce qui est un argument irrecevable j'en conviens.

                  Néanmoins, il y a peut-être des arguments rationnels qui pousseraient à accepter les dons : est-ce qu'on prend vraiment un risque ? Combien de sang on refuse chaque année sur ce critère ? Etc… Et pour le coup je ne désire pas que ce soit laissé « à la discrétion du médecin ». On peut d'ailleurs voir dans les commentaires des gens qui expliquent que le critère « homosexuel » n'est pas judicieux, d'autres rétorquant que c'est quand même une bonne approximation (et honnêtement je n'ai pas vraiment une idée sur le sujet).

                  je souligne que cette comparaison n'est pas acceptable

                  Tu as certainement raison (d'ailleurs dans la suite de mon commentaire j'ai expliqué que la situation n'était pas la même).

                  Mais peut-être pas ? Ici la comparaison n'est pas à l'échelle du seul patient qui se voit refuser un traitement, mais d'un ensemble de personnes qui ne peuvent pas bénéficier de soin optimaux faute de l'abondance de transfusions sanguines qui pourraient (c'est une grosse hypothèse dont je me dédouane totalement) être plus nombreuses si on acceptait les dons des homosexuels. Note que je ne veux pas prendre parti ici, c'est simplement le raisonnement qui m'intéresse.

                  l’unique intérêt de la personne a soigner.

                  On peut se demander si c'est pertinent … Enfin, il est clair que l'on vit dans une société avec plusieurs personnes, on peut vouloir par exemple qu'en cas d'épidémie on mette en place des quarantaines, ou je-ne-sais quelles mesures d'urgences, qui ne sont pas reliées à l'intérêt d'une personne, mais un intérêt collectif, qui ne peut pas se résumer à l'intérêt de chacune (enfin je pense) et donc définitivement ce critère tombe à l'eau. Et même sans parler de catastrophes, on peut vouloir diminuer la consommation de je-ne-sais quel médicament parce que sa production a un impact sur l'environnement, et donc on ferait passer dans la mesure du raisonnable (et là il faut un débat pour savoir quelle est cette mesure précise) le « bien commun » avant la santé d'une unique personne.

        • [^] # Re: Echec des la première fois

          Posté par . Évalué à 4.

          Personnellement, ce qui m’a étonné, c’est que étant donné que mon carnet de santé ne mentionnait pas explicitement que je n’avais pas reçu de transfusion sanguine lors d’une intervention chirurgicale, je ne pouvais pas donner mon sang.

          • [^] # Re: Echec des la première fois

            Posté par . Évalué à 5. Dernière modification le 25/04/17 à 21:05.

            Le plus simple est de regarder le compte-rendu d'hospitalisation et/ou le compte-rendu opératoire. Ces deux documents doivent obligatoirement mentionner une éventuelle transfusion sanguine. Ils sont obligatoirement remis au patient en fin d'hospitalisation. S'il a déclaré un médecin traitant, la pratique courante est d'adresser une copie au médecin traitant.

            Ça, ce sont les sources. Le mouton que tu veux est dedans.

    • [^] # Boire beaucoup avant le don

      Posté par . Évalué à 6.

      Je donne régulièrement mon sang et mes plaquettes et j'étais auparavant sujet à des malaise systématiques.

      J'y allais pourtant reposé et nourri mais rien à faire : à la fin du don, lorsque je me relevais, je faisais un malaise vagal. L'équipe me donnait un médicament pour booster ma tension, me gardait en observation 30 minutes, me faisait boire et manger avant de me laisser repartir.

      Je l'indiquait évidemment à chaque médecin au cours de l'entretien pré-don, et l'un d'entre eux m'a conseillé de boire beaucoup (1 litre à 1,5 litre) avant le don, pour que mon organisme puisse compenser la chute de pression artérielle pendant le don.

      Depuis que je suis son conseil, je peux donner sans malaise, et sans bloquer de lit :-)

      De mon expérience personnelle, c'est effectivement rapide et peu douloureux, tout en étant gratifiant.

      • [^] # Re: Boire beaucoup avant le don

        Posté par . Évalué à 3.

        Chapeau pour la grande générosité dont tu fais preuve. Pour continuer à donner malgré les malaises il en faut…

        boire beaucoup (1 litre à 1,5 litre) avant le don

        J’espère que cette technique pourra aider d’autres gens dans ton cas.

        Précisons juste que 1,5 litre d’eau d’un coup c’est un grand maximum. On peut avoir de sérieux problèmes à ingurgiter de plus grandes quantités d’eau (hyponatrémie).

        • [^] # Re: Boire beaucoup avant le don

          Posté par . Évalué à 6.

          Oui enfin ça dépend de tes reins.

          Chez une personne en bonne santé, le rein va juste pisser plus d'eau et ça permet de réguler la natrémie. Au pire, il suffit d'ajouter un peu de sel dans l'eau : le rein est incapable de pisser de l'urine avec moins de 3g de sel par litre de flotte, donc si tu bois de l'eau à 3g de sel par litre de flotte, tu supprimes le risque d'hyponatrémie.

          Si tu es insuffisant rénal, ça devient effectivement le gros bordel. Mais les insuffisants rénaux manquent aussi d'EPO (qui est synthétisée par le rein), donc ils sont généralement anémiés, donc ils ne donnent pas leur sang de toute façon.

          Ça, ce sont les sources. Le mouton que tu veux est dedans.

      • [^] # Re: Boire beaucoup avant le don

        Posté par (page perso) . Évalué à 8.

        'un d'entre eux m'a conseillé de boire beaucoup (1 litre à 1,5 litre) avant le don, pour que mon organisme puisse compenser la chute de pression artérielle pendant le don.

        Je ne crois pas à son explication. Je pense plutôt qu'après 1,5 litre d'eau, tu ne tiens plus les 15 minutes de don sans faire une pause pour aller pisser et c'est ça la solution ☺.

        « Rappelez-vous toujours que si la Gestapo avait les moyens de vous faire parler, les politiciens ont, eux, les moyens de vous faire taire. » Coluche

        • [^] # Re: Boire beaucoup avant le don

          Posté par . Évalué à 10.

          Si tu donnes une poche de sang, soit environ 0,5L, tu perds autant de volume sanguin. Or, il se trouve que tes artères sont élastiques, et que faire diminuer le volume sanguin, c'est aussi faire diminuer la pression artérielle.

          Là où ça pose problème, c'est qu'une pression artérielle abaissée ne permet plus de maintenir ouvertes les artères cérébrales. Il ne faut pas oublier que le cerveau est une trentaine de centimètres au-dessus du cœur, donc la pression artérielle cérébrale est 30 centimètres d'eau plus faible qu'au niveau du cœur.

          La première conséquence de ceci est que le cerveau manque (légèrement) d'oxygène. Pas un gros manque, mais un manque qui ne permet plus de maintenir une activité d'éveil. Donc il tombe dans l'inconscience, ou le coma, si tu préfères.

          Ceci ne dure généralement pas longtemps, parce que quand on est dans le coma, on finit le plus souvent allongé (mieux vaut être allongé sur un lit que sur du carrelage, notamment si on chute, mais à l'arrivée on est quand même allongé). Or, quand on est allongé, le cerveau est à la hauteur du cœur, et de plus, le sang n'est plus attiré vers les jambes par la gravitation (les veines des jambes ont une grande contenance et stockent la majorité du contenu sanguin en position debout). La différence de pression entre le cerveau et le cœur est donc supprimée, les artères cérébrales se rouvrent, et le cerveau peut récupérer une activité consciente. Mais il ne peut pas nécessairement repasser en position debout.

          La solution est de re-remplir la machinerie en ajoutant du volume plasmatique. Donc en buvant beaucoup d'eau, ou en en injectant. Et c'est ce qu'on fait, en pratique, face à une hémorragie : on injecte des globules rouges, bien sûr, mais aussi de grandes quantités d'eau pour éviter que le compartiment sanguin soit trop vide en volume.

          Ici, c'est pareil, sauf que le problème n'est pas le manque de globules rouges mais juste la baisse de volume. Qu'on compense en buvant massivement peu de temps avant le don (il est inutile de boire plus de 30 minutes avant le don : en 30 minutes, le rein réagira à cet apport d'eau en urinant plus).

          Ça, ce sont les sources. Le mouton que tu veux est dedans.

          • [^] # Re: Boire beaucoup avant le don

            Posté par (page perso) . Évalué à 9.

            Donc, quand on écrit une connerie, même avec un smiley, on est pris au sérieux.

            « Rappelez-vous toujours que si la Gestapo avait les moyens de vous faire parler, les politiciens ont, eux, les moyens de vous faire taire. » Coluche

  • # Attention aux anémies

    Posté par (page perso) . Évalué à 8.

    en gros je ne vois pas de raisons de ne pas en faire 5 dans l'année

    Attention tout de même aux anémies dues à un manque de fer pour les donneurs réguliers (ceux qui suivent le rythme des 8 semaines).
    J'en suis à ma troisième cure de Tardyfeon en six ans…
    Quoi qu'il en soit, que cela ne vous empêche pas de donner : c'est un geste utile !

  • # Sang synthétique

    Posté par . Évalué à 7.

    Il est possible de cultiver certaines cellules in vitro, comme de la peau ou des fibres musculaires.

    Où en sont les recherches pour synthétiser le sang humain ? Quels sont les principaux points de blocage ?

    • [^] # Re: Sang synthétique

      Posté par . Évalué à 6.

      La dernière fois que j'en ai entendu parler ils n’arrivaient pas à faire des globule rouge anucléé.

      Les globules rouges sont issus de cellules souche (nucléée) et subissent plusieurs transformations avant d'entrées dans la circulation sanguine, notamment perdre leurs noyaux.

      La peau et la majorité des cellules se multiplies par division cellulaire à partir d'une cellule identique à la cellule d'arrivée.

  • # Étranger

    Posté par . Évalué à 4.

    Mon angoisse face aux aiguilles font que je n'ai jamais donné de sang en France. Je pense que je pourrai désormais y faire face, mais le Canada n'accepte pas le don de sang de Français, à cause de la vache folle. Je comprends qu'il y a des risques, mais est-ce que ce n'est pas exagéré dans ce cas ?
    Sait-on si peu de choses sur la maladie de Kreutzfeld-Jakob que refuser le sang de toute la population (ayant vécu plus de 6 mois en Europe entre 1980 et 1996 en gros, mais c'est variable selon les pays) d'un continent est plus bénéfique à long terme que d'accepter le sang en des temps de pénurie ?

    • [^] # Re: Étranger

      Posté par (page perso) . Évalué à 5.

      En Belgique, c'est la même chose pour les gens ayant résider en Grande Bretagne durant cette période (enfin, je ne sais pas si c'est encore le cas, ça fait un petit temps quelques années que je n'ai pas eu le temps d'y aller).

      « Rappelez-vous toujours que si la Gestapo avait les moyens de vous faire parler, les politiciens ont, eux, les moyens de vous faire taire. » Coluche

      • [^] # Re: Étranger

        Posté par (page perso) . Évalué à 6.

        J'ai oublié d'ajouter. Je pense que la limite arbitraire vient du peu de personne concernées. Cela permet d'éviter une infection du receveur tout en retirant un nombre de donneur suffisamment faible pour que ce ne soit pas problématique.

        « Rappelez-vous toujours que si la Gestapo avait les moyens de vous faire parler, les politiciens ont, eux, les moyens de vous faire taire. » Coluche

        • [^] # Re: Étranger

          Posté par . Évalué à 4.

          En effet, je me souviens d'un responsable de Héma-Québec (l'équivalent de l'EFS) qui disait que l'ensemble des contre-indications mises en place (incluant donc le don d'Européens) totalisait moins de 3% du total des donneurs potentiels pour une diminution massive du risque. Peu d'intérêt donc de changer cela.

          • [^] # Re: Étranger

            Posté par . Évalué à 2.

            http://www.hema-quebec.qc.ca/sang/donneur-sang/puis-je-donner/voyages/creutzfeldt-jakob.fr.html, onglet "L’application de ces mesures met-elle la réserve de sang en danger?" :

            Non, la baisse acceptable sans mettre en danger le niveau de l'approvisionnement en sang au Québec est de 3 %. Dans ce contexte, Héma-Québec peut se permettre d'interdire ces donneurs sans mettre en danger le niveau de la réserve collective de sang de la province.

            • [^] # Re: Étranger

              Posté par . Évalué à 2.

              Merci pour la source, j'avoue avoir été un peu flemmard pour le coup. (mais ma mémoire m'impressionne puisque j'avais lu ça il y a au moins quelques années.. :D )

      • [^] # Re: Étranger

        Posté par (page perso) . Évalué à 4.

        Et du coup, est-ce que quelqu'un sait comment ça se passe en Grande-Bretagne?

  • # On est à la traine

    Posté par . Évalué à -1.

    Dans les pays modernes on se fait rétribuer pour un «don» du sang : http://sante.lefigaro.fr/article/enquete-sur-le-business-du-sang-aux-etats-unis

    Heureusement que Macron arrive bientôt pour nous libéraliser tout ça. :)

  • # Fiabilité des tests de dépistage.

    Posté par . Évalué à 9.

    En ce qui concerne les questions sur les prises de risque. il faut bien comprendre qu'un test de dépistage du VIH (ou de n'importe quel autre maladie) n'est pas fiable à 100%. Il semble qu'un test ELISA de 4e génération aient un taux de sensibilité de 99.9% (http://www.lecrips-idf.net/informer/dossier-thematique/dossier-depistage-VIH/VIH-techniques-depistage.htm). Donc si on prend quelqu'un au hasard, dans 1 cas sur mille, le test se plantera. Et ce n'est pas négligeable. Dans ces conditions il est normal qu'on cherche d'autre moyen de limiter encore la prise de risque. L'une des solutions est d'attendre après une prise de risque. Un test ELISA fonctionne 6 semaine après la dernière prise de risque. Mais bien évidemment, en cas d'infection, avec le temps, les marqueurs augmentent et la fiabilité aussi. D'où la question sur l'activité sexuelle.

  • # don du sang et homophobie

    Posté par . Évalué à 0. Dernière modification le 26/04/17 à 10:28.

    En passant, le don du sang est homophobe, même si ça s'améliore depuis peu.

    Aujourd'hui un homosexuel tout à fait normal ne peut donner son sang qu'après une période d'abstinence de 12 mois… période totalement absente pour les hétérosexuels.

    EDIT: je ne suis peut-être pas assez explicite : il y a bien une discrimination envers les homosexuels, puisque le critère pris en compte n'est pas le risque (mutiples partenaires, etc.) mais bien leur « statut » d'homosexuel. D'ailleurs Marisol Touraine l'a elle-même admis :
    «Nous mettons donc fin à la discrimination sur l’orientation sexuelle et nous passons à un encadrement fondé sur des pratiques à risque, avec ce principe : le rapprochement des durées d’ajournement entre les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes et les autres donneurs.»

    • [^] # Commentaire supprimé

      Posté par . Évalué à 10. Dernière modification le 26/04/17 à 11:59.

      Ce commentaire a été supprimé par l'équipe de modération.

      • [^] # Re: don du sang et homophobie

        Posté par . Évalué à 2.

        C'est l'argument classique : les homosexuels sont une population à risque, donc interdiction de donner son sang. J'ai plusieurs objections :

        – Il semble que le risque pour le sang est bien plus dépendant de ce que les donneurs font (comportement) que de ce qu'ils sont (homosexuel ou pas) : un homosexuel en couple stable depuis de nombreuses années présente très probablement moins de risque qu'un hétérosexuel avec beaucoup de partenaire. Or l'interdiction pour les homosexuels ne portait absolument pas sur leurs pratiques à risque, mais bien sur leur nature d'homosexuel.

        – D'autres pays autorise depuis longtemps les don des homosexuels, sans qu'il y ait de surrisque associé. Malheureusement je n'ai plus les sources sous la main, donc l'argument est faible :-/

        – Ensuite cette interdiction engendre de fait un mensonge: les homosexuels sans comportement à risque qui veulent donner leur sang vont mentir sur le formulaire… Est-ce préférable ? Je ne pense pas, d'autant que le ressenti discriminatoire chez les homosexuels s'ajoutent au reste.

        – Enfin tous les échantillons sont testés et analysés, il serait bien sûr stupide de se baser uniquement sur les réponses des gens pour assurer la santé publique.

        Contrairement à toi, je pense que l'interdiction du don des homosexuels repose bien plus sur l'homophobie de notre société que sur des critères objectifs de minimisation des risques. C'est d'ailleurs le sens de la déclaration de Marisol Touraine.
        On verra le résultat dans quelques années : si le nombre de problème augmente, alors ton raisonnement aurait été bon, dans le cas contraire, ça sera simplement une preuve de plus de l'homophobie ordinaire.

        • [^] # Re: don du sang et homophobie

          Posté par (page perso) . Évalué à 10.

          – D'autres pays autorise depuis longtemps les don des homosexuels, sans qu'il y ait de surrisque associé. Malheureusement je n'ai plus les sources sous la main, donc l'argument est faible :-/

          N'oublions pas que la France a vécu un scandale lié au sang contaminé, qui laisse forcément des traces. La tolérance sur le sujet est forcément plus faible suite à ce genre de choses.

          – Enfin tous les échantillons sont testés et analysés, il serait bien sûr stupide de se baser uniquement sur les réponses des gens pour assurer la santé publique.

          Sauf que les tests ne sont pas infaillibles, des faux négatifs cela existe.
          Et comme cela a été dit plus haut, c'est pour se prémunir aussi éventuellement de MST inconnus (comme le VIH il y a seulement 40 ans) dont les tests n'existent pas toujours.

          Donc personnellement je ne sais pas, mais y voir une simple discrimination ordinaire me paraît un peu rapide comme déclaration sur le sujet.

        • [^] # Commentaire supprimé

          Posté par . Évalué à 6. Dernière modification le 26/04/17 à 14:21.

          Ce commentaire a été supprimé par l'équipe de modération.

          • [^] # Re: don du sang et homophobie

            Posté par (page perso) . Évalué à 1.

            Si on va sur ce terrain :
            Etudier l'anémie falciforme qui est plus prépondérante, par exemple, en Afrique et donc, s'intéresser plus à la population noire est raciste ?
            A l'extrême, prendre en compte le sexe dans le cadre du cancer du sein (oui, il y en a chez les hommes) est sexiste ?
            etc.
            C'est une pente glissante que je ne me permettrai pas d'emprunter.

            Sauf qu’il y a des différences biologiques entre les populations, et entre les sexes. Pas entre les orientations sexuelles.

            • [^] # Commentaire supprimé

              Posté par . Évalué à 4.

              Ce commentaire a été supprimé par l'équipe de modération.

              • [^] # Re: don du sang et homophobie

                Posté par (page perso) . Évalué à 3.

                Moi je vois ça comme tout ce qui fait le caractère/la personnalité des gens, une part de prédisposions biologiques et une part de vécu.

                Mais rien que la monogamie historiquement ça semble être un truc culturel puisque c’est pas présent dans toutes les civilisations. Et la notion d’orientation sexuelle y est assez liée.
                Voir par exemple le cas des romains: https://www.youtube.com/watch?v=NJEI51FepIk

                • [^] # Commentaire supprimé

                  Posté par . Évalué à 6. Dernière modification le 27/04/17 à 21:05.

                  Ce commentaire a été supprimé par l'équipe de modération.

        • [^] # Re: don du sang et homophobie

          Posté par . Évalué à 7.

          les homosexuels sans comportement à risque qui veulent donner leur sang vont mentir sur le formulaire…

          Du coup, je serais intéressé (sincèrement) par une réponse de ta part à ce post, et notamment à la question de la dernière phrase :

          en théorie, on ne retire aucun bénéfice à donner son sang : pourquoi donc mentir ?

          Ça, ce sont les sources. Le mouton que tu veux est dedans.

          • [^] # Re: don du sang et homophobie

            Posté par . Évalué à 3.

            Bonne question. Je suppose comme le dit le commentaire que donner son sang est un facteur d'intégration, vouloir faire « comme tout le monde » et en même temps aider son prochaine, je pense que ça doit beaucoup compter pour certaines personnes sans cesse regarder comme « pas normale » ou « malade ».

            On m'a aussi sorti un autre argument : on manque de sang, je n'ai pas le droit de donner le mien pour des critères stupides, donc je passe outre pour sauver plus de vie…

            Perso je trouve ça stupide et nocif de mentir pour pouvoir donner son sang, et j'aurais tendance à faire confiance aux médecins pour savoir ce qui est bon ou pas au niveau de la santé.
            Par contre sur le problème particulier de l'interdiction aux homosexuels je trouve l'argumentaire scientifique bien faible face au problème de la discrimination homophobe.

            J'ai lancé le sujet sur un ton polémique, mais le fond est aussi d'acter le changement et d'informer que les homosexuels peuvent désormais donner leur sang.

            • [^] # Re: don du sang et homophobie

              Posté par (page perso) . Évalué à 8.

              sur le problème particulier de l'interdiction aux homosexuels je trouve l'argumentaire scientifique bien faible face au problème de la discrimination homophobe.

              Ce n'est pas une décision homophobe, mais elle peut être perçue comme telle.
              Par exemple je suis également exclu de ce don, alors que je suis un pratiquant pur hétéro (pratiquant = ce qu'on fait en vrai. Car il y a par exemple des homos qui ont une pratique purement hétéro).

              L'idée de base est bêtement statistique et pratique : les personnes qui ont de multiples partenaires sont (très) nettement plus exposés aux cochonneries. Le nombre de personnes qui n'utilisent pas de préservatif est allucinant. Les homos pratiquants ont (ou avaient ?) souvent plus de partenaires que les hétéros monogames, avec des pratiques qui exposent plus, donc double bingo.

              Je fais partie des personnes à la vie dissolue. Bien que nous utilisions systématiquement des préservatifs, statistiquement nous sommes plus exposés. Donc nous exposons plus les autres.
              On pourrait dire que c'est un don « multipartenairophobe » :-) et prétendre que les toubibs coincés n'aiment pas que d'autres s'envoient en l'air. J'en doute, même si ça joue probablement un tout petit peu car la morale réprouve cela.

              Alors c'est vrai que ça m'enquiquine un peu (pas plus que ça en fait) de ne pas donner mon sang car je me considère comme étant « propre ». D'autant plus que je suis donneur universel mais je ne sais pas si c'est toujours utile (j'ai donné une fois à l'armée, c'est pour ça que je connais mon groupe sanguin).
              Je pourrais mentir sans que ça me pose de problèmes de conscience. S'il y avait pénurie, je pense que je ne raconterais pas d'histoires : je vérifierais avant d'y aller histoire de ne pas perdre mon temps, et si on me dit que la règle est stricte, tchao même si la règle est probablement imparfaite.

            • [^] # Re: don du sang et homophobie

              Posté par . Évalué à 9.

              On m'a aussi sorti un autre argument : on manque de sang, je n'ai pas le droit de donner le mien pour des critères stupides, donc je passe outre pour sauver plus de vie…

              C'est quand même dangereux, cette façon de penser que si on ne comprend pas l'utilité d'un critère alors il est « stupide ». A priori, on peut raisonnablement penser que les critères sont mis en place par des personnes compétentes suite à l'examen de données chiffrées (par ailleurs, il paraît improbable que la haute administration française soit gangrenée par l'homophobie). On peut toujours dire que l'administration n'est ni parfaite ni impartiale, mais c'est toujours mieux que de se fier au jugement d'une personne unique et nullement compétente sur le sujet…

              Par contre sur le problème particulier de l'interdiction aux homosexuels je trouve l'argumentaire scientifique bien faible face au problème de la discrimination homophobe.

              Je trouve pour ma part ce chantage permanent à la « discrimination », de la part de certaines communautés, particulièrement pénible et malvenu. Le don du sang n'est pas un droit fondamental, c'est un outil de santé publique. Les politiques publiques en matière de santé ne sont pas là pour satisfaire la soif de reconnaissance de tel ou tel groupe social.

              Si le critère est inefficace, alors il doit être aboli. Mais s'il est statistiquement efficace, alors il serait criminel de le supprimer pour se soumettre au victimisme politiquement correct.

      • [^] # Re: don du sang et homophobie

        Posté par (page perso) . Évalué à 4.

        Mais à quoi est lié exactement la différence de risque ?
        Le VIH touche pas magiquement plus les homosexuels.

        Donc j’imagine qu’il y a des pratiques à risques plus répandues chez les hommes homosexuels, mais alors pourquoi ne pas faire porter les questionnaires directement sur ces pratiques?
        Il y a déjà il me semble des questions sur la multiplicité des partenaires, sur les rapports protégés ou non, on pourrait par exemple ajouter une question sur la pratique de la sodomie si c’est ce qui est déterminant dans le risque.
        (Et même si en pratique, poser une question sur la pratique récente de sodomie et refuser les gens qui répondent oui va exclure les hommes homosexuels, je pense que c’est quand même pas reçu pareil que «Vous êtes homosexuel? dégagez»)

        • [^] # Re: don du sang et homophobie

          Posté par . Évalué à 7.

          Parce que peut être même si un individu à peu de pratiques à risques, le simple fait qu'il soit homosexuel fait que le risque est déjà plus élevé que chez les autres.

          Par exemple, si cette personne n'a qu'un seul partenaire, celui-ci peut cependant être infidèle et avoir des comportements à risques, de surcroît dans la communauté homosexuel. Cette simple statistique peut peut-être suffire déplacer le risque au delà du seuil acceptable.

        • [^] # Re: don du sang et homophobie

          Posté par . Évalué à 9.

          Mais à quoi est lié exactement la différence de risque ?

          La pénétration anale est (beaucoup) plus à risque que la pénétration vaginale.

          • [^] # Re: don du sang et homophobie

            Posté par . Évalué à -10. Dernière modification le 27/04/17 à 21:22.

            La pénétration anale est (beaucoup) plus à risque que la pénétration vaginale.

            J'ai des doutes… (les virus s'osef de ces détails) À la limite pour la solidité des capotes OK, mais sans capotes ça doit être fort similaire.

            Si certains homosexuels sont plus à risques c'est bêtement car certains sont libertaires ou échangistes ( #lesMosieursKiffentLesSaunas ).
            Ils ont beaucoup plus de facilités à trouver des plans cul et donc pratique beaucoup moins l'abstinence ou la monogamie.

            Donation Bitcoin : 1N8QGrhJGWdZNQNSspm3rSGjtXaXv9Ngat

            • [^] # Re: don du sang et homophobie

              Posté par (page perso) . Évalué à 9.

              Pourtant le lien a été clairement établi : http://www.catie.ca/fr/pdm/ete-2012/chiffrer-les-risques-lors-dune-exposition-vih

              Le sexe anal est le plus à risque, puis vaginal, puis oral.
              C'est lié au fait que la muqueuse de l'anus est plus perméable (il doit absorber les liquides des matières fécales, il est fait pour ça) et comme il est plus sensible les risques de saignement (et donc de contamination directe) augmentent.

              Donc non, ce n'est pas que lié à leur mœurs sexuels, mais beaucoup à cause du type de rapport sexuel.

              • [^] # Re: don du sang et homophobie

                Posté par . Évalué à -4.

                C'est vrai, néanmoins je pense que ça entre moins en jeu que de savoir si tu as a pas de relations sexuels, des relations régulière avec un(e) seul(e) partenaire ou avec plusieurs partenaires.
                Surtout que les hétéros peuvent aussi pratiquer la sodomie.

                Donation Bitcoin : 1N8QGrhJGWdZNQNSspm3rSGjtXaXv9Ngat

                • [^] # Re: don du sang et homophobie

                  Posté par (page perso) . Évalué à 5.

                  Surtout que les hétéros peuvent aussi pratiquer la sodomie.

                  Les hommes pas trop.
                  Pour les femmes, cela ne semble pas être une pratique si répandue ou exclusive (contrairement aux homosexuels masculins).

                  néanmoins je pense que ça entre moins en jeu que de savoir si tu as a pas de relations sexuels

                  Bah étaye ta position avec une étude au moins.
                  Cela n'a rien d'évident.

  • # A donné !

    Posté par . Évalué à 4.

    Et de 6 dons ! (après une pause de 2 ans pour manques de dispo)
    résultat : un peu dans le pâté !

    Je n'arrive pas à convaincre mon entourage à faire un don ! ;(
    Quelles sont vos astuces pour ceux qui y arrivent ?

    • [^] # Re: A donné !

      Posté par . Évalué à 2.

      Quand j'étais étudiant j'organisais des sorties de groupe (à 5 ou 6) un jour où on finissait tôt, ça motivait par pression sociale, mais il faut quand même rappeler aux personnes qui viennent que rien ne les y oblige et qu'il y a des contre-indications, la pression de groupe doit motiver les volontaires qui ont la flemme de se déplacer, pas contraindre ceux qui ne sont pas à l'aise avec le don.

      Tu peux aussi demander à l'EFS de te prévenir quand il y a une collecte mobile près de ton bureau (ils te renseignent dans leurs fichiers sur simple demande) et avant d'aller donner ton sang de faire le tour des bureaux pour demander qui t'accompagne.

      Membre de l'april, et vous ? http://www.april.org/adherer

    • [^] # Re: A donné !

      Posté par (page perso) . Évalué à 4.

      Ils auront de beaux diplômes de donneurs : bronze pour 25 dons, argent pour 50… après je ne sais pas car je n'y suis pas encore.

      Plus sérieusement, je ne pense pas qu'il soit utile de chercher à convaincre. On ne force pas la nature des gens. Certains sont altruistes, d'autres moins ; certains ont la phobie des aiguilles, d'autres pas ; certains peuvent donner, d'autre pas ; l'altérité n'est pas un mal. Ce qui importe c'est de faire de la publicité récurrente de manière à ce que les donneurs potentiels ne manquent pas les occasions.

    • [^] # Re: A donné !

      Posté par (page perso) . Évalué à 5.

      Quelles sont vos astuces pour ceux qui y arrivent ?

      Je me balade avec une seringue.

      « Rappelez-vous toujours que si la Gestapo avait les moyens de vous faire parler, les politiciens ont, eux, les moyens de vous faire taire. » Coluche

  • # Sang français refusé

    Posté par . Évalué à 2.

    Personnelement je ne peux plus donner mon sang depuis que j'ai déménagé hors de France (je suis maintenant en Nouvelle Zélande, mais au Canada ils ont les mêmes loi il me semble).
    Toute personne ayant résidé en France entre 1980 et 1996 est bannie à vie de don du sang.

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