Les doigts dans l’engrenage fatal

Posté par  (site Web personnel) . Édité par Benoît Sibaud et Davy Defaud. Modéré par ymz. Licence CC By‑SA.
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nov.
2020
Bureautique

Pour le titre j’ai un peu hésité entre « une histoire de poule et d’œuf » et celui‑ci. On perdait un peu effet dramatique avec le premier.

L’engrenage c’est la petite collection de modèles de curriculum vitæ pour Writer de LibreOffice qui s’étoffe et donne matière à tutoriel(s). J’ai bien compris qu’avec LaTeX ça aurait été plus facile et plus intuitif (ça n’a, évidemment, rien à voir avec le fait que je n’en suis qu’aux premières pages du livre sacré et que je n’ai pas encore fini les explications sur l’installation), mais j’aime la difficulté, donc voilà. Et ça évite d’avoir des questions à se poser sur les paquets (et avec le confinement, on ne sait pas trop comment fonctionnent les services postaux).

Comme j’ai mis un peu de temps à me décider à passer le journal en dépêche, elle est un peu plus touffue. On trouvera une ch’tite astuce en plus, une présentation de la collection de modèles de CV, des réponses supplémentaires dans la FAQ et des bonnes adresses LaTeXiennes.

Sommaire

L’art et la manière de faire des marques de niveaux

Apparemment c’est la mode (oui il y a aussi des modes en matières de présentation de CV). Un curriculum vitæ un peu moderne se doit d’avoir, semble‑t‑il, des éléments visuels pour indiquer des niveaux divers et variés. Forcément, à un moment, il fallait que je visse comment faire, et, re‑forcément, compte tenu de la nécessité de faire quelque chose qui soit facile à personnaliser, il était hors de question de se réfugier vers la solution « évidente » des images et pas uniquement parce que ça aurait demandé de faire une tripotée d’images en fonction du niveau.

Finalement, ce qui a donné lieu à un tutoriel. J’ai, pour l’instant, trouvé trois façons de faire ces indicateurs de niveaux :

  • la plus simple : utiliser des caractères « spéciaux », par exemple le carré foncé, Unicode 25a0 ■, avec des styles de caractères appropriés, j’ai exploité ça pour le CV de Cléopâtre1 et celui de Frances Allen  :
    Symboles de niveaux

  • la plus techniquement accessible : utiliser un tableau qui va permettre d’ajouter du texte invisible pour les yeux mais pas pour les dispositifs d’assistance (en revanche, je ne sais pas trop comment c’est lu), je les ai utilisés pour le CV de Jeanne Mance et de Régine Crespin, tous deux des adaptations de modèles de CV sous Latex :
    Barres de niveau

  • la plus astucieuse à concocter : utiliser un style paramétré avec une image d’arrière‑plan (ici une ligne) et des tabulations, positionner la marque de niveau, qui peut un caractère « spécial », par exemple un nombre dans un rond foncé, Unicode e22d et suivants, avec la touche tabulation. On peut, au besoin, compléter avec un style de caractère pour que la ligne ne se voit pas derrière le signe, c’est la méthode utilisée pour le CV de Huafang Li :
    Curseur

Dans tous les cas, ça n’utilise que les fonctionnalités du logiciel. Et ça peut resservir pour d’autres documents évidemment : par exemple un rapport de présentation de projet.

Trois ch’tites astuces techniques pour la route

Étant donné qu’un modèle de CV c’est un champ d’exploration assez formidable puisque c’est un document court, très structuré et qui doit visuellement être plaisant, voire remarquable, ça ouvre des portes à l’imagination traitement‐de‐textienne. Et ce d’autant plus que l’idée est que les utilisatrices et utilisateurs finaux puissent facilement alimenter et personnaliser le fichier. Notez que ces astuces fonctionnent pour d’autres documents (manquerait plus que ça).

Des filets derrière des intertitres

Par exemple, dans le modèle Filets turquoise, basé sur un modèle Latex d’ailleurs, pour avoir des filets derrière le texte des intertitres, j’ai utilisé une image d’arrière‑plan et surligné le texte dans la couleur du fond. Évidemment, c’est paramétré dans le style ad hoc. En fait, c’est ça qui m’a donné la solution que je cherchais pour les niveaux à « curseur ».

Vignette CV

Un cache pour changer la forme des photos

Toujours pour ce modèle, il y avait une « difficulté » à résoudre : la forme de la photo. Il était, de mon point de vue, hors de question de demander aux personnes qui vont adopter ce modèle de retravailler leur photo. J’ai donc dessiné une forme vide dans Draw (voir ce pas récent, mais tout de même, tousse, excellent tutoriel pour savoir comment faire) que j’ai ensuite copié‑collé dans Writer. J’insiste sur le copier‑coller car c’est ça qui permet de garder la forme « vivante » et de pouvoir changer la couleur si l’on veut changer celle du cadre qui est dessous. La photo est prise en sandwich entre le cadre et le cache, un clic droit suffit pour remplacer la photo exemple par autre chose. J’avoue que je suis assez satisfaite de cette solution car, non contente, de donner une pleine liberté aux utilisatrices et aux utilisateurs, elle est totalement maîtrisable et rétrocompatible, ce qui n’est pas le cas d’un effet (souvent douteux) préprogrammé.

Du style et des bordures

Il y a aussi une façon, extrêmement simple de donner de l’allure et une identité graphique à un CV ou tout autre document, sans utiliser les cadres, sans tricher avec des tableaux ; bref, en tirant parti des possibilités offertes par les styles. Il suffit de jouer avec les bordures et les couleurs d’arrière‑plan comme pour le CV d’Helen Keller. Ici, on a une bordure de page épaisse (la plus épaisse possible) à gauche, une autre sous le prénom et le nom (qui est en style Titre), et l’effet de la page suivante est obtenu par le paramétrage du style de paragraphe Pied de page. D’ailleurs, je me suis rendu compte à ce sujet que les bordures passaient dessus (donc le texte disparaît sous la bordure).

CV bordure magenta

Cette façon de procéder permet d’avoir quelque chose de très facile à mettre en œuvre et à modifier et, théoriquement, ne devrait poser aucun problème aux robots.

La collection de CV

Fidèle à mes principes, ces modèles ne sont mis en forme qu’en utilisant les styles et, dans la mesure du possible, en créant un minimum de styles personnalisés. Toutefois, tous les styles de paragraphes personnalisés sont basés sur le style par défaut et le style Titre ainsi, éventuellement, que le style Listes.

Les explications figurent sur le modèle et dans les commentaires du fichier. Avec le modèle, on peut télécharger un curriculum vitæ avec du vrai texte, au format PDF, pour avoir une bonne idée du rendu.

Le mot d’ordre en est : avoir un document facile à faire évoluer et à utiliser. Ce qui signifie aussi qu’il n’y a pas de bidouilles de mise en forme : pas de tableaux, pas de zones de texte. Certains ont des cadres de texte, toutefois, ce qui n’est pas la même fonctionnalité que les zones de texte dans Writer. De toute façon, d’une manière générale, c’est la personne qui conçoit le modèle qui doit se creuser la cervelle pour en produire un qui ne demande pas cet effort aux utilisatrices et utilisateurs finaux.

Petite précision : ces modèles, sauf les plus simples, ne sont pas bien ouverts par Word ou OnlyOffice qui gèrent très mal l’ODT en définitive.

Pourquoi des CV sous LaTeX rendent mieux que sous Word et pourquoi en fait ce n’est pas le logiciel qui est en cause ?

Ce n’est pas très compliqué. Les personnes qui font un CV avec LaTeX utilisent des modèles. J’en soupçonne un certain nombre, d’ailleurs, de ne pas vraiment connaître LaTeX et de se reposer entièrement sur le modèle. Comme les modèles sont techniquement propres, ça donne des documents propres. Ça commence à devenir un peu pas terrible quand les mêmes commencent à vouloir un peu bidouiller le modèle (et j’ai vu des horreurs typographiques, passons).

Tous les modèles de CV que j’ai pu télécharger pour Word, soi‑disant utilisables sous LibreOffice, dès lors qu’ils ont une mise en page un peu (un peu !) complexe, sont bidouillés à partir de zones de textes et avec une mise en forme sans styles2. Mais vraiment tous. À partir de là, dès qu’on veut modifier un truc ou, simplement, ben saisir le CV, c’est la catastrophe : les zones de texte se baladent dans tous les sens si l’on ne maîtrise pas le logiciel, il faut changer ou corriger la mise en forme petit bout par petit bout et, bien sûr, impossible de tout saisir d’une seule traite. Il y a même des modèles de CV faits avec PowerPoint ! Ce qui confirme ce que je pense sur l’ignorance en matière d’utilisation des logiciels de traitement de texte.

Et donc, si l’on conçoit des modèles, c’est valable pour tout, corrects d’un point de vue technique, on a des documents finaux qui tiennent visuellement la route, sont faciles à maintenir et avec lesquels les utilisatrices et utilisateurs finaux pourront travailler sans problème et sans tout bousiller la plupart du temps, comme celles et ceux qui recourent à la facilité d’utiliser un modèle LaTeX tout fait sans se poser de questions.

FAQ

Suivant la procédure habituelle, cette FAQ va s’efforcer de répondre à des questions que vous ne vous posez probablement pas, sans, tout aussi probablement, répondre à celles qui vous trottent dans le cerveau (désolée3).

Pourquoi les modèles sont verbeux ?

Normalement un modèle de document doit être dépourvu de tout texte superflu. Ici, je précise comment est fait le modèle et comment l’utiliser. D’expérience, les gens ont rarement le réflexe d’aller voir la documentation associée, là, ils n’ont pas le choix elle est incluse.

Pourquoi des exemples de CV uniquement féminins ?

Déjà, dans la série, le modèle mondrianesque est, évidemment, illustré par la bio de Piet Mondrian. Ensuite, j’ai remarqué qu’un modèle de CV parle plus quand on peut le voir « en action ». Et, là, il y a quatre possibilités :

  • mettre du faux texte, sauf que, d’une part j’ai horreur de ça et, d’autre part, ça ne donne pas une réelle idée du résultat final, enfin une mise en forme de CV sera plus adaptée dans certains cas que dans d’autres, le « lorem ipsum » ne permet pas de rendre compte de cela ;
  • faire un faux CV : c’est du travail pas très intéressant (sauf si j’avais le réel projet de construire des personnages pour un bouquin), encore plus si l’on se cantonne à un seul contenu et, dans ce cas, retour au premier cas de figure ;
  • utiliser mon propre CV : il y a des limites même à mon nombrilisme, aussi surprenant que cela puisse paraître, sans parler du retour au premier cas de figure ;
  • prendre des bios de « vrais » gens et en faire le support des exemples de CV : c’est du boulot aussi, mais au moins c’est intéressant, j’ai découvert des personnalités comme Jeanne Mance qui n’a été reconnue comme fondatrice de Montréal à l’égal du fondateur Paul de Chomedey, sieur de Maisonneuve, par la ville qu’en 2012, ou comme la physicienne Li Fanghua dont en prime j’ai trouvé le CV authentique (basé sur un modèle LaTeX basique) dont je propose une version mise en forme avec le modèle vert forêt et je pense que c’est plus efficace. Toutes les informations qui figurent sur ces exemples sont absolument vraies, la seule chose de mon cru, c’est que j’ai dû, en me basant sur la réalité, inventer des « niveaux » ; j’ai donc, par exemple, arbitrairement attribué des niveaux de langues à Cléopâtre qui était polyglotte, j’ai aussi attribué des compétences en langages informatiques et en logiciels à Frances Allen (qu’elle n’avait peut‑être pas pour certaines).

Et pourquoi presque uniquement des femmes ? Pourquoi pas. Hormis pour les musiciennes (Régine Crespin dans les Nuits d’été de Berlioz reste dans mes oreilles comme la version de référence absolue, c’est comme ça), un peu au hasard. En fonction des informations dont on dispose et de la mise en forme sur laquelle je travaille. Pas plus compliqué que ça. Merci Wikipédia. :-)

Pourquoi les coupures de mot ne sont pas configurées dans les styles de paragraphes et que les espacements sont laissés standards ?

Parce que ces modèles sont susceptibles d’être modifiés, changement de police par exemple, et que cela peut changer la donne de la mise en forme. Donc, autant laisser aux utilisatrices et utilisateurs finaux la licence de faire ce qu’ils ou elles veulent pour peaufiner le rendu et l’adapter au contenu.

Est‑ce qu’on peut suggérer des idées de mises en forme ?

Pourquoi pas, sans aucune garantie que je les utilise. Mais, sait‑on jamais.

Est‑ce qu’on peut avoir un modèle sur‑mesure ?

Oui et non. Pas au même tarif on va dire.

Il y en aura d’autres ?

Peut‑être ou peut‑être pas (en vrai, j’en ai plusieurs dans les cartons qui me posent des défis particuliers).

Une ou deux pages ?

Le principe d’une seule page n’est pas une règle absolue. Toutefois, un CV n’est pas une biographie et, idéalement, il doit être fait sur mesure en fonction de la destination et il doit, de toute façon, être concis, et pas qu’en France (lien en anglais). Concernant ma collection de modèles, certains sont calibrés pour une seule page, la version mondrianesque et les CV de Cécile Chaminade, de Mel Bonis et Nadia Boulanger. Les autres sont calibrés pour plus d’une page, au besoin, pour avoir une unité graphique. Par exemple, tel que conçu, le CV de Suzanne Lenglen sera très bien en une seule.

Et pour LaTeX ?

Si vous ne pouvez concevoir une vie sans LaTeX, ces quelques adresses qui m’ont été suggérées dans les commentaires des deux journaux.

Pub copinage : les modèles de chimrod avec tout le confort moderne (barres de niveaux et étoiles colorées). Ils sont à la fois dans l’air du temps, sobres et élégants. Si LaTeX c’est comme le CSS, les personnaliser ne devrait pas prendre beaucoup de temps. Ils doivent être faciles à utiliser aussi car, je cite chimrod :

« J’utilise de mon côté le format ReStructuredText pour masquer toute la complexité de LaTeX, et rendre l’édition la plus simple possible. Par contre, les aficionados de LaTeX pourront quand même se lancer dans l’édition des modèles et ajuster le code comme ils le souhaitent. »

On trouvera aussi des modèles, de CV et autres documents sur ces sites :

  • LaTeX Templates (en anglais), dont les modèles sont, visuellement, très variés, on peut les ouvrir dans Overleaf, il faut un compte ;
  • ctan.org (en anglais), il n’y a pas de prévisualisation et le dernier modèle de CV répertorié semble dater de 2018 ;
  • resumake.io (en anglais), neuf CV, très « classiques » voire, un peu austères, on peut saisir son CV en ligne, sans avoir besoin d’un compte et le télécharger aux formats PDF, LaTeX ou JSON.

Un projet pour lequel je pourrais avoir besoin d’un peu de votre temps de cerveau

Cela fait un paquet d’années que je travaille sur un projet de bouquin sur Writer. Il faut voir les choses en face, je suis partie sur de mauvaises bases qui ne me vont pas du tout en essayant de faire un opus qui part de A pour arriver à Z dans l’ordre.

À force de rédiger des tutoriels, je me dis que ce serait mieux et plus efficace de faire quelque chose qui serait un genre de compilation des tutoriels (en mieux) et dont les chapitres seraient plutôt sur le mode « une question, une solution ».

Même s’il est possible que mon génie soit grand, on peut envisager qu’il ne l’est peut‑être pas tout à fait assez pour envisager toutes les questions que pourraient se poser les gens qui utilisent LibreOffice4. Ma porte est donc ouverte : n’hésitez pas. Cela pourra faire l’objet d’un tutoriel, voire d’un modèle de document, puis d’un chapitre.


  1. accessoirement, j’ai décroché un entretien d’embauche avec un CV basé sur ce modèle. 

  2. je ne prétends évidemment pas avoir tout vu, et, notamment, je n’ai pas acheté de modèle, mais ce que j’ai récupéré est très tristement édifiant. 

  3. disons que j’essaie d’être désolée, c’est déjà pas mal. 

  4. il n’est pas exclu, en effet, si cela fonctionne, que je fasse la même chose pour Impress et pour Calc. 

Aller plus loin

  • # Re: Pourquoi des CV sous LaTeX rendent mieux que sous Word

    Posté par  . Évalué à 3. Dernière modification le 27/11/20 à 17:13.

    Parce que LaTeX, étant du texte pur et dur, se prête au versionning (CVS, SVN, SCCS, mercurial, bazaar, git, fossil…), ne casse pas son interface entre les versions, et se prête donc merveilleusement à l'amélioration continue, contrairement aux usines à gaz logiciels de traitement de texte WYSIWYG.

    Du coup, oui, je dirais que c'est bien le logiciel qui est en cause.

    Bon vendredi :)

    • [^] # Re: Pourquoi des CV sous LaTeX rendent mieux que sous Word

      Posté par  . Évalué à 10.

      Absolument pas !

      Le type de traitement de texte, LaTeX ou WYSIWYG, n'est nullement en cause. Simplement, la quasi-totalité des utilisateurs de traitements de texte WYSIWYG n'ont absolument aucune idée des possibilités réelles de ces logiciels, qu'ils utilisent pratiquement comme des machines à écrire.

      Il est parfaitement possible de créer avec MS Word, Corel WordPerfect ou LibreOffice Writer des documents aussi aboutis que les meilleurs documents LaTeX… à condition de connaître la mise en page, la typographie, maîtriser les styles, etc.

      L'ironie est que tous les metteurs en page professionnels que j'ai rencontré, rompus à l'utilisation de XPress et InDesign, parce qu'ils n'ont jamais exploré les possibilités des traitement de texte, sont pareillement convaincus que ceux-ci ne disposent que de fonctionnalités de mise en forme extrêmement limitées, en rien comparables à celles de leurs logiciels favoris.

      • [^] # Re: Pourquoi des CV sous LaTeX rendent mieux que sous Word

        Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 4.

        Tout à fait et on a parfois l'impression que tous ces gens se sentiraient même dévalorisés s'ils devaient apprendre à utiliser correctement des logiciels bureautiques !

        Maintenant, j'émets de sérieuses réserves sur la capacité d'un logiciel comme Word pour faire aussi facilement, et d'une utilisation aussi facile des modèles avec des sections et des pages différentes comme celui-ci.

        « Tak ne veut pas quʼon pense à lui, il veut quʼon pense », Terry Pratchett, Déraillé.

    • [^] # Re: Pourquoi des CV sous LaTeX rendent mieux que sous Word

      Posté par  . Évalué à 5.

      Il y a un peu de ça c'est vrai. :-)
      Je voulais aussi répondre à la partie suivante, donc je profite qu'un fil soit initié pour le faire directement.

      Ce n’est pas très compliqué. Les personnes qui font un CV avec LaTeX utilisent des modèles. J’en soupçonne un certain nombre, d’ailleurs, de ne pas vraiment connaître LaTeX et de se reposer entièrement sur le modèle. Comme les modèles sont techniquement propres, ça donne des documents propres. Ça commence à devenir un peu pas terrible quand les mêmes commencent à vouloir un peu bidouiller le modèle (et j’ai vu des horreurs typographiques, passons).

      La comparaison est un peu délicate car il y a bien des modèles, avec des thèmes ou pas, (jusque là c'est comparable aux traitements de texte) mais c'est un peu (ou beaucoup) plus parce-que d'abord c'est du balisage textuel. L'usage du balisage textuel, permet de conserver tout en texte avec ses avantages (outils de versionnage de code et non un truc dédié qui serait intégré, par exemple) et ses inconvénient (bien que ce ne soit pas de la programmation mais de la/le description/balisage, ça peut rebuter si on est trophabituée/conditionnée aux interface clic-voit-direct) ; et oblige à travailler en faisant fi de la forme finale avant la fin (d'ailleurs les personnes qui débutent et veulent commencer à bidouiller font souvent de l'aperçu et veulent se lancer dans des changements sans avoir le recul et cela abouti à des horreurs typographiques.) Ce qui s'en rapproche le plus avec le traitement de texte est de bien utiliser les « styles » partout (et je remarque que c'est pareillement moins évident pour ces mêmes personnes qui vont modifier certains trucs directement —les boutons et menus invitent à le faire, ce qui n'aide pas— ou vont, quand il y a un peu de patience, aller modifier le style par rapport à une besoin immédiat —le seul titre actuel qu'on vient de mettre et qui semble déconner— sans la vision d'ensemble —aussi bien du reste du document que des autres éléments du style entre eux.)

      Ce principe est appliqué ici, quand on pond un commentaire : on balise le texte, quand on a fini on prévisualise, quand c'est bon on balance sinon retour au texte brute avec ses balises. Loin du fonctionnement wysiowyg. Quand on a publié son commentaire, le balisage est interprété pour générer le rendu final. C'est un peu pareil avec LaTeX et ses sœurs : les balises vont déclencher des macros (oui au fond c'est un langage de programmation, TeX, mais on n'a pas besoin de mettre la main dedans) qui font des choses bien fines que je ne retrouve pas avec les traitements de texte (c'est bien beau les interfaces graphiques où on peut régler des choses en centimètres, mais ici le travail est de l'ordre du micromètre et les détails de calcul vont jusqu'entre les caractères) L'usager normal de ce genre d'outils ne se prend pas pour quelque expert en typographie (et en programmation) mais pose juste le balisage qui correspond sémantiquement puis confie le travail aux orfèvres pour obtenir son bijou final. C'est une approche radicalement différente.

      J'aimerais attirer l'attention sur ce dernier point : l'approche… Or il ne peut y avoir une manière faire et/ou un outil qui convienne à tout le monde et à toutes les situations. Il faudrait donc éviter des comparaisons qui ne servent pas vraiment (je le dis aussi pour tous les commentaires qui veulent ramener la supériorité de *TeX quad on parle de LibO : ces guéguerres ne servent les intérêts ni des uns ni des autres, sauf probablement des logiciels privateurs)

      “It is seldom that liberty of any kind is lost all at once.” ― David Hume

      • [^] # Re: Pourquoi des CV sous LaTeX rendent mieux que sous Word

        Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 6. Dernière modification le 29/11/20 à 16:49.

        Alors les détails de calcul vont jusqu’entre les caractères et on peut paramétrer en dixièmes de millimètres, bien que cette précision n’ait que peu d’intérêt (peu ou pas visible pour l’œil). Mais je ne le fais pas sur des modèles qui peuvent être modifiés (police différente par exemple et ça, ça peut changer pas mal la donne).

        Et, évidemment, LibreOffice permet une gestion de versions avec l’extension VersionManager en plus du suivi des modifications.

        Sinon, ce n’était pas une comparaison mais une mise au point. On a, en effet, deux outils différents qui ne sont pas supérieurs l’un à l’autre. Et j’aimerais assez que certaines des personnes qui utilisent LaTeX ne la ramènent pas sans cesse sur le mode « LibreOffice c’est nul, LaTeX c’est mieux même que c’est utilisé par les scientifiques » (et j’ai vaguement l’impression que cela sous-entend que les scientifiques sont des espèces de sur-hommes). On me l’a fait pas plus tard que la semaine passée sur un forum alors que je voulais simplement installer Zotero dans ma distribution. C’est, souvent le fait de personnes qui ne connaissent pas LibreOffice, où l’ont utilisé il y a des années. Mais ça évolue un logiciel bureautique.

        Donc oui, ces querelles sont à la fois ineptes, d’une bêtise incommensurable et probablement dommageables en effet.

        « Tak ne veut pas quʼon pense à lui, il veut quʼon pense », Terry Pratchett, Déraillé.

        • [^] # Re: Pourquoi des CV sous LaTeX rendent mieux que sous Word

          Posté par  . Évalué à 3.

          Et, évidemment, LibreOffice permet une gestion de versions avec l’extension VersionManager en plus du suivi des modifications.

          Où est-ce que tu la trouves cette extension ?
          Je ne l'ai pas trouvée sur https://extensions.libreoffice.org

        • [^] # Re: Pourquoi des CV sous LaTeX rendent mieux que sous Word

          Posté par  . Évalué à 2.

          Je suis déçu, mon troll a fait long feu, pas beaucoup de réponses. Ça marchera mieux un autre jour :D
          Même la note est encore positive. Décidément, j'ai tout raté!

          Plus sérieusement, je pense que LaTeX nécessite un apprentissage initial plus long pour faire des trucs simples, c'est clairement moins ergonome, moins intuitif, et en ce sens, je pense que les logiciels de traitement de texte sont nécessaires.

          Cela dis, je préfère personnellement utiliser LaTeX non pas pour faire mon élite (je suis loin d'en être) ni parce que je suis un scientifique (j'en suis pas un), mais du fait que je peux utiliser mes outils habituels pour gérer le source du document: git, vim, grep, etc.

          Autre chose que j'apprécie avec LaTeX, c'est qu'il me débarrasse presque complètement de la tentation de bricoler la forme, du coup, je me concentre sur le contenu, je vais plus vite, et même si c'est plus spartiate (j'ai pas de couleurs à la fin, par exemple) moi ça me conviens bien plus.

          Le point bonus, c'est la taille finale (en octets) du source et le fait de pouvoir en générer même sur de très petites machines peu performantes.

          Par contre, je n'irai pas recommander LaTeX à un utilisateur qui a juste besoin d'un document pas trop moche rapidement.

          • [^] # Re: Pourquoi des CV sous LaTeX rendent mieux que sous Word

            Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 3.

            C'est très désagréable d'avoir un troll comme premier commentaire, désolée d'avoir à le dire. Et ça peut être très mal vécu. Personnellement, je sens ça comme une gifle.

            « Tak ne veut pas quʼon pense à lui, il veut quʼon pense », Terry Pratchett, Déraillé.

            • [^] # Re: Pourquoi des CV sous LaTeX rendent mieux que sous Word

              Posté par  . Évalué à -2.

              C'est très désagréable d'avoir un troll comme premier commentaire,

              Il faut demander à n'être publié que le samedi matin (voire, le mercredi soir au plus tard) : ça laisse toute une semaine (au pire, 1 jour) avant que le prochain trolldi n'arrive, et donc limite le risque de voir un troll poster le premier commentaire ;-)

            • [^] # Re: Pourquoi des CV sous LaTeX rendent mieux que sous Word

              Posté par  . Évalué à 5.

              Même quand on le prend bien, je trouve ça dommageable pour le Logiciel Libre en général (face aux gens, emmurés dans leur conviction que certaines choses ne peuvent se faire qu'avec le logiciel propriétaire qu'ils connaissent, il est bien de pouvoir leur présenter ce genre de dépêche qui va plus loin que l'existence de traitements de texte alternatifs mais montre toutes les merveilles qu'on peut faire aisément avec ; sans devoir tomber sur des commentaires désobligeants) ainsi qu'à la communauté (j'en ai un peu marre que les libristes renvoient l'image de divisions inutiles et que LinuxFr passe pour un nid de trollage et de dogmatisme bête et méchant) Le libre est certes un foisonnement d'idées et de solutions ; faut pas que ça se transforme en guéguerre de petits clans (qui se bouffent, et sont la risée des observateurs, pendant que le logiciel privateur gagne du terrain.)

              “It is seldom that liberty of any kind is lost all at once.” ― David Hume

    • [^] # Re: Pourquoi des CV sous LaTeX rendent mieux que sous Word

      Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 3. Dernière modification le 30/11/20 à 16:50.

      Ce qui serait bien comme solution, c'est ce qui existe dans l'édition de partitions musicales.
      D'un coté, on a Lilypond, qui serait l'équivalent de LaTeX, et de l'autre, des logiciels comme Frescobaldi, qui serait l'équivalent des logiciels WYSIWYG. Sauf que, dans ce cas de figure, Frescobaldi génère des fichiers au format Lilypond.

      Lorsque j'écris une partition musicale, j'utilise dans un premier temps un petit utilitaire de mon cru qui génère des fichiers au format Lilypond, ce qui est facilité par le fait que le format Lilypond est un format texte, que je complète ensuite avec à l'aide de Frescobaldi, et je termine en intervenant directement sur les fichiers Lilypond pour d'éventuels ajustements. Ainsi, j'ai le meilleur des deux monde. Je l'avais d'ailleurs déjà évoqué sur LinuxFR.

      Et apparemment, ça existe des logiciels WYSIWYG, ou du moins WYSIWYM, qui font du LaTeX

      Toolkit Atlas : un moyen simple et rapide pour ajouter une interface graphique à vos applications… (voir 'site Web personnel").

  • # bravo

    Posté par  . Évalué à 4.

    Au fait, un grand merci de la part de toutes les personnes à qui ça servira, et vraiment chapeau pour tout ce travail (aussi bien pour le temps et l'énergie que cela a du te prendre, mais aussi parce-que c'est une belle vitrine des possibilités de ce traitement de texte en plus d'être effectivement un chausse-pieds pour les personnes qui veulent passer à l'alternative libre.) On a besoin de plus d'initiatives de ce genre.

    “It is seldom that liberty of any kind is lost all at once.” ― David Hume

    • [^] # Re: bravo

      Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 5.

      On a besoin de plus d'initiatives de ce genre.

      Oui, c’est, de mon point de vue, la façon la plus efficace de montrer la qualité des logiciels libres plutôt que les sempiternelles comparaisons avec des logiciels équivalent ou les plaintes sur le mode « c’est moche », le moche faisant référence au logiciel privateur censé être plus joli.

      « Tak ne veut pas quʼon pense à lui, il veut quʼon pense », Terry Pratchett, Déraillé.

  • # Compétition !

    Posté par  . Évalué à 9.

    Salut,

    Merci pour cette contribution. Je reste toujours ébahi par la performance. C'est du grand art.

    Comme dit, j'étais presque prêt pour le pendant LaTeX (en fait, on est parti du même modèle de manière indépendante).

    J'apprécie vivement le travail que tu as fait et tes nombreux retours sur ma partie, ainsi que d'autres nombreuses moules<, qui m'ont poussé à faire encore plus de démarquage.

    Le "code" est (licence MIT).

    Attention, c'est pas sec, il y a des bugs ou améliorations à prendre en compte de partout. De la documentation ? Pour quoi faire… ? :p

    Un peu de démo ? Ici Zorro, là Rambo. Je voulais faire Terminator aussi, mais pas encore pris le "temps" (oui, dans son cas, le temps est un peu plus compliqué).

    Matricule 23415

    • [^] # HS

      Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 2.

      Un peu de démo ?

      Pour info tu as les liens sans protocole donc les gens essayent d'accéder en HTTPS en venant d'ici en HTTPS, et se prennent une bonne grosse alerte de certificat pourri car le certificat est… pourri (ça a l'air d'être celui de ton hébergeur). Un peu de sérieux sur les protocoles s'il vous plaît :), si on prend un nom de domaine autant bien le configurer.

      • [^] # Re: HS

        Posté par  . Évalué à 2. Dernière modification le 28/11/20 à 18:28.

        Salut,

        Pour info

        Tu crois que je ne sais pas ?

        si on prend un nom de domaine autant bien le configurer

        Vas-y, je te regarde faire et gérer tout ça.

        C'est dans la roadmap mais pas si simple (ça fait minimum un an qu'on en discute en interne).

        Matricule 23415

        • [^] # Re: HS

          Posté par  . Évalué à 2. Dernière modification le 28/11/20 à 19:02.

          Salut,

          Bonjour au moinsseur.

          Ce n'est pas un site (le mien), mais 14373 sites (à date d'aujourd'hui) à gérer…

          Aucun intérêt à faire juste pour le mien si ça ne vaut pas pour tous.

          Matricule 23415

          • [^] # Re: HS

            Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 8.

            Ce n'est pas un site (le mien), mais 14373 sites (à date d'aujourd'hui) à gérer…

            les joies du mutu :-)

            Tu peux regarder ce qu'on a fait sur https://TuxFamily.org avec let's encrypt tout a été automatisé pour l'utilisateur via VHFFS.
            Après ça dépend de si tu veux utiliser du SNI ou autre méthode de gestion de la conf' pour servir le bon certificat… selon si tu utilises httpd, nginx ou autre…

            Et oui, ça risque de te prendre un peu de temps… ('fin ça se fait pas que d'un claquement de doigts :/).

            • [^] # Re: HS

              Posté par  . Évalué à 3. Dernière modification le 28/11/20 à 20:04.

              Salut,

              Oui on suis un peu vos avancées :)

              Étrange, vu qu'on utilise (roulement de tambours…) VHFFS ! :p

              Y'a même des squatteurs de chez vous chez nous.

              Bon, on hésite à les reloger, par peur (on est très courageux !)

              On a déjà tout le domaine principal en https, c'est juste pour les ndd spécifiques où faut cogiter un peu.

              Matricule 23415

              • [^] # Re: HS

                Posté par  . Évalué à 2.

                Petite note par ailleurs, j'espère qu'avec le nom de projet tscvng, je fais un bon concurrent ;p

                Matricule 23415

                • [^] # Re: HS

                  Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 2. Dernière modification le 28/11/20 à 21:05.

                  Étrange, vu qu'on utilise (roulement de tambours…) VHFFS ! :p

                  ah bah c'est bon alors, ya le mod_vhost_hash et la base de données/panel de gestion : reste à gérer les montées de version au besoin.
                  ça a été modifié en 4.6.0 pour let's encrypt : ajout en base (champs de retours de let's encrypt) + le bot que je t'ai indiqués sur le git (laconiquement). Et ça fonctionne pour les sous-domaines ainsi que les noms de domaine spécifiques.

                  après, vaut mieux suivre la branche master au fur et à mesure.

    • [^] # Re: Compétition !

      Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 4.

      Ah ah je veux bien rentrer dans la compétition !

      Je vais essayer de reprendre mes modèles et voir si je peux aussi m'inspirer de ceux d'Yasbeau. Il faut aussi que je refasse mes exemples avec des profils un peu plus fun :) Bref, j'ai du boulot à faire !

      • [^] # Re: Compétition !

        Posté par  . Évalué à 3.

        Salut,

        Chouette si tu veux jouer aussi :) J'ai hâte de voir tes prouesses !

        Matricule 23415

        • [^] # Re: Compétition !

          Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 3.

          Bon, après quelques jours, j'arrive à ce résultat. (Le code est ici)

          Comme j'essaie de rester au maximum dans le standard du format rst (même si je suis obligé de faire quelques écarts), je pense que je n'irai pas plus loin dans la copie :)

          • [^] # Re: Compétition !

            Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 2.

            Ça a de l'allure (bon je ne suis pas fan des crochets), mais c'est très classe.

            « Tak ne veut pas quʼon pense à lui, il veut quʼon pense », Terry Pratchett, Déraillé.

            • [^] # Re: Compétition !

              Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 2.

              Merci !

              Les crochets faisaient partie de l'exercice, avec la ligne horizontale ça m'a permit de découvrir comment mélanger graphique et texte dans les titres, ce dont je me resservirai probablement pour faire quelque chose de plus compliqué (mais chaque chose en son temps)…

              J'aime beaucoup me plonger dans ce genre de création et mêler la technique et l'esthétique dans un but commun !

              • [^] # Re: Compétition !

                Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 2. Dernière modification le 03/12/20 à 17:28.

                Oui ce sont des "défis" qui font avancer dans la connaissance et la maîtrise du logiciel.

                D'ailleurs, sur ce principe, j'ai trouvé comment faire des frises chronologiques verticales uniquement en utilisant les styles et l'arrière-plan des sections. Sur l'image, j'ai trois façons de faire.

                Jeux de frises

                « Tak ne veut pas quʼon pense à lui, il veut quʼon pense », Terry Pratchett, Déraillé.

                • [^] # Re: Compétition !

                  Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 2.

                  C'est sympa, c'est en dérivant ta technique pour les curseurs que tu as réussi la chronologie ?

                  • [^] # Re: Compétition !

                    Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 2.

                    Oui ! Il y a pas mal de boulot de calage mais c'était facile à trouver.

                    « Tak ne veut pas quʼon pense à lui, il veut quʼon pense », Terry Pratchett, Déraillé.

          • [^] # Re: Compétition !

            Posté par  . Évalué à 3.

            Salut !

            Plutôt bien pour du RST un peu avancé :)

            Merci d'avoir joué (et fourni les clefs aussi) !

            On ne saura jamais qui est le gagnant, vu qu'il n'y avait pas de jury :(

            Matricule 23415

      • [^] # Re: Compétition !

        Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 4.

        Très cool, surtout que je comptais « te piquer » un modèle pour le mettre à ma sauce.
        Je viens d’en ajouter un, le CV de Jeanne d'Arc, forcément cramoisi et un peu brûlé en bas.

        Cela dit, il m’a été dit qu’ils étaient désuets ! Mais quand je fais une recherche d’images, effectivement, certains de mes modèles sont très classiques (désuets ?) bien techniquement pas du tout désuets, mais pas tous. Mais je privilégie la lisibilité et la facilité d’usages aux effets graphiques qui peuvent rendre la lecture du CV un peu ardue notamment en déstructurant le contenu. Après tout, il s’agit de faire un document efficace, pas une brochure publicitaire. On doit voir de loin qu’il s’agit d’un CV.

        « Tak ne veut pas quʼon pense à lui, il veut quʼon pense », Terry Pratchett, Déraillé.

    • [^] # Re: Compétition !

      Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 3. Dernière modification le 29/11/20 à 17:07.

      C'est du grand art.

      N’exagérons rien, c’est surtout une question d’imagination sur le comment faire ceci ou cela « facilement ».

      Puis, aussi, concernant ton modèle de CV, comme je l’ai déjà dit, je voulais voir si on pouvait faire pareil avec Writer.

      Je pense d’ailleurs « transposer » dans Writer le modèle de document LaTeX type thèse que je vois partout.

      « Tak ne veut pas quʼon pense à lui, il veut quʼon pense », Terry Pratchett, Déraillé.

  • # HS

    Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 3.

    Et pourquoi presque uniquement des femmes ? Pourquoi pas.

    Ho tu peux aussi dire que ça compense un tout petit peu tous les hommes habituellement mis en avant, voire en bonus enquiquiner les petites natures choquables par la chose, il n'y a pas de mal à ça :).


    Merci pour ce contenu libre (CC-BY-SA).

    • [^] # Re: HS

      Posté par  . Évalué à 2. Dernière modification le 28/11/20 à 18:40.

      Salut,

      Ho tu peux aussi dire que ça compense un tout petit peu tous les hommes habituellement mis en avant

      C'est (très exprès) pour ça que j'ai choisi les exemples super archétypes de mon côté ;)

      "On" n'allait pas se laisser botter les fesses, quand-même !

      Matricule 23415

    • [^] # Re: HS

      Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 7.

      J’assume complètement le militantisme derrière ce choix. :-)

      « Tak ne veut pas quʼon pense à lui, il veut quʼon pense », Terry Pratchett, Déraillé.

  • # Vérifier si votre CV peut être "parsé"

    Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 10. Dernière modification le 30/11/20 à 18:27.

    Un ami, sur un autre canal me donne un tuyau qu'il donne à ses étudiants, je le cite :

    A propos des CV, un truc que je répète tous les ans à mes étudiants qui envoient leur CV en PDF aux recruteurs : avant d'envoyer, faire ctrl-A, ctrl-C et un ctrl-V dans un TextEdit. Si le texte n'apparaît pas correctement, alors il y a de fortes chances que l'analyseur de CV qui va accueillir le CV à l'entrée le rejette. Il va mettre le CV dans un « lost+found»  qui ne sera jamais lu. Ça peut être à cause du formatage initial, du writer de PDF ou simplement parce que ce format est merdique pour transmettre de l'info (ce qui est toujours vrai).

    J'ai vérifié pour les plus complexes de miens :-) aucun problème.

    Entretemps, il a ajouté :

    C'est aussi pour cette transformation en texte qu'il faut éviter les logos ou en tous cas les doubler de leur version texte. Des logos de techno sans la version texte, ça fait joli mais ça ne passe pas au moteur de recherche. Et donc ta compétence php ne ressortira pas malgré ce beau logo en haute def (bien fait !)

    « Tak ne veut pas quʼon pense à lui, il veut quʼon pense », Terry Pratchett, Déraillé.

  • # Quelques réflexions sur ton projet de livre

    Posté par  . Évalué à 7.

    Concernant la fin de ta dépêche, je ne sais pas ce que tu attends de nous lecteurs. Des questions pour de nouveaux tutoriels sur Writer ou bien des réflexions pour t’aider à trouver un angle pour ton livre ?

    Vu que je n’utilise pas tellement Writer, je ne me pose pas beaucoup de questions à son sujet. Sur ce point-là, je ne vais être d’une grande aide.

    Après, quand je lis la section sur ton projet de livre, ce que j’en perçois c’est
    1. Tu as un projet de livre
    2. L’approche, je fais une encyclopédie de A à Z ne te convient pas
    3. Tu envisages maintenant plutôt un livre de truc et astuce avec un chapitre, une question, une solution.

    Et là, je me dis que ce que je perçois c’est surtout des questions de forme et pas tellement sur le fond.

    En pédagogie, on prône souvent l’alignement pédagogique où il doit y avoir un alignement entre le dispositif pédagogique, l’évaluation et les objectifs pédagogiques. Bien qu’il vienne en dernier dans ma présentation de l’alignement, l’enseignant est invité à d’abord se poser la question de ce que sont ses objectifs pédagogiques et ensuite d’en découler un dispositif pédagogique et une méthode d’évaluation.

    Dans ton cas, je crois que l’on peut oublier le volet évaluation :-) mais ce petit détour pour dire que je ne vois pas ce qui est la vraie motivation du livre. Qu’est-ce que tu veux transmettre à travers le livre ?

    Pour le peu que je te connaisse, c’est-à-dire pas du tout, il me semble qu’une des choses que tu portes fort en toi par rapport à Writer (et Impress) c’est le caractère génial des styles quand on les utilise à bon escient. Et là, cela donne déjà le titre de ton livre : Writer avec styles (je ne sais pas s’il faut le s ou pas à styles).

    Je pense que cela peut aussi donner une direction voire une structure à ton projet. Personnellement, je verrais bien quelques premiers chapitres qui introduisent les différentes choses un peu basiques et générales à savoir sur les styles et ensuite des chapitres sur des applications : des CV avec styles, des thèses avec styles, des lettres avec styles,…

    En espérant que ceci puisse nourrir ta réflexion.

    Surtout, ne pas tout prendre au sérieux !

    • [^] # Re: Quelques réflexions sur ton projet de livre

      Posté par  . Évalué à 3.

      Et là, cela donne déjà le titre de ton livre : Writer avec styles (je ne sais pas s’il faut le s ou pas à styles).

      Par exemple quelque chose comme ceci : https://framablog.org/2018/04/26/libreoffice-cest-style-un-nouveau-manuel-framabook/ ?

      Bon, perso, je n'avais pas trouvé ce bouquin très bon.

      • [^] # Re: Quelques réflexions sur ton projet de livre

        Posté par  . Évalué à 4.

        Et là, cela donne déjà le titre de ton livre : Writer avec styles (je ne sais pas s’il faut le s ou pas à styles).

        Par exemple quelque chose comme ceci : https://framablog.org/2018/04/26/libreoffice-cest-style-un-nouveau-manuel-framabook/ ?

        L'idée est tellement excellente qu'elle a déjà été réalisée :-)

        Bon, perso, je n'avais pas trouvé ce bouquin très bon.

        Ah oui, pourquoi ? Je viens juste de le survoler et il me donnait bonne impression.

        Il me paraît plus dans la théorie que dans la pratique. Il y a sans doute de la place à côté de ce livre pour Writer, les styles par l'exemple ou Writer, les styles par la pratique.

        Surtout, ne pas tout prendre au sérieux !

      • [^] # Re: Quelques réflexions sur ton projet de livre

        Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 2.

        Je pense que cela tient, peut-être en partie de la traduction. Je lui reproche surtout d'avoir une approche très "papier". J'aurais aimé aussi qu'il soit plus disert sur la question des styles conditionnels par exemple.

        Effectivement, ce bouquin a surtout le mérite d'exister, mais la version française odt aurait dû être exemplaire et elle ne l'est pas.

        « Tak ne veut pas quʼon pense à lui, il veut quʼon pense », Terry Pratchett, Déraillé.

    • [^] # Re: Quelques réflexions sur ton projet de livre

      Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 3. Dernière modification le 01/12/20 à 16:17.

      Concernant la fin de ta dépêche, je ne sais pas ce que tu attends de nous lecteurs.

      L'angle, c'est bon, mais des questions qui pourraient m'échapper.

      Qu’est-ce que tu veux transmettre à travers le livre ?

      Gilles Cot a déjà répondu à la question dans ses précédents commentaires, d'abord ceci :

      c'est une belle vitrine des possibilités de ce traitement de texte en plus d'être effectivement un chausse-pieds pour les personnes qui veulent passer à l'alternative libre

      et là :

      il est bien de pouvoir leur présenter ce genre de dépêche qui va plus loin que l'existence de traitements de texte alternatifs mais montre toutes les merveilles qu'on peut faire aisément avec

      Bref, montrer la puissance et l'efficacité de l'outil quand il est bien utilisé et aussi, évidemment, parler des spécificités de l'écriture électronique (numérique ?) sur l'écrit traditionnel.

      Je dois dire que mes références sont plutôt des choses comme le manuel d'Amanuensis, le bouquin Typographie web de Jason Santa Maria (Eyrolles) ou encore Lacroux qui avait réfléchi à la question de la typographie numérique.

      « Tak ne veut pas quʼon pense à lui, il veut quʼon pense », Terry Pratchett, Déraillé.

  • # ConTeXt, alternative à LaTeX

    Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 2.

    Il y a aussi ConTeXt, développé principalement par la société néerlandaise PRAGMA Advanced Document Engineering.

    En LaTeX, quand on veut sortir des sentiers battus et modifier drastiquement l'apparence du document, ça peut vite devenir la galère.

    Tandis qu'en ConTeXt, c'est beaucoup plus configurable de base.

    À l'heure actuelle j'aurais plutôt tendance à recommander ConTeXt plutôt que LaTeX (je suis l'auteur de l'éditeur de texte GNOME LaTeX). Seul bémol, il manque un éditeur de texte spécialisé pour ConTeXt, et qui soit facilement installable sur tous les OS, y compris Linux ;-)

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