gasche a écrit 1151 commentaires

  • [^] # Re: (ouhhhh le vilain exilé fiscal)

    Posté par  . En réponse au journal Thèse or not thèse, that is the question.... Évalué à 2.

    Je ne suis pas sûr de bien comprendre ton propos. Il me semble évident que faire un post-doc à l'étranger, ou de façon général avoir une expérience professionnelle délimitée dans le temps à l'étranger ne peut que être bénifique pour les gens, où qu'ils décident de travailler ensuite. Les gens en école d'ingé ou de commerce font des stages/années d'échanges, il me semble tout à fait normal de faire le même genre de choses à son entrée dans le monde du travail, ou même plus tard.

    La différence cruciale est que la personne qui fait ça le voit comme un séjour délimité dans le temps, qui sert de tremplin pour autre chose (dans le cas des chercheurs, de tremplin à un poste non-précaire, souvent recherché en France mais pas craché dessus si on le trouve dans un autre pays qui est bien). Ce n'est pas de la fuite de cerveaux mais de la formation à d'autres thèmes, d'autres méthodes de travail, etc., pour des gens qui ont souvent l'intention de revenir en France ensuite.

    Partir à l'étranger pour un an ou deux pour découvrir d'autres perspectives, ou parce qu'on y est forcé par des critères de recrutement à la con dans certains milieux : rien à dire.

    Partir à l'étranger parce que t'as vu les salaires, de toute façon en ce moment je suis pas malade (quand j'aurai des enfants je reviendrai peut-être les faire scolariser en France parce que quand même), et puis les français sont tous des cons, tant pis pour leur gueule : je commence à me méfier.

    Enfin, et dernier point, pour moi la recherche transcende (dans une certaine mesure) les frontières nationales. Quand tu publies tes résultats de façon à ce qu'ils soient accessibles à tous, tu ne travailles pas pour ta pomme ou des intérêts privés localisés, mais pour tout le monde—en tout cas la recherche qui m'intéresse. Ça change la façon dont je réfléchis aux questions d'expatriation (en plus du fait que si on ne veut pas te donner de poste, on ne veut pas, et même s'il y a aussi la question de où tu paies des impôts qui reste localisée).

  • [^] # Re: (ouhhhh le vilain exilé fiscal)

    Posté par  . En réponse au journal Thèse or not thèse, that is the question.... Évalué à 5.

    ton pays qui ne répond pas à ta demande de taf, c'est de l'émigration professionnelle et la seule entité à condamner moralement est la France qui ne sait pas valoriser ses citoyens.

    Mouais, gros mouais. Comme dit plus haut, l'état t'a quand même payé une bonne formation (… bon en informatique il y a aussi des auto-didactes qui ont aussi appris chez eux, mais le jeune formé a quand même eu de bonnes conditions de vies payées par tes concitoyens qui eux sont restés bosser en France), et c'est investissement qui a été fait dans l'idée que les gens restent travailler en France, apportent de la richesse et aident à financer le système social au sens large. Il me semble qu'il est quand même plus moral d'essayer de rétribuer de cette sorte—tout comme on essaie d'avoir un "reshare ratio" supérieur à 1 quand on récupère des fichiers sur un réseau P2P.

    Bien sûr il s'agit d'une propriété "statistique" et il est normal que des gens partent, par exemple parce qu'ils ne trouvent pas de boulot sur place. (Ou aussi fassent des séjours à l'étranger pour voir comment ça se passe ailleurs et découvrir le monde.) Mais dans le discours des expatriés, sur LinuxFR par exemple, j'entends quand même souvent un opportunisme certain. Je caricature mais si l'URSS avait payé des couilles en or aux informaticiens pour développer sur place des logiciels de surveillance de goulags, on entendrait dire par ici que "ben quoi, je bosse en Sibérie, pas de ma faute si la France ne sait pas valoriser ses citoyens". (Certes, aujourd'hui les gens développent le goulag depuis la France et le vendent aux utilisateurs avec la bénédiction de l'état et de son crédit impôt-recherche. Mais on s'écarte, on s'écarte.)

    Pour moi il y a un problème de l'œuf et la poule. On a de très raisonnables formations d'ingénieur, mais pas la Silicon Valley qui les fait rêver (à raison ou à tort), donc les gens partent aux US en expliquant que "pas de ma faute, ici il n'y a rien". Mais de quoi a-t-on besoin pour mettre en place de l'informatique de pointe trop intéressante et Inventer le Monde du Numérique ici en France ? Bah d'ingénieurs bien formés et prêts à se lancer sur des projets vraiments intéressants, au lieu de se casser en Californie ou à la BNP.

    Alors certes on ne peut pas demander à tout le monde de prendre sur soi pour changer l'état du monde, de donner de sa personne en faisant des compromis pour que ce soit mieux après. Certains vont le faire et c'est très bien, d'autres vont privilégier leur intérêt personnel immédiat et bonne chance à eux. Mais on pourrait quand même attendre un peu plus qu'un simple, commode, et fort déresponsabilisant, "la France ne sait pas me valoriser".

  • [^] # Re: Servo

    Posté par  . En réponse au journal Un de moins, un de plus : fork de WebKit par Google. Évalué à 4.

    Mais Servo est un projet de recherche sur le moyen-long terme, pas quelque chose prévu pour être en production. Je ne comprends pas la façon dont a été diffusée ce coup de pub de Mozilla, tout content que Samsung s'intéresse à leur projet, avec des conclusions assez fumeuses.

  • # Terminaux riches !

    Posté par  . En réponse à la dépêche Un Free Software Award pour IPython et OpenMRS. Évalué à 5.

    J'ai essayé de lancer une discussion dans une dépêche récente sur les "Terminaux riches" dont IPython fait partie. Je pense que ce sont des outils importants qui n'a pas encore été adopté à leur juste valeur, et je suis ravi de voir que des membres importants de la communauté du libre ont fait la même analyse.

    À quand l'utilisation d'un terminal interactif riche, supportant les graphiques et interactions diverses, par défaut chez tous les utilisateurs ?

  • [^] # Re: Mieux qu'autre chose non ?

    Posté par  . En réponse au journal Kylin, l'Ubuntu chinois. Évalué à 3.

    Et le fait de s'expatrier sur place pour participer au développement de l'économie et, peut-être, améliorer la crédibilité auprès des pays d'où vous venez, ça ne donne pas l'impression de participer au système du pouvoir en place justement ?

  • [^] # Re: Terminaux riches

    Posté par  . En réponse à la dépêche Terminology 0.3. Évalué à 5.

    Mon post est peut-être un peu abstrait. Pour des gens qui veulent une idée plus concrète des interactions dont je parle, voici un exemple de Notebook IPython.

    http://nbviewer.ipython.org/4042018

    Cette page est (un export HTML d') un historique d'une interaction entre un utilisateur et l'outil IPython. Chaque commande correspond à une paire In (ce que l'utilisateur a tapé comme commande; ici il s'agit d'un bloc de code Python) et Out (la sortie qui peut aussi bien être textuelle que graphique, voire même être elle-même une animation interactive. Il y a du texte autour qui sont des commentaires écrits (après coup) par l'utilisateur pour présenter son interaction de façon lisible.

    L'idée serait d'avoir le même genre de mécanismes, mais pour un terminal. Je suis dans un répertoire qui contient des images, pof je les représente (par défaut redimensionnées pour ne pas être trop envahissantes) dans mon terminal avec une commande simple. Je fais un grep, j'ai une sortie semi-interactive qui me permet d'activer (par une entrée clavier ou un clic souris) une ligne de résultat pour afficher le contexte qui l'entoure.

  • # Terminaux riches

    Posté par  . En réponse à la dépêche Terminology 0.3. Évalué à 10.

    codes d’échappement spécifiques permettant d’afficher le contenu directement dans la console. Ainsi, tyls et tycat sont capables d’afficher n’importe quel fichier reconnu par les EFL dans la console. Un tycat d’une image ou d’une vidéo est directement affiché dans le terminal. Ainsi, certains ont commencé à écrire des scripts affichant les images provenant de reddit, par exemple.

    Je pense que c'est une fonctionnalité majeure sur laquelle il faudrait réfléchir à des usages étendus et surtout une cohérence entre les outils.

    À mon avis il n'est plus réaliste aujourd'hui de considérer que le mode texte comme seul vecteur d'information est pertinent pour tous les usages. Par contre, l'interface terminal (en particulier les commandes en mode texte, et donc dans un langage plus riche qu'avec seulement des actions graphiques) reste une excellente interface. Pour rester pertinents sur le long terme, il faudrait des terminaux qui évoluent vers un modèle plus riche permettant des retours graphiques et même des interactions non-textuelles localisées (autres que la simple sélection de texte).

    Ces interfaces sont déjà disponibles dans les logiciels ayant un concept de "Worksheet": Maple, Matlab, Mathematica, le Sage Notebook, etc. J'aimerais que mon terminal devienne plus comme ça.

    Quelques projets qui vont dans ce sens :

    • TermKit, un projet prometteur mais qui n'a malheureusement jamais dépassé à ma connaissance le stade de prototype; avait fait le choix controversé de partir dès le départ d'une technologie web (utilisation de Webkit comme moteur de rendu).
    • PoshConsole pour PowerShell (je m'intéresse plus aux solutions pour systèmes d'exploitations libres, mais ça reste intéressant de voir ce qui se fait chez les autres)
    • IPython qui fait des choses très intéressantes mais suppose de remplacer le shell par Python, un écart que je ne suis pas sûr d'avoir envie de franchir

    Partir d'un outil complètement nouveau comme IPython ou le Sage Notebook et le rendre utilisable comme un terminal est une façon de faire avancer les choses (du "haut vers le bas"). Améliorer les terminals existant en conservant leurs (vacillantes) bases techniques en est une autre (du "bas vers le haut") qui semble pointer le bout de son nez ici. Je ne sais pas quelle approche est techniquement préférable, mais ici il y a aussi et même a un problème social. Il s'agit de savoir laquelle pourra avoir assez d'adoption pour dépasser une masse critique et faire bouger les choses.

  • [^] # Re: Question

    Posté par  . En réponse à la dépêche DChars, pour lire/écrire et modifier des caractères unicodes complexes. Évalué à 8.

    Il s'agit de savoir quel accent est placé sur les lettres. Le premier est un accent circonflexe (περισπωμένη), le deuxième un accent aigu (ὀξεῖα). Attention, le terme "périspomène" existe aussi en français (pour parler du grec, bien sûr), mais il y a une différence subtile : il désigne l'accentuation des mots qui ont un circonflexe sur la syllabe finale, ce qui n'est pas le cas ici (il s'agit de la première et avant-dernière syllable). En cas d'accent circonflexe sur l'avant-dernière (pénultième) syllabe on parle de "propérispomène".

  • # Bof

    Posté par  . En réponse à la dépêche Ruby 2.0 est sorti. Évalué à 2.

    Les deux aspects les plus intéressants de Ruby sont le traitement de yield et l'histoire de _why. Cette nouvelle version ne touchant aucun des deux, il me semble que l'annonce de Topaz intéressera plus les gens qui ne sont pas concernés par les petites améliorations incrémentales du langages.

  • [^] # Re: Dans le même genre : Stog

    Posté par  . En réponse au journal Dynastie 0.1. Évalué à 2. Dernière modification le 11 février 2013 à 15:17.

    J'ai déjà vu ce système d'actions dynamiques qui provoquent une re-génération statique mis en place. L'exemple qui me vient à l'esprit en premier est un blog peu connu (et qui n'est plus en ligne à ma connaissance) mais dont les sources sont disponibles en ligne, The Lambda Church, où les commentaires sont gérés par… un frontend PHP qui appelle un shell script qui ajoute le commentaire à un fichier texte versionné sous darcs et rédigé dans un format de markup permettant une génération facile de HTML derrière.

  • # Dans le même genre : Stog

    Posté par  . En réponse au journal Dynastie 0.1. Évalué à 2. Dernière modification le 10 février 2013 à 22:15.

    J'utilise Stog parce qu'il est codé en OCaml, et je trouve ça sympa. C'est assez proche; on écrit des fichiers XML en donnant des règles de ré-écriture en OCaml ("si tu rencontres la balise 'machin', tu fais ceci cela avec le contenu") et le générateur les applique tant qu'il peut, en espérant obtenir un HTML potable au final. Concrètement la plus grosse partie des billets est écrite avec Markdown/Pandoc dans un <markdown command="pandoc" args="…."><![CDATA[ … ]]></markdown>, avec les règles qui vont bien.

    Les métadonnées font partie des billets (ce sont des attributs dans l'élément <post> racine), et je trouve ça assez commode. Je vois l'intérêt technique d'utiliser du SQLite là-dessus, mais ça m'a l'air peut-être un peu plus prise de tête. Du coup le moteur Stog doit reprocesser ces données à chaque génération, mais en pratique ça va vite et il y a un système de cache pour éviter les calculs (trop) inutiles.

    Enfin, pour les commentaires j'utilise Disqus. C'est centralisé et pas libre, ce que je regrette, mais je n'ai vraiment pas du tout envie de m'occuper de combattre le spam moi-même et ils ont des filtres efficaces et de bons outils de modérations. J'aimerais bien un pendant libre de Disqus comme Identi.ca l'est à Twitter, mais pour l'instant mes recherches n'ont rien donné d'utilisable.

    L'intérêt de ne pas gérer les commentaires localement, c'est que mon site est vraiment entièrement statique, ce qui est au poil pour la sécurité.

  • # Argumentation en anglais

    Posté par  . En réponse au journal Pourquoi GitHub saimal, quelques alternatives. Évalué à 5.

    Écrite autre part dans le passé, mais toujours d'actualité.

    My personal reason for choosing Gitorious over Github is not a matter of taste (in fact I suspect the ease of use of github's tool is currently superior to gitorious', though the difference is not so large as to make gitorious' use unbearable), but because I develop free software and find it important to use free software in the development process. Github is very nice, but it's still a central proprietary service (~software) that can become deeply interleaved to your software project—not unlike Facebook for personal communication.

    When a proprietary service or software gain widespread use (and, in Github's case, threatens to create a situation of monopoly), it brings value to its users and fosters competition. When a free software or service gains widespread use, it furthermore becomes a common knowledge that we can all use in innovative ways and build upon.
    Imagine a world where the authoritative encyclopedic resources are all proprietary; that's the world we lived in before Wikipedia appeared, and it's bleak. Imagine a world where open source implementations of programming languages have never been developed, and are therefore so far away behind the competition that nobody even tries to compete; that would be a terrible thing. This is the state we are in regarding search : Google has a de-facto monopoly on search, and no remotely-competitive open source alternative exists; we are, at large, ignorant of how to search. If we had had an open-source competitor to search engines a long time ago, staying relevant over time (maybe despite being partially inferior in some aspects all along—only bearably so), we would be able to do a lot of very cool things today that we can barely think of (there is a bit of open indexing/search work in the free desktop area (Strigi, ?) but it's progressing very slowly). I don't want the same thing to happen to the "host a software project" services, and that's why I support free software competition to Github and Bitbucket.

    One can use and contribute to gitorious. After some changes of direction, SourceForge is now also running on a free software stack named Allura. And if you're self-hosting, there are even more options such as Gitlab.

    (Besides Sourceforge, I'm not aware of any opensource-based Mercurial hosting provider. That's my only reason for not using this reasonable version control system more.)

  • [^] # Re: Les retours de chariot à la main c'est mal

    Posté par  . En réponse au journal Write once, run anywhere qu'il disait. Évalué à 5.

    word-diff fonctionne mot par mot et ignore donc les différences d'espacement, retours à la ligne inclus.

  • [^] # Re: Les retours de chariot à la main c'est mal

    Posté par  . En réponse au journal Write once, run anywhere qu'il disait. Évalué à 2.

    Oui, même si en général git diff --word-diff=color est ton ami.

  • # Non-éligible à la réduction d'impôts

    Posté par  . En réponse à la dépêche Au pays des chatons, la saison 2 du Packliberté. Évalué à 2.

    Je remarque que la FAQ indique que le Pack Liberté n'est pas éligible aux réductions d'impôts sur les dons. En ce moment je préfère donner plus, pour un coût de revient équivalent, aux associations qui le sont.

    Framasoft permettant la déduction fiscale, je me demande si je ne vais pas préférer donner à Framasoft directement. On a appris sur le fil idoine que La Quadrature du Net n'était pas éligible. Qu'en est-il de l'APRIL ?

    (En plus le site m'agresse les yeux, et je trouve que c'est un peu cher payé pour du second degré appuyé.)

  • [^] # Re: Les retours de chariot à la main c'est mal

    Posté par  . En réponse au journal Write once, run anywhere qu'il disait. Évalué à 7.

    Justement le fait de ne pas donner de sens au retour à la ligne seul (en ne faisant pas forcément un saut à la ligne dans le rendu) permet de laisser l'auteur choisir la façon dont il formate son texte (éventuellement avec une configuration que tu trouves rétrograde de limiter les lignes à 80 colonnes—si ça lui fait plaisir) indépendamment de la façon dont c'est rendu à l'utilisateur (en HTML configurable comme tu dis).

    C'est assez utile, par exemple je connais des gens qui écrivent du LaTeX en mettant un retour à la ligne à la fin de chaque phrase. Ça permet de mieux découper le propos dans une démonstration de maths, tout en étant un no-op du point de vue du rendu final.

    L'utilité pour les commentaires se discute (même si personnellement j'aime les commentaires construits et je trouve qu'on devrait les traiter avec la même syntaxe que tout le reste), mais le comportement non-standard de LinuxFR est surtout chiant pour les dépêches et les journaux, je trouve.

  • [^] # Re: Bienvenue et évolution technologique

    Posté par  . En réponse au journal Write once, run anywhere qu'il disait. Évalué à 3.

    Malheureusement, il n'est pas possible d'éditer un journal…

    Ou un commentaire…

    Mais heureusement les modérateurs sont là (ou pas) pour corriger nos fautes de français, typos, et erreurs de mise en page. Chouette métier.

  • [^] # Re: Les retours de chariot à la main c'est mal

    Posté par  . En réponse au journal Write once, run anywhere qu'il disait. Évalué à 10.

    Le problème c'est surtout que LinuxFR ne respecte pas la spécification du format Markdown, qui précise bien qu'on peut mettre des retours à la ligne où on veut sans que ça ne change rien (comme en LaTeX par exemple), et que seul le double saut à la ligne crée un nouveau paragraphe (et il y a une syntaxe pour revenir à la ligne : mettre deux espaces avant le saut).

    Pour faire plus WYSIWYG, LinuxFR transforme tous les sauts à la ligne textuels en <br/>, et les outils qui pondent du Markdown—ou les utilisateurs qui écrivent du markdown—sont dans les choux.

  • # Utiliser le trademark Linux?

    Posté par  . En réponse au journal Interview de Linus Torvalds pour le magazine Linux Format. Évalué à 5.

    La partie de l'interview qui m'a le plus amusée.

    But at the same time the trademark, in particular, I want to have as little as humanly possible to do with that because it's just been a huge pain. It was a pain from the very first, when we had the whole trademark squatter person, but trademarks are ludicrously bad. And, in fact, the legal situation in trademarks encourages corporations to do stupid things, because their lawyers feel if they don't do the stupid things they will lose control of the trademark, and it's bullshit, but lawyers are paid to be anal about things. So I wouldn't want to use the trademark anyway.

    Je laisse des gens motivés traduire s'ils en ont envie; je dis ça parce que souvent des gens postent un commentaire pour demander "et si on n'est pas à l'aise avec l'anglais, que retirer de ton message ?"; je comprends le besoin mais je n'ai pas la motivation d'essayer une traduction moi-même, en particulier parce que le fait de ne pas pouvoir éditer après-coup de bêtes erreurs ou imprécisions me donne des sueurs froides.

  • [^] # Re: UI Fail

    Posté par  . En réponse à la dépêche Il faut sauver La Quadrature Du Net ! (bis). Évalué à 4. Dernière modification le 29 novembre 2012 à 17:57.

    Je ne suis pas d'accord, il me semble qu'un diagramme camembert est plus adapté que les deux visualisations pour représenter une répartition en proportions, qui est ce qui m'intéresse personnellement dans les données en question. Les pourcentages ne permettent pas vraiment de lecture visuelle (ils sont plus précis et donc sont un bon complément, mais ne remplacent pas une visualisation), et un histogramme représente moins bien le rapport entre chaque grandeur et la somme totale.

    (En plus il est encore plus dur de labeller correctement un histogramme si les noms de labels sont longs, là on peut les mettre visuellement proches et ça passe.)

  • [^] # Re: UI Fail

    Posté par  . En réponse à la dépêche Il faut sauver La Quadrature Du Net ! (bis). Évalué à 8.

    Le tilt est une mauvaise idée : ça fait un effet joli mais ça déforme l'image et donc la justesse de la visualisation, en renforçant les catégories près de l'axe horizontal. Une visualisation doit être agréable à regarder mais elle doit avant tout nous permettre d'appréhender mieux les données, par nous induire en erreur à cause d'un effet 3D à la noix.

  • [^] # Re: UI Fail

    Posté par  . En réponse à la dépêche Il faut sauver La Quadrature Du Net ! (bis). Évalué à 1.

    C'est pas faux, j'aurais bien édité bien mon message pour mettre un PNG mais…

  • [^] # Re: UI Fail

    Posté par  . En réponse à la dépêche Il faut sauver La Quadrature Du Net ! (bis). Évalué à 5.

    Le rendu de NVD3.js (obtenu en deux minutes à partir de leur démo "live code", en changeant juste les données de la tarte par défaut):

    Graphique budget de la Quadrature du Net

    Les petits défauts autour des labels sur les tranches d'une part illustrent la plus grande complexité de ce choix d'affichage (mais ici les couleurs sont lisibles donc on pourrait le désactiver), et d'autre part sont peut-être aggravées par ma relativement faible résolution: peut-être que sur un écran plus grand il affiche un poil mieux (en tout cas si on réduit la fenêtre il n'affiche pas bien du tout).

  • [^] # Re: UI Fail

    Posté par  . En réponse à la dépêche Il faut sauver La Quadrature Du Net ! (bis). Évalué à 6. Dernière modification le 25 novembre 2012 à 13:31.

    Merci pour l'indication, ça me permet de comprendre le graphique sans me faire mal aux yeux. Dans l'absolu je pense qu'elle est trop obscure pour être un choix de design raisonnable. Il y aurait trois façons d'améliorer le graphique:

    • expliciter cette convention d'orientation du graphisme; mauvais choix car trop ajoute de la complexité au graphique alors qu'il est possible d'apporter la même information de façon plus directe; dans ce cas, il serait préférable de retirer les couleurs pour éviter la confusion

    • utiliser des couleurs contrastées pour donner du sens à la légende en bas; choix le plus simple

    • mettre le nom des catégories à côté de l'information numérique, et pas dans une légende en dessous; meilleur choix car il retire le risque d'erreur, mais pas universel, car il peut être compliqué à implémenter dans certains outils de rendus, ou risquer la confusion pour certains graphiques avec des tranches très fines (pas le cas ici); dans ce cas on peut laisser des couleurs (de préférence contrastées) pour l'aspect visuel, sans risque de confusion

    PS: en plus le choix de la lecture dans le sens trigonométrique permet d'associer facilement une catégorie à une tranche de prix (à condition de toutes les lire d'un coup), mais ne permet pas facilement la lecture inverse: tiens, telle grosse tranche, à quoi correspond-elle. Vraiment un mauvais choix.

  • # UI Fail

    Posté par  . En réponse à la dépêche Il faut sauver La Quadrature Du Net ! (bis). Évalué à 10.

    La page https://soutien.laquadrature.net/ contient une réponse à la question "À quoi sert cet argent ?". C'est vraiment une excellente initiative que j'aimerais voir imitée, mais c'est aussi un échec monumental d'interface utilisateur pour une visualisation: toutes les tranches de ce diagramme-camembert sont colorées en teintes de bleu, ce qui le rend essentiellement illisible.

    Titre de l'image