Journal Un logiciel libre devient-il meilleur qu'un logiciel propriétaire dans la durée ?

Posté par . Licence CC by-sa.
7
11
août
2018

Depuis plusieurs jours, je me pose cette question : « Est ce qu'un logiciel libre devient meilleur qu'un logiciel propriétaire dans la durée ? ».

Non pas qu'à la base un logiciel libre soit forcément mauvais. Je ne pense pas ça. Sinon je ne serais pas là :).

Mais sur les logiciels professionnels quand on voit qu'un logiciel comme Blender dépasse en fonctionnalités un Autodesk Maya et est même considéré comme professionnel par certains. Ou que Gimp ne cesse de s'améliorer par rapport à son équivalent propriétaire Adobe Photoshop.

Peut-être que la question est mal posée.
Sûrement que ça va attirer les trolls.
Mais j'aimerais connaître vos réponses ou avis sur cette question.

  • # Ça dépend!

    Posté par . Évalué à 10.

    Certains outils captent beaucoup l'attention par leur usage, ce qui permet de recevoir plus de ressources. Exemples: Firefox, LibreOffice.

    Après, on a ceux moins utilisés mais dont la base utilisateur est bien sensibilisée au Libre et comporte beaucoup d'amateurs demandeurs d'outils accessibles. Exemples: Gimp, Blender.

    Et enfin on a des outils utilisés presque uniquement dans l'industrie et du coup il y a peu de traction et ressources pour développer des alternatives Libres au niveau des solutions proprios. Exemple dans ma boite: JMP (analyse de données, très, très puissant et complet), ou encore plus spécialisé: Coventorware (développement de systèmes micro-électromécaniques). Je citerais bien aussi Cadence (conception circuit intégrés).

    L'avantage du Libre, c'est la mutualisation de ressources diverses. Si les experts pour un outil sont déjà rares et concentrés dans peu de boites, la mutualisation est plus ou moins déjà faite! Il ne reste que les bénéfices des actionnaires, ce qui représente moins qu'on l'imagine, du coup il y a peu à gagner économiquement parlant et les clients ne veulent pas devenir gestionnaires de projets logiciels.

    • [^] # Re: Ça dépend!

      Posté par (page perso) . Évalué à 9.

      Si les experts pour un outil sont déjà rares et concentrés dans peu de boites, la mutualisation est plus ou moins déjà faite! Il ne reste que les bénéfices des actionnaires, ce qui représente moins qu'on l'imagine, du coup il y a peu à gagner économiquement parlant et les clients ne veulent pas devenir gestionnaires de projets logiciels.

      C'est vrai, mais reste le risque qu'avec un unique logiciel propriétaire dans un domaine, que l'éditeur se mettent à augmenter les prix des licences sans aucune "vraie" raison (il le peut, c'est tout, car les clients/utilisateurs sont dépendants). Et plus le logiciel va être vieux/gros/complexe/puissant, plus l'écriture d'un logiciel concurrent (et éventuellement libre) va être compliqué, car il va falloir beaucoup d'effort et de temps pour être au niveau, et donc la dépendance va se renforcer au fil du temps.

      • [^] # Re: Ça dépend!

        Posté par . Évalué à 6.

        C'est absolument vrai, et une tactique commerciale consiste à proposer des prix très acceptables aux plus grosses boites, qui auraient les moyens de développer une alternative si le besoin s'en faisait vraiment sentir, et de charger à mort les boites plus petites, qui sont plutôt coincées parce que:

        1. Elles n'ont pas les ressources pour développer une alternative
        2. Leurs partenaires plus gros utilisent certainement le logiciel et il serait bon de rester aussi compatible que possible.

        Et on n'a pas encore mentionné les versions étudiantes au rabais voire gratuites!

        Mais que se passe-t-il quand on tire trop fort sur la ficelle?
        Exemple: Octave et Scilab suscitent de plus en plus d'intérêt et avec cet intérêt viennent des moyens supplémentaires.

        Je ne dis pas que la loi du marché fonctionne bien. Je trouve regrettable que le Libre ne perce pas plus ou plus vite, mais même là où il ne perce pas, je soupçonne qu'il protège (un peu) contre certains abus.

      • [^] # Re: Ça dépend!

        Posté par . Évalué à 4.

        C'est exactement ça qu'il se passe. C'est à dire que je pense qu'à terme il n'y a pas de place pour une version propriétaire (ou alors gratuite) et une libre. Car il y a un seuil critique d'utilisation ou le nombre d'utilisateurs est tellement grand, (il est donc apprécié) qu'il se met systématiquement en place des entreprises avec un intérêt critique pour le développer et qui y mettrons les ressources.

        Ce qui se passe c'est qu'au départ la solution Open-Source est bien moins bonne que celle propriétaire et cela peut durer longtemps (plus le secteur est non informaticien plus c'est long), mais (généralement avec l'aide d'un logiciel propriétaire qui est basculé en Open-Source) la version Open-Source s'améliore rapidement et fini par atteindre une taille critique. Passé cette taille un logiciel Open-Source meurt beaucoup plus difficilement qu'un logiciel propriétaire (Exp de MySQL ou Open-Office qu'Oracle à voulu tuer).

        Aujourd'hui les domaines de pointes en informatiques sont Open-Sources (IA, Docker, Open-Stack, Linux, Serveur HTTP…) et il est très difficile de percer depuis les années 2010 sans être Open-Source. L'Open-Source s'attaque désormais aux domaines moins informatique. Gimp/LibreOffice représente aujourd'hui des alternatives crédible mais il y a encore des domaines plus éloigné des l'informatique qui sont plus difficile a aborder c'est quand on se rapproche du matériel : CAO (FreeCAD).

    • [^] # Re: Ça dépend!

      Posté par . Évalué à 7.

      Les 2 exemples sont intéressants.

      Firefox est aujourd'hui un excellent navigateur techniquement et le meilleur ex-aequo sur la protection de la vie privée. Les navigateurs propriétaires sont loin derrière (Opera, Edge).

      C'est tout l'inverse pour LibreOffice qui a un rythme de progression très lent comparé à MS Office : concurrent prometteur à l'époque de MS Office 2000, il en a tout juste atteint le niveau de qualité et semble préhistorique face à MS Office 2007 et suivants.

      La différence : un pognon de dingue irrigue Firefox alors que Sun Oracle a coupé les vivres d'OpenOffice et que LibreOffice vivote.

      A défaut de pognon, les logiciels libres capables d'attirer suffisamment de hackers contributeurs s'en sortent bien.

      BeOS le faisait il y a 15 ans !

      • [^] # Re: Ça dépend!

        Posté par . Évalué à 4.

        Pas forcément, je trouve au contraire que LibreOffice se stabilise.

        Je ne vois pas forcément l'ajout frénétique de fonctionnalités coté MS, et de toutes façons on dirait que les utilisateurs ne les exploitent pas.

        Du coup ca permet à MS de se concentrer sur des stratégies cloud ou de l'ergonomie, plus que de la fonctionnalité pure et dure.

        • [^] # Re: Ça dépend!

          Posté par . Évalué à 5.

          C'est vrai que j'ai été un peu injuste avec Libre Office qui concentre en ce moment ses efforts sur l'apurement de la dette technique. C'est un effort colossal et indispensable. Une fois mené à terme, les développeurs pourront tenter de rattraper le retard d'ergonomie et productivité par rapport à Office 2003.

          BeOS le faisait il y a 15 ans !

          • [^] # Re: Ça dépend!

            Posté par (page perso) . Évalué à 4.

            Quel retard ergonomique? J'utilise la version "Ruban" de Libreoffice et vu le nombre d'interface dispo (classique, openoffice IBM), je vois pas le problème.

            • [^] # Re: Ça dépend!

              Posté par . Évalué à 4.

              C'est mille choses plus ou moins grandes ou petites. Le déplacement d'un objet dans Writer ou Impress par exemple.

              C'est assez difficile à décrire, mais à l'usage, MS Office 2003 et suivants sont beaucoup plus "fluides", LibreOffice fait tout rigide en comparaison.

              BeOS le faisait il y a 15 ans !

          • [^] # Re: Ça dépend!

            Posté par . Évalué à 1.

            Pour la dette technique c'est quasi de l'histoire ancienne, mais pour l'interface le problème c'est que les rubans sont toujours en fonctionnalités expérimentales.

            En plus, je trouve qu'il devrait mettre cette interface par défaut (pour attirer les utilisateurs MS Office), car de toute manière on a le choix donc on peut toujours la changer.

  • # Ca dépend

    Posté par (page perso) . Évalué à -10.

    Si on prend Firefox par exemple : c'est mieux pour les fonctionnalités, mais alors ça bouffe de la mémoire dans des proportions impressionnantes. D'où, beaucoup cherchent des alternatives libres ou pas libres.

    • [^] # Re: Ca dépend

      Posté par (page perso) . Évalué à 10.

      Comme chrome connu pour être léger !

      • [^] # Re: Ca dépend

        Posté par . Évalué à 1.

        Léger mais je trouve qu’il s’alourdit très vite après quelques onglets ouverts.
        Après chacun ses goût mais je préférais Firefox au temps où l’on pouvait encore le modifier comme bon nous semble sans à devoir trifouiller ses entrailles (UserChrome.css) pour pouvoir par exemple mettre une malheureuse barre d’onglet en dessous de la barre d'adresse.

  • # Durée de vie

    Posté par . Évalué à 9.

    Il est très difficile de donner une réponse universelle à cette question (ce qui montre au passage qu'elle est justifiée).

    Il faut d'abord être précis sur ce que tu entends toi, ici, par « logiciel libre » : un logiciel peut très bien être développé et maintenu dans un cadre professionnel, tout en étant volontairement placé sous licence libre. Dans ce cas, j'ai tendance à penser que le logiciel concerné va être sensiblement de la même qualité que les autres, mais qu'il va bénéficier de fait d'un panel bien plus large de bêta-testeurs. Donc il va converger plus rapidement vers quelque chose de stable, à ressources égales. Et encore, cela n'est vrai que si le public ciblé est suffisamment large. S'il s'agit d'un logiciel libre mais ultra-spécialisé, cela dépendra donc de la valeur de l'équipe initiale.

    Si, en revanche, tu entends « logiciel communautaire » vs. « logiciel commercial à code source fermé » et développé en entreprise, là, c'est beaucoup plus flou.

    On pourrait gloser longuement sur l'explosion de la dette technique dans les softs soumis à deadlines strictes, sur les bienfaits ou non d'avoir un chef de projet, etc. mais globalement, ce qui est nécessaire à la qualité d'un projet est les ressources, humaines et financières, qu'on lui consacre.

    Financièrement, même dans le logiciel libre, les grands projets ont souvent fait l'objet d'une levée de fonds préalable. Et en termes humains, du côté des développeurs, on peut commencer à mesurer ça en années/hommes. Combien de temps faut-il pour que la communauté puisse élever un produit au niveau de celui d'un projet ayant impliqué 500 personnes, par exemple ? Sachant que la branche master du dépôt Git du noyau Linux fait état de 18424 personnes différentes ayant chacune soumis de 1 à 6000 patches, combien faudrait-il de temps au Hurd pour rattraper le même niveau ?

    La vraie réponse, à mon avis, est donc qu'un projet libre peut virtuellement s'améliorer jusqu'à atteindre la perfection, mais dans un temps qui, le plus souvent, dépasse sa propre durée de vie (voire même celle de leurs auteurs).

  • # Le libre c’est bon mangez-en !

    Posté par . Évalué à 4.

    Mais que sur les logiciel professionnelle quand on voit qu'un logiciel comme Blender dépasse en fonctionnalité un Autodesk Maya et est même considérer comme professionnel par certain. Ou que Gimp ne cesse de s'améliorer par rapport à son équivalent propriétaire Adobe Photoshop.

    Il y a même certains domaines où la référence c’est le logiciel libre et communautaire, les serveurs/proxy web ou les serveurs SSH par exemple, ou encore les moteurs de wiki, etc…

    Sûrement que ça va attir ée er les troll s.

    Je ne vois pas pourquoi, la supériorité du libre est tellement évidente ! ;)

    Tu devrais travailler ton orthographe parce que « ça pique » comme on dit vulgairement… Tu peux te contenter de lire beaucoup (des trucs sans faute évidemment !) ça aide bien à assimiler l’orthographe. Et en dehors de ça, combien de fois as-tu relu ton journal avant de le poster ? Je dirais que tu ne l’as pas fait assez… moi j’ai relu ce commentaire environ 5 ou 6 fois par exemple…

    • [^] # Re: Le libre c’est bon mangez-en !

      Posté par . Évalué à 1. Dernière modification le 12/08/18 à 10:41.

      J'ai dû relire le journal 1 fois, alors qu'il aurait dû avoir une relecture plus approfondie pour éliminer les fautes. En général j'écris le texte, c'est parsemé de fautes et c'est souvent sur les fautes basiques où ça coince. :S

    • [^] # Re: Le libre c’est bon mangez-en !

      Posté par . Évalué à 2.

      Tu peux te contenter de lire beaucoup (des trucs sans faute évidemment !)

      Ca me gonfle cette remarque. Je pense lire pas mal, et ce n'est pas pour autant que mon niveau grammaire/orto est meilleur. Je ne me concentre pas sur la façon dont est écris ce que je lis mais sur le message, qui est pour moi le plus important, et c'est bien un message que je viens chercher quand je lis quelque chose.

      Ne pas prendre cette phrase comme argumment pour me démonter, bien sur que savoir s'exprimmer à l'écris de façon compréhensible par tous est important.

      Ce relire reste une des meilleurs solution, c'est sur.

      Allez tous vous faire spéculer.

      • [^] # Re: Le libre c’est bon mangez-en !

        Posté par . Évalué à -7. Dernière modification le 12/08/18 à 21:03.

        Ca me gonfle cette remarque. Je pense lire pas mal, et ce n'est pas pour autant que mon niveau grammaire/orto est meilleur. Je ne me concentre pas sur la façon dont est écris ce que je lis mais sur le message, qui est pour moi le plus important, et c'est bien un message que je viens chercher quand je lis quelque chose.

        Tout a fait. Je fais de mon mieux pour avoir une bonne orthographe, parce que c'est a mon avantage, mais au fond je suis contre l'orthographe. L'orthographe francaise, si compliquee et archaique. C'est un truc vraiment stupide.

        En plus que le text soit dur a comprendre est tout relatif. A mon avis l'absence d'accents est le plus penalisant pour la comprehension. Mais j'ai un clavier qwerty, que voulez-vous

        • [^] # Re: Le libre c’est bon mangez-en !

          Posté par . Évalué à 2.

          Ca me gonfle cette remarque. Je pense lire pas mal, et ce n'est pas pour autant que mon niveau grammaire/orto est meilleur. Je ne me concentre pas sur la façon dont est écris ce que je lis mais sur le message, qui est pour moi le plus important, et c'est bien un message que je viens chercher quand je lis quelque chose.

          Tout a fait. Je fais de mon mieux pour avoir une bonne orthographe, parce que c'est a mon avantage, mais au fond je suis contre l'orthographe. L'orthographe francaise, si compliquee et archaique. C'est un truc vraiment stupide.

          Si j'ai bien compris ce n'est pas du tout le propos que tu cite. Il remet en cause le fait qu'en lisant on améliore son orthographe car il prends l'information sans s'attarder sur l'orthographe ou la grammaire. Je suis d'accord avec lui, il faut une lecture attentive pour que ça fonctionne. AMHA la relation est différente, plus on est intéressé par les lettres moins on fait de fautes et plus on lit.

          • [^] # Re: Le libre c’est bon mangez-en !

            Posté par . Évalué à 2.

            Si j'ai bien compris ce n'est pas du tout le propos que tu cite. Il remet en cause le fait qu'en lisant on améliore son orthographe car il prends l'information sans s'attarder sur l'orthographe ou la grammaire. Je suis d'accord avec lui, il faut une lecture attentive pour que ça fonctionne. AMHA la relation est différente, plus on est intéressé par les lettres moins on fait de fautes et plus on lit.

            Il y a aussi une partie sur le fait de faire attention au message et non pas a "la façon dont [c'] est écris" que je cite a nouveau ici.

            Je ne me concentre pas sur la façon dont est écris ce que je lis mais sur le message, qui est pour moi le plus important, et c'est bien un message que je viens chercher quand je lis quelque chose.

        • [^] # Re: Le libre c’est bon mangez-en !

          Posté par . Évalué à 2.

          Mais j'ai un clavier qwerty, que voulez-vous

          Que tu apprennes à te servir du layout US international ? Avoir un clavier QWERTY n'a jamais empêché personne de mettre des accents bien au contraire.

          Je propose de distribuer une claque à chaque fois que quelqu'un sort cet argument !

          • [^] # Re: Le libre c’est bon mangez-en !

            Posté par . Évalué à -10.

            Que tu apprennes à te servir du layout US international ? Avoir un clavier QWERTY n'a jamais empêché personne de mettre des accents bien au contraire.

            Après un peu de recherche j'ai effectivement pu trouver les diacritiques sur mon clavier!! Je vais pouvoir utiliser des accents!!!

            Pour les otres kestions ortografik, il fo ke je me déside. Une ortografe sinplifiée, mé avec dé aksens doi-t-ètre tou-t-a fé lizible. Sa demende just un pe de pratike.

            La tach é senblabl a la promosion de l'alfabé kontre l'ékritur kunéiform. S'é un gren progrè den la sinplifikasion, mé il fo bokou d'èfors pour konvinkre lé jens. Ils son tre atachés a se k'ils zon apri.

            • [^] # Re: Le libre c’est bon mangez-en !

              Posté par . Évalué à -2.

              Tu dis des conneries en stocks et c'est graves. Le français, est une langue magnifique et utile mec. J'ai pas de source mais fut un temps (et peut être encore) ou notre langue servait dans d'autres pays pour établir des contrats, pourquoi ? Parce que notre langue si compliqué offre la possibilité d'écrire des choses qui ne peuvent pas être détourné pour dire autre choses, et ça c'est important.

              Il est possible quand on est bon, de dire des choses sans les écrires textuellement, ce qui peut être sympa et très comique. L'art et la manière…

              J'vais pas me poser en défenseur de la langue française mais le nivellement par le bas tu sais, demain tous cons, ça fatigue.

              Allez tous vous faire spéculer.

              • [^] # Re: Le libre c’est bon mangez-en !

                Posté par . Évalué à -3.

                Tu dis des conneries en stocks et c'est graves.

                C'est grave? C'est con? Genre, tu peux justifier que c'est grave?

                Le français, est une langue magnifique et utile mec. J'ai pas de source mais fut un temps (et peut être encore) ou notre langue servait dans d'autres pays pour établir des contrats, pourquoi ? Parce que notre langue si compliqué offre la possibilité d'écrire des choses qui ne peuvent pas être détourné pour dire autre choses, et ça c'est important.

                Tu parles de l'orthographe ou de la langue?

                Moi, j'ai entendu ça pour la langue pas pour l'orthographe.

                Il est possible quand on est bon, de dire des choses sans les écrires textuellement, ce qui peut être sympa et très comique. L'art et la manière…

                C'est par rapport à mon commentaire? La forme ne te plait pas? Je ne suis pas sûr de comprendre.

                J'vais pas me poser en défenseur de la langue française mais le nivellement par le bas tu sais, demain tous cons, ça fatigue.

                Quand l'orthographe sera simplifiée, les cours de français pourront se concentrer sur le fond des textes plutôt que sur la forme et à un âge plus précoce. Hé, oui comprendre le fond est quelque chose qui s'apprend et se travaille et ça entre en concurrence avec l'apprentissage de l'orthographe.

                Quand on en sera là, peut-être qu'on rattrapera les Coréens en lecture. Eux, ils ont fait leur réforme de l'écriture et le responsable est un héros de l'histoire.

                • [^] # Re: Le libre c’est bon mangez-en !

                  Posté par . Évalué à 6. Dernière modification le 16/08/18 à 21:50.

                  Eux, ils ont fait leur réforme de l'écriture et le responsable est un héros de l'histoire.

                  Les coréens ont tout bonnement créé un alphabet, parce que le coréen était jusque là purement oral (ils utilisaient aussi quelques signes chinois si j’ai bien compris). C’était il y a environ un demi millénaire :

                  L'alphabet coréen, appelé hangeul en Corée du Sud et chosongeul en Corée du Nord, est récent : il n'a été inventé qu'au 15ème siècle par un groupe de savants de l'Académie royale, sur la demande du roi Séjong. Après trois années de tests, il a été promulgué en 1446.

                  http://www.amitiefrancecoree.org/pages/Lalphabet_coreen-280132.html

                  Dans ces conditions c’est plus facile d’avoir quelque chose de propre et carré, vu qu’on ne traîne pas tout un héritage…

                  Personnellement ça m’avait beaucoup surpris d’apprendre que l’alphabet coréen était aussi récent et je suis aujourd’hui surpris par la rapidité de sa mise en place (3 ans).

                  Quand l'orthographe sera simplifiée

                  C’est pas aussi simple… Prends n’importe quel mot, mettons… « quelque », tu décides quoi ? Qu’on peut écrire « kelke », « quelke », « quellekeu », … on accepte toutes ces possibilités ? On conserve les accords pour différencier ou pas ? Et pour des homonymes ? Lequel des vert, verre, vers, vers pourrait se voir écrit « ver » ? Ou encore « vaire » ? Règles de nombre, de genre ? Et cætera…

                  Bref, ce n’est pas aussi simple que tu sembles le penser d’améliorer l’orthographe du français, même si je suis le premier à dire qu’il n’est vraiment pas des plus brillants, quand on compare à d’autres langues…

                  L’anglais (la langue dans son ensemble) est selon moi plus simple (et permettrait donc plus difficilement de transmettre une pensée complexe, c’est possible, je n’en sais rien…) Et que dire de l’orthographe espagnol, qui de part le fait qu’il n’admette aucune exception, enterre l’orthographe français question facilité d’assimilation, ergonomie, donc simplicité… ?

                  Pour le français, si on voulait repartir sur des bases simples, on pourrait imaginer avoir un caractère par chacune de nos « voyelles » (on,in,an,ou,é,ai,eu … o ouvert/fermé…), parce qu’avoir une bijection parfaite dans la relation signes ↔ sons, comme en espagnol, ça simplifie pas mal le truc. Le N tilde ce serait pratique en français : « oñon »… C’est un caractère déjà utilisé par certains prénoms bretons, ya pas de raison de ne pas l’utiliser… Mais va faire accepter toutes ces idées de génie aux instances adéquates… ça demande énormément de travail ! :)

                  Et puis les « trucs moches » des langues c’est sûrement ce qui fait une partie de leur âme, de leur identité.

                  Propose donc une réforme toi-même ! Sur une forge logicielle pour que ça puisse être participatif et c’est parti pour développer le français du troisième millénaire, celui qui sera utilisé pour la diplomatie inter-stellaire et la cuisine universelle :)

                  On peu yarivé!

                  • [^] # Re: Le libre c’est bon mangez-en !

                    Posté par . Évalué à 2. Dernière modification le 17/08/18 à 20:55.

                    Dans ces conditions c’est plus facile d’avoir quelque chose de propre et carré, vu qu’on ne traîne pas tout un héritage…

                    Personnellement ça m’avait beaucoup surpris d’apprendre que l’alphabet coréen était aussi récent et je suis aujourd’hui surpris par la rapidité de sa mise en place (3 ans).

                    Les coréennes ont surtout rendu accessible l'écriture au plus grand nombre en la rendant la plus simple possible. Et en s'appuyant sur les meilleurs connaissances de l'époque.

                    Elles avaient déjà une écriture qui était maitrisée et aimée par l'intelligentsia. Elles avaient sans doute des arguments tout aussi bon que les défenseuses du statu quo d'aujourd'hui.

                    C’est pas aussi simple… Prends n’importe quel mot, mettons… « quelque », tu décides quoi ? Qu’on peut écrire « kelke », « quelke », « quellekeu », … on accepte toutes ces possibilités ? On conserve les accords pour différencier ou pas ? Et pour des homonymes ? Lequel des vert, verre, vers, vers pourrait se voir écrit « ver » ? Ou encore « vaire » ? Règles de nombre, de genre ? Et cætera…

                    Il y a des gens qui s'occupent d'imaginer ces réformes et qui font ça bien. Je ne pense pas qu'elles ont besoins de moi. Si on me demandait de faire cette réforme moi-même je me documenterais auprès d'eelles. J'apprendrais une ou deux langues supplémentaires qui ont des orthographes intéressantes et je parlerais à des spécialistes. Je connais déjà l'allemand qui a une orthographe presque phonétique et qui est pourtant capable d'exprimer des choses subtiles. C'est une comparaison intéressante.

                    Bref, ce n’est pas aussi simple que tu sembles le penser d’améliorer l’orthographe du français, même si je suis le premier à dire qu’il n’est vraiment pas des plus brillants, quand on compare à d’autres langues…

                    J'ai l'impression que c'est plus un manque de motivation qu'un problème de difficulté.

                    Propose donc une réforme toi-même ! Sur une forge logicielle pour que ça puisse être participatif et c’est parti pour développer le français du troisième millénaire, celui qui sera utilisé pour la diplomatie inter-stellaire et la cuisine universelle :)

                    Pour les besoins de la discussion j'ai été me documenter et il y a déjà des gens qui travaillent à ça. Et les linguistes semblent plus sensibles à ce problème que la linuxfrienne moyenne.

                    ortograf.net
                    wiki/Orthographes_alternatives_du_français

                    Et ici l'opinion d'un linguiste qui comprend la portée et les conséquences de l'orthographe conservatrice: Pourquoi-la-France-nutilise-pas-lorthographe-phonétique-alors-que-lEspagne-lItalie-lAllemagne-la-Hongrie-le-font

      • [^] # Re: Le libre c’est bon mangez-en !

        Posté par . Évalué à 10.

        Ca me gonfle cette remarque. Je pense lire pas mal, et ce n'est pas pour autant que mon niveau grammaire/orto est meilleur.

        Le problème, c'est qu'il arrive un moment où on ne sait plus quoi conseiller pour aider les dysorthographiques à écrire correctement. Comment expliquer que certains font une faute par page et d'autres une faute par mot?

        C'est peut-être une question de corrélation plutôt que de cause à effet, mais oui, en général, les gens qui lisent beaucoup (ou plutôt qui ont beaucoup lu pendant leur adolescence) font moins de fautes.

        Pour moi, c'est évident qu'il y a une faute dans «argumment» et «exprimmer», ça m'arrache les yeux. C'est peut-être que j'ai lu 1000 ou 5000 fois le mot «argument», mais quand je lis ta phrase, le mot ressort comme s'il était en gras, mon cerveau me lance des alertes, et je n'ai plus aucune idée du fond de ta phrase, et je dois tout relire en faisait abstraction, c'est pénible. En plus, je ne sais pas si tu imagines à quel point tu envoies un signal, tu te places culturellement en dessous du lecteur, comment veux-tu espérer convaincre?

        Ce relire

        Arrgggg. Je ne sais pas si je suis le seul, mais ça m'occasionne quasiment de la douleur physique.

        • [^] # Re: Le libre c’est bon mangez-en !

          Posté par . Évalué à 0.

          […] tu tele places culturellement en dessous du lecteur […]

          N'inverse pas les rôles. C'est toi qui en tant que lecteur considère que quelqu'un qui fais des fautes a moins de culture que quelqu'un qui n'en fait pas. C'est très commun et la langue a souvent servi ce genre de choses. L'exemple le plus frappant étant évidement les hiéroglyphes qui ne pouvaient être écris que par les scribes qui de par cette compétence étaient a un haut rang social.

          • [^] # Re: Le libre c’est bon mangez-en !

            Posté par . Évalué à 5. Dernière modification le 14/08/18 à 09:13.

            C'est toi qui en tant que lecteur considère que quelqu'un qui fais des fautes a moins de culture que quelqu'un qui n'en fait pas.

            La communication n'est pas un exercice symétrique. Il n'y a qu'un communiquant, qui apporte des informations explicites et implicites, et quelqu'un en face qui interprète ces informations avec son bagage culturel. Si on interprète mal un message, c'est de la faute du communiquant (après, il est possible que le communiquant ne visait pas du tout ce genre de public, et qu'il s'en foute complètement qu'on interprète mal son message).

            Il existe peut-être un monde où faire des fautes d'orthographe est un signe de grande culture, mais pas dans mon monde. Tu peux interpréter ça comme tu veux, c'est peut-être la revanche des binoclars sur les mecs cool qui emballaient les filles au collège, mais la société est comme elle est, l'orthographe est un marqueur social, et c'est un critère majeur pour plein de choses dans la vie (la crédibilité dans les discussions à l'écrit, l'embauche, la progression de carrière…).

            L'exemple le plus frappant étant évidement les hiéroglyphes

            Bah c'est bien un exemple qui prouve que l'écriture est un marqueur social de l'auteur, et pas du lecteur, non?

            • [^] # Re: Le libre c’est bon mangez-en !

              Posté par . Évalué à 4.

              La communication n'est pas un exercice symétrique. Il n'y a qu'un communiquant, qui apporte des informations explicites et implicites, et quelqu'un en face qui interprète ces informations avec son bagage culturel. Si on interprète mal un message, c'est de la faute du communiquant (après, il est possible que le communiquant ne visait pas du tout ce genre de public, et qu'il s'en foute complètement qu'on interprète mal son message).

              Je ne suis pas d'accord. Quelqu'un qui n'est pas ouvert à la discussion ce n'est pas nécessairement de la faute de son interlocuteur (ça peut être tout à fait externe). De manière générale quand il y a un problème de communication il faut regarder des 2 côtés ce qui se passe.

              Il existe peut-être un monde où faire des fautes d'orthographe est un signe de grande culture, mais pas dans mon monde.

              Tu vois prenons un exemple. Tu dis "A implique B", je rétorque que "A n'implique pas nécessairement B" et tu me réponds comme si j'affirmais que "A implique non B". C'est un homme de paille évident. C'est pas une pratique qui est utilisée par quelqu'un à l'écoute de son interlocuteur. C'est fait pour « gagner un débat » (l'art d'avoir toujours raison).

              […]la société est comme elle est[…]

              Je n'ai pas dit le contraire. Que ce soit la société, le monde l'univers ou l'ensemble de ce qui a existé, existe et existera ça ne change pas le propos, c'est toi qui décide de la manière de réagir. À moins que tu affirmes ne pas avoir de libre arbitre ?

              Bah c'est bien un exemple qui prouve que l'écriture est un marqueur social de l'auteur, et pas du lecteur, non?

              C'est un choix d'en faire un outil de discrimination social et pas juste un outil de communication.


              Comprends moi bien, je ne dis pas qu'il ne faut pas avoir d'orthographe ou de grammaire. Mais il y a une différence importante entre le considérer comme un outil de communication (dans ce cas on cherche à être inclusif, avoir le maximum de locuteurs permet d'augmenter la communication) ou comme un marqueur social (dans ce cas on tente de hiérarchiser la société avec, au mieux on a pas d'intérêt particulier d'en augmenter le nombre de locuteur au pire au contraire ça réduit ton niveau social d'avoir plus de locuteurs et c'est donc pas dans ton intérêt d'en maximiser le nombre).

              • [^] # Re: Le libre c’est bon mangez-en !

                Posté par . Évalué à -1.

                C'est un homme de paille évident.

                Parce que d'appliquer de la logique formelle sur des affirmations statistiques, c'est pas un homme de paille?

                Quand on dit que les Pygmées sont plus petits que les Norvégiens, depuis quand trouver un exemple de Norvégien plus petit qu'un Pygmée invalide la phrase initiale? Pour le coup, faire semblant de comprendre «les Pygmées sont plus petits que les Norvégiens» comme «Tous les Pygmées sont plus petits que tous les Norvégiens», ça n'est pas un homme de paille?

                • [^] # Re: Le libre c’est bon mangez-en !

                  Posté par . Évalué à 2.

                  Non, me faire dire quelque chose que je n'ai pas dit est un homme de paille. J'affirme que le niveau en orthographe seul n'est pas un marqueur suffisant pour juger du niveau culturel, tu prends comme hypothèse qu'avec aucune orthographe serait un marqueur de culture important.

                  C'est une telle dérive que là où moi je tente d'expliquer que l'orthographe n'est pas un marqueur suffisant, tu tentes de me contredire comme si j'affirmais qu'il s'agissait d'un marqueur inversé. C'est tellement hors de propos que ce paragraphe m'a donné l'impression que tu t'étais énervé.

      • [^] # Re: Le libre c’est bon mangez-en !

        Posté par . Évalué à 6.

        Ce relire reste une des meilleurs solution, c'est sur.

        Le problème, c'est que souvent on voit mieux les fautes des autres que les siennes (je généralise peut-être à tord, mais c'est mon cas).
        Au boulot, lorsqu'on envoie un mél important ou qu'on écrit un document qui sera diffusé en dehors de notre service, on demande souvent à un collègue de nous relire. Lorsque c'est moi le relecteur & que je signale l'endroit d'une faute sans dire laquelle, si mon collègue ne la trouve pas, je lui dis parfois : « lis ce que tu as écrit & non pas ce que tu penses avoir écrit ». Car j'ai l'impression que parfois, comme on a en tête ce que l'on a écrit, notre cerveau va à l'économie & ne relit plus réellement. Il m'arrive d'avoir des mots en trop ou qui manquent dans une phrase, & même après 3 ou 4 relectures, je ne m'en aperçois même pas.
        Ce que je fais également, c'est de changer de point de vue, par exemple changer la taille de la police ou de la fenêtre afin que le nombre de mots par ligne change, voire j'incline la tête. Mon prof de dessin industriel nous disait de tourner notre feuille de temps en temps pour voir l'objet sous un autre angle. D'ailleurs, des fois, après avoir fini de rédiger un document & l'avoir relu de nombreuses fois, c'est en lisant la version imprimée que les fautes nous sautent aux yeux.
        Désolé pour les fautes, je n'ai pas de relecteur sous la main, & je n'ai pas fait l'effort de changer de point de vue :)

    • [^] # Re: Le libre c’est bon mangez-en !

      Posté par . Évalué à -1.

      moi j’ai relu ce commentaire environ 5 ou 6 fois par exemple…

      T'as vraiment trop de temps à perdre !

      Les seuls trucs que je relis 6 fois c'est les mails envoyés à toute ma boite ou au grand patron. Pour le menu fretin, une fois suffit.

      • [^] # Re: Le libre c’est bon mangez-en !

        Posté par . Évalué à 6.

        Je ne doute pas que ça puisse faire beaucoup pour certains. Une chose est sûre, je ne suis pas doué en orthographe, j’ai toujours eu des notes catastrophiques en dictée et cette matière m’ennuyait au plus au point. Peut-être que maintenant je « le paye » en quelque sorte, en ayant besoin de relire autant, mais ce qui ne fait aucun doute, c’est que je dois cet effort à mes lecteurs (ça fait pompeux de dire ça…), c’est pas à eux de subir mon manque de culture.

        Tant mieux pour toi si tu fais beaucoup moins de faute « en live » et qu’une seule relecture peut te permettre de ne laisser quasiment aucune faute. Ceux pour qui ce n’est pas le cas : relisez-vous ! :)

        • [^] # Re: Le libre c’est bon mangez-en !

          Posté par (page perso) . Évalué à 6.

          cet effort à mes lecteurs (ça fait pompeux de dire ça…), c’est pas à eux de subir mon manque de culture.

          Bien qu'exprimé différemment, je suis aussi de ceux qui pensent que mal écrire est un profond manque de respect envers le/les lecteurs.

          Alors oui, pour avoir eu une copine dyslexique et dysorthographique, j'ai compris à quel point cela peut être un vrai challenge pour certains. Le correcteur orthographique fait déjà le gros du travail, les corrections (surtout tout ce qui est accords et conjugaison) demanderont plus ou moins d'effort selon les individus.

          Et évidemment, une faute de frappe, ou même d'inatention peut arriver à tout le monde, il est même possible qu'il y en ait dans mon message.

          Mais ce qui m'interpelle vraiment dans cette citation, d'autant plus venant de toi, c'est l'analogie avec la culture. On peut écrire très mal et être une véritable encyclopédie vivante. Et inversement. L'illettrisme est un manque de culture oui, pas le manque de maîtrise de l'écriture.

          A en juger tes interventions ici et nos quelques (rares) échanges, tu me sembles être quelqu'un de cultivé (je se sais que quand je vois Roger, il y a de grandes chances que ce qu'il y a en-dessous soit intéressant ou au moins pertinent… Ironiquement ;)).

          Alors oui, comme écrit plus haut, le fait de mal écrire nous positionne "socialement vers le bas" face à notre lecteur. On perd en crédibilité, d'autant plus sur des sujets pointus.

          La majeure partie des morts l'était déjà de son vivant et le jour venu, ils n'ont pas senti la différence.

          • [^] # Re: Le libre c’est bon mangez-en !

            Posté par . Évalué à 6.

            On peut écrire très mal et être une véritable encyclopédie vivante. Et inversement.

            Oui mais c’est plutôt rare, « en général » une bonne culture générale/littéraire est corrélée avec une bonne maîtrise de l’orthographe. C’est pas beau de faire des généralités mais c’est tout aussi moche de ne pas accepter certaines évidences sociologiques.

            L'illettrisme est un manque de culture oui, pas le manque de maîtrise de l'écriture.

            Tout à fait. Et c’est bien là ce que je supporte le moins : une personne lettrée qui se permet d’écrire comme un porc (en dessous de ce qu’il est capable de produire en faisant un petit effort), sans aucun respect pour l’orthographe, dans le déni de son importance, de sa nécessité pour une bonne communication.

            On ne peut pas, en étant de bonne foi, être en même temps analphabète et lettré !

            • [^] # Re: Le libre c’est bon mangez-en !

              Posté par . Évalué à 10.

              Oui mais c’est plutôt rare, « en général » une bonne culture générale/littéraire est corrélée avec une bonne maîtrise de l’orthographe.

              Pour la culture littéraire oui, mais voyager est un vecteur de culture plus fort encore que la lecture et ça ne rend pas particulièrement bon en orthographe (tu peux uniquement te débrouiller dans différentes langues). Le fait de faire des différentes « petits boulots » peut aussi apporter une certaine richesse culturelle de part le fait qu'on rencontre plus de gens dans différents contextes etc. La culture c'est bien trop vaste pour être limité à ce que l'on imagine en premier.

              C'est important parce que c'est quelque chose qui nous touche aujourd'hui. Nos politiques ne se gênent pas pour mettre en avant leur haut niveau d'étude et leur capacité rhétorique pour décrédibiliser leurs interlocuteurs. C'est particulièrement flagrant avec le président Macron qui apprécie de se montrer parler aux français (mais il ne s'agit pas de discussion, il se place en professeur).

          • [^] # Re: Le libre c’est bon mangez-en !

            Posté par (page perso) . Évalué à 4.

            Et évidemment, une faute de frappe, ou même d'inatention peut arriver à tout le monde, il est même possible qu'il y en ait dans mon message.

            Belle démonstration, qu’elle soit voulue ou non ne change rien au sourire qu’elle m’a apporté ;)

  • # Ça depend du type de logiciel

    Posté par . Évalué à 7.

    Pour la correction syntaxique, je te conseille de prendre un logiciel payant …

  • # Facile

    Posté par . Évalué à 1.

    Oui c'est évident, d'autant plus que parfois un logiciel propriétaire devient plus mauvais dans la durée (exemple Autocad).

  • # Tu réponds en partie

    Posté par (page perso) . Évalué à 6.

    > un logiciel comme Blender dépasse en fonctionnalités un Autodesk Maya et est même considéré comme professionnel par certains.

    Maya est professionnel, Blender est considéré comme professionnel par certains. Donc Maya est toujours en tête depuis 30 ans (les deux datent de 1998).

    Un logiciel s'améliore dans la durée, si des gens continuent à bosser dessus en pensant à leurs utilisateurs. La qualité de l'amélioration vient de la quantité de pognon/temps que tu y injectes, et, dans des cas comme Maya/Blender, de la qualité des gens qui y participent (car créer un logiciel de 3D, c'est plus dur qu'un moteur de blog ou un flappy bird…).
    En plus de ça, tu choisis des logiciels utilisés, mais qu'est-il advenu des autres logiciels libres de 3D ?

    Une question plus intéressante selon moi est "Qu'est-ce qui est nécessaire pour un logiciel libre devienne bien ?". C'est une question qui ne compare pas au logiciel privateur, et qui permet de voir le LL comme logiciel comme un autre, qu'il ait des concurrents ou non. Là, tu peux aussi étudier tous les projets libres qui sont morts, et pourquoi, et sans doute voire que dans la durée, les chances de réussite d'un LL ne sont pas terribles (ou ne l'étaient pas à une certaine époque).

  • # Un logiciel reste un produit

    Posté par (page perso) . Évalué à -10.

    Pour moi un logiciel devient meilleur lorsqu'une entité (un-e développeur-se, une équipe, une entreprise, …) arrive à écouter des besoins que des utilisateurs-rices ont réussi à formaliser. Si l'utilisateur-rice développe le logiciel pour lui/elle-même, cela facilite vraisemblablement les choses. Il se peut que le logiciel (en libre) intéresse d'autres personnes, encore faut-il (et cela constitue un énorme obstacle) que ces autres personnes aient connaissance de ce logiciel et qu'elles savent que ça peut les aider (ce qui implique la description, la diffusion et la communication autour du logiciel).

    La gratuité facilite la diffusion (libre ou pas).

    Comment un logiciel peut s'améliorer dans le temps ? Plus de besoins exprimés (ce qui n'est pas forcément synonyme de plus d'utilisateurs-rices) et plus de besoins implémentés (ce qui n'est pas forcément synonyme de plus développeur-ses).

    De là, est-ce qu'on peut dire qu'un logiciel libre devient forcément meilleur qu'un logiciel propriétaire ? Cela dépend surtout des gens qui travaillent derrière, des gens qui l'utilisent, … La seule chose viable me semble qu'un logiciel libre se perd plus difficilement qu'un logiciel propriétaire.

    • [^] # Re: Un logiciel reste un produit

      Posté par (page perso) . Évalué à 10. Dernière modification le 13/08/18 à 23:45.

      Ça parle d’orthographe et de respect dans d’autres commentaires mais toi tu ne facilites pas la lecture et la verbalisation c’est clair ! Pourquoi infliger à tes lecteurs de devoir rayer les mentions inutiles et les contraindre chacun de finaliser le travail de rédaction alors qu’il te suffirait de le faire toi-même une seule fois pour toutes ? T’est-il possible de respecter ton lectorat à l’avenir en proposant un texte rédigé ?

      ce commentaire est sous licence cc by 4 et précédentes

      • [^] # Re: Un logiciel reste un produit

        Posté par (page perso) . Évalué à -7.

        Je n'ai rien compris …

        • [^] # Re: Un logiciel reste un produit

          Posté par (page perso) . Évalué à 10.

          Peux-tu relire ton commentaire à voix haute et nous poster l’enregistrement ?

          ce commentaire est sous licence cc by 4 et précédentes

          • [^] # Re: Un logiciel reste un produit

            Posté par . Évalué à 0. Dernière modification le 16/08/18 à 15:47.

            Pourquoi ? L'écrit permet de communiquer certaines choses qu'on exprime pas à l'oral (et vice versa). Pourquoi faut-il considérer que tout ce qui est écrit doit pouvoir être lu à haute voix ?

            Si je t'écris " :-) ;-) " tu le prononces comment ?
            Ou bien la pointe d'humour : "Le NC c'est Open Shared Source"
            Et sa version barbue qu'on retrouve régulièrement ici : "Le NC c'est Open^W Shared Source"

            Sérieusement, je trouve que les commentaires sur DLFP sont plutôt de bonne qualité en générale (surtout comparés à ceux de Youtube ou autres sites de quotidiens papiers) mais vous passez pour des demeurés incapables de s'adapter à moinsser comme des gorets la moindre apparition d'écriture inclusive. C'est dommage. Je ne l'utilise pas et n'en ai pas l'intention (je trouve ça laid) mais à aucun moment ça ne m'empêche de comprendre le contenu du commentaire et j'en comprends l'objectif.

            • [^] # Re: Un logiciel reste un produit

              Posté par (page perso) . Évalué à 7.

              Bon, j’ai essayé de tourner ça dans tous les sens pour adoucir le truc, mais rien à faire : ton argumentaire est malhonnête. Il s’agit de ta part de justifier la systématisation d’un comportement sur la base d’une forme exceptionnelle à but humoristique. De toute manière sans même analyser le sens des choses il suffit de comparer le nombre d’occurrence de ce type de blague et le nombre d’occurrence de mots affectés par le barbarisme en question et ça clôt toute discussion sur le sujet. Qui plus est l’exemple que tu donnes est verbalisable mais c’est complètement accessoire puisque c’est une exception.

              En parlant de smiley je ne peux m’empêcher de te renvoyer à cet article et je te laisse méditer sur la déliquescence de notre société sur le plan du langage, et tu remarqueras que même ça, ça reste plus évolué qu’un smiley :

              Citation :

              Facebook employees have been venting their worry and frustration after the company's stock fell off a cliff […] Many employees of the California social network took to anonymous social network Blind to vent. […] One Facebook employee criticised their employer for hiring at an "ungodly" pace, and suggested that some of the new hires were "bleh." […] Several other Facebookers chimed in in agreement. "^ THIS!" one replied.

              Bientôt dans vos journaux : « Benalla a fait 😤 et Macron a réagit 🙉 ». Super !

              Et pour s’étendre un peu sur la question du langage, quand on me voit travailler dans un terminal il se passe généralement deux réactions :

              • de l’émerveillement (rare) quand la personne se rend compte que je suis un homme qui parle aux ordinateurs
              • de l’incompréhension et de la peur devant l’inconnu

              La seconde réaction de peur est tout à fait normale de la part de personnes qui ne savent interagir qu’en pointant et grognant et qui se trouvent confrontées à une civilisation ayant développé le langage. Et même pour des langages qui ne sont pas spécialement pensés pour être verbalisés, on ne peut s’empêcher de se dire que l’homme est têtu dans son incarnation.

              Le langage est essentiel au développement personnel, et le moyen le plus efficace d’acquérir et développer le langage est la verbalisation. Je ne sais pas comment font les sourds-muets pour développer le langage mais le fait qu’un handicap prouve qu’il est possible de s’en sortir avec un effort particulier ne doit pas servir à justifier l’abandon d’une méthode efficace.

              Il y a d’abord eu la méthode globale qui a attaqué frontalement l’apprentissage syllabique (et donc verbalisé) et qui voulait enseigner la lecture en faisant l’économie des compétences analytique nécessaires : le mot est reconnu comme un tout, c’est à dire un dessin, un emoji en fait, et n’est pas interprété. Le mot n’est plus un assemblage de syllabes que l’esprit humain discerne, la syllabe n’est plus un assemblage de consonnes et de voyelles que l’esprit humain discerne, ce qui atteint la compréhension même de ce qu’est un alphabet. Chaque mot devient un dessin. Et on voit le résultat : cela a affecté directement les capacités d’analyse des personnes.

              Ces formes non-verbales auxquelles j’ai réagi est une seconde étape de destruction des compétences verbales, conséquence inévitable de la première : les mots ne sont plus lus donc des formes non-lisibles apparaissent spontanément.

              Ce n’est pas pour rien que ce genre de forme non-verbale reçoit une forte opposition dans un milieu comme le lectorat de LinuxFr qui a un niveau élevé d’éducation, une forte compétence analytique et un bon esprit critique. Le niveau d’éducation, les capacités d’analyse, la maîtrise du langage, l’esprit d’analyse et critique, toutes ces choses sont intimement liées.

              J’apprécie les smileys et autres émoji que j’use moi-même avec plaisir, mais ça ne m’empêche pas d’être lucide sur la dégradation du langage…

              Juste pour finir je te propose un extrait de sketch qui résume en 10min beaucoup de choses avec une pincée d’humour cynique qui sied beaucoup, avec une phrase que j’aime beaucoup et qui traite du langage sur un sujet proche mais que je n’ai pas développé : « D’ailleurs on parle de nous maintenant comme on parlerait de machines. Et on se conforme de plus en plus à des process de machines » et un passage croustillant sur les smileys d’évaluations comme on en trouve de plus en plus dans certaines entreprises afin de déshumaniser l’homme pour l’évaluer et le traiter comme une machine.

              PS: note que je ne moinsse quasiment jamais, d’ordinaire j’ai tendance à plusser les commentaires auxquels je réponds parce que je me dis que si je prends la peine de répondre c’est que c’est un suffisamment intéressant pour que j’y réponde, mais vu que je répondais sur la forme je me suis simplement abstenu. ;-)

              ce commentaire est sous licence cc by 4 et précédentes

              • [^] # Re: Un logiciel reste un produit

                Posté par . Évalué à -1.

                J'aurais compris ton argumentation si il s'agissait de simplifier les mots actuels, mais en général c'est le contraire : des formes certes non-verbale (comme nos codes sources, d'ailleurs j'ai trouvé ce sont sondage de prononciation des options un peu absurde…), mais légèrement plus complexes que d'habitudes. On avait le 's' au pluriel, le 'ent' à la 3e personne du pluriel, voilà que certains veulent rajouter des terminaisons "inclusives". Qu'est-ce que ça retire au lecteur ? J'ai très souvent lu, ici même, l'argument de la difficulté : "le texte est illisible", etc. C'est là que je dis bullshit (bleh ;-) ). Justement parce qu'on est sur LinuxFR et que nous sommes nombreux ici à savoir déchiffrer des codes sources et donc à posséder (je te cite) "une forte compétence analytique". Donc pour moi c'est de la mauvaise foi. On peut buter dessus si on ne l'a jamais rencontré, mais après 2 occurrences on a compris comment ça fonctionne et à moins d'avoir un sérieux problème d'adaptation (ou handicap style dyslexie, là ça se comprend) cette écriture ne rend pas les textes illisibles.

                Toi ton argumentation repose sur la vocalisation mais là encore je ne trouve pas que ça soit bloquant étant donné que nous sommes sur un "forum" Web. Rarement destiné à être vocalisé. Si il s'agit d'écrire un discours, il y a d'autres solutions ("Travailleurs, travailleuses…") D'ailleurs tu mentionnes la méthode globale et je me souviens avoir lu (mais là tout de suite j'aurai du mal à retrouver la source) que la vocalisation était justement un handicap supplémentaire pour ceux qui ont des difficultés de lecture. J'aime lire, de tout, tout le temps. Et je constate la différence avec ma femme qui "marmonne" quand elle lit : elle vocalise. Je n'applique pas de méthode particulière (et la méthode globale n'existait pas quand j'ai appris à lire) mais instinctivement, je "scanne" le texte. J'aspire le sens et les mots-clés. Et je ralentis, reviens sur les passages ou les phrases alambiqués. Pourtant je n'ai pas de difficultés particulières en orthographe, je fais sûrement un peu plus de fautes que du temps du lycée mais je suis généralement capable d'écrire correctement. Elle, lit chaque mot et le vocalise. Du coup j'ai toujours une longueur d'avance lorsque l'on consulte des articles ensemble. Je ne pense pas que la vocalisation soit la panacée.

                Bref l'écriture inclusive je m'en fous un peu mais j'ai la très forte impression que son rejet sur ce site est directement lié à la forte proportion d'hommes parmi les lecteurs. Cf https://linuxfr.org/nodes/114698/comments/1741896

              • [^] # Re: Un logiciel reste un produit

                Posté par . Évalué à 4. Dernière modification le 16/08/18 à 22:04.

                Ces formes non-verbales auxquelles j’ai réagi est une seconde étape de destruction des compétences verbales, conséquence inévitable de la première : les mots ne sont plus lus donc des formes non-lisibles apparaissent spontanément.

                Ce n’est pas pour rien que ce genre de forme non-verbale reçoit une forte opposition dans un milieu comme le lectorat de LinuxFr qui a un niveau élevé d’éducation, une forte compétence analytique et un bon esprit critique. Le niveau d’éducation, les capacités d’analyse, la maîtrise du langage, l’esprit d’analyse et critique, toutes ces choses sont intimement liées.

                Tu as pensé aux chinois? Les mots sont aussi des dessins pour eux, non?

                Ca serait bien d'examiner si leurs capacités d'analyses sont inférieures aux nôtres.

                Franchement, je n'y crois pas. Je pense plutôt que ton raisonnement et tes observations sont fausses.

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