• # Pb avec la forme

    Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 7 (+8/-4).

    Je n'arrive plus à lire un certain nb d'articles du Framablog qui circulent ces dernières années.
    Sur celui-ci par exemple, j'ai compté rapidement : plus de 30 paragraphes et aucun titre structurant.
    Franchement, ça me repousse.

    • [^] # Re: Pb avec la forme

      Posté par  . Évalué à 0 (+1/-2).

      C'est malheureusement une tendance qui existe depuis une dizaine d'années (ou plus) et qui prend de plus en plus d'ampleur. Au départ, j'ai supposé que c'était un effet Livredevisage où je voyais surtout ce genre de gloubiboulgar. Mais progressivement j'ai remarqué que cela était le cas de plus en plus de plateformes et de blogs (où on la chose existait déjà, mais avant on pouvait déceler une organisation des paragraphes et inférer un titre ou au moins un thème après lecture.)
      Ah et même les paragraphes de nos jours ressemblent de plus en plus à des touwites. La boucle est donc bouclée puisqu'on parle de médias asociaux… Remarque, cette tendance se retrouve aussi dans d'autres supports de large diffusion courante : tous des anges des télé-âneries qui ne veulent pas qu'on touche à leur poste et où la pertinence d'une réflexion doit se mesurer à sa lignepoinçon et où la logorrhée prime sur la réflexion (validé par les experts et philosophes mis en avant.)

      J'arrête de râler et retourne dans ma grotte. Pour l'instant, quand j'en sors, il y a encore DFLP où ça moule de qualitay.

  • # Démocratie élitiste ?

    Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 4 (+3/-1). Dernière modification le 18/05/21 à 06:36.

    Peut-être à cause de la lecture d’Aristote, peut-être pas, toujours est-il que la définition de la démocratie — terme récurrent de l’article — par l’auteur paraît tenir partiellement de l’oxymore ; quelque chose comme : la démocratie suppose la liberté d’expression, sauf de ceux qui n’en valent pas la peine. Traditionnellement — il s’agit tout de même d’une notion multi-millénaire — ne vouloir laisser la liberté d’expression qu’à un groupe minoritaire relève plus d’autres formes d’organisation sociale. En se basant sur l’observation, et c’est certainement le meilleur côté de son école philosophique, Aristote définit la démocratie comme la dictature de la majorité, c’est-à-dire des pauvres. Il y voit aussi le pire des régimes possibles ceci dit en passant. Le lien ainsi observé entre richesse et importance numérique des groupes sociaux n’est pas sans intérêt. Mais on voit mal dès lors ce qui permettrait d’exclure le facho de base du groupe dominant en démocratie, dans la mesure où il fait bien souvent parti des derniers déciles de la population en termes de prospérité (entre autres) ?
    Un mode socio-politique ou seule une partie non majoritaire des citoyens occupent le pouvoir et dispose du droit de s’exprimer semble plus relever de l’une des formes d’oligarchie. Non ?

    « IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace

    • [^] # Re: Démocratie élitiste ?

      Posté par  . Évalué à 3 (+2/-0).

      Il me semble que c'est justement comme ça qu'on conçoit et met en œuvre la démocratie actuellement, en tout cas en France…

    • [^] # Re: Démocratie élitiste ?

      Posté par  . Évalué à 1 (+0/-1).

      Intéressant de voir ta perception. Je n'avais pas du tout la même.

      En fait, il me semble que le texte ne définit pas la démocratie mais qu'il indique seulement que la démocratie nécessite que l’information circule et que le débat public soit possible. Deux conditions qui ne sont pas rencontrées par ce que l'auteur désigne par les médias sociaux. Principalement parce que dans le cas de ces réseaux, la fixation des règles d'interaction est détenue (et centralisée) dans les mains de sociétés qui n'ont pas comme objectif la démocratie mais le profit.

      Le fediverse ne garanti pas en soi les deux conditions sus-mentionnées mais permet de se réapproprier la définition des règles d'interactions. Possibilité limitée et au prix d'une forme de fermeture.

      Surtout, ne pas tout prendre au sérieux !

  • # Nawak

    Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 2 (+6/-6). Dernière modification le 18/05/21 à 10:16.

    Pour prendre la mesure de la (profonde) inanité de ce gloubi-boulga justificatif déguisé en réflexion constructive, on peut parcourir ce paragraphe :)

    C’est la raison pour laquelle les politiques du moment ont surréagi face au bannissement de Trump des plateformes comme Twitter et Facebook (voir ici ou là). Si ces plateformes ont le pouvoir de faire taire le président des États-Unis, c’est que leur capacité de caisse de résonance accrédite l’idée qu’elles sont les principaux espaces médiatiques réellement utiles aux démarches électoralistes. En effet, nulle part ailleurs il n’est possible de s’adresser en masse, simultanément et de manière segmentée (ciblée) aux populations. Ce faisant, le discours politique ne s’adresse plus à des groupes d’affinité (un parti parle à ses sympathisants), il ne cherche pas le consensus dans un espace censé servir d’agora géante où aurait lieu le débat public. Rien de tout cela. Le discours politique s’adresse désormais et en permanence à chaque segment électoral de manière assez fragmentée pour que chacun puisse y trouver ce qu’il désire, orienter et conforter ses choix en fonction de ce que les algorithmes qui scandent les contenus pourront présenter (ou pas). Dans cette dynamique, seul un trumpisme ultra-libéral pourra triompher, nulle place pour un débat démocratique, seules triomphent les polémiques, la démagogie réactionnaire et ce que les gauches ont tant de mal à identifier7 : le fascisme.

    J'ai compté pas moins de 6 bullshit bingo! À ce point de n'imp, y'a plus qu'à rigoler :D

    • [^] # Re: Nawak

      Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 4 (+5/-3). Dernière modification le 18/05/21 à 13:55.

      Reformulons:
      Twitter et facebook permettent de parler à plein de monde en même temps et d'être écouté par ceux qui le veulent -> donc victoire du fascisme.

      Ça me paraît limpide et implacable comme raisonnement.

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