Dans une interview dans le Good Morning Silicon Valley du 20 juin 2005, Linus Torvalds défend bien le mouvement Open Source face aux solutions propriétaires, sans pour autant diaboliser ces dernières. En résumé, l'Open Source fait doucement sa place dans un marché en évolution où les deux modèles de développements devront coexister et, surtout, se faire oublier (commodity thing).
Deux ans après avoir initié le projet LibreSource avec le soutien du RNTL (Réseau National de recherche et d’innovation en Technologies Logicielles) et du Ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie, la société Artenum, le projet ECOO de l’INRIA Lorraine (impliquant des chercheurs de l’Université Henri Poincaré Nancy 1 et de l’Université Nancy 2), et l’Université Paris 7-Denis Diderot annoncent le lancement officiel de LibreSource Community V1.0.
L’objectif de LibreSource est de faciliter le développement logiciel collaboratif et la gestion d’équipes géographiquement distribuées devant travailler ensemble de manière cohérente sur des documents partagés à travers le réseau Internet. Conçue pour être utilisée dans des environnements professionnels et communautaires, elle fusionne les fonctionnalités des plate-formes destinées au développement logiciel coopératif, et les plate-formes d’animation de communautés.
LibreSource a pour ambition d’offrir une alternative de seconde génération à des outils de développement coopératif, tels que SourceForge/ CVS d’une part, et de gestion de communautés d’autre part.
L’architecture de LibreSource est basée sur la technologie JAVA/J2EE et le serveur d’applications Jonas issu du projet ObjectWeb. Elle intègre par ailleurs un nouveau module de synchronisation générique, appelé So6, issu des travaux de recherches du projet ECOO de l’INRIA Lorraine, offrant des fonctionnalités avancées de gestion de configuration. So6 remédie aux limitations de la génération précédente d’outils, tels que CVS et Subversion, et peut être étendu à plusieurs autres types de données.
Diffusée sous licence QPL, LibreSource Community Edition s’inscrit résolument dans une démarche open source.
Les utilisateurs de logiciel libre et de GNU/Linux, et tous les systèmes libres se retrouvent tous les dernier jeudi de chaque mois pour boire un verre, manger un morceau et surtout discuter de vive voix.
Le prochain Last Jeudi sera donc le 30 juin 2005 à LA TIREUSE, place du FOIRAIL à PAU(64) à partir de 20H30.
Tous les utilisateurs de logiciel libre sont les bienvenus ainsi que toutes les associations.
Le thème de la soirée sera GNU/Linux 64 bits, GNU/Linux Debian Etch, Les Brevets Logiciels, Quagga...
Le projet Kolab Groupware vient de sortir en version 2.
Kolab est une solution libre de groupware (traduction française : collecticiel ou synergiciel) sous GNU/Linux qui peut remplacer d'autres solutions propriétaires comme Microsoft Exchange ou Lotus Notes. Kolab permet, en plus des e-mails, de gérer et de partager ses contacts, calendriers (avec gestion des disponibilités) et tâches.
Kolab2 se base sur des composants libres et éprouvés comme OpenLDAP, Postfix, Cyrus IMAP, Apache, ProFTPd, SASL, SpamAssassin, Clamav, ...
Les nouvelles fonctionnalités par rapport à la version 1 sont :
- Support du multidomaine
- Intégration de l’antivirus ClamAV
- Intégration de l’antispam Spamassassin
- Gestion de la notion de serveur maître / serveur esclave
- Gestion fine des quotas
- Intégration de listes de diffusions
- Intégration du client Web "horde"
La Commission des affaires juridiques du Parlement Européen votait le 20 juin sur les amendements déposés par les parlementaires qui seront retenus pour son projet de recommandation pour la seconde lecture de la directive sur les brevets logiciels. Au final, quelques définitions ont changé, mais les principaux amendements qui réduisaient l'impact des brevets n'ont pas obtenu l'aval de cette commission.
Le vote, prévu dans 15 jours au parlement doit confirmer ou non la directive sur les brevets logiciels. Il est temps de refaire du lobbying...
NdM : Rappelons qu'il s'agit là d'un avis préliminaire, non contraignant, d'une des commissions du Parlement Européen. Les amendements rejetés par la commission JURI pourront être ré-introduits en séance plénière. Il est maintenant nécessaire d'organiser le lobbying pour que chaque député européen, notamment les nouveaux arrivants de juin 2004, ait entre ses mains un autre avis que celui de la commission JURI.
À quinze jour à peine du vote décisif du Parlement Européen sur la "directive C2I" (introduction des brevets logiciels en droit européen), l'ADULLACT (Association des Utilisateurs de Logiciels Libres dans les Administrations et les Collectivités Territoriales) vient de rendre publique une lettre à ses adhérents dans laquelle elle exprime ses plus vives inquiétudes pour l'avenir de de l'administration électronique en Europe dans le contexte présenté par la position commune de la Commission Européenne et du Conseil.
On peut en effet légitimement se demander s'il est simplement raisonnable du point de vue de l'intérêt public d'encourager la création de services en ligne à destination des citoyens au vu des incertitudes juridiques qu'introduirait l'adoption du texte actuellement soumis au vote du Parlement en seconde et dernière lecture avant adoption définitive par l'Union Européenne, puisque cela reviendrait à exposer le principe même de communication de documents publics à des revendications pécuniaires devenant légitimes de la part d'acteurs internationaux du secteur concurrentiel.
Dans un article intitulé GPL Version 3: Background to adoption, Richard Stallman et Eben Moglen proposent un court historique de la GPL et donnent quelques informations sur le processus de rédaction de la version 3 de cette licence.
Tout d'abord, l'article revient sur le processus du passage de la version 1 à la version 2 de la licence en 1991, effectué sans débat public formel et avec une courte période de transition. Richard Stallman et Eben Moglen précisent que le processus de passage à la version 3 est bien différent aujourd'hui, puisque des dizaines de milliers de logiciels utilisent la GPL et pas seulement des composants du projet GNU.
Ensuite, ils rappellent que la GPL est une licence de droit d'auteur mondiale : il n'existe pas de version spécifique à chaque pays. La version 3 de la GPL devrait aller encore plus dans cette direction, en s'approchant au plus de l'idéale et inaccessible licence de droit d'auteur mondiale.
Richard Stallman et Eben Moglen présentent ensuite la GPL comme un code de conduite pour les distributeurs de logiciels libres puis comme une Constitution pour le Mouvement du logiciel libre.
Les deux responsables de la Free Software Foundation discutent ensuite le processus de rédaction de la version 3. Ils précisent qu'ils n'ont pas cessé d'envisager des modifications et ont consulté, de manière formelle ou informelle, de nombreux participants de la communauté du Logiciel Libre et de l'industrie, du milieu académique et du garage. La Fondation publiera un brouillon de discussion de la version 3, mais avant cela, elle précisera le processus qui permettra de rassembler les opinions et les suggestions.
Pour terminer, l'article précise que la FSF reconnaît que le changement de version de la GPL est un moment crucial dans l'évolution de la communauté du Logiciel Libre et la Fondation entend remplir ses engagements vis-à-vis des fabricants, des distributeurs et des utilisateurs de Logiciels Libres. Toutefois, Richard Stallman et Eben Moglen rappellent que leur premier souci demeure, comme c'est le cas depuis le début, la création et la protection de la liberté.
Une traduction française de l'article a été réalisée par Cédric Corazza et est disponible sur le site de la FSF.
L'équipe KDE vient de sortir la version finale de la suite bureautique pour l'environnement de bureau KDE aujourd'hui.
Elle apporte principalement comme amélioration le format de fichier OASIS OpenDocument par défaut, qui sera rappelons-le le format de fichier par défaut de OpenOffice.org 2.0 en plus de nombreux raffinements. Elle comprend également deux nouveaux logiciels, Krita un logiciel de dessin supportant notamment le
CMJN et Kexi un logiciel de base de données bureautique (à la Microsoft Access) permettant de réaliser de petites applications s'appuyant sur SQLite, MySQL ou PostgreSQL.
KOffice 1.4 comprend maintenant :
- KWord : le traitement de texte
- KSpread : le tableur
- KPresenter : un logiciel pour réaliser des présentations
- Kivio : pour créer des diagrammes dans le style de MS Visio
- KFormula : un éditeur de formules
- KChart : un outil pour créer des graphiques
- Karbon14 : un logiciel de dessin vectoriel
- Kugar : pour générer des rapports
- Krita : le logiciel de dessin
- Kexi : application pour gérer une base de données
Ekopedia est un projet d'encyclopédie pratique traitant des techniques alternatives de vie. L'encyclopédie est gratuite, écrite coopérativement et son contenu est librement réutilisable. Son objectif est de recenser, définir et expliquer les techniques alternatives de vie. Ceci, avec pour but premier de nous permettre de vivre d'une manière plus autonome.
L'encyclopédie est donc libre (licence Art libre) et utilise le système de gestion de contenu mediawiki développé en php et créé initialement pour le projet Wikipédia. Le projet existe depuis maintenant bientôt trois ans et utilisait premièrement le logiciel twiki. Toutefois nous nous sommes rendus compte que le logiciel mediawiki répondait beaucoup mieux à nos besoins et avons procédés à la migration vers ce dernier il y a maintenant 1 an.
GCfilms est une application en gtk2-perl qui permet de gérer une collection de films. Depuis la dernière version annoncée sur ce site, beaucoup de changements dans la version 5.1 qui vient de sortir.
- Le projet est actuellement géré sur le site de Gna! par une équipe complète.
- L'application est très modulaire et il est facile de rajouter des modules pour la recherche sur Internet, importer ou exporter ses collections.
- Interface disponible en français, anglais, espagnol ou italien.
- Paquets disponibles pour plusieurs distributions.
Un concours vient d'être mis en place pour donner à GCfilms un nouveau logo et éventuellement refondre son site web. Plus de détails sur le site de ce concours. N'hésitez pas à envoyer toutes vos propositions.