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: Le monopole de Microsoft : mode d'emploi

Posté par c_gay (). Modéré le 25 novembre 2006.
Comment se maintient le quasi-monopole de la société Microsoft sur les systèmes d'exploitation ? Évidemment grâce à la vente liée des logiciels avec le matériel.

Mais cela ne répond qu'à moitié à la question. En effet, pourquoi aucun grand constructeur n'a-t-il choisi d'offrir le choix à ses clients : système d'exploitation ou non, selon son souhait ? Même si la proportion de ceux qui n'utilisent pas l'OS de Microsoft est faible, un constructeur qui ferait cette offre ravirait cette clientèle à ses concurrents. Nul entrepreneur ne résisterait à cette tentation, d'autant plus qu'il est possible de proposer ce choix pratiquement sans coût supplémentaire.

L'origine de ce mystère est donc certainement à chercher du côté des relations commerciales entre Microsoft et les constructeurs d'ordinateurs.

Certes, les constructeurs s'engagent par contrat à ne pas divulguer le prix des logiciels séparément
Article 15.1 : "Vous n'êtes pas autorisé à (...) fournir un prix distinct pour (...) des licences de logiciel individuelles, ou toute partie de celles-ci, en tant qu'éléments distincts du système informatique entièrement assemblé".
Mais la loi est avec eux (interdiction de la vente liée) et ils pourraient passer outre. Alors pourquoi ne le font-ils pas ? Il faut croire que d'une manière ou d'une autre, Microsoft parvient à leur en ôter l'envie.

D'où viendra le salut ? Peut-être bientôt de l'État. Une première : la DGCCRF vient d'entendre les défenseurs des logiciels libres et les associations de consommateurs. Elle entendra sous peu les constructeurs et les éditeurs de logiciels propriétaires.

Espérons que la vente liée sera bientôt du passé. Le rétablissement de la libre concurrence sera positive pour tout l'écosystème du développement et du service informatique : une estimation du coût du quasi-monopole de Microsoft pour notre pays l'évalue à l'équivalent du salaire de 10 000 personnels de haut niveau. Bien sûr, cette estimation ne prétend pas à l'exactitude, mais son ordre de grandeur est sans doute réaliste : elle résulte tout de même du recoupement convergent de trois modes de calcul différents.

En attendant, la pétition racketiciel.info progresse, aidée par une floraison de logos et de bannières à insérer sur les sites.

> Lire la dépêche (257 commentaires, moyenne: 2,6).  

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Un point oublié...

Posté par Michel Rodriguez () le 25/11/2006 à 16:17. (lien). Évalué à 3.

selon moi, c'est le coût de migration vers un autre système d'exploitation (en tout cas pour les entreprises)
- Se Passer d'Excel (et des centaines de macros maisons) pour aller vers autre chose
- Quitter Word (et tous les templates, programmes et j'en passe...)
- L'énorme coût de la conduite du changement, car évidemment, pas mal de gens ne comprendront pas pourquoi on passe de Windows à autre chose

Plutôt que de se retourner vers le législateur, il faut adresser ces points, mais ca ne dépend pas de nous...

Le choix aurait bel et bien un coût

Posté par Pierre Thierry (page perso, ) le 25/11/2006 à 16:30. (lien). Évalué à 2.

Faut arrêter avec les argumentations spécieuses, sinon on ne pourra jamais être crédibles ! Bien sûr que si, rendre le choix possible aurait bel et bien un coût pour le vendeur et le constructeur.

Dans l'hypothèse d'ordinateurs vierge de tout OS, pour le constructeur, cela nécessite d'adapter son processus de fabrication pour proposer une alternative qui n'est pas aujourd'hui présente. Qui plus est, il faut alors livrer un « modèle » de plus, il faut le stocker à part, le référencer, etc. Tout cela pour une marge des utilisateurs qui reste à chiffrer.

Dans l'hypothèse d'une clef d'activation, cela suppose installer un ou des logiciels supplémentaires, qui seraient qui plus est à développer, pour permettre la saisie et l'installation ou la suppression (sécurisée ? dans quelle mesure ?) de l'OS. Et pour le vendeur, cela nécessite d'incorporer dans son processus de vente et de livraison la fourniture d'un code.

Aucune de ces deux hypothèses n'est sans coût, alors cessez de brandir un argument que les industriels et commerçants s'empresseront de démolir en deux coups de cuiller à pot. C'est ridicule.

Par contre, au vu du succès grandissant de Linux auprès tant des administrations, des entreprises que des particuliers, il serait intéressant d'encourager les constructeurs à prendre contact avec des distribs pour pouvoir offrir des Linux pré-installés et des machines vierges.

Et là où la volonté manque, il faut tout simplement faire valoir nos droits, inscrits en dur dans le Code du Commerce.

Mais ce n'est pas avec de fausses solutions magiques à deux francs six sous qu'on fera avancer le dossier.