darktable 2.6.0

92
27
déc.
2018
Graphisme/photo

darktable est un logiciel de retouche d’images spécialisé dans le traitement de photos « raw », c’est‐à‐dire des données brutes du capteur de l’appareil photo. Il a la particularité d’être non destructif c’est‐à‐dire qu’il ne modifie jamais les fichiers sur lesquels il travaille : on gère un ensemble de transformations à appliquer au fichier raw, et darktable permet d’exporter le résultat dans les formats d’images classiques.

darktable

Comme le veut la tradition, une nouvelle version de darktable est sortie pour Noël : la 2.6.0. 2018 a été une année de renouveau pour darktable, avec de nombreuses fonctionnalités majeures réalisées par de récents contributeurs.

Pour connaître les nouveautés…

Sommaire

Parmi les principales nouveautés :

  • un nouveau module retouche, similaire au module de correction de taches, avec copie intelligente (outil de correction) et la possibilité d’agir sur chaque niveau de détail individuellement ;
  • un nouveau module filmique, capable de gérer la plupart des aspects de tonalité d’une image en un seul module, tout en préservant la couleur ;
  • une refonte complète du module de balance des couleurs, qui peut être vu comme une variante plus orientée couleurs que le module niveaux ; grâce à de nouvelles options de sélection de couleurs, ce module permet d’effectuer la plupart des ajustements automatiquement ;
  • la possibilité de guider le floutage d’un masque de fusion, afin de sélectionner précisément un objet avec le minimum d’effort.

Tout ceci vous est ici dévoilé, et bien d’autres nouveautés, dans la suite de cette dépêche.

Comme toujours, le format de base de données est changé avec cette version majeure, vous ne pourrez pas relancer les versions antérieures sur vos photos après avoir lancé darktable 2.6. Pensez à faire une sauvegarde de votre base de données (répertoire ~/.config/darktable/) avant la mise à jour.

Fonctionnalités principales

Un nouveau module : « retouche »

Même si darktable se focalise principalement sur le développement RAW, les dernières versions ont introduit des fonctionnalités habituellement réservées aux éditeurs orientés pixels tel que GIMP, comme le module liquéfier.
Une étape importante de plus dans cette direction est faite avec ce nouveau module retouche, qui remplace essentiellement le module correction des taches, avec séparation des fréquences pour une retouche fine.

Améliorations comparées au module de correction des taches

Le module a bien plus d’options que le module correction des taches, mais tout ce que vous pouviez faire avec le précédent reste disponible dans le module retouche.

Aperçu du module retouche

Comme avec correction des taches, vous sélectionnez une forme (cercle, ellipse, chemin ou brosse ; cette dernière n’existait pas dans correction des taches) et vous cliquez simplement sur la partie de l’image que vous souhaitez effacer. Le module va copier une autre partie de l’image pour la masquer. Glissez au lieu de cliquer pour choisir la source à cloner, ou ajustez les contrôles ensuite.

De nombreux détails vont vous faciliter la vie :

Outil de correction, de meilleurs résultats en moins d’efforts

Par défaut, la copie utilise un algorithme de correction (heal, en anglais) emprunté de l’outil correcteur de GIMP, qui adapte la source au contexte de l’emplacement copié. Vous n’avez pas besoin de copier exactement la bonne partie de l’image. Prenons un exemple classique, un petit défaut dans un ciel pas complètement uniforme :

Exemple de retouche

Une mauvaise tentative pour corriger cela avec l’outil de copie donnerait :
Retouche par copie (avec contrôles)

Le morceau de ciel copié pour masquer le défaut est un peu plus sombre que l’endroit où il a été copié. Ce n’est pas évident tant que les outils de contrôle sont affichés sur l’image, mais l’image finale est vraiment mauvaise :
Retouche par copie (sans contrôles)

La même retouche avec le nouvel « outil de correction »1 donne ceci :
Retouche de correction (avec contrôles)

Cette fois, l’image finale est impossible à distinguer d’un ciel sans défaut :
Retouche de correction (sans contrôles)

Même en clonant des parties de l’image de couleurs complètement différentes, l’« outil de correction » réagit étonnamment bien. Poussons un peu le module :
Retouche de correction sur des couleurs différentes

Le morceau blanc est copié vers le T‐shirt bleu, le T‐shirt bleu vers le rouge, et le rouge vers le blanc. Chaque fois, le contraste local est conservé, mais la couleur générale et la luminance du morceau sont adaptées pour s’ajuster à la destination.

L’« outil de copie » basique2 est toujours disponible pour les rares situations où vous en auriez besoin.

Remplir et flouter, quand vous n’avez rien à copier

En plus des outils de copie et de correction (qui fonctionnent seulement quand vous avez une partie de l’image à dupliquer sur celle à effacer), le module retouche fournit un « outil de remplissage »3 (remplir une forme avec une couleur) et un « outil de flou »4 (appliquer un flou pour adoucir une partie de l’image). Ces outils sont particulièrement utiles pour l’édition par séparation de fréquences (voir plus bas).

Une activation, plusieurs corrections : ajout continu

Les outils peuvent être activés en une fois pour plusieurs corrections. Utilisez simplement la combinaison Ctrl + <clic> sur l’un des outils cercle, ligne, ellipse ou chemin (au lieu d’un simple clic), et l’outil restera actif jusqu’à ce que vous le désactiviez explicitement.
Ceci est très pratique lorsque vous avez à corriger plusieurs endroits de la même image, comparé à la version précédente qui vous obligeait à re‐cliquer sur le bouton de l’outil pour chaque correction.

Visualisation de la source de correction

Pour les outils de copie et de correction, chaque correction consiste à sélectionner une source et une destination. Un simple clic permet de définir la destination et, par défaut, darktable sélectionne une zone arbitraire pour la source. Une autre option est de définir la source et la destination par un glisser-déposer avec le curseur de la destination vers la source.

Le module retouche introduit un mécanisme plus avancé :

  • en déplaçant le curseur sur l’image, la destination à corriger est marquée par une forme, alors que la source est marquée par une petite croix : Source & destination de retouche
  • pour sélectionner une source, utilisez Maj + <clic> sur l’image ; la croix est alors placée sur l’emplacement du curseur et ne bougera plus jusqu’à ce que vous sélectionniez la destination, via un simple clic ; ceci est particulièrement intéressant combiné à une activation permanente de l’outil mentionné ci‐dessus, plusieurs corrections sont ainsi possibles sur l’image, la source restant à des coordonnées relatives à la destination ;
  • une variante : utilisez Ctrl + Maj + <clic> au lieu de Maj + <clic> ; ceci définira également l’emplacement de la source, mais cette fois, celle‐ci restera fixe, selon des coordonnées absolues et non plus relatives à la destination à corriger.

Édition par séparation de fréquences

Une difficulté classique de la retouche photo, typiquement pour le portrait, est que l’on souhaite souvent masquer certaines taches, et parfois réduire le contraste local afin de rendre la peau plus lisse, tout en conservant sa texture. Un effacement brutal rendrait la peau trop lisse et donnerait à la photo, au mieux, un aspect « excessivement post‐traité ».

Prenons une image comme exemple (reprise du défi pixls.us PlayRaw « Hillbilly portrait ») :
Exemple de portrait

Une technique commune pour ce type de retouche est de séparer l’image en plusieurs images correspondant à plusieurs niveaux de détail, et de les combiner ensemble. C’est ce que permet le greffon « Décomposer en ondelettes » de GIMP (article en anglais) par exemple.

Après séparation, cela produit une première image floue aux détails grossiers, et une ou plusieurs images contenant seulement les détails.

Dans notre exemple, nous obtenons les niveaux de détail :
Exemple de portrait

Exemple de portrait, échelle 5

Exemple de portrait, échelle 6

Et l’image dite « résiduelle », c’est‐à‐dire l’image où tous les autres niveaux de détail ont été enlevés :
Exemple de portrait, échelle 7

Ce type de transformation est utilisé en interne par le module égaliseur, qui permet d’augmenter ou diminuer l’importance de chaque niveau de détail de l’image. Alors qu’égaliseur travaille globalement sur l’image, retouche permet de sélectionner le niveau de détail et la partie de l’image sur laquelle vous souhaitez travailler.

Dans le module retouche, cela correspond à la partie décomposition en ondelettes de l’interface :
Échelles de décomposition en ondelettes

Cette partie montre un rectangle par échelle de décomposition (du grain le plus fin à gauche au grain le plus grossier à droite). Le rectangle noir à gauche correspond à l’image entière, et le blanc à droite à l’image résiduelle. Par défaut, darktable montre toujours l’image finale, mais vous pouvez visualiser une échelle de détails et l’image résiduelle en cliquant sur le bouton « affiche une seule échelle de décomposition »5.

L’image actuellement sélectionnée apparaît avec un rectangle rouge. Déplacez le curseur du bas pour modifier le nombre d’échelles de détail à utiliser. Selon le niveau de zoom, certains détails d’échelle peuvent être plus fins que ne le permet la résolution de l’écran, donc inutilisables. La ligne grise sur le dessus des échelles montre lesquelles sont visibles au niveau de zoom actuel.

En visualisant l’échelle de détail, le contraste peut être trop faible ou trop fort, le module propose donc un ajustement de niveaux (qui s’applique seulement sur la prévisualisation à l’écran, et n’a pas d’impact sur l’image finale) :
Niveaux d’ajustement

Chaque type d’outil présenté ci‐dessus (« outil de correction », « outil de copie », « outil de remplissage » ou « outil de flou ») est utilisable sur chacune de ces échelles. Voyez‐les comme des calques obtenus d’une image source, et recomposés ensemble, après retouche, afin d’obtenir l’image finale. C’est là où les outils de « remplissage » et de « flou » prennent tout leur sens : l’« outil de remplissage » est par défaut un mode d’effacement lorsque la couleur choisie est le noir, ce qui correspond à supprimer les détails lorsqu’il est utilisé sur les échelles de détails. Il est aussi possible de sélectionner une couleur et de remplir avec celle‐ci (particulièrement utile sur l’échelle de l’image résiduelle). Utiliser l’« outil de flou » directement sur l’image, aboutit à des résultats de post‐traitement clairement visibles, mais l’utiliser de manière sélective sur les échelles permet d’aboutir à des effets plus subtils.

Exemple 1 : réduction de tache au lieu de suppression

Concentrons‐nous sur le bouton situé sous la branche des lunettes. Si nous souhaitons le supprimer complètement, il est facile de le faire avec l’« outil de correction ». Maintenant, que se passe‐t‐il si nous souhaitons le conserver, et seulement le réduire, pour qu’il n’attire plus l’attention ? Nous pouvons simplement le supprimer depuis l’échelle de détails grossiers (échelle 6, dans notre exemple).
Le bouton n’est pas visible sur l’image résiduelle, le supprimer depuis l’échelle de détails est donc suffisant. L’« outil de correction » permet de le faire proprement. Mais en agissant avec l’échelle de détails, l’« outil de remplissage » et l’« outil de flou » peuvent aussi donner de bons résultats. Voici ci‐dessous le résultat sur l’échelle 6 (avant à gauche, après à droite).

Avant/après à l’échelle 6

L’image finale sera transformée comme suit :
Avant/après à l’échelle  6 (image finale)

Désormais, nous pouvons décider que la correction faite sur l’échelle 6 peut aussi s’appliquer à l’échelle 5. Nous pouvons faire la même chose manuellement, mais nous pouvons également utiliser le curseur du haut, intitulé « début de fusion », afin de reproduire automatiquement les formes corrigées sur plusieurs échelles. Toutes les formes créées à droite de ce curseur seront reproduites sur toutes les échelles au‐delà de ce curseur de fusion (sauf si le curseur est positionné complètement à gauche — à 0 —, ce qui signifie que la fusion est désactivée).

Par exemple, en positionnant le curseur à 5, nous appliquons la correction sur les échelles 5 et 6, et obtenons ceci :
Après à l’échelle 5

Si nous déplaçons le curseur plus à gauche, le bouton disparaît progressivement. Selon ce même principe, nous pouvons effacer les marques sur la peau tout en préservant les poils de la barbe :

Avant/après, en préservant la barbeJuste une correction sur l’échelle 7, propagée ensuite jusqu’à l’échelle 5 en utilisant le curseur de fusion

Exemple 2 : jouer avec la texture de peau

Si vous voulez changer la texture de peau sur la joue, vous pouvez appliquer un flou sur une forme de ce type :
Flou sur une échelle de détail

Vous obtenez alors le résultat avant/après suivant :
En changeant la texture de peau

De toute évidence, ce type de retouche doit être pratiqué avec une grande prudence : si la correction est poussée trop loin, cela produira un rendu trop artificiel. En cas de doute, vous pouvez toujours revenir en arrière sur votre retouche et utiliser un mode de fusion avec une opacité inférieure à 100 %, ou modifier l’opacité ou le rayon de flou de chaque forme individuellement.

Exemple 3 : s’amuser avec l’image résiduelle

Juste pour le plaisir (ne reproduisez pas ça chez vous, ou attendez‐vous à des images horribles !), nous pouvons obtenir un effet « tatouage » en utilisant l’« outil de copie » sur l’image résiduelle :
Copie sur l’image résiduelle

Bien que peu élégant, cet exemple illustre le principe de « séparation de fréquences » : nous avons conservé les détails fins de la joue, et copié des détails grossiers de l’image résiduelle.

Nouveau module : « filmique »

Le module filmique a été conçu pour reproduire les meilleurs aspects d’une pellicule argentique associés aux contrôles plus aisés de la photographie numérique. Il peut être utilisé sur toute image en remplacement du module courbe de base, et est particulièrement adapté pour les images à grande plage dynamique (high dynamic range — HDR), c’est‐à‐dire avec un écart important entre les zones les plus claires et les plus sombres de l’image.

Prenons un exemple d’une telle image (extrait du défi pixls.us PlayRaw « Backlit ») :
Exemple d’image HDR

Une approche commune pour agir avec des images à plage dynamique étendue (HDR) est de comprimer le contraste global tout en conservant le contraste local. darktable a plusieurs modules fonctionnant sur ce principe : « mappage tonalités », « mappage global tonalités », « ombres et hautes lumières » et, depuis darktable 2.2, le mode « fusion d’exposition » dans le module « courbe de base ». Cette compression de contraste fonctionne jusqu’à un certain point, les résultats pouvant donner un aspect artificiel si poussée trop loin. Ce que vous souhaitez typiquement éviter est ceci (le module « mappage de tonalités » a été utilisé, le curseur de contraste à son maximum) :

Exemple d’image HDR

Le module « filmique » montre qu’une autre approche est possible et, généralement, donne des résultats plus naturels. Il considère chaque pixel individuellement, sans faire de distinction entre le contraste global et local. Si filmique comprime trop le contraste, il est toujours possible de récupérer le contraste local, avec l’excellent module « contraste local » par exemple.

Le module « filmique » est fait pour être utilisé sans le module courbe de base (activé par défaut dans darktable). La « courbe de base » vient très tôt dans le pipeline graphique et donne une image contrastée, dans laquelle les hautes lumières sont souvent atténuées. Récupérer les détails perdus via courbe de base est difficile. D’autre part, simplement désactiver courbe de base entraîne généralement des images pâles, manquant de contraste et de saturation. D’autres techniques d’amélioration du contraste doivent être utilisées pour compenser cela. Le module « filmique » vient plus tard que courbe de base dans le pipeline graphique, et donne plus de contrôle pour exploiter correctement la plage dynamique de l’image de sortie.

La première chose que fait filmique est d’appliquer une courbe logarithmique sur l’image, de sorte que les « stops » (puissance de deux de luminance d’un espace linéaire) soient répartis uniformément sur l’histogramme.

La source d’inspiration derrière filmique est la pellicule argentique. Une différence entre les pellicules argentiques et les capteurs numériques est la manière dont ils réagissent à la surexposition. Les capteurs numériques ont un seuil d’écrêtage au‐dessus duquel tout est considéré blanc : ils ne peuvent pas faire la distinction entre les pixels légèrement supérieurs au seuil et les pixels fortement surexposés. L’argentique réagit différemment : le contraste est réduit progressivement à mesure que l’image est surexposée, sans cet effet de seuil. Cela permet aux pellicules argentiques de restituer une scène avec une plage dynamique élevée sur un support avec une plage dynamique inférieure, tout en maintenant le contraste et la saturation dans les tons moyens.

Un effet similaire peut être obtenu dans le monde numérique en appliquant une courbe en S à l’image, tant que les hautes lumières ne sont pas écrêtées. Avec le module courbe de tonalités, on peut dessiner une courbe comme celle‐ci :
Ajustement d’exposition

La seconde chose que fait filmique est d’appliquer une telle courbe, mais au lieu de fournir cette courbe manuellement, la courbe est automatiquement calculée depuis un ensemble de paramètres. Cela facilite l’équilibrage des ombres, hautes lumières et tons moyens.

Exemple d’image

Traitons notre image avec ce module. Avant d’appliquer filmique, nous devons d’abord désactiver le module courbe de base, et ensuite ajuster l’exposition. Aucun pixel ne doit être surexposé ou sous‐exposé. Dans notre situation, nous devons réduire l’exposition afin d’éviter de surexposer le ciel :
Ajustement d’exposition

Afin que les paramètres automatiques fonctionnent de leur mieux, il est recommandé d’utiliser le mode « AMaZe » du module dématriçage. Activer un module de réduction de bruit avant filmique, dans le pipeline graphique (p. ex. : réduction de bruit (profil)), peut également aider.

Transformation logarithmique

La première chose affichée dans le module filmique est un aperçu de la courbe appliquée à l’image. La courbe n’est pas directement éditable, l’objectif du module étant d’ajuster la courbe via les curseurs situés en dessous.

Afin d’avoir un bon point de départ de travail, filmique fournit une pipette de réglage de « niveaux automatiques ». Par défaut, ce module considère l’ensemble de l’image et positionne les trois curseurs du dessus en fonction de la luminance moyenne, de la zone la plus lumineuse et de la zone la plus sombre :
En un clic sur niveaux automatiques

À ce stade, l’histogramme doit remplir toute la plage, mais aucun pixel ne doit être sous ou surexposé. Si ce n’est pas le cas, vous pouvez corriger le problème avec le curseur « facteur de sécurité » : le glisser vers la droite comprime la plage dynamique (l’histogramme doit donc apparaître centré, avec des parties vides à gauche et à droite), et inversement, le glisser vers la gauche l’étend de sorte que les ombres et hautes lumières commencent à s’écrêter. Le curseur noir peut être défini en devinant la plage dynamique de l’image (sur une image suffisamment contrastée, c’est la plage dynamique de la caméra, c’est‐à‐dire environ 14 EV sur un appareil haut de gamme ou environ 10 EV pour un appareil compact moyen). Le curseur noir peut être défini par la valeur du blanc moins la plage dynamique. On peut aussi déplacer le curseur pour laisser l’histogramme remplir sur son axe horizontal.

Dans notre cas, l’outil « niveaux automatiques » a fait le travail correctement, nous allons donc conserver les curseurs tels qu’ils sont. L’histogramme est réparti sur la plage dynamique de l’image cible. Aucun pixel n’est surexposé :
Histogramme après ajustement

C’est ici que la magie opère : la pipette de luminance de gris moyen permet de choisir quelle partie de l’image sera considérée comme gris moyen (50 % de luminance). Par exemple, si nous le définissons sur la joue du chien, nous obtenons ceci :
Gris moyen via la joue du chien

Si nous sélectionnons le nez du chien, qui est plus foncé, nous obtenons une image plus claire :
Gris moyen via le nez du chien

Attention, on est en train de pousser le module dans ses retranchements vu qu’on lui demande d’exposer l’une des zones les plus sombres de l’image comme un gris moyen, ce qui n’est a priori pas une très bonne idée. Mais même dans des conditions extrêmes, le module ne s’en sort pas si mal.

D’autre part, si nous sélectionnons une zone claire du ciel, l’exposition globale est diminuée afin d’obtenir une exposition correcte du ciel :
Gris moyen via le ciel

Sur toutes ces images, les points blancs et noirs sont conservés, et ne sont pas sur ou sous‐exposés. Au final, sélectionner l’herbe derrière le chien est probablement la meilleure option ici, mais c’est une question de goût :
Gris moyen via l’herbe

L’utilisation de l’image complète avec le curseur « luminance du gris moyen » est également un choix sûr. C’est ce que fait « niveaux automatiques ».

Courbe filmique en S

Allons maintenant découvrir la seconde partie de ce module : la « courbe filmique en S ». Cette courbe va principalement permettre d’augmenter le contraste dans les tons moyens (le curseur « contraste ») et comprimer les ombres et/ou hautes lumières. Peut‐être ne l’avez‐vous pas remarqué, mais le module filmique a déjà initié cela à son activation, le curseur de « contraste » étant défini par défaut à 1,5. Si nous désactivons la « courbe filmique en S » (donc définir le contraste à 1), nous obtenons une image plus terne :
Pas de contraste dans la courbe en S

D’autre part, nous pouvons définir plus de contraste que l’option par défaut :
Contraste élevé sur la courbe en S

Bien sûr, à un certain niveau, augmenter le contraste entraînera une perte d’informations dans les ombres et/ou hautes lumières. La courbe en haut du module permet de voir quelle information est perdue : idéalement, la courbe ne devrait pas toucher le bas ou le haut du cadre.

Par exemple, si vous obtenez la courbe ci‐dessous, la texture est perdue dans les noirs :
Ombres saturées

En d’autres termes, ou vous avez détruit vos ombres, ou vous avez volontairement écrêté afin d’obtenir des noirs plus profonds.

Les curseurs sous « contraste » permettent d’affiner précisément la courbe :

  • « latitude » définit la gamme de l’image correspondant aux tons moyens sur lesquels le contraste sera augmenté ;
  • « équilibre ombres-hautes lumières » définit la place à donner aux ombres ou aux hautes lumières ;
  • le menu de contrôle « rendu » contrôle l’interpolation entre les points de la courbe ; la valeur par défaut donne généralement de bons résultats, mais peut aussi être totalement fausse (par exemple, produire une courbe non monotone) lorsque vous poussez les paramètres à leur extrême ; essayez d’autres modes lorsque cela se produit.

L’augmentation du contraste produit souvent une augmentation de la saturation dans les ombres, et une augmentation dans les hautes lumières, ce qui peut amener à des couleurs sortant du gamut de sortie. Le curseur « saturation » permet de diminuer la saturation dans les ombres et hautes lumières extrêmes afin d’éviter cela. D’autre part, dans les hautes lumières, darktable doit habituellement choisir entre la préservation de la luminance et de la chrominance. Par défaut, il préserve la luminance, mais il est possible de privilégier la chrominance par le biais de la case à cocher correspondante. En préservant la chrominance, les images résultantes sont souvent perçues comme sursaturées, ce qui demandera plus d’attention plus loin dans le pipeline (par exemple, en définissant la saturation de sortie du module balance couleur à 75 %).

Il existe une section masquée « destination / affichage », peu utile pour la plupart des utilisateurs. Attendez‐vous à des images horribles si vous l’utilisez sans lire le manuel et sans savoir ce que vous faites !

Touche finale et contraste local

Le contraste a été comprimé dans le ciel, mais nous voyons toujours un peu de texture. Si nous voulons augmenter le contraste local du ciel, le module contraste local avec un masque paramétrique sur la partie la plus claire de l’image produit ce résultat :
Gris moyen via l’herbe

Il est aussi possible de désactiver l’effet de filmique en utilisant les masques, par exemple en excluant les hautes lumières pour éviter ici la compression de contraste.
Un adoucissement du masque sera en général nécessaire pour éviter les bords abrupts ou halos.

Documentation complémentaire

Cette partie vous donne un aperçu de ce qui est possible avec le module filmique. Bien entendu, il est recommandé de lire le manuel de darktable pour plus de précisions.

Pour de plus amples informations (plus de détails techniques, comparaison avec d’autres techniques, exemples d’images réelles…), vous pouvez également lire l’article suivant (en anglais) : « Filmic, darktable and the quest of the HDR tone mapping », par Aurélien Pierre, le créateur du module.

Gestionnaire de clones dans la chambre noire

Avec darktable, vous pouvez conserver plusieurs historiques différents de la même image. En cliquant sur le bouton « cloner » dans le module images sélectionnées de la table lumineuse, cela donne un clone de l’image : le fichier RAW n’est pas copié, mais darktable conserve ainsi deux piles d’historique distinctes pour cette image.

De plus, darktable 2.6 facilite le travail avec les clones, grâce au nouveau module apparaissant dans le panneau gauche de la chambre noire :
Gestionnaire de clones

Première amélioration : de fait, le module étant dans la chambre noire, il est désormais possible de travailler avec les différents clones, sans quitter cette dernière.

Deuxième amélioration : un bref commentaire peut être associé à chaque clone de l’image. Supposons que nous souhaitions comparer notre image développée via le module filmique avec un développement fait via la fonction de « fusion d’exposition » du module courbe de base. Nous pouvons démarrer avec un ajustement d’exposition basique et conserver cette version pour des développements futurs :
Gestionnaire de clones

Ensuite, un clic sur le bouton « créer un clone avec le même historique »6 donne un clone sur lequel nous pouvons appliquer notre traitement basé sur le module filmique :
Gestionnaire de clones

Afin d’obtenir une nouvelle version, nous sélectionnons d’abord le premier par un double clic, avant de créer un clone :
Gestionnaire de clones

Pour comparer les clones, un simple « clic prolongé » sur un autre montre cette version de l’image à un niveau de zoom ajusté à l’écran. Il vous faudra maintenir le clic jusqu’à ce que l’image soit affichée complètement la première fois. L’opération sera immédiate par la suite, vous permettant de cliquer et relâcher plusieurs fois pour obtenir une comparaison avant/après instantanée.

Notez bien que les miniatures de l’image sont seulement mises à jour lorsque vous quittez l’image. La miniature de l’image en train d’être éditée n’est donc en général pas à jour.

Refonte du module « balance couleur »

Le module balance couleur a été considérablement amélioré. Bien que son nom contient le mot « couleur », c’est un module plus général que cela. Il peut ajuster les niveaux à peu près comme le module niveaux et peut également ajuster le contraste avec une courbe proche de la courbe en S du module filmique. Bien entendu, vous pouvez également toujours ajuster les couleurs pour ajouter ou supprimer une dominante de couleur dans les ombres, les hautes lumières et les tons moyens séparément.

Le module gagne deux modes de fonctionnement en mode ProPhotoRGB. De plus, vous avez maintenant le choix entre les anciens « contrôles des couleurs » « RGBL » (rouge, vert, bleu, luminance) et « TSL » (teinte, saturation, luminance).

Jouons avec le module sur une image avec plusieurs balances de blanc. Voici l’image d’origine, avec uniquement les modules de base activés et la courbe de base désactivée :
Liste des modules actifs

La neige est évidemment blanche dans la scène réelle, mais la neige exposée au soleil reflète la lumière de ce dernier, tandis que celle dans l’ombre reflète la lumière du ciel, beaucoup plus bleue. Le module pipette dans la barre latérale gauche de la chambre noire permet de visualiser et de quantifier ces dominantes de couleurs :
Échantillons de la pipette couleurLa valeur négative pour le canal « b » représente la couleur bleue.

Le module balance couleur dispose maintenant d’une pipette pour neutraliser les couleurs. Sur cette image, l’optimiseur automatique fonctionne plutôt bien. Après un clic sur « neutraliser les couleurs », la dominante bleue dans les ombres est réduite :
Optimisation automatique via le module « balance couleur »

En regardant de plus près les patchs sélectionnés par la pipette, notez que la valeur « b » est maintenant beaucoup plus proche de 0 :
Échantillons couleur après normalisation

Si l’optimiseur automatique se trompe, il est possible de spécifier des patchs de couleur pour les hautes lumières, les ombres et les tons moyens (de préférence dans cet ordre) séparément avec les pipettes de couleur correspondantes. Et, si nécessaire, de relancer la fonction « neutraliser les couleurs » (intitulée « neutraliser les couleurs à partir des patchs » une fois que vous avez sélectionné ces patchs).

De même, les tonalités peuvent être ajustées de la même manière que via le module « niveaux », soit avec la fonction « optimiser luma », soit avec des sélecteurs individuels.
La section « maître » en haut permet de régler le contraste et la saturation globale. Les curseurs « contraste pivot » et « contraste » appliquent une courbe, centrée autour du pivot et avec une pente donnée par le contraste. En d’autres termes, avec un contraste positif, les parties de l’image situées en dessous du pivot seront assombries et les parties situées au‐dessus auront leur luminance augmentée :
Gestion de contraste dans le module balance couleur

Bien sûr, l’étalonnage des couleurs est toujours la fonction principale du module balance couleur. Par exemple, pour obtenir un look ancien, avec des ombres bleues et estompées, nous pouvons utiliser la section « ombres : lift / offset ». Définissez le curseur « facteur » sur une valeur positive (afin que les noirs ne soient pas complètement noirs), la « teinte » sur une couleur bleutée, et utilisez le curseur de « saturation » afin de contrôler l’intensité de la coloration. Cela peut donner lieu à des images comme celle‐ci (image prise du défi RAW de la semaine :
Virage partiel avec la balance des couleurs

Dans cet exemple, les curseurs ont été poussés un peu loin afin d’obtenir un résultat clair, mais le module peut également obtenir des effets plus subtils, particulièrement lorsqu’il est combiné avec les masques paramétriques. Voyez par exemple le préréglage « virage partiel bleu‐sarcelle / orange » ajouté au module dans cette version (avant pour la première image, après l’application du préréglage pour la seconde) :
Avant color‐grading
Après color‐grading

Floutage avec détection de bords des masques de fusion

La fonction de fusion de darktable permet de sélectionner une partie de l’image, appelée un masque, afin d’appliquer la transformation apportée par le module sur cette partie. Après création du masque (dessiné ou paramétrique), il est possible d’adoucir ses bords avec un effet de floutage.

Grace à darktable 2.6, vous avez plus de contrôle sur la manière dont le floutage du masque est rendu. Afin d’en comprendre le fonctionnement, regardons les deux principales méthodes de floutage. La plus commune est le flou gaussien, qui donne en gros le même effet qu’une photo avec une mise au point incorrecte. En flou gaussien, la valeur (luminance et chrominance) de chaque pixel est diffusée uniformément aux pixels environnants. L’effet de diffusion s’atténue à mesure qu’on s’éloigne du pixel de départ. Dans darktable, le flou gaussien est disponible dans le module filtre passe‐bas :
Copie sur l’image résiduelle

Un autre type de floutage se base sur le filtre bilatéral (article en anglais), parfois appelé flou de surface (en raison du nom de l’outil correspondant dans Photoshop), ou floutage avec détection de bord. Dans ce mode, la valeur de chaque pixel est diffusée sur les pixels voisins, mais l’influence d’un pixel est réduite quand les pixels ont des valeurs différentes. Par exemple :
Copie sur l’image résiduelle

Un algorithme de floutage similaire peut être appliqué au masque, mais cette fois le masque est flouté et l’image sur laquelle on travaille sert de guide pour le floutage. Ceci permet de définir grossièrement le masque et de l’affiner ensuite précisément avec les curseurs.

Supposons que nous souhaitions améliorer la couleur du ciel. Dans le module zones de couleurs, nous pouvons sélectionner approximativement le ciel avec un masque dessiné :
Masque dessiné

Évidemment, le résultat est pire avec un flou gaussien sur ce masque (le seul qui était disponible dans darktable 2.4) :
Masque dessiné

Cependant, en poussant le curseur du « rayon adoucissement », le masque s’ajuste automatiquement au ciel, sans propagation aux montagnes. L’adoucissement réduit un peu l’opacité du masque. Cela peut être compensé avec le curseur d’« opacité du masque ». Et voilà :
Masque dessiné

Notez qu’en poussant les curseurs de « rayon adoucissement » et « opacité du masque », cela vous donne un outil similaire à l’outil de sélection contiguë de GIMP, souvent demandé par les utilisateurs de darktable : sélectionnez quelques pixels dans une zone et laissez l’outil sélectionner les pixels similaires environnants.

Par exemple, via un coup de pinceau à l’intérieur de la maison :
Pinceau, sans adoucissement

Et maintenant en augmentant l’adoucissement :
Pinceau, avec adoucissement

Améliorations de la table lumineuse et de la carte

  • la recherche d’un lieu depuis la vue carte a été corrigée : Recherche d’un lieu depuis la vue carte
  • l’aspect de la table lumineuse a été amélioré ; le texte de fond de l’image était souvent illisible car masqué par l’image, l’état de la copie locale est désormais affiché dans l’angle haut droit :
    • dans darktable 2.6 : table lumineuse dans darktable 2.6
    • avec les versions précédentes, la même configuration s’affichait comme ceci : table lumineuse avant la version 2.6
  • on peut maintenant afficher les métadonnées des images sur la miniature dans la table lumineuse et dans les bandeaux en bas de la chambre noire : Activation des métadonnées sur miniatures Une fois activé, les informations s’affichent quand on passe la souris sur la miniature : Métadonnées sur miniatures
  • on peut maintenant trier les images selon l’« aspect » (éventuellement après un recadrage dans darktable) : trier selon l’aspect
  • il est aussi possible de spécifier l’ordre manuellement, en sélectionnant « tri personnalisé », puis par un glisser‐déposer des images afin de les réordonner : Tri personnalisé
  • les collections peuvent maintenant être filtrées par « aspect », « exposition » et « copie locale » : Filtres de collection Le filtre aspect permet notamment de sélectionner par format : seulement les images au format portrait (ratio d’aspect < 1) ou paysage (ratio > 1) ou format carré (ratio = 1) ;
  • en sélectionnant un filtre dans « filtres de collection », le nombre d’images correspondant à chaque filtre est affiché ; dans l’exemple ci‐dessous, douze images ont été prises à un temps d’exposition d’1/2000 s et six à 1/1600 s : Nombre d’images par collection
  • il est maintenant possible d’avoir des barres de défilement dans les vues « table lumineuse » et « chambre noire » ; elles sont désactivées par défaut dans la chambre noire, mais peuvent être activées si nécessaire à partir des « préférences globales » (au bas de l’onglet « options de l’interface ») : Configuration des barres de défilement
    • les barres de défilement apparaissent autour de la partie centrale de l’interface : Barres de défilement dans la chambre noire
    • dans la vue « table lumineuse », les barres de défilement sont le seul moyen de se déplacer rapidement dans une très grande collection d’images,
    • dans la vue « chambre noire », le déplacement peut s’effectuer sans barres de défilement, en faisant glisser la souris sur l’image ou en utilisant l’aperçu en haut à gauche de la fenêtre, les barres de défilement sont donc beaucoup moins nécessaires ;
  • la prise en charge des groupes d’images a été améliorée ; des groupes d’images peuvent être créés en sélectionnant des images et en cliquant sur « grouper » dans le module « images sélectionnées » ; une fois cela fait, le bouton « G » en haut de la table lumineuse permet de basculer entre le mode « replié », où seule la tête de groupe est affichée, et le mode « étendu » ; en mode replié, des actions telles que l’évaluation (étoiles) et les étiquettes de couleur sont appliquées à l’ensemble du groupe ;
  • de plus, il est désormais possible de trier par groupe afin que ceux‐ci restent ensemble ; l’image principale du groupe est affichée en premier, sinon l’ordre est identique au tri par « numéro ».
  • le module d’impression a été amélioré : il est maintenant possible de choisir le type de papier et, lors de l’utilisation de TurboPrint, la fenêtre d’impression complète de TurboPrint s’affiche avant l’impression ;
  • les « filtres de collection » de la « table lumineuse » ont désormais trois modes permettant d’interagir avec les étiquettes (tags) hiérarchiques. Lorsque vous sélectionnez une étiquette qui n’est pas un nœud (c’est‐à‐dire une étiquette avec des sous‐étiquettes), donc l’étiquette « parente » :
    • un double clic sélectionne seulement les images marquées uniquement avec cette étiquette, la recherche est définie sur le « parent »,
    • un Ctrl + <double clic> sélectionne seulement les enfants, c’est‐à‐dire les images étiquetées avec « parent|enfant » et pas seulement « parent » ; la recherche est définie sur « parent|% », avec « % » signifiant « toute chaîne »,
    • un Maj + <double clic> sélectionne les images marquées avec l’étiquette elle‐même ou l’un de ses enfants ; la chaîne de recherche est définie sur « parent% ».

Autres fonctionnalités importantes

Contrôle plus fin sur le bruit pour les modules « réduction du bruit (profil) » et « réduction du bruit RAW »

De nouvelles courbes ont été introduites afin de permettre un contrôle plus fin du mode « ondelettes » des modules « réduction du bruit (profil) » et « réduction du bruit RAW ». Ces courbes permettent de contrôler la force du débruitage, fréquence par fréquence.
En d’autres termes, vous pouvez adapter la force du débruitage en fonction de l’importance du grain produit par le bruit. La courbe « tout » permet de changer la force de tous les canaux en même temps, tandis que les courbes « R », « G » et « B » permettent de changer la force séparément pour les canaux rouge, vert et bleu.
Il était déjà possible de débruiter de manière sélective les canaux rouge, vert et bleu en utilisant ensuite les modes de fusion « canal RGB rouge / vert / bleu », mais le nouveau module peut le faire avec une seule instance et sans fusion.

Tout d’abord, regardons un exemple de ce qui peut être fait avec les courbes « tout »
Pour commencer, effectuez un zoom à 100 % sur l’image. À des niveaux de zoom inférieurs, le résultat est une approximation qui n’est pas toujours précise.
Actionnons ensuite le module de « réduction du bruit (profil) », en mode « ondelettes ». Une force comprise entre 0,150 et 0,3 est généralement un bon point de départ. Ici, pour mieux voir l’influence de la courbe, nous utilisons une force de 0,5.

Voici ici l’image que nous obtenons avec une courbe plate :
Bateau débruité à l’aide d’une courbe plate

Maintenant, en réduisant la force sur une fréquence spécifique, nous pouvons obtenir des résultats très différents. Voici ce que nous obtenons en abaissant la force sur une fréquence assez grossière :
Bateau débruité avec moins de réduction de bruit sur la fréquence centrale

Le résultat n’est pas agréable pour les yeux, car les bruits de grains grossiers sont très perturbants. Ici, nous réduisons trop la force de débruitage.

Essayons le même test sur la fréquence la plus fine :
Bateau débruité avec moins de réduction sur la fréquence la plus fine

On obtient ici une image beaucoup moins gênante que la précédente : le bruit du grain fin est moins dérangeant que celui à grain grossier. Cette image est même sans doute plus naturelle que celle avec une courbe plate. En jouant avec les différentes fréquences, on peut obtenir de meilleurs compromis entre lissage et conservation des détails.

De plus, de nouveaux préréglages qui exploitent cette courbe sont maintenant disponibles pour le module « réduction du bruit (profil) » :

  • un pour le bruit de chrominance (fausses couleurs), où le bruit est augmenté pour les détails les plus fins, la couleur ne devant pas trop changer d’un pixel à l’autre ;
  • un pour le bruit de luminance (fausse luminance), où le débruitage est réduit aux détails les plus fins et à certaines échelles grossières ; son objectif est de trouver un bon compromis entre bruit et lissage pour des images peu bruyantes (oubliez les valeurs ISO étendues, par exemple ; pour de telles images, nous devons utiliser des stratégies moins automatiques).

Le préréglage chroma doit être utilisé en première instance et le préréglage luma en deuxième instance.

Vous pouvez utiliser les courbes RVB pour des images plus complexes ou pour obtenir un meilleur compromis. En effet, les capteurs capturent généralement les valeurs R, V et B. En fonction de l’éclairage de la scène, les canaux peuvent présenter différentes caractéristiques de bruit :

  • l’un des canaux peut être plus (ou même beaucoup plus) bruyant que l’autre ;
  • un canal peut avoir un bruit plus grossier qu’un autre.

Vous pouvez essayer d’obtenir un meilleur compromis de débruitage en débruitant les canaux séparément, à l’aide des courbes RVB et d’une instance du mélangeur de canaux permettant de visualiser les canaux :
Débruitage du canal rouge

Une fois que les canaux RVB ont été débruités, vous pouvez utiliser une autre instance en mode de fusion couleurs pour éliminer les problèmes de couleur restants.

Notez que le débruitage des canaux RVB individuellement doit être effectué avant d’utiliser une instance en mode de fusion couleurs, car cela mélangera les canaux et modifiera les caractéristiques du bruit.

Ces explications utilisaient le module « réduction du bruit (profil) » comme exemple, mais vous pouvez suivre les mêmes étapes avec le module « réduction du bruit RAW ».
Notez également que l’astuce consistant à utiliser le mélangeur de canaux pour visualiser un canal en particulier pendant qu’on règle le débruitage de ce canal est aussi utile pour définir les paramètres du module « réduction du bruit (bilatéral) ».

Un nouveau mode logarithmique pour le module correction du profil d’entrée

De la même manière que la « transformation logarithmique » du module filmique, le module « correction du profil d’entrée » propose maintenant un mode logarithmique, avec les mêmes curseurs et sélecteurs. La différence principale est que « correction du profil d’entrée » vient avant l’application du profil d’entrée, tandis que filmique vient plus tard dans le pipeline graphique.

L’utilisation du « mode logarithmique » du module « correction du profil d’entrée » donne généralement une image pâle, sans contraste. Par exemple, sur l’image Mairi Troisieme, nous obtenons cela :
Image pâle après utilisation du module correction du profil d’entrée

Obtenir une image pâle est en fait l’objectif : le « mode logarithmique» du module « correction du profil d’entrée » est fait pour être utilisé en complément d’un autre module ultérieurement dans le pipeline graphique afin de donner plus de pep’s à l’image (par exemple avec le module de « balance couleur », particulièrement avec les nouvelles fonctionnalités de cette version).
L’avantage de ce flux est que la majeure partie du pipeline graphique, en particulier l’application du profil de couleur d’entrée, est réalisée sur une image qui s’étend correctement sur l’histogramme, sans valeurs extrêmes. En d’autres termes, nous distinguons une partie technique de l’édition et une partie artistique.

Revenons à notre image où la balance des couleurs permet par exemple ceci :
Image vive après utilisation du module balance couleur

Notez que dans ce flux de travail, il est obligatoire de travailler dans le même ordre que le pipeline graphique : essayer d’ajuster les paramètres du module « correction du profil d’entrée » après le réglage des niveaux et du contraste avec le module « balance couleur » est voué à l’échec.

En pratique, le module filmique peut faire plus ou moins la même chose, mais il a l’avantage de tout avoir dans un seul module permettant une édition plus rapide.

Possibilité d’ajuster l’opacité de chaque correction du module de correction de taches

Le module « correction de taches_ bénéficie de certaines des fonctionnalités intéressantes du module « retouche ». Par exemple, il est désormais possible de définir l’opacité des formes individuellement (Ctrl + <clic>).

Amélioration de la gestion des fichiers RAW monochromes

Bien qu’il soit possible de transformer n’importe quelle image RAW en monochrome, certains boîtiers n’ont pas de filtres de couleurs devant leurs capteurs et produisent des fichiers RAW monochromes. Les versions précédentes de darktable permettaient de désactiver le module « dématriçage » pour le format RAW monochrome. Cette version améliore encore le traitement de ces images en désactivant la correction des aberrations chromatiques, le module « balance des blancs » (ne serait‐ce que pour éviter les messages d’erreurs parasites) et en réactivant le traitement de base, tel que l’exposition automatique désactivée dans les précédentes versions.

Amélioration de la gestion des instances multiples de modules

Possibilité de renommer les instances de module

Lorsqu’on utilise plusieurs instances du même module à des fins différentes, il est souvent difficile de se rappeler quelle instance sert à quoi. Maintenant, darktable permet de donner un nom à chaque instance pour simplifier cela. Par exemple, si vous utilisez deux occurrences de « réduction du bruit (profil) », une pour le bruit de chrominance et une pour le bruit de luminance, vous pouvez définir le nom du premier comme « chroma » et le nom du second comme « luma ».

Les étapes pour définir le nom de l’instance de chrominance sont décrites ci‐dessous :
Renommer une instance

  1. tout d’abord, cliquez sur le bouton « actions instances multiples » ;
  2. cliquez sur « renommer » ;
  3. entrez le nom ;
  4. appuyez sur Entrée sur votre clavier.

Donner un nom à une instance de module n’est pas seulement un moyen pratique de se souvenir de qui fait quoi : darktable utilise aussi cette information pour le copier‐coller d’historique, décrit juste après.

Amélioration du copier‐coller

L’une des forces de darktable est, grâce à sa nature non destructive, la possibilité d’appliquer l’historique d’une image sur une autre. Un historique peut être enregistré en tant que style ou copié d’une image à une autre (en utilisant Ctrl + C, puis Ctrl + V dans la « table lumineuse » ou la « chambre noire », ou en utilisant le module « développement » dans la « table lumineuse »).

Une difficulté, cependant, consiste à décider de ce qui doit se passer lors du copier‐coller d’un historique contenant un module sur une image cible où le module est déjà utilisé. Par défaut, darktable remplace le module existant par celui copié‐collé. Toutefois, lorsque le même module est utilisé à des fins différentes dans les images source et cible, ce comportement n’est pas satisfaisant.
Dans darktable 2.6, le comportement est le suivant : lorsque les modules des images source et cible ont des noms différents, les deux instances sont conservées. S’ils portent le même nom, le copié‐collé remplace l’ancien.

Appliquer un style en un clic à une nouvelle instance

Travailler avec plusieurs instances du même module devient de plus en plus facile. Un cas d’utilisation courant consiste à créer une instance pour un réglage prédéfini, par exemple, le module « réduction du bruit (profil) » est souvent utilisé avec une instance pour traiter le bruit de luminance, et une autre pour la chrominance.

Avec les versions précédentes, cela se faisait en plusieurs étapes :

1) créer une nouvelle instance ;
2) appliquer le préréglage (4 clics).

Il est maintenant possible de le faire en une seule étape : ouvrez le menu « pré‐réglages » et utilisez le bouton du milieu de la souris au lieu du bouton gauche pour sélectionner l’entrée :
Créer une instance pour un préréglage

Notez que la version qui suivra la 2.6 permettra d’ouvrir le menu « pré-réglage » par un clic du bouton du milieu de la souris, donc on pourra utiliser le même bouton pour les deux clics.

Recadrage préservant le ratio dans le module de correction de perspective

Le module « correction de perspective » permet désormais un recadrage semi‐automatique préservant le format original de l’image :
Recadrage automatique depuis le format original

Glissez simplement la souris sur l’image pour sélectionner la portion à recadrer :
Recadrer une image

L’aire est ajustée automatiquement afin d’éviter d’inclure des parties noires de l’image cible. Ceci évite d’avoir à passer au module « recadrer et pivoter ».

Améliorations d’ergonomie

Aide contextuelle

Le logiciel darktable est une bête complexe à maîtriser, et lire le manuel pour la fonctionnalité que vous essayez d’utiliser est souvent une bonne idée, même si vous avez déjà lu le manuel complet. Cette version introduit une aide contextuelle pour aider les utilisateurs : un bouton « ? » est disponible en haut à droite de l’interface, à côté du bouton « préférences » :
Aide contextuelle

Après sélection de ce bouton, le curseur de la souris se transforme en un point d’interrogation dès lors qu’il survole tout élément de l’interface ayant une aide disponible :
Aide contextuelle activée

En cliquant ensuite sur l’élément, votre navigateur Web s’ouvrira sur la section correspondante de la documentation de darktable.

Organisation des modules en onglets

La répartition des modules en groupes ou en onglets (« modules de base », « modules de tonalité », « modules de couleur », « modules d’améliorations » et « groupe d’effets ») est maintenant personnalisable. La distribution originale dans darktable suit une catégorisation thématique, mais certains utilisateurs préfèrent le regroupement par étape du flux de travail.

Par exemple, le module « dématriçage » est actuellement classé dans le groupe « modules de couleur » parce qu’il traite les couleurs. Mais il intervient très tôt dans le pipeline graphique, ce qui peut avoir une incidence sur presque tous les autres modules. Il est donc judicieux de le classer dans le groupe de base.

Une nouvelle catégorisation a été proposée, mais les discussions entre les développeurs n’ont pas permis de parvenir à un consensus, car la modification des groupes risque de perturber les anciens utilisateurs habitués à la présentation originale. Dans darktable 2.6, le compromis trouvé a été de permettre une disposition personnalisée.

Vous pouvez modifier cette disposition manuellement en éditant le fichier .config/darktable/darktablerc, ou utiliser l’un des scripts fournis dans la distribution source de darktable : tools/iop-layout.sh afin d’adopter une nouvelle disposition, et tools/iop-layout-legacy.sh pour revenir à celle d’origine.

Éditez ces scripts si vous souhaitez créer votre disposition personnelle. Ces scripts sont faits pour des utilisateurs avancés qui savent comment en exécuter un. Il n’est pas garanti qu’ils fonctionnent sous Windows. Si un consensus se dégage sur la meilleure présentation possible, celle‐ci pourra être adoptée dans les futures versions de darktable afin que tous les utilisateurs puissent en bénéficier.

Notez que ce changement n’affecte que l’interface. Changer la répartition des modules des différents groupes n’affecte pas l’ordre dans lequel les modules sont appliqués, ordre de traitement qui reste fixe (du bas vers le haut de l’interface affichée).

Module « courbe des tonalités »

L’interface utilisateur du module « courbe des tonalités » a été améliorée de plusieurs façons. Premièrement, vous pouvez désormais utiliser une échelle logarithmique sur l’axe X ou l’axe Y, ou sur les deux :
Échelle log-log sur la courbe de tonalités

Ceci facilite la manipulation des points proches de zéro, c’est‐à‐dire affiner plus finement la partie de la courbe affectant les ombres.

Il est également possible de choisir l’algorithme utilisé pour l’interpolation, c’est‐à‐dire pour calculer la courbe elle‐même en fonction des points de contrôle édités par l’utilisateur. Il y avait déjà plusieurs algorithmes disponibles, mais masqués à l’utilisateur. Par exemple, sélectionner le paramètre prédéfini « contraste - haut (linéaire) » sélectionnait pour vous une spline cubique. Pour les courbes très lisses, l’algorithme d’interpolation ne modifie pas beaucoup le résultat, mais pour les courbes utilisant des points proches les uns des autres, il peut provoquer des modifications importantes.

Par exemple, regardons le même ensemble de points de contrôle à différentes interpolations. Le mode « spline cubique » donne une courbe très lisse, mais peut donner un résultat non monotone, c’est‐à‐dire une inversion de contraste sur l’image résultante :
spline cubique

Le mode « spline centripète » réduit le risque d’obtenir une courbe non monotone :
spline centripète

Le mode « spline monotone », utilisé par défaut, peut être moins lisse, mais évite de fait la non‐monotonie :
spline monotone

Interface utilisateur plus personnalisable avec les feuilles de style CSS

Plus d’éléments sont personnalisables via CSS. En particulier, certains qui étaient codés en dur avec un premier plan clair et un arrière‐plan sombre, ce qui rendait impossible d’avoir un thème à l’arrière‐plan clair.

Il est maintenant possible d’avoir un thème clair avec, par exemple, la CSS suivante (dans un fichier nommé darktable.css dans le répertoire de configuration de darktable, c’est‐à‐dire ~/.config/darktable/ sur les systèmes UNIX ; pour plus d’informations et d’autres systèmes d’exploitation, voir sur darktable.fr) :

/* Remplacer le chemin ci-dessous par le chemin vers le fichier darktable.css de darktable 2.6 */
@import '/usr/share/darktable/darktable.css';

@define-color bg_color #eee;
@define-color plugin_bg_color #aaa;
@define-color fg_color #333;
@define-color base_color #444;
@define-color text_color #333;
@define-color selected_bg_color #eee;
@define-color selected_fg_color #666;
@define-color tooltip_bg_color #ddd;
@define-color tooltip_fg_color #eee;
@define-color really_dark_bg_color #eee;

@define-color darkroom_bg_color #fff;
@define-color darkroom_preview_bg_color shade(@darkroom_bg_color, .8);
@define-color lighttable_bg_color @darkroom_bg_color;
@define-color lighttable_preview_bg_color shade(@lighttable_bg_color, .8);

tooltip
{
    border-radius: 0pt;
}
#iop-plugin-ui
{
    border: 1pt solid #aaa;
}

L’interface ressemblera alors à ceci :
White background CSS

Attention, une interface claire comme celle‐ci donne l’impression que les images sont plus sombres. L’utilisateur sera donc tenté de surexposer ses images. Travailler sur fond clair reste intéressant pour les photographes qui travaillent sur des images destinées à être affichées sur fond clair ou blanc. Pour éviter d’être influencé vers la surexposition ou la sous‐exposition, un thème gris, comme celui dont nous avions parlé l’an passé est bien plus recommandable.

À noter que les miniatures de la table lumineuse utilisent toujours des couleurs codées en dur, mais ceci devrait changer dans la prochaine version.

Autres améliorations

Zoom

Les niveaux de zoom 50 %, 400 %, 800 % et 1 600 % sont disponibles dans la chambre noire. Même si la plupart des opérations fournies par darktable ont pour objectif d’améliorer les couleurs et la tonalité de l’image globale, il est parfois intéressant d’obtenir une vue précise au niveau des pixels sur une petite partie de l’image. Le facteur de zoom le plus élevé précédemment disponible (200 %) n’était pas toujours suffisant, en particulier sur des écrans à haute résolution. Notez que ces niveaux de zoom sont accessibles dans le menu de la zone d’aperçu, mais pas avec la molette de la souris.

Niveau de zoom à 1 600 %

Masques

Tous les masques sont prévisualisés et peuvent être ajustés avant d’être dessinés. Ceci s’applique également aux formes du module « liquéfier ».

Pipette de couleur

Le fonctionnement de la pipette de couleur a été retravaillé. Par exemple, la pipette du module « exposition » n’était pas désactivée lorsque le module l’était, corriger cela est devenu plus important maintenant que de plus en plus de modules utilisent la pipette (« filmique », « correction du profil d’entrée », « balance couleur »).

Importation depuis d’autres logiciels

  • l’importation depuis Adobe Lightroom a été améliorée (les métadonnées « créateur », « droits », « titre » et « description » sont copiées de Lightroom vers darktable) ;
  • un nouveau script est fourni pour importer les collections depuis Capture One Pro (tools/migrate_capture_one_pro.sql dans le code source de darktable).

À propos de cet article

Cet article est sous les termes de la licence Attribution 2.0 générique (CC BY 2.0) ou, selon, de la licence Creative Commons BY-NC-SA 3.0.

Contributeurs : jpg54, Matthieu Moy, Nilvus et rawfiner.


  1. outil de correction 

  2. outil de copie 

  3. outil de remplissage 

  4. outil de flou 

  5. affiche une seule échelle de décomposition 

  6. créer un clone 

Aller plus loin

  • # Cool, on parle d'un soft qui gère le RAW ;)

    Posté par . Évalué à 6.

    Salut et merci déjà ! Je suis photographe et je cherchais un soft sous linux pour tester autre chose que DxO sous windows… et bien je vais tester. Très bon article !

    • [^] # Re: Cool, on parle d'un soft qui gère le RAW ;)

      Posté par . Évalué à 7.

      Tu ne seras pas déçu, c'est un excellent logiciel qui n'a pas grand chose à envier aux autres logiciels sous Windows ou Mac. En revanche son ergonomie est très spéciale et je n'arrive toujours pas à m'y faire.

      • [^] # Re: Cool, on parle d'un soft qui gère le RAW ;)

        Posté par . Évalué à 6.

        N'hésitez pas à consulter également les articles des versions précédentes sur Linuxfr. On y apprends beaucoup de choses. Enfin, je vous recommande les vidéos de Carafife qui permettent de bien comprendre l'ergonomie de darktable. Elle est très logique dès lors qu'on l'a comprise (on l'utilises globalement par la gauche d'abord, de haut en bas puis idem en passant à droite ensuite ; exception sur la partie chambre noire où la chaîne de traitement de l'image depuis les modules se fait de bas en haut !).

        Vous avez toutes les ressources pour aider sur le site darktable.fr (menu "Apprendre" et le forum ; et bien sûr via darktable.org/ressources, le manuel).

        • [^] # Re: Cool, on parle d'un soft qui gère le RAW ;)

          Posté par . Évalué à -1.

          "Elle est très logique dès lors qu'on l'a comprise (on l'utilises globalement par la gauche d'abord, de haut en bas puis idem en passant à droite ensuite ; exception sur la partie chambre noire où la chaîne de traitement de l'image depuis les modules se fait de bas en haut !)."

          Elle n'est donc pas cohérente.

  • # Super dépêche

    Posté par . Évalué à 4. Dernière modification le 27/12/18 à 15:48.

    Merci pour cette dépêche très explicative, il va falloir que je teste tout ça.
    Les masques de fusion sont vraiment super dans darktable, personnellement j'utilise plus les masques paramétriques que les masques dessinés, mais là, la tendance va peut-être s'inverser.

    J'ignorais qu'il y avait des appareils photo monochrome, ça doit être plutôt confidentiel, vous avez des références ? À moins que vous parliez des caméras utilisées par exemple en astrophoto ?

    Une petite question subsidiaire, je me demandais récemment s'il était possible d'ajouter un second clavier, où chaque touche aurait une action particulière, comme ouvrir un module, ou taper un texte dans un champ… Par exemple, si j’appuie sur la touche e du clavier principal, ça m'affiche un e, alors que la touche e du clavier secondaire m'ouvrirait le module exposition. J'ai pensé à ça pour darktable, mais on pourrait imaginer des raccourcis en fonction du programme utilisé. Certaines personnes font ce genre de chose avec un clavier MIDI, mais il me semble que darktable ne permet pas de le faire, et il m'est plus facile de trouver un second clavier de PC classique.

    NB : il n'y a pas un problème avec les notes de bas de page ?

    • [^] # Re: Super dépêche

      Posté par . Évalué à 2.

      Le Leica Monochrome a un capteur sans filtres de couleurs.

      Pour le 2e clavier, je ne vois pas comment le système pourrait différencier les deux. Le plus simple est effectivement une console MIDI dédiée. Ça a été évoqué plusieurs fois.

      • [^] # Re: Super dépêche

        Posté par . Évalué à 4. Dernière modification le 27/12/18 à 18:19.

        À environ 7,5k€ pour du N&B, ça doit être effectivement plutôt confidentiel :)

      • [^] # Re: Super dépêche

        Posté par . Évalué à 7. Dernière modification le 27/12/18 à 18:53.

        Udev sait faire, sans problème (/dev/input/event/xx confirme que ce sont bien deux entités différenciées, puis une règle pour attribuer à serial_n° un script à exécuter) Puis un 10-keyboard.conf dans /etc/X11/xorg.conf.d avec une directive 'MatchDevicePath' pour chacun des claviers (ou au moins et plus ouvert, pour le clavier spécial). Et enfin xinput et faire une carte pour configurer les touches à des fonctions définies. C'est cette dernière qui est peut être la plus fastidieuse, une fois faite, revenir à la première pour lancer le bon script fini.
        Par exemple, de tête, il y a sans aucun doute mieux à faire.

      • [^] # Re: Super dépêche

        Posté par . Évalué à 1.

        Intéressant ce petit Leica, je ne connaissais pas, mais ce n'est pas dans mes moyens.

        J'avais vu des discussions sur le MIDI, mais j'en étais resté à que ça ne fonctionnait pas avec darktable, mais que c'était plus ou moins en test.

        Merci.

    • [^] # Re: Super dépêche

      Posté par . Évalué à 2.

      Merci pour l'alerte sur les notes, c'est un bug du site qui peut être corrigé par les modérateurs. Je viens de les alerter.

    • [^] # Re: Super dépêche (2 claviers)

      Posté par . Évalué à 3. Dernière modification le 27/12/18 à 19:20.

      Je viens d'essayer, il est possible de connecter 2 claviers usb sur ma machine qui est installée avec mint 19, ils sont reconnus tous les 2 avec la même configuration (canadien français), comme l'un d'eux est un typematrix configurable il doit être possible de le configurer pour ce type de besoin, c'est probablement un solution simple.

      • [^] # Re: Super dépêche (2 claviers)

        Posté par . Évalué à 2. Dernière modification le 28/12/18 à 09:02.

        Je savais qu'il était possible de relier deux claviers, mais comment faire pour les distinguer ; Trollnad Dump m'a donné une piste à suivre. Un clavier configurable est probablement une bonne chose, mais pour l'instant n'ayant ni clavier MIDI, ni clavier typematrix, je préfère essayer de faire quelque chose avec un clavier tout simple.
        D'autant plus que je ne sais pas si au final, mon idée sera vraiment intéressante ou productive, c'est pourquoi je préfère ne pas investir juste pour faire des tests. Car des fois, on a une idée qui semble bonne a priori, mais qui ne l'est pas a posteriori.

    • [^] # Re: Super dépêche

      Posté par . Évalué à 3. Dernière modification le 28/12/18 à 12:53.

      En plus des Leica Monochromes déjà mentionnés, il y a certains smartphones comme les Huawei P9, P10, P20 dont les raws du deuxième capteur monochrome sont accessibles avec une application libre comme FreeDcam (dispo sur F-Droid)

  • # darktable : encore un petit (gros ?) effort SVP !

    Posté par . Évalué à -1.

    Dépêche très détaillée en effet : bravo !

    darktable 2.6 progresse notablement et c'est tant mieux, mais il reste plein de points à améliorer pour rendre l'utilisation plus intuitive et plus simple.

    Actuellement, c'est plutôt un outil pour geek de la photo numérique et c'est bien dommage car cela rebute (je pense) pas mal d'utilisateurs plus photographes qu'informaticiens…

    Mais bon, il y a eu de réels progrès cette année (la version Windows entre autres choses) et il y en aura encore l'année prochaine, d'après ce que j'ai compris…

    • [^] # Re: darktable : encore un petit (gros ?) effort SVP !

      Posté par . Évalué à 10. Dernière modification le 28/12/18 à 12:10.

      C'est loin d'être un outil pour Geek, je suis photographe professionnel, Darktable réponds pleinement à mes besoins. Comme tout logiciel complet, il est complexe et demande un minimum d’apprentissage.

      Je pense qu'un novice qui ouvre pour la première fois Lightroom sera aussi effrayé qu'un novice qui ouvre Darktable.

      Un grand nombre de tutos vidéos comme ceux proposés par Carafife permettent de rapidement prendre en main Darktable.

      Il est aussi possible de personnaliser les modules à afficher dans Darktable et donc de n'afficher dans un premier temps que les modules les plus utiles et donc de rendre l'interface de Darktable beaucoup plus légère.

      Ensuite quand les bases sont acquises ajouter progressivement d'autres modules et commencer à utiliser les outils d'automatisations qui permettent à Darktable d'être un réel outil de production.

      Rendre les choses plus simple c'est aussi perdre pleins de fonctionnalités.

      Par exemple les masques paramétriques peuvent paraître complexes, mais une fois compris, ils permettent d'automatiser toutes sortes de choses impossibles sans cette fonction.

      • [^] # Re: darktable : encore un petit (gros ?) effort SVP !

        Posté par (page perso) . Évalué à 7.

        Assez d'accord avec toi. Je ne vois pas ce qu'il y a de Geek dans darktable. La cible est le photographe pro ou amateur expert qui veut passer du temps sur ses images pour en tirer le maximum. Alors dans ces conditions darktable est un outil parfait qui demande de l'investissement certes. Je ne connais aucun domaine ou sans lire la doc, sans passer un peu de temps on crée de l'art. Sans passer des heures sur un violon penses-tu sortir quelque chose? On pourrait dire que le violon est un instrument pour Geek et qu'il est complètement stupide de ne pas avoir mis de frette et d'en faire un instrument pour "geek" de la musique :)

        En un mot comme en cent, on n'a rien sans rien :)

        • [^] # Re: darktable : encore un petit (gros ?) effort SVP !

          Posté par . Évalué à 5. Dernière modification le 29/12/18 à 09:23.

          On pourrait facilement rendre darktable grand public : en retirant 75 % des options et en faisant des choix arbitraires à la place des utilisateurs, on aurait un vrai logiciel windows.

          Les gens qui se plaignent que dt est compliqué, franchement ils n'ont jamais ouvert un modeleur 3D…

          • [^] # Re: darktable : encore un petit (gros ?) effort SVP !

            Posté par (page perso) . Évalué à 2.

            Avoir 2 niveaux d'utilisation…

            Python 3 - Apprendre à programmer en Python avec PyZo et Jupyter Notebook → https://www.dunod.com/sciences-techniques/python-3

            • [^] # Re: darktable : encore un petit (gros ?) effort SVP !

              Posté par (page perso) . Évalué à 4. Dernière modification le 29/12/18 à 17:36.

              Avoir 2 niveaux d'utilisation…

              Je suppose qu'un des niveaux est plus simple, destiné à ceux qui n'ont au final pas l'utilité du logiciel ?
              Ce n'est pas un truc fait pour ajouter des lunettes sur une vidéo de smartphone. C'est plutôt fait pour les bidouilleurs avec des besoins pas bien simples. Donc faire un logiciel facile d'accès pour ça, pas évident.

              • [^] # Re: darktable : encore un petit (gros ?) effort SVP !

                Posté par (page perso) . Évalué à 5.

                C'est plutôt fait pour les bidouilleurs avec des besoins pas bien simples.

                Drôle de façon de présenter darktable :(

                • je ne suis pas bidouilleur mais photographe

                • il y a aussi pas mal de pro utilisant darktable, ils ne sont pas bidouilleur non plus et doivent avoir un logiciel qui fait le boulot, vite et très bien.

                • besoins pas bien simple, je ne sais pas si il est simple de développer des photos donc oui probablement. ce n'était pas plus simple en argentique et le ticket d'entré était tellement plus haut que peut de personne se lançait dans le tirage en chambre noire.

                Et comme il a été déjà dit, tu peux déjà simplifier l'interface en n'activant que quelques modules comme :
                - recadrer pivoter
                - courbe de tonalités
                - exposition
                - correction des couleurs
                - monochrome

                Peut-être un ou deux de plus, donc avec 5 à 7 modules tu peux déjà faire pas mal de chose. Une fois les modules ci-dessus maîtrisés, avec l'utilisation des modes de fusions tu peux ajouter d'autres modules. Un par un en fonction des besoins.

                En tout cas sans investissement pas de résultat.

          • [^] # Re: darktable : encore un petit (gros ?) effort SVP !

            Posté par . Évalué à 3. Dernière modification le 01/01/19 à 16:23.

            en retirant 75 % des options et en faisant des choix arbitraires à la place des utilisateurs,

            confie DT aux dev de Gnome … ;)

            Pas la peine de me chercher je suis déjà loin … :)

          • [^] # Re: darktable : encore un petit (gros ?) effort SVP !

            Posté par (page perso) . Évalué à 2.

            Parlons effectivement des modeleurs 3D, puisque c'est justement l'un des gros travaux fait par Blender dans sa dernière version (2.8): proposer un ensemble de choix et de dispositions par défaut pour faciliter la prise en main aux nouveaux arrivants.

            Pour ma part, j'adorerai que Darktable fasse le même travail. Pour le peu que j'ai utilisé Lightroom, j'ai toujours sorti un résultat très acceptable. Parce que je trouve facile de comprendre ce que chaque paramètre modifie dans l'image. Alors qu'après quelques années d'utilisation (sporadique il est vrai) de Darktable, il est rare que je sois satisfait du rendu, même après y avoir passé des heures (ce qui justifie le sporadique d'ailleurs). Et j'ai l'impression que c'est parce que je ne sais jamais si les modules que j'utilise sont vraiment les bons pour ce que je veux faire (et je me refais pourtant les tutos de Carafife quasiment tous les ans…).

  • # Merci pour cette dépêche et merci aux développeurs pour ce superbe travail.

    Posté par . Évalué à 10.

    J'utilise Darktable depuis maintenant plus de trois ans de manière professionnelle.

    à chaque nouvelle version de Darktable je suis admiratif devant la vitesse d'évolution et la qualité des fonctions disponibles dans ce logiciel libre qui permet de vraiment travailler professionnellement.

    Cette version 2.6 apporte encore une fois son lot d’innovations.

    Je me demande même comment je ferais sans Darktable tellement il y a des outils uniques que j'utilise tous les jours comme les masques paramétriques par exemple.

    Merci à cette équipe de développeurs dynamiques qui œuvrent à nous faire un logiciel incroyablement complet et efficace.

  • # Merci à toute l'équipe (dev, traducteurs......)

    Posté par . Évalué à 10.

    Cette dépêche m'a permis de rapidement prendre en main les nouveaux (et incroyables) outils disponibles dans la toute dernière version de Darktable. Merci pour ce travail collaboratif de grande qualité.
    Cela fait 6 mois que je me casse les dents sur Darktable (avant j'utilisais LR), j'avoue qu'il m'est souvent venu à l'esprit d'abandonner mais fort heureusement cela ne fait pas partie de mes principes.
    Amateur passionné de photographie (et toujours aussi nul, ça c'est un autre débat) depuis 4 ans, j'ai commencé par du jpeg (boitier), ensuite je me suis mis au RAW et j'ai utilisé (comme beaucoup) LR.

    Sous LR, le développement RAW est simple, linéaire et rapide, ok mais j'avais souvent tendance à exagérer les effets car en fait on s'ennuie vite dans cette application qui au final n'est qu'un équivalent semi-automatique du convertisseur intégré au boitier. On règle quelques paramètres (à la sauce de l'éditeur) pour fournir rapidement un résultat (à la sauce de l'éditeur) qui n'est pas dégueulasse (à la sauce de l'éditeur).

    Depuis que je j'utilise exclusivement Darktable ma façon de développer un raw a radicalement changé, en effet sortir du mode semi-automatique oblige à se poser de nombreuses questions :
    - on doit d'abord se faire une idée relativement précise de l'objectif à atteindre alors qu'avec le mode semi-automatique on a tendance à pousser les quelques sliders à notre disposition et en cours de route on se dit "ouai, c'est joli". Et hop! un petit coup d'export : c'est plié.
    - ensuite on doit connaitre les moyens pour y parvenir, par conséquent étudier les nombreux modules dont certains font la même chose (mais en fait pas totalement) pour enfin choisir la palette de modules qui permettra d'atteindre l'objectif (rendu désiré, intention "artistique")
    - on réalise le développement
    - on est content du résultat mais aussi (perso) d'avoir quitté les modes "automatiques" et "semi-automatique".

    De cette expérience, j'ai appris de très (très, très, très) nombreuses choses sur l'image et le traitement de l'image (et c'est loin d'être fini tellement c'est vaste comme sujet), choses qui m'étaient presque inutiles auparavant. Aujourd'hui je commence à m'éclater avec Darktable et avec cette version (et le superbe travail de l'équipe francophone) mon workflow s'est vraiment amélioré (Filmic et la nouvelle balance des couleurs sont exceptionnels, bravo @aurelienpierre). Je pense que mes crises "d'abandon" sont définitivement révolues.
    Il m'est arrivé lors des moments de doute de reprendre l'utilisation du mode semi-automatique et là je n'y arrive plus, je ne me sens pas à l'aise car désormais je pense différemment, il me manque des outils et ce que je trouvais joli auparavant dans le mode "semi-automatique" me semble désormais surfait.

    Je rejoins totalement Pascal Obry, on ne devient pas violoniste en jouant du violon quelques heures. Si l'on a pas le temps de s'investir alors mieux vaut utiliser un pipo [LR] , tout le monde sait en jouer et la courbe d'apprentissage est très faible. Le développement photo nécessite à la fois une intention "artistique" mais aussi des compétences techniques! Les photographes argentiques qui développaient eux-même leurs pellicules réfléchissaient eux aussi au rendu désiré et au moyens d'y parvenir (chimie, physique…) Désolé pour ces comparaisons bidons mais c'est celles qui me viennent à l'esprit.

    Pour conclure, Dartable est une application extrêmement puissante qui permet d'atteindre d'excellents résultats à niveau de détail très poussé. Si vous faites partie de ceux qui n'ont pas assez de temps à se consacrer au développement raw et que les résultats obtenus avec le mode semi-automatique vous conviennent ne changez rien. Si vous voulez apprendre plein de choses très intéressantes et que vous souhaitez vous investir dans le but d'être maître de votre développement : Darktable est fait pour vous.

    PS : avec le temps et l'investissement on peut développer un raw aussi rapidement qu'avec n'importe quelle autre application semi-automatique. Le seul hic c'est qu'on (j') a(i) tellement envie de s'(m')éclater à peaufiner que souvent on (je) passe un peu plus de temps que prévu.

    Bonne journée à tous.

    • [^] # Re: Merci à toute l'équipe (dev, traducteurs......)

      Posté par . Évalué à -1.

      Je voulais mettre commentaire utile, j'ai cliqué sur inutile =), je n'ai pas trouvé comment modifier mon avis.

      • [^] # Re: Merci à toute l'équipe (dev, traducteurs......)

        Posté par . Évalué à 1.

        Pas de souci @atarakt, je suis dans les même ennuis, c'est mon second poste en 12 ans alors je ne maitrise pas forcément :)
        Je me rends également compte que mon commentaire n'est pas directement visible et qu'il faut "cliquer dessus"… bref c'est pas grave.

        • [^] # Re: Merci à toute l'équipe (dev, traducteurs......)

          Posté par . Évalué à 5.

          Un peu dommage qu'on ne sache pas remonter ces commentaires que je partage pleinement, je suis dans la même situation car darktable me permet de retrouver l'intérêt et le plaisir que j'avais il y a plus de 50 ans (eh oui le temps passe) à développer mes photos.
          Je vais pour occuper mes "temps morts" de retraité et de militant du logiciel libre tenter de documenter (en m'appuyant notamment sur le site français, il n'est pas question de réinventer la roue) mon apprentissage en compagnie de mon petit fils qui vient de s’offrir un bon appareil. Je vais mettre ça pour commencer dans un wiki auto-hébergé.
          Si les gens sont satisfaits du "semi-automatique" il existe un bon logiciel libre pour ça, c'est digikam, qui peut d'ailleurs être une étape pour accéder au peaufinement dans darktable.

    • [^] # Re: Merci à toute l'équipe (dev, traducteurs......)

      Posté par . Évalué à 6.

      Aujourd'hui je commence à m'éclater avec Darktable et avec cette version (et le superbe travail de l'équipe francophone) mon workflow s'est vraiment amélioré (Filmic et la nouvelle balance des couleurs sont exceptionnels, bravo @aurelienpierre). Je pense que mes crises "d'abandon" sont définitivement révolues.

      Si tu as aimé la 2.6, attends un peu la 2.8. J'ai d'autres joujoux dans mes cartons ;-)

      • [^] # Re: Merci à toute l'équipe (dev, traducteurs......)

        Posté par . Évalué à 6. Dernière modification le 28/12/18 à 21:10.

        Bonjour Aurélien, enchanté!
        Vu le formidable travail que tu as effectué lors du développement de ces nouveaux modules, ta passion pour la photo, ta ténacité (se mettre au langage C pour corriger ce qui te semble être, à juste titre, des hérésies dans certains modes de fonctionnement hérités de Darktable : faut le faire!), tes compétences avancées en mathématiques et ton pragmatisme, je me réjouis d’avance sur ce qu’il y a dans tes cartons et je n’ai aucun doute sur le fait que je risque de nouveau d’être comblé.
        Bonne après-midi et merci encore.

      • [^] # Re: Merci à toute l'équipe (dev, traducteurs......)

        Posté par (page perso) . Évalué à 0.

        Utilisateur de darktable depuis un bail, j'ai un problème avec la v2.6 sur Solus.

        Je fais beaucoup de RAW+JPG, la fonction Grouper fonctionne toujours bien.
        Mais l'upgrade en v2.6 s'est pas bien passé, et j'ai été obligé de recréer tout ma database (reparti sur un profil vierge de toute config).

        Mais j'aimerai savoir si ce n'est que chez moi, mais pour les exports depuis la lightable des RAW en mode groupé avec son JPG, est ce que vous avez aussi 2 fichiers jpg dans le répertoire de sortie ??? (un basé sur le raw, et l'autre sur le jpg du groupe. ça parait logique, mais c'était pas comme ça avant pour moi)
        Jamais eu ce soucis sur les versions précédentes, ou bien j'ai raté un réglage…

        Sinon, super logiciel !

        (Je sais, j'ai pas encore poser la question directement chez Darktable, je suis une fainéasse)

    • [^] # Re: Merci à toute l'équipe (dev, traducteurs......)

      Posté par . Évalué à 1.

      Bonjour,

      je lis cette dépêche avec beaucoup de retard, et j'ai trouvé ton commentaire pertinent.

      Étant sous Linux depuis presque quinze ans maintenant, je n'ai jamais pu utiliser Lightroom. Comme toi, j'ai commencé par photographier en Jpeg, puis je me suis mis à enregistrer les fichiers bruts aussi (RAW+Jpeg, j'aime avoir les Jpeg directs du boîtier pour les transmettre rapidement à mes amis et ma famille).

      Je comprends l'engouement que tu as pour Darktable, et le fait qu'il débraye un certain nombre d'options qui ne sont pas dispo dans des logiciels « semi-auto » comme Lightroom.

      Cependant, j'ai encore beaucoup de mal à travailler avec Darktable. Voici peu ou prou ce mon flux de travail actuel :

      1. Je reviens de voyage avec des centaines de photos en RAW+Jpeg
      2. Après avoir copié le contenu de ma carte SD sur mon PC, je procède à un tri rapide (grâce au super logiciel Geeqie qui est très rapide et qui permet de grouper les photos RAW avec leur équivalent Jpeg)
      3. J'ouvre Darktable, j'importe les fichiers RAW, et… je pleure. Éditer une photo me prend 5 à 10 minutes, et en général, je ne peux pas copier un traitement d'une photo à l'autre (quand j'essaie de faire ça, je passe plus de temps à corriger les problèmes qu'à traiter l'image from scratch).

      Dans ces cas là, j'aimerais bien un mode « semi-auto » comme tu dis, qui permettrait d'aller rapidement, quitte à pouvoir basculer sur un traitement plus fin après coup, pour certaines photos.

      • [^] # Re: Merci à toute l'équipe (dev, traducteurs......)

        Posté par (page perso) . Évalué à -1.

        faut un meilleur proc ou un gpu nvidia.

        Mon vieux PC de 5 ans d'age mettait plus de 70-80s pour faire un jpg a partir d'un raw avec les traitement de base (Athlon X2 3800+ avec GFX Nvidia Quadro K600).

        Depuis que je suis passé sur un i7-7700k + GTX1060, les exports de base sont avalé en moins de 7s pour les RAW d'un D810.

        • [^] # Re: Merci à toute l'équipe (dev, traducteurs......)

          Posté par (page perso) . Évalué à 0.

          Suis con, le X2 3800, c'est celui de ma femme. Mon vieux bouzin est propulsé par un Athlon FX 4100…

        • [^] # Re: Merci à toute l'équipe (dev, traducteurs......)

          Posté par . Évalué à 1.

          Bonjour,

          non, il ne s'agit pas d'un problème de machine, mais de celui qui l'utilise :) Je suis un procédé assez classique pour chacune de mes images :

          1. lens correction
          2. exposure
          3. contrast/luminosity/saturation
          4. highlights/shadows
          5. levels
          6. crop/rotate
          7. denoise
          8. sharpen

          (désolé, c'est un copier/coller d'un message que j'ai écrit sur un forum anglophone)

          Ce procédé me demande au minimum cinq (mais souvent plus) minutes par photo… sans compter les petites retouches additionnelles sur certaines photos. Bref, quand on revient d'un voyage avec des centaines de photos à traiter, c'est l'enfer, et du coup mes disques durs se remplissent de fichiers bruts qui prennent la poussière. :(

          • [^] # Re: Merci à toute l'équipe (dev, traducteurs......)

            Posté par . Évalué à 2.

            D'expérience c'est mieux de trier ses photos chaque jour ou un jour sur deux plutôt que d'attendre d'être à la maison. Alors bien sûr c'est plus facile si on est à l'hotel et qu'on peut avoir un laptop ou à minima une tablette avec écran correct à disposition plutôt qu'en mode backpacking mais pour moi c'est essentiel. Chaque jour c'est l'affaire de 5 minutes pendant un petit dej ou avant d'aller au dodos et n'est pas du tout rébarbatif.

            Si déjà tu rentres et que toutes les photos pourries ont été effacées et que tu n'as plus à traiter que celles auxquelles tu as attribué 4 à 5 étoiles t'as déjà gagné beaucoup de temps.

  • # En complément : vidéo explicative des nouveaux modules

    Posté par . Évalué à 5.

    Aurélien Pierre a réalisé le 27/12 une vidéo en direct de presque 3 heures pour présenter les nouveaux modules et répondre aux questions. Elle est disponible ici : https://www.youtube.com/watch?v=_p3AdQ9wJ4E

    Je recommande, cela m'a bien aidé à mieux appréhender l'usage des nouveaux modules !

    Bonne séance :)

  • # Oui, mais non.

    Posté par . Évalué à -7.

    Il est très regrettable que les développeurs de Darktable aient délibérément choisi (et continuent) de priver leur logiciel d'une fonction absolument incontournable (je dis bien INCONTOURNABLE) pour ce genre d'application dite de flux de travail : le renommage des fichiers en lot.

    De petites applications sans prétention proposent cette fonction et qui plus est avec la possibilité de mettre un texte + un compteur avec choix du nombres de chiffres (1, 2, 3, 4…).

    Alors pourquoi cette décision alors que par ailleurs, les fonctions et les modules fourmillent dans Darktable et que nombre de ces modules ont dû demander davantage de travail que l'ajout d'une simple fonction de renommage qui existe déjà dans de nombreux utilitaires libres ?…

    De la même façon, la fonction "Éditeur de métadonnées" a volontairement été bridée au maximum puisqu'il n'y a que 5 champs non modifiables à disposition (titre, description, auteur, diffuseur, droits). Impossible donc, de renseigner, un pays, une ville, une région, un département ou un lieu, par exemple, à moins de tout mettre en vrac dans la description. Cela fait pourtant partie du B-A-BA de ce genre de logiciel.

    RawTherapee fait un peu mieux que Darktable à ce niveau puisque l’éditeur de métadonnées est plus complet.

    En revanche, les développeurs de RawTherapee ont eux aussi pris grand soin de priver leur logiciel de l'indispensable fonction de renommage en lot…

    Je m'en retourne donc (et je ne suis pas le seul !) du côté de chez Capture One Pro, logiciel payant, certes, mais dont les développeurs ont eu (comme ceux de Lightroom, d'AfterShot Pro, d'ACDSee, etc) l'idée absolument ébouriffante et géniale de ne pas priver leur logiciel de fonctions indispensables à une application de flux de travail photographique…

    A noter que dans les logiciels payants, il y a une exception.. française (forcément) : je parle bien entendu de DXO dont les responsables s'obstinent eux aussi depuis des années à priver leur application des fonctions essentielles citées plus haut. A croire que chez DXO, on fait en sorte de ne pas faire réellement concurrence aux Lightroom, Capture 1 Pro & Cie.

    • [^] # Re: Oui, mais non.

      Posté par . Évalué à 3. Dernière modification le 31/12/18 à 11:12.

      Je ne suis pas sûr de bien comprendre ton besoin.
      Il me semble que n'importe quel gestionnaire de fichier sous gnu/linux fait le renommage en lot, n'est-ce pas suffisant ? Ou bien est-ce que cela ne peut pas convenir a ton flux de travail ?

      • [^] # Re: Oui, mais non.

        Posté par . Évalué à 5.

        Si on veut renommer avec une règle basée sur les EXIF, alors non, n'importe quel gestionnaire de fichiers ne fait pas le boulot.

        Mais il y a bien sûr des logiciels dédiés qui font ça très bien et l'absence de cette fonction dans DT me paraît anecdotique.

    • [^] # Re: Oui, mais non.

      Posté par . Évalué à 5.

      Je ne suis pas spécialiste du sujet, mais de loin, j'ai l'impression que Darktable est un éditeur de fichier RAW. Donc il gère des images.
      La problématique de renommer des images ou de leur associer des metadata, c'est beaucoup plus le boulot d'un gestionnaire de photos non ? (pour la partie renommage, comme ça a été souligné sur le commentaire au dessus, le système d'exploitation fait très bien le job aussi).

      À un moment, le temps n'étant pas une ressource infinie, les dev doivent faire des choix de fonctionnalités. Alors effectivement, lorsqu'on vend un logiciel, il est un peu obligatoire de suivre les envies des clients. Du coup, coupler une partie édition de photo, et une partie "tout ce qui va autour" a du sens commercialement.

      Mais lorsqu'on développe un outil pour son propre usage, ben on se concentre sur le cœur du produit, et là, le cœur du produit, c'est l'édition de l'image, pas du fichier en lui même (d'ailleurs, c'est cohérent avec le fait qu'il rajoute juste des couche de traitement sur l'image sans directement toucher à l'image d'origine)

      Tout ça pour dire que pour moi, le contrat est respecté, même s'il n'y a pas des fonctionnalité que d'autres jugent indispensable dans ce genre de logiciel.

      • [^] # Re: Oui, mais non.

        Posté par . Évalué à 3.

        (pour la partie renommage, comme ça a été souligné sur le commentaire au dessus, le système d'exploitation fait très bien le job aussi).

        Non pas du tout. Le système est incompétent dans le domaine. Par exemple il ne sait pas faire l'association d'un RAW et d'un JPG, il ne sait pas exploiter les EXIF pour le renommage, etc.
        Perso je me suis fait un script qui marche plus ou moins bien pour faire le boulot mais c'est clair que si DT pouvait le prendre en charge ça simplifierait bien la vie.

    • [^] # Re: Oui, mais non.

      Posté par (page perso) . Évalué à 4.

      Il est très regrettable que les développeurs de Darktable aient délibérément choisi (et continuent) de priver leur logiciel d'une fonction absolument incontournable (je dis bien INCONTOURNABLE) pour ce genre d'application dite de flux de travail : le renommage des fichiers en lot.

      Je suis toujours amusé par ce genre de position. Tu penses vraiment que tu détiens la vérité?

      De mon coté je n'ai jamais (mais vraiment jamais) regardé le nom de mes fichiers RAW. Je ne vais jamais non plus avec l'explorateur dans les répertoires ou sont stockés mes images. Je laisse le renommage de mes images par défaut lors de l'importation AAAAMMMJJ_NUMERO.EXT ou un truc du genre.

      Pour moi le renommage n'a que peu de sens, comme le classement dans tel ou tel répertoire.

      Le mieux est d'utiliser les tags qui permettent de pouvoir "classer" son image dans plusieurs catégories si nécessaire. Une collection sur le tag "bleu" peut contenir la même image qu'une collection basée sur le tag "mer". La recherche, le classement, les collections sont bien mieux gérées ainsi.

      Que voudrais-tu mettre dans le nom de fichier? Tous les mots clés? La description de l'image? L'auteur? Les code de couleurs? Les notes? Et finalement pourquoi? Puisque darktable (comme Lr) d'ailleurs décourage fortement d'aller déplacer les RAW via le navigateur de fichier.

      Donc tu vois finalement, ce qui est INCONTOURNABLE pour toi est tout simplement sans AUCUN INTÉRÊT pour moi et puisque je contribue au développement de darkatble sur mon temps libre il n'y a aucune chance que cela arrive dans darktable.

      Une solution? Plutôt que de venir se plaindre ici, le mieux c'est de se retrousser les manches et de venir contribuer au développement ou de payer quelqu'un pour faire ce dont tu as besoin.

      • [^] # Re: Oui, mais non.

        Posté par . Évalué à -6.

        "Je suis toujours amusé par ce genre de position. Tu penses vraiment que tu détiens la vérité ?"

        Ce que je pense, c'est que ça fait 30 ans que je suis photographe et que je vends des photos, que ce soit sous forme de tirages papier ou bien de reportages numériques.

        Et les clients n'aiment pas les numérotations exotiques ou bien à rallonge.

        Ce qu'ils veulent, c'est une numérotation qui part de la première photo numérotée "001" et ainsi de suite.

        C'est la raison pour laquelle je renomme toujours (et comme tous les photographes professionnels que je connais…) les photos d'une commande une fois sélectionnées les photos à garder.

        C'est pour cela que j'ai parlé de B-A-BA. C'est aussi simple que cela.

        Et si je trouve regrettable (car je ne viens pas "me plaindre ici", vu que j'ai une licence Lightroom et une Capture 1 Pro achetées en bonne et due forme) que Darktable soit également bridé au niveau de l'éditeur de métadonnées, c'est de la même façon parce que lorsqu'un client me demande de lui livrer un reportage numérique avec certains types d'informations dans les données IPTC, je dois pouvoir le satisfaire.

        Point.

        Alors, je comprends bien que Darktable est un logiciel libre et gratuit, développé par des bénévoles sur leur temps libre et développé en fonction de leurs propres besoins uniquement (ce qui est précisé dans la réponse que je viens de lire).

        Et je prends note que les développeurs de Darktable se feront, si j'ai bien compris, un point d'honneur à surtout ne jamais intégrer dans leur logiciel certaines fonctions incontournables pour un photographe professionnel.

        Mais dans ce cas, il faudrait que les médias photo et autres sites internet dédiés à la photo cessent de parler de Darktable comme d'une alternative libre aux logiciels d'éditeurs comme Adobe, Phase One, Corel et Cie…

        A propos de Corel, j'ai utilisé un temps (toujours en achetant la licence) AfterShot Pro 2, version Linux, car c'était le seul logiciel complet tournant sur Linux.

        Et bien que j'aurais préféré rester sur Linux, j'ai repris un Mac lorsque Corel a décidé de sortir AfterShot Pro 3 mais sans version française.

        D'où le fait que j'ai acheté ensuite une licence Lightroom puis une Capture One Pro pour mon Mac.

        Je "paie" donc des gens "pour faire ce dont j'ai besoin" et si je regrette le bridage ridicule de Darktable, ce n'est pas par radinerie.

        En tout cas, cet échange aura été intéressant car il m'aura appris (confirmé) que le libre n'est pas prêt de faire de l'ombre aux monopoles numériques américains et autres.

        • [^] # Re: Oui, mais non.

          Posté par (page perso) . Évalué à 5.

          Ce qu'ils veulent, c'est une numérotation qui part de la première photo numérotée "001" et ainsi de suite.

          Parfait, et tu peux faire cela lors de l'export des RAW en Jpeg. Je suppose que tu ne donnes pas tes RAW aux clients?

          Et je prends note que les développeurs de Darktable se feront, si j'ai bien compris, un point d'honneur à surtout ne jamais intégrer dans leur logiciel certaines fonctions incontournables pour un photographe professionnel.

          T'es juste entrain de casser le libre ou tu as lu ma réponse? Personne n'a dit que ce ne sera jamais dans darktable, j'ai dit que tant qu'un développeur n'en aura pas la nécessité et la motivation ça ne se fera pas. Toi, un autre peu importe, il faut bien à un moment faire le boulot!

          En tout cas, cet échange aura été intéressant car il m'aura appris (confirmé) que le libre n'est pas prêt de faire de l'ombre aux monopoles numériques américains et autres.

          Moi ce que cela m'apprend c'est que une fois de plus une personne demande quelque chose sans avoir lu la documentation :)

          • [^] # Re: Oui, mais non.

            Posté par . Évalué à -2.

            "Parfait, et tu peux faire cela lors de l'export des RAW en Jpeg. Je suppose que tu ne donnes pas tes RAW aux clients ?"

            Effectivement, je ne donne généralement pas les RAW aux clients. Et c'est bien pour ça que mes RAW doivent être renommés avant exportation de sorte que les JPEG que verra le client aient très exactement la même numérotation que les RAW que je conserve…

            Ça me paraît évident, comme ça paraît évident à tous mes collègues photographes, de même que ça paraît évident aux gens de chez Adobe, Phase One, Corel & Cie… la très remarquable et - Cocorricoooo ! - très française exception commerciale étant (avant dépôt de bilan) DXO…

            Et je ne cherche pas à casser le libre, au contraire.

            Si c'était le cas, je n'écrirais pas ces messages depuis un ordi qui tourne uniquement sur Linux Mint (je ne me sert de mon Mac que pour la photo) et je n'aurais pas travaillé un temps avec le logiciel commercial AfterShot Pro justement parce qu'il tournait sur Linux et qu'il m'évitait ainsi de renforcer le monopole d'Apple ou de Microsoft.

            Je regrette simplement que les gens du libre ont trop souvent une vision des choses restrictives (et pour tout dire bornée) qui les empêche de voir les besoins du plus grand nombre car c'est ça qui maintient le libre à un niveau marginal et anecdotique.

            Par exemple, j'ai plein de potes, photographes ou pas, qui n'iraient pas perdre 5 mn avec des logiciels dont les concepteurs ont décidé de les priver de fonctions qui existent (quasiment) partout par ailleurs (alors que ces mêmes développeurs multiplient sans cesse d'autres fonctions), de même qu'ils n'iraient pas perdre 5 mn avec des systèmes d'exploitation libres dont les développeurs ont décidé, par exemple, qu'avec Linux on ne devait surtout pas disposer par défaut de l'activation du pavé numérique de son ordi (ça ferait vraiment trop commun…).

            Bon, je charrie un peu, mais en fait pas tant que ça.

            Et je sais que mes propos, sur un forum dédié à un logiciel libre, peuvent ne pas plaire aux fans (inconditionnels) dudit logiciel.

            J'espère simplement que de mes remarques, il restera éventuellement un petit quelque chose.

            • [^] # Re: Oui, mais non.

              Posté par (page perso) . Évalué à 4.

              Non je te rassure il n'en restera rien car ce que tu demandes est déjà possible. Je ne sais pas comment le dire plus clairement. Mais je suis capable de donner des JPEG avec un lien direct avec mes RAW avec la version actuelle et ce directement depuis darktabke. Ce n'est pas parce-que tu ne fais pas faire que ce n'est pas possible

              Arrête stp avec le libre bla bla, pas pro, moi tous les photographes que je connais bla bla…

              Lit la documentation et tu trouveras le workflow que tu décris.

              Je me demande bien comment plusieurs photographes pro (tu vois j'en connais aussi) peuvent utiliser darktabke :)

              • [^] # Re: Oui, mais non.

                Posté par . Évalué à -2.

                Cette réponse est une jolie petite pirouette qui fera sans doute plaisir aux fans inconditionnels de Darktable mais qui ne convaincra pas grand monde en dehors.

                Cela dit, si ce que je demande est déjà possible (et je suppose accessible sans difficulté particulière) j'aurais dû pouvoir le voir après quelques recherches…

                Car je rappelle que je suis utilisateur Linux depuis pas loin d'une dizaine d'années, que j'ai découvert, installé et essayé de très nombreuses distributions Linux, seul, et que cela m'a appris à être à la fois curieux et surtout tenace (qualités sans lesquelles on risque fort de laisser tomber Linux au bout de 15 minutes).

                J'ai aussi installé et essayé de nombreux logiciels, photographiques ou autres, sous Linux, mais aussi sous Mac (dont l’inénarrable application de DXO citée précédemment).

                Or, je n'ai vu nulle part sur Darktable cette formidable possibilité dont il est question et qui permettrait de "donner des JPEG avec un lien direct avec mes RAW".

                Et si je ne trouve pas une telle fonction après plusieurs essais du logiciel, c'est qu'elle ne doit pas être vraiment mise en "tête de gondole" (d'ailleurs, à part le fait que cette fonction se trouverait dans la documentation de Darktable, il n'est dit nulle part, dans la réponse qui m'est adressée, où se trouverait ce "workflow"…).

                Quoi qu'il en soit, je répète que la première façon de faire un lien "direct" entre des JPEG exportés et les RAW dont ils sont issus est avant tout que les premiers et les derniers soient nommés/déterminés de la même façon.

                Et je ne comprends pas que des développeurs qui sont capables de créer un logiciel aussi performant que Darktable soient "en même temps" (comme dirait l'autre) totalement incapables d'admettre cette évidence et aussi d'admettre le fait que si les développeurs (ou plutôt les chefs de produits) des logiciels commerciaux ont eu l'idée d’ingérer ces fonctions à leur logiciels, ce n'est pas parce qu'ils sont moins intelligents qu'eux…

                Je ne dis pas tout ça pour faire de la provocation ou dénigrer le travail des gens qui font vivre le Libre et des logiciels comme Darktable.

                Je le dis simplement car je regrette de ne pas pouvoir utiliser certains logiciels libres pour mon activité professionnelle et d'être toujours obligé de devoir payer mon impôt à l'Oncle Apple.

                Et si un logiciel comme Darktable me satisfaisait et était payant, j'en achèterais volontiers la licence sachant qu'il me permettrait de me libérer de Apple ou de Microsoft.

                Mais bon, suite à cette dernière réponse que j'ai reçue, j'ai bien intégré que pour les développeurs de Darktable, "il ne restera rien" de ce que j'ai exprimé.

                Dont acte.

                • [^] # Re: Oui, mais non.

                  Posté par . Évalué à 2.

                  Je peux comprendre que tu regrettes que cette fonction ne soit pas présente dans DT mais je suis quand même un peu surpris que cela soit rédhibitoire au point de devoir utiliser d'autres logiciels à la place, payants et non disponibles sous Linux de surcroît.

                  En ce qui me concerne je renomme* mes raw avant de les importer dans DT avec une règle de type 2018-12-25_15h32-17.xxx. Je ne suis pas photographe professionnel mais en tant que client potentiel il me semble qu'un nommage de mes jpeg sous cette forme me paraîtrait aussi acceptable qu'une numérotation 1…n.

                  * J'effectue ce renommage avec exiftool ou avec XnViewMP qui utilise exiftool en interne. Ça prend à peine plus de temps que si on pouvait le faire depuis DT.

                • [^] # Re: Oui, mais non.

                  Posté par . Évalué à 3.

                  Je crois que le nœud du problème est que tu es un dinosaure bloqué dans les années 90.

                  Depuis bien longtemps on a arrêté de chercher des photos avec des noms de fichiers pour privilégier les metadonnées. Metadonnées qui soit-dit en passant gardent des caractéristiques communes entre le raw et le jpg livré a moins que tu ne procède expréssément à un nettoyage.

                  Et ce quelque soit le logiciel photo utilisé.

                  • [^] # Re: Oui, mais non.

                    Posté par . Évalué à 3.

                    Avant de traiter quelqu'un de dinosaure il faut prendre la peine de le lire : il ne parle pas de chercher des photos, il parle du nommage qu'elles ont quand elles sont livrées au client.

                    Mais puisque tu parles des méta-données, tu devrais aussi lire ce qu'il a écrit : il trouve le nombre de champs insuffisants dans DT.

                    (peu importe qu'on soit d'accord ou pas avec ses deux exigences, là tu réponds à coté et en l'agressant).

                    • [^] # Re: Oui, mais non.

                      Posté par . Évalué à 3. Dernière modification le 02/01/19 à 16:36.

                      Avant de traiter quelqu'un de dinosaure il faut prendre la peine de le lire : il ne parle pas de chercher des photos, il parle du nommage qu'elles ont quand elles sont livrées au client.

                      Euh…extrait de son précédent post :

                      Or, je n'ai vu nulle part sur Darktable cette formidable possibilité dont il est question et qui permettrait de "donner des JPEG avec un lien direct avec mes RAW".

                      […]

                      Quoi qu'il en soit, je répète que la première façon de faire un lien "direct" entre des JPEG exportés et les RAW dont ils sont issus est avant tout que les premiers et les derniers soient nommés/déterminés de la même façon.

                      Donc oui il parle bien du nommage des raw qui devrait matcher les livrables. Ce qui ne sert absolument à rien à part éventuellement induire en erreur si le nom n'est pas unique pour une raison x ou y (et principalement entre la chaise et le clavier).

                      Mais peut-être que le fait qu'il évoque des choses différentes à chaque chose montre qu'il trolle tout simplement. Faut-dire que si j'avais acheté un mac et deux applis proprios pour faire un truc inutile parce que darktable fournit très bien le job quoique peut-être différemment je serais aussi du genre aigri.

                      Sinon dans le mot metadata j'inclu non seulement ce qui est fourni par l'outil metadata editor et qui est certe assez limité (mais bon c'est normal) mais aussi les autres métadonnées telles que le tagging qui est virtuellement infini. Du coup je ne comprends pas trop le grief là.

                      Darktable n'est pas parfait, il n'est peut-être pas le meilleur, mais dire qu'il n'est pas apte à délivrer dans un cadre pro est complètement risible, d'autant plus quand on se rend compte que les critiques portent sur des points qui témoignent tout simplement d'une mauvaise utilisation du logiciel. Ben ouais tout comme on ne passe pas de photoshop à gimp, ou de Maya à Blender (et inversement) sans courbe d'apprentissage, on ne passe pas d'un logiciel de développement raw à un autre sans devoir creuser un peu.

                      • [^] # Re: Oui, mais non.

                        Posté par . Évalué à 2. Dernière modification le 02/01/19 à 16:50.

                        > mais aussi les autres métadonnées telles que le tagging qui est virtuellement infini.

                        Qu'entends-tu par "tagging", les mots-clés ?
                        Tu peux bien sûr mettre tout et n'importe quoi dans le tag "mots-clés". Le "standard" XMP prévoit cependant bien d'autres champs qu'il est un peu dommage de ne pas pouvoir utiliser.

                        Après, ce n'est pas ça qui va me faire quitter DT (et Linux) en faveur de Lightroom mais on peut comprendre que ça puisse en gêner certains (même si l'exprimer par un discours "le libre est arrogant et ne comprends rien aux besoins des utilisateurs" me paraît déplacé et inexact).

          • [^] # Re: Oui, mais non.

            Posté par . Évalué à 2.

            Personne n'a dit que ce ne sera jamais dans darktable […]

            Cette phrase laissait penser que tu t'opposerai à l'ajout de la fonctionnalité.

            Donc tu vois finalement, ce qui est INCONTOURNABLE pour toi est tout simplement sans AUCUN INTÉRÊT pour moi et puisque je contribue au développement de darkatble sur mon temps libre il n'y a aucune chance que cela arrive dans darktable.

            Union donne lui le lien vers la partie pertinente de la doc au lieu de tourner autour du pot ça élève généralement le débat (après ça questionne peut être l'ergonomie de dt mais c'est une autre histoire).

            • [^] # Re: Oui, mais non.

              Posté par (page perso) . Évalué à 5.

              Cette phrase laissait penser que tu t'opposerai à l'ajout de la fonctionnalité.

              Donc tu vois finalement, ce qui est INCONTOURNABLE pour toi est tout simplement sans AUCUN INTÉRÊT pour moi et puisque je contribue au développement de darkatble sur mon temps libre il n'y a aucune chance que cela arrive dans darktable.

              Il s'est peut-être mal exprimé sur cette phrase, mais celle immédiatement après celle que tu cites précise sa pensée, et il est alors évident que ce n'est absolument pas ce qu'il disait:

              Une solution? Plutôt que de venir se plaindre ici, le mieux c'est de se retrousser les manches et de venir contribuer au développement ou de payer quelqu'un pour faire ce dont tu as besoin.

              C'est un peu la base du Logiciel Libre. Chacun y contribue pour diverses raisons, pas forcément les mêmes (persos, pros, etc.). Et ce n'est pas parce qu'on utilise qu'on a soudainement un droit particulier dans les décisions du logiciel. C'est la fameuse théorie des passagers clandestins (et plus généralement la "tragédie des biens communs"). Dans le logiciel libre et pour les ressources logicielles en générale, cette tragédie est amoindrie (notamment car ce n'est pas une ressource matérielle, et qu'elle est bien plus simple et moins chère à partager, même si pas du tout à coût nul pour autant), mais on sait de nos jours qu'elle n'est pas nulle non plus.

              Alors c'est un peu dur pour ceux qui ne développent pas, mais comme rappelé, ça peut s'apprendre (certains qui n'étaient pas du tout du milieu ont appris quand ils avaient un besoin important) et surtout il existe des alternatives très viables, qui sont soit de payer un dév seul quand on a les moyens (souvent en tant qu'entreprise par exemple), ou de le faire participativement à beaucoup, permettant ainsi à ceux qui développent du libre de pouvoir en vivre à terme.
              Mais dans tous les cas, se plaindre uniquement, et ce de manière assez abrupte ici n'est sûrement pas la meilleure manière de contribuer. Là on a affaire au passager clandestin qui se plaint de ne pas avoir de siège confortable.

              Et c'est bien ce que je comprends dans ce que Pascal dit. Lui n'y voit pas d'intérêt et puisqu'il contribue à Darktable dans son temps libre pour son utilisation perso, il ne va pas utiliser de son temps pour implémenter une fonctionnalité dont il n'a que faire. Mais il n'a jamais dit qu'il s'opposerait à ce que quelqu'un d'autre le fasse. La phrase suivante le dit de manière tout à fait explicite et sans équivoque et il me paraît des plus injustes (voire relever de mauvaise foi) de copier la première (qui pour le coup était effectivement un peu équivoque) en omettant soigneusement la seconde phrase (laquelle éclaircissait clairement toute incertitude du sens de la première phrase).

              Film d'animation libre en CC by-sa/Art Libre, fait avec GIMP et autre logiciels libres: ZeMarmot [ http://film.zemarmot.net ]

              • [^] # Re: Oui, mais non.

                Posté par . Évalué à 2. Dernière modification le 02/01/19 à 00:54.

                Je lui montre juste d'où vient la confusion. Je sais très bien tout ce que tu dis et pourrait te rétorquer que la méritocratie qui est une base théorique du l'est de plus en plus considéré comme une utopie pas vraiment appliquée, pas vraiment atteignable, pas vraiment souhaitable. Mais je n'ai clairement pas envie de me lancer dans ce genre de débats. Je soulevé juste un point pour tenter d'aider le dialogue.

                Dis autrement : je sais, ce n'était pas mon point, ne m'emmène pas dans ce genre de débats philosophique fumeux et sans intérêt

                • [^] # Re: Oui, mais non.

                  Posté par (page perso) . Évalué à 4. Dernière modification le 02/01/19 à 15:34.

                  Je n'ai pas parlé de méritocratie. Personne n'en a parlé d'ailleurs d'après une petite recherche de texte, à part toi… :P

                  Non mais sans rigoler, tout ce que je dis, c'est qu'il faut comprendre un peu qu'on peut pas se permettre de demander aux autres de faire des trucs pour nous, tout en se permettant d'être insultant ou méprisant quand ils disent qu'ils ne veulent/peuvent pas. Comme tous, je fais des rapports de fonctionnalité pour des trucs que je veux dans divers logiciels, mais même si personne ne répond pendant des années, jamais je ne vais aller dire du mal à ces gens, qu'ils ne comprennent pas "les vrais besoins des vrais professionnels" (sous-entendu, les autres pros qui n'en ont pas l'utilité ne sont pas des vrais?), etc.
                  Si un jour, j'en arrive vraiment à avoir absolument besoin de la dite fonctionnalité, je me prends une semaine ou 2 et j'essaie de sortir de mes logiciels habituels pour la développer (ce que je fais parfois). Ou alors je participe à des crowdfundings (on contribue régulièrement nous-même à plusieurs autres financement de logiciels tiers dont on voit du potentiel pour le présent ou l'avenir).

                  Il n'y a pas de méritocratie là-dedans, et absolument aucun "débat philosophique fumeux et sans intérêt".

                  Aussi beaucoup ne semblent pas se rendre compte du temps que prend le développement. Même une petite fonctionnalité "basique" peut prendre des jours pour la faire bien (en non bâclée), pour la tester, puis on tombe presque toujours sur des bugs après coup donc on doit y revenir plusieurs fois pour corriger (parfois en profondeur!). Insister lourdement et de manière véhémente pour une fonctionnalité, c'est un peu demander à quelqu'un de travailler gratuitement pour nous pendant plusieurs jours en l'insultant. Un peu comme si on lui demandait de venir faire des photos gratos pour nous pour nos vacances.
                  La différence principale, c'est qu'à part si c'est un ami très proche (et encore; perso jamais je ne demanderais de travailler gratuitement à un ami photographe pro, car c'est son métier), les photographes ne feront pas ça (de manière bien compréhensible!). Les développeurs de logiciels libres le font pourtant parfois (j'ai développé pas mal de fonctionnalités qui ne m'intéressaient pas par sympathie surtout quand c'est demandé très aimablement). Mais c'est pas une raison pour abuser. Comme on dit, on tend une main et on veut prendre le bras.

                  Film d'animation libre en CC by-sa/Art Libre, fait avec GIMP et autre logiciels libres: ZeMarmot [ http://film.zemarmot.net ]

              • [^] # Re: Oui, mais non.

                Posté par . Évalué à -7.

                "Une solution ? Plutôt que de venir se plaindre ici, le mieux c'est de se retrousser les manches et de venir contribuer au développement ou de payer quelqu'un pour faire ce dont tu as besoin."

                Comme je l'ai dit dans ma réponse à cette remarque de Pascal Obry, c'est ce que je fais déjà en pratique.

                Faute qu'il y ait dans le monde du Libre des développeurs qui aient conscience, ou qui aient envie d'avoir conscience, des besoins du plus grand nombre (en fait de la réalité) dans tel ou tel domaine (et dans le cas dont nous parlons dans le domaine des logiciels de flux de production photo), eh bien, je paie Adobe et Phase One, en achetant leurs licences, pour me fournir des outils dont j'ai besoin et dont l'écrasante majorité des photographes professionnels ont besoin et utilisent au quotidien, mais dont les gens du Libre affirment avec mépris et la bouche en cul de poule que ces outils ne servent à rien et qu'ils se feront une fierté de ne pas les développer.

                Avec ce genre d'attitude, on finit vite par se sentir davantage prisonnier des marottes des développeurs du Libre, plutôt que libre.

                Et on risque de se dire à la fin qu'on est peut-être plus libre en achetant un logiciel de l'Oncle Sam qui prend en compte nos besoins qu'en utilisant des logiciels libres qui ne sont fait que pour satisfaire leurs créateurs…

                C'est ballot, n'est-ce pas ?

                • [^] # Re: Oui, mais non.

                  Posté par . Évalué à 2.

                  dont l'écrasante majorité des photographes professionnels ont besoin et utilisent au quotidien,

                  Source? Statistiques ? Quel pourcentage de photographes pros ont besoin de renommer les fichiers photos raw sortis de boitier (je ne parle pas des livrables déjà développés).

                  mais dont les gens du Libre affirment avec mépris et la bouche en cul de poule que ces outils ne servent à rien et qu'ils se feront une fierté de ne pas les développer.

                  Hmm non ce n'est pas ce que j'ai lu.

                  Du reste comme dit précédemment pour les livrables tes fichiers sont nommés à ta convenance par darktable.

            • [^] # Re: Oui, mais non.

              Posté par . Évalué à 4. Dernière modification le 02/01/19 à 11:22.

              le lien vers la partie pertinente de la doc

              https://www.darktable.org/usermanual/fr/export_selected.html

              • [^] # Re: Oui, mais non.

                Posté par . Évalué à 1.

                Je suppose que tu suggères d'insérer FILE_EXTENSION dans le nom en sortie en plus de SEQUENCE.

                J'y vois au moins un problème, voire deux :
                - le nom du jpeg fait bien référence au nom du raw mais je doute qu'un tel nom "plaise" au client
                - SEQUENCE - si je ne m'abuse - ne créé une séquence que sur l'ensemble des photos sélectionnées dans un même export ; du coup, si comme moi, on exporte à chaque fois qu'on a fini une photo (ctrl-E depuis la chambre noire) ça ne va pas marcher

                Bref, il me semble quand même que le plus simple est de renommer les raw comme on le souhaite avant de les importer dans DT afin d'avoir des jpg de même nom (éventuellement suffixé avec un numéro en cas de clones basés sur un même raw).

        • [^] # Re: Oui, mais non.

          Posté par . Évalué à 3.

          Et les clients n'aiment pas les numérotations exotiques ou bien à rallonge.

          Le fichier client, c'est un JPEG exporté ? darktable te permet de renommer à l'import et à l'export, mais pas en cours de route, ce qui pose des problèmes d'intégrité et d'archivage (le RAW est sacré, on n'y touche plus).

          Et je prends note que les développeurs de Darktable se feront, si j'ai bien compris, un point d'honneur à surtout ne jamais intégrer dans leur logiciel certaines fonctions incontournables pour un photographe professionnel.

          J'ai essayé de faire ce changement, mais cette partie a été si mal codée qu'il faut la réécrire en entier, en prenant le risque de casser l'existant. Du coup, ça fait 6 ans que ça traîne et que personne ne s'en charge. C'est pas de la mauvaise volonté, c'est plus compliqué que ça n'en a l'air. C'est beaucoup plus simple d'écrire des filtres de traitement d'image (en tout cas pour moi).

          • [^] # Re: Oui, mais non.

            Posté par . Évalué à -1.

            Je n'avais pas vu cette réponse.

            Effectivement, là je comprends que c'est plus facile à faire quand on a les moyens d'Adobe…

    • [^] # Re: Oui, mais non.

      Posté par . Évalué à 5. Dernière modification le 31/12/18 à 15:00.

      que l'ajout d'une simple fonction de renommage qui existe déjà dans de nombreux utilitaires libres ?

      Oui, enfin, ce n'est sans doute pas très compliqué mais ça l'est quand même un peu plus que pour les utilitaires que tu cites. Il faut notamment mettre à jour la base de données de DT avec les nouveaux noms, renommer aussi les fichiers xmp correspondants, modifier le contenu de ces fichiers xmp (car ils contiennent le nom original) et peut-être d'autres choses que j'oublie.

      Alors si en plus cette fonction ne paraît pas essentielle aux développeurs (ni à un certain nombre d'utilisateurs apparemment) et que personne ne les paye pour ça…

    • [^] # Re: Oui, mais non.

      Posté par . Évalué à 1.

      Que tu souhaites des fonctions qui n'existent pas est tout à fait légitime. Que tu t'interroges de la non-existence d'une fonction ou une autre également. En revanche, la manière de dire les choses à son importance. Tu écris et réagis comme si cette fonction devait exister. Pour toi, ok, mais peut-être pas pour les développeurs qui y travaillent ni pour de nombreux autres utilisateurs. Et ce n'est peut-être pas non plus qu'une question de volonté délibéré mais de priorité pour ceux qui consacrent de leur temps libre, gratuitement. Ce qui est évident pour toi ne l'est pas forcément pour tout le monde. De nombreux photographes pros utilisent darktable sans que l'absence de cette fonction ne les gêne.

      darktable est un logiciel de traitement Raw et n'est pas un catalogueur (bien qu'il ait des fonctions déjà bien avancés sur le cataloguage ; et oui quelques limites. Comme tous les logiciels !).

      darktable a l'avantage d'être libre : ce qui veut dire que n'importe quelle personne sachant développer (ou l'apprenant) peut proposer des améliorations/ajouts. Et comme les développeurs, je le répète, le font sur leur temps libre et gratuitement, il est normal qu'ils choisissent aussi ce qui leur parait prioritaire (et ça n'est pas forcément ce qui l'est pour toi ou pour moi…). Mais du coup, si on veut de nouvelles fonctions, on peut où la proposer en la développant, ou trouver quelqu'un qui la développe pour toi.
      Pour l'exemple, Aurélien Pierre qui est l'un des principaux contributeurs de la version 2.6 s'est lancé il y a quelques mois dans l'apprentissage du C/C++ pour développer les modules (filmique et le nouveau module de balance des couleurs) qu'il souhaitait et corriger certains défauts qu'il trouvait à darktable (et il a encore des idées dans ces cartons). Bref, ton commentaire est non constructif (la critique est facile, l'art difficile !), la démarche d'Aurélien est constructive. Je t'invites à lire cet écrit d'Aurélien : https://darktable.fr/quest-ce-que-darktable/

      Si tu préfères Capture Pro, alors restes avec lui. J'y trouves bien d'autres défauts à ce logiciel que j'avais essayé. A commencer par le fait qu'il n'est pas libre. Je ne perds pas mon temps à aller le critiquer, ayant trouvé le logiciel qui me convient, à savoir tu t'en doutes, darktable.

      Et n'oublies pas 2-3 choses pour finir : on ne peut pas demander/exiger la même chose à un logiciel libre développé par des bénévoles qu'à un logiciel commercial développés par de nombreux salariés. Les moyens et objectifs ne sont pas les mêmes.

  • # Fantastique dépêche !

    Posté par . Évalué à 5.

    Fantastique dépêche !

    Je l'admets, c'est un commentaire inutile mais tant pis pour mon karma, j'avais besoin de le dire.

  • # Oui mais non (réponse à Nilvus.. et à d'autres)

    Posté par . Évalué à 4.

    J'ai déjà montré dans une réponse précédente que j'étais bien conscient que Daktable était développé par des bénévoles, sur leur temps libre.

    J'ai aussi précisé plus haut que je ne m'intéressais pas à Darktable par radinerie, parce qu'il est gratuit, mais parce qu'il est libre et qu'en tant que tel, il pourrait faire la nique aux monopoles du numérique.

    Je regrette simplement que les développeurs de Darktable n'aient pas intégré une fonction essentielle à ce type de logiciel, parce qu'ils n'en voient pas l'utilité, à savoir le renommage en lot des images, et qu'ils en aient bridée une autre (IPTC), ce qui va limiter l'intérêt de Darktable (et du Libre) pour bon nombre de photographes professionnels.

    Alors, même si les développeurs de Darktable et ses aficionados me répètent tous en cœur et sur tous les tons que ces fonctions sont inutiles ou n'ont rien à faire dans Darktable car c'est un outil de développement de RAW (faisant ainsi l'impasse sur la notion de flux de production), je continue à dire que ces fonctions manquent.

    Et comme je l'ai déjà expliqué, si ces fonctions existent (et sont complètes) dans les logiciels commerciaux (sauf chez le français DXO, bien entendu !), ce n'est pas parce que les chefs de produit et les développeurs de ces logiciels commerciaux sont à côté de la plaque ou s’amusent à claquer de l'argent pour développer des fonctions inutiles, mais parce qu'ils savent pertinemment que ces fonctions font partie de celles dont ont besoin une bonne partie de leurs clients.

    Alors certes, on pourra me dire ici que "de nombreux" photographes professionnels utilisent Darktable et n'ont pas besoin de ces fonctions. Ça se peut. Il y a bien des photographes professionnels qui actuellement ne travaillent qu'en argentique…

    Mais ce que je sais, c'est que des photographes professionnels qui utilisent Daktable, je n'en connais aucun ; qu'ils soient photographe de presse, qu'ils fassent du reportage d'entreprise ou de l'illustration, qu'ils fassent du reportage de mariage ou de de la photo immobilière.

    Déjà parce que le Libre n'est malheureusement pas connu, ou très peu, du grand public.

    Mais quoi qu'il en soit, pour tous les (nombreux) photographes professionnels que je connais, l'évidence est de renommer de façon simple et claire les photos que l'on garde et que l'on développe et l'évidence est également que les JPEG (ou les TIFF) que l'on livre au client aient exactement la même dénomination que les RAW correspondants.
    (merci au passage pour le lien envoyé par "nonas". j'ai regardé, ça : mais c'est pas ce qu'il y a de plus simple !)

    Car les clients s’attendent à avoir non pas une numérotation exotique et avec des trous mais une numérotation simple allant de pair avec le nombre de photos livrées :

    Si un dossier photo livré au client contient 100 photos, la première s'appellera en général "001" et la dernière "100". S'il y a 1258 images, la première s'appellera "0001" et la dernière "1258".
    Et si le client a demandé une version couleur des images + une version N&B, les photos en couleurs seront, par exemple, numérotées "COU_001" et les N&B, par exemple, "NB_001".

    De même, tous les photographes travaillant avec des agences photo ou avec la presse devront remplir les champs IPTC selon ce que leur demande leur client et ils ne pourront donc pas forcément se contenter des 5 champs prédéfinis et non modifiables présents dans Darktable.

    Le fait que les deux fonctions dont je parle soient manquantes ou bridées dans Darktable sera donc, quoi qu'en disent la plupart des gens sur ce forum, rédhibitoire aux yeux de nombreux photographes professionnels (mais pas que) qui pourraient découvrir ce logiciel, par ailleurs excellent.

    Cela dit, je viens de voir un commentaire qui m'avait échappé et qui explique qu'une tentative a déjà été faite d'ajouter la fonction manquante mais qu'elle s'est heurtée à des difficultés techniques et à un manque de disponibilité devant l'ampleur du travail que cela représentait. Cela veut dire qu'au moins un développeur n'avait pas trouvé cette fonction inutile. C'est déjà ça.

    Enfin, je précise, pour répondre à un autre commentaire, que mes remarques n'avaient pas pour intention d'être "insultantes" envers qui que ce soit ni "non constructives" (c'est l'inverse), et je souhaite à tous la meilleure année 2019 possible.

    • [^] # Re: Oui mais non (réponse à Nilvus.. et à d'autres)

      Posté par . Évalué à 3.

      Si un dossier photo livré au client contient 100 photos, la première s'appellera en général "001" et la dernière "100". S'il y a 1258 images, la première s'appellera "0001" et la dernière "1258".
      Et si le client a demandé une version couleur des images + une version N&B, les photos en couleurs seront, par exemple, numérotées "COU_001" et les N&B, par exemple, "NB_001".

      Ça c'est déjà possible dans darktable. Tu exportes avec le masque

      $(FILE_FOLDER)/exports/COU_$(SEQUENCE)
      puis

      $(FILE_FOLDER)/exports/NB_$(SEQUENCE)
      Après, on pourrait aussi envisager une base de données avec des liens entre le RAW d'origine et ses exports. Mais il faut du personnel disponible et compétent… Ou du budget pour payer du monde à temps plein.

      • [^] # Re: Oui mais non (réponse à Nilvus.. et à d'autres)

        Posté par . Évalué à 0.

        Merci pour ces renseignements.
        "Après, on pourrait aussi envisager une base de données avec des liens entre le RAW d'origine et ses exports. Mais il faut du personnel disponible et compétent… Ou du budget pour payer du monde à temps plein." :
        On en revient toujours là…

        • [^] # Re: Oui mais non (réponse à Nilvus.. et à d'autres)

          Posté par . Évalué à 2.

          Est-ce que les devs ont un Patreon ou autre chose équivalente ?

          Perso j'utilise toujours AfterShot (j'ai pris mes habitudes quand ça s'appelait encore Bibble, difficile de trouver du temps de s'habituer à un autre soft à la philo entièrement différente).
          Ceci étant si j'utilisais DT, et je pense que je ne suis pas le seul à penser de cette façon, je donnerai volontiers ce que je dépense en licence AS.

  • # Commentaire supprimé

    Posté par . Évalué à 0. Dernière modification le 09/01/19 à 19:49.

    Ce commentaire a été supprimé par l'équipe de modération.

  • # Éditeur de métadonnées

    Posté par . Évalué à 1.

    Bonjour,

    Comment serait-il possible que je modifie les titres prédéfinis des champs de l'éditeur de métadonnées ?

    En effet, à la place de :

    • titre
    • description
    • auteur
    • diffuseur
    • droits

    j'aurais besoin de :

    • titre
    • description
    • département
    • pays
    • droits

    Alors à défaut d'avoir un éditeur de métadonnées complet façon C1 Pro ou Lightroom, la possibilité de faire ces modifications me serait d'une grande utilité.

    Et pour revenir sur un sujet que j'ai abordé précédemment, j'ai trouvé une solution pour le renommage des mes RAW :

    J'ouvre tout simplement les photos importées de mon boîtier avec gThmb.

    En effet, gThumb lit les RAW et permet le renommage en lot et de façon souple des fichiers.

    Je fais donc le tri et le renommage de mes photos importées dans gThumb puis j'ouvre les photos renommées avec Darktable.

    Si j'arrive à modifier les titres des champs de l'éditeur de métadonnées de Darktable, ça sera presque parfait.

    Merci à vous et aux développeurs du logiciel.

    • [^] # Re: Éditeur de métadonnées

      Posté par . Évalué à 2. Dernière modification le 16/01/19 à 18:44.

      Bonjour,

      Cette modification n'est pour le moment pas possible, l'éditeur de métadonnées étant figé tel que tu l'as vu. Par contre, tu peux utiliser les mots-clés hiérarchiques pour cela. Ce n'est pas tout à fait la même chose mais l'export JPG par défaut inclura tes mots-clés.

      Pour le nommage des fichiers RAW, c'est possible sous darktable de paramétrer un renommage automatique à l'importation depuis une carte mémoire ou depuis l'appareil photo (sous Linux uniquement pour le moment, pas assez de développeurs pour l'implémenter sous les autres OS à ce jour). Pour ce renommage, ça passe par un paramétrage par défaut dans les préférences du logiciel (modifiables à tout moment). Cette fonction est tout de même puissante puisque pour mon usage (par exemple), ça permet automatiquement de créer les dossiers et sous-dossiers que j'ai paramétrer, de renommer en appliquant le même nommage défini (pour ma part, ça donne au final AAAAMMJJ-nomévénementdéfini-n°image dans dossier année puis mois-année (en chiffres) puis nomévénementdéfini). Tu as la liste des balises possibles et l'explication dans le manuel du logiciel (version française dispo sur le site de darktable et via darktable.fr

      Pour la suite si tu as des questions, je te conseille de passer sur le forum de darktable.Fr qui est dynamique et réactif. Il n'y aura probablement plus beaucoup de passages sur cet article pour répondre aux commentaires.

      • [^] # Re: Éditeur de métadonnées

        Posté par . Évalué à 0.

        Merci d'avoir pris le temps de me répondre.
        Je vais voir du côté du forum, donc.
        Pour ce qui est du renommage, je vais privilégier la solution gThumb qui permet de trier d'abord et de renommer ensuite uniquement les photos conservées et qui seront ultérieurement importées dans Darktable.
        Et je vais voir avec l'agence photo avec qui je bosse principalement si elle se satisfait de la solution à laquelle tu fais référence (mots clé) pour palier à l'impossibilité de modifier l'éditeur de métadonnées.

  • # Commentaire supprimé

    Posté par . Évalué à -1. Dernière modification le 23/01/19 à 16:35.

    Ce commentaire a été supprimé par l'équipe de modération.

  • # 6D markii

    Posté par . Évalué à 1.

    Bonjour

    Merci pour cette version très réussie ! Beaucoup de plus et expliqués ce qui est super !

    J'ai un petit ennui avec le boîtier canon EOS 6D markii

    Il est reconnu par darktable sauf en un endroit : le correction des objectifs.

    Là l'objectif est reconnu, mais pas le boîtier.

    Et dans la liste manuelle, il n'est pas visible.

    Voilà, si vous avez une solution …

    Bonne journée

    Doumé

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