Journal Pestacle
Allez, une petite diversion au milieu de tous ces journaux qui transpirent le code. J'ai eu l'occasion de voir ces jours-ci un splendide spectacle vivants de clowns musiciens : Bobines de l'Attraction Céleste.
C'est un spectacle tout simple quand j'y repense. Deux clowns présentent des souvenirs filmés. Mais en fait c'est pas du tout ça, ce sont des trouvailles incroyables - j'ai eu l'impression de découvrir dix manières de projeter différemment un film, des interactions en permanence avec (…)
Lien QT8 – Tarantino en 8 films : ce soir 22h55 sur Arte, ou en replay jusqu'au 11/06
Journal Les Jeux Vidéos libres et le cinéma le 10 février 2023
Dans le cadre du Cycle Cinéma&JeuVidéo, le cinéma l'Alliance de Guipry-Messac (Ille et Vilaine) propose une soirée "Atelier jeux vidéo indé et réalité virtuelle" le 10 février 2023. L'association Lanpower tiendra un stand de découverte des jeux videos libres de 19h30 à 20h30. A 20h30 une découverte de la création de jeux videos avec des outils libres avec Cédric Gémy d'Activ Design. A 21h30, projection de films d'animation créés avec Blender : Big buck bunny, Sintel, Caminandes, Cosmos (…)
Lien Le syndicat américain SAG-AFTRA condamne l'usage d'un acteur IA par des studios

O brother
Ca raconte l'histoire de 3 bagnards d'origine diverses, aux US, au début du 20ème siècle. Tous les trois décident donc de s'évader pour récupérer le butin dérobé par Ulysse Everett. S'ensuit alors un enchaînement d'aventures toutes plus rocambolesques les unes que les autres.
Le but des frères Coen était de transcrire l'Odyssée d'Ulysse (d'où le nom d'un des héros) au début du siècle. On n'échappe donc pas aux références qui jalonnent le film. Traité sur un mode humoristique, le film est plutôt déroutant, voire parfois ennuyeux. L'enchaînement entre les différentes aventures m'a quelquefois paru très artificiel. Un film qui peut surement intéresser les inconditionnels des frères Coen. Pour ma part, j'avoue ne pas avoir trop accroché, même si le jeux des acteurs est bon et les décors très jolis.
L'homme du train - Patrice Leconte
L'homme du train, c'est l'histoire de deux hommes que tout oppose : Milan (Johnny hallyday) est un baroudeur, Manesquier (Jean Rochefort), un obscur prof de province à la retraite. Une rencontre dans une ville presque morte va changer leur vie. Et c'est de ça justement dont ils ont envie : échanger leur vie. Si l'histoire n'a qu'un intérêt minime, Leconte s'éclate dans ses prises de vues.
Il sait mieux que personne saisir un regard, une expression. Le duo formé par Johnny et Rochefort pourrait laisser perplexe, cependant, Leconte parvient à les diriger avec habilité dans ce face à face initiatique.
Beauté des images, maitrise des cadrages, finalement, on va voir ce film plutôt pour la forme que pour le scénario...
Sortie le 2 octobre
Lien Série "Devs", une quête métaphysique au royaume de la tech (attention 1/2 article qui en dit trop)

Hollow Man
Tout d'abord, les effets spéciaux sont époustouflants, mais contrairement à certaines daubes (Jurassic Park...?) le film ne repose pas dessus.
Il y a un vrai scénario, pour la 1ère fois, l'homme invisible n'est pas un naïf gentil.
Il s'agirait plutôt d'un mégalomane omnibulé par ses recherches, se prenant pour Dieu... un homme "réél" avec ses bons et -surtout- ses mauvais côtés, sa soif de pouvoir et ses désirs de vengeance.
En bref, un film qui donne à reflechir sur la nature humaine, car comme il le dit à un moment : «c'est dingue ce qu'on peut faire quand on n'a plus à se regarder dans une glace»
Le rat
L'histoire: Un vieil homme qui n'arrive pas à se remettre de la mort de sa mère quand il était enfant attire des jeunes femmes et les tue pour ne garder qu'un élément de leur personne. Dans sa chambre, un rat l'observe.
Le film est sans paroles, mais l'intrigue est facile à suivre. On peut noter l'importance de la bande son: un fond sonore correspond a chaque personnage.
Réalisateurs: Christophe Ali et Nicolas Bonilauri.
Allez voir le site, il correspond bien au film.
Sexy Beast
Retraité -- ou plutôt retiré du "métier" -- en Espagne, Gal, un ancien gangster, goûte à une existence paisible entre sa femme, ex-star de porno, un couple d'amis, sa piscine et quelques indigènes. Hélas, son passé le rattrape quand Don Logan, un ancien "collègue", vient lui annoncer qui le veut pour un gros coup...
Don Logan est un personnage terrifiant, dont le seul nom suffit à glacer de terreur les quatre expatriés. Gal replongera-t-il ?
À noter l'impressionnante interprétation de Ben Kingsley en Don Logan -- très loin du personnage de Gandhi qui l'avait fait connaître il y a 20 ans. Un méchant réussi, dans le genre Brick Top (Snatch) ou Harry la hache (Arnaques, crimes et botanique).
À voir en VO absolument.
le site d'Apertus fait peau neuve
Apertus, rappelons-le, est un projet international visant à créer une caméra vidéo professionnelle libre. Commencé sur un fil de discussion puis transféré sur un forum et ensuite sur un site relativement austère, Apertus s'est mis au goût du jour en recréant un nouveau site plus clair, mieux documenté et illustrant un peu mieux le dynamisme du projet. Une association est née et même une compagnie pour aider le projet sur le long terme. Un long métrage (Vanitas) est en cours d'élaboration qui devrait utiliser la nouvelle caméra. Et des partenariats avec d'autres acteurs du libre sont déjà choses faites?
Actuellement en anglais le site est en cours de traduction pour le français, et d'autres langues comme le castillan, le catalan et le brésilien entre autres.
Le site propose une section spéciale à la nouvelle caméra en cours d'élaboration Axiom qui vous donnera les dernières mise à jours techniques.
Vous pouvez vous abonner à la lettre d'informations mensuelle qui, elle, est pour le coup traduite comme faire un don pour le projet avant la levée de fond officielle qui aura lieu cette année.
Vous pouvez aussi rejoindre la communauté qui a plein de projets annexes gravitant autour de cette création originale et unique en son genre. Citons Apertux une distribution Linux orientée cinéma, Open Cine un outil de traitement RAW conçu dès le départ pour les images en mouvement au lieu d'images fixes, Project Hollywood un projet de documentaire international sur l'usage des outils open source dans le monde du cinéma professionnel et biens d'autres encore que vous pourrez trouver à la page projet du site.
Soyez les bienvenus…
Financement participatif : donnez pour faire vivre HorsCiné
Pour financer le projet HorsCiné, à la fois plateforme de films libres (dénomination générique qu’on utilise, il faudrait plutôt parler de films sous licence de libre diffusion), cinémathèque des films libres, facilitateur de projections et vecteur d’animation culturelle, nous avons besoin de vous. La campagne de financement participatif va durer jusqu’au 3 juillet 2022. Notre objectif, en plus de pérenniser financièrement le projet, et de le faire connaitre au plus grand nombre. Vos partages sont donc importants, et les bienvenues !

Billy Elliot
"Tu vois, Tuco, en 2000, le cinéma britannique se divise en deux catégories : les films pour djeunz avec XTC, LSD, Techno dont Trainspotting reste probablement l'initiateur (du moins dans sa forme actuelle), et les films "sociaux" - souviens-toi Stephen Frears dans les années 80." - Clint Eastwoord dans "Le bon, la brute, et le cinéma britannique".
Dans les films "sociaux", les plus gros succès anglais (en terme d'exportation) sont dû à un sous-genre : la bleuette social comme "Brassed Off". Règlement de compte à OK Coral, ces films dénoncent dans l'aboslu le "régime tatcherien" des années 80, à l'origine de la chute économique du pays (notamment la fermeture des mines de charbons). Dire que Tatcher a traumatisé les Royaumes-Unis serait en-dessous de la réalité.
"Billy Elliot" n'ai pas un ovni dans le cinéma britannique : il appartient définitivement à cette catégorie (même si son argument principal tient plus du conte de fée que du message social).
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Shrek
L'histoire est digne des meilleurs classiques : une princesse est retenue dans un château gardé par un dragon, un prince veut l'épouser pour devenir roi, et envoit un ogre faire le sale travail...
Un classique genre Disney ? Pas du tout. Shrek est le type de l'anti-héro : il est sale, rote et effraie tout le monde. Le monde de la féérie médiévale est tourné en dérision (mais pas en ridicule), et le résultat est assez jubilatoire : un âne parlant avec la voix surexitée d'Eddy Murphy, une belle princesse qui réagit comme Lara Croft sur le coup de la colère, des références permanentes (et tournées en ridicule cette fois) aux "grands classiques" Disney, le tout agrémenté d'une musique plus rock'n'roll que moyen-âgeuse. En fait, c'est complètement délirant.
Naturellement, il y a une morale : ne vous fiez pas aux apparences. Le gros sale n'est pas forcément mauvais, la jolie princesse romantique n'est pas forcément nunuche, ni celle que l'on croit...
Bref, un très bon moment pour les "grands", et les "petits" devraient également y trouver leur compte - même sans remarquer toutes les références, c'est quand même aussi destiné aux enfants. Dernier mot pour la petite histoire, DreamWorks utilise massivement Linux pour ses gigantesques calculs...

