Journal Comment faire une sandbox de mon système de fichier ?

Posté par (page perso) . Licence CC by-sa
8
6
jan.
2015

J'ai un petit problème, et j'aimerais votre avis sur comment le résoudre. Je vous propose également une solution que j'ai réalisée (mais avec certaines limitations). Mon cas d'utilisation est simple. Je viens de cloner un projet depuis son dépôt Git, je l'ai compilé, et j'aimerais éviter de faire un make install bien crade.

Pourquoi c'est crade ? Déjà parce que tous les projets ne fournissent pas toujours un make uninstall, et qu'ensuite, il n'y a aucune façon de bien vérifier (...)

Journal Seccomp, une sandbox intégrée au noyau Linux…

44
4
mai
2014

Problématique

Utilisez-vous pour vos développements professionnels ou privés une solution d'intégration continue à la Jenkins ? Un tel logiciel permet d'accélérer le développement du code en le testant plus régulièrement, en le soumettant automatiquement à des tests unitaires.

Mais que se passe-t-il si un vilain© soumet du code dangereux pour votre système d'intégration continue ? Si votre logiciel d'intégration continue se contente de compiler du code, vous pensez qu'il est protégé ? Quid d'une faille dans votre compilateur, ou d'un problème à l'exécution (...)

Journal Un article sur le sandboxing de Chrome sous Linux

Posté par .
21
8
sept.
2012

En ce moment, le principe de moindre privilège pour sécuriser les applications UNIX, c'est un peu mon dada. J'en ai parlé dans une dépêche sur Capsicum, qui est un modèle de sécurité très riche et très intéressant mais pas encore porté sous Linux (il est maintenant disponible dans FreeBSD par contre), une dépêche sur seccomp-filter, une autre technologie pour Linux beaucoup plus bas niveau mais (secrètement) reliée, et indirectement dans le troll sur le modèle de sécurité de (...)

Journal Quelques aspects de la securite qui n'ont rien a voir avec le "Sandboxing"

24
22
jan.
2012

Sommaire

Ceci est une traduction de mon entree de blog recente. Quelques remarques avant de commencer:
- mon biais: je travaille chez Mozilla Corporation sur WebGL.
- desole pour (...)

Sandboxing fin dans le noyau linux : la saga des filtres seccomp

Posté par . Édité par Xavier Claude, Manuel Menal, Benoît Sibaud et baud123. Modéré par Sylvain Rampacek. Licence CC by-sa
77
15
jan.
2012
Noyau

Les développeurs de Google sont toujours à la recherche de solutions permettant d'améliorer la sécurité du navigateur web Google Chrome (ou son implémentation libre Chromium), ou de leur projet ChromeOS. Dans la dépêche à ce sujet, je vous avais raconté leur participation au projet Capsicum, qui apporte une gestion très fine des privilèges d'un processus, maintenant intégré dans FreeBSD.

Bien que les techniques mises en place par Capsicum soient pensées pour tous les systèmes inspirés d'UNIX, il n'y a pas grand espoir aujourd'hui qu'un port Linux soit accepté par les développeurs noyau ; Capsicum est un projet externe qu'il faudrait d'abord intégrer, ré-exprimer en terme des fonctionnalités existantes dans le noyau ; et les mainteneurs sont notoirement mécontents de la multiplication des solutions de sécurité (les Linux Security Modules en particulier) et ne verraient pas d'un bon œil l'apparition d'un nouveau candidat. Les développeurs Chromium utilisent sous Linux le primitif système de sandboxing seccomp, bien qu'il soit beaucoup moins flexible que Capsicum et donc nettement plus pénible et difficile à utiliser.

Depuis 2009, les développeurs Chrome essaient d'étendre les capacités de seccomp pour mieux répondre à leurs besoins. Les changements se sont révélés beaucoup plus difficiles à faire accepter que prévu : la situation a semblé bloquée à de nombreuses reprises et n'a pas évolué pendant de nombreux mois. Après plusieurs tentatives infructueuses, Will Drewry vient de proposer une nouvelle approche qui pourrait obtenir l'approbation des développeurs noyau ; mais rien n'est encore gagné…

Capsicum, une séparation fine des privilèges pour UNIX

Posté par . Modéré par tuiu pol. Licence CC by-sa
94
21
mar.
2011
Sécurité

Le projet Capsicum, lancé l'année dernière, tente d’adapter le modèle de sécurité par capacités (« capabilities ») aux systèmes UNIX. En deux mots, il s’agit de permettre aux applications de faire tourner certaines parties de leur code dans des « sandboxes » (bacs à sable) aux droits très restreints, gérés finement, avec la possibilité de recevoir ou de déléguer dynamiquement une partie de ces droits.

C’est une approche de la sécurité qui mise sur la flexibilité et l’intégration directe dans les applications (au contraire de politiques externes décidées par l’administrateur système, comme avec SELinux) pour respecter le Principle of Least Authority, qui recommande qu’un bout de programme donné fonctionne avec seulement les droits dont il a besoin pour accomplir sa tâche. Ainsi, les conséquences d’une faille sont réduites et les vecteurs d’attaque diminuent énormément. Par exemple, je ne veux pas que le logiciel qui lit mes fichiers PDF ait le droit de lire le contenu de mon répertoire personnel et d’envoyer des e-mails.

Capsicum introduit de nouveaux appels et objets système, qui demandent une (relativement petite) modification du noyau, ainsi qu’une bibliothèque logicielle en espace utilisateur pour utiliser ces nouveaux appels système. FreeBSD a déjà fait les modifications nécessaires, et les chercheurs ont pu facilement convertir plusieurs applications au modèle Capsicum : tcpdump, dhclient, gzip et, avec l’aide d’un développeur Google, le navigateur Web chromium.

Capsicum peut ainsi renforcer considérablement la sécurité des applications UNIX classiques, sans demander de les recoder entièrement. Reste à voir si les développeurs du monde du Libre seront convaincus par ces approches compartimentées, et prêts à les prendre en compte lors de la conception de leurs logiciels.