Journal Agir contre ses valeurs...

38
3
oct.
2020

J'ai vécu une expérience particulièrement désagréable cette semaine dans le lycée où je travaille comme CPE que je souhaitais partager.

En cette période de pandémie plus que d'habitude encore, il arrive que des élèves viennent à manquer l'école pour plusieurs jours et que leurs parents nous sollicitent pour la transmission des devoirs.

Or, les directives du chef d'établissement, spécialement en cas de confinement d'une classe ou du lycée, sont de basculer sur les outils Google Suite Education.

Du coup, c'est ce qui est aussi utilisé pour communiquer les devoirs/leçons aux élèves dont l'absence dure.

J'ai fait une rapide recherche, il apparaît que ces outils sont validés comme conformes au RGPD (oui, on vit dans un monde où on tolère des outils non réglementaires et où on valide ceux qui le sont. D'ailleurs faut-il comprendre au passage que les autres outils de Google sont notoirement non conformes ?).

Google fait bien les choses : la porte d'entrée de cet outil « adapté à l'Éducation Nationale » est un banal écran de connexion Gmail… de quoi familiariser toute une jeunesse à la porte d'entrée de l'ensemble de ses outils « gratuits » à défaut d'être éthiques.

De ce que je comprends, c'est l'établissement qui créée les identifiants sous la forme prenom.nom@lycee-machin.fr

Bref, me voilà VRP pour Google, contraint de demander à la famille de l'élève d'utiliser les outils Google et de leur expliquer la marche à suivre pour se connecter.

Sur ce je vous laisse : je vais vomir.

  • # Ok mais...

    Posté par  . Évalué à -10.

    Je suis d'accord avec toi mais il manque une partie dans ton explication. D'accord c'est Google mais n'empêche que cet élève pourra continuer à avoir ses cours et ne pas prendre de retard donc en quelque sorte merci Google. C'est simple pour la famille et ça marche en quelques secondes.

    Maintenant si tu veux que ton exposé soit top, présente nous l'équivalent en libre, ça existe peut-être, moi je ne sais pas. On parle d'un truc aussi simple que la fameuse page de connexion Gmail.

    Je vais te prendre un autre exemple. Personnellement je n'aime pas les voitures Renault. Mais au travail il m'arrive parfois de devoir en conduire et ce n'est pas pour autant que je refuse. Je vais même te dire, je suis parfois surpris de ce qu'ils arrivent à sortir comme modèles.

    Dans ton cas garde le bon côté de la chose. L'élève peut continuer d'apprendre et toi de ton côté ça te laisse le temps de monter un dossier pour proposer à ton lycée un équivalent libre pour la prochaine fois.

    • [^] # Re: Ok mais...

      Posté par  . Évalué à 10. Dernière modification le 03/10/20 à 08:07.

      Je pense que tu tombes deux fois à côté du problème avec ton commentaire.

      Je vais te prendre un autre exemple. Personnellement je n'aime pas les voitures Renault.

      Est-ce un problème éthique / de conviction ou juste de goût ?
      Ce n'est pas du tout la même chose.

      D'accord c'est Google mais n'empêche que cet élève pourra continuer à avoir ses cours et ne pas prendre de retard donc en quelque sorte merci Google.

      Ce n'est pas le problème. Google propose une solution avec tous les problèmes habituels et fait son business as usual. Je me vois mal les remercier. Mais ici, la vrai question c'est merci le chef d'établissement ou pas ? Ou peut être même plutôt merci l'éducation nationale ou pas (parce que c'est plutôt à elle de proposer une solution toute faite et qui marche à la direction des établissements) ?

      Est-ce à antistress, CPE d'un établissement, de faire en sorte que l'éducation nationale adopte ou développe des outils respectant les profs, les élèves ou leurs parents et garde le contrôle sur son informatique ? Ce n'est quand même pas un problème nouveau, il y a aussi des directives au niveau national pour privilégier les logiciels libres maintenant.

      Du coup, oui, tout ce que peut faire antistress, à défaut, c'est protester, faire du lobbying auprès de sa direction, des élèves, des parents et de l'éducation nationale. Voire, faire de la résistance s'il est courageux et qu'il en a l'énergie. Mais tout ça, ce n'est pas son rôle à la base.

      Maintenant si tu veux que ton exposé soit top, présente nous l'équivalent en libre, ça existe peut-être, moi je ne sais pas. On parle d'un truc aussi simple que la fameuse page de connexion Gmail.

      Du coup non, ce n'est pas nécessaire dans son exposé. Déjà parce que signaler un problème ne nécessite pas d'avoir une solution toute faite. Et que dans le cas là, si l'éduc nat n'a pas d'outil qu'elle maîtrise qui fait agenda / cahier de texte / de communication avec les parents, la moindre des choses c'est qu'elle le développe ou le fasse développer.

      Je ne peux que compatir avec antistress qui se retrouve à devoir appliquer des règles contre ses convictions.

      Donc, ok, mais rien du tout. Merci pour ce retour, continue à diffuser largement :-)

      • [^] # Re: Ok mais...

        Posté par  . Évalué à 8.

        Et que dans le cas là, si l'éduc nat n'a pas d'outil qu'elle maîtrise qui fait agenda / cahier de texte / de communication avec les parents, la moindre des choses c'est qu'elle le développe ou le fasse développer.

        Je suis d'accord, d'ailleurs, ça devrait être fait depuis longtemps. Cependant, le problème s'est révélé fin de l'année scolaire passée, le temps de définir un cahier des charges avec les besoins recueillis à la sortie du confinement, il fallait développer l'application en deux mois, en plus, je ne suis pas sûr que l'éducation nationnale ait une habitude de suivi des projets informatiques. Bref, si c'était à développer, c'était assuré que ce ne soit pas fonctionnel pour la rentrée.

        Peut-être qu'il y avait d'autres sociétés qui pouvaient fournir un service équivalent à ce que fait Google. Mais au moins, il y a une solution qui respecte le RPGD. En Belgiqe, en Communauté Française, il n'y a rien à ma connaissance, c'est à charge de chaque établissement (et si l'établissement ne fait rien, à charge des profs), donc on se retrouve avec des solutions pires que ça.

        « Rappelez-vous toujours que si la Gestapo avait les moyens de vous faire parler, les politiciens ont, eux, les moyens de vous faire taire. » Coluche

        • [^] # Re: Ok mais...

          Posté par  . Évalué à 10. Dernière modification le 03/10/20 à 09:18.

          Cependant, le problème s'est révélé fin de l'année scolaire passée, le temps de définir un cahier des charges avec les besoins recueillis à la sortie du confinement, il fallait développer l'application en deux mois

          C'est vrai, mais la volonté d'avoir un cahier de texte numérique n'est pas nouvelle (j'ai eu la chance de ne pas à avoir vivre ça en tant que collégien / lycéen d'ailleurs, mais ça fait quelques années maintenant que ça existe), et des plateformes libres pour déposer des cours, avoir des échanges entre les enseignants et les élèves / étudiants avec notifications par mail existent déjà et sont déjà utilisées dans l'enseignement supérieur. Alors oui, il faut les mettre en place, mais les compétentes sont là, au sein même de l'éducation nationale.

          L'éducation nationale c'est un peu bizarre. On a d'un côté le monde de l'enseignement supérieur, où les solutions libres sont massivement utilisées. On a Renater qui fournit un travail incroyable, ultra efficace, quasi dans l'ombre parce qu'en fait ça marche au top donc on n'entend pas parler d'eux. Un réseau qui fonctionne, avec des services nickels. Donc les compétences sont là. Et on a le secondaire, où il n'y a rien de tout ça. J'ai presque l'impression que c'est à chaque établissement de se démerder individuellement sur les questions informatiques. Ça coûterait moins cher de mutualiser un peu les ressources !

          • [^] # Re: Ok mais...

            Posté par  . Évalué à 4.

            Il me semble que la différence entre le secondaire et le supérieur, c'est que l'informatique dans les lycées c'est à la charge des régions et dans les collèges à la charge des départements. Pas sûr dans ce cas que l'EN soit vraiment en position de décider et de faire. J'aimerais me tromper.
            En France on a l'habitude de râler contre l'État mais bien souvent ce sont les élus locaux qui bloquent les évolutions, augmentent les impôts, ne font pas leur job, etc.

            • [^] # Re: Ok mais...

              Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 10.

              augmentent les impôts

              Quand on regarde bien, c'est souvent que l'État leur donne de nouvelles missions, mais sans le budget. Un façon de dire "regardez, on baisse les impôts" et de l'autre "regardez comment ils gèrent les régions, il ne font qu'augmenter les impôts".

          • [^] # Re: Ok mais...

            Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 6. Dernière modification le 03/10/20 à 10:08.

            Ça coûterait moins cher de mutualiser un peu les ressources !

            C'est un truc que j'ai jamais compris :

            Pourquoi les étudiants en informatiques ne travaillent pas sur les besoins des autres ?

            Imaginons le "cahier de texte numérique" au niveau national avec un système d'authentification, il faudrait combien de temps a x classes d'infos pour le developper le tester et publier les sources ?

            J'ai même été confronté à Shibboleth que j'ai découvert par la même occasion

            Des choses existent et depuis longtemps, pourquoi ce n'est pas utilisé de manière plus massive ?

            Le syndrome du NIH ?

            Une histoire de gros sous ?

            Des politiques qui ne comprennent rien ?

            Des egos surdimensionnés ?

            • [^] # Re: Ok mais...

              Posté par  . Évalué à 2.

              Salut,

              Je ne sais pas si je ne vais pas répondre à côté de la plaque…

              Déjà parce que ma fin d'études a été plus en IA qu'en informatique pure, mais (parce qu'il y a un mais)…

              Si dans tes études tu ne te confronte pas aux problèmes, tu arrive sur un marché du travail où tout ce que tu sais faire, c'est utiliser une bibliothèque sans comprendre les bases qui la fondent.

              Certes, j'ai fait un certain nombre de projets qui ne sont jamais sortis (ouf !), mais ça m'a aidé par la suite : les pièges étaient connus, les erreurs aussi, la problématique également. Du coup, dans le professionnel, c'était plus facile.

              Du genre : Ah ouais, ce problème, ok. Déjà fait, mais y'a probablement une bibliothèque qui le fait mieux.

              ;)

              Matricule 23415

            • [^] # Re: Ok mais...

              Posté par  . Évalué à 7.

              Imaginons le "cahier de texte numérique" au niveau national avec un système d'authentification, il faudrait combien de temps a x classes d'infos pour le developper le tester et publier les sources ?

              Déjà, il y a une partie du boulot qui ne rentre pas dans le cadre des cours, ça va être compliqué à faire rentrer dans le programme. Ensuite, tu veux faire bosser des étudiants gratos pour du travail pro, ce n'est pas très éthique. Il a aussi le support, s'il y a un bug bloquant le 1er juillet, qui s'en charge ? On attend la rentrée, le temps que les nouveaux arrivés se mettent dans le bain, comprennent le code fait par un autre étudiant (qui n'ont pas l'expérience pour faire du code le plus lisible) et trouvent et publient un correctif vers fin mars ?

              J'ai même été confronté à Shibboleth que j'ai découvert par la même occasion

              Je ne vois pas ce que tu veux en faire dans ce cadre-ci.

              « Rappelez-vous toujours que si la Gestapo avait les moyens de vous faire parler, les politiciens ont, eux, les moyens de vous faire taire. » Coluche

              • [^] # Re: Ok mais...

                Posté par  . Évalué à 5.

                Je te rejoins entièrement, c'est typiquement le genre de boulot où il vaut mieux une équipe avec du suivi, quitte à prendre des étudiants en stage ou en alternance dans cette équipe pour les impliquer, ça peut être chouette surtout qu'ils ont vécu le lycée et le collège il n'y a pas longtemps et qu'ils ont déjà une connaissance des problèmes et des attentes, et que ça peut être intéressant pour eux.

                • [^] # Re: Ok mais...

                  Posté par  . Évalué à 2.

                  bof, avec le noyau linux à ses débuts, les personnes arrivaient puis faisaient un patch et on ne les revoyais pu :). et au lieu de donner a des étudiants, on donnerais des projets par université/ecole informatique.

                  et les aide du gouvernement serais en fonction des ligne de code \o/ pondu !

                  le futur "vacances france codeur" serviront a remunerer les étudiants sur les bug de l'année qui auront bosser gratos toute l'année. :)

                  y a de quoi faire.

                  • [^] # Re: Ok mais...

                    Posté par  . Évalué à 6. Dernière modification le 03/10/20 à 12:48.

                    D'accord, mais il y a deux choses avec le noyau Linux :

                    • une ou plusieurs personne avec une vision globale
                    • une modularisation qui fait que si on perd la connaissance liée à une contribution qui permettrait de la maintenir, cela n'affecte qu'un bout.

                    Il faut un suivi. Ce n'est pas impossible en faisant travailler des étudiants, mais une ou plusieurs personnes permanentes pas complètement déconnectées du développement de l'outil me semblent nécessaire, et idéalement, des gens participant à l'écriture du code elle-même.

                    et les aide du gouvernement serais en fonction des ligne de code \o/ pondu !

                    Quelle horreur xD.
                    J'ai écrit des patchs qui suppriment plus de lignes qu'ils n'en rajoutent, sans supprimer de fonctionnalités. Je perdrais de l'argent en faisant ça, pourtant ces patches étaient utiles ! (cela dit, j'ai perçu le ton humoristique de ton commentaire)

              • [^] # Re: Ok mais...

                Posté par  . Évalué à 1.

                Déjà, il y a une partie du boulot qui ne rentre pas dans le cadre des cours, ça va être compliqué à faire rentrer dans le programme. Ensuite, tu veux faire bosser des étudiants gratos pour du travail pro, ce n'est pas très éthique. Il a aussi le support, s'il y a un bug bloquant le 1er juillet, qui s'en charge ?

                J'ai l'impression qu'on choisi toujours de ne pas voir ce qui a été mainte fois illustré… BSD, VLC, etc.

                “It is seldom that liberty of any kind is lost all at once.” ― David Hume

                • [^] # Re: Ok mais...

                  Posté par  . Évalué à 5.

                  Ce n'est pas la même chose. BSD je connais moins, mais de ce que je lis, ce n'étais pas de la prod, ce n'était même pas utilisé hors du département informatique. C'était aussi une époque très différente de ce qu'on attendait d'un ordinateur en terme de disponibilité et de fonctionnalités.

                  Pour VLC, c'est sûr que ce n'était pas de la prod. Maintenant, du peux avoir du support, mais ce n'était pas le cas au début.

                  Cela ne veut pas dire ce que ce sont pas des bons projets, mais uniquement que tu ne peux utiliser des étudiants pour faire du support 24/7 gratuitement. Ce n'est ni moral ni efficace.

                  En plus, c'est un sacré biais du survivant.

                  « Rappelez-vous toujours que si la Gestapo avait les moyens de vous faire parler, les politiciens ont, eux, les moyens de vous faire taire. » Coluche

                  • [^] # Re: Ok mais...

                    Posté par  . Évalué à 2.

                    Euh… je pointe juste du doigt le fait que des projets d'envergure peuvent bien se faire dans le cadre universitaire. Et des exemples comme ça il y en a un petit paquets d'autres

                    • CTSS né au MIT en 1961 a été utilisé dans un contexte de production jusqu'en 1973
                    • PLATO II né à l'université de l'Illinois en 1961 a aussi été mondialement diffusé
                    • DTSS né sur le campus de Dartmouth entre 1963 et 1964 a bien été massivement commercialisé

                    Je ne concluais pas non plus que des étudiants devaient faire du support « 24/7 » gratuitement (ni de façon rémunérée ni que le fonctionnement des centres de support soit toujours moral) La majorité des projets libres qui réussissent ont un support communautaire en ligne, et ce modèle est repris par des entreprises (Free et Red SFR sont des exemples bien connus chez nous, et les détenteurs de Java font de même aussi.) Et mieux, rien n'empêche que des entreprises puissent fournir du service (dont du support) dessus… (tiens, beaucoup d'opérateurs d'interconnexion réseau vendent du BSD repackagé, un peu comme Red Hat ou Canonical vendent des distributions pourtant libres.)
                    Le biais est dans le raisonnement de la nécessité d'une entreprise commerciale qui doit avoir le contrôle de bout en bout pour qu'on puisse considérer ça comme professionnel.

                    “It is seldom that liberty of any kind is lost all at once.” ― David Hume

                    • [^] # Re: Ok mais...

                      Posté par  . Évalué à 4.

                      Pour vlc, ce n'était pas vraiment un projet universitaire à l'origine. BSD a commencé avec un code complet fourni par AT&T tu je ne me trompe pas. Je ne connais pas les projets dont tu parles mais il faut faire attention aux us le travail des chercheurs universitaires est rattaché à l'université et pizzas à leur labo (d'un point de vue présentation/communication). C'est comme dire que g'mic est un projet universitaire.

                      Tous les projets dont tu parle sont des projets dont les étudiants sont les premiers utilisateurs ça joue énormément pour comprendre les besoins et savoir quoi faire (et éviter d'être hors sol).

                      Ah et on retiens ceux qui ont réussi. La qualité fournit par des étudiants n'est pas forcément au rendez-vous, ils sont en formation ils ont le droit de se planter.

                      • [^] # Re: Ok mais...

                        Posté par  . Évalué à 1.

                        Tout à fait

                        mais il faut faire attention aux us le travail des chercheurs universitaires est rattaché à l'université et pizzas à leur labo (d'un point de vue présentation/communication). C'est comme dire que g'mic est un projet universitaire.

                        Plus précisément, le monde universitaire n'est pas coupé du monde industriel et de l'entreprise, en tout cas dans le domaine technologique. Et c'est contre ce cloisonnement que je peste (et on est tellement dans cette vision en France…)

                        La qualité fournit par des étudiants n'est pas forcément au rendez-vous, ils sont en formation ils ont le droit de se planter.

                        L'effet école en effet. Mais je ne voyais pas forcément des trucs aboutis directement. Les universités, dans ma vision, permettent de mettre les mains dans le cambouis (ce qui ne va pas sans l'ouverture et l'accessibilité du code) et d'explorer diverses voies (que ce soit en terme de corrections que de fonctionnalités.) Avoir une branche où ils/elles se sont plantés/plantées, ce n'est pas grave en soit et ne doit pas constituer un blocage car la même chose se passe en entreprise aussi (mais elle fait payer sa R&D aux usagers) bien qu'elle prendra moins de risques (je crois.)

                        “It is seldom that liberty of any kind is lost all at once.” ― David Hume

                    • [^] # Re: Ok mais...

                      Posté par  . Évalué à 5.

                      CTSS né au MIT en 1961 a été utilisé dans un contexte de production jusqu'en 1973

                      Créé par le MIT Computation Center qui était une joint venture entre le MIT et IBM, je ne vois pas qu'il était principalement développé par des étudiants.

                      PLATO II né à l'université de l'Illinois en 1961 a aussi été mondialement diffusé

                      Premier PoC par un chercheur qui bossait sur le sujet, pas non plus développé par les étudiants.

                      DTSS né sur le campus de Dartmouth entre 1963 et 1964 a bien été massivement commercialisé

                      Il semble que ça ait été développé par des étudiants.

                      La majorité des projets libres qui réussissent ont un support communautaire en ligne

                      Cela ne veut pas dire que quand c'est déployé en entreprise, il n'y a pas quelqu'un qui fait du support 24x7 dessus. Reprenons l'exemple de VLC, il a fallu longtemps avant qu'il soit utilisé en entreprise et j'imagine que quand ça été le cas, il y avait des gens en interne pour faire le support.

                      Et mieux, rien n'empêche que des entreprises puissent fournir du service (dont du support) dessus… (tiens, beaucoup d'opérateurs d'interconnexion réseau vendent du BSD repackagé, un peu comme Red Hat ou Canonical vendent des distributions pourtant libres.

                      Je ne vois toujours pas le rapport (Accessoirement, Canonical ne vend pas de distribution Linux, ils vendent du support; pour Red Hat, je ne suis pas sûr). Tu as des boîtes qui vendent du support pour plein de produit (libre et propriétaire).

                      Le biais est dans le raisonnement de la nécessité d'une entreprise commerciale qui doit avoir le contrôle de bout en bout pour qu'on puisse considérer ça comme professionnel.

                      Personne n'a dit cela. Mon argument initial est qui si tu veux faire développer cela par des étudiants, qui fait le support ? (surtout que l'argument de faire développer cela par des étudiants, c'est pour faire baisser les coûts)

                      « Rappelez-vous toujours que si la Gestapo avait les moyens de vous faire parler, les politiciens ont, eux, les moyens de vous faire taire. » Coluche

                      • [^] # Re: Ok mais...

                        Posté par  . Évalué à 1.

                        La majorité des projets libres qui réussissent ont un support communautaire en ligne

                        Cela ne veut pas dire que quand c'est déployé en entreprise, il n'y a pas quelqu'un qui fait du support 24x7 dessus. Reprenons l'exemple de VLC, il a fallu longtemps avant qu'il soit utilisé en entreprise et j'imagine que quand ça été le cas, il y avait des gens en interne pour faire le support.

                        Comme je dis, « communautaire en ligne » ; donc « il n'y a pas quelqu'un qui fait du support 24x7 dessus. » Et pour VLC il n'y a toujours pas « des gens en interne pour faire le support » utilisateur 24x7 ; mais ils font le suivi des bogues.

                        Et mieux, rien n'empêche que des entreprises puissent fournir du service (dont du support) dessus… (tiens, beaucoup d'opérateurs d'interconnexion réseau vendent du BSD repackagé, un peu comme Red Hat ou Canonical vendent des distributions pourtant libres.

                        Je ne vois toujours pas le rapport (Accessoirement, Canonical ne vend pas de distribution Linux, ils vendent du support; pour Red Hat, je ne suis pas sûr). Tu as des boîtes qui vendent du support pour plein de produit (libre et propriétaire).

                        Le rapport est celui que tu as évoqué juste avant : le support ; des entreprises fournissent du support et/ou des services supplémentaires. (Ouais, Canonical et Red Hat ne vendent pas de distribution, ils maintiennent leur distro et vendent du support dessus.) Bref, le plus important est que tu reviens à ce que je pointe du doigt : « Tu as des boîtes qui vendent du support pour plein de produit (libre et propriétaire). »

                        Le biais est dans le raisonnement de la nécessité d'une entreprise commerciale qui doit avoir le contrôle de bout en bout pour qu'on puisse considérer ça comme professionnel.

                        Personne n'a dit cela. Mon argument initial est qui si tu veux faire développer cela par des étudiants, qui fait le support ? (surtout que l'argument de faire développer cela par des étudiants, c'est pour faire baisser les coûts)

                        Au temps pour moi et toutes mes excuses si j'ai mal interprété tes propos.
                        Il me semble que tu as extrait la réponse à la question (enfin, une réponse possible) : des entreprises peuvent faire du support (sans avoir fait eux-même le développement, elles commercialisent un service autour du produit.)

                        Désolé aussi pour l'incompréhension : mon propos était juste d'insister sur le fait que le Libre permet d'avoir du développement estudiantin sur lequel va s'organiser ensuite le support (en ligne habituellement/classiquement, puis par des entreprises quand ça entre en entreprise et que ça a besoin de prise en charge contractualisée ou sponsorisée.) Que cela fasse baisser les coûts est fort possible ; en tout cas ça ne risque pas de les augmenter je pense, et surtout ce sera plus transparent je suis sûr.

                        “It is seldom that liberty of any kind is lost all at once.” ― David Hume

                        • [^] # Re: Ok mais...

                          Posté par  . Évalué à 3.

                          Il me semble que tu as extrait la réponse à la question (enfin, une réponse possible) : des entreprises peuvent faire du support (sans avoir fait eux-même le développement, elles commercialisent un service autour du produit.)

                          Aucune entreprise ne fait du support sur un logiciel aléatoire. Dans les exemples que tu cites, ce sont chaque fois des logiciels matures sur laquelle la société a évalué le coût et a des ressources en interne pour le faire (ou a un moyen d’en trouver facilement). Tu peux pas faire développer un logiciel par des étudiants, le balancer sur GitHub et dire « on trouvera bien une société qui va assurer le support pour un prix inférieur au fait de tout réécrire ».

                          Que cela fasse baisser les coûts est fort possible ; en tout cas ça ne risque pas de les augmenter je pense, et surtout ce sera plus transparent je suis sûr.

                          Je ne suis pas du tout convaincu par cela. Si tu me donnes du code habituellement écrit par des étudiants, je suis presque sûr que j’arriverais à une facture plus élever que le coût de le redévelopper. Parce qu’il y a beaucoup de chance que le code n’utilise pas les bonnes pratiques (et ce n’est pas une critique, il faut de l’expérience pour que ça arrive) et que ça amène beaucoup de bugs et donc du temps de maintenance élevé. Globalement tu vas arriver au coût de maintenance pour une entreprise qui engagent des gens même pas sorti de l’école qui a un turnover énorme (vu que les gens ne restent pas 10 mois).

                          Je pense que ce serait beaucoup plus pertinent d’avoir du code développé par une entreprise/administration qui doit être libre et public sur lequel les étudiants peuvent contribuer et l’entreprise/administration peut les accepter si la qualité est correcte. Et encore, on reste sur du travail fourni gratuitement par les étudiants.

                          « Rappelez-vous toujours que si la Gestapo avait les moyens de vous faire parler, les politiciens ont, eux, les moyens de vous faire taire. » Coluche

              • [^] # Re: Ok mais...

                Posté par  . Évalué à 0.

                Ensuite, tu veux faire bosser des étudiants gratos pour du travail pro, ce n'est pas très éthique. Il a aussi le support, s'il y a un bug bloquant le 1er juillet, qui s'en charge ?

                Je plaide coupable. J'accepte parfois de recevoir dans mon équipe des étudiants en stage non rémunéré. Circonstance aggravante, j'essaie au maximum de les traiter comme n'importe quel autre membre de l'équipe.

                Pour le coup, on est sur du travail long terme, donc le problème du bug du 1er juillet ne se pose pas.

                Dois-je arrêter parce que non éthique ? Ou bien c'est plus complexe ? :-)

                Surtout, ne pas tout prendre au sérieux !

                • [^] # Re: Ok mais...

                  Posté par  . Évalué à 9.

                  Un stage étudiant c'est fait pour apprendre, il n'y a aucun engagement de réussite. Faire reposer la réussite d'un projet sur un stage étudiant c'est le considérer comme un cdd et il faut alors le payer comme un cdd.

          • [^] # Re: Ok mais...

            Posté par  . Évalué à 2.

            Il y a aussi cette volonté d'impliquer les chefs d'établissements en mode chef d'entreprise plutôt que de tout diriger depuis Paris a coups de circulaire. Ce qui me paraît bien pour garder tout le monde impliqué un minimum dans son travail quotidien.

            Du coup il a peut être été décidé que c'était au chef d'établissement de gérer ça et j'imagine bien la scène : entre un outil Google qui, il paraît, est perfectible fonctionnellement mais qui au moins respecte le GDPR et d'autres outils libres dont même sur LinuxFr on est pas capables d'en dire plus, bon ben le choix est vite fait.

            Je te rejoins sur le fait que l'éducation nationale ne puisse au moins pas proposer une solution clé en main, ils ont quand même eu du temps depuis mars pour y réfléchir.

          • [^] # Re: Ok mais...

            Posté par  (site Web personnel) . Évalué à -1.

            es solutions libres sont massivement utilisées. On a Renater qui fournit un travail incroyable, ultra efficace, quasi dans l'ombre parce qu'en fait ça marche au top donc on n'entend pas parler d'eux.

            Tout cela est de moins en moins vrai

    • [^] # Re: Ok mais...

      Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 10.

      Je vais te prendre un autre exemple. Personnellement je n'aime pas les voitures Renault. Mais au travail il m'arrive parfois de devoir en conduire et ce n'est pas pour autant que je refuse. Je vais même te dire, je suis parfois surpris de ce qu'ils arrivent à sortir comme modèles.

      C'est une question de souveraineté numérique. Pour la comparaison avec les voitures, je préfère, et de loin, celle donnée par Tariq Krim, sans son entrevue dans l'émission Thinkerview, Tariq Krim et Bernard Benhamou : Souveraineté numérique, la douche froide ?

      Ce qu'il faut comprendre, c'est qu'après la deuxième guerre mondiale, en gros, les américains ne veulent pas que l'Europe dispose d'une industrie informatique. Pour une simple raison c'est que, qui dit ordinateur, dit arme nucléaire, donc dissuasion. Donc à ce moment là on a vraiment un alignement parfait, entre la vision, notamment celle du général de Gaule, à la création de la C2I, enfin toute une infrastructure. Ce qui est assez fascinent à l'époque, c'est qu'ils n'ont pas décidé de créer une boîte, c'est de regrouper un ensemble de boîtes autour d'un projet. Donc construire des calculateurs. Puisqu'à l'époque Control Data qui fait des calculateurs un peu puissant, on n'avait pas vraiment accès à ce genre de machines. Et on a eu cette vision qui est assez française, c'est de dire on fait nos trucs dans notre coin. On a fait ça avec le TGV, on a fait ça avec le Mintel. On construit nos réseaux, nos infrastructures. Et ce qui est fascinant, j'ai, dans une ancienne vie, passé beaucoup de temps à bidouiller des Mintel, quand on ouvre un Minitel, la première chose qui est impressionnante est que tout est fabriqué en France. Absolument tout. Les gens ne le savent pas, mais le Minitel a inspiré Steve Job pour le Macintosh, puisque la poignée, le design. Et donc on est parti d'un modèle où on faisait tout, à un modèle où on fait presque plus grand chose. Maintenant on veut faire le Health Data Hub, on est obligé de passer par Microsoft. On veut faire telle chose, les appels d'offre, on nous explique qu'on ne sait plus faire. Et je pense qu'il y a plusieurs raisons, mais la première c'est l'expertise est là, mais les gens qui ont l'expertise ne sont jamais les gens qui décident. Ce n'était pas le cas avant, on avait beaucoup d'ingénieurs, de polytechniciens, des gens un peu strict, mais qui étaient des vrais ingénieurs qui savaient construire, mettre en place des équipes. Maintenant on a plutôt des consultants, des gens qui font des Powerpoint. Là on est vraiment dans le modèle : on a vu une présentation de Google, c'est super. Et c'est vrai que c'est très beau. C'est ça qu'il faut faire. Alors qu'en fait lorsqu'on construit des projets sur le long terme, par exemple le Healt Data Hub, mais tout ce qu'on va faire, tout ce qui est nouveau dans le numérique. On ne le fait pas pour cinq ans, on le fait pour vingt ans, trente ans. Quand on a fait le TGV on a pas dit c'est un produit qu'on va faire pour quelques années. Donc il y a une version long terme. Il faut donc la construire. Et la construire c'est difficile. Il y a deux visions, il y a la vision Uber, on clique, la voiture arrive en bas. Et puis on rentre dans la voiture. Puis il y a la vision où on passe son permis de conduire, on achète sa voiture, on apprend à la conduire. C'est plus compliqué, c'est plus cher, mais ce ce qu'on doit faire.

      • [^] # Re: Ok mais...

        Posté par  (site Web personnel) . Évalué à -9.

        Puis il y a la vision où on passe son permis de conduire, on achète sa voiture, on apprend à la conduire. C'est plus compliqué, c'est plus cher, mais ce ce qu'on doit faire.

        Le parfait exemple pour motiver les gens à… fuir les gens ayant de tels discours.
        La souveraineté est importante, on le voit avec l'impact d'une décision US sur une entreprise chinoise, mais donner en exemple une façon qui devient dépassée, démontrer ne pas comprendre l'évolution des mentalités, quel repoussoir!

        Bon, il aurait dû aller plus loin, et dire qu'une clé sur une voiture c'est oublier le travaille du moteur, il faut apprendre à tourner une manivelle et réparer un moteur. Ha, ça donne pas envie? Comme son exemple qui tape à côté.

        Bref, on voit dans les arguments un passéisme plus qu'une envie de souveraineté, changez d'exemple pour convaincre, ou l'inverse de ce que vous dites vouloir va arriver encore plus vite grâce à vous…

      • [^] # Lire la transcription complète

        Posté par  . Évalué à 2.

        La transcription complète de cet entretien est disponible sur le site de l'April

        [ici https://www.april.org/souverainete-numerique-la-douche-froide-tariq-krim-et-bernard-benhamou-thinkerview]

        Bonne lecture !

  • # sso

    Posté par  . Évalué à 9.

    Google fait bien les choses : la porte d'entrée de cet outil « adapté à l'Éducation Nationale » est un banal écran de connexion Gmail…

    Alors je n'ai pas accès à cette suite Google mais ce que tu présentes comme l'écran de connexion pour Gmail est, à mon avis l'écran de connexion sso de Google, et donc c'est un peu normal qu'il soit utilisé.

    « Rappelez-vous toujours que si la Gestapo avait les moyens de vous faire parler, les politiciens ont, eux, les moyens de vous faire taire. » Coluche

  • # Ok

    Posté par  . Évalué à 10.

    Mais le jour où l’EN sera capable de déployer, héberger et maintenir une appli fonctionnelle pour 12M d’élèves et pratiquement le double de parents, on pourra se plaindre… en attendant, faut bien avancer.
    Et je dis ça en tant que parent.

    • [^] # Re: Ok

      Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 7. Dernière modification le 03/10/20 à 10:21.

      Mais le jour où l’EN sera capable de déployer, héberger et maintenir une appli fonctionnelle pour 12M d’élèves et pratiquement le double de parents,

      Le logiciel Pronote ne répond-t-il pas à se critère ? Selon l'entreprise, Pronote est utilisé dans plus de 7 700 collèges et lycées. Après cela ne fait peut-être pas 12 millions d'élèves, mais cela doit englober la majorité des collégiens et des lycéens.

      • [^] # Re: Ok

        Posté par  . Évalué à 10.

        Sur Lyon, on utilise Pronote, et/ou aussi laclasse.com.
        Des régions ont aussi leur Espace Numérique de Travail (par exemple en Île de France)…
        Bref des tas de solutions existent déjà, pas forcément libres mais hébergées par les académies/régions.

        • [^] # Re: Ok

          Posté par  . Évalué à 7.

          Juste pour revenir sur laclasse.com (dont j'ai été un des développeur principal pendant un temps), c'est un logiciel libre développé en interne par le département du Rhône (et maintenant de Lyon Métrolpole à ce que j'ai compris), ce qui est rare, voir unique.

          Je ne sais pas s'il propose aujourd'hui tous les outils nécessaires, en tout cas c'est une super brique logiciel qui devrait être mis plus en avant niveau national.

      • [^] # Re: Ok

        Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 9.

        Le logiciel Pronote ne répond-t-il pas à se critère ? Selon l'entreprise, Pronote est utilisé dans plus de 7 700 collèges et lycées. Après cela ne fait peut-être pas 12 millions d'élèves, mais cela doit englober la majorité des collégiens et des lycéens.

        On se marre

        Sérieusement, ce logiciel a vingt ans de retard, on dirait retour verse le futur, mode nostalgie Web 1.0. Et je ne parle même pas des ENT (pompeusement appelé "Environnement Numérique de Travail"), avec ses plantage à répétition et son interface qui rend fou. Essayez de l'utiliser lorsque vous avez deux enfants dans deux établissements différents. Et c'est pire lorsque l'on est à l'étranger. Nous avons tout de même échappé au néologisme digital

        Même les professeurs de mes enfants, pendant le confinement, utilisaient des plateformes comme GMail, en catimini, parce que l'éducation nationale ne pouvait suivre la charge.

        Sans aucun doute la faute au manque de moyens et aux enchères inversées déguisées en appels d'offres de l'éducation nationale.

        Le seul point positif, dans tout ça, c'est que les prochains appels d'offre, lorsque le gouvernement décidera de se passer de Microsoft / Google et consort (on peut rêver) ne jouerons plus dans la même cour.

        Les prochaines versions ne pourront plus se permettre d'offrir des services médiocres, comme c'est le cas actuellement. Les parents - et professeurs, se seront trop habitués aux interfaces cohérentes et intégrées, version Web 2.0.

        • [^] # Re: Ok

          Posté par  . Évalué à 5.

          (concernant Pronote, pas l'ENT)

          Je suis d'accord pour l'utilisation avec 2 enfants. Et c'est tout.

          Pour le reste, c'est clairement un logiciel de suivi, qui marche plutôt bien dans mon cas. Rien à voir avec une ressource eLearning. Effectivement on peut y joindre des fichiers, mais ce n'est pas forcément le but initial de l'application.

          L'appli mobile est perfectible, comme toutes les applis mobile. Certains profs ont utilisé pronote pour faire passer des ressources pendant le confinement.

          • [^] # Re: Ok

            Posté par  . Évalué à 3.

            Les ENT/Pronote fonctionnement bien dans mon cas (mais je n'ai qu'un enfant avec Pronote).
            Je préfère utiliser ces outils avec des données maîtrisées par la région/académie que de perdre le contrôle de mes données personnelles.

    • [^] # Re: Ok

      Posté par  . Évalué à 6.

      capable ? je suis sur qu'ils le sont, mais pour l'avoir il faudra hélas…. un marché public, un partenariat privée-public et des milliards € pour avoir une grosse merde bien centralisé en c# qui partira à la poubelle :'(.

      si une académie réussi a faire un logiciel libre qui fonctionne et prend de l'ampleur, il y aura un marché public pour les forcer à rentrer dans le rang

      entre nous je vois pas trop de solution, sauf si un JBK passe ministre de l’éducation national. il nous faudrait vraiment des technicien/scientifique au poste décisionnaire MAIS quand je vois ce que donne ceux qui y sont qui rentre dans le moule assez facilement, ce n'est pas gagné. Une révolution ou on couperait la tête aux commerciaux, et tous ceux qui pondent des slides sous powerpoint ;D  ?

      • [^] # Re: Ok

        Posté par  . Évalué à 8. Dernière modification le 03/10/20 à 10:34.

        Salut,

        Comme dit plus bas, ça existe déjà… moodle

        Je n'ai pas suivi le projet, je ne sais si c'est du libre ou de l'open-core.

        Enfin, ça existait déjà dans les années 2000 quand j'étais étudiant :(

        Matricule 23415

        • [^] # Re: Ok

          Posté par  . Évalué à 0.

          Justement, le problème de moodle est que c'est resté dans les années 2000… Et c'est surtout un soft à destination des universités qui n'est, à ma connaissance, pas vraiment utilisé dans les niveaux en dessous.

          • [^] # Re: Ok

            Posté par  . Évalué à 3.

            Salut,

            Ok, possible, je ne l'utilise plus depuis trop de temps.

            Mais entre repartir de 0 ou améliorier une solution, on fait quoi ?

            Matricule 23415

            • [^] # Re: Ok

              Posté par  . Évalué à 3.

              Ça dépend du besoin… et des fois, repartir de 0, ça fait pas de mal. Moodle est vraiment une usine à gaz…

              • [^] # Re: Ok

                Posté par  . Évalué à 0.

                Salut,

                Oui, repartir de 0, ça aide si tu as l'idée.

                Mon "plus gros" projet, il a fait :

                • implé en php (pas satisfaisant)
                • implé en perl (c'était pas ça)
                • implé le lisp (lush pour être précis, toujours pas ça)
                • implé en python. Ah, voilà, là ça va \o/

                Faut avoir l'idée, et tenter.

                Par contre réécrire si tu as 0 idée de ce que ça doit faire, c'est foncer dans le mur ;)

                Matricule 23415

                • [^] # Re: Ok

                  Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 3.

                  Mon "plus gros" projet, il a fait :

                  implé en php (pas satisfaisant)
                  implé en perl (c'était pas ça)
                  implé le lisp (lush pour être précis, toujours pas ça)
                  implé en python. Ah, voilà, là ça va \o/

                  Salut Kaos,

                  C'est off-topic, mais ça m'intéresse de savoir le pourquoi des "pas satisfaisant" et autres.

                  Je pose la question car je suis étonné (et curieux de nature). Moi j'ai toujours tout fait en PHP, mais note que ça aurait pu être un autre langage, c'est juste que c'est celui que j'ai maîtrisé à fond en premier, et je suis resté à mon premier amour.
                  Mais tu as l'air de dire qu'un projet s'accomode mieux d'un langage plutôt que d'un autre.

                  Je peux comprendre quand il y a vraiment un facteur spécifique, genre il faut que ce soit hyper-rapide donc Assembleur, ou usage obligatoire d'une bib dont le binding n'existe que pour un langage précis, … Or, pour 99% des projets que j'ai pu faire, avec un bon gros mix de devs web, scripts en batch, daemons, client lourd, je ne me suis jamais retrouvé bloqué par mon langage par défaut, et changer de langage n'aurait rien apporté de mieux, ni en facilité de dev ni en qualité du résultat.

                  Par exemple, là je suis en congé, et ça fait 3 jours que je suis sur le dev d'un serveur imap en PHP, pour aller avec les serveurs POP et SMTP que j'avais également fait en PHP il y a plus de 15 ans de ça. Je n'en suis qu'à un tiers de la RFC, putain c'est long… Ce n'est certes pas "conventionnel" de faire des daemons linux en PHP, mais pourquoi pas ? je ne vois pas ce que m'aurait apporté de plus le fait de le faire en Python, en Perl, en C ou en perlimpinpin ; ça tourne, ça roule, ça tient la charge. Un algo est un algo, le langage est juste une façon de faire comprendre ce qu'on veut que le proc fasse.

                  Donc voilà, pourquoi pour toi Python a été plus adapté sur ce big projet ?

                  • [^] # Re: Ok

                    Posté par  . Évalué à 4.

                    Salut,

                    C'est off-topic, mais ça m'intéresse de savoir le pourquoi des "pas satisfaisant" et autres

                    Hmm, c'est peut-être moi qui ait commencé le off-topic ;)

                    Mais tu as l'air de dire qu'un projet s'accomode mieux d'un langage plutôt que d'un autre.

                    Oui, tout à fait. Si je veux faire de la stat c'est R. Si c'est dataviz c'est python (attention, il y a de sérieux concurents, surtout si c'est du scripting).

                    Donc il faut faire des essais.

                    ;)

                    En gros, pour en revenir à mon cas, le contexte, ce "gros" projet, c'était pour faire de l'analyse de données.

                    Exemple : à partir des données brutes sans identifiant pouvoir dire : si client achète le produit A il sera intéressé par le produit B..

                    Bon, comme c'est du "méta", ça marche pour plein d'autres choses plus utile, comme : si le patient présente ce symptôme, alors il y a des chances que cet autre symptôme arrive.

                    Ça demande de manger pas mal de données.

                    php : ça aurait pu réussir si j'avais eu le temps, mais sur un stage de ~1 mois, trop court
                    perl : avec l'expérience rapide de php, traiter des gros fichiers, fallait du lourd, d'où cette expérimentation. Mais le graphique suivait pas (ou plus, c'est une partie que je n'ai pas suivi)
                    lush : là, je commençais à toucher au but, mais pas encore. Traitement de fichiers, ok, GUI ok pour l'époque. Mais LISP quoi… :p
                    python : ok ça roule !

                    Si pour les trois premières tentatives ont été des échecs (pas complets, mais j'étais seul), pour la quatrième, l'école m'a associé à un ingénieur R&D ce qui m'a fallicité pas mal la vie.

                    En gros, comme j'avais fait plein d'erreurs déjà, et mon idée claire, ça a été (pour ma part) assez calme : une fois le projet expliqué, on a bossé.

                    Matricule 23415

                    • [^] # Re: Ok

                      Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 2.

                      Merci pour ces précisions.

                      Pour les usages de R (que je ne connais que de nom) ça rentre sans doute un peu dans la case "spécificité".

                      De ce que je comprends, tu aurais pu faire ce projet en PHP/perl/lush si tu avais maitrisé ces langages sur le bout des doigts, et que le choix final de Python s'est fait parce qu'un gars le connaissait justement sur le bout des doigts. Ou je me trompe ?

                      Mon regard sur des projets passés est que parfois le(s) dev(s) perd(ent) beaucoup de temps à choisir le langage qui sera utilisé, change(nt) x fois avant de se fixer (ou pas) et qu'au final ça aurait été beaucoup plus vite de choisir un langage qu'il(s) maîtrise(ent) bien au lieu de tergiverser.
                      J'ai même bossé avec un cas gars sur un projet (lui le frontoffice, moi le backoffice) qui réécrivait tout le code dans un nouveau langage tous les deux mois juste parce qu'il voulait "jouer" et découvrir le dernier langage fashion du moment qu'il est super bien et tout et tout : très positif pour sa culture info, mais on a attendu longtemps le frontoffice terminé, et puis comme il n'est jamais arrivé, j'ai du le faire moi-même (en PHP bien entendu).

                      • [^] # Re: Ok

                        Posté par  . Évalué à 2. Dernière modification le 03/10/20 à 21:35.

                        Salut,

                        Pour les usages de R (que je ne connais que de nom) ça rentre sans doute un peu dans la case "spécificité".

                        C'est un peu spécialisé traitement de données, mais python est pas loin, voir sur certains points en avance ;)

                        De ce que je comprends, tu aurais pu faire ce projet en PHP/perl/lush si tu avais maitrisé ces langages sur le bout des doigts, et que le choix final de Python s'est fait parce qu'un gars le connaissait justement sur le bout des doigts. Ou je me trompe ?

                        Yep, avec du temps, tout langage avait sa chance (j'ai vraiment bien aimé le test de lush).

                        Python a été vite choisi : il connaissais, j'avais des notions. Donc bon, il n'y avait pas de grosses questions à se poesr au final (bon, en fait, comme on éatit issu de la même école d'ingénieurs, il n'y avait pas de problème pour utiliser chacune des solutions).

                        Mais on avait une idée plus loin : mettre le dev en libre.

                        Bon, on l'a fait, ça a été un des premiers projets de l'école mis en libre.

                        Un peu d'essuyage de plâtres pas secs niveau juridique, des prises de tête sur le propriétaire…

                        Bon, python sesmblait quand même le bon candidat (sans regret !).

                        Après, je suis parti sur d'autres projets et lui aussi de son côté. Donc c'est assez abandonné.

                        Mais au moins, en plus de tous ces essais logiciels, on a réussi à faire l'un des premiers softs de thèse libre dans mon école (correctement, juridiquement parlant)

                        Matricule 23415

                    • [^] # Re: Ok

                      Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 1.

                      Si pour les trois premières tentatives ont été des échecs (pas complets, mais j'étais seul), pour la quatrième, l'école m'a associé à un ingénieur R&D ce qui m'a fallicité pas mal la vie.

                      On est déja vendredi ?

        • [^] # Re: Ok

          Posté par  . Évalué à 1.

          Oui mais non…

          Je ne vais pas descendre moodle, bien au contraire, c'est une logiciel génial que j’utilise tous les jours ! mais ce n'est pas un ENT et ça n'en a pas la vocation : pas de gestion des emplois du temps, pas de génération de bulletins entre autres. c'est pour la pédagogie et rien que la pédagogie : pas pour de l'administratif. Il faudrait sérieusement tripoter sous le capot pour s'en approcher.

          Certains éditeurs d'ENT ont choisi (ou ont cédé à la pression parce que proposer et facturer un moodle-like proprio est tentant) pour ajouter un moodle adossé à leur ENT, c'est une solution plutôt efficace.

          PS : moodle est en GPL

    • [^] # Re: Ok

      Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 2.

      Est qu'un serveur NextCloud par établissement avec LibreOffice Online et Jitsi suffirait pour répondre aux besoins ?

      • [^] # Re: Ok

        Posté par  . Évalué à 5.

        Le problème n'est pas que sur la fourniture de serveurs. Le problème aussi touche les équipes en charge de la maintenance, l'assistance et la dispo… Tu peux pas leur balancer un soft et démerdez vous avec…
        (Et Jisti, c'est bien pour les apéros entre potes mais ça monte pas en charge…)

        Y'a aussi la problématique de l'authentification. Quand tu multiplies les outils, il faut un système d'authentification centralisée sinon tu ne t'en sors plus… Il faut aussi que le machin soit costaud pour tenir une telle base. Et surtout, il faut des gens formés pour créer les identifiants, gérer leur communication et assister les utilisateurs.
        Quand tu as des millions de familles dans l'académie avec un équipement inconnu et très disparate, c'est pas simple.

        Bref, de ce que j'en sais et ce que j'en vois, ni l'EN ni les académies ni les régions et encore moins les villes et villages en charges des écoles ne sont taillés pour ça.
        Libre ou pas, ça ne change rien.

        • [^] # Re: Ok

          Posté par  . Évalué à 1.

          Nous connaissons plein de solution d'annuaire et des questions d'authentification avec certificat, ssh et openpgp serait parfait pour faire le taf avec un serveur de clé en .gouv.fr pour des millions d'élèves.

          le decalage/retard technologique est trop important, il devient presque obligatoire de passer par ceux qui ont investi la dedans depuis des années : google, microsoft et atos (nan je deconne pour le dernier)

          • [^] # Re: Ok

            Posté par  . Évalué à 3.

            Oui bien sur mais QUI va prendre tout ça en main, faire l'intégration et gérer ce bordel ?

            Il suffit pas de dire "oui mais y'a ça et pis ça et pis ça, ysufikeu et yakafokon…". Le plus dur est justement d'intégrer le tout et le maintenir !

            • [^] # Re: Ok

              Posté par  . Évalué à 0.

              Tu as tout résumé. Après avoir tenté de tout lire, C'est drôle de voir des developpeurs être confronté à une prod, une exploités. Bref de découvrir Itil.
              Outre le support, les nouvelles releases (ou les updates de sécurité) en prod direct ou des élèves pour tester ? Qui va d'ailleurs faire les upgrades sur les postes.

        • [^] # Re: Ok

          Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 4. Dernière modification le 04/10/20 à 09:46.

          Pour l'authentification unique, il y a une développée pour https://apps.education.fr/ (peertube par ex a été patché pour)

  • # La nature a horreur du vide

    Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 10. Dernière modification le 03/10/20 à 09:57.

    Oui la nature a horreur du vide
    et l'éducation nationale a laissée un vide abyssale et astronomique dans cette discipline bizarre qu'est l'informatique.

    Discipline qui ne concerne pourtant que quelques milliards de personnes dans le monde …

    Il y a 30 ans l'EN faisait peine en informatique, à 17 ans avec mes maigres moyens j'en connaissait beaucoup plus que les profs du BTS informatique que mon lycée venait d'ouvrir.et pourtant ils avaient été formés pour enseigner l'informatique …

    De nos jours quand je vois comment fonctionnent les sites de l'ENT ou de PRONOTES, même si il faut le reconnaître cela s'est beaucoup amélioré, il y a de quoi être dégouté de voir a quoi servent nos impôts.

    Quand de plus on entend que des contrats sont signés en mode OpenBar avec Microsoft en toute illégalité

    Et Dernièrement, enfin il y aura un CAPES "Numérique et sciences informatiques" en 2020 … en 2020 !

    Il y a 20 ans cela aurait pu passé comme quelque chose d'innovant … la on a l'impression qu'il s'agit tout simplement d'une obligation pour éviter d'être traité de pignouf

    Mais c'est vrai que l'EN fait toujours très fort :

    en 2002 passage à l'EURO , j'ouvre le livre de ma fille dont le sujet est l'argent et la monnaie était illustré par … des Francs ??

    on ne les avait pas prévenu à l'éducation nationale que l'Europe allait changer de monnaie ?

    Alors … que Google occupe un espace laissé vide … que veux tu s'il n'y avait que ça comme problème dans l'EN …

    Ma fille va dans un lycée prévu pour 1600 personnes et il y a plus de 2000 lycéens, c'est pas enseignée la démographie ?

    Désolé mais en France l'EN est pitoyable … manque de moyens, de volonté politique, je ne sais pas, mais par contre à mon avis le mammouth a l'air bien vivace et bien gras …

    PS : je reconnais que c'est bête et méchant comme propos, c'est fait exprès …
    Et heureusement qu'il y a beaucoup de personnes dans l'éducation nationale qui font correctement leur boulot, qui aiment ce qu'il font et en sont fier.
    C'est eux que je plains.

    Mais j'ai toujours l'impression que c'est du coté de la tête du mammouth que c'est pas assez irrigué ou en manque de proteines …

    • [^] # Re: La nature a horreur du vide

      Posté par  . Évalué à 4. Dernière modification le 03/10/20 à 10:13.

      Salut,

      Mouaif, je ne partage pas exactement le même avis.

      Déjà en 2000 environ, j'avais fait un projet étudiant pour tester des possibilités de e-learning. Nom de code : WISE (Wise Is a Schooling Experience).

      Oui, c'est bête comme acronyme :p

      Et peu après on a eu droit à moodle, qui est pas si mal de l'usage que j'en ai fait (pas du tout participé au développement).

      Donc non, les solutions, elles existent. Depuis longtemps.

      Ce sont les décideurs qui ne les connaissent pas, ou sont mal informés.

      Matricule 23415

    • [^] # Re: La nature a horreur du vide

      Posté par  . Évalué à 3.

      on ne les avait pas prévenu à l'éducation nationale que l'Europe allait changer de monnaie ?

      Pourquoi accuser l'EN de la paresse des auteurs et des éditeurs des livres scolaires ?

      • [^] # Re: La nature a horreur du vide

        Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 5.

        C'est qui le donneur d'ordre ?
        Qui a la maîtrise d'oeuvre ?

        L'EN ou les éditeurs ?

        OK cela coute moins cher de rééditer des livres même si le contenu est obsolète … tant pis pour les enfants

        Personne vérifie le contenu ?

        Je ne sais pas qui sont les coupables, mais par contre ce sont nos enfants les victimes

        Et mieux que de connaître les coupables, dont je me contrefous, à eux de faire face à leur conscience …

        j'aimerais plutôt que quelqu'un me dise, et me prouve que cela évolue dans le bon sens …

        • [^] # Re: La nature a horreur du vide

          Posté par  . Évalué à 7.

          Je dirais que les donneurs d'ordre ce sont les éditeurs, ceux dont le business consiste à vendre des livres scolaires.
          Si les enfants pâtissent d'un nom de monnaie différent de celui de la monnaie usuelle dans un exercice, c'est qu'il y a un sacré problème de pédagogie. En quoi le nom de la monnaie a une quelconque importance dans un exercice ? Je pense au contraire que ce serait bien mieux si ce genre d'exercice était fait avec une monnaie que les enfants n'ont aucune chance de rencontrer dans la vraie vie, par exemple le sesterce ou un truc du genre, afin d'apprendre à passer de l'exemple particulier (le Franc) à la catégorie (une monnaie). Après on s'étonne que les élèves français deviennent nuls en math.

          • [^] # Re: La nature a horreur du vide

            Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 1.

            C'est pas faux, après tout on est pas obligé de confronter tout de suite les enfants avec la réalité.

            Le problème c'est de découvrir une erreur flagrante, la ou justement il ne devrait pas y en avoir.

            Et pour l'instant mon avis reste qu'il s'agit d'une histoire de pognon ou d'incompétence
            et c'est grave.

  • # Et sinon il y a https://apps.education.fr/

    Posté par  . Évalué à 10.

    Bon,
    je ne sais pas si c'est opérationnel dans ton académie mais il faut souligner qu'il existe ça

    https://apps.education.fr/

    eric.linuxfr@sud-ouest.org

    • [^] # Re: Et sinon il y a https://apps.education.fr/

      Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 0.

      Les services proposés sur la plateforme apps.education.fr sont temporaires afin de répondre aux demandes dans le cadre de la situation sanitaire actuelle

      Voilà, voilà…

      • [^] # Re: Et sinon il y a https://apps.education.fr/

        Posté par  . Évalué à 7.

        D'un autre côté il faut bien commencer non ?

        Et ne vous arrêtez pas à la 1ere ligne … un peu plus bas vous pouvez lire ça:

        "Dans sa version finalisée, ce projet offrira aux utilisateurs une plateforme de services numériques partagés à l'échelle nationale. La dynamique de ce projet accorde une grande attention à la voix des utilisateurs, et s'appuie sur un réseau de contributeurs venus de toutes les académies. Que vous soyez un utilisateur de ces applications ou un professionnel du numérique pour l'éducation, votre contribution est la bienvenue."

        Alors bon, soit vous laissez faire du google apps, soit vous tentez le coup avec apps.education.fr en espérant que plus vous serez nombreux et plus ça donnera de la valeur et de l'importance à ce projet et plus il sera possible à ses initiateurs de "faire pression" sur l'institution pour pérenniser le projet …

        Et même si on sait comment ça se terminera "probablement" (du lobbiying des privés vers quelques ministres ou conseillers influents) pour que le service public soit encore une fois dézingué ça ne vaut pas le coup de tenter le coup une fois de plus ?

        eric.linuxfr@sud-ouest.org

    • [^] # Re: Et sinon il y a https://apps.education.fr/

      Posté par  . Évalué à 2. Dernière modification le 03/10/20 à 15:29.

      Inutilisable car les listes d'élèves, de classes, de parents, d'établissements, de cours… avec les adresses de courriel etc. n'y sont pas injectées.

  • # Je partage le désarroi et d'un autre côté je comprends l'école

    Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 3. Dernière modification le 03/10/20 à 11:39.

    La dépendance vis à vis des gros monstres tels que les GAFAM est inévitable et c'est dommage. Il est vrai qu'en école on a toujours et encore malheureusement cette omniprésence de l'apprentissage des outils Microsoft, Office, Google et autres.

    Moi j'ai eu la chance de faire un DUT et une licence en informatique car j'étais déjà passionné du développement et surtout des logiciels libres et en plus dans mon école on utilisait que des logiciels libres (libreoffice, evince, Linux, …).

    Mais je ne peux pas nier non plus que depuis que je suis dans la vie active (11 ans) je n'ai jamais rencontré d'entreprises n'utilisant pas au minimum un logiciel propriétaire (Office, Windows, Visual Studio, SQL Developer). Et je dois avouer que si j'avais pas eu un minimum de formation sur ces outils en stage, je pense que j'aurais vraiment été dans la galère. Il existe des emplois dans le 100% libre mais ils sont qu'une infime partie de ce que vous pouvez trouver, en tout cas moi en Alsace j'ai pas encore trouvé dans mon domaine.

    Je dirais que le gros problème actuel est l'omniprésence des géants de l'informatique déjà convenablement installés dans les entreprises et services publics. C'est bien pour ça que les migrations sont compliquées et que certains font machine arrière (comme les municipalités qui sont passé à Linux pour revenir à Windows). Cela a un coût non négligeable, une formation nécessaire pour les gens lambdas qui connaissent déjà tous les outils « communs ».

    À mon avis tant que nous n'avons pas une plus grande divergence dans le monde professionnel il va être compliqué d'enseigner aux plus jeunes les alternatives libres, la question qu'ils vont se demander « pourquoi ? personne n'utilise ça. » en exagérant un peu. Pour en revenir au cas de l'école je pense que leur choix était « tout le monde connait ça, ça sera plus simple ».

    En plus, j'ai envie de dire que la situation devient pire avec nos smartphones et nouvelles technologies. Maintenant on nous demande d'installer des applications pour le travail (chez moi on m'a demandé d'installer une application pour l'authentification double et un VPN non libre). Ou pour d'autres services comme la banque afin d'effectuer des paiement sécurisés en ligne.

    Un avenir 100% libre, opensource et sans GAFAM j'ai malheureusement peine à y croire.

    l'azerty est aux dispositions ce que subversion est aux SCMs

    • [^] # Re: Je partage le désarroi et d'un autre côté je comprends l'école

      Posté par  . Évalué à 2.

    • [^] # Re: Je partage le désarroi et d'un autre côté je comprends l'école

      Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 4.

      A part quelques uns (les powers users) la majorité des personnes n'utilisent leurs traitement de texte que comme des machines à écrire.

      La plupart des outils "classiques" peuvent être remplacés très vite, surtout quand on voit le cout de l'abonnement de MS-Office, cela pourrait être fait rapidement.

      Mais ça c'est le coté visible de l'iceberg les postes de travail qui de plus nécessite tout un environnement serveur ( AD, WSUS etc ) pour être géré correctement

      Pourtant coté serveur justement de ce coté Linux a largement gagné notamment sur le cloud
      et même sur Azure

      Il y a encore beaucoup d'affionados cote Windows Serveur, mais dans le domaine de la gestion c'est quasiment impossible de faire les mise à jours sans compromettre la bonne marche de l'exploitation.

      Cette obligation de mise à jour coté poste client et serveur commence a agacer beaucoup de monde.

      Surtout que la fiabilité d'un serveur windows n'est pas toujours au rendez vous et que bien souvent les reboots deviennent "préventifs".

      Sans parler du fait que des qu'il y a un problème la solution est soit une licence supplémentaire soit un developpement couteux (personne ne sait faire de script sous windows ? ou personne ne veut les maintenir ?)

      Enfin cela va peut être évoluer maintenant que Windows accueille 2 innovations technologiques majeures : bash et ssh

      Ce qui fait que récemment à ma grande surprise, lors de renouvellement de version d'ERP de plus en plus de client passe de Windows à Linux

      Et bientot, mais la je m'avance dans la divination, le prochain OS des postes client sera Chrome OS

      Pourquoi :

      Il fait pas c…. le monde comme Windows 10 , rien de plus enervant que ce message :
      application des mises à jours en cours n'éteignez pas l'ordinateur …

      Chrome OS Il marche … tout simplement

      Cela s'utilise comme un téléphone portable et en plus il y a plus de 2 millions de logiciels installable d'un clic sur le PlayStore

      Et le dernier argument, il m' a été donné par ma fille : c'est relié simplement a son téléphone, ce qui sur le Chromebook est aussi sur le téléphone sans RIEN avoir à faire

      Bref, même si cela me fait mal de le dire et que cet avenir me fait peur :

      ne faut il pas accepter ce que l'on ne peut éviter ?

      A part l'Europe qui aura les épaules assez larges pour reglementer tout cela ?

      Le libre risque de devenir comme ce petit village gaulois …

  • # Gratuit

    Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 5.

    Pour mettre en place une solution alternative, ça coûte du temps de développement et la mise en place de l'infrastructure. Ce n'est pas juste un logiciel, c'est une plate-forme, un hébergement. On ne peut pas concurrencer une solution gratuite avec du logiciel libre si tout ce qui compte n'est que le prix.

    D'un côté on aura des discours sur l'innovation française, sur la souveraineté numérique, mais il n'y a pas d'action; on continue à envoyer les données des citoyens dans des silos à l'étranger. Mais l'état ne veut pas payer pour ça, pourquoi il le ferait si il peut avoir une solution gratuite?

    Je parle de «gratuit» mais pour moi ce n'est pas vraiment gratuit: Google veut un retour sur investissement. Ce seront les utilisateurs qui paieront avec leur données, leur vie privée, leurs achats compulsifs, leurs votes.

    Un LUG en Lorraine : https://enunclic-cappel.fr

    • [^] # Re: Gratuit

      Posté par  . Évalué à 10.

      En fait, pour ne pas payer, l'école vend ses élèves à google.

      • [^] # Re: Gratuit

        Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 10.

        Non, elle lui vend les profs et les parents aussi.

        • [^] # Re: Gratuit

          Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 1.

          Un jour j'aimerais comprendre ou passe le pognon de l'éducation nationale

          Qui est un des plus gros budgets de l'état

          • [^] # Re: Gratuit

            Posté par  . Évalué à 1. Dernière modification le 05/10/20 à 08:48.

            Par rapport aux autres pays, c'est essentiellement dans le personnel administratif…
            On a grosso modo 2x plus de personnel administratif que chez nos voisins (proportionnellement au nombre d'éleves evidemment). Et en plus, on paie moins bien nos profs.

            • [^] # Re: Gratuit

              Posté par  . Évalué à 2.

              Tu as une façon bizarre d'employer le mot essentiellement. D'après toi il y aurait donc plus de personnels administratifs que d'enseignants et de conseillers d'éducation à l'EN.

              • [^] # Re: Gratuit

                Posté par  . Évalué à -2.

                Je crois que tout le monde a compris ce que je veux dire sauf qq grincheux qui cherchent la petite bête comme toi.

          • [^] # Re: Gratuit

            Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 1. Dernière modification le 05/10/20 à 20:25.

            J'avais lu un article qui expliquait que la majorité du budget passait dans l'immobilier. Nous avons effectivement énormément de petites écoles en France, comparé à l'Allemagne par exemple qui en a des plus grosses. Alors comme toujours, les gens veulent une école à côté de chez eux, mais pas la payer.

            • [^] # Re: Gratuit

              Posté par  . Évalué à 4.

              L'immobilier est du ressort des collectivités, donc pas du tout dans le budget de l'éducation nationale côté Etat. La masse salariale représente environ 93% du budget consacré par l'Etat à la mission education scolaire.

              • [^] # Re: Gratuit

                Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 2. Dernière modification le 07/10/20 à 08:18.

                tu as des sources officielles ?

                Le sujet m'intéresse de voir la répartition des charges

                • [^] # Re: Gratuit

                  Posté par  . Évalué à 1.

                  Au-delà de mes 10 ans dans cette maison sur ces types de sujet, tu peux regarder le document budgétaire de la mission enseignment scolaire ici: https://www.performance-publique.budget.gouv.fr/sites/performance_publique/files/farandole/ressources/2020/pap/pdf/PAP2020_BG_Enseignement_scolaire.pdf

                  titre 2 : 68,75M€ sur 74,2M€ de budget total (page 31)

                  • [^] # Re: Gratuit

                    Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 2.

                    Merci beaucoup …

                    bon 408 pages ça calme

                    Merci pour la précision de la page 31

                  • [^] # Re: Gratuit

                    Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 2.

                    J'ai pas tout lu mais le libellé "Logistique, Système d'information et immobilier"
                    est parlant :

                    Le système d'information ne fait partie des priorités
                    Je n'ai rien trouvé, en recherche rapide, de lignes parlant vraiement de budget informatique

                    Même cette ligne semble plus lié à l'informatique interne

                    Et cette manière de regrouper des choses aussi différentes me parait louche, pour cacher un arbre rien ne vaut une forêt …

                    Mais bon c'est intérressant ce genre de document, cela permet de voir la complexité de la chose.

                    • [^] # Re: Gratuit

                      Posté par  . Évalué à 3. Dernière modification le 08/10/20 à 19:03.

                      Je n'ai rien trouvé, en recherche rapide, de lignes parlant vraiement de budget informatique

                      Peut-être parce que ce que tu cherches relève des collectivités locales.

                      • [^] # Re: Gratuit

                        Posté par  . Évalué à 3.

                        oui, le budget de l'Etat s'occupe du SI de gestion de l'organisation Education nationale (RH, moyens, finance, examens, concours, etc.) l'informatique "pédagogique" (ENT, ressources, etc.) est du ressort des collectivités.

                        • [^] # Re: Gratuit

                          Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 1.

                          Je réponds globalement

                          C'est peut être la qu'est l'erreur de casting :

                          La relation professeur / Parent / élève est sensiblement la même quasiment du primaire au bac
                          et une infra structure globale sur les territoires hébergé convenablement aurait du être mis en place

                          Une fois ce socle commun mis en place avec de bonnes fondations, il est possible de batir autour ou a coté

                          Alors qu'avec un système par région / département cela devient forcément le bordel

                          Mais comme dans le milieu professionnel, une solution basé sur du libre, sans licence c'est forcément louche.

                          Avec un produit propriètaire et des licences au moins c'est facile de justifier l'argent que l'on dépense même pas besoin de refléchir … c'est quand même plus simple non ?

                          • [^] # Re: Gratuit

                            Posté par  . Évalué à 2.

                            On ne peut pas promouvoir la décentralisation et proposer des solutions complètement centralisées qui seraient adaptées à chaque contexte local. Les situations sont très différentes entre les territoires, que ce soit sur le contexte socio-économique, les densités de population, de couverture, etc. Donc avoir des approches différenciées, avec des solutions qui au final seront différentes ne me semble pas absurde, même si économiquement ce n'est pas le plus efficace.

                            • [^] # Re: Gratuit

                              Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 2.

                              Je plains les parents avec des enfants dans plusieurs académies…

                              Ensuite pour complexifier certainses choses simples :

                              Un truc comme ENT c'est ni plus ni moins qu'une messagerie avec des particularités
                              par classe comme l'affichage d'un planning et quelques documents mis a disposition pour les parents et les éléves.

                              Que chaque établissement gére les choses de son coté comme il l'entend me paraît normal
                              mais pour diffuser certaines informations, sur une plateforme commune : un format commun serait judicieux

                              J'ai jamais franchement réfléchi à la situation et me trompe peut être, mais j'aimerais comprendre ce qui dans le dialogue parent/eleve <=> professeur/établissement est complexe
                              En reprenant les écrits que nous envoie les établissements

                              Par contre ce qui est complexe : c'est la sécurité a mettre en oeuvre et l'infra structure nécessaire inhérente au volume

  • # RGPD

    Posté par  . Évalué à 6.

    J'ai fait une rapide recherche, il apparaît que ces outils sont validés comme conformes au RGPD

    Je ne comprends pas ton commentaire : tu dis 2 choses contraires.

    oui, on vit dans un monde où on tolère des outils non réglementaires et où on valide ceux qui le sont.

    C'est 2 choses opposé, tu affirme qu'il ne respecte pas la RGPD (sans plus d'arguments ? le seul fait qu'il s'agisse de google suffit ?) et que malgré ça il l'homologation RGPD ou alors tu affirme qu'il n'a pas l'homologation et qu'il est pourtant toléré ?

    Pour info, la RGPD est une règlementation à tous les logiciels quelque soit leur usage dans l'union européenne donc la question l'éducation nationale devrait n'utiliser que des logiciel RGPD n'a pas trop sens (elle utilise de fait que des logiciels légaux).

    Si l'atteinte à la RGPD est avérée, la CNIL est là pour porter plainte.

    D'ailleurs faut-il comprendre au passage que les autres outils de Google sont notoirement non conformes ?

    Par quelle logique obtiens-tu que si A a la propriété P, non A n'a pas la propriété P ?


    Note que je suis d'accord que c'est un problème de dépendre des GAFAM, c'est ton argument autour de la RGPD que je ne comprends pas.

    • [^] # Re: RGPD

      Posté par  . Évalué à 4.

      Vu la sévérité des amendes gdpr (pourcentage du chiffre d’affaire mondial), l’importance pour Google de ce service, et la taille du marché européens, j’ai beaucoup de mal à croire que Google n’est pas dans les clous.
      Sans compter que le jour ou gdpr est devenu une réalité, la moitié des avocats européens specialises vie privée soumettaient des requêtes gdpr dans l’espoir de trouver des boites non conformes.

      donc effectivement, référence nécessaire la dessus.

      Linuxfr, le portail francais du logiciel libre et du neo nazisme.

    • [^] # Re: RGPD

      Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 4.

      Je me suis mal exprimé. Google a un truc expressément validé RGPD : G Suite Éducation. Ce qui sous entend / est un aveu que ses autres services ne sont pas conformes RGPD pour moi..!

      • [^] # Re: RGPD

        Posté par  . Évalué à 2.

        Ce qui sous entend / est un aveu que ses autres services ne sont pas conformes RGPD pour moi..!

        Ce serait illégal et les sanctions sont extrêmement violentes ça a été taillé pour ne pas être acceptable même par des entreprises comme Google. Tu imagine que personne n'a fait attention aux outils de Google depuis 2 ans (on a oublié de regarder s'ils respectent la RGPD)?

        • [^] # Re: RGPD

          Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 6. Dernière modification le 04/10/20 à 19:42.

          Oui, comme tous les autres sites consultables en France

        • [^] # Re: RGPD

          Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 7. Dernière modification le 05/10/20 à 10:25.

          https://www.laquadrature.net/2019/01/31/nextinpact-rgpd-pourquoi-la-cnil-a-inflige-50-millions-deuros-de-sanction-a-google/

          Les très grosses entreprises comme Google ont un seul but, faire de l'argent. Donc elles calculent.

          Elles prennent en compte le temps que les procédures, enquêtes, jugement, etc durent. Elles estiment aussi combien de temps elles peuvent les faire durer (longtemps). Elles évaluent la sanction la plus probable (très rarement la sanction maximum). Et elles mettent ça en rapport avec le bénéfice perdu estimé si elles se mettaient en conformité immédiatement.

          Il y aussi la possibilité de corrompre des personnes bien placées. Là aussi, un calcul possibilité/coût/risque est probablement fait.

          • [^] # Re: RGPD

            Posté par  . Évalué à 4.

            https://www.laquadrature.net/2019/01/31/nextinpact-rgpd-pourquoi-la-cnil-a-inflige-50-millions-deuros-de-sanction-a-google/

            Le fait que google soit sanctionné montre que google agit en toute impunité ?

            Elles prennent en compte le temps que les procédures, enquêtes, jugement, etc durent. Elles estiment aussi combien de temps elles peuvent les faire durer (longtemps). Elles évaluent la sanction la plus probable (très rarement la sanction maximum). Et elles mettent ça en rapport avec le bénéfice perdu estimé si elles se mettaient en conformité immédiatement.

            Le max c'est 4% du CA annuel, ça a était conçu pour faire ce genre de calcul et qu'il ne soit pas acceptable de ne pas le respecter. Le retarder, le mitiger peut être l'ignorer non.

            Il y aussi la possibilité de corrompre des personnes bien placées. Là aussi, un calcul possibilité/coût/risque est probablement fait.

            Tu rigole ? Les procédures d'appels font qu'il va te falloir une série de corruption et les sanctions sont tout de même dissuasives à titre individuel pour les personnes qui les commettent. On peut affirmer que la justice ne fonctionne pas, que google est une mafia, que tout le monde est corrompu, mais si tu l'affirme on est plus dans la discussion, mais dans de la calomnie et ça ne m'intéresse pas vraiment d'argumenter là dessus.

            • [^] # Re: RGPD

              Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 5. Dernière modification le 05/10/20 à 14:47.

              Le fait que google soit sanctionné montre que google agit en toute impunité ?

              Tu penses sérieusement qu'une entreprise de la taille de Google ne savait pas qu'elle n'était pas en conformité bien avant même que la RGPD entre en application ?

              Le max c'est 4% du CA annuel, ça a était conçu pour faire ce genre de calcul

              Encore une fois, tu regardes le max. Ces entreprises le prennent en compte, mais regardent surtout la sanction la plus probable. Dans cet exemple, 50 millions, ce n'est rien qu'une gentille tape sur doigts pour Google. Il y a fort à parier qu'ils ont gagné plus en ne respectant pas la RGPD pendant tout le temps qu'ils pouvaient.

              La sanction maximum, on en rediscutera le jour où elle tombera.

              Les procédures d'appels font qu'il va te falloir une série de corruption et les sanctions sont tout de même dissuasives à titre individuel pour les personnes qui les commettent.

              Tu supposes qu'il y a besoin de corrompre toute la chaîne. En règle générale, il suffit de corrompre le dernier maillon pour qu'il ferme les yeux.

              Quoiqu'il en soit, le truc pratique avec la corruption, c'est que quand c'est bien fait, ça ne se voit pas. Donc je ne peux pas affirmer que c'est pratiqué ou non par Google. Je peux juste affirmer que c'est une possibilité prise en compte et calculée. Après ils ont peut-être jugé ça inutile ou trop risqué, va savoir.

              Si on veut un exemple récent de corruptions par une grosse boite, on peut se tourner vers les spécialistes de la main lourde, Microsoft: https://www.lefigaro.fr/flash-eco/microsoft-va-verser-25-3-millions-pour-des-accusations-de-corruption-20190722

              • [^] # Re: RGPD

                Posté par  . Évalué à 2.

                La sanction maximum, on en rediscutera le jour où elle tombera.

                Mais… Euh… Comment expliquer ? Elle tombera s'ils ne se mettent pas en conformité c'est comme ça que fonctionne toutes les lois quelque soit le domaine. Comme je l'ai dis, ils peuvent retarder, mitiger, mais pas ignorer.

                Pour le reste je laisse les arguments complotistes aux complotistes. Je ne vois pas ce qu'il est possible de répondre à des arguments comme :

                Quoiqu'il en soit, le truc pratique avec la corruption, c'est que quand c'est bien fait, ça ne se voit pas. Donc je ne peux pas affirmer que c'est pratiqué ou non par Google.

                • [^] # Re: RGPD

                  Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 7.

                  Elle tombera s'ils ne se mettent pas en conformité

                  Rien n'est moins sûr car il y a les pressions diplomatiques, par ex Trump qui menace de taxer les exportations européennes si on touche aux GAFAM…

                  • [^] # Re: RGPD

                    Posté par  . Évalué à 2.

                    Tout à fait c'est pour ça qu'on a abandonné la taxe GAFA par exemple.

                    Vous énoncez des idées de manière hyper partisanes, on plonge allègrement dans les arguments FUD, puis complotistes, puis tous pourris,… en extrapolant à partir de rien ou pas loin. Mentir, se mettre des œillères ne sert jamais la cause que l'on croit défendre. Ce n'est pas en inventant des tares que l'on peu remettre en cause la dominance des GAFA, s'appuyer sur ce qui est parfaitement indéniable suffit.

  • # Ça doit être dur...

    Posté par  . Évalué à 1.

    Sans cesse, prôner des choses, un besoin de changement, un besoin de s'émanciper d'outils sur lesquels on ne contrôle finalement rien, et tous les jours, aucune action pour ne serait-ce que démarrer, faire un petit pas dans la bonne direction, qui susciterait tellement d'espoir, au lieu de voir jour après jour l'emprise toujours plus tentaculaire d'une poignée de fournisseurs étrangers sur nos institutions, et à travers elles, sur nous-mêmes et notre entourage.

    Oui, vraiment, je compatis, ça doit être très difficile, pour notre Président, cette apathie aiguë dont souffre son gouvernement sur cette question.

  • # Mail?

    Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 7.

    Pour communiquer les cours et les devoirs, que fait de si génial Google Suite Machin qui ne pourrait pas être réalisé avec un bête envoi de mail?

    J'ai l'impression qu'on ne sait plus faire simple et pas cher en informatique.

    Le post ci-dessus est une grosse connerie, ne le lisez pas sérieusement.

    • [^] # Re: Mail?

      Posté par  . Évalué à 6.

      Pour communiquer les cours et les devoirs, que fait de si génial Google Suite Machin qui ne pourrait pas être réalisé avec un bête envoi de mail?

      Je ne sais pas mais je vis en Espagne et mes filles sont en école publique.

      Ici on a officiellement:
      - une plateforme en ligne d'un autre temps gérée par la communauté autonome (la région quoi) avec des parties qui sont visibles uniquement avec l'appli mobile mais pas la version web.
      - les emails

      Durant la période de confinement la plateforme en ligne ne tenait pas la charge et la plupart des choses ont été communiquées via :
      - google classroom
      - le groupe whatsapp de l'association des parents d'élèves de chaque classe. Bonjour les devoir envoyés sous forme de photo en cradovision du manuel.

      Maintenant que l'école a repris normalement, je n'ai pas encore été confronté à un problème d'absence mais classroom a été abandonné. Par contre vu que par ici c'est un quartier assez populaire, avec des gens qui n'ont pas forcément d'ordinateur c'est un peu le foutoir. Genre la semaine dernière on a reçu un email pour un devoir à présenter mercredi pour mon ainée, s'en est suivi une conversation à n'en plus finir sur le groupe whatsapp des parents d'élèves pour avoir des détails, pour se plaindre que ça a été envoyé par email et qu'il n'y avait pas de note dans l'agenda des élèves et que ça aurait pu être envoyé sur la plateforme en ligne aussi et patati patata.

      Donc bref, apparemment même le "simplement par email", ça ne convient pas aux gens. Pour certains c'est un media qui n'existe plus, faudrait leur envoyer les devoirs par tiktok.

      • [^] # Re: Mail?

        Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 1.

        Pour certains c'est un media qui n'existe plus, faudrait leur envoyer les devoirs par tiktok.

        Ce sont les mêmes qui vont se plaindre que le bus les ralentit quand ils déposent leurs gosses en SUV et que ce serait bien pratique d'avoir des places de parking plus large au lieu de cette cours de récré inutile.

        Le post ci-dessus est une grosse connerie, ne le lisez pas sérieusement.

        • [^] # Re: Mail?

          Posté par  . Évalué à 2.

          En l'occurence non l'histoire ne te donne pas raison, la plupart des parents accompagnent leurs enfants à pied et ils ont fait une pétition pour tenter d'empêcher la construction d'un parking sous-terrain sous l'école (pour l'instant on est sauvé par le covid-19, les travaux auraient du démarrer l'été 2020).

        • [^] # Re: Mail?

          Posté par  . Évalué à 3.

          Ca doit etre sympa de vivre dans un monde ou on peut se permettre de faire des jugements a l'emporte piece sur les parents en se basant seulement sur le fait que leurs gamins utilisent pas les memes applis que toi.

          Linuxfr, le portail francais du logiciel libre et du neo nazisme.

          • [^] # Re: Mail?

            Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 7.

            J'ai visité une bonne partie du multivers et presque partout, on juge les parents pour les comportements de leurs enfants.

            Le seul monde où j'ai eu l'impression que ce n'était pas le cas était l'univers des vignes intelligentes. Et encore parfois on y a l'impression que les vieilles souches se regardent bizarrement en voyant leurs sarments.

            Le post ci-dessus est une grosse connerie, ne le lisez pas sérieusement.

        • [^] # Re: Mail?

          Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 3.

          J'ai quasiment eu affaire à ce genre de remarques lors de l'enquête publique sur le PLU de Paris en 2004 (oui ça date) dans le 17e arrondissement, ainsi que d'autres remarques du même topo d'ailleurs. Je faisais partie de la commission d'enquête publique.

          « Tak ne veut pas quʼon pense à lui, il veut quʼon pense », Terry Pratchett, Déraillé.

  • # apps.education.fr

    Posté par  . Évalué à 2.

    Contrairement à d'autres ministère j'ai trouvé l'action du ministère de l'éducation nationale, de la jeunesse et des sports plutôt pas mal en proposant la plateforme apps.education.fr.

    Vous en avez sûrement entendu parler mais cette plateforme regroupe des logiciels libres (par exemple une instance peertube) accessible via un mail académique.
    Sauf si vous êtes dans un lycée privé, je ne vois pas de raison de ne pas utiliser cette plateforme.

    Bon courage à vous.

Suivre le flux des commentaires

Note : les commentaires appartiennent à celles et ceux qui les ont postés. Nous n’en sommes pas responsables.