Big Pete a écrit 1322 commentaires

  • [^] # Re: Oui ; mais c'est habituel.

    Posté par  . En réponse au lien IA : une omerta chez les écrivains ? (Pangram et Jihad butlérien). Évalué à 9 (+7/-0). Dernière modification le 26 septembre 2026 à 12:27.

    Ben les LLM sont fait pour ça. il peuvent tout lire, te fournir un résumé synthétique et même une critique prêt à l'emploi personnalisée. Du coup tu peux prétendre avoir lu un livre sans en avoir lu la moindre page.

    Partant de ce principe, il n'y a effectivement aucune raison d'obliger les écrivains à écrire eux-même leur livres, puisque on oblige pas non plus les lecteurs à les lire pour dire ce qu'ils en pensent.

    Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.

  • [^] # Re: À l'insu de son plein gré

    Posté par  . En réponse au lien Des réfrigérateurs connectés Samsung hors-services après une mise à jour. Évalué à 9 (+7/-0).

    Ben y a visiblement des gens qui dépensent beaucoup d'argent pour pouvoir parler à leur réfrigérateur. Donc, oui, les bénéfices des constructeurs de ce genre d'appareil sont dopé à l'IA. C'est juste que dans ce cas, cela ne veut pas dire Intelligence Artificielle mais Imbécilité Abyssale.

    Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.

  • [^] # Re: Mes deux centimes — 36 15 ma vie

    Posté par  . En réponse au journal Pourquoi tout le monde en parle ?. Évalué à 7 (+5/-0).

    Historiquement, ça a été pendant longtemps la stratégie des chercheurs en …. artificielle.

    Au milieu des années 2000, de nombreux chercheurs en IA choisissent délibérément d’appeler leurs travaux autrement — par exemple informatique, apprentissage automatique, analytique, systèmes à base de connaissances, gestion de règles métier, systèmes cognitifs, systèmes intelligents, agents intelligents ou intelligence computationnelle — afin de montrer que leurs recherches mettent l’accent sur certains outils ou qu’elles ciblent un sous-problème précis. Même si cela s’explique en partie par l’idée que leur domaine diffère de l’IA, ces dénomminations aident aussi à obtenir des financements en évitant la stigmatisation liée aux promesses non tenues associées au terme « intelligence artificielle »[34].

    src : Hiver de l'IA

    De fait les LLM appartiennent à la recherche en Traitement automatique des langues

    (enfin, historiquement).

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  • [^] # Re: De la musique, évidement.

    Posté par  . En réponse au sondage Quelles sont vos compétences digitales ?. Évalué à 6 (+4/-0).

    On peut aussi montrer du doigt ce qui manque dans le sondage. Bravo !

    Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.

  • # De la musique, évidement.

    Posté par  . En réponse au sondage Quelles sont vos compétences digitales ?. Évalué à 10 (+14/-0). Dernière modification le 16 septembre 2026 à 17:09.

    le digital ça sert a tout.
    - On peut montrer la lune avec un doigt et les idiots de l'autre.
    - On peut le mouillé pour faire des prévisions concernant la croissance du PIB.
    - On peut se le mettre dans l'oeil en croyant les promesses des politiciens.
    - Pour les politiciens suivants, on préférera se boucher les oreilles avec.
    - On peut passer à coté d'une catastrophe d'un seul doigt.

    Par contre, je suis vraiment, vraiment déçu qu'il n'y ait aucune proposition du sondage proposant de faire de la musique avec ses doigts que ce soit, avec un piano, une guitare, une trompette, et la plupart des instruments, ce qui est a mon avis, l'usage le plus utile que l'on peut faire de ses dix doigts.

    Ci joint une youtuberie montrant de la musique digitale de qualité :

    Paco de Lucia - Entre dos aguas (1976) full video

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  • [^] # Re: Peer-to-peer

    Posté par  . En réponse au lien GTA VI - l'événement planétaire qui fait secouer les telcos : tsunami de 200go de violence sur votre CDN (mais on s'en fout non?). Évalué à 4 (+2/-0).

    Certes. Il y a le CGN. Je dirais que tu peux avoir vu des admin réseaux râler sur a peu prés tout les sujets possible et imaginable y compris les frites de la cantine. Et si jamais le nb de connexions lié au P2P posait un problème aux équipements CGNAT, je pense qu'un admin réseau normalement constitué considérerait avec raison que le problème, c'est plutôt le CGNAT, pas le P2P. ;)

    Je pense que si cela a pu poser un souci, c'est essentiellement sur les équipements de terminaison (les box). Si les routeurs du backbone était si sensible au nb de connexions TCP, tu imagine que le p2p ne serait pas le premier problème qui inquiéterait les admin réseaux, mais les possibilité de DDOS assez facilement leur routeurs.

    Mes deux centimes, pour ceux que ça intéresse :

    Historiquement, les box étaient connues pour avoir des buffers de transmission assez gros, ce qui a des conséquences assez désastreuse sur le débit quand ils se remplissent. En gros, le débit d'une connexion TCP est sensible à la latence, plus la latence augmente, plus une connexion TCP va augmenter sa fenêtre de transmission en émission (elle cherche à remplir le tuyau), ce qui a pour effet de remplir les buffers, ce qui a pour effet d'augmenter la latence, etc, jusqu'à ce que ça drope. A ce moment seulement, la connexion TCP va réduire sa fenêtre de transmission. Si on multiplie les connexions TCP dans un tel contexte, ça va exacerber le problème, surtout si ces connexions sont dédiées à du transfert de donnée (connexion longue avec beaucoup de donnée, y compris pour le P2P dans le sens utilisateur -> réseau)

    En pratique, ça veut dire que si un utilisateur du réseau domestique lance un téléchargement P2P, tout les autres risque de voir internet qui rame, le web, mais surtout sur des appli comme la VOIP ou la vidéo, ou encore le gaming.

    Ce problème est connu sous le nom de bufferbloat était une plaie et est aujourd'hui un peu moins présent, ce ce que j'en sais.

    A l'époque ou je faisait un peu de P2P, j'avais un routeur linux en front de ma box avec tout un bazar de CoS dessus juste pour contourner ce problème. J'avoue que ça fait une plombe que je n'ai plus mis le nez là dedans, mais ça semble toujours un sujet actif :

    Traffic shaping with tc and CAKE

    Sinon, coté P2P, il y a des solutions qui ont été développé pour contourner ce problème, je pense à µTP mais j'ai jamais vraiment creusé la dedans. Je crois que le concept, c'est de faire en sorte que le contrôle de flux soit géré en fonction de la latence, sans attendre que ça drope.

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  • [^] # Re: Peer-to-peer

    Posté par  . En réponse au lien GTA VI - l'événement planétaire qui fait secouer les telcos : tsunami de 200go de violence sur votre CDN (mais on s'en fout non?). Évalué à 7 (+5/-0). Dernière modification le 15 septembre 2026 à 17:35.

    Les tables de connexions sur un routeur ? Tu confonds peut-être routeurs et firewall, mais les routeurs internet sont stateless (il ne retiennent pas en mémoire chaque connexion). le routage, se fait pour chaque datagramme en fonction de l'adresse ip de destination. Il peut y avoir des fonction de filtrage, mais on s'assure qu'elles ne nécessitent aucun suivi de connexion.

    Ce qui généralement pose un problème a un routeur, outre sa capacité de commutation de paquets qui est généralement dimensionnée pour encaisser le traffic max de ses cartes d'interfaces, c'est la taille de sa table de routage. Pour chaque paquet, le routeur doit faire un lookup sur l'adresse destination pour connaitre l'interface de sortie. C'est donc le nombre de route et la vitesse et la taille de la mémoire qui contient cette table de routage (Forwarding Information Base) qui est limitante.

    Pour donner un ordre d'idée, la RIB (routing information base) d'un routeur internet contient environ 1 million de prefix ipv4, et c'est cette rib qui est utilisée par la carte de routage du routeur pour écrire la FIB qui elle est utilisée par la matrice de commutation (les ASIC qui font le lookup dont je parlais plus haut).

    Par contre, sur les routeur type box internet, il est possible que des fonctions statefull comme du NAT ou du firewalling soit utilisées et dans ce cas, effectivement, la multiplication des connexions peut posé un problème. mais sur les gros routeur internet, ce n'est pas le cas.

    Et sur les plus gros routeur internet, ceux qui se trouve dans le backbone, on fait même pas du lookup d'ip, on utilise des protocoles comme MPLS pour faire de la commutation de label, et ça va encore plus vite (ça permet en quelque sorte d'optimiser la FIB pour quelle soit la plus petite possible et ça permet donc de faire des économies de silicium à haute performance ;) ).

    Historiquement, c'est ce point technique (stateless vs statefull) qui a permis à IP de s'imposer comme protocole de base de l'internet. Cette histoire est passionnante. C'est raconté sur la page wiki dédié au Datagramme. (et c'est pour ça que je prend la peine de développer un peu).

    Less is more, c'est a dire qu'en enlevant le suivi de connexion dans le cœur de réseau, c'est à dire en trouvant le moyen de retirer une fonction (le contrôle de flux), ça à permis au réseau de grossir de façon exponentielle. C'est ce qui a tué les réseaux classiques qui utilisaient les circuits virtuels, du moins en tant que backbone internet.

    C'est une belle leçon d'ingénierie, je trouve.

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  • # Les previsions d'economistes

    Posté par  . En réponse au lien PISA 2025 : sans amélioration de ses résultats, la France risque une baisse du PIB « de l’ordre de 150 milliards » d’euros. Évalué à 10 (+12/-0). Dernière modification le 10 septembre 2026 à 20:12.

    C'est pratique, on en trouve tellement qu'on peut tout argumenter avec. Par exemple, j'en ai une qui dit que 2° de réchauffement en plus c'est 50% de pib mondial en moins en 2100.

    Mais j'en ai une autre qui dit que si on booste la croissance, le niveau de vie des plus pauvre de 2100 sera celui des suisses d'aujourd'hui.

    By 2100, the world’s poorest can live as well as people in Switzerland do today.

    En fait, le vrai problème avec les prévisions d'economistes c'est qu'avec le passage au numérique, on ne peut plus les utiliser comme PQ.

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  • [^] # Re: avec les pieds

    Posté par  . En réponse au lien Canicules : bilan électrique. Évalué à 5 (+3/-0).

    Pour info, Siences au carré, c'est le blog de Huet. Il est hébergé par le monde, mais ce n'est pas un article du journal.

    C'est plus ou moins comme un journal ici quoi, donc je ne suis pas certain qu'il y ait relecture avant publication.

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  • [^] # Re: En résumé

    Posté par  . En réponse au lien Les grands dilemmes de notre époque ont désormais leur grand débat citoyen. Évalué à 5 (+3/-0). Dernière modification le 04 septembre 2026 à 16:28.

    Même si l’ingénieur en est à l’origine, il ne s’agit pas d’un travail relié à son think tank : « Ce n’est pas une mise en avant des propositions du Shift Project, c’est un exercice de démocratie participative », souligne-t-il. D’ailleurs, il ne prendra pas part aux discussions : « Je vais observer et je ferai seulement un exposé introductif. »

    C'est dans Le Monde

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  • [^] # Re: En résumé

    Posté par  . En réponse au lien Les grands dilemmes de notre époque ont désormais leur grand débat citoyen. Évalué à 2 (+0/-0).

    Il me semble que Jancovici a dit lors de la présentation du projet que le shift n'était pas directement impliqué dans le projet. Pas en tant qu'organisateur en tout cas.

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  • [^] # Re: Pensée systémique.

    Posté par  . En réponse au lien L’arnaque du bilan carbone. Évalué à 6 (+4/-0). Dernière modification le 31 août 2026 à 10:39.

    Je suis désolé, mais j'ai eu l'image de Super Man avec son super déambulateur dans un Super EHPAD avec ces potes supers centenaires dont Iron Man qui commence sérieusement à rouiller, Captain América obèse qui radote façon MAGA en regardant Fox News et Bat Man qui cherche partout les clés de sa batmobile en accusant Robin de les avoir mal rangé, alors que c'est l'aide soignante qui lui a piqué pour éviter qu'il l'utilise et emboutisse les bagnoles de tout le quartier.

    Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.

  • [^] # Re: Pensée systémique.

    Posté par  . En réponse au lien L’arnaque du bilan carbone. Évalué à 4 (+3/-1).

    Je répond juste sur la modélisation en économie.

    Oui, il y a de plus en plus de modélisation, y compris avec une approche systémique en économie, mais comme je l'avouais aussi dans mon poste initial, c'est très compliqué d'y voir clair, car il n'y a pas non plus de consensus en économie. il y a des tas d'écoles différentes, l'école classique, dites orthodoxe ou mainstream, les autres qui se retrouvent chez les hétérodoxes, ou dans l'éconophysique, et j'en passe. Et même au delà de ces problèmes de chapelles et donc d'approche y compris méthodologique, il y a toujours une trés forte influence des idéologies politiques sur ce domaine de la connaissance.

    Ce qui a pour conséquence directe que l'on ne peut pas vraiment appuyer son argumentation quand on discute économie comme on le ferait en science physique sur un socle solide.

    Et à propos de modèle, si on prend celui qui nous intéresserait dans le cadre de notre discussion, on irait chercher celui de Nordhaus qui est censé modéliser l'impact du changement climatique sur le PIB. Le modèle DICE pour lequel il a eu le prix de la banque de suède 2018 (l'équivalent du Nobel).

    Ce modèle est loin d'être satisfaisant selon de nombreux autres économistes et il a été très critiqué, en particulier par Steve Keen. Alain Grandjean a publié une traduction de cette critique sur son blog : Le prix Nobel de Nordhaus n’est pas menacé : notre monde, lui, l’est.

    Ce modèle estime par exemple que la température moyenne n’aura augmenté de 4°C qu’en 2140, l’érosion du PIB sur la période ne serait qu’un négligeable 0,03% par an. Ce n'est pas du tout compatible avec les modélisations climatologique. Un monde à +4°c n'a simplement plus rien avoir avec le monde dans lequel on vit et même la banque mondiale n'arrive pas à se projeter dans un monde à +4°c

    Mais l'on peut reconnaitre a Nordhaus, d'avoir esquissé une approche un peu plus systémique de la modélisation économique. Depuis, il y a eu d'autres modèles, l'actualité est toujours assez difficile à suivre dans ce domaine, surtout quand on en est pas expert, mais recement un jeune économiste a été primé pour ces travaux sur l'impact du climat Adrien Bilal et il est beaucoup plus pessimiste que Nordhaus sur l'impact du réchauffement climatique sur l'économie mondiale. (c'est de l'ordre de -50% de PIB à horizon 2100 selon lui)

    Le FMI a aussi récemment publié une étude qui a une approche systémique assez marquée :

    Embedded in Nature: Nature Related Economic and Financial Risks and Policy Considerations

    Mais comme je le disais initialement, on trouvera toujours des économistes pour nous dire ce que l'on a envie d'entendre, chiffres et modèles à l'appui, et c'est bien ça encore et toujours le problème en économie.

    Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.

  • [^] # Re: Pensée systémique.

    Posté par  . En réponse au lien L’arnaque du bilan carbone. Évalué à 9 (+7/-0).

    Jusqu'à un certain niveau surement, c'est une sorte de boucle de rétroaction. Plus les gens sont en bonne santé, plus ils sont productif, et ça se ressent sur l'économie qui de fait a plus de ressources à consacrer a son système de santé public.

    Mais dans ce cas, étant donné que l'espérance de vie est de toute façon limité physiologiquement par le vieillissement, on doit donc nécessairement en conclure que la croissance du PIB est forcément limitée si on suit ton raisonnement. l'espérance de vie ne pouvant pas croitre infiniment, le PIB non plus. ;-)

    Et si on ajoute le fait que l'automatisation permet de s'affranchir de plus en plus de l'humain dans la production de bien et services, et que l'on constate un problème d'efficacité dans les système de santé publique associée a une augmentation des inégalités. Il ne serait pas étonnant qu'a l'avenir on puisse voir des économie avec un PIB qui augmente mais ou l'espérance de vie stagne.

    Cf La hausse de l’espérance de vie humaine ralentit dans les pays riches

    ça c'est si on raisonne de façon macroscopique, mais si on regarde dans le détail, par exemple aux USA :

    La baisse de l’espérance de vie aux États-Unis depuis 2014

    On voit que la crise des opioïdes associé à une dégradation de la santé a engendré une chute de l'éspérance de vie dans un pays pourtant très riche et en croissance économique. Donc l'espérance de vie n'est pas strictement corrélé au PIB, il est assez évident que d'autres facteurs peuvent entrer en ligne de compte.

    Et tout ce que je dis là me semble très factuel. Donc me balancer de l'idéologie dans la gueule, merci. Paille, poutre, etc … (et en plus tu me prête une opinion comme quoi je croirais qu'il n'y a pas de modèle en économie … bref, je pense que cette discussion est terminée).

    Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.

  • [^] # Re: Pensée systémique.

    Posté par  . En réponse au lien L’arnaque du bilan carbone. Évalué à 4 (+2/-0).

    C'est tout le problème. Après, ce que je que je vais te donner là est juste mon opinion, mais, à mon humble avis donc, les sciences économiques ont loupé leur virage copernicien, justement, plus ou moins dans les années 70 quand a émergé la dynamique des systèmes. Ils ont continué à penser comme avant, enfin plus ou moins, parce qu'il y a beaucoup d'écoles différentes en économie, des pensées divergentes et qu'il est toujours très compliqué d'y voir clair.

    ça s'explique assez bien du fait de la nature très politique de l'économie, de son adhérence, je dirais naturelle, avec les idéologies (capitalisme, communisme, socialisme, libéralisme, etc ..). C'est pour cela que j'évoque une sortie de route "copernicienne".

    En écologie, qui traite plus ou moins du même genres de problèmes ; (il faut voir l'écologie comme une économie de la nature), cette révolution a eu lieu et la science écologique est allé très rapidement vers la modélisation des écosystèmes pour s'affranchir de la logique naturaliste. (et ça bien avant les années 70 d'ailleurs) On voit aussi cette évolution en climatologie, toujours la même logique, système et modélisation, non pas pour prévoir avec précision l'état futur d'un système, c'est souvent impossible, mais pour comprendre la façon dont il peut évoluer et réagir à des événements, et s'affranchir de l'aspect naturaliste de la climatologie historique.

    La différence fondamentale c'est qu'avec cette approche il n'y a plus de règle telle que tu les édicte : plus de PIB = plus grande espérance de vie. Comme les systèmes complexes sont par nature non-linéaire, une telle relation peut-être vraie à un moment de l'évolution du système mais fausse à un autre, suivant son état.

    C'est trivial en écologie, ça l'est aussi en climatologie, mais c'est encore encore très compliqué à admettre en économie. Mais ça bouge. Par exemple avec l'éconophysique.

    Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.

  • [^] # Re: Pensée systémique.

    Posté par  . En réponse au lien L’arnaque du bilan carbone. Évalué à 5 (+3/-0). Dernière modification le 11 août 2026 à 17:07.

    Heu juste pour dire que je ne fais pas référence au PIB dans ce que je disais, mais je parlais de la croissance d'une économie dans son ensemble.

    Ça parait trivial de penser croissance = croissance du PIB, mais ça ne l'est pas. Le PIB n'est qu'un indicateur d'une activité économique de production, il peut très bien augmenter dans une économie qui a de nombreuses externalités négatives et qui détruit certaines de ses richesses. Par exemple, en vidant son stock d'énergie fossile tout en modifiant le climat entrainant un cout d'adaptation toujours plus élevé et des destructions/reconstruction d'actifs.

    L'adaptation et la reconstruction augmentent le PIB en générant de l'activité économique, à condition que l'économie en question soit suffisamment riche, mais avec la répétition et l'amplification progressive du processus, l'économie va petit à petit ne plus avoir les moyens de faire face (les assureurs qui refusent d'assurer par exemple, la dette publique augmente à coup de quoi qu'il en coûte, les services publics perdent en efficacité comme par exemple avec le système de santé, les infrastructures se dégradent, etc …)

    Jusqu'au point où l'adaptation et la gestion des impacts ne sont plus possible et que le système après une phase de stagnation où il a lutté pour se maintenir à flot entre alors en décroissance.

    C'est plus ou moins ce que j'ai retenu de la vision systémique, que décline Donella Meadows dans son ouvrage et qui est directement lié à son travail avec son mari sur les limites à la croissance, le fameux rapport Meadows.

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  • # Pensée systémique.

    Posté par  . En réponse au lien L’arnaque du bilan carbone. Évalué à 10 (+8/-0).

    J'encourage les personnes qui s'intéresse à ces questions à lire Pour une pensée systémique de Donella Meadows pour pouvoir prendre un peu de recul là dessus.

    En envisageant le problème sous l'angle systémique et complexe, c'est à dire avec des stocks, de flux, des boucles de rétroactions régulatrices ou amplificatrices, on comprend mieux la logique qui nous envoi dans le mur. Un immense stock de carbone fossile c'est constitué avec le temps, et l'humanité a trouvé le moyen de l'utiliser pour produire de l'énergie à son profit, énergie qui permet d'extraire toujours plus de ce stock, ce qui a pour conséquence une croissance exponentielle qui elle-même est systématiquement fatale a un système si elle n'est pas régulée d'une façon ou une autre. L'effondrement du système étant l'ultime régulation, d'où la fatalité de la chose. (on peut prendre exemple sur la croissance d'une population dans un écosystème entrainant son effondrement, à la propagation d'une épidémie, a un cancer, ou simplement a une réaction en chaine dans une bombe.)

    L'erreur fondamentale dans laquelle on se trouve, c'est de penser que la croissance est par nature uniquement bénéfique, et que nos problèmes pourraient être résolu avec toujours plus d'innovation et donc de croissance. Alors que la solution serait plutôt de trouver un moyen de stabiliser tout ça, en incluant des boucles de régulation dans le système. (par exemple en internalisant le cout des émissions de carbone fossiles dans l'économie).

    Pour en revenir à l'ouvrage de Donella Meadows, il donne souvent l'impression d'enfoncer des portes ouvertes et d'être emprunt d'une certaine naïveté, mais ce n'est qu'une impression. En réalité, c'est une initiation à un mode de pensée qui permet de compléter l'approche classique réductionniste et qui permet de comprendre la nature même des systèmes dont nous faisons tous partie.

    Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.

  • [^] # Re: Probabilité non nulle

    Posté par  . En réponse au lien P(doom) : la probabilité que l'intelligence artificielle provoque une catastrophe globale. Évalué à 10 (+10/-0).

    Inventer un truc qui va lui pété à la gueule ensuite faisant partie de la connerie naturelle (et artificielle) de l'humanité, l'intelligence artificielle est tout à fait compatible avec cette définition.

    Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.

  • [^] # Re: Dictionnaire, mon bon dictionnaire

    Posté par  . En réponse au lien La théorie de l’évolution est mal comprise : est‑ce un problème de langue, de vocabulaire ou de psychologie ?. Évalué à 8 (+6/-0).

    Et la théorie de la relativité, c'est pas triste non plus.
    Le problème étant que lorsque on n'est pas soi-même physicien et qu'on n'a juste compris que quelques trucs au sujet de la théorie en question grâce à la vulgarisation, on se trouve sacrément dans la mouise quand il faut expliquer à quelqu'un qu'en accélérant à 0,92c on peut se rendre à une étoile situé à 11,9 années lumières en 5,1 ans.

    J'ai eu le cas suite au film, Projet Dernière Chance, avec des discussions comme quoi c'était nul ce film à cause de ce genre d'incohérence. Dans le bouquin Andy Weir prend le temps d'expliquer le truc, mais dans le film….

    En gros, faut un tableau blanc et faire ça :

    Titre de l’image

    la source (très bien la source) : https://www.thescienceof.org/p/project-hail-mary-neighborhood-tau-ceti-erid-real-science

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  • [^] # Re: La Sainte Tech

    Posté par  . En réponse au lien Linus Torvalds à propos de l'utilisation des LLM. Évalué à 2 (+0/-0). Dernière modification le 17 juillet 2026 à 10:54.

    C'est souvent le problème avec le fait de regarder des phénomènes psychologiques en les interprétant au niveau des neurosciences, ou de façon trop mécanique.

    De ce que j'ai compris de la dissonance cognitive, c'est vraiment au niveau psychologique que ça se joue, et la meilleure interprétation du phénomène que j'ai pu lire, c'est dans le contexte de l'accoutumance au risque.

    La dissonance cognitive : facteur explicatif de l'accoutumance au risque

    Tu notera la remarque dans le paragraphe conclusif où l'auteur reproche à cette théorie d'être trop "mécaniste" et de négliger les facteurs culturels.

    Donc, le reproche sur le manque de scientificité de la notion est assez justifié, je pense, mais ça n'enlève pas forcément tout son intérêt, puisqu'on est dans un domaine des sciences sociale ou il faut toujours relativiser la validité scientifique des concepts de toute façon. On est pas des machines, ça reste de la psychologie.

    D'une certaine façon, la dissonance cognitive est essentiellement perçu a travers sa troisième conséquence que l'étude que j'ai mis en lien décris, c'est à dire le cas où l'on va ajouter des cognitions pour la relativiser. C'est un mécanisme de protection psychologique pour faire diminuer l'angoisse lorsque l'on vit dans un contexte de risque mais qu'on ne peut rien y faire.

    Et si on l'inteprète correctement, la dissonance cognitive (enfin cette réponse cognitive a cette dissonance, qui n'est qu'un cas parmis d'autre de réponse possible et qui n'a rien de mécanique) n'est pas un précurseur à l'inaction fasse à un risque, mais une conséquence de cette inaction.

    Si elle se développe chez les gens qui sont confronté au risque lié au changement climatique, c'est essentiellement alors une stratégie psychologique pour minimiser l'anxiété que cela provoque étant donné que la société est manifestement incapable de gérer le problème et d'agir pour le minimiser.

    Mais une fois interprétée ainsi, on peut aussi dire que ça favorise d'une certaine façon l'inaction, mais il faut bien avoir à l'esprit que c'est une sorte de boucle de rétroaction. Il y a un risque. On ne fait rien pour le minimiser. C'est angoissant. Mais on ne fait toujours rien. Je me construis alors alors un ensemble de cognitions pour relativiser ce risque et ainsi diminuer mon angoisse pour vivre avec ce risque sans … devenir fou.

    ça reste de la psychologie, et ça n'a rien de mécanique, et ça peut parfaitement être vécu en pleine conscience. (J'ai assez bien conscience personnellement de ce phénoméne chez moi, après tout, on peut aussi s'exercer à la métacognition et analyser soi-même ses propres biais cognitif).

    Comme on dit, on reconnait les vrais fous à la certitude qu'ils ont de ne pas l'être. ;-)

    Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.

  • # ça vole bas.

    Posté par  . En réponse au lien Une torgnole écolo, citoyenne et participative pour les moustiques. Évalué à 8 (+6/-0).

    Un truc de 40g et qui vole partout et qui coute 1000 balles, qu'est qui peut mal se passer ?

    Et ça va être assez marrant d'aller l'expliquer au chat qui à mis une tornyol à la tornyol et qui vient déposer le truc tout fier au pied du type qui viens de perdre 1000 balles.

    Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.

  • # Hypothèse erronée.

    Posté par  . En réponse au lien Apocalypse Early Warning - Quand les riches fuiront. Évalué à 10. Dernière modification le 29 mai 2026 à 13:56.

    La catastrophe a déjà commencée, et ce n'est pas les riches qui fuit en premier, ce sont les pauvres. On les appelle des migrants, mais c'est le même principe.

    Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.

  • [^] # Re: La mise en perspective de la philosophie est interessante.

    Posté par  . En réponse au lien De la philo aux maths, de l'intelligence pas si artificielle (Conf ENS Stéphane Mallat). Évalué à 3. Dernière modification le 17 avril 2026 à 13:52.

    Stephane Mallat avait donné une interview sur France Culture (je pense que c'est celle-là) où il expliquait qu'il avait eu beaucoup de mal lors de son apprentissage des mathématique au début, du fait de l'aproche abstraite de cet enseignement, et que par la suite, c'est lorsqu'il a fait des mathématiques appliqués qu'il a réellement apprécié les maths et qu'il a orienté sa carrière dans cet discipline.

    Peut-être que ça à joué sur sa conception de l'intelligence et que ça ressort dans son discours.

    On retrouve cette idée ici aussi :

    Très tôt, le jeune Stéphane se révèle féru de maths – « une bulle dans laquelle je me sentais bien » –, mais elles sont à ses yeux trop éthérées pour qu’il envisage d’en faire son métier. Enfant, il aime « construire des choses, incarner des idées, comme un ingénieur », en faisant de la menuiserie. « Si je suis revenu aux maths, c’est d’ailleurs à la faveur d’intuitions issues d’application. J’ai alors compris l’extraordinaire puissance et la beauté des concepts abstraits, capables de capturer l’essence de réalités en apparence très différentes. »

    cf Stéphane Mallat, bâtisseur de ponts mathématiques et informatiques

    Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.

  • [^] # Re: La mise en perspective de la philosophie est interessante.

    Posté par  . En réponse au lien De la philo aux maths, de l'intelligence pas si artificielle (Conf ENS Stéphane Mallat). Évalué à 2. Dernière modification le 17 avril 2026 à 11:36.

    Arf, son premier commentaire, j'ai pas tout pigé désolé. Difficile de mettre un + dans ce cas. Mais le deuxième est plus clair.

    (Et je ne l'ai pas moinssé non plus)

    Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.

  • [^] # Re: La mise en perspective de la philosophie est interessante.

    Posté par  . En réponse au lien De la philo aux maths, de l'intelligence pas si artificielle (Conf ENS Stéphane Mallat). Évalué à 3.

    En tout cas, merci pour ton commentaire très intéressant. J'avoue qu'en postant le lien, c'est un peu ce que je recherchais. (un point de vue érudit sur le discours de Mallat).

    Un point quand même, quand tu dit :

    Je conteste, néanmoins, que par là on épuise le fond de la théorie kantienne de la connaissance, et que c'est soit disant intelligence artificielle n'ont rien d'une intelligence. Elle ne sont qu'une pâle imitation du fonctionnement de notre esprit.

    On peut comprendre de deux façon :

    Que tu contestes le fait que "les intelligences artificielles n'ont rien d'une intelligence" en même temps "que par là on épuise le fond de la théorie kantienne", ou que ta contestation ne s'applique qu'a la premiere partie de ta proposition et que tu affirme que ces soi-disantes intelligences artificielles n'ont rien d'une intelligence (et que donc du coup, elle ne sont qu'une pâle imitation du fonctionnement de notre esprit).

    Je pense que tu veux bien dire qu'elles ne sont qu'une pâle imitation du fonctionnement de notre esprit, mais .. ben dans le doute ?

    Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.