Oui, il y a de plus en plus de modélisation, y compris avec une approche systémique en économie, mais comme je l'avouais aussi dans mon poste initial, c'est très compliqué d'y voir clair, car il n'y a pas non plus de consensus en économie. il y a des tas d'écoles différentes, l'école classique, dites orthodoxe ou mainstream, les autres qui se retrouvent chez les hétérodoxes, ou dans l'éconophysique, et j'en passe. Et même au delà de ces problèmes de chapelles et donc d'approche y compris méthodologique, il y a toujours une trés forte influence des idéologies politiques sur ce domaine de la connaissance.
Ce qui a pour conséquence directe que l'on ne peut pas vraiment appuyer son argumentation quand on discute économie comme on le ferait en science physique sur un socle solide.
Et à propos de modèle, si on prend celui qui nous intéresserait dans le cadre de notre discussion, on irait chercher celui de Nordhaus qui est censé modéliser l'impact du changement climatique sur le PIB. Le modèle DICE pour lequel il a eu le prix de la banque de suède 2018 (l'équivalent du Nobel).
Ce modèle est loin d'être satisfaisant selon de nombreux autres économistes et il a été très critiqué, en particulier par Steve Keen. Alain Grandjean a publié une traduction de cette critique sur son blog : Le prix Nobel de Nordhaus n’est pas menacé : notre monde, lui, l’est.
Ce modèle estime par exemple que la température moyenne n’aura augmenté de 4°C qu’en 2140, l’érosion du PIB sur la période ne serait qu’un négligeable 0,03% par an. Ce n'est pas du tout compatible avec les modélisations climatologique. Un monde à +4°c n'a simplement plus rien avoir avec le monde dans lequel on vit et même la banque mondiale n'arrive pas à se projeter dans un monde à +4°c
Mais l'on peut reconnaitre a Nordhaus, d'avoir esquissé une approche un peu plus systémique de la modélisation économique. Depuis, il y a eu d'autres modèles, l'actualité est toujours assez difficile à suivre dans ce domaine, surtout quand on en est pas expert, mais recement un jeune économiste a été primé pour ces travaux sur l'impact du climat Adrien Bilal et il est beaucoup plus pessimiste que Nordhaus sur l'impact du réchauffement climatique sur l'économie mondiale. (c'est de l'ordre de -50% de PIB à horizon 2100 selon lui)
Le FMI a aussi récemment publié une étude qui a une approche systémique assez marquée :
Mais comme je le disais initialement, on trouvera toujours des économistes pour nous dire ce que l'on a envie d'entendre, chiffres et modèles à l'appui, et c'est bien ça encore et toujours le problème en économie.
Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.
Jusqu'à un certain niveau surement, c'est une sorte de boucle de rétroaction. Plus les gens sont en bonne santé, plus ils sont productif, et ça se ressent sur l'économie qui de fait a plus de ressources à consacrer a son système de santé public.
Mais dans ce cas, étant donné que l'espérance de vie est de toute façon limité physiologiquement par le vieillissement, on doit donc nécessairement en conclure que la croissance du PIB est forcément limitée si on suit ton raisonnement. l'espérance de vie ne pouvant pas croitre infiniment, le PIB non plus. ;-)
Et si on ajoute le fait que l'automatisation permet de s'affranchir de plus en plus de l'humain dans la production de bien et services, et que l'on constate un problème d'efficacité dans les système de santé publique associée a une augmentation des inégalités. Il ne serait pas étonnant qu'a l'avenir on puisse voir des économie avec un PIB qui augmente mais ou l'espérance de vie stagne.
On voit que la crise des opioïdes associé à une dégradation de la santé a engendré une chute de l'éspérance de vie dans un pays pourtant très riche et en croissance économique. Donc l'espérance de vie n'est pas strictement corrélé au PIB, il est assez évident que d'autres facteurs peuvent entrer en ligne de compte.
Et tout ce que je dis là me semble très factuel. Donc me balancer de l'idéologie dans la gueule, merci. Paille, poutre, etc … (et en plus tu me prête une opinion comme quoi je croirais qu'il n'y a pas de modèle en économie … bref, je pense que cette discussion est terminée).
Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.
C'est tout le problème. Après, ce que je que je vais te donner là est juste mon opinion, mais, à mon humble avis donc, les sciences économiques ont loupé leur virage copernicien, justement, plus ou moins dans les années 70 quand a émergé la dynamique des systèmes. Ils ont continué à penser comme avant, enfin plus ou moins, parce qu'il y a beaucoup d'écoles différentes en économie, des pensées divergentes et qu'il est toujours très compliqué d'y voir clair.
ça s'explique assez bien du fait de la nature très politique de l'économie, de son adhérence, je dirais naturelle, avec les idéologies (capitalisme, communisme, socialisme, libéralisme, etc ..). C'est pour cela que j'évoque une sortie de route "copernicienne".
En écologie, qui traite plus ou moins du même genres de problèmes ; (il faut voir l'écologie comme une économie de la nature), cette révolution a eu lieu et la science écologique est allé très rapidement vers la modélisation des écosystèmes pour s'affranchir de la logique naturaliste. (et ça bien avant les années 70 d'ailleurs) On voit aussi cette évolution en climatologie, toujours la même logique, système et modélisation, non pas pour prévoir avec précision l'état futur d'un système, c'est souvent impossible, mais pour comprendre la façon dont il peut évoluer et réagir à des événements, et s'affranchir de l'aspect naturaliste de la climatologie historique.
La différence fondamentale c'est qu'avec cette approche il n'y a plus de règle telle que tu les édicte : plus de PIB = plus grande espérance de vie. Comme les systèmes complexes sont par nature non-linéaire, une telle relation peut-être vraie à un moment de l'évolution du système mais fausse à un autre, suivant son état.
C'est trivial en écologie, ça l'est aussi en climatologie, mais c'est encore encore très compliqué à admettre en économie. Mais ça bouge. Par exemple avec l'éconophysique.
Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.
Heu juste pour dire que je ne fais pas référence au PIB dans ce que je disais, mais je parlais de la croissance d'une économie dans son ensemble.
Ça parait trivial de penser croissance = croissance du PIB, mais ça ne l'est pas. Le PIB n'est qu'un indicateur d'une activité économique de production, il peut très bien augmenter dans une économie qui a de nombreuses externalités négatives et qui détruit certaines de ses richesses. Par exemple, en vidant son stock d'énergie fossile tout en modifiant le climat entrainant un cout d'adaptation toujours plus élevé et des destructions/reconstruction d'actifs.
L'adaptation et la reconstruction augmentent le PIB en générant de l'activité économique, à condition que l'économie en question soit suffisamment riche, mais avec la répétition et l'amplification progressive du processus, l'économie va petit à petit ne plus avoir les moyens de faire face (les assureurs qui refusent d'assurer par exemple, la dette publique augmente à coup de quoi qu'il en coûte, les services publics perdent en efficacité comme par exemple avec le système de santé, les infrastructures se dégradent, etc …)
Jusqu'au point où l'adaptation et la gestion des impacts ne sont plus possible et que le système après une phase de stagnation où il a lutté pour se maintenir à flot entre alors en décroissance.
C'est plus ou moins ce que j'ai retenu de la vision systémique, que décline Donella Meadows dans son ouvrage et qui est directement lié à son travail avec son mari sur les limites à la croissance, le fameux rapport Meadows.
Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.
En envisageant le problème sous l'angle systémique et complexe, c'est à dire avec des stocks, de flux, des boucles de rétroactions régulatrices ou amplificatrices, on comprend mieux la logique qui nous envoi dans le mur. Un immense stock de carbone fossile c'est constitué avec le temps, et l'humanité a trouvé le moyen de l'utiliser pour produire de l'énergie à son profit, énergie qui permet d'extraire toujours plus de ce stock, ce qui a pour conséquence une croissance exponentielle qui elle-même est systématiquement fatale a un système si elle n'est pas régulée d'une façon ou une autre. L'effondrement du système étant l'ultime régulation, d'où la fatalité de la chose. (on peut prendre exemple sur la croissance d'une population dans un écosystème entrainant son effondrement, à la propagation d'une épidémie, a un cancer, ou simplement a une réaction en chaine dans une bombe.)
L'erreur fondamentale dans laquelle on se trouve, c'est de penser que la croissance est par nature uniquement bénéfique, et que nos problèmes pourraient être résolu avec toujours plus d'innovation et donc de croissance. Alors que la solution serait plutôt de trouver un moyen de stabiliser tout ça, en incluant des boucles de régulation dans le système. (par exemple en internalisant le cout des émissions de carbone fossiles dans l'économie).
Pour en revenir à l'ouvrage de Donella Meadows, il donne souvent l'impression d'enfoncer des portes ouvertes et d'être emprunt d'une certaine naïveté, mais ce n'est qu'une impression. En réalité, c'est une initiation à un mode de pensée qui permet de compléter l'approche classique réductionniste et qui permet de comprendre la nature même des systèmes dont nous faisons tous partie.
Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.
Inventer un truc qui va lui pété à la gueule ensuite faisant partie de la connerie naturelle (et artificielle) de l'humanité, l'intelligence artificielle est tout à fait compatible avec cette définition.
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Et la théorie de la relativité, c'est pas triste non plus.
Le problème étant que lorsque on n'est pas soi-même physicien et qu'on n'a juste compris que quelques trucs au sujet de la théorie en question grâce à la vulgarisation, on se trouve sacrément dans la mouise quand il faut expliquer à quelqu'un qu'en accélérant à 0,92c on peut se rendre à une étoile situé à 11,9 années lumières en 5,1 ans.
J'ai eu le cas suite au film, Projet Dernière Chance, avec des discussions comme quoi c'était nul ce film à cause de ce genre d'incohérence. Dans le bouquin Andy Weir prend le temps d'expliquer le truc, mais dans le film….
C'est souvent le problème avec le fait de regarder des phénomènes psychologiques en les interprétant au niveau des neurosciences, ou de façon trop mécanique.
De ce que j'ai compris de la dissonance cognitive, c'est vraiment au niveau psychologique que ça se joue, et la meilleure interprétation du phénomène que j'ai pu lire, c'est dans le contexte de l'accoutumance au risque.
Tu notera la remarque dans le paragraphe conclusif où l'auteur reproche à cette théorie d'être trop "mécaniste" et de négliger les facteurs culturels.
Donc, le reproche sur le manque de scientificité de la notion est assez justifié, je pense, mais ça n'enlève pas forcément tout son intérêt, puisqu'on est dans un domaine des sciences sociale ou il faut toujours relativiser la validité scientifique des concepts de toute façon. On est pas des machines, ça reste de la psychologie.
D'une certaine façon, la dissonance cognitive est essentiellement perçu a travers sa troisième conséquence que l'étude que j'ai mis en lien décris, c'est à dire le cas où l'on va ajouter des cognitions pour la relativiser. C'est un mécanisme de protection psychologique pour faire diminuer l'angoisse lorsque l'on vit dans un contexte de risque mais qu'on ne peut rien y faire.
Et si on l'inteprète correctement, la dissonance cognitive (enfin cette réponse cognitive a cette dissonance, qui n'est qu'un cas parmis d'autre de réponse possible et qui n'a rien de mécanique) n'est pas un précurseur à l'inaction fasse à un risque, mais une conséquence de cette inaction.
Si elle se développe chez les gens qui sont confronté au risque lié au changement climatique, c'est essentiellement alors une stratégie psychologique pour minimiser l'anxiété que cela provoque étant donné que la société est manifestement incapable de gérer le problème et d'agir pour le minimiser.
Mais une fois interprétée ainsi, on peut aussi dire que ça favorise d'une certaine façon l'inaction, mais il faut bien avoir à l'esprit que c'est une sorte de boucle de rétroaction. Il y a un risque. On ne fait rien pour le minimiser. C'est angoissant. Mais on ne fait toujours rien. Je me construis alors alors un ensemble de cognitions pour relativiser ce risque et ainsi diminuer mon angoisse pour vivre avec ce risque sans … devenir fou.
ça reste de la psychologie, et ça n'a rien de mécanique, et ça peut parfaitement être vécu en pleine conscience. (J'ai assez bien conscience personnellement de ce phénoméne chez moi, après tout, on peut aussi s'exercer à la métacognition et analyser soi-même ses propres biais cognitif).
Comme on dit, on reconnait les vrais fous à la certitude qu'ils ont de ne pas l'être. ;-)
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Un truc de 40g et qui vole partout et qui coute 1000 balles, qu'est qui peut mal se passer ?
Et ça va être assez marrant d'aller l'expliquer au chat qui à mis une tornyol à la tornyol et qui vient déposer le truc tout fier au pied du type qui viens de perdre 1000 balles.
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La catastrophe a déjà commencée, et ce n'est pas les riches qui fuit en premier, ce sont les pauvres. On les appelle des migrants, mais c'est le même principe.
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Stephane Mallat avait donné une interview sur France Culture (je pense que c'est celle-là) où il expliquait qu'il avait eu beaucoup de mal lors de son apprentissage des mathématique au début, du fait de l'aproche abstraite de cet enseignement, et que par la suite, c'est lorsqu'il a fait des mathématiques appliqués qu'il a réellement apprécié les maths et qu'il a orienté sa carrière dans cet discipline.
Peut-être que ça à joué sur sa conception de l'intelligence et que ça ressort dans son discours.
On retrouve cette idée ici aussi :
Très tôt, le jeune Stéphane se révèle féru de maths – « une bulle dans laquelle je me sentais bien » –, mais elles sont à ses yeux trop éthérées pour qu’il envisage d’en faire son métier. Enfant, il aime « construire des choses, incarner des idées, comme un ingénieur », en faisant de la menuiserie. « Si je suis revenu aux maths, c’est d’ailleurs à la faveur d’intuitions issues d’application. J’ai alors compris l’extraordinaire puissance et la beauté des concepts abstraits, capables de capturer l’essence de réalités en apparence très différentes. »
En tout cas, merci pour ton commentaire très intéressant. J'avoue qu'en postant le lien, c'est un peu ce que je recherchais. (un point de vue érudit sur le discours de Mallat).
Un point quand même, quand tu dit :
Je conteste, néanmoins, que par là on épuise le fond de la théorie kantienne de la connaissance, et que c'est soit disant intelligence artificielle n'ont rien d'une intelligence. Elle ne sont qu'une pâle imitation du fonctionnement de notre esprit.
On peut comprendre de deux façon :
Que tu contestes le fait que "les intelligences artificielles n'ont rien d'une intelligence" en même temps "que par là on épuise le fond de la théorie kantienne", ou que ta contestation ne s'applique qu'a la premiere partie de ta proposition et que tu affirme que ces soi-disantes intelligences artificielles n'ont rien d'une intelligence (et que donc du coup, elle ne sont qu'une pâle imitation du fonctionnement de notre esprit).
Je pense que tu veux bien dire qu'elles ne sont qu'une pâle imitation du fonctionnement de notre esprit, mais .. ben dans le doute ?
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Je pense que ce que les investisseurs voient, c'est que Musk essaye de faire en sorte que ses activités dans l'IA puissent s'accrocher à ses activités dans le spatial qui, il faut le reconnaitre, fonctionne plutôt bien et génèrent visiblement des profits (SpaceX et Starlink)
Du coup, même si la proposition est farfelue, même si c'est de la science fiction, même mauvaise, c'est pas le problème. C'est comme quand il dit qu'il va coloniser Mars alors que pour l'instant il développe surtout une fusée de gros tonnage pour l'orbite basse (star ship), nécessaire pour ses objectifs concernant la constellation Starlink.
Tout ce que voient les investisseurs, c'est juste que ça rapporte du pognon (du moins pour l'instant) et qu'il vaut mieux en être, quitte a ce qu'il n'y ait jamais vraiment de DC dans l'espace, ni de touristes sur Mars.
Ils sont pas idiots, c'est juste qu'ils n'ont pas d'autre éthique que gagner du pognon. La vérité, la Science, l'honnêteté intellectuelle (ou pas)… c'est pas avec ça qu'ils vont se remplir les poches.
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Sans compter qu'il faudra gérer l'encombrement des orbites (syndrome de Kessler). C'est pas tout de mettre des millions de truc en orbite, il finiront forcément par retomber un jour.
Il y a une étude de 2020 d'une agence américaine dédiée à ce problème qui estimait à l'horizon 2030 que la probabilité que la ré-entrée d'un débris spatial touche un vol domestique aux US pourrait être supérieure a 1/1000.
On peut trouver la discussion page 13 de ce doc pour les curieux :
Ça marche aussi pour la pizza. Perso je préfère manger ma pizza avec juste de la pulpe de tomate dessus (et surtout pas de la sauce tomate insipide) et quelques olive et anchois et puis manger la charcuterie avant et le fromage après (sauf si il est insipide auquel cas je saute direct au dessert.
Sinon patates ou pas patates avec la raclette authentique ?
Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.
Dans le cas d'un fromage insipide, on laisse tomber le fromage et on ne va pas gâcher de la bonne charcuterie avec en faisant une raclette. Comme pour une pizza, combien de pizza on été sacrifiée et gâchée sur l'autel du fromage insipide ?
Soyons inventif et innovons en faisant une raclette sans fromage. (C'est le principe de beaucoup d'innovation, que de prendre une assiette de charcuterie et d'innover juste en appellant ça une cheeseless raclette.) (Ouais faut mettre de l'anglais dedans pour que ça marche l'innovation)
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Le coup des rayons cosmiques était une bonne technique pour se débarrasser facilement d'un problème quand on n'en trouvait pas la cause. Comme le raconte cet expert dans son blog :
I didn’t say it was a good explanation. But it was widely used by TAC engineers. Depending on how credulous your customer was, it might work. You see, often in TAC you end up in a situation where you have no explanation at all, but you want to give the customer something. Often the customer will not accept “I don’t know” as an answer. So, cosmic rays (or the related “sun spots”) was a TAC engineer’s attempt to close the case while providing some sort of explanation.
J'ai aussi un peu utilisé cette excuse; un jour, (en m'appuyant sur la doc Cisco justement) pour expliquer le crash d'un gros routeur dans un centre de donnée. Ce qui m'avait un peu amusé, c'est que je me faisais chambrer par le responsable de l'infra du site, qui me disait que j'allais passé un sale quart d'heure pour justifier ce crash vis à vis du comité d'analyse des incidents, mais quand j'ai sorti le problème des rayons cosmiques, et que ça a marché, il s'est retrouvé impliqué avec une action préventive : Vérifier et corriger, le cas échéant, la mise à la terre de toutes les machines hébergées dans le DC.
J'ai bien rigolé en voyant sa tête. (surtout que bon … je ne suis pas du tout sur que ça change grand chose d'avoir une bonne mise à la terre pour ce type de problème, mais ça paraissait évident aux gens du comité, et de toute façon, pour ce genre de comité, il faut toujours qu'il y ait une action corrective pour boucler leur processus)
Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.
Voici un sujet à développer. Dans le cadre de la guerre d'indépendance Américaine, montrer que La Fayette n'était là que pour défendre les intérêts de la France au delà de toute forme d'amitié ou de sympathie qu'il pouvait avoir pour le peuple Américain ou certain de ses representants ou de rancoeur et de haine qu'il pouvait avoir pour les Anglais.
L'histoire ne fait que démontrer que ce sont avant tout des hommes qui font l'histoire des peuples, pas les Etats, et que les hommes sont épris de passions, irrationnels et peuvent agir même contre leur propres intérêts. (Trump et Poutine sont une démonstration évidente de ça)
Si c'était les états qui agissaient uniquement par intérêt et rationnellement, cela ferait longtemps qu'il ne se feraient plus la guerre. Car dans une guerre, tout le monde perd.
C'est exactement le même genre de bullshit que les marchés en économies qui seraient efficients parce que le fait d'agents rationnels agissant pour maximiser leur intérêt alors qu'ils sont irrationnels et provoque régulièrement des crises qui sont comme les guerres, des phases de destruction ou tout le monde perd.
Alors peut-être que les Etats n'ont pas d'amis, ils n'ont que des intérêts, mais on s'en fout, puisque ce ne sont pas eux qui font l'histoire, mais les hommes. (et/ou les femmes)
Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.
Juste un mot sur Do Androids Dream of Electric Sheep? de Philip K. Dick qui est un des meilleurs livre de SF que j'ai pu lire sur l'IA (opinion subjective par définition).
Le livre met en scène un concept de test pour déterminer si on a affaire a un androïde ou pas et qui prend à contrepied en quelque sorte le fameux test de Turing. Le but de ce test n'est pas de déterminer si une machine est capable de se faire passer pour un humain, mais bien de déterminer qu'il s'agit d'un androïde malgré cette capacité.
Il s'agit dans le roman du test de Voight-Kampff dont le principe consiste à identifier les réponses émotionnelles et physiologiques à un stimuli choquant, une réponse qu'on suppose absente chez un androïde.
Le génie de Dick dans ce livre est d'avoir su aborder ce sujet avec une anticipation assez dingue (le livre date de 1966) sans pour autant se laisser emporter par la technologie, ce qui est toujours un risque quand on écrit au sujet du futur sous l'angle de la technologie, justement. Il s'intéresse à la question philosophique et a son angle sociétal et on se rend compte finalement avec l'emergence de ces technologies aujourd'hui, que c'est bien cette question qui emerge aussi : comment faire la différence entre une machine et un humain une fois que les machines ont acquis la capacité de se faire passer pour des humains ? (et c'est pas simplement une question d'intelligence "générale", ou pas, etc …).
Bref, un roman à lire, ou à relire de toute urgence, ne serait-ce que pour son importance dans le théme de l'intelligence artificielle dans la SF. (Et ne pas se limiter à l'excellent Blade Runner qui même si il est très réussit cinématographiquement et esthétiquement, mais ne fait qu'effleurer cette question comparée au livre).
Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.
On peut voir ces chatbots comme une sorte de miroir magique et leur parler comme si on parlait à nous-même, sauf que l'image (et le discours) que renvoi le miroir en question n'est pas le notre, mais un reflet algorithmique et statistique du discours de tout le monde, plus ou moins trafiqué.
Dans tout les cas, le miroir, magique ou pas, n'a pas de plus de personnalité qu'un bout de ferraille ou qu'un morceau de verre.
ChatGPT, mon beau ChatGPT, dis-moi, qui est la plus belle ? ;-)
Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.
[^] # Re: Pensée systémique.
Posté par Big Pete . En réponse au lien L’arnaque du bilan carbone. Évalué à 4 (+3/-1).
Je répond juste sur la modélisation en économie.
Oui, il y a de plus en plus de modélisation, y compris avec une approche systémique en économie, mais comme je l'avouais aussi dans mon poste initial, c'est très compliqué d'y voir clair, car il n'y a pas non plus de consensus en économie. il y a des tas d'écoles différentes, l'école classique, dites orthodoxe ou mainstream, les autres qui se retrouvent chez les hétérodoxes, ou dans l'éconophysique, et j'en passe. Et même au delà de ces problèmes de chapelles et donc d'approche y compris méthodologique, il y a toujours une trés forte influence des idéologies politiques sur ce domaine de la connaissance.
Ce qui a pour conséquence directe que l'on ne peut pas vraiment appuyer son argumentation quand on discute économie comme on le ferait en science physique sur un socle solide.
Et à propos de modèle, si on prend celui qui nous intéresserait dans le cadre de notre discussion, on irait chercher celui de Nordhaus qui est censé modéliser l'impact du changement climatique sur le PIB. Le modèle DICE pour lequel il a eu le prix de la banque de suède 2018 (l'équivalent du Nobel).
Ce modèle est loin d'être satisfaisant selon de nombreux autres économistes et il a été très critiqué, en particulier par Steve Keen. Alain Grandjean a publié une traduction de cette critique sur son blog : Le prix Nobel de Nordhaus n’est pas menacé : notre monde, lui, l’est.
Ce modèle estime par exemple que la température moyenne n’aura augmenté de 4°C qu’en 2140, l’érosion du PIB sur la période ne serait qu’un négligeable 0,03% par an. Ce n'est pas du tout compatible avec les modélisations climatologique. Un monde à +4°c n'a simplement plus rien avoir avec le monde dans lequel on vit et même la banque mondiale n'arrive pas à se projeter dans un monde à +4°c
Mais l'on peut reconnaitre a Nordhaus, d'avoir esquissé une approche un peu plus systémique de la modélisation économique. Depuis, il y a eu d'autres modèles, l'actualité est toujours assez difficile à suivre dans ce domaine, surtout quand on en est pas expert, mais recement un jeune économiste a été primé pour ces travaux sur l'impact du climat Adrien Bilal et il est beaucoup plus pessimiste que Nordhaus sur l'impact du réchauffement climatique sur l'économie mondiale. (c'est de l'ordre de -50% de PIB à horizon 2100 selon lui)
Le FMI a aussi récemment publié une étude qui a une approche systémique assez marquée :
Embedded in Nature: Nature Related Economic and Financial Risks and Policy Considerations
Mais comme je le disais initialement, on trouvera toujours des économistes pour nous dire ce que l'on a envie d'entendre, chiffres et modèles à l'appui, et c'est bien ça encore et toujours le problème en économie.
Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.
[^] # Re: Pensée systémique.
Posté par Big Pete . En réponse au lien L’arnaque du bilan carbone. Évalué à 7 (+5/-0).
Jusqu'à un certain niveau surement, c'est une sorte de boucle de rétroaction. Plus les gens sont en bonne santé, plus ils sont productif, et ça se ressent sur l'économie qui de fait a plus de ressources à consacrer a son système de santé public.
Mais dans ce cas, étant donné que l'espérance de vie est de toute façon limité physiologiquement par le vieillissement, on doit donc nécessairement en conclure que la croissance du PIB est forcément limitée si on suit ton raisonnement. l'espérance de vie ne pouvant pas croitre infiniment, le PIB non plus. ;-)
Et si on ajoute le fait que l'automatisation permet de s'affranchir de plus en plus de l'humain dans la production de bien et services, et que l'on constate un problème d'efficacité dans les système de santé publique associée a une augmentation des inégalités. Il ne serait pas étonnant qu'a l'avenir on puisse voir des économie avec un PIB qui augmente mais ou l'espérance de vie stagne.
Cf La hausse de l’espérance de vie humaine ralentit dans les pays riches
ça c'est si on raisonne de façon macroscopique, mais si on regarde dans le détail, par exemple aux USA :
La baisse de l’espérance de vie aux États-Unis depuis 2014
On voit que la crise des opioïdes associé à une dégradation de la santé a engendré une chute de l'éspérance de vie dans un pays pourtant très riche et en croissance économique. Donc l'espérance de vie n'est pas strictement corrélé au PIB, il est assez évident que d'autres facteurs peuvent entrer en ligne de compte.
Et tout ce que je dis là me semble très factuel. Donc me balancer de l'idéologie dans la gueule, merci. Paille, poutre, etc … (et en plus tu me prête une opinion comme quoi je croirais qu'il n'y a pas de modèle en économie … bref, je pense que cette discussion est terminée).
Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.
[^] # Re: Pensée systémique.
Posté par Big Pete . En réponse au lien L’arnaque du bilan carbone. Évalué à 4 (+2/-0).
C'est tout le problème. Après, ce que je que je vais te donner là est juste mon opinion, mais, à mon humble avis donc, les sciences économiques ont loupé leur virage copernicien, justement, plus ou moins dans les années 70 quand a émergé la dynamique des systèmes. Ils ont continué à penser comme avant, enfin plus ou moins, parce qu'il y a beaucoup d'écoles différentes en économie, des pensées divergentes et qu'il est toujours très compliqué d'y voir clair.
ça s'explique assez bien du fait de la nature très politique de l'économie, de son adhérence, je dirais naturelle, avec les idéologies (capitalisme, communisme, socialisme, libéralisme, etc ..). C'est pour cela que j'évoque une sortie de route "copernicienne".
En écologie, qui traite plus ou moins du même genres de problèmes ; (il faut voir l'écologie comme une économie de la nature), cette révolution a eu lieu et la science écologique est allé très rapidement vers la modélisation des écosystèmes pour s'affranchir de la logique naturaliste. (et ça bien avant les années 70 d'ailleurs) On voit aussi cette évolution en climatologie, toujours la même logique, système et modélisation, non pas pour prévoir avec précision l'état futur d'un système, c'est souvent impossible, mais pour comprendre la façon dont il peut évoluer et réagir à des événements, et s'affranchir de l'aspect naturaliste de la climatologie historique.
La différence fondamentale c'est qu'avec cette approche il n'y a plus de règle telle que tu les édicte : plus de PIB = plus grande espérance de vie. Comme les systèmes complexes sont par nature non-linéaire, une telle relation peut-être vraie à un moment de l'évolution du système mais fausse à un autre, suivant son état.
C'est trivial en écologie, ça l'est aussi en climatologie, mais c'est encore encore très compliqué à admettre en économie. Mais ça bouge. Par exemple avec l'éconophysique.
Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.
[^] # Re: Pensée systémique.
Posté par Big Pete . En réponse au lien L’arnaque du bilan carbone. Évalué à 4 (+2/-0). Dernière modification le 11 août 2026 à 17:07.
Heu juste pour dire que je ne fais pas référence au PIB dans ce que je disais, mais je parlais de la croissance d'une économie dans son ensemble.
Ça parait trivial de penser croissance = croissance du PIB, mais ça ne l'est pas. Le PIB n'est qu'un indicateur d'une activité économique de production, il peut très bien augmenter dans une économie qui a de nombreuses externalités négatives et qui détruit certaines de ses richesses. Par exemple, en vidant son stock d'énergie fossile tout en modifiant le climat entrainant un cout d'adaptation toujours plus élevé et des destructions/reconstruction d'actifs.
L'adaptation et la reconstruction augmentent le PIB en générant de l'activité économique, à condition que l'économie en question soit suffisamment riche, mais avec la répétition et l'amplification progressive du processus, l'économie va petit à petit ne plus avoir les moyens de faire face (les assureurs qui refusent d'assurer par exemple, la dette publique augmente à coup de quoi qu'il en coûte, les services publics perdent en efficacité comme par exemple avec le système de santé, les infrastructures se dégradent, etc …)
Jusqu'au point où l'adaptation et la gestion des impacts ne sont plus possible et que le système après une phase de stagnation où il a lutté pour se maintenir à flot entre alors en décroissance.
C'est plus ou moins ce que j'ai retenu de la vision systémique, que décline Donella Meadows dans son ouvrage et qui est directement lié à son travail avec son mari sur les limites à la croissance, le fameux rapport Meadows.
Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.
# Pensée systémique.
Posté par Big Pete . En réponse au lien L’arnaque du bilan carbone. Évalué à 10 (+8/-0).
J'encourage les personnes qui s'intéresse à ces questions à lire Pour une pensée systémique de Donella Meadows pour pouvoir prendre un peu de recul là dessus.
En envisageant le problème sous l'angle systémique et complexe, c'est à dire avec des stocks, de flux, des boucles de rétroactions régulatrices ou amplificatrices, on comprend mieux la logique qui nous envoi dans le mur. Un immense stock de carbone fossile c'est constitué avec le temps, et l'humanité a trouvé le moyen de l'utiliser pour produire de l'énergie à son profit, énergie qui permet d'extraire toujours plus de ce stock, ce qui a pour conséquence une croissance exponentielle qui elle-même est systématiquement fatale a un système si elle n'est pas régulée d'une façon ou une autre. L'effondrement du système étant l'ultime régulation, d'où la fatalité de la chose. (on peut prendre exemple sur la croissance d'une population dans un écosystème entrainant son effondrement, à la propagation d'une épidémie, a un cancer, ou simplement a une réaction en chaine dans une bombe.)
L'erreur fondamentale dans laquelle on se trouve, c'est de penser que la croissance est par nature uniquement bénéfique, et que nos problèmes pourraient être résolu avec toujours plus d'innovation et donc de croissance. Alors que la solution serait plutôt de trouver un moyen de stabiliser tout ça, en incluant des boucles de régulation dans le système. (par exemple en internalisant le cout des émissions de carbone fossiles dans l'économie).
Pour en revenir à l'ouvrage de Donella Meadows, il donne souvent l'impression d'enfoncer des portes ouvertes et d'être emprunt d'une certaine naïveté, mais ce n'est qu'une impression. En réalité, c'est une initiation à un mode de pensée qui permet de compléter l'approche classique réductionniste et qui permet de comprendre la nature même des systèmes dont nous faisons tous partie.
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[^] # Re: Probabilité non nulle
Posté par Big Pete . En réponse au lien P(doom) : la probabilité que l'intelligence artificielle provoque une catastrophe globale. Évalué à 10 (+10/-0).
Inventer un truc qui va lui pété à la gueule ensuite faisant partie de la connerie naturelle (et artificielle) de l'humanité, l'intelligence artificielle est tout à fait compatible avec cette définition.
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[^] # Re: Dictionnaire, mon bon dictionnaire
Posté par Big Pete . En réponse au lien La théorie de l’évolution est mal comprise : est‑ce un problème de langue, de vocabulaire ou de psychologie ?. Évalué à 8 (+6/-0).
Et la théorie de la relativité, c'est pas triste non plus.
Le problème étant que lorsque on n'est pas soi-même physicien et qu'on n'a juste compris que quelques trucs au sujet de la théorie en question grâce à la vulgarisation, on se trouve sacrément dans la mouise quand il faut expliquer à quelqu'un qu'en accélérant à 0,92c on peut se rendre à une étoile situé à 11,9 années lumières en 5,1 ans.
J'ai eu le cas suite au film, Projet Dernière Chance, avec des discussions comme quoi c'était nul ce film à cause de ce genre d'incohérence. Dans le bouquin Andy Weir prend le temps d'expliquer le truc, mais dans le film….
En gros, faut un tableau blanc et faire ça :
la source (très bien la source) : https://www.thescienceof.org/p/project-hail-mary-neighborhood-tau-ceti-erid-real-science
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[^] # Re: La Sainte Tech
Posté par Big Pete . En réponse au lien Linus Torvalds à propos de l'utilisation des LLM. Évalué à 2 (+0/-0). Dernière modification le 17 juillet 2026 à 10:54.
C'est souvent le problème avec le fait de regarder des phénomènes psychologiques en les interprétant au niveau des neurosciences, ou de façon trop mécanique.
De ce que j'ai compris de la dissonance cognitive, c'est vraiment au niveau psychologique que ça se joue, et la meilleure interprétation du phénomène que j'ai pu lire, c'est dans le contexte de l'accoutumance au risque.
La dissonance cognitive : facteur explicatif de l'accoutumance au risque
Tu notera la remarque dans le paragraphe conclusif où l'auteur reproche à cette théorie d'être trop "mécaniste" et de négliger les facteurs culturels.
Donc, le reproche sur le manque de scientificité de la notion est assez justifié, je pense, mais ça n'enlève pas forcément tout son intérêt, puisqu'on est dans un domaine des sciences sociale ou il faut toujours relativiser la validité scientifique des concepts de toute façon. On est pas des machines, ça reste de la psychologie.
D'une certaine façon, la dissonance cognitive est essentiellement perçu a travers sa troisième conséquence que l'étude que j'ai mis en lien décris, c'est à dire le cas où l'on va ajouter des cognitions pour la relativiser. C'est un mécanisme de protection psychologique pour faire diminuer l'angoisse lorsque l'on vit dans un contexte de risque mais qu'on ne peut rien y faire.
Et si on l'inteprète correctement, la dissonance cognitive (enfin cette réponse cognitive a cette dissonance, qui n'est qu'un cas parmis d'autre de réponse possible et qui n'a rien de mécanique) n'est pas un précurseur à l'inaction fasse à un risque, mais une conséquence de cette inaction.
Si elle se développe chez les gens qui sont confronté au risque lié au changement climatique, c'est essentiellement alors une stratégie psychologique pour minimiser l'anxiété que cela provoque étant donné que la société est manifestement incapable de gérer le problème et d'agir pour le minimiser.
Mais une fois interprétée ainsi, on peut aussi dire que ça favorise d'une certaine façon l'inaction, mais il faut bien avoir à l'esprit que c'est une sorte de boucle de rétroaction. Il y a un risque. On ne fait rien pour le minimiser. C'est angoissant. Mais on ne fait toujours rien. Je me construis alors alors un ensemble de cognitions pour relativiser ce risque et ainsi diminuer mon angoisse pour vivre avec ce risque sans … devenir fou.
ça reste de la psychologie, et ça n'a rien de mécanique, et ça peut parfaitement être vécu en pleine conscience. (J'ai assez bien conscience personnellement de ce phénoméne chez moi, après tout, on peut aussi s'exercer à la métacognition et analyser soi-même ses propres biais cognitif).
Comme on dit, on reconnait les vrais fous à la certitude qu'ils ont de ne pas l'être. ;-)
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# ça vole bas.
Posté par Big Pete . En réponse au lien Une torgnole écolo, citoyenne et participative pour les moustiques. Évalué à 8 (+6/-0).
Un truc de 40g et qui vole partout et qui coute 1000 balles, qu'est qui peut mal se passer ?
Et ça va être assez marrant d'aller l'expliquer au chat qui à mis une tornyol à la tornyol et qui vient déposer le truc tout fier au pied du type qui viens de perdre 1000 balles.
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# Hypothèse erronée.
Posté par Big Pete . En réponse au lien Apocalypse Early Warning - Quand les riches fuiront. Évalué à 10 (+9/-0). Dernière modification le 29 mai 2026 à 13:56.
La catastrophe a déjà commencée, et ce n'est pas les riches qui fuit en premier, ce sont les pauvres. On les appelle des migrants, mais c'est le même principe.
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[^] # Re: La mise en perspective de la philosophie est interessante.
Posté par Big Pete . En réponse au lien De la philo aux maths, de l'intelligence pas si artificielle (Conf ENS Stéphane Mallat). Évalué à 3. Dernière modification le 17 avril 2026 à 13:52.
Stephane Mallat avait donné une interview sur France Culture (je pense que c'est celle-là) où il expliquait qu'il avait eu beaucoup de mal lors de son apprentissage des mathématique au début, du fait de l'aproche abstraite de cet enseignement, et que par la suite, c'est lorsqu'il a fait des mathématiques appliqués qu'il a réellement apprécié les maths et qu'il a orienté sa carrière dans cet discipline.
Peut-être que ça à joué sur sa conception de l'intelligence et que ça ressort dans son discours.
On retrouve cette idée ici aussi :
cf Stéphane Mallat, bâtisseur de ponts mathématiques et informatiques
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[^] # Re: La mise en perspective de la philosophie est interessante.
Posté par Big Pete . En réponse au lien De la philo aux maths, de l'intelligence pas si artificielle (Conf ENS Stéphane Mallat). Évalué à 2. Dernière modification le 17 avril 2026 à 11:36.
Arf, son premier commentaire, j'ai pas tout pigé désolé. Difficile de mettre un + dans ce cas. Mais le deuxième est plus clair.
(Et je ne l'ai pas moinssé non plus)
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[^] # Re: La mise en perspective de la philosophie est interessante.
Posté par Big Pete . En réponse au lien De la philo aux maths, de l'intelligence pas si artificielle (Conf ENS Stéphane Mallat). Évalué à 3.
En tout cas, merci pour ton commentaire très intéressant. J'avoue qu'en postant le lien, c'est un peu ce que je recherchais. (un point de vue érudit sur le discours de Mallat).
Un point quand même, quand tu dit :
On peut comprendre de deux façon :
Que tu contestes le fait que "les intelligences artificielles n'ont rien d'une intelligence" en même temps "que par là on épuise le fond de la théorie kantienne", ou que ta contestation ne s'applique qu'a la premiere partie de ta proposition et que tu affirme que ces soi-disantes intelligences artificielles n'ont rien d'une intelligence (et que donc du coup, elle ne sont qu'une pâle imitation du fonctionnement de notre esprit).
Je pense que tu veux bien dire qu'elles ne sont qu'une pâle imitation du fonctionnement de notre esprit, mais .. ben dans le doute ?
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[^] # Re: C'est mieux en lisant l'article
Posté par Big Pete . En réponse au lien Pourrait-on faire fonctionner des data centers dans l’espace ?. Évalué à 3. Dernière modification le 10 février 2026 à 11:28.
Je pense que ce que les investisseurs voient, c'est que Musk essaye de faire en sorte que ses activités dans l'IA puissent s'accrocher à ses activités dans le spatial qui, il faut le reconnaitre, fonctionne plutôt bien et génèrent visiblement des profits (SpaceX et Starlink)
Du coup, même si la proposition est farfelue, même si c'est de la science fiction, même mauvaise, c'est pas le problème. C'est comme quand il dit qu'il va coloniser Mars alors que pour l'instant il développe surtout une fusée de gros tonnage pour l'orbite basse (star ship), nécessaire pour ses objectifs concernant la constellation Starlink.
Tout ce que voient les investisseurs, c'est juste que ça rapporte du pognon (du moins pour l'instant) et qu'il vaut mieux en être, quitte a ce qu'il n'y ait jamais vraiment de DC dans l'espace, ni de touristes sur Mars.
Ils sont pas idiots, c'est juste qu'ils n'ont pas d'autre éthique que gagner du pognon. La vérité, la Science, l'honnêteté intellectuelle (ou pas)… c'est pas avec ça qu'ils vont se remplir les poches.
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[^] # Re: Chaud devant
Posté par Big Pete . En réponse au lien Pourrait-on faire fonctionner des data centers dans l’espace ?. Évalué à 7.
Sans compter qu'il faudra gérer l'encombrement des orbites (syndrome de Kessler). C'est pas tout de mettre des millions de truc en orbite, il finiront forcément par retomber un jour.
https://cnes.fr/dossiers/debris-spatiaux
Il y a une étude de 2020 d'une agence américaine dédiée à ce problème qui estimait à l'horizon 2030 que la probabilité que la ré-entrée d'un débris spatial touche un vol domestique aux US pourrait être supérieure a 1/1000.
On peut trouver la discussion page 13 de ce doc pour les curieux :
https://csps.aerospace.org/sites/default/files/2021-08/Ailor_LgConstDisposal_20200113.pdf
(Franck Herbert dans Dune)
Sinon, j'en ai une autre pour Musk :
(Michel Audiard).
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[^] # Re: Désolé
Posté par Big Pete . En réponse au lien Pourrait-on faire fonctionner des data centers dans l’espace ?. Évalué à 2.
Merci !
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# Désolé
Posté par Big Pete . En réponse au lien Pourrait-on faire fonctionner des data centers dans l’espace ?. Évalué à 3.
J'ai pas percuté que le lien renvoyait vers l'application. Ca m'apprendra à utiliser ce genre d'appli. Pour la peine, je la desinstalle immédiatement.
Voilà le bon lien :
https://theconversation.com/pourrait-on-faire-fonctionner-des-data-centers-dans-lespace-274582
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[^] # Re: raclette
Posté par Big Pete . En réponse au journal Réaliser une tartiflette : lessons learned. Évalué à 3.
Ça marche aussi pour la pizza. Perso je préfère manger ma pizza avec juste de la pulpe de tomate dessus (et surtout pas de la sauce tomate insipide) et quelques olive et anchois et puis manger la charcuterie avant et le fromage après (sauf si il est insipide auquel cas je saute direct au dessert.
Sinon patates ou pas patates avec la raclette authentique ?
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[^] # Re: raclette
Posté par Big Pete . En réponse au journal Réaliser une tartiflette : lessons learned. Évalué à 8.
Dans le cas d'un fromage insipide, on laisse tomber le fromage et on ne va pas gâcher de la bonne charcuterie avec en faisant une raclette. Comme pour une pizza, combien de pizza on été sacrifiée et gâchée sur l'autel du fromage insipide ?
Soyons inventif et innovons en faisant une raclette sans fromage. (C'est le principe de beaucoup d'innovation, que de prendre une assiette de charcuterie et d'innover juste en appellant ça une cheeseless raclette.) (Ouais faut mettre de l'anglais dedans pour que ça marche l'innovation)
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[^] # Re: Et ceux avec visas ?
Posté par Big Pete . En réponse au lien USA: les touristes sans visas devront fournir l’historique de leurs médias sociaux. Évalué à 3.
Joyeux Noël !
Kermit Ruffins : Live Chrismas show at WWOZ
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[^] # Re: A320
Posté par Big Pete . En réponse au lien Datacenters in space are a terrible, horrible, no good idea.. Évalué à 10. Dernière modification le 01 décembre 2025 à 22:36.
Cisco a toujours une page d'explication sur le sujet : https://bst.cisco.com/quickview/bug/CSCuz26852 concernant certaines ASICs de certains routeurs.
Le coup des rayons cosmiques était une bonne technique pour se débarrasser facilement d'un problème quand on n'en trouvait pas la cause. Comme le raconte cet expert dans son blog :
J'ai aussi un peu utilisé cette excuse; un jour, (en m'appuyant sur la doc Cisco justement) pour expliquer le crash d'un gros routeur dans un centre de donnée. Ce qui m'avait un peu amusé, c'est que je me faisais chambrer par le responsable de l'infra du site, qui me disait que j'allais passé un sale quart d'heure pour justifier ce crash vis à vis du comité d'analyse des incidents, mais quand j'ai sorti le problème des rayons cosmiques, et que ça a marché, il s'est retrouvé impliqué avec une action préventive : Vérifier et corriger, le cas échéant, la mise à la terre de toutes les machines hébergées dans le DC.
J'ai bien rigolé en voyant sa tête. (surtout que bon … je ne suis pas du tout sur que ça change grand chose d'avoir une bonne mise à la terre pour ce type de problème, mais ça paraissait évident aux gens du comité, et de toute façon, pour ce genre de comité, il faut toujours qu'il y ait une action corrective pour boucler leur processus)
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[^] # Re: Sur le fond
Posté par Big Pete . En réponse au lien Une fuite explosive révèle la profondeur du rapprochement Trump – Poutine . Évalué à 7.
Voici un sujet à développer. Dans le cadre de la guerre d'indépendance Américaine, montrer que La Fayette n'était là que pour défendre les intérêts de la France au delà de toute forme d'amitié ou de sympathie qu'il pouvait avoir pour le peuple Américain ou certain de ses representants ou de rancoeur et de haine qu'il pouvait avoir pour les Anglais.
https://heritage.bnf.fr/france-ameriques/lafayette-heros-francais-revolution-americaine
L'histoire ne fait que démontrer que ce sont avant tout des hommes qui font l'histoire des peuples, pas les Etats, et que les hommes sont épris de passions, irrationnels et peuvent agir même contre leur propres intérêts. (Trump et Poutine sont une démonstration évidente de ça)
Si c'était les états qui agissaient uniquement par intérêt et rationnellement, cela ferait longtemps qu'il ne se feraient plus la guerre. Car dans une guerre, tout le monde perd.
C'est exactement le même genre de bullshit que les marchés en économies qui seraient efficients parce que le fait d'agents rationnels agissant pour maximiser leur intérêt alors qu'ils sont irrationnels et provoque régulièrement des crises qui sont comme les guerres, des phases de destruction ou tout le monde perd.
Alors peut-être que les Etats n'ont pas d'amis, ils n'ont que des intérêts, mais on s'en fout, puisque ce ne sont pas eux qui font l'histoire, mais les hommes. (et/ou les femmes)
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[^] # Re: Sur le fond
Posté par Big Pete . En réponse au lien Une fuite explosive révèle la profondeur du rapprochement Trump – Poutine . Évalué à 2.
"Les hommes politique n'ont pas d'honneur ni de devoir, il n'ont que des intérêts"
Pas-Charles Pas-de-Gaulle
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# Est-ce que les linuxfriens rêvent de moules électriques ?
Posté par Big Pete . En réponse au journal Revue Bifrost : « IA : le futur rêve-t-il toujours de moutons électriques ? ». Évalué à 9.
Juste un mot sur Do Androids Dream of Electric Sheep? de Philip K. Dick qui est un des meilleurs livre de SF que j'ai pu lire sur l'IA (opinion subjective par définition).
Le livre met en scène un concept de test pour déterminer si on a affaire a un androïde ou pas et qui prend à contrepied en quelque sorte le fameux test de Turing. Le but de ce test n'est pas de déterminer si une machine est capable de se faire passer pour un humain, mais bien de déterminer qu'il s'agit d'un androïde malgré cette capacité.
Il s'agit dans le roman du test de Voight-Kampff dont le principe consiste à identifier les réponses émotionnelles et physiologiques à un stimuli choquant, une réponse qu'on suppose absente chez un androïde.
Le génie de Dick dans ce livre est d'avoir su aborder ce sujet avec une anticipation assez dingue (le livre date de 1966) sans pour autant se laisser emporter par la technologie, ce qui est toujours un risque quand on écrit au sujet du futur sous l'angle de la technologie, justement. Il s'intéresse à la question philosophique et a son angle sociétal et on se rend compte finalement avec l'emergence de ces technologies aujourd'hui, que c'est bien cette question qui emerge aussi : comment faire la différence entre une machine et un humain une fois que les machines ont acquis la capacité de se faire passer pour des humains ? (et c'est pas simplement une question d'intelligence "générale", ou pas, etc …).
Bref, un roman à lire, ou à relire de toute urgence, ne serait-ce que pour son importance dans le théme de l'intelligence artificielle dans la SF. (Et ne pas se limiter à l'excellent Blade Runner qui même si il est très réussit cinématographiquement et esthétiquement, mais ne fait qu'effleurer cette question comparée au livre).
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[^] # Re: no body
Posté par Big Pete . En réponse au journal Écouter parler l’ia. Évalué à 6.
On peut voir ces chatbots comme une sorte de miroir magique et leur parler comme si on parlait à nous-même, sauf que l'image (et le discours) que renvoi le miroir en question n'est pas le notre, mais un reflet algorithmique et statistique du discours de tout le monde, plus ou moins trafiqué.
Dans tout les cas, le miroir, magique ou pas, n'a pas de plus de personnalité qu'un bout de ferraille ou qu'un morceau de verre.
ChatGPT, mon beau ChatGPT, dis-moi, qui est la plus belle ? ;-)
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