Journal Rappelons la base du libre : pour tous les logiciels

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-2
27
jan.
2021

Ce texte est dérivé d’un journal publié par Zenitram sous la licence CC By-SA 4.0 et est donc mis sous la même licence. Grosso modo, si cela vous intéresse, plus de 80% du texte provient de l’original. Si vous ne respectez pas le By pour mon humble personne, je ne vous en voudrai absolument pas.

Ces dernières années, le libre (ou open source, en pratique cela se ressemble quand on regarde la définition et pas la "pub") gagne du terrain… En perdant son essence à mon avis, car il y a des "méchants" desquels il faudrait le protéger. Le "méchant" est évidement toujours le même, chacun voyant bien le problème suivant la morale.

Rappelons donc une idée de base sur le libre : le libre, c'est la liberté pour tous les usages (liberté 0 pour la FSF, 6 pour l'OSI, 6 pour Debian) de tous les logiciels.

Cette liberté n'est pas utile quand l'auteur veut bien que vous fassiez quelque chose qui ne le concurrence pas, son utilité principale est de pouvoir faire des choses que l'auteur ne souhaite pas que vous fassiez.
Quelques ressemblances (et que ressemblance, les autres libertés listées hors du libre sont bien évidement largement plus importantes, c'est pour vous donner une idée du principe) :

  • Le libre, c'est 0 personne (physique ou morale) rejetée, qu'elle soit gentille ou ogre monopolistique.
  • L’État de droit, c'est 0 personne (physique ou morale) condamnée arbitrairement, qu'elle soit faible ou puissante.
  • L'abolition de la peine de mort, c'est 0 peine de mort, que la personne ai volé une pomme ou fait un crime contre l'humanité.

Il est très facile de défendre une personne qui nous plaît, mais le sujet est d'être capable de placer ses principes au-dessus de son animosité, de son désaccord, avec l'autre, et de le défendre dans tous les cas du moment où le libre est respecté.

Certains soulèvent l'idée que l'usage de la liberté fournie casse le business model de l'auteur, c'est vrai… Et c'est voulu! Ce n'est pas négatif du tout, au contraire, le libre empêche que vous vous reposiez sur le passé. Cet argument a été utilisé contre le libre depuis le début, et rejeté par la majorité des libristes qui se mettaient du côté du petit David contre le grand Goliath. Mais le principe est identique même quand c'est Goliath qu'on doit défendre contre le petit David qui veut la pub du libre sans accepter le principe "pour tous les usages, donc même celui de Goliath". Le sujet n'est pas David ou Goliath, mais le libre.

Ce n'est pas une opinion, c'est un fait : 1 personne exclue car elle utiliserait une liberté qui ne plaît pas, ce n'est pas du libre. Ce n'est pas un "angle mort du libre" comme des auteurs et leurs défenseurs peuvent argumenter, c'est une volonté du libre. Une opinion serait de considérer que le libre n'est pas pour soit car donne "trop" de libertés, c'est une opinion parfaitement défendable du moment où on ne travestit pas la réalité genre dire que c'est dans l'idée du libre (non, ça ne l'est pas, le libre est pour tous les usages).

On peut débattre de si le copyleft pose plus de problème qu'il n'en résoud, mais ça n'enlève rien à sa liberté : l'AGPL, pour prendre la licence libre qui fournit selon certains le moins de libertés, est 100% libre, et une licence "domaine public sauf pour 1 usage" est 0% libre, et si on prend ce dernier logiciel on ne peut dire qu'on utilise du logiciel libre, ni presque libre (non, il est 0% libre).

Les masques tombent de plus en plus, entre ceux qui parlent de libre mais n'aiment en réalité pas les libertés fournies quand des "méchants" utilisent ces libertés, et ceux qui considèrent qu'un droit ne peut pas, comme c'est écrit dans la définition, souffrir d'exception (note : ce qui n’empêche pas de trouver un usage nul et préférer l'auteur du code sur celui qui use de la liberté du libre, mais ce n'est pas le sujet du tout).

Cependant, rappelons une chose : l’esprit du libre, c’est bien que tous puissent bénéficier des quatre libertés pour tous les logiciels. Il est donc naturel que le libre souhaite qu’il y ait le moins logiciels privateurs. Les quatre libertés sont plus importantes que la liberté de faire des logiciels propriétaires. Il y a une hiérarchie évidente dans ces libertés et aucune des quatre libertés n’est bafouée si l’on vous interdit de redistribuer le logiciel ou le logiciel modifié sous une licence non-libre. Le libre contaminant est particulièrement en ligne avec l'objectif initial du libre. La seule raison de ne pas l’utiliser est que cela peut provoquer des problèmes pratiques quand différentes licences libres contaminantes pas tout à fait alignées sont utilisées en même temps.

  • # Si ca t'amuse...

    Posté par  (site Web personnel) . Évalué à -4 (+5/-11). Dernière modification le 27/01/21 à 18:06.

    Tu te bases sur un journal de mauvaise foi, et sans comprendre le libre en plus.
    Le journal de référence cite la définition de la FSF et de L'OSI.
    Ton journal invente un truc qui n'existe pas.
    Rien de nouveau, certes…

    Rappelons que le copyleft n'est qu'une partie du libre et que le libre n'a pas en soit vocation à interdire le non libre, les 2 peuvent très bien cohabiter et le libre est un accord entre un qui fournit et un qui reçoit, personne d'autre. Le libre, cet outil trop libre que certains voudraient restreindre.

    Pauvre libre, mais il continuera quand même à vivre… bien plus tolérant que certains ne le veulent.

    • [^] # Re: Si ca t'amuse...

      Posté par  . Évalué à 6 (+6/-2).

      Tu te bases sur un journal de mauvaise foi

      Tu veux dire que ton journal est de mauvaise foi ou bien que c'est moi qui fais preuve de mauvaise foi ?

      J'imagine que la bonne interprétation est la seconde option ;-)

      Si c'est le cas, je ne trouve pas sympa de me faire attaquer ainsi de manière gratuite. En quoi, de manière factuelle, suis-je de mauvaise foi ?

      Surtout, ne pas tout prendre au sérieux !

    • [^] # Re: Si ca t'amuse...

      Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 8 (+8/-2). Dernière modification le 28/01/21 à 09:34.

      Le journal de référence cite la définition de la FSF et de L'OSI.
      Ton journal invente un truc qui n'existe pas.

      Si tu lisais les sites que tu références (comme pour le débat dans Debian dans ton journal précédent), il y aurait moins de malentendus. Concernant le site de la FSF que tu donnais, on y lit dès l'intro :

      We campaign for these freedoms because everyone deserves them.

      Donc l'idée du libre (au sens de la FSF), c'est bien que tous les utilisateurs devraient toujours avoir ces libertés, c'est-à-dire que tous les logiciels devraient être libres.

      Je te demande encore une fois, est-ce que ce que tu promeus ne serait pas plutôt l'open source (qui ne parle pas de libre) ? Sur la page de la FSF que tu cites, on y lit :

      “Open source” is something different: it has a very different philosophy based on different values. Its practical definition is different too, but nearly all open source programs are in fact free.

      Tu confonds le libre en général (le mouvement) avec le libre pour un logiciel particulier (approché en pratique via une licence compatible avec les 4 libertés). Enfin, même le libre pour un logiciel particulier n'a pas la même définition au sens de la FSF et de l'OSI (qui ne parle pas de libre mais d'open source), bien que la différence soit plus subtile et secondaire et rarement apparente (d'où visiblement ta confusion, malgré les efforts de te sensibiliser à ces nuances dans le journal précédent).

      Sur le site de la FSF on lit bien :

      For the free software movement, however, nonfree software is a social problem, and the solution is to stop using it and move to free software.

      L'open source (au sens de l'OSI) s'intéresse aux 4 libertés en vue d'un certain modèle de développement qu'il facilite aux développeurs, alors que le libre (au sens de la FSF) s'intéresse à l'accès des utilisateurs aux 4 libertés à un niveau sociétal.

      • [^] # Re: Si ca t'amuse...

        Posté par  (site Web personnel) . Évalué à -1 (+4/-7).

        Donc l'idée du libre (au sens de la FSF), c'est bien que tous les utilisateurs devraient toujours avoir ces libertés,

        Je m’intéresse au libre tel que défini par la FSF, pas au copyleft tel que défini par la FSF ou au marketing de la FSF autour du libre.
        Tu mélanges libre et copyleft/marketing.

        N'en déplaise aux gens voulant faire croire que le libre et le copyleft sont pareil, le libre, même tel que défini par la FSF, n'est pas du tout incompatible avec les logiciels non libres.

        La réalité est que mon journal cite la définition du libre par la FSF, et ce journal cite un truc qui est externe à la définition du libre par la FSF, que la FSF n'a pas écrit dans la définition du libre (le journal est un mensonge, la liberté 0 écrite par la FSF ne dit pas du tout ce qui est écrit dans le journal).

        (en pratique la FSF et les copyleftites se font juste avoir à leur propre jeu à avoir tenté un cheval de Troie avec du libre très tolérant pour refiler leurs idées copyleft, et le libre a largement pris le dessus sur le copyleft, échec du cheval de Troie, d'une avec le discours de liberté sur libre prend plus que celui du copyleft, et de deux le copyleft est souvent utilisé pour vendre une version non libre sans que la FSF ne cherche à corriger ça ni ne conspue ça, mais parait qu'ils ne veulent pas de non libre, la bonne blague…)

        Sur le site de la FSF on lit bien :

        Tu sais toi-même que cette partie n'est pas dans la définition de logiciel libre.
        C'est un objectif de la FSF, pas une "fonctionnalité" du libre tel que défini par cette même FSF.
        Bref, c'est ça d'avoir voulu faire les malins à définir le libre de manière différente de ce qu'ils disent vouloir faire, les gens ont pris la définition et après les gens qui voulaient autre choses s'en plaignent :-D.

        Rien de nouveau, éternelle complainte des gens voulant un libre non écrit :-p, déjà "débattu" (avec la même méthodes, des "principes" non écrit dans la définition, une volonté de tordre la définition qui ne plais pas etc), je me suis bien amusé dans le journal précédent mais la ça commence à faire beaucoup, je vous laisse continuer à imaginer un libre qui n'est pas écrit (et qui ne prend pas vraiment en fait).

        • [^] # Re: Si ca t'amuse...

          Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 8 (+8/-2).

          Tu sais toi-même que cette partie n'est pas dans la définition de logiciel libre.

          Bien sûr, c'est leur définition (écrite noir sur blanc) du mouvement du libre. Je veux bien que tu ne sois intéressé que par la définition de logiciel libre, mais alors soit précis à chaque fois et parle de logiciel libre ou de licence compatible avec le libre. Il n'y aura alors plus de malentendus et rien à débattre. Tant la FSF comme l'OSI semblent faire une différence entre le mouvement (libre ou open source) et un logiciel particulier satisfaisant les critères du mouvement. Je ne vois donc pas pourquoi il te semble pertinent de caser en « pub » les objectifs qui ont donné naissance aux licences libres.

          Cela dit, même si tu penses que c'est effectivement uniquement de la pub, je ne vois encore pas pourquoi cela rendrait pertinent d'affirmer que « définition du libre » est identique à « définition d'un logiciel libre », alors que visiblement aucune référence sur le sujet ne semble affirmer cela. S'il y avait une définition universelle du « libre » et que c'était la même que celle d'un logiciel libre, on n'aurait pas eu deux mouvements différents. En fait, on n'aurait pas eu de mouvements du tout : lister 4 règles sans une idée de comment ni pourquoi elles devraient exister dans la société, c'est comme écrire une recette de cuisine sans objectifs culinaires ni l'objectif qu'elle soit utilisée. C'est au mieux le travail d'un dictionnaire, pas d'un mouvement (et encore, même les dicos s'intéressent au contexte normalement).

    • [^] # Re: Si ca t'amuse...

      Posté par  . Évalué à 5 (+4/-1).

      Cher Zenitram,

      J’attends toujours que tu me dises ce qui te fait penser que je suis de mauvaise foi. L’absence d’argumentation de ce fait me laisse à penser que c’était une affirmation gratuite de ta part.

      Ton journal invente un truc qui n'existe pas.

      Mea culpa, mon texte aurait pu être mieux écrit (je parle bien de mon texte ;-) ) :

      • j’aurais dû supprimer les références à Debian et à l’OSI qui sont effectivement hors propos.
      • dans pas mal de cas, il aurait été plus clair que j’utilise l’expression inititialement ou à la base à la place de de base.
      • en début du dernier paragraphe, j’aurais du écrire l’esprit initial du libre et non l’esprit du libre.

      Je persiste à penser que mon journal pouvait être compris correctement tel qu’écrit mais le fait que tu penses que mon journal invente un truc qui n’existe pas me démontre qu’il pouvait aussi être mal compris.

      Et donc, ces clarifications effectuées, continues-tu à penser que mon journal invente quelque chose qui n’existe pas ? Si oui, quoi ?

      Surtout, ne pas tout prendre au sérieux !

  • # dlfp diff

    Posté par  . Évalué à 8 (+6/-0). Dernière modification le 27/01/21 à 18:20.

    On aurait bien apprécié que tu mettes en gras les parties originales car la commande dlfp diff n'est pas encore disponible

    • [^] # Re: dlfp diff

      Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 3 (+1/-0).

      Le diff est là mais n’est pas très lisible en fait :(

      1,4c1,4
      < URL:     https://linuxfr.org/users/zenitram/journaux/rappelons-la-base-du-libre-pour-tous-les-usages
      < Title:   Rappelons la base du libre : pour tous les usages
      < Authors: Zenitram
      < Date:    2021-01-23T11:55:43+01:00
      ---
      > URL:     https://linuxfr.org/users/tisaac/journaux/rappelons-la-base-du-libre-pour-tous-les-logiciels
      > Title:    Rappelons la base du libre : pour tous les logiciels
      > Authors: tisaac
      > Date:    2021-01-27T17:16:41+01:00
      6,7c6,7
      < Tags:    libre, open_source, sspl, fauxpen, fauxpensource, modèle_économique et fud
      < Score:   38
      ---
      > Tags:    libre, open_source et contamination
      > Score:   -3
      10,11c10
      < Ces dernières années, le libre (ou open source, en pratique c'est pareil quand on regarde la définition et pas la "pub") gagne du terrain... Trop de l'avis de certains, qui aimeraient le restreindre car il y a toujours un "méchant" duquel il faudrait se protéger. Le "méchant" est évidement rarement le même, chacun voyant un "problème" suivant sa propre morale.
      < Rappelons donc une idée de base sur le libre : le libre, c'est la liberté **pour tous les usages** (liberté [0 pour la FSF](https://www.gnu.org/philosophy/free-sw.html), [6 pour l'OSI](https://opensource.org/node/1099), [6 pour Debian](https://www.debian.org/social_contract#guidelines)).
      ---
      > _Ce texte est dérivé d’[un journal publié par Zenitram](https://linuxfr.org/users/zenitram/journaux/rappelons-la-base-du-libre-pour-tous-les-usages) sous la licence CC By-SA 4.0 et est donc mis sous la même licence. Grosso modo, si cela vous intéresse, plus de 80% du texte provient de l’original. Si vous ne respectez pas le By pour mon humble personne, je ne vous en voudrai absolument pas._
      13c12,14
      < Cette liberté n'est pas utile quand l'auteur veut bien que vous fassiez quelque chose qui ne le concurrence pas, son utilité principale est de pouvoir faire des choses que l'auteur ne souhaite pas que vous fassiez.
      ---
      > Ces dernières années, le libre (ou open source, en pratique cela se ressemble quand on regarde la définition et pas la "pub") gagne du terrain… En perdant son essence à mon avis, car il y a des "méchants" desquels il faudrait le protéger. Le "méchant" est évidement toujours le même, chacun voyant bien le problème suivant la morale.
      > 
      > Rappelons donc une idée de base sur le libre : le libre, c'est la liberté pour tous les usages (liberté 0 pour la FSF, 6 pour l'OSI, 6 pour Debian) **de tous les logiciels**.
      14a16
      > Cette liberté n'est pas utile quand l'auteur veut bien que vous fassiez quelque chose qui ne le concurrence pas, son utilité principale est de pouvoir faire des choses que l'auteur ne souhaite pas que vous fassiez.
      15a18
      > 
      20c23
      < Il est très facile de défendre une personne qui nous plaît, mais le sujet est d'être capable de placer ses principes au dessus de son animosité, de son désaccord, avec l'autre, et de le défendre dans tous les cas du moment où le libre est respecté.
      ---
      > Il est très facile de défendre une personne qui nous plaît, mais le sujet est d'être capable de placer ses principes au-dessus de son animosité, de son désaccord, avec l'autre, et de le défendre dans tous les cas du moment où le libre est respecté.
      22c25
      < Certains soulèvent l'idée que l'usage de la liberté fournie casse le business model de l'auteur, c'est vrai... Et c'est voulu! Ce n'est pas négatif du tout, au contraire, le libre empêche que vous vous reposiez sur le passé. Cet argument a été utilisé contre le libre depuis le début, et rejeté par la majorité des libristes qui se mettaient du côté du petit David contre le grand Goliath. Mais le principe est identique même quand c'est Goliath qu'on doit défendre contre le petit David qui veut la pub du libre sans accepter le principe "pour tous les usages, donc même celui de Goliath". Le sujet n'est pas David ou Goliath, mais le libre.
      ---
      > Certains soulèvent l'idée que l'usage de la liberté fournie casse le business model de l'auteur, c'est vrai… Et c'est voulu! Ce n'est pas négatif du tout, au contraire, le libre empêche que vous vous reposiez sur le passé. Cet argument a été utilisé contre le libre depuis le début, et rejeté par la majorité des libristes qui se mettaient du côté du petit David contre le grand Goliath. Mais le principe est identique même quand c'est Goliath qu'on doit défendre contre le petit David qui veut la pub du libre sans accepter le principe "pour tous les usages, donc même celui de Goliath". Le sujet n'est pas David ou Goliath, mais le libre.
      26c29
      < D'un côté plus personnel, [je trouve que le copyleft pose plus de problème qu'il n'en résoud](https://linuxfr.org/users/zenitram/journaux/mon-evolution-vis-a-vis-du-copyleft), mais ça n'enlève rien à sa liberté : l'AGPL, pour prendre la licence libre qui fournit le moins de libertés, est 100% libre, et  une licence "domaine public sauf pour 1 usage" est 0% libre, et si on prend ce dernier logiciel on ne peut dire qu'on utilise du logiciel libre, ni presque libre (non, il est 0% libre).
      ---
      > On peut débattre de si le copyleft pose plus de problème qu'il n'en résoud, mais ça n'enlève rien à sa liberté : l'AGPL, pour prendre la licence libre qui fournit selon certains le moins de libertés, est 100% libre, et une licence "domaine public sauf pour 1 usage" est 0% libre, et si on prend ce dernier logiciel on ne peut dire qu'on utilise du logiciel libre, ni presque libre (non, il est 0% libre).
      30,34c33
      < Au final, rappelons une chose : le libre, comme l'abolition de la peine de mort ou l’État de droit ou d'autres choses que j'ai oublié, a comme principe de base de **me** protéger de **votre** morale, quand vous parlez du libre qui protège des méchants qui veulent limiter des libertés, le méchant peut être... Vous, d'après votre propre définition.
      < 
      < Un nouveau mot est donc créé : "fauxpen".
      < 
      < A noter que, sauf si j'ai loupé un truc, parmi les 3 références pour le libre, [Debian a clairement précisé que ce n'est pas libre en retirant les paquets concernés](https://bugs.debian.org/cgi-bin/bugreport.cgi?bug=915537), [l'OSI a clairement précisé qu'une licence "libre sauf pour X" ne remplit pas les critères FLOSS](https://opensource.org/node/1099), mais que la FSF n'a pas encore précisé la même chose entre autre [dans sa liste des licences commentées](https://www.gnu.org/licenses/license-list.html), perso je trouve dommage que la FSF n'explicite pas clairement sa position quand le libre qu'elle a définie est attaquée de la sorte, et, il faut bien finir par un petit lancé de troll, comme si il y avait une peur de trop montrer que leurs idées ne sont pas complètement compatibles avec leur propre définition.
      ---
      > Cependant, rappelons une chose : l’esprit du libre, c’est bien que tous puissent bénéficier des quatre libertés pour tous les logiciels. Il est donc naturel que le libre souhaite qu’il y ait le moins logiciels privateurs. Les quatre libertés sont plus importantes que la liberté de faire des logiciels propriétaires. Il y a une hiérarchie évidente dans ces libertés et aucune des quatre libertés n’est bafouée si l’on vous interdit de redistribuer le logiciel ou le logiciel modifié sous une licence non-libre. **Le libre contaminant est particulièrement en ligne avec l'objectif initial du libre.** La seule raison de ne pas l’utiliser est que cela peut provoquer des problèmes pratiques quand différentes licences libres contaminantes pas tout à fait alignées sont utilisées en même temps.

      La connaissance libre : https://zestedesavoir.com

  • # Mouaifff

    Posté par  . Évalué à 6 (+5/-0).

    Si tu penses que ça va purifier le libre, tu forkes tous les logiciels sous copyleft non viral et tu y ajoutes ton copyleft viral.

    Tu sais quoi ? Le méchant libre le permet…

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