yojik77 a écrit 328 commentaires

  • [^] # Re: firmware i386

    Posté par . En réponse au message Importer des fichiers dans un Chroot Stretch i386 sur un système amd64 . Évalué à 1.

    A vrai dire le Plan était autre : mon système x86_64 est MultiArch i386 et une fois le paquet rpm recalibré en deb, je pensais l'installer manuellement avec dpkg…

    L'opération à coeur ouvert reste toutefois une sérieuse option tant j'ai du mal à me dépêtrer des problèmes de build en utilisant alien…

    To be continued !

  • [^] # Re: re

    Posté par . En réponse au message Importer des fichiers dans un Chroot Stretch i386 sur un système amd64 . Évalué à 1.

    Merci Kripteks,

    Je ne suis pas très familier de bind donc je suis effectivement allé au plus simple !

    C'est sans doute également plus "sécrurisée" puisqu'ainsi le chroot n'a pas d'accès en écriture à l'intérieur du système hôte et que je reste un grand maladroit… ;-)

    Très bonne journée à toi,

    Yoj'

  • [^] # Re: En parcourant les répertoires ?

    Posté par . En réponse au message Importer des fichiers dans un Chroot Stretch i386 sur un système amd64 . Évalué à 1.

    Hello & Merci !

    Effectivement, la bonne solution est effectivement de copier les fichiers à manipuler depuis le système hôte dans l'arborescence système situé sous le répertoire /srv/chroot/tsointsoin/

    Me restent désormais à régler quelques menus problèmes de build lors de l'utilisation d'alien…

    Encore merci et excellente journée à vous, cher gallinacé !

    Yoj'

  • # Commentaire d'un lawyer sur l'intérêt pour IBM de cette décision

    Posté par . En réponse à la dépêche Novell gagne une bataille pour la propriété d'Unix. Évalué à 2.

    Hello kiddies,

    Deux remarques brèves et percutantes :

    1°) La portée d'un jugement :
    ------------------------------------------

    Un jugement n'a d'effet qu'entre les parties au procès, c'est un principe fondamental (effet relatif). Seuls les actes législatifs ou réglementaires peuvent avoir un effet général (sauf exception comme l'annulation d'un décret par un tribunal comme pour le fichier ELOI attaqué par le Gisti il y a peu). Cette décision ne produit donc d'effets obligatoires qu'entre SCO et Novell, et seulement entre eux.

    L'autorité qui est conférée par la loi à une décision de justice est toujours d'effet relatif. Ce n'est pas forcément toujours exact en droit US (particularisme de la class action, qui imposent de faire valoir ses droits auprès de l'avocat ou du tribunal de l'action collective). Pour que la propriété d'un bien ou d'une invention soit attribuée à tel ou tel, il faut normalement une décision d'effet général et non particulier. La mesure est généralement (mais pas toujours) assortie d'une publicité, elle est rendue publique càd communiquée virtuellement à tous et à toutes. Par exemple pour un terrain : conservateur des hypothèques, pour un véhicule automobile : fichier des cartes grises, pour un brevet : office de brevet etc.

    Bref, si demain SCO ou les syndics de faillite de cette société attaquaient IBM, cette dernière société ne pourrait pas se prévaloir directement de ce jugement auquel elle n'était pas partie. Mais le fait qu'un premier juge ait statué dans un tel sens (sous réserve que le jugement ne puisse pas être renversé, càd sous réserve d'appel) est incontestablement un atout.

    Tout ceci étant dit sous réserve des spécificités du droit processuel américain (par exemple, d'autres mécanismes de jugement déclaratif qui imposeraient de convoquer toutes les parties intéressées, de demander qu'elles déposent des observations et, au final, d'établir les droits sur Unix à l'égard de toutes ces parties) sur lequel je n'ai aucune compétence. Le raisonnement est valable en principe (je ne suis pas partie à un procès => pas de conséquence sur ma situation personnelle car je n'ai pas pu faire valoir mes droits, me défendre :: c'est un principe fondamental d'un Etat de Droit).

    2°) Le risque contentieux et l'impact financier sur les comptes d'IBM :
    ---------------------------------------------------------------------------------------------

    Séchez vos larmes, depuis que les comptables et les procès existent, il y a une façon de minimiser le risque lié au contentieux avec un 2nd effet kiss kool en cas de succès.

    il s'agit des provisions qui sont des inscriptions de pertes virtuelles immédiatement déduites (j'ai un résultat de 1000 kopecks, un concurrent hargneux m'en réclame 250, j'inscris une provision de 100 kopecks (il a de très mauvais avocats) et mon résultat n'est plus de 900 kk donc je paie moins d'impôts).

    L'objectif est de créer un''coussin'', de mettre en réserve une partie de la somme pour que le coup soit moins rude si le procès devait être perdu (l'avocat du hargneux était le comparse de beuverie du juge, alors forcément, je suis condamné à payer les 250 kk mais j'ai déjà de côté 100 kk donc je ne débourse effectivement que 150 kk, également déductibles de mon résultat fiscal).

    Par contre, au fil du temps et du procès, le risque peut apparaître moins fort, on peut donc corriger la provision et même si le requérant abandonne ou perd procéder à une reprise de provision : cette poire pour la soif n'est plus justifiée, la somme monétaire qui était réservée peut revenir dans la caisse et elle se traduit par un gain pour l'entreprise, c'est le 2nd effet Kiss kool dont va bénéficier IBM. Novell a gagné, le risque est d'autant plus faible, à nous la reprise de la provision (en langage corporate : ''C'est so good, Johnny, les juges sont des pleurnichards mal-payés et suivistes, ils se conformeront à l'avis de leurs collègues !! Good for us !'').

    Le fisc est toutefois très très vigilant sur ce mécanisme qui permet de faire fluctuer le résultat au gré de l'intérêts du moment (j'ai fait une très bonne année : je réserve d'énormes provisions pour litiges ou pour je ne sais quoi pour ne pas débourser trop d'impôt au percepteur ou, à l'opposé, c'est une mauvaise année, mes actionnaires vont hurler, je suis sur un fauteuil éjectable, j'embellis mon résultat en reprenant des provisions au petit bonheur la chance).


    Logiquement les avocats sont (aussi) payés pour faire une évaluation de ce risque contentieux pour les litiges qu'ils prennent en charge (on parle, je ne sais pas trop pourquoi de circularisation) mais certains refusent, malgré des honoraires parfois exorbitants : ils craignent le retour de bâton : 1°) s'ils ont été trop confiants en minimisant le risque de perdre le procès et que celui est perdu au final : client fâché, client réclamé sous 2°) s'ils minimisent trop, ils remettent en cause la nécessité de leur intervention et la justification de leurs honoraires . Souvent, les plus "finauds" proposent d'appliquer un taux de 1 (càd provision = maximum réclamé) pour ne prendre aucun risque mais c'est du travail torchonné...

    Il y a encore pire qu'un imbécile qui professe une détestation pour les juristes, il y a l'imbécile qui ne sait ni ce que sont les juristes, ni à quoi ils servent, ni pourquoi exactement il les déteste...

    Paix aux camarades de bonne volonté tsoin tsoin...

    Yoj
  • [^] # Re: Kernel pas bon ?

    Posté par . En réponse au message Modification (un peu trop) vigoureuse de mes initrd (builtin) provoquant un échec du Grub au redemérrage. Évalué à 1.

    Aussi surprenant que cela puisse sembler, je crains fort que tu n'aies raison :

    Zeta:/media/racine/boot# file vmlinuz-2.6.27.42-0.1-pae
    vmlinuz-2.6.27.42-0.1-pae: gzip compressed data, from Unix, last modified: Wed Feb 3 21:21:48 2010, max compression

    J'ai eu l'idée d'utiliser 'file' en trouvant ce fil :
    http://www.linuxquestions.org/questions/linux-newbie-8/grub-(...)

    Mais il semble que la sortie de file devrait plutôt être de ce type là :

    /boot/vmlinuz-2.6.18-5-686: Linux kernel
    x86 boot executable RO-rootFS, root_dev 0x6803, swap_dev 0x1, Normal VGA

    Sans que je comprenne comment et pourquoi mon innocent 'mkinitrd -f' aurait altéré mes deux noyaux ????

    Bref, la galère n'est pas terminée....

    Merci beaucoup pour ton soutien amical !

    Yojik
  • [^] # Re: Quelle est la logique du libre ?

    Posté par . En réponse à la dépêche OpenTTD est maintenant un jeu complet entièrement libre. Évalué à 2.

    [Vorzicht : énorme argument d'autorité imminent]
    C'est pas pour faire mon gros poseur de juriste avec 2 bac + 5, un projet de thèse dans les cartons et quelques années d'enseignement en qualité de chargé de TD dans une faculté prestigieuse mais quelle est ton niveau de qualification en droit pour être aussi incisif et péremptoire, cher ami, ou plutôt cher collègue ??
    [/fin de l'énorme argument d'autorité]

    Parce que je peux te dire que tu racontes vraiment n'importe quoi et que tu le fais avec un culot délirant, sans t'embarrasser de la moindre nuance et de la plus petite citation (les textes, il paraît que c'est important en droit, enfin, ça, ça doit être des racontars d'avocats ripoux à la solde des méchants éditeurs et de vieux professeurs d'université croulants et dépassés...). Tout cela est très farce, mais n'est pas Eolas qui veut...

    Chapeau bas, donc, l'artiste, je me garde sous le coude celle-ci :

    (encore une fois, si la justice respecte la loi, ce qui n'est pas toujours le cas).

    Sans effusion excessive,

    Yoj'
  • [^] # Re: Que ces choses là en termes délicats sont dites...

    Posté par . En réponse à la dépêche RPM va enfin de l'avant avec la version 4.6. Évalué à -1.

    Bonsoir Patrick,
    Bonsoir à tous les contributeurs qui se sont exprimés posément sur mon malheureux post,

    D'abord, urbi et orbi, je suis ravi qu'un commentaire absolument sans intérêt provoque une telle succession de messages. Oui c'est un sarcasme puisque le résultat de cette excellente attitude (je dois pointer à -2 en cet instant) est que je ne suis même pas sûr d'être lisible avec ce nouveau post. La chasse aux sorcières comme moyen de réplique des analphabètes et des immatures va finir par m'éloigner une bonne fois pour toute de linuxfr. C'était HS mais ça soulage...

    1ère clarification : je ne visais aucunement Patrick de manière personnelle dans mon post. Je critiquais un comportement auquel s'est livré Patrick et que je désapprouve totalement, l'euphémisation des rapports de force et de la violence sociale au travail. Ceux qui ne saisisse pas la nuance peuvent aller s'occuper autrement, la suite ne les intéressera pas plus. Sur ce point, j'y reviendrai...

    2ème clarification : je ne visais pas les USA, j'ai passé l'âge. De la même façon qu'il faut laisser la peur du rouge aux bêtes à cornes, j'apprécierais de ne pas être assimilé aux anti-américanistes primaires qui sévissent ici et là. Pour donner un exemple, la "liberté d'expression" et la "privacy" étaient bien mieux garantis aux USA qu'en France ou qu'en Angleterre. Donc merci aux spécialistes des amalgames poisseux de passer leur chemin.
    Je parlais d'un mode de fonctionnement qui n'existe plus en France que pour certains types de postes (administrateurs et dirigeants des sociétés congédiables ad nutum (= d'un signe de tête), collaborateur politiques, postes de cabinet dans la haute fonction publique), c'est-à-dire un départ sans préavis et peu ou pas indemnisé .
    C'était schématique mais, en aparte, ce qu'indique pasBillpasGates n'est pas significatif de la généralité des entreprises aux USA à ma connaissance: il s'agit plus d'un choix généreux de son employeur (comme le recours aux "packages" lors d'un licenciement par exemple). Pour les SSII ou pour Wal-Mart, mon intuition est que l'on ne prend pas forcément toujours des gants. Ceci étant je n'irais pas lire dans l'USC les lois fédérales du travail ce soir, donc je passe sur un débat que je ne voulais pas soulever d'ailleurs.

    3ème clarification : Je suis ravi de relever que je suis clairement reconnu pour ce que je suis, à savoir un crypto-communiste, certainement syndiqué et ouvertement pro-grève. cela doit signifier que je suis quelqu'un d'honnête intellectuellement, non ?? Pour parodier les échanges fumeux des gauchistes des années 70, les questions "D'où parles-tu Camarade ?" (sous entendu pour quelle faction, scission, groupuscule...) n'est pas inintéressante, c'est un premier gage d'intégrité intellectuelle qui expose clairement ses "fondamentaux" intellectuels, moraux ou idéologiques. Pour mémoire, et avant toute chose à mon avis, je suis profondément et intrinsèquement un juriste.

    4ème clarification : Je n'ai jamais contesté le droit d'un employeur de procéder à un licenciement . C'est une évidence pour tout juriste : un contrat doit pouvoir être rompu (d'où le débat historique sur le mariage, est-ce une institution (= intouchable) ou un contrat (= divorce possible) ? C'est un peu comme si j'interdisais à un employé de démissionner...
    Mais l'Humanité ou pour éviter les associations malheureuses, le "Respect sacré qui est du à un être humain" fait, exige, devrait rendre évident que l'on ne peut pas traiter une personne sensible comme un ordinateur amorti comptablement et en bout de course matériellement. C'est à dire que l'exercice du pouvoir de licenciement doit être encadré (extrêmement encadré de mon point de vue) et qu'il soit assorti de justes compensations proportionnées au sérieux des motifs ayant justifié qu'il soit mis au contrat.
    Ayant un score de 3:1 (3 dém' ; 1 licenciement), je peux vous dire qu'un licenciement fait plus de mal et plus durablement à un humain qu'une démission ne bouleverse une entreprise. Je ne vous souhaite pas de le vivre mais la dépression, le divorce, le suicide sont réellement des conséquences usuelles de licenciements, économiques ou non.
    Je vous épargne les considérations marxistes inactuelles mais pourtant promises à une nouvelle évidence dans les prochains mois selon lesquelles les chômeurs constituent l'armée de réserve des employeurs (plus de chômeurs, moins de revendications salariales, moins de contestation, possibilité de remplacer à vil prix des employés, etc.).

    Donc le coeur du débat, c'est quoi ??

    C'est qu'il y a actuellement une forte tendance à truquer les termes du débat sur la relation Employeurs-Employés. Un contrat de travail entre une structure et un Humain n'est pas un achat de'un bien consommable car, entre autres choses, l'Humain a le droit au Respect et à ce que soit préservée sa Dignité.
    Parmi ces dévoiements, un discours aigri assez récurrent existe chez des gens qui n'auraient jamais le courage de faire grève, de déposer un témoignage pour soutenir un collègue aux Prud'hommes ou de se rebiffer sur des humiliations petites ou grandes, c'est de reprocher à ceux qui ont ce courage, qui n'ont pas abdiqué tout sens de la Dignité d'être des "preneurs d'otages" des usagers, des "grandes gueules", des "fouteurs de merde", bref des cgt-syndicalistes...

    Pour tout dire, et justement pour éviter que Patrick ne puisse penser à une attaque ad hominem le visant (j'ai déjà du marquer une fois ou deux des déssacords avec lui, ça pourrait légitimement nourrir un soupçon de vendetta délirante de ma part), j'ai volontairement omis un autre épisode qui m'avait marqué : c'était à l'occasion de la rituelle dépèche de sortie de Noyau : il faisait état en termes assez détendus de la façon dont un développeur du noyau qui s'était consacré pendant plusieurs mois sur un nouvel ordonannceur avait vu son projet dégagé d'un claquement de doigt ou peu s'en faut par l'arbitraire de Linus T. himself. Tout celà assorti de commentaires de posteurs du genre, "c'est ça aussi le libre", "c'est la sélection des meilleurs projets", patati-patata.
    Non, ça c'était du darwinisme social parfaitement rustique et c'est, de mon point de vue, parfaitement déguelasse.
    Je suis, à tous égards, très loin d'être une petite chose fragile mais je sais que d'autres sont plus fragiles que moi et même si je ne l'espère pas je pourrais moi aussi, un jour, être fragilisé. Mais même si ce n'était jamais le cas, le respect que je ressens à défaut de le devoir pour tout autre hominidé fait que je ne lui souhaite ni souffrances, ni malheur. Mieux, même si je me sens sûr de ma force, de mon talent et de mon génie, winner parmi les winner jamais je ne m'abaisserais à une telle attitude envers un prétendu loser. C'est fleur-bleue et naïf pour ceux qui se planquent derrière un faux cynisme moderne (les vrais cyniques se pendent).
    Mais c'est ça qui est en jeu, affaiblir notre sensibilité aux destins de nos congénères, s'habituer à la violence sociale et morale, pire la banaliser avant, en toute bonne conscience, de la reproduire...

    Le rapport entre un employeur et ses subordonnés est un rapport juridique mais aussi un rapport de force et, comme dans tout lieu de pouvoir, il y a de nombreux abus de pouvoirs en entreprise sans qu'il soit souhaitable ou légitime de les banaliser ou de les masquer derrière des formules camouflages. A la rigueur, la froide honnêteté du gus de Red Hat est intègre et sincère : ils en avaient le pouvoir, ils avaient un motif légitime, ils l'ont fait et ils assument. Pas d'enjolivage, pas de pipeau.

    Pour donner d'autres exemples de banalisation contre lesquelles je m'insurge :

    - "pousser vers la sortie" ; "mettre au placard", ça peut avoir un autre nom juridiquement : du harcèlement moral...
    - considérer qu'une telle ne "progresse plus" et percute le "plafond de verre", mais que "c'est normal tu comprends, depuis qu'elle a des gosses..."....
    - dernier exemple, comme le disait l'affreux Filoche dans le canard de Siné il y a quelques semaines, le terme "collaborateurs" est une autre escroquerie intellectuelle. Le contrat de travail se traduit par un lien de subordination qui se manifeste notamment par l'autorité de l'employeur et l'existence d'un pouvoir disciplinaire, lequel ne peut être contesté a priori mais seulement a posteriori devant les juges.

    Donc loin de l'agressivité de pacotilles, je vous invite seulement à être attentifs, jusqu'en dans vos termes, à la dignité de vos frères d'espèce et de ne pas abdiquer totalement devant l'individualisme obligatoire et forcené que l'on cherche à nous inculquer...

    Bon soir & à tous mais toujours très fraternellement,

    Yojik
    --
    --
    ps : comme les surintérprétations de mes quelques lignes sont quand même assez prodigieuses, je vous invite à lire successivement, le Meurtre de Roger Ackroyd d'Agatha Christie et "Qui as tué Roger Ackroyd" de M. Bayard aux éditions de Minuit qui expose au passage et magistralement ce qu'est une "lecture délirante" d'éléments factuels...
  • # Que ces choses là en termes délicats sont dites...

    Posté par . En réponse à la dépêche RPM va enfin de l'avant avec la version 4.6. Évalué à -1.

    Je sur-interprète peut-être l'énoncé de la dépêche de Patrick G. mais que doit-on comprendre par :

    > La situation s'est décantée quand Jeff Johnson, la personne qui était censée être en charge, a été invitée à aller voir ailleurs par Red Hat, son employeur.

    A mes oreilles peut-être malveillantes, cela ressemble fortement à un bon licenciement façon US, c'est-à-dire sec et brutal dont il n'y aucune raison de se réjouir quel que soit le "bien supérieur" qu'il y avait à voir RPM progresser.

    Cela a un côté épouvantablement faux-derche et cela transpose l'inénarrable "We have to let you go !" anglo-saxon avec un zeste de sarcasme frenchy tout à fait déplacé...

    Peut-être que je me trompe, peut-être que d'autres tâches lui ont été assignées de manière autoritaire (ce qui au regard du droit du travail français, désuet, touffu et désespèrement protecteur, au regard duquel je persiste à me placer serait déjà un comportement discutable pour un employeur...).

    J'ai souvent remarqué que l'esprit "libre" s'accomodait assez bien de comportement qui serait inadmissible dans une société régie parle droit du travail ou des règles élémentaires d'éducation et de respect des "collaborateurs"....

    Fraternités cher camarades travailleurs,

    Yojik
  • [^] # Re: Abbreviations !!

    Posté par . En réponse à la dépêche 5 mars 2009 – Paris - Soirée de lancement de Quotero, la nouvelle GED Open Source. Évalué à 1.

    Note du modérateur (ci-après NDM) qui emploie "oeuvre" en lieu et place "d'objet"....

    Ciel, mon Grévisse !!

    Bien à vous,

    Yoj'
  • [^] # Re: De l'énergie dépensée pour rien

    Posté par . En réponse à la dépêche KDE 4.2 : The Answer. Évalué à 0.

    Bonjour tous,

    Plutôt content que ma prise de position n'ait pas provoqué de dérapages trollesques...

    Je me permets de vous faire une réponse groupée :

    > (kikicnrv) KDE 3.X était considéré comme lourd à sa sortie et KDE 4 sera considéré comme léger et abouti quand son successeur arrivera

    Oui et non, pour avoir vécu le passage de KDE 2.2 (Mandrake 8.2) à KDE 3.0, je n'ai pas souvenir d'un ralentissement (et à l'époque mon processeur était un duron 600 Mhz avec moins de 600 Mo de ram). par contre l'amélioration visuelle était indispensable : Kde 2.2 faisait mal aux yeux (cf. screenshots d'époque).

    Ton approche est, IMHO, marquée par un fonctionnement geek qui refais +/- son ordinateur tous les 2/3 ans au minimum. C'est pour cela que le gain de performance semble aussi important : il y a aussi, under the radar, progrès du matériel sous-jacent.

    Je vis depuis 3-4 ans avec un Sempron 32 bits avec un cadence "PR" de 2800+ et 1,5 Go de Ram (+ une radeon mal aimée et sans grosse accélération 3D libre) et pour moi le passage à KDE 4.2 est aujourd'hui hors de question tant sur la plan performance que sur le paln de la stabilité. Pour un KDE 4.4.x sur-optimisé et complet au niveau fonctionnalité, je ferais peut-être l'investissement de changer ma bécane qui sera alors tout à fait amortie...

    Techniquement, je ne suis pas tout seul à penser qu'il y a un souci : Hans Knopper s'est détourné de KDE au profit de Lxde (pour quel motif exactement ??) pour la Knoppix 6.0 et Linus T. a persisté (tout en faisant pour une fois preuve de tact et de mesure) dans son interview à Distrowatch de ces jours-ci :
    http://distrowatch.com/weekly.php?issue=20090202#feature

    > (med) Il me semble qu'à machine égale KDE 3.5 était aussi largement plus véloce que KDE 3.0.

    Je suis tout à fait d'accord qu'il y a déjà eu d'importants progrès au sein d'une branche de KDE et qu'il y en aura encore sûrement pour la 4e du nom mais pour le passage à KDE 4.x, l'exigence accru quant à la performance du matériel s'est accompagné de problèmes de stabilité et de fonctionnalité patents (les comptes rendus de Danny sur le dot sont très explicites quant aux régressions et aux omissions qui sont corrigées chaque semaine...).

    Une réserve aussi : utilises-tu des drivers libres ? J'ai une radeon millésimée 9550, encore assez mal supportée par le projet DRI (pas dans le scope de radeon hd) et la performance d'un DE tient largement à la perfomancedes drivers X. Pas de drivers accéléré 2D-3D à la sortie de KDE 3.0 mais Nvidia puis Ati ont bel et bien fini par s'y mettre au cours d ela vie du produit KDE 3.x...

    Personnellement, ayant de mauvais souvenirs sous Mandrake et les 1ers drivers nVidia, je reste à l'écart des drivers propriétaires par pragmato-fanati-librisme ;-D

    > (med) Qt devient aussi de plus en plus rapide au fil des versions.

    Cela s'est dit mais c'est un énoncé infalsifiable, i lfaudrait comparer le même logiciel au code prêt compiler avec deux versions distinctes. jamais vu de benchmark crédibles en ce sens...
    Par contre Qt est de plus dodu niveau fonctionnalités (solid et phonon doivent être intégrés ce me semble ??).

    > (med) Utiliser le SVG ne devrait pas utiliser beaucoup plus de ressources qu'avant. Une fois les SVG rendus ils sont mis en cache et donc une fois ça fait c'est aussi rapide qu'avant.

    Même remarque, je pourrais soutenir le contraire, voire même détailler un peu plus (qui du moteur de rendu ?) et cela ne nous avancerait pas plus en l'absence d'éléments concréts (analyse, benchs, etc). Je ne crois pas que la question se résolve aussi simplement que cela...

    > (med) Quant aux effets à la Cube je ne vois pas en quoi ils ralentiraient quoique ce soit.

    Je pense simplement que c'est objectivement sans intérêt et que cela exige des performances 3D qui ne peuvent aujourd'hui être fournies, pour l'essentiel, que par des drivers propriétaires...
    Cela dit, subjectivement, je trouve aussi ça très laid :-)

    Ciao lioudi,

    Yoj'
  • [^] # Re: De l'énergie dépensée pour rien

    Posté par . En réponse à la dépêche KDE 4.2 : The Answer. Évalué à 1.

    Oui et pour un avantage à mon humble avis relatif, le coût en ressources est peut-être un peu excessif...

    Lors de la sortie de 4.0.x la "lourdeur" ressenti par les premiers testeurs était mise sur le compte de l'option -debug. Pourtant ici même sur DLFP et avant la sortie des pre-versions de 4.0.x des observateurs s'inquiétaient légitimement du "coût" processeur de ce passage au SVG, notamment pour quelques petits jeux Kde qui avaient servi de banc d'essai pour la transition vers Qt 4.x.

    Je crains que ce "poids" en soit jamais réellement résolue et qu'il faille uniquement compter sur la vélocité des processeurs pour compenser cette prise de poids. En terme de management de projet, c'est certainementa la conséquence de l'influence excessive qu'a acquis l'excellent Aaron Seigo du fait de son très grand charisme, de son rôle organisationnel et de son talent indiscuté : son "bébé" (Plasma) a été trop mis en avant et n'a peut-être pas suffisamment été critiqué au moment de la conception (j'entends critique de manière positive, avec une logique d'optimisation et d'amélioration).

    Or, 3.5.x était extrêmement léger et son empreinte mémoire le permettait (en désactivant les effets d'ombre et de transparence) d'être encore très réactif sur des bécanes vraiment vieillissantes. Sur ma Debian Sarge la différence entre un Xfce 3.x et un KDE 3.5.3 n'était pas flagrante en terme de réactivité et e vitesse d'exécution, par exemple.

    En définitive, que beaucoup de choses aient été brisées à l'occasion de ce qui est une authentique refondation ne me choque pas, mais le fait que l'accent ait été aussi lourdement mis sur le eyes-kandy au détriment de la réactivité, par exemple, ou de la fiabilité suscite plus de réserves de ma part....

    Franchement, de mon point de vue usager Desktop quotidien qui rêve de voir KDE débarquer sur les ordis de mon employeur, les effets "cube3D" et autres joyeusetés indispensables n'apportent pas de véritable confort supplémentaire de travail, ça fait juste marrer les geeks et encore 1 heure ou deux parce qu'après on finit par avoir *vraiment* des choses à faire. A mon sens le projet KDE s'est un peu fourvoyé sur le très mauvais chemin déjà emprunté délibérément par Xorg en direction du flashy inutile....

    Fraternité et pain-perdue pour tous !

    Yojik
  • [^] # Re: **La** fonctionnalité qui manque toujours... ou pas ?

    Posté par . En réponse à la dépêche KDE 4.2 : The Answer. Évalué à 1.

    Impeccable...

    J'ai désormais un superbe menu "clic molette" avec mes 16 applications préférées alignées. Ca va peut-être même me faire renoncer à mon rituel "Alt + F2" !!

    Le mode réponse rapide était parfaitement adapté ;)

    Merci et bonne manif' à tous,

    Yoj'
  • [^] # Re: **La** fonctionnalité qui manque toujours... ou pas ?

    Posté par . En réponse à la dépêche KDE 4.2 : The Answer. Évalué à 1.

    <mode curieux & intéressé>

    ...et comment fait-on d'ailleurs sur 3.5.x ??

    (KDE-heuheu tes fonctionnalités innombra-haaa-bleus !!)
  • [^] # Re: Client windows 9x ??

    Posté par . En réponse à la dépêche OpenArena 0.8.1 fête Halloween !. Évalué à 2.

    > Qui utilise encore ça ?

    Des solutions composites sont posibles :
    Les gens qui ont récupéré des bécanes amorties, refourguées par des entreprises au cours des 5 dernières années (pour info, en décembre 2004, une grande administration parisienne avait encore des postes sous win95, vu de mes yeux vu !).
    Les gens qui ont acheté des bécanes bien configurées qui ont survécues bon an, mal an.
    Les gens qui réinstallent souvent leur système de base ou qui ont un usage suffisament conservateur de leur PC (dactylo et jeux) pour qu'il n'ait pas été vérolé au cours du temps...
    Les gens qui ont récupéré ce logiciel et sa licence préinstallés il y a plus de 10 ans et qui conservent 2-3 partitions FAT pour les jeux ou les tests...
    Pour la dernière hypothèse, ma pomme, par exemple :-)

    > Et où est le problème du support de l'IPv6 sur une appli qui vise un OS ne le supportant pas ?

    Là je n'ai pas de réponse tranchée mais si le protocole du jeu est fondé sur IPv6, une implémentation en interne peut être indispensable m$oeme si les autres composants du système et les autres applis n'en bénficieront pas (en gros IE et le reste de l'OS ne sauront toujours pas faire de l'IPv6 mais OpenArena le pourra...).

    Par exemple le formidable RASPPPoE [1] permettait de dépasser les limitations de la "couche" PPPoE dégoutante de win9x pour faire quelqu chose de bien dès le début de la diffusion de la technologie xDSL il y a de celà quelques années (misère comme on vieillit vite en matière informatique...).

    [1] http://www.raspppoe.com/

    Yoj'
  • [^] # Re: Architecture

    Posté par . En réponse au message [compilation] 3 questions pour compiler mon 1er noyau sous OpenSuse !. Évalué à 1.

    Confer ci-dessus, je suis une huitre....
  • [^] # Re: Tout ça pour... ?

    Posté par . En réponse au message [compilation] 3 questions pour compiler mon 1er noyau sous OpenSuse !. Évalué à 1.

    1°) J'ai fini par comprendre. En invoquant "make rpm", la compilation se fait dans un répertoire de même niveau, packages/BUILDS/.

    Pour être plus clair, l'arborescence de /usr/src sur ma SuSe :

    /usr/src/
    ...............linux/ (lien symbolique vers le répertoire linux-2.6.28-***)
    ...............linux-obj/
    ...............packages/
    ..................................BUILDS/
    ..................................SOURCES/
    ..................................SRPMS/
    ..................................RPMS/

    Et bien les résidus de compilation étaient dans packages/BUILDS, donc je pouvais toujours m'acharner dans le répertoire "voisin" linux/ à coup de make clean et make proprer....


    3°) Non je n'y connais pas grand chose mais j'avais trouvé une doc Gentoo québécoise plutôt explicite...

    Ceci dit je suis un grand nigaud parce que vu le temps que j'ai passé à peaufiner mon .config, j'avais quand même trouvé le moyen de manquer le sous-menu "Type de processeur"...

    Forcément, une fois réglé le type de processeur dans ce menu, la suite va tout de suite mieux ;-p

    No comment, ...faudrait pas se lever....

    Yoj'
  • [^] # Re: lien symbolique ?

    Posté par . En réponse au message [compilation] 3 questions pour compiler mon 1er noyau sous OpenSuse !. Évalué à 1.

    Là je vais passer pour une nouille mais j'assume...

    De /home/user/src vers /usr/src ou de /usr/src vers /home/user/src ??

    Pour parler clair quand je fais un

    ln -vs /home/usr/src /usr/src

    Je me retrouve avec un lien symbolique /usr/src/src (forcément !)...

    Mais quand je fais un

    ln -vs /usr/src /home/usr/

    ..et bien cela capote ! Encore qu'au début, je passais par un lien vers le lien symbolique /usr/src/linux et que cela me posait d'autres problèmes vu que j'utilisais "make rpm" et que cette commande a besoin de répertoire */packages à la racine du dossier de compilation (du genre /usr/src/packages).

    La commande "make rpm" continue cependant de protester (ce qu'elle ne faisait pas quand je l'invoquais directement dans /usr/src) en raison de l'absence d'une archive de source type kernel-yoj1*.tar.

    Donc normalement, quand je lance mon "make menuconfig" dans /usr/src il me prépare un jeu de sources correspondant à mon .config.

    Mais quand je procède de même dans le lien symbolique /home/yoj/src -> /usr/src/ là, rien ne va plus !?!!

    Ou alors je m'emmêle en cherchant à faire un lien symbolique alors que ce n'est pas le but ??

    ---

    Arff :-( à force de jouer avec des liens en tout sens, j'ai écrasé tout mon /usr/src par un répertoire vide /home/usr/src...je suis bon pour re-télécharger les sources..la forme olympique moi ce soir :-(

    Gute Nacht und gute luck !

    Yoj'
    --
  • [^] # Re: Legalité ...

    Posté par . En réponse au journal Appel au boycott de la société Trend Micro par la FSF. Évalué à 10.

    Soyons précis, il n'existe pas pas de "prohibition du boycott" en tant que tel en France. Il y a une interdiction (non pénale) de certaines pratiques commerciales visant à restreindre l'accès au marché de certains producteurs de biens et services ou à les évincer (art. L. 420-1 Code de Commerce : http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle(...) ) et il y a l'interdiction pénale des discriminations irrégulières (ben oui, certaines différences de traitement sont acceptables voie souhaitables, la vie est compliquée et le juriste cruel...) qui est visée par le 2° (prononcer "deuxièmement") de l'article 225-2 du code pénal.

    L'article 225-2 CPén. :
    http://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do?idArticle=LEGIAR(...)

    La discrimination définie à l'article 225-1, commise à l'égard d'une personne physique ou morale, est punie de trois ans d'emprisonnement et de 45 000 Euros d'amende lorsqu'elle consiste :

    1° A refuser la fourniture d'un bien ou d'un service ;
    2° A entraver l'exercice normal d'une activité économique quelconque ;
    3° A refuser d'embaucher, à sanctionner ou à licencier une personne ;
    4° A subordonner la fourniture d'un bien ou d'un service à une condition fondée sur l'un des éléments visés à l'article 225-1 ;
    5° A subordonner une offre d'emploi, une demande de stage ou une période de formation en entreprise à une condition fondée sur l'un des éléments visés à l'article 225-1 ;
    6° A refuser d'accepter une personne à l'un des stages visés par le 2° de l'article L. 412-8 du code de la sécurité sociale.
    Lorsque le refus discriminatoire prévu au 1° est commis dans un lieu accueillant du public ou aux fins d'en interdire l'accès, les peines sont portées à cinq ans d'emprisonnement et à 75 000 Euros d'amende.


    Oui mais alors, c'est quoi une discrimination irrégulière ? Facile, on lit à l'envers le code et on tombe sur l'énumération del'article 225-1 (les juristes sont des grands invertis :-D) qui nous apprend que sont telles les discrimiantions tenant, pour les personnes morale (càd. sociétés et association pour l'essentiel) :
    à raison de l'origine, du sexe, de la situation de famille, de l'apparence physique, du patronyme, de l'état de santé, du handicap, des caractéristiques génétiques, des moeurs, de l'orientation sexuelle, de l'âge, des opinions politiques, des activités syndicales, de l'appartenance ou de la non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée des membres ou de certains membres de ces personnes morales.

    Donc, le boycott de la feta danoise, parce que justement danoise, à l'appel d'un lobby de fetahyn hellènes, c'est *mal*. Un appel à refuser d'acheter des produits SCO parce qu'ils sont pas gentils-gentils, a priori, c'est plus ou moins utile et légitime, mais ce n'est vraisemblablement pas répréhensible ou illégal. La jurisprudence européenne amorce (CEDH, cf. infra) une évolution dans ce sens avec la décision Steel & Morris vs United-Kingdom de 2005 relative à des poursuites exercées par la sté McDonald contre les auteurs d'une brochure très critique : les grandes entreprises "s'exposent inévitablement et sciemment à un examen attentif de leurs actes" et donc à un certain niveau de critique. la diffamation n'est pas exclue, aps plus que d'autres procédés restreignant les critiques excessives mais il doit être trouvé un juste équilibre entre défense des intérêts économiques et liberté d'expression. Pas le temps de vérifier sur HUDOC si la question du boycott a été jugée...

    Pour revenir au droit interne et outre le fait que toutes les discriminations ne peuvent donc être poursuivies, ce genre de texte ne s'applique pas sans des appréciations des circonstances de fait qui exigent une certaine finesse d'analyse. IMHO et sans garantie, il faut bien prendre les discours affirmant l'illégalité pure et simple de tous les appels au boycott comme illégaux pour ce qu'ils sont : de l'intimidation pure. Ceci étant : 1°) un certain nombre d'appels au boycott sont illégaux 2°) les commentaires de l'économiste cité supra, aussi sérieux soit le bonhomme, ne vous seront pas d'un grand secours en garde à vue...

    Je vous lie ci-dessous un arrêt récent sur une vraie hypothèse potentielle de discrimination irrégulière (ici : en raison de la nationalité) mais IMHO très discutable compte tenu des faits de l'espèce (votre client a un souci avec tel état ou telle société pour des raisons plus ou moins admissibles et vous demande de ne pas pas travailler avec ceux-ci. premier point de débat : c'est inélégant certes, mais est-ce condamnable juridiquement !? Ici il s'agit d'un client ressortissant d'un état arabe qui exige que la livraison ne soit pas effectuée par une société israelienne : est-ce discriminatoire de la part du fournisseur français qui y consent, alors qu'aucune société israelienne n'a subi effectivement un refus discriminatoire, humhum ?? C'est le 2e sujet délicat : ce n'est pas évident du tout et il faudrait regarder encore plus en détail les jugements au fond qui sont normalement plus explicites...) :

    http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=re(...)

    Bon ensuite, sur cette affaire partculière, il faut aussi tenir compte de plusieurs éléments :

    1°) c'est une vision pénaliste du monde et les pénalistes sont notoirement des gens qui manquent de finesse juridique. Gare ! je ne dis pas qu'ils sont de mauvais juristes mais ils sont, très fréquememt, empreints de préjugés (au sens strict du terme) moraux qui commandent leur interprétation des textes bien au-delà de ce que permet le raisonnement juridique ordinaire (j'ai récemment eu des échanges avec un substitut et c'est une mécanique intellectuelle un peu curieuse). Je suis toujours sidéré par les libertés que prennent les praticiens du droit pénal avec l'affreux poncif de "la loi pénale est d'interprétation stricte", principe inscrit en toute lettre dans la partie législative du code... Bref, selon le côté du Glaive où ils se touvent certains pénalistes-moralistes se feront des pourfendeurs fanatiques de la délinquance, pataugeant souvent dans un Ordre Moral fort peu objectif, ou, tout au contraire, se révéleront des pleurnicheurs dignes de mauvais téléfilms judiciaires.
    Pour" balancer sévère", j'ai en mêmoire le chef-d'oeuvre de mauvaise foi du bien connu Maître Eolas lequel justifia sans rougir la décision de la Cour de Cass' condamnant un nigaud de rappeur pour des textes de chansons franchement pas damnables (je ne juge pas la musique, j'ai un zeste de prudence). Or, en vérité, on était à la limite de l'inconventionnalité pure et simple et du texte à l'origine de la poursuite, et de la décision (la dignité de l'unfiorme, motif légitime, n'autorise pas le n'importe quoi par rapport à la liberté d'expression). Curieusement, au sein de la tribu Pénaliste, ce sont fréquemment les mêmes qui après avoir justifié des trucs abracadabrantesque à coup de "Force doit rester à la Loi" et patati et patata, vous feront ensuite sangloter, à la barre, sur le sort d'un épouvantable Rapetou égorgeur de petites vieilles, son papa violent, sa petite fille qui a tant besoin de lui et son épouse admirable...

    2°) c'est aussi la cour de cassation et, comme toute cour supérieure surchargée, elle n'est pas exempte de dérapages et donc, fort heureusement, elle est sujette à des repentirs fréquents (trop fréquents ?). Anecdote illustrative : j'ai en tête une décision de cet automne, dite du "poney Junior" qui avait fait beaucoup glousser, le distingué commentateur d'une revue spécialisée (pour les 13 autres juristes qui rôdent ici : le JCP, non ?) ayant fait beaucoup d'efforts pour ne pas qualifier cette décision ( à publier au Recueil !!) de grand n'importe quoi in-justifiable (l'intégrité sexuelle du poney étant désormais mieux protégée que celle d'une autre espèce inférieure...). Pour les curieux : Legifrance > Jurisprudence judiciaire > cour de cass' > année 2007 > mots clés 'poney" et "junior"....

    Pour DLFP, on peut simplement envisager une action sur le fondement de la complicité, dans la mesure où l'on retient cette lecture ultra-répressive du texte (dans l'esprit du temps, notons-le) mais son statut de site d'information devrait lui permettre d'exciper (= de tirer argument pour faire exception à la règle ordinaire) de la législation relative à la presse (+ Jurisprudence ouvertement favorable de la Cour Européenne des Droits de l'Homme sise à Strasbourg : arrêts Observer & Guardian vs United-Kingdom et autres) : on retranscrit, on diffuse le message sans s'y associer. Woui, ce sertait sans doute un rien faux-derche mais c'est pour cela qu'on a inventé les avocats : pour qu'ils tiennent des discours parfaitement improblables sans glousser...

    Pour ceux qui suivent, un arrêt, raisonanblement exigant, de la Cour de Cassation sur une prétendue pratique d'éviction (l'article L. 420-1 citée tout en faut de cet intemrinable post) :
    http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?idTexte=JURI(...)
    On voit bien qu'il faut une intention d'évincer du marché et qu'il y a une analyse, normale en droit économique, de l'influence des intiateurs du prétendu "boycott" sur le secteur en cause (on parle du "pouvoir de marché" sur un marché lui-même "pertinent" : ici on reconnaîtrait un tel marché pertinent pour les logiciels de sécurité informatique voire un sous-marché des logiciels anti-virus) et des effets de la mesure d'éviction sur le marché pertinent en cause. Le jour où un appel de la FSF bouleversera les poids respectifs des diverses sociétés sur l'un des marchés de produits et services informatique, le monde aura bien changé...


    Bon faut que j'aille travailler pour de vrai, jeunes gens,

    Salutations matinales,

    Yojik
    --
    Attention au chien et au juriste : Le charabia ci-dessus n'engage pas son auteur ni personne d'autre, il est vraisemblablement inexact et garni d'approximations et d'inexactitudes tenant à la nature sincèrement administrativiste et rigoureuse de son auteur. Par suite : Ni responsabilité, ni dieu, ni maître.
  • # Désolé : gros acte manqué, c'était destiné au forum hardware...

    Posté par . En réponse au journal Carte contrôleur sATA pour carte mère ancienne génération (PCIà. Évalué à 3.

    ... ceci dit, vu sa fréquentation, hein, j'aurais pu faire exprès ce n'aurait pas été plus idiot....

    Yoj'
    --
    repentant
  • [^] # Re: First Post

    Posté par . En réponse à la dépêche KDE4 déchaîne les passions. Évalué à 4.

    Et voilà, j'en ai piégé un !! Bonne lecture ;-D)
  • [^] # Re: First Post

    Posté par . En réponse à la dépêche KDE4 déchaîne les passions. Évalué à 10.

    un effort d'adaptation (qui influe même sur la hiérarchie des répertoires, qui a tendance à être moins profonde).


    C'est intéressant car c'est un trop joli cas de sublimation d'une limitation : le mode spatial rend quasiment ingérable une hiérarchie avec plus de 4-5 niveaux. Le fait qu'un utilisateur abandonne des hiérarchies "lourdes" est tout à fait regrettable, c'est un signe d'inadaptation du produit à la variété des besoins des utilisateurs (dans leur diversité). Ton retournement sémantique est donc très significatif (le produit ne sais pas faire, je me réjouis de faire autrement que ce j'aurais voulu faire).

    Au-delà de tous les trolls plus ou moins amusants, c'est le seul reproche sérieux et définitif que je puisse faire au projet Gnome. Je trouve Gnome beau, bien fini, d'allure professionnelle, supérieurement internationalisé ...et pratiquement sans intérêt pratique, pour mon usage personnel, tant les choix de ces développeurs-concepteurs sont pregnants sur l'usage : pour profiter de ce produit il faut adhérer (intellectuellement et pratiquement) à une démarche ergonomique et être prêt à réorganiser ses méthodes, même les plus intuitives (classeur > sous-classeur > chemise > sous chemise) , en conséquence.

    Je crois que c'est Ubuntu qui a tenté d'imposer ce fameux mode spatial il y a quelques années et c'est tout à fait dans cette logique de contrainte douce, presque librement consentie (de mémoire, il y a eu bronca et abandon quand même...).

    Dans mon cas personnel, j'ai un besoin professionnel de hiérarchies complexes (par exemple pour classer des documents de jurisprudence pat thèmes et sous-thèmes, des newsletters, des rapports et des textes juridiques, divers et variés) : cette complexité et la qualité de cette organisation m'évitent de recourir en permanence aux outils de recherche de fichiers sur le disque dur (par exemple, "Mais où ai-je donc rangé l'allocution de Denoix de Saint-Marc sur le courage à l'Académie des Sciences Morales et Politiques ??")

    Personnellement, j'ai remarqué comment "j'intériorisais" mes hiérarchies de répertoire, c'est assez troublant car l'ordre que je peux mettre sur mon DD se répercute ensuite dans mon intellect...

    Bien fraternellement,

    Yojik77
  • [^] # Re: ca depend

    Posté par . En réponse au message Effacer un MBR corrompu proprement. Évalué à 1.

    Merci de ton conseil NeoX.

    Je ne souhaite surtout pas perdre mes données sinon effectivement j'aurais pu faire un ménage violent et repartitionner ce disque aux petits ognions en partant de zéro.

    Pour le MBR et la table, effectivement ce sont normalement deux choses distinctes mais dans mon cas, il y a vraisemblablement quelque chose qui les lie...

    Bien à toi,

    Yoj'
  • [^] # Re: AHCI

    Posté par . En réponse au journal Calamitas !! en 2007, le support SATA sous linux est toujours perfectible !?. Évalué à 2.

    Je comprends bien ta remarque puisque je me suis retrouvé un peu par hasard détentaire d'une CM compatible S-ATA et que j'essaie désormais d'en profiter...avec cette petite surprise hier soir...

    Ceci dit, même si l'abandon ou le désintérêt pour des chipsets un peu anciens ou peu diffusés est certainement assez fréquente, je pense que les constructeurs restent largement responsables. Rédiger un driver stable et performant c'est un service que l'on doit à ses clients et en matière de DD, il y a depuis longtemps un marché linux...

    Nous ne sommes plus en 1995 : il y a du linux dans des milliers de salles serveurs et tout ne se fait pas en SCSI, en plus le P-ATA est quand même en voie d'extinction programmée (façon ours polaire: ce sera long mais c'est certain...) : que les constructeurs n'aient pas pris la mesure d el'enjeu et rédigé des drivers propres, ça me fiche quand même pas mal par terre !

    Bref, je reste un peu scié par tout ceci...

    Yoj'
  • [^] # Re: quel chipset, quel noyau ?

    Posté par . En réponse au journal Calamitas !! en 2007, le support SATA sous linux est toujours perfectible !?. Évalué à 1.

    Le kernel de OpenSuse 10.2 est un 2.6.18 et cette distribution est sortie fin 2006 !

    Pour le chipset, c'est du Via KT880
    Pour les minutieux :
    0000:00:0f.0 RAID bus controller: VIA Technologies, Inc. VIA VT6420 SATA RAID Controller (rev 80)


    Merci de ta proposition de service : l'objet était plutôt de faire part de mon émoi mais j'apprécie ta bonne volonté !!


    Yojik
  • # Réserves récurrentes & mise en garde salutaire

    Posté par . En réponse à la dépêche Wikiversity en français atteint les 2 000 cours. Évalué à 2.

    Bon, comme tout le monde je suis allé jeter un coup d'oeil sur ma matière de prédilection, le droit public...et là, calamitas c'est le désastre...

    http://fr.wikiversity.org/wiki/D%C3%A9partement:Droit_public

    Il n'y a pas grand chose de rempli mais ce qui l'est est franchement mauvais. Inexactitudes, approximations, imprécision, c'est du niveau d'un étudiant assez moyen. Je parle en relative connaissance de cause puisque j'ai enseigné deux sous-disciplines de cette matière (vlan pour l'argument d'autorité !) pendant 2 années en 2ème année de DEUG (aujourd'hui Licence 2) et Maîtrise (Master 1).

    Avant d'aller plus loin je signalerai que je suis extrèmement réservé sur le plan scientifique et méthodologique par le concept même de Wikipedia et de ses projets annexes (cf. mes anciesn commetnaires sur le sujet) et que je lui préfére la partialité sincère et l'attitude plus humble du tout venant des pages personnelles, attitude pas très constructive mais que je tiens à distinguer de l'anti-wikipedisme de pure médisance qui trouve refuge ces jours-ci dans les journaux du "bien-penser" pour les gens qui se croient de gôôche.

    Or ici, le pékin curieux attiré par la réputation des wiki-concepts se trouverait embarqué dans de forts beaux draps...

    Illustration par l'exemple :

    Le droit public en France trouve son origine lors de la Révolution Française. Ainsi l'autonomie des juridictions administratives trouve ses origines dans les lois du 16 Août 1790 et 24 Août 1790. Mais cette évolution a été longue : au début justice retenue, puis déléguée en fait, puis enfin déléguée en droit par la loi du 24 mai 1872. C'est généralement la décision du Tribunal des Conflits (TC) du 8 Février 1873, dit Arrêt Blanco, qui est souvent retenue comme étant la première décision appliquant pour la première fois l'autonomie des juridictions administratives. Même si les juridictions existaient déjà comme le Conseil d'État, elle n'applique la justice délégué en droit qu'à partir de cette période.

    On peut remarquer trois grandes réformes en droit français contribuant à développer la justice administrative: La réforme de 1953, les tribunaux administratifs sont juges de droit commun du contentieux administratif et exercent subsidiairement, des fonctions administratives. Le développement du contentieux conduit à une nouvelle loi le 31 décembre 1987 créant les cours administratives d'appel, qui les rends compétentes afin de juger les appels des décisions des tribunaux administratifs. Le Conseil d'État intervient alors comme juge de cassation.



    Dans l'ordre :
    - une erreur dès la première phrase : il y a toujours eu un droit public . Car qu'est-ce que le droit public ? L'auteur reste dans le vague et se trompe : il assimile à tort donc droit public (le droit de l'exercice de la Souveraineté dans un cadre étatique entendu le plus largement) et le droit administratif (droit dérogatoire régissant une part des activités de l'Administration) qui n'en est qu'une partie (avec le droit constitutionnel, les finances publiques, etc.). Il y a toujours eu des règles particulières relatives à l'exercice de la Souveraineté, parfois anecdotiques (et encore...) comme la loi Salique opportunément exhumée par les Légistes ou d'une importance cruciale comme la convocation des Etats Généraux. A cela s'ajoute un régime de responsabilité propre ("Le Roi ne saurait mal faire"), des règles contentieuses adaptées (Edit de Saint Germain et ses défenses itératives aux Parlements (le juge de droit commun de l'époque en gros) de troubler les activités de l'Administration. En réalité c'est le droit public moderne qui apparaît pendant et après la Révolution (le rôle de l'Empire est considérable à de nombreux égards...). L'erreur semble minime, elle aboutit toutefois à une énormité.

    - une longue confusion ensuite. Il y a confusion entre le particularisme des juges de l'Adminsitration qui vont progressivement se constituer en une juridction administrative, un Ordre Administratif, et l'existence d'un droit Administratif autonome, distinct du droit applicable aux gens normaux (= les particuliers). Blanco [1] ne scelle pas du tout l'autonomie de la juridiction administrative mais affirme l'autonomie du *droit* administratif, les règles applicables (avec aussi deux trois bricoles sans conséquence sur la liaison de la compétenc eet du fond et un vague critère du service public ;-D. la confusion est évidente avec la décision Cadot qui consacre le caractère de juridiction de droit commun (= celle à laquelle on s'adrese quand aucun texte ne prévoit la compétence d'une autre juridiction) du Conseil d'Etat.

    [1] http://www.conseil-etat.fr/ce/jurisp/index_ju_la01.shtml
    [2] http://www.conseil-etat.fr/ce/jurisp/index_ju_la04.shtml

    - un second paragraphe marquée par une imprécision habile (j'ai l'impression de rajeunri quand j'étais examinateur à l'oral...) : pas de bétises mais rien de bien précis. Sauf que quand l'on annonce trois réformes autant en citer 3 et pas 2 (oubli de la réforme de 1995, de 2000, du Code de Justice Administrative ?). Et, le venin est dans dans la queue, le Conseil d'Etat depuis la prise d'effet de la réforme de 1987 est principalement juge de cassation, il reste aussi un juge de 1er ressort et d'appel d'attribution (= quand un texte spécial le prévoit).

    Bref, le curieux sincère qui se pencherait en toute confiance sur cette présentation se verrait déjà embarquer dans des contre-sens sérieux. On ne peut rien reprocher d'autre à l'étudiant ou à l'amateur éclairé qui a rédigé cette introduction qu'une certaine superficialité des connaissances, un manque de recul par rapport à son sujet. Mais comme celà augure mal de la suite...

    En conclusion, il faut voir avec l'augmentation des contributeurs mais le nombre de bénévoles correctement informés est modeste et l'effet de dispersion déjà relevé plus haut dans les commentaires entre les diffférents Wiki-concepts n'est pas un élément favorable...

    Quant aux rigolos qui viendront me dire "Bin, t'as qu'à corriger si t'es si malin !", je les enverrai poliment (ou pas) paître en leur signalant que j'emploie mon temps comme je l'entends et que si mon âme miséricorideuse a accepté de jeter ces quelques pensées sur mon dlfp que j'ai, c'est mon choix !!

    Bien fraternellement,

    Yojik