Ce qui m'intéresse le plus, c'est ce que fait la France et comment elle le fait. J'ai donc lu les extraits d'échanges de courriers électroniques sur cette page et j'ai été surpris de voir les adresses des clients avec qui conversait le personnel de la société hacking-team.
Malgré mon dégoût pour l'industrie de l'espionnage, je suis heureux de constater qu'entre 2014 et 2015, un intermédiaire s'est retiré de la discussion. Par contre, de mémoire, il me semble que la loi renseignement stipule que le gouvernement ne peut faire appel à aucun intermédiaire et doit garder le contrôle des outils de surveillance de masse (c'est pas écrit comme ça en tout cas). La boite noire qu'aurait constitué hacking-team me parait contrevenir à la loi et être une faille majeure… et mes espoirs s'envolent à nouveau.
La philosophie du libre est très éloigné de la philosophie de la publicité ciblée mais les deux ne sont pas incompatibles. C'est pourtant ce que semble vouloir indiquer cette phrase :
Mais quelle sera la tête de Firefox dans un an et plus ?
Sera-t-il encore l’image du logiciel libre ? Ou celui de la publicité ?
Un logiciel libre intégrant de la publicité est envisageable (la preuve) et je préfère encore avoir cette possibilité de vérifier comment la publicité est sélectionnée que de me tourner vers un autre logiciel moins performant. La liberté appartient aussi à Mozilla de développer leur logiciel comme il leur semble bon, si le mécanisme de publicité est également libre, nous pouvons regretter la direction prise mais pas remettre en cause le fait que le logiciel garde sa liberté d'être.
La première, c'est que Stéria et Sopra, c'est la même chose suite à une fusion ayant eu lieu fin 2014. Donc bis repetita avec la même société !
Ah non ! Ca sera le 3ème échec de l'entreprise puisque le projet LOUVOIS avait été développé pour la première fois de 2001 à 2003 par SOPRA sans que le logiciel soit prêt dans les temps.
Et en plus, je rajouterai qu'en 3 ans, malgré les pertes engendrées, aucun décideur n'a eu l'idée d'arrêter l'utilisation du logiciel défectueux et de reprendre l'ancien système. J'aurais bien aimé savoir combien coûtait les anciens systèmes de comptabilité à titre de comparaison mais comme aucun chiffre ne peut être vérifié… parce que 1 milliard d'euros pour rien, il y a anguille sous roche.
Juste pour la blague, je viens de voir que Louvois 1, première tentative du projet, a été développé entre 2001 et 2003 mais le projet a échoué, "le marché se terminant en décembre 2003 sans que le produit soit prêt". Le projet avait été confié à… SOPRA !
A la lecture de cet article, j'ai beaucoup rit de savoir qu'il fallait une loi "renseignement" pour protéger les intérêts économiques de la France alors qu'il suffirait de changer quelques décideurs pour économiser des centaines de millions d'euros.
Au passage, l'article du Figaro me parait refléter l'amateurisme, le deuxième titre est "Surcoûts de 150 à 200 millions par mois" alors que le texte plus bas lit "les mesures prises pour corriger manuellement les erreurs du logicile, ont coûté entre 150 et 200 millions d'euros par an aux finances publiques".
Cela étant, un petit calcul peut être utile :
- Prenons la limite basse : 150 millions par an, ça fait donc 12,5 millions par mois.
- Estimation approximative et fausse : un fonctionnaire travaillant à "corriger manuellement les erreurs du logiciel" est payé environ 2500 euros par mois, il en coûte donc 5000 par mois à son employeur (les finances publiques = l'état). Pour être certain de ne pas sous estimer le coût de l'emploi, doublons le chiffre : 10000.
- A un coût de 10 000 euros par mois, pour les estimations données, les finances publiques ont employé 1250 personnes à temps plein à "corriger les erreurs du logiciel".
Conclusions en vrac : les problèmes logiciels permettent de créer de l'emploi, 128 millions d'euros n'est pas si cher payé au vu du passif et du coût actuel des correctifs.
La différence entre un résistant et un "terroriste" ne dépend que du camp que sort vainqueur.
la marque de la désobéissance civile est de ne pas se cacher, d'agir à visage découvert, la ça ressemble plus au petit contrefacteur en herbe qui va justifier la contrefaçon
Un autre petit correctif, ce n'est pas de la densité dont il est question mais du nombre de transistors présents dans les microprocesseurs. C'est une nuance mais qui a son importance car c'est dépendant de la taille physique des processeurs et je dois admettre ma totale ignorance quant aux contraintes de taille des processeurs.
Il aurait été possible de se réjouir de la direction que prend Microsoft mais il est aussi possible de comprendre le rejet de ces libristes à la vue du long passé de Microsoft dans le domaine du logiciel fermé.
À chaque débat on nous ressort l'exception culturelle française, mais qu'est ce que ça veut dire au juste ? Un pouvoir à la solde des ayants-droits ?
Il suffit de compter le nombre d’occurrences du mot "auteur" (sans que celui-ci soit précédé du mot "droit") dans les discours des "anti-Reda". Ce n'est qu'un sentiment mais il me semble que, plus les points de désaccord sont abordés, moins les auteurs sont au centre de la question (s'ils l'ont déjà été). Amusant ou pathétique, c'est selon.
En ce qui concerne "l'ignorance", je ne suis pas convaincu par ces arguments. Pour moi, l'apprentissage de l'outil est un effort déjà suffisant de la part de "l'ignorant" (dont je fais partie) pour avoir accès à la jouissance de la connaissance si l'outil est disponible. Pour reprendre l'analogie du coffre fort, la personne l'utilisant n'a pas besoin de connaitre le fonctionnement du mécanisme de sécurité pour l'utiliser, connaitre l'outil permettant la fermeture et l'ouverture du coffre devrait être nécessaire. Pour te rejoindre, si le coffre fort est mis à disposition et que le l'outil de fermeture/ouverture du coffre est expliqué, il appartient à la personne de l'utiliser si cela lui semble nécessaire ou utile.
Par contre, pour l'attitude adoptée vis-à-vis des personnes qui ne montreraient aucune volonté, je respecte et ne remet pas en cause le comportement que tu dis avoir.
Je suis d'accord sauf avec le premier point sur la connaissance, il ne faut pas avoir la connaissance du fonctionnement pour utiliser une chose. Imaginez une seconde qu'il faille savoir comment l'Internet fonctionne pour le parcourir… Je ne sais pas comment fonctionne la mécanique de ma voiture mais j'ai le droit de la conduire (plutôt mal d'ailleurs). Ma vision des choses me pousse à croire qu'apprendre à utiliser un outil est suffisant mais, encore une fois, j'ai peut être tort.
Nous sommes tous ignorants dans presque tous les domaines, rares sont les domaines dans lesquels un être peut être savant. Je ne suis savant de rien, pire, je suis ignorant de mes ignorances, n'ai je pas le droit d'être libre ? N'est-ce pas l'accès au savoir commun qui est promu par le logiciel libre ? Pour le bien de notre commune humanité, je suis convaincu que les savants doivent éduquer les ignorants ou, à défaut, les aider à l'utiliser les fruits de la connaissance. Je me trompe sans doute puisque je suis ignorant.
Sans répondre à la question, la FSF a mis en ligne un petit guide pour chiffrer ses courriels. Traduit par april et framasoft, le guide d'autodéfense est disponible en français. Loin de résoudre le problème, il propose des explications claires sur la mise en place du chiffrement des courriels. Cela ne permettra pas à un grand nombre d'adopter le chiffrement mais peut aider ceux qui se soucient déjà de préserver leurs échanges à mettre en place leur clé GPG.
Hé, Nitérc, tu m'expliques comment je fais pour répondre à quelqu'un qui dit que pour régler le problème terroriste, il faut régler le problème de la pauvreté, alors que le fait (factuel) que la pseudo-pauvreté toute relative de ces terroristes était déjà largement prise en charge par les aides sociales, et que pour certains, ils étaient carrément logés à bien meilleure enseigne que 90% des salariés ? L'amalgame, c'est toi qui le fait dans ta tête, moi je relève des faits.
Non, tu te trompes. Le monsieur parle de la pauvreté, pas des meurtriers en question. Pour ma part, je préfère parler d'inégalités mais l'idée est la même, les inégalités sont génératrices de frustrations. En sortant de l'expérience vécue et en prenant un cas beaucoup plus général, si une personne peut vivre décemment mais que le reste de la population mène une vie opulente, la frustration sera grande et la pauvreté (relative) en fera réagir/réfléchir même chez les opulents.
Je n'ai strictement aucun respect à avoir envers de tels terroristes.
Les gens que tu cites ne sont pas des terroristes dans le sens où ils ne font pas peur, ils sont "juste" des meurtriers. Des personnes qui tiennent un discours haineux et disproportionné me terrorisent bien plus que les rares meurtriers que tu mentionnes. Le gouvernement et les institutions obsédées par le contrôle me terrorisent bien plus que les quelques "fous" qui se lancent dans des crimes au nom d'une idéologie (l'idéologie capitaliste tue en bien plus grand nombre que les idéologies religieuses réunies).
Les terroristes sont "nos" élus qui ont tué la démocratie, le pouvoir gouvernemental n'est plus au peuple (et ne l'a sans doute jamais été) et cela est bien plus terrorisant que quelques meurtres isolés.
Mais que faire quand l'idéologie en question prône le vide sidérale et attire ceux qui ne veulent pas acquérir de savoir ou pensent que le seul savoir à acquérir est celui révélé par un livre ?
La réflexion peut être intéressante mais il me plairait de savoir comment se permettre ou s'autoriser de juger une idéologie comme prônant le "vide" ? L'incompréhension d'une idée ne justifie pas son refus. Pour répondre plus spécifiquement à la question de la religion ("savoir […] révélé par un livre"), la multiplicité des cultures ayant une religion "commune" démontrent bien que la variété des idées et des croyances est possible malgré ce livre "unique" (d'autres livres de référence sont utilisés). Pour débuter la réflexion, je pousserais l'idée en disant que même en considérant cette idéologie "vide", quel droit nous octroyons pour justifier l'interdiction ? Réduire la liberté de croire en tentant de tuer une idéologie, n'est-ce pas là où se situe le crime ? Je place la limite au respect de la croyance de l'autre et à l'acceptation de la critique.
Quand à l'éducation, encore faut-il qu'elle soit impartiale et autorise les personnes de s'accaparer des outils permettant de comprendre, mais aussi qu'elle s'adresse à des gens qui veulent apprendre. On a vu au Danemark, pays dont le système éducatif n'est pas vraiment à remettre en cause, des attentats liés à une idéologie n'ayant pas sa place dans un pays de tolérance.
Je suis assez d'accord avec ce passage sauf qu'une éducation impartial n'existe pas et que l'éducation devrait apprendre à apprendre et à critiquer, critiquer l'éducation apprise en premier lieu. Pour ce qui est du cas du Danemark, l'idéologie s'apprend mais ce n'est certainement pas le système éducatif qui a enseigné cela. De là à prétendre que le système éducatif n'est pas à remettre en cause… tout est à remettre en cause car la réponse à la critique renforce l'idéologie.
Je suis d'accord avec toi sur le fait que l'éducation est importante. Mais croire qu'elle va effacer les problèmes et, à mon avis, un doux rêve. Comme celui de fermer les yeux et dire que ce n'est qu'un problème superficiel.
Je suis d'accord, comme un autre commentaire expliquait, l'éducation tire dans le bon sens mais ne résout pas tout et heureusement car l'esprit reste libre même si la dérive est parfois déplorable.
A chaque fois que le sujet du terrorisme est abordé, je me pose la question de la définition du mot. Pour moi, le terroriste est celui qui engendre la terreur. La question étant de savoir si un site de l'Internet visité par quelques centaines de personnes cherchant une information confortant leur pensée est plus terroriste que les sites gouvernementaux et médiatiques propageant l'idée d'une banalisation d'actes et de pensées prétendument terroristes.
Pour la forme
La censure n'empêche ni l'existence, ni l'accès, ni la transmission des informations censurées, cela était vrai dans le passé et ne semble l'être que davantage aujourd'hui. Il parait idiot de refaire les mêmes erreurs mais si l'Homme était un animal doué de raison, cela se saurait… même si l'information avait été censurée.
Pour l'anecdote
Le décret explicite les modalités de la compensation financière allouée par l'Etat aux fournisseurs d'accès à internet à raison des charges que la mise en œuvre de cette procédure fait peser sur eux.
Merci pour la réponse, je comprends tout à fait la variation de la définition donnée à l'informatique par rapport à ma définition. Je trouve amusant et intéressant de pointer ces petites variations qui semblent anodines mais sont à l'origine de bien des incompréhensions voire pire.
Je ne contestais pas l'intérêt évident de l'article et de ce que je nomme "support informatique". De toute façon, tout est lié et les sujets se chevauchent.
Pour revenir au sujet, un résumé serait la quête de l'outil le plus modulable et facile d'utilisation à avoir sur soi. Le premier point est important car moins l'outil est spécifique à une utilisation, moins il sera performant alors que sa puissance de calcul lui permettrait beaucoup mieux. Deuxième point qui est plus une opinion personnelle qu'autre chose, la facilité d'utilisation ira à l'encontre de la liberté (du logiciel, du matériel et de l'humain).
En lisant l'article, je me suis posé la question de définir l'informatique surtout à la lecture de la phrase :
Le sujet sera axé sur le matériel, même si le coté logiciel sera nécessairement mentionné.
Est-il vraiment question d'informatique ou de support informatique ? Je me dirige vers la référence Wikipedia pour y lire :
L'informatique est un domaine d'activité scientifique, technique et industriel concernant le traitement automatique de l'information via l’exécution de programmes informatiques par des machines : des systèmes embarqués, des ordinateurs, des robots, des automates, etc.
Et ensuite vient la citation de Hal Abelson :
La science informatique n'est pas plus la science des ordinateurs que l'astronomie n'est celle des télescopes.
Qu'est-ce donc que cette informatique dont il est question dans l'article ? Est-ce que le matériel informatique est également de l'informatique ? D'après le raisonnement d'Hal Abelson, il serait faux de penser ainsi et je le rejoins un peu sur ce point. Nommer "informatique" un article qui ne traite que du "support informatique" me dérange. Bien évidemment, les définitions sont subjectives et les domaines se recoupent, ainsi ce que je considère comme informatique partage une partie avec l'électronique (ex : écriture d'un pilote matériel), l'électronique partage elle-même une partie avec la physique (ex : déplacement des électrons), etc. Les frontières sont floues et différentes pour tout un chacun mais, pensez-vous que le support informatique dont il est question dans l'article soit de l'informatique ?
Est-ce plus facile que Nietzsche et son Ainsi parlait Zarathoustra ?
Je n'ai pas lu Ainsi parlait Zarathoustra, je crois avoir essayé il y a très longtemps. Le Contrat social est intéressant mais a été écrit à une autre époque et cela le rend moins facile à aborder et moins pertinent s'il n'est pas remis dans le contexte.
Srinivasa Ramanujan a fait beaucoup plus avec un seul livre
Merci pour la découverte.
néanmoins on ne peut nier qu'Internet en tant que moyen donne tout de même beaucoup plus de possibilités, à chacun de les utiliser au mieux.
En terme de disponibilité et de facilité d'accès, tu as entièrement raison. Dans mon message précédent, je voulais simplement souligner que l'abondance de données (dont la plupart sont "inutiles" en termes de "savoir") rend plus difficile l'extraction des données pertinentes.
Ce qu'était Edward Bernays, je n'en sais rien. Quant à son idée d'une masse incapable de reconnaitre ou d'identifier son propre intérêt et d'avoir à être dirigée par une élite, c'est une idée que, comme toi, je méprise au plus haut point. Alors oui, je suis d'accord pour rejeter l'idéologie d'une élite dirigeante mais pour le reste, je suis beaucoup moins d'accord et la problématique décriée par Bernays ne me semble pas fausse ou pas de beaucoup.
Il faut soit des passionnés au pouvoir qui ne vivent que pour l'intérêt général et servir autrui
Nous sommes d'accord sur le fait que le capital séduction de telles personnes n'est pas suffisant pour accéder au pouvoir. Pourtant cette séduction de la masse est faite par des personnes plus "élitistes", ainsi, la théorie de Bernays part d'un constat actuel.
Ceci serai possible en réformant totalement l'éducation nationale […] aussi par une réforme des médias qui serai tous à but non lucratif et à but d'intérêt général et de réflexion /culture
Je suis globalement d'accord avec cette idée mais l'impossibilité ne se résume pas à :
cela n'arrivera jamais car les politiciens actuel n'ont aucun intérêt à rendre le peuple intelligent (internet étant le seul espoir du coup)
Bien qu'étant en accord avec ce point (la parenthèse mise à part), voici d'autres raisons pour lesquelles cela n'arrivera pas :
- Il faut du temps, l'éducation des jeunes générations passe par des adultes éduqués.
- L'ignorance préserve une certaine idée du bonheur et acquérir une connaissance peut passer par une certaine phase de désillusion par toujours agréable qui pourrait en dégoûter certains. C'est pour cela que ne pas réfléchir est si facile/tentant/plaisant.
- La manipulation des masses et des idées collectives aura toujours lieu, même si elle agit à un autre niveau. Les biais cognitifs, même conscientisés, ne cessent pas de faire effet.
- Ne pas réfléchir est reposant, l'Homme est un animal généralement paresseux et se contentera d'opinions déjà faites, n'est-ce pas d'ailleurs ce que nous faisons sous couvert d'idées moins populaires ?
Pour répondre à l'Internet comme seul espoir, ça c'est n'importe quoi, les réflexions que nous menons ont été menées bien avant nous, bien avant la naissance de l'Internet ou même des ordinateurs. La lecture du "Contrat Social" de Rousseau est intéressante à bien des niveaux. Si je ne me trompe pas, la formule "ce n'est pas parce que nous choisissons notre maitre que nous sommes libres" est dérivée de ce livre. Il ne faut pas mettre de côté que si l'Internet nous offre effectivement des possibilités immenses, la plupart du contenu l'Internet n'est que futilités. Une connaissance noyée n'est pas beaucoup plus accessible qu'une connaissance rare ou difficile d'accès.
La réduction des inégalités (culturelles aussi bien que matérielles) est essentielle mais même une égalité parfaite ne rendrait pas le système "parfait". Enfin, je me trompe peut être, j'espère même être dans l'erreur.
Dans cette vision archaïque de l'organisation sociétale, je vois un gros oubli : une 3ème dimension ! Si les idées d'un fonctionnement vertical (le chef) ou horizontal (le chaman) sont les plus communes, pourquoi ne pas envisager un fonctionnement plus en profondeur ? Un fonctionnement qui prendrait en compte une 3ème dimension parce qu'après tout, les membres du clan (ou tribu) forment la partie la plus importante (quantitativement tout au moins). Il est tout à fait concevable d'imaginer des sociétés organisées avec plusieurs chamans voire plusieurs chefs mais ils ne seront jamais aussi nombreux que les membres qui composent la tribu.
La vision proposée d'une société sans relief me fait penser à celle d'Edward Bernays qui pensait que la masse (ou le peuple) n'était pas en mesure de décider ce qui est le mieux pour eux-mêmes et qu'il fallait une élite pour diriger les désirs de ce peuple incapable de subvenir à son propre bien être.
Pour répondre à la question posée, je ne suis ni chef ni chaman, je suis, comme la majorité, un membre de la tribu. Il est toutefois possible que ma réponse soit tout à fait hors sujet et que je n'ai rien compris au message premier.
# Intermédiaires
Posté par nico4nicolas . En réponse au journal [HackingTeam] Oui, il est possible de se rendre davantage ridicule qu'avec le nom de sa société .... Évalué à 4.
Ce qui m'intéresse le plus, c'est ce que fait la France et comment elle le fait. J'ai donc lu les extraits d'échanges de courriers électroniques sur cette page et j'ai été surpris de voir les adresses des clients avec qui conversait le personnel de la société hacking-team.
KCS Group
Le premier interlocuteur a une adresse appartenant à KCS Group, il s'agit d'une entreprise de stratégie intelligente et de risque basé à Londres.
Sagic
Le deuxième interlocuteur a une adresse @sagic.fr. Les informations ne sont pas aussi évidentes à trouver, n'étant pas bon dans ce domaine, tout ce que j'ai trouvé est à prendre avec précaution. Il semblerait que l'entreprise soit basée en France qui fait de la restauration. Cette information paraissant peu fiable, on peut penser qu'il s'agit d'un organisme travaillant entre le centre national d'études des télécommunications et le groupement interministériel de contrôle.
Conclusion
Malgré mon dégoût pour l'industrie de l'espionnage, je suis heureux de constater qu'entre 2014 et 2015, un intermédiaire s'est retiré de la discussion. Par contre, de mémoire, il me semble que la loi renseignement stipule que le gouvernement ne peut faire appel à aucun intermédiaire et doit garder le contrôle des outils de surveillance de masse (c'est pas écrit comme ça en tout cas). La boite noire qu'aurait constitué hacking-team me parait contrevenir à la loi et être une faille majeure… et mes espoirs s'envolent à nouveau.
# Éviter l’amalgame
Posté par nico4nicolas . En réponse au journal La publicité ciblée s'invite chez Firefox. Évalué à 3.
La philosophie du libre est très éloigné de la philosophie de la publicité ciblée mais les deux ne sont pas incompatibles. C'est pourtant ce que semble vouloir indiquer cette phrase :
Un logiciel libre intégrant de la publicité est envisageable (la preuve) et je préfère encore avoir cette possibilité de vérifier comment la publicité est sélectionnée que de me tourner vers un autre logiciel moins performant. La liberté appartient aussi à Mozilla de développer leur logiciel comme il leur semble bon, si le mécanisme de publicité est également libre, nous pouvons regretter la direction prise mais pas remettre en cause le fait que le logiciel garde sa liberté d'être.
[^] # Re: Deux précisions
Posté par nico4nicolas . En réponse au journal L'Armée Française et ses logiciels, bis repetita.... Évalué à 1.
Ah non ! Ca sera le 3ème échec de l'entreprise puisque le projet LOUVOIS avait été développé pour la première fois de 2001 à 2003 par SOPRA sans que le logiciel soit prêt dans les temps.
[^] # Re: Intérêts économiques du pays
Posté par nico4nicolas . En réponse au journal L'Armée Française et ses logiciels, bis repetita.... Évalué à 4.
Et en plus, je rajouterai qu'en 3 ans, malgré les pertes engendrées, aucun décideur n'a eu l'idée d'arrêter l'utilisation du logiciel défectueux et de reprendre l'ancien système. J'aurais bien aimé savoir combien coûtait les anciens systèmes de comptabilité à titre de comparaison mais comme aucun chiffre ne peut être vérifié… parce que 1 milliard d'euros pour rien, il y a anguille sous roche.
Juste pour la blague, je viens de voir que Louvois 1, première tentative du projet, a été développé entre 2001 et 2003 mais le projet a échoué, "le marché se terminant en décembre 2003 sans que le produit soit prêt". Le projet avait été confié à… SOPRA !
# Intérêts économiques du pays
Posté par nico4nicolas . En réponse au journal L'Armée Française et ses logiciels, bis repetita.... Évalué à 8.
A la lecture de cet article, j'ai beaucoup rit de savoir qu'il fallait une loi "renseignement" pour protéger les intérêts économiques de la France alors qu'il suffirait de changer quelques décideurs pour économiser des centaines de millions d'euros.
Au passage, l'article du Figaro me parait refléter l'amateurisme, le deuxième titre est "Surcoûts de 150 à 200 millions par mois" alors que le texte plus bas lit "les mesures prises pour corriger manuellement les erreurs du logicile, ont coûté entre 150 et 200 millions d'euros par an aux finances publiques".
Cela étant, un petit calcul peut être utile :
- Prenons la limite basse : 150 millions par an, ça fait donc 12,5 millions par mois.
- Estimation approximative et fausse : un fonctionnaire travaillant à "corriger manuellement les erreurs du logiciel" est payé environ 2500 euros par mois, il en coûte donc 5000 par mois à son employeur (les finances publiques = l'état). Pour être certain de ne pas sous estimer le coût de l'emploi, doublons le chiffre : 10000.
- A un coût de 10 000 euros par mois, pour les estimations données, les finances publiques ont employé 1250 personnes à temps plein à "corriger les erreurs du logiciel".
Conclusions en vrac : les problèmes logiciels permettent de créer de l'emploi, 128 millions d'euros n'est pas si cher payé au vu du passif et du coût actuel des correctifs.
[^] # Re: Mouais...
Posté par nico4nicolas . En réponse au journal boitenoirekiller.com veut pourrir les boites noires de la DCRI. Évalué à 4.
La différence entre un résistant et un "terroriste" ne dépend que du camp que sort vainqueur.
…ou aux services secrets.
[^] # Re: Les compteurs, c'est truqué.
Posté par nico4nicolas . En réponse au journal Finalement, la loi renseignement, c'est du pipi de chat.... Évalué à 4.
Et l'autre moitié les mangerait ?
[^] # Re: Un problème de nimage
Posté par nico4nicolas . En réponse au journal Un petit point pour les 50 ans de la loi de Moore. Évalué à 3.
Un autre petit correctif, ce n'est pas de la densité dont il est question mais du nombre de transistors présents dans les microprocesseurs. C'est une nuance mais qui a son importance car c'est dépendant de la taille physique des processeurs et je dois admettre ma totale ignorance quant aux contraintes de taille des processeurs.
[^] # Re: Les temps ne changent pas partout
Posté par nico4nicolas . En réponse au journal Les temps changent. Évalué à 2.
Il aurait été possible de se réjouir de la direction que prend Microsoft mais il est aussi possible de comprendre le rejet de ces libristes à la vue du long passé de Microsoft dans le domaine du logiciel fermé.
[^] # Re: define : exception culturelle
Posté par nico4nicolas . En réponse au journal Copyright : Le discours devant le sénat de la député Pirate. Évalué à 4.
Il suffit de compter le nombre d’occurrences du mot "auteur" (sans que celui-ci soit précédé du mot "droit") dans les discours des "anti-Reda". Ce n'est qu'un sentiment mais il me semble que, plus les points de désaccord sont abordés, moins les auteurs sont au centre de la question (s'ils l'ont déjà été). Amusant ou pathétique, c'est selon.
[^] # Re: Clarté et complexité
Posté par nico4nicolas . En réponse au journal Un client mail, automatisé GPG. Évalué à 2.
En ce qui concerne "l'ignorance", je ne suis pas convaincu par ces arguments. Pour moi, l'apprentissage de l'outil est un effort déjà suffisant de la part de "l'ignorant" (dont je fais partie) pour avoir accès à la jouissance de la connaissance si l'outil est disponible. Pour reprendre l'analogie du coffre fort, la personne l'utilisant n'a pas besoin de connaitre le fonctionnement du mécanisme de sécurité pour l'utiliser, connaitre l'outil permettant la fermeture et l'ouverture du coffre devrait être nécessaire. Pour te rejoindre, si le coffre fort est mis à disposition et que le l'outil de fermeture/ouverture du coffre est expliqué, il appartient à la personne de l'utiliser si cela lui semble nécessaire ou utile.
Par contre, pour l'attitude adoptée vis-à-vis des personnes qui ne montreraient aucune volonté, je respecte et ne remet pas en cause le comportement que tu dis avoir.
[^] # Re: Clarté et complexité
Posté par nico4nicolas . En réponse au journal Un client mail, automatisé GPG. Évalué à 1.
Je suis d'accord sauf avec le premier point sur la connaissance, il ne faut pas avoir la connaissance du fonctionnement pour utiliser une chose. Imaginez une seconde qu'il faille savoir comment l'Internet fonctionne pour le parcourir… Je ne sais pas comment fonctionne la mécanique de ma voiture mais j'ai le droit de la conduire (plutôt mal d'ailleurs). Ma vision des choses me pousse à croire qu'apprendre à utiliser un outil est suffisant mais, encore une fois, j'ai peut être tort.
[^] # Re: Clarté et complexité
Posté par nico4nicolas . En réponse au journal Un client mail, automatisé GPG. Évalué à 5.
Nous sommes tous ignorants dans presque tous les domaines, rares sont les domaines dans lesquels un être peut être savant. Je ne suis savant de rien, pire, je suis ignorant de mes ignorances, n'ai je pas le droit d'être libre ? N'est-ce pas l'accès au savoir commun qui est promu par le logiciel libre ? Pour le bien de notre commune humanité, je suis convaincu que les savants doivent éduquer les ignorants ou, à défaut, les aider à l'utiliser les fruits de la connaissance. Je me trompe sans doute puisque je suis ignorant.
# Un guide à défaut de mieux
Posté par nico4nicolas . En réponse au journal Un client mail, automatisé GPG. Évalué à 4.
Sans répondre à la question, la FSF a mis en ligne un petit guide pour chiffrer ses courriels. Traduit par april et framasoft, le guide d'autodéfense est disponible en français. Loin de résoudre le problème, il propose des explications claires sur la mise en place du chiffrement des courriels. Cela ne permettra pas à un grand nombre d'adopter le chiffrement mais peut aider ceux qui se soucient déjà de préserver leurs échanges à mettre en place leur clé GPG.
[^] # Re: Terrorisme ?
Posté par nico4nicolas . En réponse au journal Nous sommes enfin dignes. Évalué à 2.
Non, tu te trompes. Le monsieur parle de la pauvreté, pas des meurtriers en question. Pour ma part, je préfère parler d'inégalités mais l'idée est la même, les inégalités sont génératrices de frustrations. En sortant de l'expérience vécue et en prenant un cas beaucoup plus général, si une personne peut vivre décemment mais que le reste de la population mène une vie opulente, la frustration sera grande et la pauvreté (relative) en fera réagir/réfléchir même chez les opulents.
[^] # Re: Terrorisme ?
Posté par nico4nicolas . En réponse au journal Nous sommes enfin dignes. Évalué à 2.
[^] # Re: Terrorisme ?
Posté par nico4nicolas . En réponse au journal Nous sommes enfin dignes. Évalué à 3.
Les gens que tu cites ne sont pas des terroristes dans le sens où ils ne font pas peur, ils sont "juste" des meurtriers. Des personnes qui tiennent un discours haineux et disproportionné me terrorisent bien plus que les rares meurtriers que tu mentionnes. Le gouvernement et les institutions obsédées par le contrôle me terrorisent bien plus que les quelques "fous" qui se lancent dans des crimes au nom d'une idéologie (l'idéologie capitaliste tue en bien plus grand nombre que les idéologies religieuses réunies).
Les terroristes sont "nos" élus qui ont tué la démocratie, le pouvoir gouvernemental n'est plus au peuple (et ne l'a sans doute jamais été) et cela est bien plus terrorisant que quelques meurtres isolés.
[^] # Re: Terrorisme ?
Posté par nico4nicolas . En réponse au journal Nous sommes enfin dignes. Évalué à 2.
La réflexion peut être intéressante mais il me plairait de savoir comment se permettre ou s'autoriser de juger une idéologie comme prônant le "vide" ? L'incompréhension d'une idée ne justifie pas son refus. Pour répondre plus spécifiquement à la question de la religion ("savoir […] révélé par un livre"), la multiplicité des cultures ayant une religion "commune" démontrent bien que la variété des idées et des croyances est possible malgré ce livre "unique" (d'autres livres de référence sont utilisés). Pour débuter la réflexion, je pousserais l'idée en disant que même en considérant cette idéologie "vide", quel droit nous octroyons pour justifier l'interdiction ? Réduire la liberté de croire en tentant de tuer une idéologie, n'est-ce pas là où se situe le crime ? Je place la limite au respect de la croyance de l'autre et à l'acceptation de la critique.
Je suis assez d'accord avec ce passage sauf qu'une éducation impartial n'existe pas et que l'éducation devrait apprendre à apprendre et à critiquer, critiquer l'éducation apprise en premier lieu. Pour ce qui est du cas du Danemark, l'idéologie s'apprend mais ce n'est certainement pas le système éducatif qui a enseigné cela. De là à prétendre que le système éducatif n'est pas à remettre en cause… tout est à remettre en cause car la réponse à la critique renforce l'idéologie.
Je suis d'accord, comme un autre commentaire expliquait, l'éducation tire dans le bon sens mais ne résout pas tout et heureusement car l'esprit reste libre même si la dérive est parfois déplorable.
# Terrorisme ?
Posté par nico4nicolas . En réponse au journal Nous sommes enfin dignes. Évalué à 3.
Pour le fond
A chaque fois que le sujet du terrorisme est abordé, je me pose la question de la définition du mot. Pour moi, le terroriste est celui qui engendre la terreur. La question étant de savoir si un site de l'Internet visité par quelques centaines de personnes cherchant une information confortant leur pensée est plus terroriste que les sites gouvernementaux et médiatiques propageant l'idée d'une banalisation d'actes et de pensées prétendument terroristes.
Pour la forme
La censure n'empêche ni l'existence, ni l'accès, ni la transmission des informations censurées, cela était vrai dans le passé et ne semble l'être que davantage aujourd'hui. Il parait idiot de refaire les mêmes erreurs mais si l'Homme était un animal doué de raison, cela se saurait… même si l'information avait été censurée.
Pour l'anecdote
[^] # Re: De la définition de l'informatique
Posté par nico4nicolas . En réponse à la dépêche [L'informatique de demain] 1. Introduction : les types d'ordinateurs. Évalué à 1.
Merci pour la réponse, je comprends tout à fait la variation de la définition donnée à l'informatique par rapport à ma définition. Je trouve amusant et intéressant de pointer ces petites variations qui semblent anodines mais sont à l'origine de bien des incompréhensions voire pire.
Je ne contestais pas l'intérêt évident de l'article et de ce que je nomme "support informatique". De toute façon, tout est lié et les sujets se chevauchent.
Pour revenir au sujet, un résumé serait la quête de l'outil le plus modulable et facile d'utilisation à avoir sur soi. Le premier point est important car moins l'outil est spécifique à une utilisation, moins il sera performant alors que sa puissance de calcul lui permettrait beaucoup mieux. Deuxième point qui est plus une opinion personnelle qu'autre chose, la facilité d'utilisation ira à l'encontre de la liberté (du logiciel, du matériel et de l'humain).
# De la définition de l'informatique
Posté par nico4nicolas . En réponse à la dépêche [L'informatique de demain] 1. Introduction : les types d'ordinateurs. Évalué à 3.
En lisant l'article, je me suis posé la question de définir l'informatique surtout à la lecture de la phrase :
Est-il vraiment question d'informatique ou de support informatique ? Je me dirige vers la référence Wikipedia pour y lire :
Et ensuite vient la citation de Hal Abelson :
Qu'est-ce donc que cette informatique dont il est question dans l'article ? Est-ce que le matériel informatique est également de l'informatique ? D'après le raisonnement d'Hal Abelson, il serait faux de penser ainsi et je le rejoins un peu sur ce point. Nommer "informatique" un article qui ne traite que du "support informatique" me dérange. Bien évidemment, les définitions sont subjectives et les domaines se recoupent, ainsi ce que je considère comme informatique partage une partie avec l'électronique (ex : écriture d'un pilote matériel), l'électronique partage elle-même une partie avec la physique (ex : déplacement des électrons), etc. Les frontières sont floues et différentes pour tout un chacun mais, pensez-vous que le support informatique dont il est question dans l'article soit de l'informatique ?
[^] # Re: petite correction
Posté par nico4nicolas . En réponse à la dépêche Livre papier, livre numérique, TVA et DRM. Évalué à 2.
C'est vrai que ça fait "tous les grands méchants américains contre tous les petits gentils français".
[^] # Re: Vivement une 3D !
Posté par nico4nicolas . En réponse au journal [HS] Des chefs et des chamans. Évalué à 2.
Je n'ai pas lu Ainsi parlait Zarathoustra, je crois avoir essayé il y a très longtemps. Le Contrat social est intéressant mais a été écrit à une autre époque et cela le rend moins facile à aborder et moins pertinent s'il n'est pas remis dans le contexte.
Merci pour la découverte.
En terme de disponibilité et de facilité d'accès, tu as entièrement raison. Dans mon message précédent, je voulais simplement souligner que l'abondance de données (dont la plupart sont "inutiles" en termes de "savoir") rend plus difficile l'extraction des données pertinentes.
[^] # Re: Vivement une 3D !
Posté par nico4nicolas . En réponse au journal [HS] Des chefs et des chamans. Évalué à 3.
Ce qu'était Edward Bernays, je n'en sais rien. Quant à son idée d'une masse incapable de reconnaitre ou d'identifier son propre intérêt et d'avoir à être dirigée par une élite, c'est une idée que, comme toi, je méprise au plus haut point. Alors oui, je suis d'accord pour rejeter l'idéologie d'une élite dirigeante mais pour le reste, je suis beaucoup moins d'accord et la problématique décriée par Bernays ne me semble pas fausse ou pas de beaucoup.
Nous sommes d'accord sur le fait que le capital séduction de telles personnes n'est pas suffisant pour accéder au pouvoir. Pourtant cette séduction de la masse est faite par des personnes plus "élitistes", ainsi, la théorie de Bernays part d'un constat actuel.
Je suis globalement d'accord avec cette idée mais l'impossibilité ne se résume pas à :
Bien qu'étant en accord avec ce point (la parenthèse mise à part), voici d'autres raisons pour lesquelles cela n'arrivera pas :
- Il faut du temps, l'éducation des jeunes générations passe par des adultes éduqués.
- L'ignorance préserve une certaine idée du bonheur et acquérir une connaissance peut passer par une certaine phase de désillusion par toujours agréable qui pourrait en dégoûter certains. C'est pour cela que ne pas réfléchir est si facile/tentant/plaisant.
- La manipulation des masses et des idées collectives aura toujours lieu, même si elle agit à un autre niveau. Les biais cognitifs, même conscientisés, ne cessent pas de faire effet.
- Ne pas réfléchir est reposant, l'Homme est un animal généralement paresseux et se contentera d'opinions déjà faites, n'est-ce pas d'ailleurs ce que nous faisons sous couvert d'idées moins populaires ?
Pour répondre à l'Internet comme seul espoir, ça c'est n'importe quoi, les réflexions que nous menons ont été menées bien avant nous, bien avant la naissance de l'Internet ou même des ordinateurs. La lecture du "Contrat Social" de Rousseau est intéressante à bien des niveaux. Si je ne me trompe pas, la formule "ce n'est pas parce que nous choisissons notre maitre que nous sommes libres" est dérivée de ce livre. Il ne faut pas mettre de côté que si l'Internet nous offre effectivement des possibilités immenses, la plupart du contenu l'Internet n'est que futilités. Une connaissance noyée n'est pas beaucoup plus accessible qu'une connaissance rare ou difficile d'accès.
La réduction des inégalités (culturelles aussi bien que matérielles) est essentielle mais même une égalité parfaite ne rendrait pas le système "parfait". Enfin, je me trompe peut être, j'espère même être dans l'erreur.
# Vivement une 3D !
Posté par nico4nicolas . En réponse au journal [HS] Des chefs et des chamans. Évalué à 1. Dernière modification le 02 mars 2015 à 10:59.
Dans cette vision archaïque de l'organisation sociétale, je vois un gros oubli : une 3ème dimension ! Si les idées d'un fonctionnement vertical (le chef) ou horizontal (le chaman) sont les plus communes, pourquoi ne pas envisager un fonctionnement plus en profondeur ? Un fonctionnement qui prendrait en compte une 3ème dimension parce qu'après tout, les membres du clan (ou tribu) forment la partie la plus importante (quantitativement tout au moins). Il est tout à fait concevable d'imaginer des sociétés organisées avec plusieurs chamans voire plusieurs chefs mais ils ne seront jamais aussi nombreux que les membres qui composent la tribu.
La vision proposée d'une société sans relief me fait penser à celle d'Edward Bernays qui pensait que la masse (ou le peuple) n'était pas en mesure de décider ce qui est le mieux pour eux-mêmes et qu'il fallait une élite pour diriger les désirs de ce peuple incapable de subvenir à son propre bien être.
Pour répondre à la question posée, je ne suis ni chef ni chaman, je suis, comme la majorité, un membre de la tribu. Il est toutefois possible que ma réponse soit tout à fait hors sujet et que je n'ai rien compris au message premier.