Liens connexes

Dépêche modérée par

: Bitkeeper, RMS et PLONK.

Posté par Tal (). Modéré le 23 octobre 2002.
0
Ca chauffe en ce moment sur la mailing liste du noyau, à propos de bitkeeper. A tel point que certains demandent à ce que Stallman soit banni de la liste. Résumé et correspondance de guerre sur "Linux and Main".

NdM : ce qui agace certains, et motive le blacklistage de RMS, est son insistance à tenir un débat non technique sur la liste technique kernel, rien d'autre.

> Lire la suite (190 commentaires, moyenne: 1).   [dépêche : 585 caractères]

On a déjà parlé de bitkeeper ici (voir dépêche précédente). Pour résumer, il s'agit d'un outil de gestion de versions (au même titre que CVS, mais en - paraît-il - plus pratique) que Linus a choisi d'utiliser pour le développement du noyau.
Le problème est que, si une version gratuite est disponible, sa licence est tout sauf libre, et par exemple le fait de développer un "concurrent" empêche d'en profiter.

Richard Stallman n'a bien entendu pas manqué de faire connaître son opinion à ce sujet, ce qui a déclenché une énorme flame war sur la mailing-liste du noyau....

Cette discussion est archivée, il n'est plus possible de laisser des commentaires.

Note : les commentaires appartiennent à ceux qui les ont postés. Nous n'en sommes pas responsables.

Re: Bitkeeper, RMS et PLONK.

Posté par Anonyme () le 23/10/2002 à 10:07. (lien). Évalué à 1.

Tiens, je vais poster mon journal ici du coup...

C'est beau, c'est frais. Quand les développeurs noyau se demande s'il ne faudrait pas plonker RMS de la liste parcequ'il leur reproche d'utiliser un logiciel non libre ( http://www.bitkeeper.com/(...) ) pour gérer les sources, on est en droit de se demander où cela finira.

Certes, les excuses ne sont pas mauvaises ("il n'a jamais posté un mail OT" -> ce qui est faux, mais passons), mais faut il craindre d'autre dérives? Nous savons que Linus n'est pas un grand supporter de la philisophie du libre, mais il ressort que certains des développeurs noyau ne le sont pas non plus.

Alan Cox a pris la défense de RMS, ce dont on ne peux que se réjouir.

Je tiens de plus a effectuer une petite rectification pour les amateurs de trolls BSD/GPL: la GPL a pour but de défendre la liberté des utilisateurs, pas celle des développeurs. Linux est GPL, mais ne fait pas parti du projet GNU (qui impose d'autres contraintes, comme une déclaration de l'employeur comme quoi il abandonne ses droits sur le projet du développeur).

Moralité: Utilisez Ze Hurd.

Re: Bitkeeper, RMS et PLONK.

Posté par Troy McClure (page perso, ) le 23/10/2002 à 10:34. (lien). Évalué à 1.

On se croirait sur la tribune :-) Faut leur vendre une boitakon

Re: Bitkeeper, RMS et PLONK.

Posté par oliv () le 23/10/2002 à 11:43. (lien). Évalué à 1.

>certains demandent à ce que Stallman soit banni de la liste.

Le pluriel est exagéré ici.

Une seule personne a demandé celà (C. H.), et toutes les réponses ont été négatives (voire très négatives)

C'est pas si compliqué

Posté par Arachne (page perso, ) le 23/10/2002 à 12:04. (lien). Évalué à 1.

Pour moi le problème est simple: Linus utilise un logiciel proprio parceque c'est le meilleur à son goût. On ne peut pas le forcer à utiliser un autre logiciel, et son importance est telle dans la communauté du LL, en tant que programmeur mais surtout de symbole, qu'il est indispensable de le conserver. Mais on ne peut pas continuer plus longtemps le développement du noyau avec BitKeeper, c'est, comme dit plus haut, gravement nuisible au LL à la fois en terme d'image et de droit.

AMHA Trois solutions :

1) Fork du kernel : Arghh! Trouver des dev qui lachent Torvalds c'est pas évident (surtout quand on connait le nb de dev actifs du Hurd)! Complètement surréaliste, on oublie.

2) Développer une alternative libre à BitKeeper, qui soit gravement trop mieux, et surtout QUI PLAISE A LINUS. Et là il abandonnera son BitKeeper.

3) Liquider Linus : c'est pas forcément la plus mauvaise ;)

Oui nous ne sommes que les esclaves de ce pingouin finlandais, mais on n'a pas le choix : laisser tomber Linux c'est retarder de plusieurs siècles l'avènement du vrai Choix de l'utilisateur entre le Libre et le Proprio.

Sur ce, j'installe subversion.

Linus? Not so cool!!!!!!

Posté par jeanmarc () le 23/10/2002 à 12:34. (lien). Évalué à 1.

On atteint maintenant les sommets du ridicule.
Ca nous permet quand même de constater que la notoriété du noyaux Linux a attiré beaucoup de développeurs qui viennent du monde commercial et qui n'ont aucun soucis de la GPL.
Le fait de voir quelqu'un de bitmover defendre sa licence propriétaire sur la liste et trouver des appuis des développeurs du noyau est symptomatique. Le loup est dans la bergerie :-)
On constate aussi que Linus n'a aucune personnalité et agit comme un gamin. Il dit être cool et ne pas vouloir faire de politique pourtant il place son logiciel sous licence GPL, la plus politique des licences! Pourquoi ne pas avoir choisit la BSD qui correspond plus à son esprit? D'autant plus que ça fait longtemps qu'il connait les implications de la GPL. Il explique lui-même qu'il ne remet pas à jour la liste des contributeurs pour qu'il soit quasiment impossible de tous les contacter pour faire passer le noyau soous une même licence. Ce n'est pas politique ça?
Concernant Bitkeeper, certains surfent sur la vague du "Linus fait ça pour le plaisir. Faites un truc équivalent et il changera.le développement va plus vite..." dénué de réflexion et d'arguments cohérents.
Ils oublient que Linus a TOUJOURS refusé d'utiliser un logiciel de gestion de version depuis le début! Le kernel n'avançait pas pour autant?
Récemment, sous la pression des dévs, il a testé plusieurs logiciels de gestion de version et a choisit celui qui répondait à ses besoins mais aussi celui qui faisait le plus chier ceux qui lui avait demandé d'utiliser cvs!
Ca lui a immédiatement été signalé et c'est là qu'il a commencé à donner sa réponse de gamin et du mec soit disant pas engagé:"j'utilise ce que je veux, vous faites ce que vous voulez" alors qu'il sait trés bien que beaucoup de développeurs seront obligés ou tentés d'utiliser bitkeeper pour rester au contact.
Dés le départ, il a été signalé à Linux que ça posait et poserait problème et que les fonctionnalités qu'il lui manquait seraient rapidement rajoutées du fait de sa notoriété. C'est comme celà que fonctionne le logiciel libre depuis le début et le noyau linux en est même le meilleur exemple. Toujours la même réponse égoiste de Linus.
La situation en est arrivée à un point ou les développeurs du kernel sont en train de se tirer dessus et celà risque d'empirer, d'en décourager certains et de lui retirer de sa légitimité. C'est une figure de la communauté du libre mais il n'est pas le seul et son choix nuit à des figures aussi emblématiques que lui. Qu'on propose de blacklister RMS fait rire certains mais la grande majorité trouve ça insultant pour l'esprit même de la communaté du libre. Ben Collins s'est fait envoyé chier par le mec de bitmover qui se met ainsi à dos toute la communauté Debian. Alan Cox prend la défense de RMS et il est quand même numéro 2 quand on parle du kernel Linux. linus est largement perdant dans l'affaire.
Le pire, c'est qu'un seul geste de sa part pourrait désamorcer cette situation ridicule. Il n'a même pas besoin de laiser tomber bitkeeper mais un simple mail aux mecs de subversion ou autre leur demandant où ils en sont ferait retomber la pression.