darktable 3.0 : une version plus que majeure !

92
24
déc.
2019
Graphisme/photo

darktable est un logiciel de retouche d’images spécialisé dans le traitement de photos « raw », c’est‑à‑dire des données brutes du capteur de l’appareil photo. Il a la particularité d’être non destructif, c’est‑à‑dire qu’il ne modifie jamais les fichiers sur lesquels il travaille : on gère un ensemble de transformations à appliquer au fichier raw, et darktable permet d’exporter le résultat dans les formats d’images classiques.

Comme le veut la tradition, darktable 3.0 est sorti pour Noël. Après une année 2018 de renouveau, 2019 a vu de très nombreux et inattendus changements dans darktable, autant dans son interface que dans ses mécanismes internes. Cela fait de darktable 3.0, une version plus que majeure, justifiant le passage direct d’une version 2.6.x à une version 3.0.

Noël darktable

Sommaire

Parmi les nouvelles fonctionnalités majeures (la liste est longue) :

  • Une toute nouvelle interface, plus moderne, complètement remaniée et personnalisable via CSS. Il n’y a plus aucune taille, couleur, position figée en dur dans le code de darktable. Cette version propose déjà plusieurs thèmes.
  • Un nouveau mode « sélection » à la table lumineuse. Il affiche un nombre consécutif d’images fixes et défini par l’utilisateur, depuis l’image sélectionnée. Il permet de zoomer et de se déplacer sur l’image. Il apporte ainsi enfin un mode comparatif d’images souvent demandé. La navigation peut se faire aussi bien via la souris que le clavier.
  • Une nouvelle vue « chronologie », permettant de sélectionner des images sur une période de temps choisie.
  • Une réécriture importante de la table lumineuse (incluant le bandeau d’images dans la chambre noire) a été effectuée, améliorant grandement la performance générale. La table lumineuse est désormais utilisable pleinement sur les écrans 4K et 5K. darktable 3.0 apporte aussi de nombreuses optimisations pour les circuits processeurs (CPU et SSE).
  • Un nouveau module filmique RVB qui, comme le précédent module filmique, remplace les modules courbe de base, ombres et hautes lumières et les autres modules de mappage global des tonalités. Cette nouvelle version devrait être plus simple à utiliser et réduire les problèmes de couleur dominante. L’ancien module filmique est désormais déprécié et seulement disponible sur les images où il a été utilisé précédemment.
  • Un nouveau module égaliseur de tons a été créé pour fusionner les fonctionnalités des modules zones, ombres et lumières, et ceux de mappage local des tonalités, dans un espace RVB. Il apporte un moyen simple et sûr d’ajuster localement les tonalités, réalisant rapidement une exposition sélective (dodge & burn) zone par zone basée sur le zone system d’Ansel Adams.
  • Nouveaux modules courbe RVB et niveaux RVB. Ils proposent des modes pour les canaux RVB liés et indépendants.
  • Le module réduction de bruit (profil) a été fortement amélioré. Il propose désormais des réglages par défaut très performants dans la plupart des cas. Il n’est ainsi, le plus souvent, plus nécessaire d’utiliser 2 instances chroma et luma. Une seule instance suffisant. Pour les images traitées avec darktable 2.6 ou antérieure, il est possible de faire évoluer le module vers les nouveaux algorithmes de traitement via une case à cocher dans le module.
  • Un nouveau module 3D lut, permettant de manipuler des transformations 3D RVB Lut (les fichiers PNG Hald-CLUT et Cube sont supportés).
  • Une refonte complète du module mots-clés. Il est désormais plus rapide et plus complet, avec une nouvelle vue en arborescence, la possibilité de signaler certains mots-clés comme privés ou les associer à une catégorie, ou même rechercher par synonymes.
  • Le module exporter permet désormais de sélectionner les métadonnées à exporter.
  • Un nouveau module ajustements de base. Il permet d’ajuster le niveau de noir, l’exposition, la compression des hautes lumières, le contraste, le gris moyen, la luminosité et la saturation. Il bénéficie également d’un mode automatique, basé sur le système niveaux automatique de Rawtherapee, qui peut travailler sur toute l’image ou sur une zone définie par l’utilisateur.
  • Un nouveau masque raster, qui permet de copier un masque appliqué à un module à tous les autres.
  • Et bien d’autres fonctionnalités plus mineures (mais utiles), nous parlerons de certaines d’entre elles, en dernière partie de cet article.

darktable 3.0 est une version sous le signe de la francophonie puisque les deux tiers des évolutions soumises pour celle-ci sont issues de développeurs français. Cet article est aussi l’occasion de les remercier de leur investissement et contributions, et de mettre en avant de notre communauté francophone. Sans oublier bien entendu les belles contributions de nos amis développeurs internationaux, également remerciés ici.

Comme pour chaque nouvelle version majeure de darktable, le format de la base de données change, on ne peut donc pas revenir à la version précédente une fois passé en 3.0 : il est donc conseillé de faire une sauvegarde de la base de données (répertoire ~/.config/darktable/) avant la mise à jour.
Cependant, darktable 3.0 introduit une sauvegarde automatique de votre base de données en version 2.6 ou précédente du fait des nombreux changements qu’il apporte, particulièrement dans la chaîne de traitement de l’image.

Fonctionnalités principales

Une toute nouvelle interface, personnalisable

darktable 3.0 introduit désormais une nouvelle interface moderne et complètement modifiable via CSS. Elle est en outre désormais compatible avec les moniteurs 4k et 5k. Avec cette refonte complète, quatre nouveaux thèmes ont fait leur apparition :

  • darktable : le thème d’origine adapté (par défaut), il utilise la police de caractères par défaut du système d’exploitation.

thème darktable

darktable 3.0 introduit particulièrement les trois nouveaux thèmes suivants (en plus du thème par défaut adapté à la nouvelle interface).
Ces trois thèmes, nommés elegant, nécessitent d’installer les polices Roboto afin d’obtenir l’expérience visuelle complète souhaitée.

  • darktable-elegant-darker : mêmes couleurs que le thème par défaut avec la police Roboto, plus condensée.

thème très sombre

  • darktable-elegant-dark : une version un peu plus claire.

thème un peu plus clair

  • darktable-elegant-grey : une version proche d’un gris moyen

thème gris

En dehors de toute considération esthétique, la couleur d’interface recommandée pour l’évaluation des couleurs est le gris moyen (interface L = 45, fond d’image L = 75), proche de la norme ISO 12646:2008. En effet, la perception visuelle est affectée par la luminosité ambiante, et une faible luminosité de l’interface provoque toutes sortes d’illusions :

  1. exagération de l’exposition perçue dans l’image (mise en évidence par l’expérience de l’échiquier d’Adelson) : l’image semble plus claire qu’elle ne l’est ;
  2. diminution de la saturation perçue dans l’image (effet Hunt) : les couleurs semblent moins riches ;
  3. diminution du contraste perçu dans l’image (effet Bartleson–Breneman) : les tonalités semblent plus plates.

Utiliser une interface sombre pour retoucher des photos peut donc mener à une retouche exagérée (abus de contraste et de saturation) et à une photo trop sombre, une fois imprimée. L’introduction du thème gris permet d’éviter ces illusions et conséquences sur le traitement de l’image.

Les quatre principaux thèmes n’affichent plus les icônes des modules en chambre noire pour alléger l’interface et limiter les distractions visuelles colorées. Certains utilisateurs les ayant réclamées, des variantes spécifiques ajoutent l’affichage des icônes de ces modules. Si vous souhaitez ces icônes, utilisez donc plutôt les thèmes icons.

Voici la chambre noire avec le thème dark (sans icônes) :

thème dark sans icônes

Et la même chambre noire, avec les icônes aux modules du panneau de droite :

thème dark avec icônes

Autres améliorations de l’interface

Chambre noire

De nouveaux raccourcis ont été ajoutés pour une meilleure expérience utilisateur et une plus grande place à l’image. Voici ici les plus importants en chambre noire (les quatre premiers raccourcis sont aussi utilisables dans les autres vues de darktable) :

  • Maj + Ctrl + t : afficher/masquer le haut (entre l’image et le bandeau du haut) ;
  • Maj + Ctrl + l : idem pour le panneau gauche ;
  • Maj + Ctrl + r : idem pour le panneau droit des modules ;
  • Maj + Ctrl + b : idem pour le panneau du bas (entre l’image et le bandeau d’images) ;
  • Maj + Ctrl + h : idem pour l’histogramme ;
  • Maj + Ctrl + n : idem pour l’image miniature à gauche.

Ces raccourcis complètent très bien deux raccourcis déjà présents dans darktable :

  • Ctrl + f : permet d’afficher/masquer le bandeau d’images en bas, sans aller dans les options ;
  • Ctrl + h : idem pour le bandeau du haut (du logo aux liens vers table lumineuse, chambre noire, autres).

Ces raccourcis peuvent être aisément mémorisés en comprenant ceci : les lettres correspondent à la 1re lettre du terme anglais (top, left, right, bottom, histogram, navigation, filmstrip, header).

Et enfin, valable dans toutes les vues de darktable : mon préféré à n’utiliser qu’une fois, après avoir pris l’habitude d’utiliser les raccourcis ci‑dessus : b. Avec cette simple lettre, adieu bordures avec les flèches. Et darktable s’allège !

Regardez par exemple la capture d’écran ci‑dessous pour vous en convaincre. Les raccourcis appliqués ont été : b, Maj + Ctrl + l, Maj + Ctrl + t, Maj + Ctrl + b (pour ces trois derniers, une astuce rapidité : restez appuyé sur Maj + Ctrl puis appuyez successivement sur l, t et b pour masquer les panneaux de gauche, haut et bas) et Ctrl + f (pour le bandeau image enlevé en bas). Pour remettre les parties enlevées, simplement refaire les mêmes raccourcis.

Version allégée pour édition d’image

Avec tous ces raccourcis, vous pouvez afficher votre chambre noire (et chaque vue de darktable) avec les parties que vous voulez (avec ou sans miniature, panneau de droite ou gauche, histogramme ou pas…). Testez, voyez ce qui vous convient pour votre pratique, en fonction de votre besoin ou du moment pour alterner entre les parties. C’est simple et efficace !

Champ de recherche de module

Dans cette même chambre noire, vous pouvez constater sur la capture d’écran ci-dessus un module de recherche de module entre la liste des modules et les onglets de modules. Ce nouveau champ permet simplement… de rechercher un module parmi les dizaines que compte darktable (recherche à faire en minuscule, le champ respectant la casse).

Nouvelle visualisation des options de masque

Dans les modules permettant l’utilisation des masques de fusion, l’accès aux options de masque ne se fait plus via un menu déroulant, et est devenu plus visuel. Jugez plutôt :

Masques de modules

De gauche à droite : « désactiver le masque actif », « masque uniforme », « masque dessiné », « masque paramétrique », « masque dessiné et paramétrique » et « masque raster » (petit nouveau dont nous parlons plus bas dans cet article).

Historique

Une refonte de l’historique a été faite. darktable, comme tout logiciel photo de dématriçage RAW, doit exécuter certains modules par défaut pour permettre l’affichage du RAW. Auparavant ces modules étaient masqués. Pour plus de transparence, toutes les étapes de traitement effectuées sont désormais affichées, même si elles ne correspondent pas à un module existant, tel que la ligne gamma. Ces modules ne peuvent être désactivés, de par leur utilité.

Comme vous pouvez le voir ci-dessous, de nouvelles icônes visuelles ont fait leur apparition à droite. Elles indiquent l’état du module (pour les 3 premiers états, vous retrouverez également ce même visuel dans le panneau de modules de droite) :

  • modules par défaut non désactivables : rond plein entouré d’un cercle (ex : gamma)
  • modules à l’état actif (potentiellement désactivables) : bouton on/off activé (ex : balance des blancs)
  • modules à l’état désactivé (potentiellement activables) : bouton on/off désactivé et le texte du module gris clair (ex : courbe de base)
  • modules dépréciés (qu’il est recommandé de ne plus les utiliser) : croix (ex : filmique). Si activé, texte et croix de couleur blanche et gris clair si désactivé.

historique

Informations EXIF de l’image

Pour un meilleur rendu de l’histogramme, comme pour une meilleure visualisation des données EXIF principales de l’image, ces dernières ont été retirées de l’histogramme. Elles sont désormais visibles dans une nouvelle zone, par défaut en bas de l’image :

Infos EXIF de l’image

Il est possible de personnaliser les données affichées dans cette zone, dans les préférences de darktable (voir la ligne « format de la ligne d’information sur l’image ») ainsi que la position de cette ligne d’information :

Réglages préférences infos EXIF

Les paramètres possibles pour le format peuvent être trouvés dans le manuel de darktable. La modification de ces options nécessite un redémarrage de l’application pour être prise en compte.

Seconde fenêtre de visualisation

Il est désormais possible d’afficher une seconde fenêtre de prévisualisation de l’image via l’icône double écran en bas de l’image en chambre noire. Cette vue permet de sélectionner un profil d’affichage différent de la vue principale pour comparaison. Pour cela, il suffit de le sélectionner via un nouveau menu accessible dans les options habituelles d’épreuvage écran et vérification gamut, en bas à droite de l’image dans la vue principale.

Vous pouvez zoomer via la molette de la souris dans cette nouvelle vue.

2ᵈᵉ fenêtre

Cette nouvelle fenêtre dispose de son propre profil de couleur, ce qui permet de la placer sur un autre écran et d’utiliser son profil dédié. Comme pour la fenêtre principale, le profil est récupéré automatiquement par darktable via colord ou xatom, mais il est possible de l’ajouter manuellement dans ~/.config/darktable/color/out puis de le sélectionner depuis le menu des profils d’affichage. Notez que colord ne semble pas fonctionner sous Windows avec un second écran, les utilisateurs de Windows devront donc réaliser l’opération manuellement.

Visualisation des raccourcis de la vue active

À tout moment, quelle que soit la vue active de darktable, vous pouvez afficher les raccourcis utilisables dans cette vue. Cette liste de raccourcis est ainsi dynamique et reprend aussi bien les raccourcis par défaut que vos raccourcis personnalisés. Pour l’afficher, rien de plus simple : appuyer sur la lettre h (puis Alt si vous souhaitez laisser ce panneau actif). Il est possible de le séparer de la fenêtre darktable via le bouton qui s’affiche en haut à droite.

aide raccourcis

Préférences

darktable 3.0 propose également un agencement plus clair des préférences. Les nombreuses options sont désormais regroupées dans des sections afin d’en faciliter le repérage et donc une personnalisation des préférences plus aisée.

Nouvelles fonctionnalités de la table lumineuse : mode sélection et vue chronologie

La table lumineuse est aujourd’hui plus réactive. De nombreuses optimisations de code ont été effectuées pour en améliorer grandement l’usage et ces performances.

La table lumineuse voit également l’arrivée des fonctions annuler/rétablir via le raccourci Ctrl+Z applicable aux mots-clés, à la notation par étoiles, aux libellés de couleur, à la modification des métadonnées, à la suppression ou copier/coller de l’historique ou encore à l’application de styles.

=> Ce raccourci étant initialement attribué à l’aperçu avec détection de focus, cette dernière fonctionnalité est désormais affichable via le raccourci Ctrl+W. Par cohérence, l’aperçu affiché auparavant avec Z s’affiche désormais via le raccourci W ou Alt+W (aperçu persistant).

Il est désormais possible de zoomer et se déplacer sur une image en mode aperçu. Après avoir lancé l’aperçu, utiliser le raccourci Ctrl+molette souris pour zoomer/dézoomer. Toutefois, sur certaines configurations plus modestes, les nouvelles possibilités de zoom peuvent entraîner un temps d’attente afin de permettre l’affichage de l’image zoomée. Pour accélérer cet affichage, il peut être utile de lancer en mode terminal la commande suivante (darktable doit être fermé, et le rester, pendant l’exécution de cette commande) :

darktable-generate-cache -m 6

Il est possible de modifier le chiffre en fonction du niveau de zoom souhaité (7 correspondant au niveau 100 % et inférieurs). 5 peut être un bon compromis espace disque. En effet, cette commande génère un dossier cache contenant des fichiers jpg correspondant aux historiques actifs à l’exécution de cette commande.

Mode sélection

La table lumineuse proposait jusque-là deux modes d’affichage des images : table lumineuse zoomable et navigateur de fichiers. Un troisième mode fait son apparition, et pas des moindres : le mode sélection. Ce mode affiche un nombre consécutif (ou non) et fixe d’images à partir de l’image sélectionnée. Il permet de zoomer et se déplacer dans les images. Le nombre d’images peut être défini par l’utilisateur, et il est possible de s’y déplacer avec la molette de la souris et le clavier.

Oui, vous avez bien compris, l’une des fonctionnalités de la table lumineuse les plus souvent demandées est enfin là : la possibilité de comparer des images. Voyons un peu comment ça marche !

Deux options existent :

  • zoom fixe : le nombre d’images est défini via le curseur à droite du menu de sélection du mode (raccourci de lancement de ce mode : X)
  • plage dynamique : le nombre d’images est, quant à lui, défini par le nombre d’images sélectionnées dans la table lumineuse (raccourci de lancement de ce mode : Ctrl+X)

Évidemment, ici, plage dynamique aura le même effet que zoom fixe si le nombre d’images sélectionnées est celui défini par le zoom fixe. Dans ces deux cas, vous pouvez vous déplacer dans les images de la collection en cours simplement par :

  • Molette (ou flèches gauche et droite du clavier) : permet d’afficher les images suivantes ou précédentes.

Le nombre d’images à afficher et l’option du mode se règlent dans le mode sélection via les paramètres à droite du menu de choix du mode, en bas de la table lumineuse :

Mode sélection

Si comme ici, le nombre d’images à afficher défini dans ce mode est 2 (zoom fixe), sélectionner une image amènera à afficher cette image et la suivante. Ce qui nous donne (mode lancé via le raccourci x pour rappel) :

zoom fixe

Notez ici que j’ai masqué tous les panneaux avec les raccourcis vus plus haut, pour mieux bénéficier de l’affichage des images et des possibilités de comparaison. Pour afficher les réglages du mode sélection (image précédente), il suffirait ici de faire le raccourci Maj+Ctrl+b.

Et la même chose, sur six images sélectionnées, en mode plage dynamique (mode lancé via Ctrl+x donc) :

plage dynamique

Dans ce mode sélection, que ce soit en zoom fixe ou plage dynamique, voici les options qui s’offrent à vous :

  • Ctrl+molette : zoomer dans les images présentes (le zoom s’applique à toutes les images affichées) ;
  • Maj+Ctrl+molette : zoomer uniquement dans l’image où est positionné le curseur ;
  • Cliquer/déplacer : sur une image zoomée, permet de se déplacer dans l’image pour afficher la zone voulue (s’applique à toutes les images affichées) ;
  • Maj+Cliquer/déplacer : idem mais uniquement sur l’image où est positionné le curseur.

Attention : bien qu’il soit possible d’afficher plus de quatre images, ces options de zoom et déplacement dans l’image ne sont possibles que jusqu’à quatre images, pour des questions de confort visuel et de performances.

Comme vous pouvez le voir, le mode sélection permet aussi l’affichage des informations principales de l’image, étoiles de notation et labels couleur. Il est bien entendu possible, comme dans les autres modes, de définir la notation, labels couleur de la même manière dans ce mode.

Une astuce importante à connaître : vous pouvez simplement afficher ou masquer ces informations selon la position de votre curseur. Pointez le curseur vers le haut d’une image pour les faire apparaître, glissez le vers le bas pour les faire disparaître.

Vue chronologie

La vue chronologie est une nouvelle vue qui s’affiche en bas de la table lumineuse via le raccourci Ctrl+f (le raccourci est ainsi le même que pour le bandeau d’images en chambre noire, cette vue chronologie s’affichant au même endroit mais dans la vue table lumineuse). Elle peut aussi être activée ou désactivée dans les préférences.

Cette vue permet tout simplement d’afficher une frise chronologique des images de la table lumineuse et de pouvoir sélectionner une partie par une action de sélection à la souris de la période souhaitée. Il suffit de pointer sur la frise pour voir la période (en mois/année) s’afficher.

Vous pouvez voir un aperçu de cette chronologie sur les images de thèmes au début de cet article.

Un flux de traitement qui s’étend sur l’espace RVB :

De nouveaux modules apparaissent, exclusivement en espace RVB. Avec darktable 3.0, vous pouvez donc éditer vos images entièrement en RVB, avec les modules qui vont vous être présentés dans cette partie : la très grande majorité des images peuvent être traitées exclusivement avec ces modules, combinés avec les modules de balance des blancs, exposition et réduction de bruit (profil). Un workflow puissant et rapide, avec moins de modules. En un mot : efficace.

=> Pour une utilisation optimale de ce nouveau workflow, il est fortement recommandé d’activer, dans le module profil de couleur d’entrée, le profil de travail RVB Rec2020 linéaire (il est aussi possible d’utiliser l’espace prophoto RVB linéaire).

=> Il est également vivement recommandé dans ce cadre de désactiver les modules courbe de base et renforcer la netteté via les trois nouvelles options des préférences de darktable, onglet fonctionnement puis rubrique qualité.

Pour comprendre ce workflow RGB linéaire et pourquoi il est adopté dans darktable, nous vous conseillons de regarder la vidéo suivante : Traitement d’image et filtres de pixels dans darktable 3.0. De manière générale, prendre le temps de visionner les dernières vidéos d’Aurélien Pierre sur cette version 3.0 (activer les sous‑titres) vous aidera à devenir plus efficace dans le traitement de vos images en vous permettant de tirer le meilleur parti de ce nouveau workflow et, au final, gagner progressivement beaucoup de temps.

Un résumé présentant ce workflow et ses avantages est néanmoins proposé ci-dessous.

Le workflow RGB linéaire introduit progressivement depuis darktable 2.6 avec filmique et la balance couleur permet de s’affranchir de l’héritage graphique des années 1980-1990 centré sur la photographie à basse plage dynamique destinée à l’impression papier. Ce workflow traditionnel, dit « relatif à l’affichage » (display-referred), postule que les valeurs RGB encodent des couleurs (au sens perceptuel) et les manipule de façon psychologiquement réaliste. Malheureusement, les modèles psychophysiques qui relient la lumière (physique) à la sensation colorée (psychologique) ne sont valides que pour des images à faible contraste (ou faible plage dynamique), de l’ordre de 100:1 (6,67 EV), ce qui pose des problèmes croissants à mesure que les appareils photo modernes voient leur plage dynamique augmenter (actuellement entre 12 et 14 EV, soit 4096:1 à 16384:1). À prévoir si vous souhaitez pousser vos basses lumières : virages de teintes parasites et problèmes de sur- ou de sous-saturation, couleur qui explose quand on corrige la luminance, luminance qui explose quand on corrige la couleur… L’enfer.

Le workflow RGB linéaire, dit « relatif à la scène » (scene-referred) postule que les valeurs RGB encodent des émissions lumineuses, soit un spectre lumineux réduit à 3 intensités à travers le capteur de l’appareil photo, qui n’est autre qu’un colorimètre. Il manipule les valeurs RGB de façon physiquement réaliste, en reproduisant numériquement l’effet de filtres optiques. Ceci permet, non seulement de s’accommoder de n’importe quelle plage dynamique sans avoir à changer d’algorithmes (donc plus de traitement HDR spécifique), mais aussi d’obtenir des résultats plus naturels et plus prévisibles.

Ce nouveau workflow – bien que déjà adopté par l’industrie cinématographique depuis les années 1990, par nécessité pratique – fait encore office de bête curieuse en photographie, et va changer les habitudes des utilisateurs qui vont devoir raisonner de plus en plus en termes de lumière (physique) et de moins en moins en termes de couleur (psychologique et perceptuelle).

Il n’y a pourtant pas à s’inquiéter : un enfant qui peint sur une feuille manipule la couleur de façon physiquement réaliste, sans même s’en rendre compte. Il sait qu’ajouter du bleu et du jaune donnera du vert (notez que la peinture est une synthèse soustractive). Pour autant, si l’on essaie de soustraire du bleu et du jaune à partir du blanc, dans un logiciel de dessin qui travaille dans un espace relatif à l’affichage (comme Gimp), on obtient du noir. Si l’on essaie d’additionner bleu et jaune, on obtient du blanc. Il faudra passer par Krita, et son mode de peinture linéaire, pour qu’additionner jaune et bleu donne un « genre de vert » (qui tire plutôt sur le cyan). Ceci suffit à prouver l’intuitivité du workflow RGB linéaire physiquement réaliste, quand bien même on évacue la perception colorée de l’équation.

Nouveau module filmique RVB

Filmique RVB est la nouvelle version de filmique (tout court), réécrit pour la nouvelle API interne permettant à l’utilisateur de définir un espace de couleur RVB pour le pipeline (à régler dans le module profil de couleur d’entrée, comme expliqué un peu plus tôt). Comme la version précédente, son objectif est d’opérer une transformation des valeurs RGB, depuis l’espace de la scène photographiée (potentiellement à haute plage dynamique) vers l’espace de l’écran (à faible plage dynamique), en définissant une intention pour la préservation du contraste dans les tons moyens (à l’intérieur de la latitude). Il peut donc travailler aussi bien en compression ou en dilatation de la plage dynamique, ou même en gardant la plage dynamique identique, en lieu et place d’une courbe de tonalité en « S ».

Au passage, quelques bugs ont été réglés, comme la sur-saturation (notamment dans les rouges) causée par le mode de préservation de la chrominance, et plusieurs changements ont été opérés pour améliorer l’ergonomie :

  1. Les contrôles sont découpés en onglets scène/apparence/affichage, plus clairs et moins hauts à l’écran.
  2. La courbe filmique est une nouvelle spline créée sur mesure pour reproduire le comportement des courbes densitométriques de la pellicule. Elle offre des noirs plus profonds et moins délavés que la précédente version, un meilleur contraste local dans les tons moyens, et n’oscille jamais, peu importe les paramètres.
  3. La fonction de transfert de l’espace de sortie s’ajuste automatiquement pour garder le point gris sur la ligne identité, et permet un meilleur contrôle de la courbe.
  4. La latitude est définie en pourcentage de la plage dynamique, et n’a plus besoin d’être ajustée si les expositions relatives du blanc et du noir ont été modifiées.
  5. La courbe de désaturation est affichée sur le graphe.
  6. Le réglage de saturation globale, implanté pour corriger les effets du bug de préservation de la chrominance, est supprimé. L’utilisation de la saturation dans la balance couleur est recommandée.

filmique RVB

Deux nouveaux modes de préservation de la chrominance ont été ajoutés en plus de l’ancien (max RVB) : luminance Y et norme puissance. Ils permettront de s’adapter à différents scénarios, par exemple lorsque le mode max RVB assombrit trop les ciels bleus.

Nouveau module égaliseur de tons

L’égaliseur de tons reprend les fonctionnalités de mappage des tonalités et des courbes, mais les adapte à une représentation logarithmique de la luminosité (en IL/EV) conforme au zone system d’Ansel Adams. Sa fonction est simplement de définir une compensation d’exposition paramétrique, qui varie suivant la luminosité originale des pixels. Il est possible de reproduire entièrement le fonctionnement de l’égaliseur de tons en utilisant plusieurs instances du module exposition fusionnées en mode paramétrique et réglées pour isoler différents niveaux d’exposition. L’égaliseur de tons permet uniquement d’accélérer le procédé, et d’en automatiser certaines parties.

Il offre une interface qui permet de définir très rapidement une compensation d’exposition sélective pour chaque bande d’exposition entre 0 EV (blanc) et -8 EV (noir), à la manière des égaliseurs audio des amplis hifi. La correction d’exposition réalise une extraction de contenu par filtre guidé, permettant d’appliquer la même correction sur des aires continues de l’image, et donc de préserver le contraste local (la logique est similaire au module ombres et hautes lumières mais le filtre guidé est conçu pour ne jamais produire de halos sur les bords contrastés). L’égaliseur de tons permet donc de ré-éclairer la scène à posteriori mais de façon physiquement réaliste, sans affecter la chrominance ni créer de halos, et donc beaucoup plus crédible que les outils classiques de mappage HDR ou de correction des ombres.

Il innove également sur l’interaction utilisateur, en proposant un curseur interactif qui permet, au survol de l’image, d’afficher l’exposition de la zone sous le curseur et de régler directement la correction d’exposition correspondante via la molette souris.

égaliseur de tons

Le mode de préservation des détails (basé sur le filtre guidé) peut être désactivé, auquel cas le module se comporte comme une simple courbe de tonalité avec une interface logarithmique et un algorithme qui préserve la chrominance. L’interpolation des réglages utilisant une série de gaussiennes, elle sera alors plus lisse que l’interpolation par spline monotone et moins oscillante que l’interpolation par splines cubiques des modules courbes de base et courbe des tonalités.

Nouveaux modules courbe RVB et niveaux RVB

Ces deux modules reprennent les fonctionnalités des anciens niveaux et courbes de tonalités (utilisé en mode RVB), mais travaillent dans l’espace RVB du pipeline et utilisent des modes de fusion en RVB linéaire (noter que les anciens modules fusionnent en Lab). Ils permettent en outre de gérer les canaux RVB séparément, et d’utiliser la même logique de préservation de la chrominance que filmique en mode canaux joints.

Il est utile de noter que le module niveaux RVB utilise exactement le même algorithme que le module balance couleur en mode slope, offset, power : le réglage noir correspond au réglage offset, le gris au power, et le blanc au slope. C’est essentiellement l’interface qui change, et le fait que niveaux RVB suppose des valeurs d’entrées entre 0 % et 100 % et précalcule une LUT 16 bits pour la transformation à appliquer (technique utilisée il y a 10 ans pour accélérer le traitement, moins utile aujourd’hui), alors que balance couleur accepte des valeurs entre 0 et l’infini et calcule directement la valeur exacte des pixels.

Des améliorations significatives du traitement du bruit

Plusieurs améliorations ont été apportées à la réduction de bruit de profil pour, d’une part, améliorer la qualité du débruitage, et d’autre part, simplifier la vie à l’utilisateur.

Un peu de contexte : la réduction de bruit de profil, comment ça marche ?

Le bruit est un phénomène quantique qui génère des valeurs RVB incohérentes pour certains pixels, de façon aléatoire, et qui se perçoit comme des « grains » lumineux ou colorés qui parsèment l’image là où on attendrait des surfaces lisses. Comme souvent, en sciences, quand on fait face à un phénomène aléatoire, on s’en tire grâce à la loi des grands nombres en cherchant une distribution statistique qui modélise le phénomène aléatoire, dont les deux paramètres essentiels sont la moyenne et la variance.

La variance est une mesure de la dispersion des valeurs autour de la moyenne, donc dans notre cas elle donne une information sur l’écart typique entre la moyenne et un pixel « normal ». Le profil permet d’exprimer la variance en fonction de la moyenne.

Le profil, c’est simplement quelques paramètres (deux par canaux et par valeur ISO en l’occurrence) qui décrivent la manière dont la variance du bruit évolue en fonction de la luminosité du pixel, à partir des valeurs mesurées sur une image de test (floue, pour être sûr que tout ce qui n’est pas flou soit du bruit).

Les algorithmes de débruitage gèrent mal des signaux où la variance du bruit change en fonction de l’intensité du signal. Le profil permet de définir une transformation sur l’image, appelée transformation de stabilisation de variance, qui permet d’obtenir une image où la variance du bruit devient constante : le bruit dans les zones sombres et les zones claires a alors les même caractéristiques, et l’algorithme de débruitage peut faire son boulot bien plus facilement.

Nouveautés dans la réduction de bruit de profil visant à améliorer le débruitage

Nous avons vu que darktable utilise deux paramètres pour chaque canal et valeur ISO pour effectuer sa transformation de stabilisation de variance.

Un changement important introduit a été de changer la transformation de stabilisation de variance pour en avoir une plus générique, qui admet un 3ᵉ paramètre permettant de contrôler si on débruite plus les ombres ou les hautes lumières, et permettant donc de trouver un équilibre.

Ce paramètre permet notamment une réduction du bruit bien plus aisée sur les images à haut ISOs.

Il faudrait idéalement déterminer ce paramètre lors du profilage, mais pour l’instant celui-ci est inféré automatiquement avec une heuristique à partir des deux paramètres connus du profil, ce qui évite d’avoir à recréer l’ensemble des profils. Ce paramètre peut de plus être modifié manuellement dans l’interface.

À noter que ce paramètre correspond au paramètre de gamma présent dans la réduction de bruit de Rawtherapee.

Ce changement de transformation de stabilisation de variance a aussi été l’occasion d’introduire un paramètre de réduction du biais, qui permet de corriger l’image lorsque les ombres deviennent violettes (ce qui arrive régulièrement à haut ISOs).

Plusieurs nouveaux paramètres ont aussi été ajoutés dans l’algorithme des moyennes non locales.

Le premier paramètre ajouté est celui de diffusion, qui permet de réduire efficacement (à la fois en terme visuel et en termes de temps d’exécution) le bruit gros grain.

Un petit exemple sur une photo de jpg54, avec ce qu’on obtenait avant (sur la gauche), et ce qu’on peut obtenir maintenant (sur la droite).

On voit que la réduction de bruit à gauche créé un bruit gros grain peu esthétique.
Impact du paramètre de diffusion

Un autre paramètre nommé « poids du point central » qui contrôle principalement les détails a été ajouté : il permet de récupérer des détails (et du bruit de grain fin). Lorsqu’on le met à de fortes valeurs, le module réduit principalement le bruit de chrominance, et cette méthode est la méthode conseillée si vous souhaitez réduire principalement le bruit de chrominance : elle devrait donner de meilleurs résultats que l’utilisation de modes de fusion. Un exemple, volontairement un peu exagéré, avec en haut pas de récupération des détails, et en bas une récupération des détails forte (l’image a été agrandie pour bien voir l’effet dans le post) :

Impact du paramètre de poids du point central

Nouveautés dans la réduction de bruit de profil visant à améliorer l’expérience utilisateur

L’ajout de ces nouveaux paramètres donne une interface assez complexe, avec beaucoup de paramètres :
Paramètres de réduction de bruit de profil en mode moyennes non locales

Un mode « auto » a donc été ajouté, qui règle la grande majorité des paramètres tout seul en se basant sur le profil. Ce mode a un curseur pour ajuster le réglage automatique proposé. Augmentez la valeur de ce curseur si le débruitage est insatisfaisant, réduisez le si le contraste local est trop lissé.

Ce paramètre doit être utilisé notamment si vous avez fortement sous-exposé votre image.
Mode auto pour les moyennes non locales

Si vous modifiez les valeurs dans ce mode et que vous revenez en mode non « auto », les curseurs seront bien mis à jour, comme si vous les aviez modifiés directement.

Enfin, les paramètres par défaut du module sont aussi ajustés automatiquement en fonction du profil, ce qui permet un débruitage en un clic en activant le module.

Autres fonctionnalités importantes

Nouveau module 3D Lut

Le module 3D lut a été introduit. Il permet d’appliquer des matrices 3D à une photo. Ces matrices permettent au module de convertir une valeur RVB dans une autre valeur RVB (pour le N/B, toutes les valeurs RVB en valeur de gris, noirs et blancs). Ils sont utilisés pour simuler des films argentiques ou pour créer des univers colorés. Ce module reprend feu le module HaldCLut.

3D lut utilise 3 types de matrices : les fichiers .cube, les HaldCLut .png et les LUT compressés.

  • Les fichiers .cube sont des fichiers texte très utilisés en vidéo et par les coloristes.
  • Les fichiers HaldCLut .png sont des fichiers image. Ils sont plus petits que les fichiers .cube.

Attention : ces deux types de fichier (.cube et .png) étant trop volumineux, ils ne sont enregistrés ni dans la base de données de darktable ni dans les fichiers .xmp ; seul le répertoire et le nom du fichier est enregistré. Cela rend plus difficile l’échange de traitement utilisant 3D Lut et sa pérennité, en cas de perte de ces fichiers.
Pour qu’une autre personne puisse refaire le traitement, il faudra lui fournir le fichier (.cube ou .png) avec le fichier RAW et le .xmp sans l’application de 3d Lut car le lien sera différent. Ce correspondant devra appliquer le module au répertoire de Lut sur sa machine et à son système d’exploitation.

• Les fichiers LUT compressés sont des fichiers image .png compressés avec des routines proposées par G’Mic. Leur taille permet de les inclure dans la base de données et les .xmp, donc de les récupérer et les transmettre plus facilement à un autre utilisateur.
Vous pouvez télécharger des HaldClut .png qui simulent des films argentques et des fichiers .cube

Vous trouverez également l’article, en anglais, il donne aussi des liens vers des fichiers Lut.

Comment utiliser 3D lut :

  • Définir un répertoire à utiliser dans les préférences à la fin de l’onglet fonctionnement :

Répertoire des Lut

  • RDV dans la chambre noire, activer le module 3D Lut et cliquer sur l’icône à l’intérieur :

Sélection du répertoire

  • L’ouverture des fichiers ne présente que les fichiers « .png », il faut donc sélectionner « .cube » ou « tous les fichiers » :

Selection des fichiers .cube et .png

  • Vous obtenez avec un .png N/B :

Application d’un Lut en .png noir et blanc

  • Et avec un .cube de couleur :

Application d'un Lut en .cube couleur

Pour l’espace couleur, utilisez sRBG avec les .png et REC.709 pour les .cube.

La méthode d’interpolation « tétraédrique » convient dans la grande majorité des cas et il est rare que l’on voit la différence avec les deux autres méthodes (sauf parfois avec des tables de conversion de petite taille).

Refonte complète du module mots-clés

Le module mots-clés, présent en chambre noire et en table lumineuse a fait l’objet d’une refonte complète. Son utilisation est beaucoup plus intuitive qu’avant. De nombreuses fonctions qui nécessitaient auparavant des manipulations compliquées sont maintenant accessibles en un ou deux clics. L’aspect général n’a pas changé fondamentalement : deux fenêtres superposées, celle du haut présentant les mots-clés attachés aux images sélectionnées, celle du bas affichant le dictionnaire des mots clés disponibles dans darktable. Entre les deux, une zone de saisie. La comparaison avant/maintenant s’arrête là car le contenu des fenêtres a bien changé et surtout les manipulations sont beaucoup plus intuitives et mieux encadrées.

Mots clés

La fenêtre du haut (mots-clés attachés) présente toujours la liste des mots clés attachés à la sélection courante. Ces mots clés sont toujours présentés par ligne selon la notation propre à darktable (les niveaux de hiérarchie sont séparés par des barres verticales, ‘|’ pipe en langage informatique). Là s’arrêtent les similitudes.

À gauche de chaque mot-clé se trouve maintenant une petite icône qui peut avoir trois aspects : soit rien du tout, soit un tiret, soit une coche.

  • Rien du tout : il s’agit d’une image survolée, mais non sélectionnée.
  • Un tiret : le mot clé est attaché à au moins une des images sélectionnées.
  • Une coche : le mot clé est attaché à toutes les images sélectionnées.

À droite des mots clés, entre parenthèses s’affiche le nombre d’images indexées par ce mot clé dans la sélection courante.

Grosse nouveauté : un clic droit sur un mot clé affiche un menu contextuel contenant un ou deux items.

Un item :

  • détacher le mot‑clé — fait exactement ce qu’il dit !

Deux items :

  • attache le mot-clé à toutes les images sélectionnées — si vous avez sélectionné une série d’images contenant des mots‑clés différents, cet item permet d’attacher le mot‑clé à l’ensemble des images sélectionnées ; celles qui étaient déjà étiquetées le restent, mais celles qui ne l’étaient pas le deviennent. Très pratique !
  • détacher le mot‑clé — comme ci‑dessus.

En bas de la fenêtre, le nombre de boutons est passé de deux à cinq, Outre les boutons attacher et détacher déjà connus, trois autres apparaissent :

  • permet d’activer ou non l’affichage des mots clés spécifiques à darktable, ce qui allège considérablement la présentation.
  • permet de modifier le classement des mots clés dans la fenêtre, soit en ordre alphabétique, soit en fonction du nombre d’images étiquetées.
  • ce dernier enfin permet d’afficher la hiérarchie de chaque mot clé ou juste le mot-clé terminal.

La zone de saisie médiane permet toujours de rechercher des mots‑clés ou d’en créer de nouveaux. Cependant, pour la création, on aura avantage à utiliser la nouvelle fenêtre dédiée, car elle permet plus de choses (voir ci‑dessous). Enfin, une croix à droite permet d’effacer le contenu du champ de saisie.

La fenêtre du bas (dictionnaire des mots‑clés) présente toujours la liste des mots‑clés disponibles. Grosse amélioration à nouveau, cela concerne cette fois la lisibilité : les hiérarchies de mots‑clés sont présentées sous forme arborescente ! De la même façon que le sont les mots clés dans le module filtre de collection ou les styles hiérarchisés dans le module styles. Comme dans la fenêtre des mots clés attachés, à gauche peut apparaître une des mêmes petites icônes. Ci‑dessous, leur signification :

  • Rien du tout : il s’agit d’un mot clé disponible mais non utilisé par les photos sélectionnées actuellement.
  • Un tiret : désigne une hiérarchie contenant au moins un mot-clé attaché à une des images sélectionnées.
  • Une coche : le mot clé est attaché à l’une des images sélectionnées.

À droite des mots clés, entre parenthèses, s’affiche le nombre d’images indexées par ce mot clé dans TOUT le dictionnaire, ou rien du tout s’il n’y a aucune image attachée à ce mot-clé.

Encore une grande nouveauté ! Comme dans la fenêtre des mots‑clés attachés, un menu contextuel très complet est également accessible par clic droit :

  • attacher le mot‑clé — fait exactement ce qu’il dit…
  • détacher le mot‑clé — idem ;
  • supprimer le mot‑clé — idem ,avec confirmation !
  • supprimer la branche — supprime un mot‑clé et tous les éléments hiérarchiques de niveau supérieurs s’ils ne sont plus utilisés par aucune autre image ;
  • créer un mot‑clé — ouvre un dialogue pour la création de mots‑clés ; il est bien sûr toujours possible de créer un mot‑clé avec la ligne de saisie et le bouton nouveau, mais la création via cet item permet plus de choses, le mot‑clé peut en effet maintenant être défini ici comme privé ; il ne sera donc pas inclus dans les images exportées ; vous pouvez également affecter ici un mot‑clé à une catégorie (une catégorie permet d’aider à structurer les mots‑clés) ; enfin, on peut lui adjoindre un synonyme qui facilitera la saisie pour des mots‑clés souvent utilisés ;
  • éditer (modifier) le mot clé — permet la modification du mot‑clé et de ses attributs décrits ci‑dessus ;
  • renommer un chemin (modifier la branche) — permet de modifier les mots‑clés intermédiaires dans une hiérarchie ;
  • copier le mot‑clé — permet d’ajouter le mot‑clé dans la zone de saisie pour faciliter la recherche ou la création.

Auquel s’ajoute, si le mot clé est attaché à au moins une image :

  • aller à la collection liée (indexée) par le mot clé - qui recopie le mot clé dans le module filtre de collection et active cette collection.

Les boutons situés sous la fenêtre dictionnaire sont également passés de quatre à cinq.
Précédemment les quatre boutons étaient : nouveau, supprimer, importer et exporter

Maintenant les boutons sont :

  • nouveau - fonctionne comme auparavant (pour la création de mots clés, voir la remarque relative à l’item « créer… » dans la description du menu contextuel ci-dessus)
  • importer - fonctionne comme auparavant.
  • exporter - fonctionne comme auparavant.
  • Active/désactive les suggestions. N’est accessible que si le bouton suivant est en mode liste.
  • Passe de la vue liste à la vue arbre. Permet de retrouver l’affichage ancien (vue liste) avec les hiérarchies sous forme de ligne séparées par des pipes (|)

Comme avant il est toujours possible d’attacher/détacher des mots-clés en double-cliquant.

Enfin et surtout, les deux fenêtres sont maintenant redimensionnables ! Il suffit de faire un Ctrl + molette pour agrandir ou réduire chaque fenêtre individuellement. Ce qui permet très facilement d’utiliser toute la colonne de droite pour gérer confortablement ses mots‑clés, ou de ramener chaque fenêtre à une dimension minimum pour avoir toujours ses mots‑clés sous la main tout en ayant un autre module déployé.

Nouveau module ajustements de base

Ajustements de base permet, comme son nom l’indique, des ajustements de base, sur des options essentielles en un seul module. Pour l’utilisation de ce module ainsi que pour la partie sur le masque raster qui va suivre, j’ai choisi un RAW proposé au traitement par @holly76.

Ce module utilise les deux principaux curseurs d’exposition :

Exposition

Les 3 curseurs de contraste, luminosité et saturation :

Contraste Lum. Saturation

Attention : Il ne faut pas utiliser ajustements de base avec les modules exposition et contraste lum. saturation. Effectivement cela reviendrait à créer une seconde instance du module sans masque : préserver couleur utilise les mêmes valeurs que dans courbe de base (options ajoutées également dans ce module sur darktable 3.0). Il est donc préférable de ne pas utiliser ces deux options en même temps et même d’utiliser ces deux modules en même temps.

Un exemple de traitement :

J’ai choisi cette photo largement sous-exposée. J’utilise la pipette avec une zone qui me semble représenter une zone correctement exposée :

selection zone en français

Les curseurs sont ajustés pour traiter cette photo :

photo corrigée en français

L’utilisation de ce module permet de corriger rapidement une photo qui ne demande pas trop de traitement. Il est donc particulièrement adapté pour un traitement simple et rapide, ou pour débuter le traitement RAW (comme montré dans cet exemple). La limite principale de ce module étant que ces différents paramètres interviennent habituellement (via les différents modules les proposant par ailleurs) à différents niveaux du traitement de l’image, n’apportant donc pas tout à fait le même rendu.

=> Il ne doit pas être utilisé avec le nouveau workflow RVB que propose la trilogie : filmique rvb, balance couleur et égaliseur de ton auquel s’ajoute en fonction des besoins : courbe rvb et niveaux rvb.

Nouveau masque raster

Les masques raster ajoutent un nouveau mode qui permet de réutiliser un masque d’un module dans un autre module. C’est particulièrement intéressant avec les masques paramétriques : recopier les paramètres d’un module à l’autre n’aurait pas suffi, car les mêmes paramètres ne sélectionnent pas les mêmes pixels selon l’endroit où l’on est dans le pipe. Le masque raster réutilise directement le masque, donc n’a pas ce problème.

Attention : le masque raster peut reprendre uniquement un masque d’un module le précédant dans la chaîne de traitement. Il faut également être vigilant à ne pas déplacer un module utilisant un masque raster, avant le module du masque d’origine. Ceci pouvant entraîner des effets indésirables (dans le pire des cas, un crash de darktable).

J’ai repris la photo ci-dessus pour cet exemple. J’ai commencé par faire un masque paramétrique sur les ombres avec le module exposition :
Masque paramétrique de départ

Puis d’éclairer les ombres :
Éclaire les ombres

Ensuite, pour donner un peu de peps aux ombres dans les verts, j’ai utilisé le même masque dans zone de couleurs avec masque raster. Il suffit pour cela de simplement sélectionner l’option masque raster puis de choisir le masque raster exposition :
Masque raster

Autres améliorations

La chaîne de traitement de l’image (pipeline) a été revue en profondeur et optimisée. Il est aussi désormais possible de réordonner les modules via un Maj+Ctrl+glisser-déposer de ceux-ci dans la chambre noire ou via le menu d’instance et les options monter/descendre.

ATTENTION : IL EST TRÈS IMPORTANT DE COMPRENDRE que déplacer les modules modifie l’ordre de traitement de ceux-ci, donc impacte le rendu de l’image en cours. L’ordre par défaut est sûr et optimisé pour la majorité des usages. Il est recommandé de ne déplacer un module que si vous savez ce que vous faites et quel effet cela aura sur votre image. En aucun cas, ce changement n’est à utiliser pour « classer » ces modules.

Le module zones de couleur affiche maintenant un histogramme basé sur l’option « sélectionner par ». Il est désormais possible d’ajouter et de supprimer des nœuds à la courbe, mais ces nœuds peuvent toujours être déplacés avec le contrôle de taille à l’ancienne en cochant la case modifier par zone. Il existe également une nouvelle option de traitement « prononcé » et une nouvelle pipette qui permet de créer une courbe basée sur la zone d’image sélectionnée.

Quelques améliorations de performances et visuelles sont aussi à souligner sur les modules pipette (panneau de gauche de la chambre noire) et courbe de tonalités. Plus globalement, de nombreuses améliorations ont été faites autour des pipettes de sélection dans divers endroits de darktable.

Une nouvelle option de préférence permet de développer ou replier un module de la chambre noire automatiquement dès son activation ou désactivation.

L’exportation originelle vers Picasa a été mise à jour vers Google Photos.

darktable 3.0 apporte également de nombreuses corrections de bugs et quelques autres améliorations mineures probablement oubliées ici tant cette nouvelle version est riche de nouveautés.

Une version 3.0.1 déjà en chemin

En raison des importantes évolutions apportées par la version 3.0, le gel des fonctionnalités a été décidé dès début octobre et le gel de nouvelles chaînes de texte dès début novembre. Ceci permettant à la fois d’avoir du temps pour corriger le plus de bugs possibles et de permettre aux différents traducteurs de proposer leurs traductions en vue de la sortie de darktable 3.0 pour Noël.

Ainsi, depuis, de nouvelles propositions d’améliorations sont déjà proposées ou en cours de développement. Elles devraient être publiées pour la 3.0.1 qui devrait sortir au cours du premier trimestre 2020. Voici quelques-une des principales nouveautés attendues pour cette future 3.0.1 :

  • Une fonctionnalité de copie de métadonnées entre images (mots-clés, géolocalisation, notation, labels couleurs…).
  • Ajout de la possibilité de rechercher plusieurs mots clés dans le champ de recherche des collections, en les séparant par une simple virgule.
  • Différentes optimisations de modules : égaliseur de tons, zones de couleurs.
  • Ajout d’un réglage de la vibrance dans le module ajustements de base.
  • Une amélioration significative de la transition d’affichage d’une image en chambre noire, chargée depuis la table lumineuse (fini l’affichage bizarre en fond d’une partie de la table lumineuse avant l’affichage complet de l’image en chambre noire).
  • Une fonctionnalité de focus peaking (à trois niveaux d’affichage à l’heure où j’écris ces lignes) activable aussi bien en table lumineuse qu’en chambre noire. Améliorant ainsi significativement l’affichage des zones de netteté d’une image, par rapport aux « rectangles de détection de focus » de la table lumineuse actuellement disponible (ce mode restera disponible).
  • La possibilité de redimensionner directement et de manière indépendante, à la souris, les panneaux de gauche et droite. La taille de chaque panneau (gauche et droite) sera mémorisée, et ce pour chaque vue. Il sera donc possible d’avoir une taille différente pour chacun de ces panneaux, et pour chaque vue.
  • L’ajout en chambre noire possible d’un cadre blanc autour de l’image, selon la recommandation ISO 12646:2008 ICC. Ceci permettant de visualiser le rendu d’une image, notamment pour un usage à fins d’exposition. Attention, cet usage étant spécifique, la recommandation et la pratique nécessite un cadre blanc. Toute autre couleur rendrait l’intérêt de cette option caduque.
  • Ajustement plus précis des tons sombres pour les masques paramétriques (mode logarithmique).
  • Ré-appliquer le dernier mot-clé à une ou plusieurs images par une simple touche clavier.
  • Et quelques autres améliorations prévues ainsi que les habituelles corrections de bugs.

Cette liste n’est pas exhaustive et présente les évolutions principales connues à ce jour.

À propos de cet article

Cet article est sous les termes de la licence Attribution 2.0 générique (CC BY 2.0) ou, selon, de la licence Creative Commons BY-NC-SA 3.0.

Article co-écrit par : Nilvus, aurelienpierre, rawfiner, jpg54, jpv, Ro_G, Matthieu Moy
Et merci également aux lecteurs/correcteurs de passage.

Aller plus loin

  • # Dommage : pas encore de support du format RAW Canon CR3

    Posté par . Évalué à 7 (+8/-2).

    Il aura fallu un an et demi pour que le format RAW propriétaire Canon CR3 (successeur du CR2) soit épluché par ingénierie inverse (https://github.com/lclevy/canon_cr3/) et à peu près autant pour qu'une implémentation libre n'apparaisse (librairie LibRAW : https://www.libraw.org/news/libraw-snapshot-201910)

    Possesseur d'un Canon EOS R, j'espérais que le support du CR3 arriverait avec Darktable 3.0 mais je crains qu'il ne faille attendre encore un peu. En attendant, j'utilise un convertisseur Adobe sous Wine pour convertir mes CR3 en DNG… que je traite avec Darktable, qui est vraiment excellent.

    • [^] # Re: Dommage : pas encore de support du format RAW Canon CR3

      Posté par . Évalué à 3 (+2/-0). Dernière modification le 25/12/19 à 13:29.

      darktable utilise la librairie Rawspeed. Et en effet, cette librairie n'a pas encore ce support. Ce que j'en sais (je n'ai pas de Canon) est que c'est en discussion/essais depuis un moment. Ce qui a longtemps bloqué est le fait que Canon refuse de publier ces spécifications sinon qu'en payant cher (c'est ce que j'ai compris de quelques échanges que j'ai lu) et que la rétro-ingénieurie a été longue et compliqué, déjà pour la librairie LibRaw

      Si tu sais lire l'anglais, tu peux suivre l'échange voire réagir/aider ici : https://github.com/darktable-org/rawspeed/issues/121 pour la format CR3. LebedevRI est le contributeur et coordinateur principal de la librairie Rawspeed.

    • [^] # Re: Dommage : pas encore de support du format RAW Canon CR3

      Posté par . Évalué à 2 (+3/-1). Dernière modification le 31/12/19 à 14:28.

      Ce logiciel open source supporte dès maintenant le Canon CR3 et d'autres nouveaux formats RAW:

      digiKam 7.0.0-beta1

  • # merci pour ce très bel article

    Posté par . Évalué à 9 (+9/-0).

    Merci pour cet article de grande qualité, détaillé, complet et bien renseigné.

  • # Images manquantes sur l'article

    Posté par . Évalué à 6 (+6/-0).

    Bonjour,

    Je viens de constater qu'environ la moitié des images est manquante sur l'article. Tout était ok à soumission de la dépêche. Les images étant hébergées sur mon Github, sur lequel j'ai dû faire des modifications et suite à une mauvaise manipulation (n'étant que contributeur CSS de l'interface et une partie de la documentation de darktable, ma maîtrise de git n'est pas optimale), elles ont été temporairement indisponibles (enfin quelques heures quand même). Mes excuses pour cette erreur où je n'ai pas pensé à la conséquence sur cet article. J'ai remis les images à leur place et alerté les modérateurs du site pour mise à jour.

    En attendant cette correction, une copie de cette article au format markdown et avec les images est visible ici : https://github.com/Nilvus/dtorg/blob/master/content/blog/2019-12-24-darktable-3.0/darktable-3-0-une-version-plus-que-majeure.md

    Navré pour ce lancement dans les temps mais avec cette belle erreur. Je plaide coupable !

    Joyeux Noël et excellentes fêtes à toutes et tous.
    Nilvus

  • # Merci pour tout

    Posté par . Évalué à 7 (+6/-0).

    L'article (dépêche?) hyper complet, et la somme de boulot condensée dans darktable 3.0

    Ça me motive bien pour re-essayer de me ressortir les doigts. En particulier le workflow filmique RVB et le bousin pour réduire le bruit :D Merci pour tout et bonnes fêtes

  • # Interface CSS

    Posté par . Évalué à 2 (+1/-0).

    Comment est implémenter l'interface CSS ? Les techno que je connais pour faire ça c'est electron ou xul ou gérer une webview à la main dans une fenêtre gtk/qt/whatever.

    • [^] # Re: Interface CSS

      Posté par (page perso) . Évalué à 3 (+1/-0).

      GTK+ prend en charge les CSS : GTK+ CSS Overview.

    • [^] # Re: Interface CSS

      Posté par . Évalué à 2 (+1/-0).

      L'interface éditable a été introduite dans darktable 2.6. Donc tu trouveras des informations/explications sur l'article 2.6 (lien en bas de l'article).

      Par contre, darktable 2.6 ne permettait pas encore de tout éditer. darktable 3.0 a poussé cela jusqu'au bout en apportant par la même occasion une nouvelle interface plus moderne. Donc, pour créer un thème CSS, tu pars des explications sur l'article 2.6 et ensuite, tu te base sur l'un des thèmes CSS existants de darktable 3.0 pour constater tout ce qui est paramétrable. Tu as aussi des fils d'infos/conseils sur l'édition de thèmes pour darktable 2.6 (facilement applicables à darktable 3.0 sur le forum de darktable.fr (il y a 2/3 liens mis en avant sur la FAQ de darktable.fr).

      • [^] # Re: Interface CSS

        Posté par . Évalué à 1 (+0/-0).

        C'était plus pour la curiosité intellectuelle que pour chercher à créer un thème ;)

        Effectivement la possibilité d'utiliser CSS pour modifier l'interface date au moins de la version 2.4 (première version où il y est fait mention dans les dépêches ici).

  • # Encore un sans fautes!

    Posté par . Évalué à 7 (+7/-0).

    Encore une fois, Linuxfr.org et son équipe propose une récap des plus exhaustive des fonctionnalités de ce nouvel opus 3.0 . Ces articles sont clairs, complets, progressifs….indispensables!
    Le mot [merci] est toujours bien désuet au regard du travail accompli donc "désuettement":

    MERCI! ;-)

  • # Revue de presse

    Posté par . Évalué à 3 (+2/-0).

    Je n'ai pas eu le temps de m'arrêter pour vérifier la qualité du contenu mais pour info, il y a un article Corrigez vos photos numérique avec Darktable dans le dernier Linux Pratique.

    Surtout, ne pas tout prendre au sérieux !

  • # Comment enrichir la bibliothèque d'objectifs non supportés ?

    Posté par (page perso) . Évalué à 5 (+3/-0).

    Voilà, j'ai un pote qui n'est pas sur Linuxfr à qui j'ai, dans ma grande bonté, donné le lien vers cette dépêche, qui me signale :

    Darktable s'appuie sur lensfun pour la correction des défauts optiques mais la base est plus que limitée, et je n'ai pas compris comment on leur transmettait des informations pour les objectifs non supportés—la procédure que j'ai trouvée paraît beaucoup trop simple.

    Donc, question c'est quoi la procédure ?

    Merci beaucoup. Je transmettrai :-)

    OS préféré Mageia 6 et Mageia 7, CMS préféré SPIP, suite bureautique préférée LibreOffice, logiciel de dessin préféré Inkscape.

  • # date sortie pour linux ?

    Posté par . Évalué à 0 (+0/-0).

    bonsoir et bonnes fetes.

    est ce que vous comptez mettre darktable 3.0.0 sur le ppa pmjdebruiijn/darktable-release ou alors comnent je fais pour compiler via les sources. j'ai jamais réussi à compiler à cause des erreurs de dépendances.

    et merci de votre travail et bonnes fetes et repos suite à la sortie.

    • [^] # Re: date sortie pour linux ?

      Posté par (page perso) . Évalué à 3 (+1/-0).

      Il y a peut-être un flatpak/snap/appimage quelque part.

      Sinon avec Nix, il suffit de lancer :

      nix run -f https://github.com/nixos/nixpkgs/archive/master.tar.gz darktable -c darktable

      • [^] # Re: date sortie pour linux ?

        Posté par . Évalué à 0 (+0/-0).

        merci de votre réponse.

        comment je fais pour installer la commande nix sur linux mint 19 ?

        la commande fait quoi ? elle compile les sources et lance darktable ?

        • [^] # Re: date sortie pour linux ?

          Posté par . Évalué à 0 (+0/-0). Dernière modification le 27/12/19 à 21:41.

          sudo apt install libsqlite3 libjpeg libpng libpugixml rawspeed gtk+-3 cairo lcms2 exiv2 tiff curl gphoto2 dbus-glib fop openexr libsoup2.4
          * pam_usb v0.5.0
          * Authentication request for user "patrick" (sudo)
          * Device "loginUSB" is connected (good).
          * Performing one time pad verification...
          * Access granted.
          Lecture des listes de paquets... Fait
          Construction de l'arbre des dépendances       
          Lecture des informations d'état... Fait
          Note : sélection de libjavascriptcoregtk-3.0-bin pour l'expression rationnelle « gtk+-3 »
          Note : sélection de libwebkitgtk-3.0-dev pour l'expression rationnelle « gtk+-3 »
          Note : sélection de gir1.2-gtk-3.0 pour l'expression rationnelle « gtk+-3 »
          Note : sélection de libswt-gnome-gtk-3.5-jni pour l'expression rationnelle « gtk+-3 »
          Note : sélection de libspice-client-gtk-3.0-dev pour l'expression rationnelle « gtk+-3 »
          Note : sélection de libjavascriptcoregtk-3.0-dev pour l'expression rationnelle « gtk+-3 »
          Note : sélection de gir1.2-spiceclientgtk-3.0 pour l'expression rationnelle « gtk+-3 »
          Note : sélection de libgtk-3-common pour l'expression rationnelle « gtk+-3 »
          Note : sélection de libgtk-3-0 pour l'expression rationnelle « gtk+-3 »
          Note : sélection de libswt-glx-gtk-3-jni pour l'expression rationnelle « gtk+-3 »
          Note : sélection de gtk-3-examples pour l'expression rationnelle « gtk+-3 »
          Note : sélection de libwebkitgtk-3.0-common pour l'expression rationnelle « gtk+-3 »
          Note : sélection de libswt-gtk-3.5-jni pour l'expression rationnelle « gtk+-3 »
          Note : sélection de wxperl-gtk-3-0-4-uni-gcc-3-4 pour l'expression rationnelle « gtk+-3 »
          Note : sélection de libswt-mozilla-gtk-3.5-jni pour l'expression rationnelle « gtk+-3 »
          Note : sélection de libwebkitgtk-3.0-0 pour l'expression rationnelle « gtk+-3 »
          Note : sélection de libswt-webkit-gtk-3-jni pour l'expression rationnelle « gtk+-3 »
          Note : sélection de gir1.2-spice-client-gtk-3.0 pour l'expression rationnelle « gtk+-3 »
          Note : sélection de libgtk-3-bin pour l'expression rationnelle « gtk+-3 »
          Note : sélection de libgtk-3-dev pour l'expression rationnelle « gtk+-3 »
          Note : sélection de libgtk-3-doc pour l'expression rationnelle « gtk+-3 »
          Note : sélection de libswt-gnome-gtk-3-jni pour l'expression rationnelle « gtk+-3 »
          Note : sélection de libswt-cairo-gtk-3-jni pour l'expression rationnelle « gtk+-3 »
          Note : sélection de libwebkit2gtk-3.0-25 pour l'expression rationnelle « gtk+-3 »
          Note : sélection de libswt-gtk-3-java pour l'expression rationnelle « gtk+-3 »
          Note : sélection de libswt-gtk-3.4-java pour l'expression rationnelle « gtk+-3 »
          Note : sélection de libswt-gtk-3-jni pour l'expression rationnelle « gtk+-3 »
          Note : sélection de libswt-gtk-3.4-jni pour l'expression rationnelle « gtk+-3 »
          Note : sélection de libswt-cairo-gtk-3.5-jni pour l'expression rationnelle « gtk+-3 »
          Note : sélection de libjavascriptcoregtk-3.0-0 pour l'expression rationnelle « gtk+-3 »
          Note : sélection de libspice-client-gtk-3.0-1 pour l'expression rationnelle « gtk+-3 »
          Note : sélection de libspice-client-gtk-3.0-5 pour l'expression rationnelle « gtk+-3 »
          Note : sélection de gir1.2-javascriptcoregtk-3.0 pour l'expression rationnelle « gtk+-3 »
          Note : sélection de « libalien-wxwidgets-perl » au lieu de « wxperl-gtk-3-0-4-uni-gcc-3-4 »
          Note : sélection de libsoup2.4-cil-dev pour l'expression rationnelle « libsoup2.4 »
          Note : sélection de libsoup2.4-1 pour l'expression rationnelle « libsoup2.4 »
          Note : sélection de libsoup2.4-cil pour l'expression rationnelle « libsoup2.4 »
          Note : sélection de libsoup2.4-dev pour l'expression rationnelle « libsoup2.4 »
          Note : sélection de libsoup2.4-doc pour l'expression rationnelle « libsoup2.4 »
          E: Impossible de trouver le paquet libsqlite3
          E: Impossible de trouver le paquet libjpeg
          E: Impossible de trouver le paquet libpng
          E: Impossible de trouver le paquet libpugixml
          E: Impossible de trouver le paquet rawspeed
          E: Impossible de trouver le paquet cairo
          E: Impossible de trouver le paquet lcms2
          E: Impossible de trouver le paquet tiff
          E: Impossible de trouver le paquet dbus-glib
          

          j'ai charge le .tar.xz de darktable 3.0 et j'ai commencé à installer les dépendances et les erreurs en installant les dependances indiquées via darktable.org

        • [^] # Re: date sortie pour linux ?

          Posté par (page perso) . Évalué à 4 (+2/-0).

    • [^] # Re: date sortie pour linux ?

      Posté par . Évalué à 1 (+1/-0).

      C'est Pascal de Bruijn qui gère personnellement ce PPA pour Ubuntu, et il est occupé pendant les fêtes.

      Sinon, utiliser OBS (qui n'est toujours pas à jour non plus) : https://software.opensuse.org/download.html?project=graphics:darktable:stable&package=darktable

      • [^] # Re:

        Posté par . Évalué à 0 (+0/-0).

        merci,

        je vais attendre une semaine. Et merci des developpements.

    • [^] # Re: date sortie pour linux ?

      Posté par . Évalué à 2 (+1/-0).

      Pour info, le ppa pmdebruijn est maintenu par Pascal Debruijn. Il contribue parfois à darktable et les dépôts de paquets Linux sont indépendants de l'équipe darktable. Les paquets sont faits dès que leurs mainteneurs trouvent du temps. Pascal est chaque année bien pris pendant les fêtes, il devrait le mettre à jour courant janvier.

      Idem pour l'autre dépôt tiers officiel (pas encore à jour) : https://software.opensuse.org/download.html?project=graphics:darktable:stable&package=darktable

      Un peu de patience pour ces dépôts, comme chaque année.

    • [^] # Re: date sortie pour linux ?

      Posté par . Évalué à 1 (+1/-0).

      Tu trouves les dépendances : https://redmine.darktable.org/projects/darktable/wiki/Building_darktable_26
      les dépendances n'ont pas changer pour la 3.0.0

  • # Excellent !!!

    Posté par (page perso) . Évalué à -6 (+0/-7).

    Excellent Article plus que complet !!! BRAVO  !!! Titre de l'image

    🇷🇴 🤘😋🤘 " Hummm... Miam -Miam ! Rock N Roll Baby ALLELUIA -YEAH ! " 🤘😋🤘 🇫🇷

  • # Vitrine du libre.

    Posté par . Évalué à 4 (+3/-0).

    Salut,

    Je pense sincèrement que Darktable, avec cette version 3, pourra entrer dans cette vitrine du libre que j'affectionne particulièrement.
    En général, j'y vois des logiciels clairs, faciles à prendre en main, aux possibilités complexes mais accessibles, dont une utilisation professionnelle est tout à fait possible.

    En matière de création multimédia, j'y classe par exemple Blender, Krita et bien sûr Gimp.
    Je pense que Darktable pourrait rejoindre la petite équipe très bientôt !

    Merci pour cette excellente dépêche !

  • # Super article pour un super logiciel

    Posté par . Évalué à 1 (+2/-1).

    Merci!

  • # Une des plus belle appli du libre ne déçoit pas !!!!

    Posté par . Évalué à 1 (+1/-0).

    Je suis photographe et j'ai délaissé Lightroom pour DT. Les masques, les contrôle plus fins, l'interface et maintenant le rendu. Tout est mieux.
    Vivement que GIMP fasse le meme travail en intégrant enfin les calques de réglages que l'on attend depuis des lustres…. Et là on pourra enfin rester sous Linux pour traiter nos images.

  • # photo plage du contenu

    Posté par . Évalué à -2 (+1/-3). Dernière modification le 12/01/20 à 21:11.

    Photo de grand Anse !

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