Financement participatif de la tablette tactile libre Diskio Pi

93
12
nov.
2018
Matériel

Diskio Pi, un écran tactile HD (en kit) compatible Raspberry Pi / Odroid en financement participatif.Le projet suscite beaucoup d’intérêt et d’articles de presse spécialisée depuis 2017. Un prototype a déjà été financé l’an dernier sur Ulule. Cet article raconte comment l’idée a germé et a grandi, pour arriver au financement participatif d’aujourd’hui.

NdM : financement non réussi (32794 € récoltés de 141 contributeurs, pour un objectif de 52096 €)

Diskio Pi animé

Sommaire

L’idée

L’idée du Diskio Pi m’est venue en 2015, avec l’achat d’une carte Orange Pi (système monopuce A20). La nouveauté de l’époque était la possibilité d’installer Android, chose impossible sur Raspberry Pi (1) B. Mais les Android proposés ne géraient pas le tactile, il a fallu que je compile moi‐même les sources.
Le premier prototype, en 17”, était suffisamment grand pour que je puisse insérer toutes les cartes et les batteries. C’est à partir du second prototype que la taille de 13,3” fut choisie. Mais le design trop épais de cette seconde version était à revoir, ainsi que son prix.

Les trois prototypes
C’est donc ce troisième prototype qui est actuellement proposé, toujours en 13,3”. Toutes les pièces seront malheureusement fabriquées en Chine (sauf peut‐être l’emballage), condition sine qua non pour proposer un prix de vente acceptable.

Le nom Diskio (δισκίο) vient du grec moderne, « tablette » en français. Par la suite, je me suis aperçu que cela pouvait être interprété comme disk I/O, et cela correspond bien au projet ! Le logo a vite été trouvé, grâce à un générateur de logos en ligne. Ne pas se prendre la tête avec ça. En gros, un hexagone avec des carrés représentant les différentes machines compatibles.
Logo

Nombreux sont parmi vous curieux de savoir comment j’ai fait pour fabriquer les prototypes. Dans cet article, j’essaie d’expliquer brièvement les principales étapes du développement.

Le prototypage

De l’idée de conception au prototypage, il n’y a qu’un pas. Mais comment s’y prendre ? Quelles sont les erreurs à éviter ? Voici un petit résumé des principales étapes et difficultés que j’ai pu rencontrer.

Tout d’abord, il y a la partie écran. Et c’est assez simple, malgré tout. Voici une dalle 16/10 récupérée d’un vieux PC portable pour en faire un écran secondaire ; fabriqué il y a trois ans, il fonctionne toujours :
écran de récupération

Il existe de nombreux vendeurs en ligne qui proposent des cartes contrôleurs d’écran. En notant la référence de la dalle, on trouve facilement les cartes qui correspondent. Ensuite, on choisit celle qui convient le mieux, selon le projet et le type d’entrée vidéo souhaité. En général, il s’agit de VGA, quelquefois HDMI ou DVI. Les vendeurs sont en général très coopératifs et vous aideront. Ne pas hésiter à leur écrire pour obtenir détails et conseils.

Le prototype 0.1

Le premier prototype du Diskio Pi est la suite de cette réalisation d’écran, avec l’intégration d’un Orange Pi et d’une batterie. Voici ce que cela peut donner :
Intérieur du prototype 1

En guise de coque, j’ai utilisé un châssis de refroidisseur de PC portable, en enlevant les ventilateurs, et en rabotant tout ce qui dépassait. Le cadre du dessus est imprimé en fablab. Au final, on obtient un joyeux bazar :
Intérieur 2 prototype 1

Le principe de ce prototype est le même que sur le dernier : une alimentation générale, un buck qui convertit le 12 V (ou 9 V) vers le 5 V, des batteries qui se chargent en 12 V et qui délivrent du 5 V. Le tout agrémenté d’un HUB alimenté et de la carte vidéo, elle‐même reliée à la carte PC via le HDMI (ici, on a un étage de VGA en plus).
Pour la batterie, une batterie externe pour PC portable démontée fait l’affaire. Attention au PCB balance pour ne pas créer de courts‐circuits ! Les LiPos sont assez sensibles et peuvent s’enflammer. L’idée de la souris démontée pour le bouton home a été abandonnée sur le prototype 0.3.

Le prototype 0.2

Cette version a déjà meilleure allure :
Prototype 0.2

On trouve un des deux brackets de l’écran, la carte écran (HDMI cette fois, le connecteur VGA étant dessoudé) et un tiroir avec un connecteur fond de panier. Cette idée a aussi été abandonnée, pour raison économique. Même chose pour l’ampli audio, la carte écran ayant un ampli intégré, pourquoi ne pas s’en servir ? C’est chose faite sur le troisième prototype.
La coque est cette fois imprimée en 3D par un professionnel pour un budget d’environ 250 €. Il ne reste qu’à la poncer et l’enduire d’une résine pour obtenir une finition lisse.
Pour le hub, c’est toujours de la récupération, du moins une carte existante. Les cartes qui rassemblent les signaux HDMI et USB du nano‐PC sont conçues par un ingénieur électronicien (avec le logiciel Kicad), puis soudées à la main.
Au fur et à mesure des prototypes, on fabrique, on améliore, et parfois on recommence… Ce prototype souffrait d’une épaisseur trop visible, et d’un design trop massif. Il a fallu tout reprendre de zéro pour imaginer le troisième prototype.

Le prototype 0.3

Prototype 0.3
Les éléments électroniques de série ne sont pas si chers, mais dès que l’on veut faire fabriquer du sur‐mesure, même un échantillon de câble coûte un minimum de 100 €. Pour financer ce prototype, nous avons eu recours à un financement participatif. Le coût de la coque dépassant mon budget personnel (environ 300 €), le défi est de ne pas trop se tromper quant au dessin 3D. Pour cela, regardez autour de vous : tous les objets plastiques ont été étudiés, testés, approuvés. En démontant des PC portables, on peut s’inspirer et prendre un pied à coulisse, en mesurant les épaisseurs, les diamètres, comment les renforts sont placés, etc. C’est en quelque sorte un travail de rétro‐ingénierie que j’ai appliqué à la plasturgie, en complément des conseils des fournisseurs chinois (qui sont prêts à tout pour aider et remporter un marché potentiel).

Prototype 0.3 en CAO

Pour la CAO, chaque pièce est modélisée avec un dixième de millimètre de précision. Les cartes électroniques et leurs principaux composants sont aussi modélisés. Il en résulte un assemblage virtuel qui doit être manipulé et visualisé sous tous les angles, sans rien oublier. Et cela prend beaucoup de temps. Toutes les options doivent être pensées à l’avance, et si possible les options qui ne sont pas pensées. C’est pourquoi j’ai placé quatre plots de vissage de circuit imprimé au‐dessus de la carte L, pour avoir toute la surface disponible « au cas où ».

Le modèle CAO a ensuite été envoyé à un plasturgiste en Chine pour fabrication. Pour économiser le plus possible, j’ai choisi de le fabriquer en ABS blanc et de le peindre par la suite avec une peinture acrylique.

Coque 0.3 blanche

Placer les éléments sur l’armature s’est passé comme prévu, malgré une déformation des pièces due à la chaleur pendant le transport (c’était en juin). Après un court bain d’eau chaude des pièces déformées, le premier montage a fonctionné du premier coup.

Prototype 0.3 blanc

prototype 0.3 blanc en fonctionnement

La carte a dû être pré‐prototypée avant d’être manufacturée au propre. L’ingénieur électronicien s’est chargé des soudures et des premiers essais avant de me l’envoyer. J’ai donc effectué les derniers réglages et remplacé quelques valeurs de composants pour obtenir ce que je voulais.
Ensuite, j’ai commandé les circuits imprimés corrigés et effectué les soudures de la carte prototype définitive (sauf certains composants CMS, n’étant pas équipé).
Prototype 0.3 blanc en fonctionnement

Pour le côté mécanique, le principal a fonctionné. La charnière pour refermer le capot est très pratique, on peut l’ouvrir et le refermer rapidement avec trois vis. Le pied démontable et réversible est aussi fonctionnel, bien qu’une amélioration devra être apportée pour le déclipser à la main, et pour laisser passer la nappe GPIO (voir plus loin). En revanche, les clips sur le côté n’ont pas fonctionné. Je dois les incliner pour appliquer un effet ressort, et agrandir les crochets. Le tout sans que cela soit trop fragile. Quelques autres détails devront être améliorés, comme la fixation de la plaque du Raspberry Pi sur l’armature principale.
En général, je ne me suis pas trop trompé.

Pour la version 1.0, d’autres prototypes (0.3.1 et 0.3.2) devront être fabriqués avant la production en série. Pour la fabrication de celui‐ci, je n’ai pas rencontré trop de difficultés, merci à Benjamin pour ses idées. À part le coup de chaleur non prévu, tous les fournisseurs ont joué le jeu et m’ont livré ce que nous avions convenu par échange de courriels. Le fournisseur de batteries a aussi du mérite car on a passé beaucoup de temps et des dizaines de courriels avant que je commande cinq packs avec carte PCM… Mais pour qu’au final les batteries soient pile à la bonne dimension et avec une capacité très correcte.

Au niveau des pièges lorsque l’on dessine, c’est de toujours vouloir plein de fonctionnalités, et c’est parfois sans limite. Il faut essayer d’équilibrer entre ergonomie et économie, car parfois c’est réalisable mais trop cher, ou cela empêche une autre fonctionnalité de fonctionner correctement. Malgré tout, on doit penser à toutes les éventualités, un peu comme lorsqu’on programme un script : si on multiplie les fonctionnalités, on doit aussi multiplier les éventualités d’usage.

Le produit proposé en prévente

Le produit final sera un kit, avec toutes les pièces nécessaires pour fabriquer un écran tactile haute définition, d’une taille de 13,3” et compatible avec les cartes nano‐PC comme le Raspberry Pi ou l’Odroid. Le kit sera composé de cartes déjà peuplées, aucune soudure ne sera nécessaire pour l’assemblage.

Pourquoi un kit ?

Plusieurs raisons m’ont guidé vers cette solution :

  • les potentiels acheteurs connaissent déjà les cartes de développement, sont donc à même de monter eux même leur appareil ; c’est aussi un jeu pour certains d’entre nous !
  • pour un souci de changement de paradigme ; nous savons tous que la plupart des produits électroniques mis au rebut polluent ; si l’utilisateur sait monter un appareil, il saura le démonter, et ainsi le réparer plus facilement si un élément est endommagé, on ne remplace donc que l’élément qui est obsolète ou cassé ;
  • par souci d’économie : le montage de nos appareils a un coût, qui serait alors économisé (néanmoins rattrapé en partie par le packaging).

L’appareil final sera donc un hybride desktop‐tablette, prêt à accueillir des Raspberry Pi 1/2/3 B/B+ ou Zero, mais aussi des Odroid C1+/C2/XU4. Toute autre carte au facteur de forme Raspberry Pi est aussi compatible, si son alimentation ne dépasse pas 5 V et 4 A.

Le Diskio Pi pourra aussi être utilisé comme écran indépendant pour un PC portable ou une console de jeux, avec une définition de 1920 × 1080 pixels.

La tablette montée

Le montage

Le montage ne nécessitera pas de connaissance particulière, ni de soudures (sauf cas extrême), ni de colle. Il faudra se munir d’une paire de ciseaux, d’un cutter et de ruban adhésif. Le kit sera livré avec un petit tournevis et un rouleau de double face pour l’assemblage de l’écran (composé de l’écran à proprement parler et du verre tactile).

Le collage de l’écran sera précis, car guidé par le placement du cadre plastique sur l’armature. Si besoin, il faudra se munir d’une mini perceuse pour les options VESA (à venir) et pour placer les boutons OSD à l’avant — utile si l’appareil est encastré.

Un livret de montage précis vous aidera pour toutes les étapes de l’assemblage, avec schémas à l’appui (à la LEGO).

Voici les pièces principales (hors écran) :
Les pièces détachées

Chaque câble a un détrompeur différent pour une sécurité accrue. Par exemple, les alimentations 9 V, 7,4 V et 5 V auront un connecteur différent. Ici, on voit deux packs de batteries. Chaque pack étant composé de deux cellules, la version à quatre cellules sera composée de deux packs, et la version à six cellules de trois packs.

Ce qui est Open Source, ce qui ne l’est pas

La question de l’Open Source ne s’est pas posée, c’est la pierre angulaire du projet.

Pour un développement de matériel comme celui‐ci, on doit faire avec ce que l’on a. N’étant ni développeur logiciel de formation ni électronicien, en cherchant sur Internet, j’ai appris et trouvé beaucoup de choses. Ensuite, cela demande des fonds de tout faire étudier de A à Z. C’est pourquoi certaines cartes sont achetées toutes faites (contrôleur d’écran, contrôleur tactile), et ne sont pas open source.
Le fournisseur pourra programmer puis m’envoyer les micrologiciels sur mesures (avec l’ajout du logo au démarrage, par exemple), mais je doute qu’il veuille me fournir les sources. À voir par la suite…

En revanche, toutes les études qui ont été réalisées spécialement pour le projet seront mises en ligne. Cela comprend :

  • la carte fille ;
  • la carte L ;
  • la carte bouton ;
  • la carte chargeur/balance.

Libre à la communauté d’améliorer, de proposer, de fabriquer.

Pour la coque, sa complexité ne permet pas de l’imprimer en 3D. Seules les pièces internes (les brackets de l’écran et la plaque support de la carte nano‐PC) seront imprimées, et il sera possible de télécharger et d’imprimer des plateaux spéciaux pour adapter des cartes exotiques. Les brackets sont amovibles, pour permettre une plus grande compatibilité d’écrans, au cas où la référence d’origine ne serait plus fabriquée et que tous les stocks seraient épuisés. La communauté pourra alors échanger ses fichiers et proposer des nouvelles versions.

Quant aux câbles internes, j’ai utilisé des références de connecteurs très répandus (JST) pour que l’utilisateur équipé puisse fabriquer lui‐même ses câbles. La version de base sera livrée avec tous les câbles permettant d’adapter tous les modèles de Raspberry Pi (sauf le compute module), ainsi que les Odroid C1+ et C2. Pour les cartes XU4 et UP Board, d’autres câbles sont à prévoir : soit les acheter sur le site www.diskiopi.com pour quelques euros, soit les fabriquer soi‐même avec les références de connecteurs que je mettrai à disposition.

Mettre à niveau sa machine

L’intérieur du Diskio Pi

La version de base comprend une carte en forme de L qui sera dotée d’un connecteur Ethernet et d’une sortie audio. Pour adapter la coque à cette carte, une partie amovible est prévue pour d’éventuels changements. Ces changements seront possibles au fur et à mesure du développement du projet. On pourra remplacer cette carte L par une nouvelle, par exemple avec un double lecteur de carte SD ou un récepteur Wi‐Fi 5 GHz branché en USB 3.0 à la carte mère — la partie amovible pourra aussi être remplacée, pour permettre aux antennes de sortir de la coque.
Mais cette carte L pourra aussi être un ampli audio, une carte RS232, ou une sortie vidéo ! Bien sûr, il faudra étudier chaque carte individuellement, ce qui prendra du temps et nécessitera des fonds. L’idée est que cette carte L soit l’équivalent d’une carte PCIe sur un PC classique.

La partie logicielle

Les distributions

Le projet Diskio Pi est 100 % matériel. Aucun logiciel propriétaire n’est nécessaire pour le faire fonctionner. Toutes les distributions pour Raspberry Pi sont donc installables, même si certaines (Recalbox par exemple) ne sont pas compilées avec les pilotes du tactile. Pour le moment, une seule distribution est prête pour fonctionner en tactile « out of the box » : il s’agit de LibreElec (téléchargement à venir). Pour les autres, que ça soit Raspbian ou Ubuntu, les pilotes sont pré‐compilés, il n’y a rien à faire de plus que de choisir le noyau le plus récent.
Les versions d’Android distribuées par Hardkernel (Odroid) sont pleinement compatibles avec le tactile.

Liaisons entre matériel et système d’exploitation

À la conception du projet, nous avons choisi de séparer totalement le matériel et le logiciel. Cela a des avantages, mais aussi des inconvénients. Par exemple au niveau de la jauge de batterie : l’avantage, c’est qu’elle fonctionne tout le temps avec tous les systèmes d’exploitation ; l’inconvénient, c’est de ne pas pouvoir visualiser l’icône batterie à l’écran.
Il est bien sûr possible de prévoir un connecteur sur le circuit imprimé chargeur/balance à la carte Raspberry, et de communiquer via I2C. Le souci est qu’il faudra ajouter des câbles, et surtout développer (ou adapter) un logiciel dans Raspbian. Un développement logiciel sous Android devra aussi être effectué.
Donc, je pense que nous allons prévoir la liaison sur le circuit imprimé, mais qu’il faudra attendre un peu pour que la communauté nous aide à développer des logiciels.

Les améliorations plastiques qui seront apportées pour la version 1.0

L’accès GPIO

J’ai enfin résolu ce problème qui me tracassait depuis des mois ! J’ai en effet longuement réfléchi à rendre accessible les broches GPIO. Une nappe peut facilement être flexible sur son axe, mais pas en latéral, ce qui rend impossible un accès en dehors de l’axe de la carte.
Preuve que la solution la plus simple est parfois celle à laquelle on ne pense pas : une pré‐découpe sur le haut du carter dans l’axe du GPIO (du Raspberry Pi 3) sera ajoutée, il faudra la découper au cutter (sans se couper le doigt) pour insérer une nappe de type IDE.

GPIO Diskio Pi
Ceci implique de modifier le design du pied en ajourant la partie supérieure.

Le design du pied

nouvelle version du pied Diskio Pi

Outre cette encoche pour permettre de faire passer la nappe GPIO, une autre modification sera nécessaire afin de décrocher facilement le pied de ses ergots. Pour ce faire, j’ai ajouté deux empreintes de chaque côté de l’ergot pour pouvoir faire levier avec les doigts et détacher chaque « bretelle ».
nouvelle version du pied 2 du Diskio Pi

Je n’avais pas du tout pensé au moyen d’enlever le pied ! C’est chose faite.

 La jauge

Reste à développer le circuit imprimé chargeur / balance / jauge, dont une seule DEL RVB (RGB LED) indiquera le taux de charge des batteries (du bleu vers le rouge). Le bouton test, commun à toutes les versions, sera moulé sur la coque et sera placé en haut de l’écran :
bouton de test de batterie du Diskio Pi

Vous le voyez, il reste pas mal de choses à améliorer. C’est pour cela que le délai de livraison est pour août 2019, le temps de fabriquer deux autres prototypes, de les tester et de valider toutes les fonctionnalités.

Par qui, pour qui ?

Petit historique informatique du créateur

Ma passion pour les ordinateurs remonte à loin (eh oui). Ma première expérience d’utilisateur s’est faite autour d’un Amstrad CPC 464 à cassette, du temps ou il fallait attendre cinq bonnes minutes (parfois 10) avant de voir le menu d’un jeu apparaître. Le lecteur de disquettes a changé les choses, mais ce n’est qu’après la venue de l’Amiga 500 que tout a commencé. À cette époque, déjà, je commençais à utiliser des logiciels de 3D, en attendant une nuit pour voir le rendu de mon dessin apparaître… Un tas de jeux mythiques sont passés sur mon écran : Dune II, Xenon II, la série Gobliiins, et j’en passe.

Bref, je suis joueur depuis l’enfance, mais pas seulement. Bricoler une prise péritel pour enfin adapter l’Amiga sur la télé, je l’ai fait. Et ça marchait ! :)

Petit à petit je suis passé au PC, avec un 100 MHz, puis un 500 MHz… Jusqu’à aujourd’hui : je suis passé à GNU/Linux (Ubuntu) assez récemment. Ma première version est la 11.04, il me semble. J’ai découvert par ce biais le Python, le HTML, le CSS, les diverses compilations… Jusqu’à tomber sur ces cartes Raspberry Pi. C’est lent ? Pas plus lent que mon ancien 500 MHz ! Et l’on peut faire beaucoup de choses avec. Le projet Diskio Pi était presque né, avec mes récupérations d’écrans çà et là.

Personnellement, je n’ai jamais été équipé de tablette tactile. Trop fermé, pas de liberté. Il n’existe rien qui puisse assouvir mes envies de changement avec un appareil classique. Et je pense que nous sommes nombreux dans ce cas : à vouloir un matériel contrôlable et qui puisse vraiment correspondre à nos attentes. Si vous êtes comme ça, alors Diskio Pi est fait pour vous. Tantôt un écran, tantôt une tablette, ou un ordinateur de bureau. Le choix de l’utilisation dans un seul appareil, voilà qui est utile.

Le côté ludique et éducatif du Diskio Pi

En France, l’innovation informatique depuis le MO5 et le minitel est presque inexistante. Il est temps de réagir.
Notre système éducatif ne met pas vraiment en avant les nouvelles technologies, même si ça bouge un peu. Mais rien à voir avec le Royaume‐Uni, ou tous les élèves sont initiés d’une façon ludique à l’informatique. Le projet Diskio Pi est enfin une alternative et une proposition matérielle « Made in France » pour tous les enseignants qui souhaitent faire découvrir la programmation à leurs élèves.
C’est un pari à long terme, et un investissement de départ coûteux pour un établissement, mais qui serait profitable à tous, et qui aborderait des sujets divers liés à l’informatique en général. On peut même imaginer fournir un Raspberry Pi Zero à chaque élève lors de l’entrée en CM1, qu’il connecterait à un Diskio Pi de l’école pour les travaux pratiques, et qu’il emporterait à la maison.

Primtux et Diskio Pi
Pour le côté logiciel, Primtux est déjà disponible sur Raspberry Pi.

Financer un projet, c’est aussi investir pour l’avenir

On pense souvent que les sites de financements participatifs comme Kickstarter ne servent qu’à vendre un produit. Mais c’est bien plus que cela. En tant qu’investisseur, si vous croyez au projet, vous êtes un acteur direct de son développement. Le pouvoir est de votre côté. De plus, vous lui procurez de la visibilité et des chances de réussir. Sans vous, le projet meurt et l’idée reste dans un carton. C’est pourquoi même un don de 5 € pour un projet libre est important !

Je vous remercie d’avoir pris le temps de lire cet article, et je vous dis à bientôt, je l’espère.

Guillaume

Qui sommes‐nous ?

Je m’appelle Guillaume Debray, j’ai un BTS d’optique lunetterie. Je ne me suis pas épanoui avec le métier d’opticien, c’est pourquoi j’ai tout arrêté pour me consacrer d’abord au voyage, puis à l’informatique, ma passion de toujours. Je travaille à plein temps sur le projet Diskio Pi depuis environ deux ans. Je me suis initié à Python en proposant Dpluzz+, un logiciel libre de téléchargement d’émissions de télévision. J’ai mis de côté ce projet pour me consacrer pleinement au Diskio Pi.

Dans le parcours du projet, Benjamin s’est proposé pour m’aider à dessiner la troisième version, mais son entreprise lui prenant beaucoup de temps, il a accepté de me laisser toute la mise en place du financement participatif. Il reste donc en retrait pour le moment.

Toute l’ingénierie électronique est effectuée par Nicolas Macé, de Mace Robotics. Ses connaissances sur le Raspberry Pi sont très utiles au projet, et il continuera de développer les cartes pour Diskio Pi.

Aller plus loin

  • # Cool

    Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 5.

    Je m’intéresse au Diskiopi depuis quelques temps déjà j'ai entre autre écrit quelques journaux dessus (N°1 N°2 N°3)
    J'avais aussi participé au premier kickstarter.
    Et ce matin j'ai bien entendu participé à l'actuel.
    Content que tu te sois accroché au projet et du résultat obtenu, félicitations ! 😃

    kentoc'h mervel eget bezan saotred

    • [^] # Re: Cool

      Posté par  . Évalué à 3.

      Doublement merci ! :-D

      • [^] # Commentaire supprimé

        Posté par  . Évalué à -4. Dernière modification le 16/11/18 à 03:25.

        Ce commentaire a été supprimé par l’équipe de modération.

        • [^] # Re: Proposition de texte de présentation (format Markdown) pour les réseaux sociaux

          Posté par  . Évalué à 1.

          Merci pour ce travail SamWang-9, a copier-coller sur vos forums préférés ! :)

          Il est clair que j'aimerais aussi que tous les circuits électroniques soient libres, mais pour la partie écran cela sera compliqué. C'est de l'électronique haute fréquence, et les ingénieurs qui maîtrisent cette spécialité sont rares. Il faudra donc vendre beaucoup d'exemplaires V1.0 pour investir dans une telle étude, et à terme proposer une V2.0 totalement libre.

  • # prix ?

    Posté par  . Évalué à 4.

    C'est une chouette initiative !

    Dans la dépèche, il est dit que ça sera construit en Chine, pour rester dans des prix acceptables.

    On peut avoir une ordre d'idée du prix de la tablette ?

    • [^] # Re: prix ?

      Posté par  . Évalué à 3.

      Merci !
      Pour les prix, tout est là: https://kck.st/2AVqJaB

      • [^] # Re: prix ?

        Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 1.

        Oui mais non. J’imagine que vous envisagez de vous lancer dans une production sur une plus longue échelle. L'idée serait de savoir le prix de vente hors financement participatif.

        « Tak ne veut pas quʼon pense à lui, il veut quʼon pense », Terry Pratchett, Déraillé.

        • [^] # Re: prix ?

          Posté par  . Évalué à 3. Dernière modification le 12/11/18 à 20:47.

          Si le projet est financé, les prix resteront les mêmes, sans les offres "Early Bird".
          C'est certain que plus il y a d'unités vendues, plus vite les moules à injection seront amortis. Pour diminuer le prix de base, j'ai fait en sorte que je commencerais à sortir une marge "viable" à partir de 1000 unités vendues, au lieu des 500 initialement prévues.
          Quelques détails ici, que j'ai partagé avec mes abonnés newsletter: https://www.diskiopi.com/plasturgie.html

          • [^] # Re: prix ?

            Posté par  . Évalué à 1.

            Salut ! Tout d'abord, merci de partager ton expérience :)
            Après la réalisation des pièces, tu récupères les moules ? Si tu veux ensuite refaire des pièces, ces moules peuvent-ils être utilisés par une autre entreprise ?

            • [^] # Re: prix ?

              Posté par  . Évalué à 3. Dernière modification le 13/11/18 à 09:31.

              Salut !
              Je ne sais pas du tout. Les moules sont en aluminium, moins chers qu'en acier mais le nombre de pièces produites maximum est réduit à environ 5000 pour 10x ou 20x plus en acier. Après, vu que c'est en Chine, je ne pense pas pouvoir les récupérer. Ils sont sûrement refondus…

  • # Maker Faire

    Posté par  . Évalué à 10.

    J'ai oublié de dire dans cet article que vous pourrez me rencontrer au Maker Faire de Paris du 23 au 25 novembre 2018, j'y présenterais les trois prototypes.

  • # Retard

    Posté par  . Évalué à 10.

    le délai de livraison est pour Août 1019

    Super projet, mais bon, 999 années de retard quand même, ça commence à faire long. :)

    • [^] # Re: Retard

      Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 3.

      Corrigé, merci. Désolé de l'avoir raté en relecture.

      "La liberté est à l'homme ce que les ailes sont à l'oiseau" Jean-Pierre Rosnay

      • [^] # Re: Retard

        Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 8.

        Dommage d'avoir corrigé, une avance technologique d'un millénaire ça laissait un peu rêveur quand même :-)

        « Tak ne veut pas quʼon pense à lui, il veut quʼon pense », Terry Pratchett, Déraillé.

    • [^] # Re: Retard

      Posté par  . Évalué à 2.

      Effectivement :D
      Merci à vous

  • # Impression 3D

    Posté par  . Évalué à 1.

    On doit pouvoir faire une coque simplifiée avec une presque vraie imprimante 3d abs + support, mais ça sera moins solide, plus lourd, moins fin etc. En impression 3D, il faut faire la distinction entre l’aberration pondu par un designer, une machine fonctionnelle, et une machine industrielle.

  • # Mouais

    Posté par  . Évalué à -10.

    Je crois que ça existe déjà, c'est un mini ordinateur portable.
    Les seules nouveautés c'est le port GPIO et la jauge de batterie à leds.

  • # Merci pour cette description

    Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 6.

    Merci pour cette dépêche, je faisais partie des personnes qui t'avaient demandé de détailler l'histoire de ton projet et tu l'as fait ! C'est vraiment intéressant et j'espère que ton investissement sera récompensé.

  • # Usage domotique et version NAS

    Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 2.

    Chouette projet, je ne pense pas en avoir l'usage sauf peut-être comme tablette de contrôle domotique que je placerais à l'entrée. Du coup il faudrait pas mal de place autour des ports USB pour placer les divers dongle Zwave et RF. Je serais toi je ferai un intérieur encore plus modulaire pour s'adapter à plusieurs form factors de cartes. Un système de plaques crantées et prédécoupées.

    Bref, moi mon besoin assez récent est un NAS libre, refroidissement passif ; tu voudrais pas faire une version ? Un belle mécanique, et trouver la bonne carte (car le raspb, bof bof il n'a pas de SATA).

  • # The Ultimate Open Source Tablet

    Posté par  . Évalué à 4.

    Bonjour, tout d'abord merci pour ton journal et ton projet qui m’intéresse pas mal.

    3 question pour ma part,

    Est-ce que c'est pas un peu fort "The Ultimate …" je trouve que ça fait perdre en crédibilité alors que le projet est en développement. Enfin bon, c'est un détail mineur.

    Open source ? Je ne doute pas de votre but, mais je trouve pas d'info sur la contribution, une doc quelque part ?

    Je me vois pas investir du temps est de l'argent dans ce projet sous promesse d'open source et qu'on oublie cet aspect dans un coin, volontairement ou non.

    USB A 2.0 ?
    c'est limitant à l'heure de l'usb 3.1 et de l'usb-c, est-ce a cause de limitation technique? de cout ? je sais que le Raspberry pi n'a rien de tout ça, mais c'est pas le cas de l'odroid xu4 et d'autre carte du marché.

    En espérant vous voir continuer, bonne journée.

    • [^] # Re: The Ultimate Open Source Tablet

      Posté par  . Évalué à 8. Dernière modification le 13/11/18 à 21:33.

      Ben la phrase d'accroche, il faut bien en trouver une :D
      C'est un peu comme le logo, je ne me suis pas trop posé de questions.
      La doc sera mise en ligne à la livraison des machines, pas d'inquiétudes. C'est toujours à l'état de prototype à l'heure qu'il est.
      Pour le hub, oui c'est 2.0. Parfait pour un clavier ou des manettes ou un dongle wifi basic. Les processeurs gérant l'USB 3 sont (beaucoup) plus chers que du 2.0. Pour le SATA, nous développerons bien sûr du USB 3.1 au minimum. Mais sans hub, juste une seule sortie vers un port USB 3.0

      • [^] # Commentaire supprimé

        Posté par  . Évalué à -6. Dernière modification le 15/12/18 à 05:17.

        Ce commentaire a été supprimé par l’équipe de modération.

  • # Commentaire supprimé

    Posté par  . Évalué à 0. Dernière modification le 13/11/18 à 16:14.

    Ce commentaire a été supprimé par l’équipe de modération.

  • # Notre système éducatif ne met pas vraiment en avant les nouvelles technologies

    Posté par  . Évalué à 2.

    Est-ce que ça encore du sens de parler du numérique (informatique matérielle et logicielle) dans ces termes?

    On est en 2018, je veux dire.

    • [^] # Re: Notre système éducatif ne met pas vraiment en avant les nouvelles technologies

      Posté par  . Évalué à 4.

      C'est juste une constatation. Je vois pas mal de photos de petits anglais qui s'éclatent avec scratch. Chez nous, on leur colle des vieux pentiums III (j'exagère à peine) et on leur demande d'apprendre… C'est triste à mourir. Avec une machine qui ressemble à aucune autre machine, les enfants pourraient peut-être mieux apprendre et faire des choses qui les intéresse, je pense à de la robotique, ou simplement du scratch avec une LED qui s'allume.

      • [^] # Re: Notre système éducatif ne met pas vraiment en avant les nouvelles technologies

        Posté par  . Évalué à 10.

        Et pendant ce temps plein d'ingénieurs et d'executive de la Silicon Valley inscrivent leurs enfant dans des écoles "sans ordinateurs ni écrans" comme la Waldorf School.

        • [^] # Re: Notre système éducatif ne met pas vraiment en avant les nouvelles technologies

          Posté par  . Évalué à 1. Dernière modification le 14/11/18 à 12:44.

          Et pendant ce temps plein d'ingénieurs et d'executive de la Silicon Valley inscrivent leurs enfant dans des écoles "sans ordinateurs ni écrans" comme la Waldorf School.

          C'est aussi le cas dans des écoles privées et catholiques, je connais au moins une personne dans ce type d'établissement. Je n'encense pas ces modèles qui ont aussi leurs travers.

          Mais la question se pose effectivement si c'est nécessaire que ça soit si tôt dans le cursus. En fin de collège, ça peut être intéressant lorsque le besoin d'abstraction se fait de plus grande.

      • [^] # Re: Notre système éducatif ne met pas vraiment en avant les nouvelles technologies

        Posté par  . Évalué à 3.

        C'est juste une constatation.

        C'est une question de terminologie. L'informatique était une nouvelle technologie en 1990, pour le grand public. Plus maintenant.

        • [^] # Re: Notre système éducatif ne met pas vraiment en avant les nouvelles technologies

          Posté par  . Évalué à 3.

          C'est vrai, c'est pourquoi il faut trouver de nouveaux outils pour essayer d'enseigner les nouvelles technologies d'aujourd'hui: IA (avec la caméra du Raspberry Pi on peut faire de la reconnaissance faciale), robotique, automatisations, etc…
          Et on peut commencer très tôt, si les enseignants sont formés. Ça passe aussi par là.
          La France manque de développeurs et je crois qu'il faut susciter des vocations, sous peine de se faire embarquer (si ce n'est déjà fait) par les GAFA.

          • [^] # Commentaire supprimé

            Posté par  . Évalué à 1. Dernière modification le 16/11/18 à 02:39.

            Ce commentaire a été supprimé par l’équipe de modération.

    • [^] # Re: Notre système éducatif ne met pas vraiment en avant les nouvelles technologies

      Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 3.

      Est-ce que ça encore du sens de parler du numérique dans ces termes?

      On dit « digital » voyons ! (je suis déjà loin ⮕🚪)

      ce commentaire est sous licence cc by 4 et précédentes

      • [^] # Re: Notre système éducatif ne met pas vraiment en avant les nouvelles technologies

        Posté par  . Évalué à 8. Dernière modification le 16/11/18 à 10:15.

        Et comme chacun sait, il n'existe que deux professions digitales : pianiste et proctologue.

        Plus sérieusement, @l'auteur, bravo pour la constance. Informatique et électronique sont encore des disciplines où des passionnés peuvent avoir plus d'impacts que des professionnels (y compris "digitaux" …)

  • # Écran externe HDMI et tactile ?

    Posté par  . Évalué à 3.

    Bonjour, je suis ce projet depuis la précédente campagne de financement et je tiens à vous dire bravo pour la persévérance dont vous faites preuve. Concernant l'utilisation en simple écran HDMI, sera-t-il possible d'utiliser la dalle tactile aussi ? Comment est-ce que la dalle tactile serait reliée à la source (au PC) ? En USB ?
    Merci,
    NH

    • [^] # Re: Écran externe HDMI et tactile ?

      Posté par  . Évalué à 4.

      Oui bien sûr, le tactile peut être utilisé avec une source externe, via le hub intégré.
      Un simple câble mini usb <-> usb est nécessaire (câble non livré).

      Dans tous les cas, le tactile par le hub interne de la machine, il y a donc deux entrées data pour le hub (contrairement à un HUB classique).

  • # coquille

    Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 2.

    "tous les système d’exploitation" (manque un "s")

    https://librazik.tuxfamily.org - http://linuxmao.org - https://liberapay.com/trebmuh

  • # Félicitations

    Posté par  . Évalué à 3.

    Bonsoir Guillaume et bravo encore pour ton projet que je suis depuis quelques mois et que je soutiens. Que de chemin parcouru et quelle détermination car ça n'a pas toujours dû être facile. On sent que ta passion y est pour beaucoup dans l'avancement et la réussite, je le souhaite, de cette belle aventure.
    Vivement 2019 !!!
    Emilio

    • [^] # Re: Félicitations

      Posté par  . Évalué à 3.

      Merci. Le chemin est encore long, et le plus difficile est à venir (j'y suis déjà!). Le projet est financé au tiers, les deux tiers qui restent seront déterminants pour la suite du projet.
      Le plus difficile est de se faire relayer par les site anglophones, et c'est un peu là que ça coince. En tous cas merci à tous ceux qui ont contribué, ça fait vraiment plaisir. Je poursuis ma quête. A suivre…

  • # Fabrication en chine

    Posté par  . Évalué à 1.

    Toutes les pièces seront malheureusement fabriquées en Chine (sauf peut‐être l’emballage), condition sine qua non pour proposer un prix de vente acceptable.

    La différence est-elle si grande que ça ?

    La plasturgie et la fabrication des cartes sont 100% automatisés aujourd'hui, ça ne coûte pas beaucoup plus cher à faire en France (ou en Europe en général).

    Pour l'assemblage c'est sûr que la main d'œuvre coûte plus cher.

    Mon expérience était que quand on reste sur des petites séries, l'intérêt d'aller en Chine n'est pas si flagrant que ça. Notamment car il faut gérer la partie transport, douanes, etc. (ces dernières années pour les batteries lithium, la règlementation du transport est devenue très contraignante par exemple).

    • [^] # Re: Fabrication en chine

      Posté par  . Évalué à 9.

      Pour les rares entreprises de plasturgie qui m'ont répondu, la différence est du simple au double. Les autres ne répondent pas, comme ça on est servi.
      Les chinois sont beaucoup plus ouverts, et ils font des offres à des particuliers (en consultant le site du projet au minimum).
      Ils sont bien meilleurs commerçants en général, et beaucoup mieux organisés (Alibaba, Globalsources et autres).
      Le reste du matériel (écrans, batteries, électronique), tout se passe là-bas, sauf peut-être au niveau de l'assemblage des PCB et l'emballage.

  • # Ça vaudrait le coup d'en parler à Next-Inpact

    Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 4.

    Je ne sais pas si vous y avez pensé, mais comme je ne l'ai pas vu passer sur Next-Inpact, ça vaudrait le coup de contacter les rédacteurs pour leur demander de relayer l'info. Peut-être qu'ils le feront, ou peut-être pas, mais c'est tout à fait dans ce qu'ils font.

    https://www.nextinpact.com

    « Tak ne veut pas quʼon pense à lui, il veut quʼon pense », Terry Pratchett, Déraillé.

  • # Épaisseur

    Posté par  . Évalué à 6.

    We have designed the slimest device as possible. According to the angle of vision, the thikness is no longer a problem.

    D'après la photo, l'épaisseur totale est de 3,5cm (12mm + 23mm). Quels sont les obstacles qui empêchent d'aller plus loin dans l'amincissement de la tablette ? Est-ce le côté kit démontable (plus fin = soudure des composants), l'aspect Open Source, les deux ou autre chose ?

    • [^] # Re: Épaisseur

      Posté par  . Évalué à 5.

      L'obstacle principal est l'épaisseur du Raspberry Pi, et ses deux ports USB. Le port éthernet est aussi assez haut. En ajoutant à cela l'épaisseur de l'écran et le verre tactile, plus une marge entre la carte et son support, on arrive à 35mm.

  • # Commentaire supprimé

    Posté par  . Évalué à 4. Dernière modification le 09/12/18 à 23:01.

    Ce commentaire a été supprimé par l’équipe de modération.

    • [^] # Commentaire supprimé

      Posté par  . Évalué à 2. Dernière modification le 09/12/18 à 23:42.

      Ce commentaire a été supprimé par l’équipe de modération.

      • [^] # Commentaire supprimé

        Posté par  . Évalué à 2. Dernière modification le 10/12/18 à 00:35.

        Ce commentaire a été supprimé par l’équipe de modération.

    • [^] # Re: Situation du financement participatif

      Posté par  . Évalué à 5. Dernière modification le 10/12/18 à 08:40.

      Mais pourquoi ce commentaire est évalué "négatif" ?

      Merci pour la synthèse, merci pour nous prémâcher le boulot et effectivement il serait vraiment dommage qu'un projet comme ça ne soit pas financé alors qu'on peut voir à côté des idées complètement loufoque récolter des centaines de milliers de $$$ uniquement parce-que c'est "hype" (ou je ne sais quoi) …

      +++ allez ++++

      eric.linuxfr@sud-ouest.org

      • [^] # Re: Situation du financement participatif

        Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 4.

        Mais pourquoi ce commentaire est évalué "négatif" ?

        Parce que son auteur a un très lourd passé de propos jugés délirant (cherche Zino sur linuxfr), hors sujet ou extrêmistes. Il en est — au moins — à son neuvième compte.

        "La liberté est à l'homme ce que les ailes sont à l'oiseau" Jean-Pierre Rosnay

        • [^] # Commentaire supprimé

          Posté par  . Évalué à -1. Dernière modification le 10/12/18 à 19:21.

          Ce commentaire a été supprimé par l’équipe de modération.

    • [^] # Re: Situation du financement participatif

      Posté par  . Évalué à 1.

      Merci SamWang-9 pour ton soutien. Il reste en effet 3 jours pour donner vie à ce projet, qui ne sera pas reproposé s'il échoue.

      J'ai conscience qu'en cette période de fin d'année, recevoir son cadeau en août peut être une source d'hésitation, mais un Noël durant l'été, c'est rare et ça fait toujours plaisir !! :D

      Quoi qu'il en soit, merci aux personnes qui ont déjà backé, vous m'avez permis d'y croire jusqu'au bout :)

      A bientôt j'espère

      Guillaume

      • [^] # Commentaire supprimé

        Posté par  . Évalué à 0. Dernière modification le 10/12/18 à 22:02.

        Ce commentaire a été supprimé par l’équipe de modération.

        • [^] # Re: Situation du financement participatif

          Posté par  . Évalué à 2.

          En effet, il ne reste plus beaucoup de temps, et malgré la courbe qui augmente régulièrement, le plafond ne sera sans doute pas atteint à l'heure prévue.
          Le grand public ne voit pas l'intérêt de ce matériel, et il regarde en priorité le rapport puissance/prix. Je le comprend parfaitement, et je remarque aussi que (sauf les passionnés) nous sommes formatés pour tout remplacer au lieu de mettre à niveau. Je reste persuadé que ce n'est pas le bon modèle de fonctionnement pour l'avenir.
          Les machines actuelles (et compatibles) ne sont certes pas très puissantes, mais je pense que cela n'est qu'une question de temps avant de voir arriver une carte x64 au format RPi, et que ça soit démocratisé. Un produit comme Diskio Pi peut aider à démocratiser ces cartes.
          Pour la levée de fond, je vais essayer de leur fournir un dossier avec toutes les données que j'ai pu récolter au cours de ce financement, on verra ce qu'ils en pensent.

          • [^] # Commentaire supprimé

            Posté par  . Évalué à 1. Dernière modification le 11/12/18 à 15:09.

            Ce commentaire a été supprimé par l’équipe de modération.

            • [^] # Commentaire supprimé

              Posté par  . Évalué à 1. Dernière modification le 11/12/18 à 17:07.

              Ce commentaire a été supprimé par l’équipe de modération.

              • [^] # Commentaire supprimé

                Posté par  . Évalué à 1. Dernière modification le 11/12/18 à 17:17.

                Ce commentaire a été supprimé par l’équipe de modération.

                • [^] # Commentaire supprimé

                  Posté par  . Évalué à 0. Dernière modification le 11/12/18 à 23:29.

                  Ce commentaire a été supprimé par l’équipe de modération.

                  • [^] # Commentaire supprimé

                    Posté par  . Évalué à -1.

                    Ce commentaire a été supprimé par l’équipe de modération.

                    • [^] # Commentaire supprimé

                      Posté par  . Évalué à 0. Dernière modification le 12/12/18 à 11:27.

                      Ce commentaire a été supprimé par l’équipe de modération.

              • [^] # Commentaire supprimé

                Posté par  . Évalué à 0. Dernière modification le 11/12/18 à 18:51.

                Ce commentaire a été supprimé par l’équipe de modération.

            • [^] # Commentaire supprimé

              Posté par  . Évalué à 0.

              Ce commentaire a été supprimé par l’équipe de modération.

        • [^] # Commentaire supprimé

          Posté par  . Évalué à -6.

          Ce commentaire a été supprimé par l’équipe de modération.

          • [^] # Re: Situation du financement participatif

            Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 3.

            Je ne sais pas comment tu arrives à complexifier ce qui est relativement simple. Tu sembles ignorer que token (jeton) fait partie du vocabulaire de l'informatique. Intuitivement on comprend donc assez bien le sens d'une ICO, Initial coin offering, après avoir lu 3 lignes sur Wikipedia.
            On comprend aussi qu'il faut du matos et des solides connaissances en blockchain pour émettre une ICO.
            Dès lors ce que tu suggères n'a pas grand intéret pour un petit projet.

            "La liberté est à l'homme ce que les ailes sont à l'oiseau" Jean-Pierre Rosnay

  • # Un supporter de plus...

    Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 4.

    en espérant que j'aurai utilement apporté ma pierre à l'édifice !

  • # Commentaire supprimé

    Posté par  . Évalué à -1. Dernière modification le 12/12/18 à 17:34.

    Ce commentaire a été supprimé par l’équipe de modération.

    • [^] # Commentaire supprimé

      Posté par  . Évalué à -1.

      Ce commentaire a été supprimé par l’équipe de modération.

    • [^] # Commentaire supprimé

      Posté par  . Évalué à -1.

      Ce commentaire a été supprimé par l’équipe de modération.

    • [^] # Re: Message d'annonce à H - 31 (avec source en Markdown

      Posté par  . Évalué à 4. Dernière modification le 13/12/18 à 17:55.

      Note : le fait que des emmerdeurs (adeptes de la kabbale (qui prétendument n'existe pas, selon certains)) aient cliqué pour mettre des notes négatives aux commentaires

      A aucun moment tu ne t'es demandé si ce n'était justement pas la qualité et la pertinence de tes commentaires qui étaient mises en doute ?

      Personnellement, j'ai beau être un gros lecteur, je trouve ton style imbuvable. Autant, le fond est intéressant, bien que déjà très bien mis en avant avec cette dépêche et le journal qui la précédait, autant la forme, c'est un parfait exemple de ce qu'un communiquant ne doit pas faire. L'objectif c'est d'intéresser le lectorat, pas de l'assommer.

      Et je mets à part les réponses à toi-même qui nuisent à la qualité de la lecture.

      C'est super de vouloir communiquer autour du Diskio Pi, je trouve moi-même ce projet intéressant. Mais visiblement, tu ne maîtrises pas les codes de communication.

      Plutôt que de te braquer et de considérer que tu es victime de cette fameuse kabbale, essaye au moins de mettre en pratique les remarques qui t'ont été adressées. Je suis certain que tu seras beaucoup mieux accueilli. Et tu seras toi-même satisfait que ton travail soit reconnu.

      La majeure partie des morts l'était déjà de son vivant et le jour venu, ils n'ont pas senti la différence.

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