Journal un (non-)aperçu du libre

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-8
31
août
2019

Chers amis,

Le logiciel GNU Image Manipulation Program n'est plus à présenter. Si cela ne vous dit rien, c'est sans doute que vous connaissez ce logiciel sous sa forme acronymique GIMP.

GIMP est donc un logiciel de manipulation et de création d'image. On le compare souvent à adobe photoshop , même si de l'avis de professionnel il en est très loin. En effet, j'en suis satisfait personnellement pour mes besoins personnels, mais après avoir vu des tutoriel photoshop, je ne peux être que jaloux des fonctionnalité du logiciel d'adobe inaccessible (ou non facilement accessible), comme par exemple la suppression d'un élément du décor en "un click". J'y prends toutefois du plaisirs pour des retouches d'images.

J'ai connu ce logiciel au début des années 2000 avec des tutoriels fourni par M. BODOR Denis sur sont site le finnois et aussi dans son magazine.Les tutoriels sur internet sont désormais introuvable.
Je jonglais alors entre gimp et kpovmodeler (logiciel léger pour générer des fichier pov).

J'ai appris hier que récemment (le 14 août ) des gens ont décidé de cloner GIMP et de l'appeler glimpse. Un fork qui pourrait énerver Frederic BEZIES lui qui s'énerve des abus de la liberté 3 de la GPL.
De mon côté, j'ai lu avec attention les raisons du fork.

La première est très "devuan style", puisqu'ils sont agacé que les gens utilisent l'acronyme en le prononçant tel un mot, et non lettre après lettre.

The initial aim is to provide a downstream fork of the GNU Image Manipulation Program that has a less problematic name so there are no potential barriers to using the software in businesses and educational institutions.


If English is not your first language, then you may not have realised that the word “gimp” is problematic. In some countries it is considered a slur against disabled people and a playground insult directed at unpopular children. It can also be linked to certain “after dark” activities performed by consenting adults.

La second objectif est plus globale et flou

In future versions we intend to address other long-standing complaints, particularly around the graphical user interface.

We all love the GNU Image Manipulation Program, but it only has finite resources and so has to prioritise some changes over others. Decisions may have also been made historically for sound reasons that need to be revisited but cannot for the same reason. This can mean that good user interface improvements and functional changes that the community suggests can go unaddressed for years.

Puis à la fin du readme, ils annoncent n'être qu'un projet downstream

If you can afford to do so we also encourage you to donate to GNU Image Manipulation Program as that helps the upstream project we rely on.

Ce logiciel est déjà sur AUR

Cela promet un avenir à la devuan tout ça, ou alors un vrai fork qui permettra de réer un logiciel avec sa propre identité ?

https://getglimpse.app/
https://github.com/glimpse-editor/Glimpse/blob/dev-g210/README.md

  • # Je trouve leurs justifications un peu...

    Posté par (page perso) . Évalué à 7. Dernière modification le 31/08/19 à 18:34.

    Quand je lis les cites que tu amènes, autant je comprends si le nom peut avoir une consonance injurieuse dans certains langages que des gens veulent le changer, cependant je ne suis pas sûr que ça justifie un fork.

    Mais surtout:

    We all love the GNU Image Manipulation Program, but it only has finite resources and so has to prioritise some changes over others

    Le projet GIMP a pas assez de ressources pour le développement, du coup ils crééent un fork au lieu d'aider les développeurs de GIMP (ouate!) avec très sûrement eux-même moins de moyens que le projet GIMP.

    Là je trouve ça vraiment gros, et relative stupide comme justification.

    EDIT: bon en fait, quand on lit leur page web:

    Glimpse is a fork of the GNU Image Manipulation Program. The goal is to experiment with other design directions and fix longstanding bugs.

    Le but réel clairement affiché est d'avoir de l'attention pour que le projet GIMP avance plus vite sur les points qu'ils pensent être délaissés, et ça, je trouve ça beaucoup mieux comme démarche, tu aurais du citer cette phrase dès le début de ton journal.

  • # Ha les gens disant aimer mais n'aimant pas le libre...

    Posté par (page perso) . Évalué à 4. Dernière modification le 31/08/19 à 19:06.

    Ysabeau m'a grillé sur l'indication de déjà vu, du coup je me rattrape sur :

    Un fork qui pourrait énerver Frederic BEZIES lui qui s'énerve des abus de la liberté 3 de la GPL.

    Ha c'est beau de considérer comme abus une utilisation des libertés que confère le libre, une de base comme forker si tu n'es pas d'accord avec la communauté initiale.

    Ne connaissant pas le personnage, j'ai été curieux et suis tombé sur ça (mode énervé, comme si il découvrait que les gens ne sont pas tous d'accord entre eux dans la vie de tous les jours, en fait ça n'a pas grand chose à voir avec le libre, ça marche en non libre aussi où des gens font un concurrent à partir de 0) et son flinguage que j'aurai aimé faire (“La” communauté du Logiciel Libre, ça n’existe pas).

    • [^] # Re: Ha les gens disant aimer mais n'aimant pas le libre...

      Posté par (page perso) . Évalué à 3.

      Et ? Parce que c'est un droit donné par les licences libres, on ne pourrait pas abuser de ce droit ? J'ai du mal à comprendre le lien, à vrai dire.

      • [^] # Re: Ha les gens disant aimer mais n'aimant pas le libre...

        Posté par . Évalué à 6.

        Il faudrait d'abord définir ce qu'on entend par "abuser d'un droit" … Un exemple d'abus de droit que je connais est l'abus de position dominante (ou tu utilise ta position dominante pour écraser la concurence de façon déloyale). Maintenant dans le cas du LL, c'est quoi un abus de droit ?

        • [^] # Re: Ha les gens disant aimer mais n'aimant pas le libre...

          Posté par . Évalué à 7.

          c'est quoi un abus de droit ?

          Poser la question de façon un peu sérieuse (c'est-à-dire en faisant une recherche de 30 secondes), c'est déjà y répondre. Wikipédia donne deux définitions de l'abus de droit : l'abus avec intention de nuire est l'usage d'un droit dans le but exclusif de nuire à autrui, tandis que l'abus social est l'usage d'un droit à une fin différente de celle prévue par le législateur. Dans les deux cas, autant la lettre du texte est respectée, autant son esprit est violé.

          Après, il faut se poser deux questions :
          - Sommes-nous face à un abus de droit ?
          - Est-ce que ça tient juridiquement ?

          Sommes-nous face à un abus de droit : probablement. On est à la fois dans l'usage d'un droit dans le but exclusif de nuire à autrui sous un prétexte fallacieux, ET dans l'usage à une fin différente de celle prévue par l'auteur de la licence libre initiale. Personne ne peut sérieusement prétendre qu'en forkant GIMP, on fait progresser les 4 libertés, et encore moins qu'on rend service à l'utilisateur final, comme il a été assez bien démontré par Jehan.

          Est-ce que ça tient juridiquement, c'est-à-dire est-ce que ça peut donner lieu à condamnation au civil : probablement pas. En premier lieu, se pose la question du tribunal compétent, comme pour tout logiciel. Ensuite, même en admettant qu'une juridiction française se déclare compétente, on est ici en droit des contrats. Dans ce domaine, l'esprit du texte est quasi-systématiquement ignoré, puisque la doctrine est qu'on ne peut pas savoir ce qu'avaient les co-contractants en tête quand ils ont contracté (par opposition à la loi, puisque les débats parlementaires sont archivés). Les choses pourraient être différentes concernant les différentes versions de la GPL puisque Stallman et la FSF ont produit une abondante littérature décrivant la genèse de la GPL, mais ce n'est pas l'habitude des juges que d'aller regarder cette littérature.

          Ça, ce sont les sources. Le mouton que tu veux est dedans.

          • [^] # Re: Ha les gens disant aimer mais n'aimant pas le libre...

            Posté par (page perso) . Évalué à 2. Dernière modification le 02/09/19 à 08:25.

            On est à la fois dans l'usage d'un droit dans le but exclusif de nuire à autrui sous un prétexte fallacieux

            Encore faut-il pouvoir le démontrer.
            Il y a soupçon de volonté financière derrière, mais sans aucune preuve autre que le nommage (sujet récurent, pas nouveau, même si la majorité n'est pas d'accord que c'est un problème) et le Patreon sont "ensemble". Il n'y a que devant un jury populaire (et populiste) que ce serait accepté comme "preuve".

            ET dans l'usage à une fin différente de celle prévue par l'auteur de la licence libre initiale.

            Pareil, je n'ai pas lu que renommer était pas bien. Surtout qu'il y a des auteurs.
            D'ailleurs, tu fais quoi quand RMS dit que Tivoisation pas bien et que plein d'autres personnes de la communauté dit "mais va te faire voir, je garde la GPLv2 devant tes conneries", ceux contre la GPLv3 seraient en abus de droits car RMS ne veut pas de Tovoisation?

            renommer libupskirt ou weboob serait-il vu comme mal?

            Déjà légalement pas simple, mais en plus pas sûr de pouvoir caractériser si facilement…

            • Contre exemple sur l'abus de droit, qui peut être utilisé comme arme pour nuire à celui qui souhaite utiliser une droit : le fisc peut t’embêter quand tu fais un montage financier genre un SCI pour ne pas payer d'impôt sur l'héritage, en disant que ton but est purement fiscal. Sauf que… L’intérêt de certains droits est en réalité (hors affichage parlementaire) purement fiscal, sinon aucun intérêt de l'usine à gaz. La notion d'abus de droit est alors utilisé contre le peuple qui n'a pas vocation à utiliser cette réduction des impôts, réduction dont le but réel était quelques amis (qu'on embêtera pas avec la notion relative d'abus de droit, comme par hasard).

            Bref, parler d'abus de droit, surtout en licences libres où le but est bien de se libérer de l'upstream si besoin, est un terrain dangereux.

          • [^] # Re: Ha les gens disant aimer mais n'aimant pas le libre...

            Posté par . Évalué à -2.

            Poser la question de façon un peu sérieuse (c'est-à-dire en faisant une recherche de 30 secondes), c'est déjà y répondre.

            Déjà à répondre de cette façon tu me donnes envie de te baffer.

            Quand on débat, l'un des prérequis est de s'assurer que l'on parle de la même chose. Or chacun peut avoir sa propre définition de ce qu'est un abus de droit. Du coup pour moi l'idée était de recentrer le débat pour essayer de trouver un consensus sur ce que signifie l'abus de droit. Une fois que c'est posé il est plus facile de savoir si le cas qui nous intéresse est un réel abus de droit ou s'il est simplement supposé par des personnes qui, comme le dit Zenitram, disent aimer le libre mais ne l'aiment pas. 'aurais pu chercher sur Google, mais ça n'aurait rien fait avancer ici.

          • [^] # Re: Ha les gens disant aimer mais n'aimant pas le libre...

            Posté par . Évalué à 1.

            l'abus avec intention de nuire est l'usage d'un droit dans le but exclusif de nuire à autrui, tandis que l'abus social est l'usage d'un droit à une fin différente de celle prévue par le législateur.

            Peux-tu prouver que le fork de Gimp est fait dans le but de nuire à autrui ? A qui ?

            On est à la fois dans l'usage d'un droit dans le but exclusif de nuire à autrui sous un prétexte fallacieux,

            Tu peux le prouver ?

            ET dans l'usage à une fin différente de celle prévue par l'auteur de la licence libre initiale

            Ah ? Et l'auteur de la licence initiale permet de reprendre le code et de le réutiliser quelle que soit la motivation. C'est l'essence même du libre.

            Personne ne peut sérieusement prétendre qu'en forkant GIMP, on fait progresser les 4 libertés,

            Ce n'est pas le but. Et si, on fait progresser les 4 libertés en les utilisant.

            et encore moins qu'on rend service à l'utilisateur final,

            L'utilisateur final sera le seul juge de ce point s'il adopte le nouveau soft forké.

            Est-ce que ça tient juridiquement, c'est-à-dire est-ce que ça peut donner lieu à condamnation au civil : probablement pas.

            Tout simplement parce que tu ne peux pas prouver qu'il y a abus de droit. Et ça tombe bien il n'y en a pas. Après que tu ne sois pas d'accord avec les raisons qui poussent le fork, tu en as parfaitement le droit. Mais ne parle pas d'abus. Je pourrais forker GIMP parce que je n'aime pas la police par défaut, et que le projet ne veut pas prendre en compte mes désiratas sur ce point. Ce n'est pas un abus. Maintenant tu peux trouver ma raison futile, c'est ton droit.

            Dans ce domaine, l'esprit du texte est quasi-systématiquement ignoré, puisque la doctrine est qu'on ne peut pas savoir ce qu'avaient les co-contractants en tête quand ils ont contracté (par opposition à la loi, puisque les débats parlementaires sont archivés).

            Ben le fait que certains ralent parce qu'ils se rendent compte qu'ils ont choisi la mauvaise licence montre que c'est une bonne chose. Si tu veux pas que quelqu'un forke ton projet lorsque tu donnes le code source, écris-le. Ne donne pas l'impression que tu donnes un droit pour te rétracter ensuite. Ce serait pire queles clauses en petit caractères dans un contrat.

          • [^] # Re: Ha les gens disant aimer mais n'aimant pas le libre...

            Posté par . Évalué à 9.

            Je ne pense pas que ce fork est destiné à nuire, on est plus dans le parasitisme à l'état pur : un fork avec dénigrement du projet initial, avec du rebranding, une caisse à don (patreon si j'ai bien suivi), peu de commit et beaucoup de promesses.

            Cependant je sais de sources sûr que le repos principal d'un projet n'est pas forcément une indication exacte de l'état de l'avancement; et parfois des devs de refactoring peuvent prendre des mois avant d'avoir un truc présentable.

            Bref en attente de preuve du contraire je penserait à du parasitisme, surtout qu'il semblerait qu'il y ait plus d'énergie dépensée dans la comm que dans le code.

            Et oui le libre permet de faire ce genre de choses.

            Il ne faut pas décorner les boeufs avant d'avoir semé le vent

            • [^] # Re: Ha les gens disant aimer mais n'aimant pas le libre...

              Posté par (page perso) . Évalué à 5. Dernière modification le 02/09/19 à 17:12.

              on est plus dans le parasitisme à l'état pur

              Je crois que personne n'a dit le contraire la, et oui c'est bien de nommer. Comme quoi on peut nommer les choses correctement quand on cherche.

              Et oui le libre permet de faire ce genre de choses.

              Je crois que pas mal de monde a du mal à comprendre le libre, malheureusement. Dire que c'est un abus de droit des libertés du libre est ne pas comprendre le libre qui a justement pour objectif de libérer celui qui reçoit de la morale (qui comprend "c'est mon code et moi seul devrait pouvoir le modifier", mais aussi contre "tu n'as pas le droit de juste renommer", ha la morale…) des autres.

              Mais sinon, c'est pas mal de nommer les chose : parler d'abus de droit rend juste ridicule celui qui le dit car il montre qui n'a pas compris le libre, mais le libre est limité par la loi du pays, et le parasitisme peut être illégal et donc en parler rend plus légitime le "procès" qu'on fait au projet (non pas à partir du libre qui n'interdit pas ça, mais à partir de la loi locale).

              Merci d'avoir nommé correctement le soucis.

              Bref : le projet est sans doute bien merdique, peut-être illégal, mais ça n'a rien à voir avec le libre.

              • [^] # Re: Ha les gens disant aimer mais n'aimant pas le libre...

                Posté par (page perso) . Évalué à 5. Dernière modification le 02/09/19 à 18:41.

                le libre qui a justement pour objectif de libérer celui qui reçoit de la morale

                Et dans laquelle des quatre libertés cet objectif est-il défini ? Tu ne serais pas en train de donner des objectifs au libre alors que tu le refuses aux autres ?

                • [^] # Re: Ha les gens disant aimer mais n'aimant pas le libre...

                  Posté par (page perso) . Évalué à 8.

                  Et dans laquelle des quatre libertés cet objectif est-il défini ?

                  Toutes!
                  Chaque liberté n'a pas de "sauf pour ma morale".

                  Si tu n'as pas compris que le libre, c'est libérer celui qui reçoit des désidératas (stratégiques ou moraux ) de celui qui donne, il y a un soucis.
                  Je sais que pas mal de monde fantasme sur le libre et l'associe même à "communautaire" parfois quand ce n'est pas croire que c'est en opposition avec du commercial, mais parait que je radote souvent donc devrais déjà avoir lu dessus.

                  On dit souvent : le libre autorise à construire une bombe nucléaire. Ben la c'est pareil : ta morale, on s'en fout, toujours. Une licence qui dit "pas de bombe" ou juste "don't do evil" est non libre, c'est largement documenté.

                  Bref, je te défie de me montrer même dans la GPL une seule ligne qui dit que tu dois te conformer à la morale de X (et qui est X?).

                  Tu ne serais pas en train de donner des objectifs au libre alors que tu le refuses aux autres ?

                  Je refuses quoi aux autres, à part le fait que je devrais accepter leur morale comme critère (et ça désolé, mais j'estime ne pas devoir dépendre de leur morale comme je ne leur impose pas la mienne)?

                  • [^] # Re: Ha les gens disant aimer mais n'aimant pas le libre...

                    Posté par (page perso) . Évalué à 2.

                    Bref, je te défie de me montrer même dans la GPL une seule ligne qui dit que tu dois te conformer à la morale de X (et qui est X?).

                    Je n'ai jamais dit que les licences libres disaient de se conformer à une morale, mais ça n'est pas pour ça que c'est un objectif.

                    Tout ce que tu dis n'a rien à voir avec le fait que ça serait un objectif des licences libres.

                    Bref, je te défie de me montrer même dans la GPL une seule ligne qui dit que tu dois te> conformer à la morale de X (et qui est X?).

                    De prêter aux licences des objectifs qui n'y sont pas définis.

                    Maintenant, j'attends toujours un copié/collé qui dit que c'est un objectif (pas ton interprétation, hein).

                • [^] # Re: Ha les gens disant aimer mais n'aimant pas le libre...

                  Posté par (page perso) . Évalué à 5. Dernière modification le 02/09/19 à 20:03.

                  J'y retourne après un ventre plus rempli.

                  Et dans laquelle des quatre libertés cet objectif est-il défini ?

                  Le libre autorise, par exemple :
                  - A être utilisé par Le Pen (la loi ne l’empêche pas, elle peut)
                  - A être utilisé par Mélenchon (la loi ne l’empêche pas, il peut)
                  - A être utilisé par Macron (la loi ne l’empêche pas, il peut)
                  - A être utilisé pour construire une Étoile Noire destructrice de planète (limite technique pour le moment)
                  - A créer du gaz Sarin (limite : la loi, pas le libre)
                  - A torturer des gens (limite : la loi, pas le libre)
                  - A torturer des animaux (limite : la loi quoique, pas le libre)
                  - A des gens racistes, homophobes, islamophobes et j'en passe (limite : la loi et encore pas partout, pas le libre donc si pas de loi dans le pays ce que vous développez peut très bien être légitiment utiliser pour torturer puis tuer des homos noirs musulmans, vous êtes conscient que ce que vous faites peut être utilisé comme ça?)
                  - A des gens anti-racistes, homos, athées et j'en passe (limite : la loi et encore pas partout, pas le libre donc si pas de loi dans le pays ce que vous développez peut très bien être légitiment utiliser pour aider des homos noirs musulmans, vous êtes conscient que ce que vous faites peut être utilisé comme ça?)
                  - A faire tout ce que vous détestez le plus au monde (limite : peut-être la loi, sinon… Rien!!!)

                  Et vous pensez sérieusement que libre dit un truc pour limiter un renommage juste pour renommer & troller?
                  En fait, je me demande si vous êtes conscient que quand vous diffusez en libre, vous autorisez votre pire ennemi à vous torturer et que la seule chose qui l'en empêche est la loi locale, pas le libre… Tout comme vous autorisez les gens à faire ce que vous détestez le plus?

                  Le libre, c'est se libérer de votre jugement et morale arbitraires, par définition, et comme c'est la définition il ne peut y avoir d'abus de droit. Si vous n'aimez pas qu'on se libère de votre morale pour ne devoir subir que la morale du peuple (par la loi), quittez le monde du libre, il n'est pas fait pour vous (par contre, dommage vous ne récupérerez pas le "hype" du libre, faut choisir…).

                  Vous interdisez le moindre truc cité plus haut dans une licence, et vous ne faites plus de libre.

                  PS : bon, en fait restez s'il vous plaît, on a besoin de monde… Mais tout le monde, sans que vous expulsiez des gens qui ne font pas ce que vous voulez, ce n'est pas vous inclus en échange d'expulser un autre. Vous pouvez toujours refuser le contact, mais vous ne pouvez dire qu'ils abusent d'un droit que vous leur donnez, sauf à mentir (à vous même en premier).

                  • [^] # Re: Ha les gens disant aimer mais n'aimant pas le libre...

                    Posté par (page perso) . Évalué à 3.

                    Mais qu'est-ce que tu racontes ? Je te demande de me dire où il est écrit dans un licence son objectif, et toi tu me sors un charabia de trucs qui sont autorisés. Tu as un sérieux problème de logique : l'absence de contrainte n'est pas équivalent à un objectif.

                    • [^] # Re: Ha les gens disant aimer mais n'aimant pas le libre...

                      Posté par (page perso) . Évalué à 1. Dernière modification le 04/09/19 à 08:14.

                      l'absence de contrainte n'est pas équivalent à un objectif.

                      Objectif, sur https://www.gnu.org/philosophy/free-sw.fr.html

                      "respectent la liberté des utilisateurs […] les utilisateurs ont la liberté d'exécuter, copier, distribuer, étudier, modifier et améliorer"

                      Voila, point. Tu refuses de l'accepter, c'est ton choix, ça ne changera pas le libre.
                      Je n'ai fait que donner des exemple de "respect" (qui comprend, car pas limité, respecter ton pire ennemi) et du manque de "sauf" (donc explicite que mes exemples doivent être autorisés, bref c'est l'objectif)

                      Tu as un sérieux problème de logique

                      L'avantage avec ton argumentation (contre-argumentation?) est qu'elle n'existe pas, donc on ne risque pas de pouvoir la critiquer et te la flinguer.
                      Attaquer la personne, c'est plus facile.

                      Bon, tu refuses de comprendre le libre, le pourquoi il est utilisé, soit, tu ne seras ni le premier ni le dernier, mais le libre continuera de vivre malgré tout (en se foutant toujours de ta morale).

                      Note : GNU ou RMS ne sont pas le dieu non plus, ce dont je parle est le libre tel qu'il est connu et utilisé, hein, pas ce que certains y compris les "concepteurs" voudraient qu'ils soient sans avoir mis par écrit leur pensées (comme par hasard… De peur que les gens refusent de prendre ce mouvement? Bizarre quand même que le libre ne limite pas au copyleft… Bien moins apprécié).

                      Note 2 : rien de nouveau dans le libre sur les réactions "outrées" dès qu'on montre les conséquences, hors du libre c'est la même chose :
                      - "ce n'est pas de la justice" quand la justice ne te donne pas raison (trop longue liste d'exemples)
                      - "ce n'est pas de la démocratie" quand la démocratie ne te donne pas raison (coucou LFI)
                      - "ce n'est pas la volonté du peuple" quand le peuple ne pense pas comme toi (coucou Brexiteurs)
                      - etc
                      démocratie, justice, libre et d'autres mots "sympas", pas mal de monde aime ces mots et les revendiquent, revendiquent les objectifs… Tant que ça fait ce qu'ils veulent.

                      • [^] # Re: Ha les gens disant aimer mais n'aimant pas le libre...

                        Posté par (page perso) . Évalué à 1. Dernière modification le 06/09/19 à 11:32.

                        Voila, point.

                        Oui, point, et je n’ai toujours rien lu sur la morale dans ce que tu cites !

                        Le reste de ta prose n’a encore rien à voir la choucroute.

                        L'avantage avec ton argumentation (contre-argumentation?) est qu'elle n'existe pas, donc on ne risque pas de pouvoir la critiquer et te la flinguer.

                        Mon argumentation est simple, je te demande juste de me citer où il est écrit que c’est un objectif. Tu ne peux pas, c’est normal, ça n’est dit nulle part.

                        Tu peux tout à fait dire que les licences libres autorisent l’utilisation en dehors de toute morale, ou que c’est une conséquence des libertés offertes, mais tu ne peux pas dire que c’est un objectif.

                        rien de nouveau dans le libre sur les réactions "outrées"

                        Quelle réaction outrée ?

                        Tant que ça fait ce qu'ils veulent.

                        De nous deux, dans cette discussion, tu es le seul à prêter aux licences libres quelque chose qui n’y fait pas partie. Elles ne définissent aucun objectif. À la limite, les auteurs peuvent en avoir, hein, mais pas la licence.

        • [^] # Re: Ha les gens disant aimer mais n'aimant pas le libre...

          Posté par (page perso) . Évalué à 2.

          Ou alors on prend la définition d'un abus, autrement dit un usage excessif ou mauvais.

          Si tous les contributeurs avaient forké dans leur coin au loin de contribuer à la source, on peut légitimement considérer cela comme plutôt nuisible à l'avancement du projet…

          • [^] # Re: Ha les gens disant aimer mais n'aimant pas le libre...

            Posté par . Évalué à 0.

            Si tous les contributeurs avaient forké dans leur coin au loin de contribuer à la source, on peut légitimement considérer cela comme plutôt nuisible à l'avancement du projet…

            On peut retourner l'argument: si les développeurs mainstream avaient accepté les améliorations des gens qui ont forké …

    • [^] # Re: Ha les gens disant aimer mais n'aimant pas le libre...

      Posté par (page perso) . Évalué à 6. Dernière modification le 02/09/19 à 09:52.

      Bonjour.

      Puisque j'ai été invoqué, je réponds rapidement.

      Depuis que Carl m'a flingué - si on veut - je parle depuis du monde du libre et de ses dérives.

      Oui, Glimpse est un projet opportuniste et utilisant des prétextes fallacieux pour se faire de la publicité. Cf l'excellente réponse de Jehan cité ailleurs dans le fil.

      Je considère que c'est un autre exemple de l'utilisation abusive du noble principe du fork qui donne des projets plus idéologiques que technique.

      Dans cette liste, je mettrai en plus du "politiquement correct et déjà mort" Glimpse :

      • Devuan
      • Artix Linux (anciennement Manjaro OpenRC)
      • Hyperbola GNU/Linux : une Archlinux + patchs pour Debian + OpenRC + un navigateur basé sur le code du fork de Mozilla Firefox 52.x, IceWeasel UXP.

      Il y en aurait sûrement d'autre, mais je n'ai pas envie de faire une liste à la Prévert des concetés justifiée par l'utilisation des quatre libertés du libre.

      Je finirai en posant une question : qui se souvient du fork GoneMe de Gnome à l'époque de Gnome 2.4 ? :)

      Sur ce, bonne journée.

      Un libriste qui en a sa claque des puristes.

      • [^] # Re: Ha les gens disant aimer mais n'aimant pas le libre...

        Posté par . Évalué à 1.

        Je considère que c'est un autre exemple de l'utilisation abusive du noble principe du fork qui donne des projets plus idéologiques que technique.

        Je serais poussé à penser que Zenitram a raison: tu n'aime spas le libre. Tu n'aimes le libre que lordsqu'il va dans ton sens.

        Dans cette liste, je mettrai en plus du "politiquement correct et déjà mort" Glimpse :
        Devuan

        Pourquoi  ? (je cite celui-ci parce que je ne connaois pas les raisons d'être des autres). On est bien dans un différend technique (au moins autant qu'idéologique) : certains n'ont pas aimé l'orientation technique suivie par Debian et ont choisi de forker. On a les mêmes types de fork, par exemple avec les xBSD. A un moment des choix (idélogiques ou techniques, à la limite on s'en moque) ont été faits par les équipes upstream, ces choix n'ont pas plu, donc fork. Apres on peut ne pas être d'accord avec les raisons qui ont poussé au fork, mais parler d'abus dans ces cas là c'est totalement ridicule.

        Je finirai en posant une question : qui se souvient du fork GoneMe de Gnome à l'époque de Gnome 2.4 ? :)

        On s'en moque : un projet a forké, a voulu prendre une autre direction. Ca n'a pas marché, dommage pour eux. Mais ça ne veut pas dire qu'ils ont abusé de leur droit au fork.

        • [^] # Re: Ha les gens disant aimer mais n'aimant pas le libre...

          Posté par (page perso) . Évalué à -2.

          Je n'aime pas le libre ? Alors pourquoi est-ce que je l'utilise en mono-boot sur mes ordinateurs depuis 2006 ? Par masochisme ? :)

          Devuan est un fork qui est basée sur la haine d'un système d'init, le tout enrobé dans une justification technique.

          Exemple d'un message d'un gentil devuaniste / devuanien sur la mailing list de systemd :

          https://lists.freedesktop.org/archives/systemd-devel/2018-June/040855.html

          Ce petit extrait, ce n'est pas de la haine tellement cuite et recuite qu'elle en est carbonisée ?

          "Systemd and pulseaudio have to be shutdown for good, focus your time and
          energy on something more useful like inventing a 50% efficient solar
          panel or do cancer research instead of PRODUCING THIS FUCKING CANCER."

          Bref. Mais il est vrai, il n'y a aucune utilisation abusive du noble principe du fork. Glimpse n'existe pas, c'est une illusion :)

          GoneME n'était pas aussi abusif qu'un Devuan, un Artix ou encore un Glimpse.

          En tout cas, merci pour l'anathème que constitue ta réponse.

          Un libriste qui en a sa claque des puristes.

          • [^] # Re: Ha les gens disant aimer mais n'aimant pas le libre...

            Posté par (page perso) . Évalué à 6.

            Le message à l'attention de Ian Murdock est tout simplement abject.

            The tardfuck IAN murdock who let this plague happen to debian (used to
            be my favourite operating system) is let's just say:

            "I'm not glad he's dead, but I'm glad he's gone"

            Quelqu'un pour traduire précisément ça ?

            Sur la liste de systemd… quel culot. J'en revient pas :((

          • [^] # Re: Ha les gens disant aimer mais n'aimant pas le libre...

            Posté par . Évalué à 5.

            Je n'aime pas le libre ? Alors pourquoi est-ce que je l'utilise en mono-boot sur mes ordinateurs depuis 2006 ? Par masochisme ? :)

            < mode_Zenitram >

            Tu aimes le libre quand ça t'arrange. Tu aimes pouvoir l'utiliser, tu aimes que les gens contribuent librement à tes projets ou aux projets qui t'intéressent. Mais tu n'aimes pas que des gens puissent à un moment être en désaccord avec les projets que tu utilises ou que tu as créés. Tu ne supporte as que ces gens veuillent prendre une autre direction. Du coup tu voudrais restreindre le "libre" à ce qui te convient, et empêcher ce qui ne te convient pas, et "forcer" les developpeurs du libre à travailler uniquement sur ce qui t'intéresse, sur les projets qui t'intéressent et dans le sens qui t'intéresse, avec comme justificatif une "rationalisation" des ressources. Donc non, tu n'aime pas le "libre".

            < /mode_Zenitram >

            Devuan est un fork qui est basée sur la haine d'un système d'init, le tout enrobé dans une justification technique.

            C'est ton point de vue. Je ne vais pas débattre de ce qui me plait pas dans systemd ici. Je ne vais pas non plus débattre de ce qui ne me plait pas dans d'autres trucs. Mais quand un truc me plait pas je cherche une alternative. Et je suis bien content que le libre me permette d'en trouver.

            Exemple: je n'aime pas gnome (et je ne suis pas le seul). Je suis bien content de trouver des alternatives à Gnome. Parmi ces alternatives, il y a XFCE. Et si XFCE n'existait pas, je connais au moins 3 personnes qui n'auraient pas sauté le pas vers Linux.

            Devuan je l'utilise sur mes raspberry pi. Je n'aime pas systemd, j'ai mes raisons et je suis content de trouver une alternative à systemd. Je ne vois pas en quoi ça te gène. Ah si, tu prétends que s'il n'y avait pas d'alternatives, les efforts seraient concentrés sur un seul projet et il avancerait mieux/plus vite ? Alors ça j'en doute.

            Exemple d'un message d'un gentil devuaniste / devuanien sur la mailing list de systemd :

            Le fait qu'un abruti vienne poster un message haineux sur un forum Debian n'est pas représentatif de tous les devuanistes. Devuan est la pour tenter de combler un besoin : se passer de systemd. Que tu trouves ça légitime ou non, ce n'est pas important. Le fait est que certains n'en veulent pas. Et Devuan est là pour ça.

            Pour en revenir au sujet initial, le libre permet de forker. Le fork peut être tant pour des raisons idéoloiques que techniques, ou même commerciales. Les gens qui forkent ne devraient pas avoir à justifier des raisons qui les poussent à forker. Si tu n'as pas envie que quelqu'un forke ton projet, ne fais pas de libre, c'est tout.

            • [^] # Re: Ha les gens disant aimer mais n'aimant pas le libre...

              Posté par (page perso) . Évalué à -6.

              Je n'ai aucun problème avec les désaccords tant qu'on reste dans le sociable et le diplomatique.

              Quel pouvoir aurais-je pour limiter les agissements des autres personnes, surtout quand les dits agissements n'apportent rien ou pas grand chose au schmilblic ?

              Les développeurs et les utilisateurs sont dépendants les uns des autres. Mais c'est une notion sûrement trop avancée :)

              Pour les systèmes d'inits et la guerre qui en découle, ma position est simple : je m'en fous complètement de savoir que ce soit sysVinit, Runit, OpenRC ou encore Systemd qui gère tout cela.

              Ça fonctionne ? Tant mieux. Ça fonctionne pas ? Je vire :)

              Pour les alternatives, il est bien qu'il en existe. Mais en pondre à tire-larigot pour se retrouver avec 15 outils incomplets au lieu de 3 outils fonctionnels, c'est cela la beauté du libre, après tout !

              Il est vrai que mutualiser les efforts, ça ne fait pas avancer les choses… Dans aucun domaine :)

              Pour en revenir au sujet initial, le libre permet de forker. Le fork peut être tant pour des raisons idéoloiques que techniques, ou même commerciales. Les gens qui forkent ne devraient pas avoir à justifier des raisons qui les poussent à forker. Si tu n'as pas envie que quelqu'un forke ton projet, ne fais pas de libre, c'est tout.

              Dans ce cas, si on fait sauter la justification, faisons-la sauter dans tous les domaines. Pourquoi le libre serait le seul domaine où on ne devrait pas avoir à justifier un choix ?

              C'est vrai : pourquoi motiver une condamnation au pénal ? Pourquoi justifier une amende quand on viole le code de la route ?

              On peut continuer longtemps sur la vacuité de l'argument : "je forke parce que c'est ainsi et point barre".

              Sur ce, je te souhaite une bonne journée dans ta vision individualiste et totalitaire du monde du logiciel libre.

              Un libriste qui en a sa claque des puristes.

              • [^] # Re: Ha les gens disant aimer mais n'aimant pas le libre...

                Posté par (page perso) . Évalué à 4. Dernière modification le 02/09/19 à 12:34.

                Pourquoi le libre serait le seul domaine où on ne devrait pas avoir à justifier un choix ?

                C'est du foutage de gueule : on n'a pas à justifier un choix car la licence indique aux gens qu'ils n'ont pas à le faire.

                Bref, tu n'aimes pas le libre car tu veux laisser un droit sous réserve de justification validée par toi.
                Le libre, c'est justement pouvoir faire sans ton aval, tout le contraire.

                C'est vrai : pourquoi motiver une condamnation au pénal ? Pourquoi justifier une amende quand on viole le code de la route ?

                Voit pas le rapport : un condamnation est sur le fondement d'une loi, on indique la loi violée, normal.
                Ici, rien n'est condamnable, car tu donnes le droit (le contraire donc).

                tu veux exemple (exemple pris du fonctionnement en entreprise, les 2 sont possibles, je les ais eu)?
                - "remboursement de frais sur justification" --> Pas de justificatif, pas de remboursement de frais.
                - "remboursement de frais forfaitaire sans justification" --> Pas de justificatif, remboursement de frais quand même, pas de soucis.

                Toi, tu dis au gens "remboursement de frais forfaitaire sans justification" tout en demandant un justificatif. Tu n'assumes pas que tu as indiqué "sans justification".

                Tu veux te montrer "dans le vent" en affichant un truc "dans le vent" mais on n'aimant pas ses règles.

                • [^] # Re: Ha les gens disant aimer mais n'aimant pas le libre...

                  Posté par (page perso) . Évalué à -7.

                  C'est du foutage de gueule : on n'a pas à justifier un choix car la licence indique aux gens qu'ils n'ont pas à le faire.

                  Première nouvelle.

                  Bref, tu n'aimes pas le libre car tu veux laisser un droit sous réserve de justification validée par toi.

                  Comme si j'étais quelqu'un qui comptait dans le monde du libre…

                  Le libre, c'est justement pouvoir faire sans ton aval, tout le contraire.

                  Liberté et laisser-faire, deux notions souvent confondues.

                  Voit pas le rapport : un condamnation est sur le fondement d'une loi, on indique la loi violée, normal.

                  Les licences ne sont pas rédigées dans un langage juridique ?

                  Ici, rien n'est condamnable, car tu donnes le droit (le contraire donc).

                  Ah, le droit de tout faire ? Vraiment tout ? :)

                  Je n'en ai rien à faire du vent. J'ai commencé à fréquenter le libre en 1996. Avant que celui-ci ne soit vraiment aussi démocratisé que de nos jours.

                  Après, si je n'ai rien compris au libre en l'utilisant au quotidien via un mono-boot depuis 13 ans…

                  Bref, je dois être particulièrement idiot.

                  L'idiot vous souhaite une bonne journée, Ô grand penseur omniscient.

                  Un libriste qui en a sa claque des puristes.

                  • [^] # Re: Ha les gens disant aimer mais n'aimant pas le libre...

                    Posté par . Évalué à 3.

                    Les licences ne sont pas rédigées dans un langage juridique ?

                    Et ? En quoi le fork viole-t-il la licence ?

                    Ah, le droit de tout faire ? Vraiment tout ? :)

                    Oui, tant que ce n'est pas interdit par une autre loi ou par la licence. CF l'abus de position dominante. Rien ne t'empêche d'avoir une position dominante, mais un certain nombre de règles t'empêchent d'utiliser cette position pour entraver la concurrence. C'est claireent défini par la loi, et une jurisprudence définit les cas "limites" ou ambigus.

                    Je n'en ai rien à faire du vent. J'ai commencé à fréquenter le libre en 1996. Avant que celui-ci ne soit vraiment aussi démocratisé que de nos jours.

                    Ah ? Moi c'est depuis 1994. Et ? C'est un argument d'autorité ?

                    Après, si je n'ai rien compris au libre en l'utilisant au quotidien via un mono-boot depuis 13 ans…

                    c'est ce que tu montres.

                    Bref, je dois être particulièrement idiot.

                    C toi qui le dit … Après ne pas comprendre un aspect d'un sujet ne faitpas forcément de quelqu'un un idiot.

              • [^] # Re: Ha les gens disant aimer mais n'aimant pas le libre...

                Posté par . Évalué à 1. Dernière modification le 02/09/19 à 12:49.

                Quand je lis : "Je n'ai aucun problème avec les désaccords tant qu'on reste dans le sociable et le diplomatique." et plus loin "Les développeurs et les utilisateurs sont dépendants les uns des autres. Mais c'est une notion sûrement trop avancée :)" je ne peux m'empêcher de voir une contradiction.

                Pour les alternatives, il est bien qu'il en existe. Mais en pondre à tire-larigot pour se retrouver avec 15 outils incomplets au lieu de 3 outils fonctionnels, c'est cela la beauté du libre, après tout !

                Et ? Parce que pour toi les 15 outils sont incomplets. Rien ne te dit que les trois outils que tu voudrais seraient complets pour tout le monde, que tout le monde serait à l'aise pour les utiliser. Et peut-être que justement, ils seraient trop complets donc difficiele à prendre en main pour des besoins basiques … ou l'interface ne plairait pas. Et peut être qu'avec 3 outils, plein de gens n'auraient pas sauté le pas vers le libre parce qu'ils n'auraient pas trouvé l'outil dont ils auraient besoin (CF mon exemple avec XFCE).

                Il est vrai que mutualiser les efforts, ça ne fait pas avancer les choses… Dans aucun domaine :)

                Ben non. Pas toujours. Mutualiser, ça veut dire trouver un dénominateur commun, qu'il est parfois difficile de définir. Et quand il est défini, ça devient compliqué de le changer sans impacts. Du coup certains préfèrent s'affranchir de ce genre de dépendance pour aller plus vite, ou pour plein d'autres raisons. Donc mutualiser n'est pas toujours mieux (d'ailleurs la mouvance devops est un bon exemple pour montrer que la mutualisation n'est pas toujours souhaitable. On a aussi le cas d'équipes techniques à qui on donne plus de libertés sur le choix des outils/frameworks utilisés plutôt que d'imposer un outil/framework pour tout le monde).

                Pourquoi justifier une amende quand on viole le code de la route ?

                Parce que tu enfreins la loi. Et la motivation te montre en quoi tu enfreins la loi. Et ça permet de ne pas avoir de condamnation arbitraire.

                pourquoi motiver une condamnation au pénal ?

                Parce que tu enfreins la loi. Et la motivation te montre en quoi tu enfreins la loi. Et ça permet de ne pas avoir de condamnation arbitraire.

                Tes deux exemples sont ridicules dans le contexte. Dans le cas du libre, tu n'enfreins aucune loi ni aucune règle parce que tu forkes.

                Maintenant si je reprends l'exemple du code de la route : Pourquoi devrais-je justifier de rouler à 40 sur une zone limitée à 50, 60 voire 90 km/h ? Pourquoi devrais-je justifier de l'utilisation quotidienne d'un pass illimité pour aller au cinéma à partir du moment ou ce pass est illimité et que je paye ma cotisation mensuelle ? Si les clauses ne m'imposent pas de limite (dans ce cas c'est plus de l'illimité), je n'ai pas à me justifier. Et si les clauses imposent des limites, ce n'est tout simplement plus un abonnement illimité.

                On peut continuer longtemps sur la vacuité de l'argument : "je forke parce que c'est ainsi et point barre".

                Non: c'est "je forke parce que le projet mainstream a pris une direction qui ne me plait pas." Ou "Je forke parce que j'ai envie d'essayer un truc nouveau par rapport au projet mainstream". ou "Je forke parce que j'ai envie de m'amuser sans perturber le projet initial". Dans tous les cas la licence le permet. Et elle est faite pour ça.

                Petite annecdote : je suis en ce moment en train de lire un bouquin sur Nodejs: ce livre retrace l'historique du projet et parle de certains forks qui ont été faits pour des raisons plus idéologique que techniques (contrôle trop important d'une société sur le projet). L'histoire semble montrer que ce fork n'a pas été aussi néfaste qu'on pourrait le croire car il a permis de mettre en place une gouvernance plus consensuelle (et le projet forké a semble-t-il plus eu de raison d'être).

            • [^] # Re: Ha les gens disant aimer mais n'aimant pas le libre...

              Posté par (page perso) . Évalué à 4. Dernière modification le 02/09/19 à 12:28.

              < mode_Zenitram >

              Tiens, pour une fois on a bien retranscris mon mode (des fois on me fait dire l'inverse de ce que j'aurai dit).

              --> Je valide :-D.

              Je n'aime pas systemd

              Si je me souviens bien, quand on s'est "frité" sur systemd, on l'a fait sur le sujet, et je n'ai pas parlé d'abus de droit pour Devuan justement parce que… C'est libre. Je trouvais (et trouve toujours) la raison nulle, mais je ne vois pas en quoi cette nullité (qui est un avis subjectif) en fait un abus de droit.

              La subjectivité ("c'est inutile", "c'est contre-productif", "il vaut mieux qu'on mutualise donc mieux de contraindre" etc) n'a rien à faire dans la notion d'abus de droit, c'est bien le soucis dans l'utilisation de ce mot ici (et surtout ça va à l'opposé du libre : être libre).

              Et tant que les gens ne feront pas la différence entre leur opinions et les droits du libre… Le libre est la entre autre pour qu'on puisse forker quand on n'est pas d'accord, alors forcément si on doit limiter à des forks qu'on n'aime pas, c'est un soucis si on se dit libriste… On n'aime pas les droits d'indépendances vis à vis de soit qu'on donne, droits utiles surtout quand les gens ne sont pas d'accord (il y a quelques forks "amis", certes, mais à la limite pas besoin de libre pour ça, suffit de demander le droit de forker au cas par cas, qui sera fourni car ami)

              • [^] # Re: Ha les gens disant aimer mais n'aimant pas le libre...

                Posté par (page perso) . Évalué à -8.

                Et tant que les gens ne feront pas la différence entre leur opinions et les droits du libre…

                Les droits du libre… Je pensais que c'était de libérer l'utilisateur en lui offrant des outils de qualité ? :)

                Le libre est la entre autre pour qu'on puisse forker quand on n'est pas d'accord, alors forcément si on doit limiter à des forks qu'on n'aime pas, c'est un soucis si on se dit libriste…

                On peut très bien ne pas être d'accord et forker. Simplement, si on utilise le fork pour tout et n'importe quoi, ça finit par vider le principe de sa substance.

                Forker pour faire survivre un logiciel comme pour LibreOffice, d'accord. Forker pour des raisons obscures et politiquement correct en récoltant des subsides au passage comme pour Glimpse, comment dire ?

                On n'aime pas les droits d'indépendances vis à vis de soit qu'on donne, droits utiles surtout quand les gens ne sont pas d'accord (il y a quelques forks "amis", certes, mais à la limite pas besoin de libre pour ça, suffit de demander le droit de forker au cas par cas, qui sera fourni car ami)

                Le principe du fork est honorable. Son utilisation pour un oui ou pour un non, même si cela rentre dans les canons du libre, bof, quoi.

                Dire cela, c'est le bûcher.

                Sur ce, je vous laisse entre grands connaisseurs du monde du libre qui a d'énormes victoires à son actif… Mais rien n'est éternel.

                Un libriste qui en a sa claque des puristes.

                • [^] # Re: Ha les gens disant aimer mais n'aimant pas le libre...

                  Posté par (page perso) . Évalué à 7.

                  Les droits du libre… Je pensais que c'était de libérer l'utilisateur en lui offrant des outils de qualité ? :)

                  Non, la qualité est éventuellement un effet de bord du libre, mais ça n'a rien à voir avec le libre.

                  Plus je lis tes réponses à côté de la plaque, imprégnées du ton condescendant et hautain que tu adoptes, plus je me dis que les gens comme totof2000 ont bien du courage de te répondre de façon aussi argumentée.

                • [^] # Re: Ha les gens disant aimer mais n'aimant pas le libre...

                  Posté par . Évalué à 4.

                  Les droits du libre… Je pensais que c'était de libérer l'utilisateur en lui offrant des outils de qualité ? :)

                  Non, c'est libérer l'utilisateur, point. La notion de qualité n'a rien à voir là dedans. Tu peux libérer un utilisateur avec un soft pourri. La différence avec le proprio, c'est que l'utilisateur pourra améliorer ton soft pourri. Il sera déjà plus libre que l'utilisateur d'un soft pourri proprio. Et la notion de "qualité" est assez subjective, et répond à des critères qui peuvent varier selon les contextes.

                  Forker pour faire survivre un logiciel comme pour LibreOffice, d'accord. Forker pour des raisons obscures et politiquement correct en récoltant des subsides au passage comme pour Glimpse, comment dire ?

                  Ca ne constitue en rien un abus dans la mesure ou les règles du libre permettent de le faire.

              • [^] # Re: Ha les gens disant aimer mais n'aimant pas le libre...

                Posté par . Évalué à 3.

                Tiens, pour une fois on a bien retranscris mon mode (des fois on me fait dire l'inverse de ce que j'aurai dit).

                Ca fait suffisamment de temps que je te lis ici pour avoir une idée du mode Zenitram ;)

                Si je me souviens bien, quand on s'est "frité" sur systemd, on l'a fait sur le sujet, et je n'ai pas parlé d'abus de droit pour Devuan justement parce que… C'est libre. Je trouvais (et trouve toujours) la raison nulle, mais je ne vois pas en quoi cette nullité (qui est un avis subjectif) en fait un abus de droit.

                Tout à fait.

                La subjectivité ("c'est inutile", "c'est contre-productif", "il vaut mieux qu'on mutualise donc mieux de contraindre" etc) n'a rien à faire dans la notion d'abus de droit, c'est bien le soucis dans l'utilisation de ce mot ici (et surtout ça va à l'opposé du libre : être libre).

                On est d'accord. Le libre c'est pouvoir réutiliser du code et le modifier selon ses besoins ou ses envies. Le libre ne se déclare pas juge sur les raisons qui poussent quelqu'un à modifier du code. A partir du moment ou les 4 libertés sont respectées c'est libre.

      • [^] # Re: Ha les gens disant aimer mais n'aimant pas le libre...

        Posté par (page perso) . Évalué à 10. Dernière modification le 02/09/19 à 11:31.

        On peut citer le cas de EGCS, le fork de GCC qui a tellement bien marché que… maintenant c'est lui qui s'appelle GCC, et le GCC original a été jeté à la poubelle.

        Pourtant ce fork avait été créé un peu dans le même esprit: une constatation que l'organisation humaine de gcc empêchait certains développements et expérimentations.

        C'est souvent difficile au moment de la création d'un fork de savoir si la mayonnaise va prendre ou pas. C'est toujours un pari risqué et souvent un aveu d'échec d'autres méthodes (a priori ce serait mieux d'arriver à travailler ensemble, mais ça ne marche pas toujours).

        Le problème en fait n'est pas de faire un fork (c'est un droit donné par la licence du logiciel, sans avoir à donner de justification bonne ou mauvaise). Le problème c'est la façon de communiquer sur la création du nouveau projet. On peut faire ça de façon respectueuse en explicant calmement, ou bien attaquer le projet original en essayant de leur voler des contributeurs.

  • # For the Unique Coloring Kingdom.

    Posté par . Évalué à 4.

    Une suggestion de fork du fork.

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