Sauf que ça, c'est une contrainte technique pour ne pas avoir à gérer la bibliothèque sur l'appareil et surveiller le fs en permanence. Alors, bien sûr que c'est faisable, c'est juste plus chiant.
Non, là tu réécris l'histoire à ta guise. Au début, les appareils iPod étaient lisibles comme un système de fichier FAT, mais l'ajout de fichiers nécessitait de mettre à jour une base de données spécifiques, ce qui a d'ailleurs été implémenté dans des logiciels libres. Puis, comme ça faisait chier Apple, ils ont ajouté une signature sur cette base de données. Et ils sont allés encore plus loin : l'accès au système de fichiers depuis un ordinateur inconnu était détecté, et l'appareil refusait à partir de là de lire la musique qu'il contenait toujours (ça, j'ai essayé pour vous, avec un appareil de ma sœur).
Alors le « ils ont fait comme ça parce que c'était plus simple », désolé mais non : au contraire, ils se sont donné beaucoup de mal pour bien verrouiller l'utilisateur, de façon assez progressive au fur et à mesure de l'introduction de nouveaux modèles d'iPod.
Tu es en train de présenter iOS comme un modèle d'ouverture ou je rêve ? Je te rappelle que c'est le premier système d'exploitation grand public à introduire des DRM systématiques sur les logiciels, un truc que même Microsoft avait renoncé à faire sous la pression populaire.
C'est quoi ce délire ? Qui a mis un flingue sur la tempe de Steve Jobs et lui a dit « Tu mets des DRM sur les logiciels pour iPhone ou je te butte ! » ?
Tiens, c'est amusant comme remarque, ça me rappelle une réflexion que je m'étais faites à propos de l'inflation législative et normative, qui peut être une façon d'introduire des jugements arbitraires.
Relis mon commentaire : Steve Jobs pensait que les DRM étaient mauvais
Sauf que ça, c'est faux : si Steve Jobs trouvait les DRM mauvais, il n'aurait pas introduit un système de DRM de masse sur les logiciels. Non, Steve Jobs prétendait en toute hypocrisie qu'il trouvait les DRM mauvais, alors qu'il n'attendait que l'occasion d'en mettre lui-même à son avantage.
Relis mon commentaire : Steve Jobs ne pensait pas que les DRM étaient mauvais, il le prétendait seulement, en toute hypocrisie, puisqu'il a peu de temps après déployé le premier système de DRM massif sur les logiciels.
Mais bien sûr, et la marmotte, elle met le chocolat dans le papier d'alu. Je vous rappelle que c'est à Steve Jobs qu'on doit le premier déploiement massif d'informatique déloyale. Vous savez, les DRM dans les logiciels, pour que les utilisateurs ne puissent lancer que les logiciels validés par le Parti la Firme, le truc dont Microsoft rêvait mais qu'ils avaient abandonné sous la pression populaire, jusqu'à ce qu'Apple leur ouvre la voie… Bref, pour imaginer qu'il était sincère quand il racontait qu'il n'aimait pas les DRM, il faut vraiment être naïf.
Bon, on est d'accord, je trouve ce baissage de froc affligeant. Mais j'y vois tout de même un intérêt, par rapport à la situation avec Flash. Visiblement, avec ce système EME, le navigateur envoie par une API JavaScript des données chiffrées à un module de déchiffrement propriétaire, qui lui renvoie les données déchiffrées pour qu'il puisse les afficher. Cela signifie que le navigateur a in fine accès aux données déchiffrées, ce qui ouvre la voie à… des extensions de sauvegarde en clair, autrement dit de copie privée, ce qui tombe bien puisqu'on paie pour ça !
Également, puisque le déchiffrement est fait pour être conditionné à un identifiant d'appareil censé être unique, qui est dans cette mise en œuvre généré par le navigateur lui-même et fourni tel quel au module de déchiffrement propriétaire, on peut imaginer des extensions de copie d'identifiant, pour avoir accès à des œuvres depuis plusieurs appareils en contournant les restrictions éventuelles à un seul appareil.
Les lois sont un socle commun pour tout citoyen, si tu places ta moralité devant les lois, on va évidemment pas être d'accord dessus.
La morale est pourtant bien supérieure à la loi, puisque la loi est élaborée pour le bien et non de façon arbitraire. Les électeurs, puis les législateurs, utilisent leur perception morale pour élaborer la loi.
Enfin, dans le domaine de l'application de la loi, il y a des cas où le devoir moral impose de violer la loi, et il y a même eu des gens qui ont été condamnés pour avoir respecté des lois en commettant des actes abominables. Ce n'est vraiment pas le cas dans la situation présente, mais ça montre que la loi n'est pas au-dessus de la morale et que, s'il est bon de la respecter dans le cas général, elle ne doit pas être considérée comme un absolu.
Ça n'a pas l'air documenté, mais c'est comme ça que je ferais si je devais concevoir un système de blog. Enfin, sans « reconstruire » quoi que ce soit : pour un nouveau commentaire il est plus simple et plus rapide d'ouvrir le fichier en ajout, tout simplement.
Que les gens éteignent leur cerveau quand ils sont face à un écran, et acceptent sans réfléchir des trucs qu'il n'auraient jamais accepté dans un environnement bien concret. Par exemple, donner son numéro de carte bancaire à un commerçant pour qu'il ne note et le réutilise plus tard.
Sauf que ce n'est pas réaliste, un raisonnement pareil, il suffit de voir comment les gens donnent leur numéro de carte bancaire à des entreprises qui vont l'enregistrer pour pouvoir débiter à leur discrétion sur leur compte, alors qu'ils n'accepteraient jamais cela de la part de leur boulanger par exemple.
Récemment, j'ai par exemple vu quelqu'un galérer à fermer d'urgence un compte d'écoute de musique en ligne qui faisait doublon avec un service semblable fourni par son fournisseur d'accès. Pourquoi galérer ? Parce que le formulaire de clôture de compte était hors service. Pourquoi d'urgence ? Parce que ce compte était payant, chaque mois, et payé automatiquement par carte bancaire, dont il avait donné le numéro à l'ouverture du compte, sans penser aux conséquences.
S'il avait réfléchi au départ donc, il n'aurait jamais donné son numéro de carte bancaire, mais aurait établi un paiement par virement automatique, ou à la rigueur autorisation de prélèvement — intermédiaire entre le virement automatique et la carte bancaire du point de vue du risque — et aurait pu leur couper les vivres de lui-même, et attendre qu'ils se manifestent pour leur expliquer qu'il avait demandé à fermer son compte et que s'ils ne l'avaient pas pris en compte, c'était leur problème. Ou simplement leur écrire : « Je vous prise de résilier mon abonnement à votre service et de noter que toute facture ultérieure serait indue et sera par conséquent refusée. »
Ça ne change rien au fait que ce n'est pas Pelican qui apporte la fonctionnalité de commentaires, mais Disqus.
Si tu y tiens, considère que la différence est que Microbe prend lui-même en charge les commentaires, ou fournit une fonctionnalité interne de commentaires, sans avoir besoin de sous-traiter ça.
C'est marrant, pour moi c'est encore un exemple où la plèbe éteint son cerveau dès qu'elle est face à un écran, et accepte sans réfléchir donc des choses qui serait inadmissibles sous une forme matérielle. Je ne sais pas trop ce qu'on peut faire contre ça, à part éduquer laborieusement les gens.
Ce n'est pas ce que j'appelle prendre en charge les commentaires ça. C'est comme si tu disais que ton dernier modèle de voiture roule au GPL, à condition d'ajouter un réservoir et un commutateur pour cela : désolé mais ça ne s'appelle pas une voiture au GPL ça.
Autrement, si on va par là, Linux est un excellent moteur de blog, avec beaucoup de fonctionnalités, il suffit d'y installer un système GNU, un serveur Web prenant en charge le PHP, puis Wordpress…
Je confirme, tu as fait ton site avec Pelican, et il ne prend pas en charge les commentaires. Pelican ne prend pas en charge les commentaires, j'entends. Ton site les prend en charge, à condition toutefois d'activer JavaScript, mais pas avec Pelican.
Pelican est un générateur de blog entièrement statique, Microbe est un site dynamique. Du coup, en pratique, un blog Pelican peut être généré chez soi et hébergé sur un serveur Web statique, là où Microbe a besoin d'un serveur d'application Python. En revanche, Pelican ne prend pas en charge les commentaires, alors que Microbe si.
Je sais. Comme on peut le voir, c'est loin d'être clair, mais cette pratique est minoritaire et largement critiquée, ce qui montre bien que c'est loin d'être un impératif moral évident.
La moralite dit que tu doit respecter le choix de distribution de l'ayant droit. Point a la ligne.
Non, de la même façon, cela n'est absolument pas une évidence morale, mais une conséquence secondaire d'un système conçu — ou censé être conçu — pour répondre à certains impératifs moraux.
La première façon de montrer cela, c'est en remarquant que cette contrainte, en ce qui concerne les droits patrimoniaux, est limitée dans le temps, et prend fin 70 ans après la mort de l'auteur : si la morale impliquait de respecter la volonté de l'auteur en matière de droits patrimoniaux, cela devrait être illimité, ce qui serait vu comme une tyrannie parce qu'incompatible avec le domaine public.
Une seconde façon de montrer cela consiste à remarquer que dans d'autres domaines, une telle contrainte — respecter la volonté de l'auteur — est parfaitement inexistante et serait vue comme inacceptable. Par exemple, dans le domaine des monuments, il serait intolérable qu'un architecte interdise toute photographie. Ce serait pourtant la volonté de l'auteur de ce qui peut être vu comme une œuvre d'art, mais rien n'impose que cette volonté doive s'appliquer pour n'importe quoi.
Concernant les violations de GPL, je tiens à rappeler que cette licence a été conçue comme un palliatif à au système de droit d'auteur, jugé néfaste, et utilise volontairement ce système pour en tirer le meilleur parti possible, pour le bien des utilisateurs avant celui de l'auteur. C'est pourquoi, contrairement au cas présent de visionnement illicite d'une émission indisponible autrement, qui ne nuit à personne, une violation de GPL nuit aux utilisateurs, à qui est dénié ce qui leur revient de droit.
[^] # Re: Pour contribuer au débat
Posté par 🚲 Tanguy Ortolo (site web personnel) . En réponse au journal Mozilla fait avancer le web et ajoute les DRM à Firefox. Évalué à 10. Dernière modification le 15 mai 2014 à 15:29.
Non, là tu réécris l'histoire à ta guise. Au début, les appareils iPod étaient lisibles comme un système de fichier FAT, mais l'ajout de fichiers nécessitait de mettre à jour une base de données spécifiques, ce qui a d'ailleurs été implémenté dans des logiciels libres. Puis, comme ça faisait chier Apple, ils ont ajouté une signature sur cette base de données. Et ils sont allés encore plus loin : l'accès au système de fichiers depuis un ordinateur inconnu était détecté, et l'appareil refusait à partir de là de lire la musique qu'il contenait toujours (ça, j'ai essayé pour vous, avec un appareil de ma sœur).
Alors le « ils ont fait comme ça parce que c'était plus simple », désolé mais non : au contraire, ils se sont donné beaucoup de mal pour bien verrouiller l'utilisateur, de façon assez progressive au fur et à mesure de l'introduction de nouveaux modèles d'iPod.
[^] # Re: Pour contribuer au débat
Posté par 🚲 Tanguy Ortolo (site web personnel) . En réponse au journal Mozilla fait avancer le web et ajoute les DRM à Firefox. Évalué à 3.
Tu es en train de présenter iOS comme un modèle d'ouverture ou je rêve ? Je te rappelle que c'est le premier système d'exploitation grand public à introduire des DRM systématiques sur les logiciels, un truc que même Microsoft avait renoncé à faire sous la pression populaire.
[^] # Re: Pour contribuer au débat
Posté par 🚲 Tanguy Ortolo (site web personnel) . En réponse au journal Mozilla fait avancer le web et ajoute les DRM à Firefox. Évalué à 3.
C'est quoi ce délire ? Qui a mis un flingue sur la tempe de Steve Jobs et lui a dit « Tu mets des DRM sur les logiciels pour iPhone ou je te butte ! » ?
[^] # Re: Oui mais...
Posté par 🚲 Tanguy Ortolo (site web personnel) . En réponse au journal Licences OEM et vente liée : les Linuxiens ne sont pas les seuls concernés.. Évalué à 5.
Tiens, c'est amusant comme remarque, ça me rappelle une réflexion que je m'étais faites à propos de l'inflation législative et normative, qui peut être une façon d'introduire des jugements arbitraires.
[^] # Re: Pour contribuer au débat
Posté par 🚲 Tanguy Ortolo (site web personnel) . En réponse au journal Mozilla fait avancer le web et ajoute les DRM à Firefox. Évalué à 7.
Sauf que ça, c'est faux : si Steve Jobs trouvait les DRM mauvais, il n'aurait pas introduit un système de DRM de masse sur les logiciels. Non, Steve Jobs prétendait en toute hypocrisie qu'il trouvait les DRM mauvais, alors qu'il n'attendait que l'occasion d'en mettre lui-même à son avantage.
[^] # Re: Pour contribuer au débat
Posté par 🚲 Tanguy Ortolo (site web personnel) . En réponse au journal Mozilla fait avancer le web et ajoute les DRM à Firefox. Évalué à 7.
Relis mon commentaire : Steve Jobs ne pensait pas que les DRM étaient mauvais, il le prétendait seulement, en toute hypocrisie, puisqu'il a peu de temps après déployé le premier système de DRM massif sur les logiciels.
[^] # Re: Pour contribuer au débat
Posté par 🚲 Tanguy Ortolo (site web personnel) . En réponse au journal Mozilla fait avancer le web et ajoute les DRM à Firefox. Évalué à 10. Dernière modification le 15 mai 2014 à 11:45.
Mais bien sûr, et la marmotte, elle met le chocolat dans le papier d'alu. Je vous rappelle que c'est à Steve Jobs qu'on doit le premier déploiement massif d'informatique déloyale. Vous savez, les DRM dans les logiciels, pour que les utilisateurs ne puissent lancer que les logiciels validés par
le Partila Firme, le truc dont Microsoft rêvait mais qu'ils avaient abandonné sous la pression populaire, jusqu'à ce qu'Apple leur ouvre la voie… Bref, pour imaginer qu'il était sincère quand il racontait qu'il n'aimait pas les DRM, il faut vraiment être naïf.[^] # Re: Mouais…
Posté par 🚲 Tanguy Ortolo (site web personnel) . En réponse au journal [hors-sujet] Rendez nous Colbert et John Stewart !. Évalué à 4.
Non, parce que tu lèse quelqu'un là : ceux à qui tu le distribuent, qui ont droit à ce qu'offre normalement la GPL.
# Un intérêt
Posté par 🚲 Tanguy Ortolo (site web personnel) . En réponse au journal Mozilla fait avancer le web et ajoute les DRM à Firefox. Évalué à 5.
Bon, on est d'accord, je trouve ce baissage de froc affligeant. Mais j'y vois tout de même un intérêt, par rapport à la situation avec Flash. Visiblement, avec ce système EME, le navigateur envoie par une API JavaScript des données chiffrées à un module de déchiffrement propriétaire, qui lui renvoie les données déchiffrées pour qu'il puisse les afficher. Cela signifie que le navigateur a in fine accès aux données déchiffrées, ce qui ouvre la voie à… des extensions de sauvegarde en clair, autrement dit de copie privée, ce qui tombe bien puisqu'on paie pour ça !
Également, puisque le déchiffrement est fait pour être conditionné à un identifiant d'appareil censé être unique, qui est dans cette mise en œuvre généré par le navigateur lui-même et fourni tel quel au module de déchiffrement propriétaire, on peut imaginer des extensions de copie d'identifiant, pour avoir accès à des œuvres depuis plusieurs appareils en contournant les restrictions éventuelles à un seul appareil.
[^] # Re: Mouais…
Posté par 🚲 Tanguy Ortolo (site web personnel) . En réponse au journal [hors-sujet] Rendez nous Colbert et John Stewart !. Évalué à 3.
La morale est pourtant bien supérieure à la loi, puisque la loi est élaborée pour le bien et non de façon arbitraire. Les électeurs, puis les législateurs, utilisent leur perception morale pour élaborer la loi.
Enfin, dans le domaine de l'application de la loi, il y a des cas où le devoir moral impose de violer la loi, et il y a même eu des gens qui ont été condamnés pour avoir respecté des lois en commettant des actes abominables. Ce n'est vraiment pas le cas dans la situation présente, mais ça montre que la loi n'est pas au-dessus de la morale et que, s'il est bon de la respecter dans le cas général, elle ne doit pas être considérée comme un absolu.
[^] # Re: Avocat du diable ?
Posté par 🚲 Tanguy Ortolo (site web personnel) . En réponse au journal Licences OEM et vente liée : les Linuxiens ne sont pas les seuls concernés.. Évalué à 5.
Sympa pour les héritiers, qui récupèrent un ordinateur sans système d'exploitation.
Pour le cas de la revente, en effet, elle resterait utilisable par son acheteur initial.
[^] # Re: 100%
Posté par 🚲 Tanguy Ortolo (site web personnel) . En réponse au journal Google détient-il vos emails. Évalué à 8.
Ah, ils suppriment tes messages après six mois ? C'est brutal…
[^] # Re: Avocat du diable ?
Posté par 🚲 Tanguy Ortolo (site web personnel) . En réponse au journal Licences OEM et vente liée : les Linuxiens ne sont pas les seuls concernés.. Évalué à 1.
Ça poserait de gros problèmes ça. Que se passerait-il si tu revends ton ordinateur, ou si tu meurs ?
[^] # Re: Et les listes de diffusion...
Posté par 🚲 Tanguy Ortolo (site web personnel) . En réponse au journal Google détient-il vos emails. Évalué à 3.
Si ce sont des listes publiques, avec des archives accessibles à tous, voire répliquées sur Gmane, ce n'est pas grave.
[^] # Re: Enfin !
Posté par 🚲 Tanguy Ortolo (site web personnel) . En réponse au journal Microbe : Un moteur de blog simple en Python. Évalué à 2.
Ça n'a pas l'air documenté, mais c'est comme ça que je ferais si je devais concevoir un système de blog. Enfin, sans « reconstruire » quoi que ce soit : pour un nouveau commentaire il est plus simple et plus rapide d'ouvrir le fichier en ajout, tout simplement.
[^] # Re: Et oui...
Posté par 🚲 Tanguy Ortolo (site web personnel) . En réponse au journal Google détient-il vos emails. Évalué à 7.
Que les gens éteignent leur cerveau quand ils sont face à un écran, et acceptent sans réfléchir des trucs qu'il n'auraient jamais accepté dans un environnement bien concret. Par exemple, donner son numéro de carte bancaire à un commerçant pour qu'il ne note et le réutilise plus tard.
[^] # Re: Et oui...
Posté par 🚲 Tanguy Ortolo (site web personnel) . En réponse au journal Google détient-il vos emails. Évalué à 2.
Sauf que ce n'est pas réaliste, un raisonnement pareil, il suffit de voir comment les gens donnent leur numéro de carte bancaire à des entreprises qui vont l'enregistrer pour pouvoir débiter à leur discrétion sur leur compte, alors qu'ils n'accepteraient jamais cela de la part de leur boulanger par exemple.
Récemment, j'ai par exemple vu quelqu'un galérer à fermer d'urgence un compte d'écoute de musique en ligne qui faisait doublon avec un service semblable fourni par son fournisseur d'accès. Pourquoi galérer ? Parce que le formulaire de clôture de compte était hors service. Pourquoi d'urgence ? Parce que ce compte était payant, chaque mois, et payé automatiquement par carte bancaire, dont il avait donné le numéro à l'ouverture du compte, sans penser aux conséquences.
S'il avait réfléchi au départ donc, il n'aurait jamais donné son numéro de carte bancaire, mais aurait établi un paiement par virement automatique, ou à la rigueur autorisation de prélèvement — intermédiaire entre le virement automatique et la carte bancaire du point de vue du risque — et aurait pu leur couper les vivres de lui-même, et attendre qu'ils se manifestent pour leur expliquer qu'il avait demandé à fermer son compte et que s'ils ne l'avaient pas pris en compte, c'était leur problème. Ou simplement leur écrire : « Je vous prise de résilier mon abonnement à votre service et de noter que toute facture ultérieure serait indue et sera par conséquent refusée. »
[^] # Re: Enfin !
Posté par 🚲 Tanguy Ortolo (site web personnel) . En réponse au journal Microbe : Un moteur de blog simple en Python. Évalué à 9.
Ça ne change rien au fait que ce n'est pas Pelican qui apporte la fonctionnalité de commentaires, mais Disqus.
Si tu y tiens, considère que la différence est que Microbe prend lui-même en charge les commentaires, ou fournit une fonctionnalité interne de commentaires, sans avoir besoin de sous-traiter ça.
[^] # Re: Et oui...
Posté par 🚲 Tanguy Ortolo (site web personnel) . En réponse au journal Google détient-il vos emails. Évalué à 2. Dernière modification le 13 mai 2014 à 16:48.
En les buttant ?
C'est marrant, pour moi c'est encore un exemple où la plèbe éteint son cerveau dès qu'elle est face à un écran, et accepte sans réfléchir donc des choses qui serait inadmissibles sous une forme matérielle. Je ne sais pas trop ce qu'on peut faire contre ça, à part éduquer laborieusement les gens.
[^] # Re: Enfin !
Posté par 🚲 Tanguy Ortolo (site web personnel) . En réponse au journal Microbe : Un moteur de blog simple en Python. Évalué à 4. Dernière modification le 13 mai 2014 à 16:40.
Ce n'est pas ce que j'appelle prendre en charge les commentaires ça. C'est comme si tu disais que ton dernier modèle de voiture roule au GPL, à condition d'ajouter un réservoir et un commutateur pour cela : désolé mais ça ne s'appelle pas une voiture au GPL ça.
Autrement, si on va par là, Linux est un excellent moteur de blog, avec beaucoup de fonctionnalités, il suffit d'y installer un système GNU, un serveur Web prenant en charge le PHP, puis Wordpress…
[^] # Re: Enfin !
Posté par 🚲 Tanguy Ortolo (site web personnel) . En réponse au journal Microbe : Un moteur de blog simple en Python. Évalué à 1.
Je confirme, tu as fait ton site avec Pelican, et il ne prend pas en charge les commentaires. Pelican ne prend pas en charge les commentaires, j'entends. Ton site les prend en charge, à condition toutefois d'activer JavaScript, mais pas avec Pelican.
[^] # Re: Pelican
Posté par 🚲 Tanguy Ortolo (site web personnel) . En réponse au journal Microbe : Un moteur de blog simple en Python. Évalué à 10.
Pelican est un générateur de blog entièrement statique, Microbe est un site dynamique. Du coup, en pratique, un blog Pelican peut être généré chez soi et hébergé sur un serveur Web statique, là où Microbe a besoin d'un serveur d'application Python. En revanche, Pelican ne prend pas en charge les commentaires, alors que Microbe si.
# Enfin !
Posté par 🚲 Tanguy Ortolo (site web personnel) . En réponse au journal Microbe : Un moteur de blog simple en Python. Évalué à 8.
Ah, enfin un moteur de bloc conçu sur un système simple — le système de fichiers — et prenant en charge les commentaires !
Ça manque toutefois d'une démo, je trouve.
[^] # Re: Mouais…
Posté par 🚲 Tanguy Ortolo (site web personnel) . En réponse au journal [hors-sujet] Rendez nous Colbert et John Stewart !. Évalué à 4.
Je sais. Comme on peut le voir, c'est loin d'être clair, mais cette pratique est minoritaire et largement critiquée, ce qui montre bien que c'est loin d'être un impératif moral évident.
[^] # Re: Mouais…
Posté par 🚲 Tanguy Ortolo (site web personnel) . En réponse au journal [hors-sujet] Rendez nous Colbert et John Stewart !. Évalué à 6. Dernière modification le 13 mai 2014 à 09:56.
Non, de la même façon, cela n'est absolument pas une évidence morale, mais une conséquence secondaire d'un système conçu — ou censé être conçu — pour répondre à certains impératifs moraux.
La première façon de montrer cela, c'est en remarquant que cette contrainte, en ce qui concerne les droits patrimoniaux, est limitée dans le temps, et prend fin 70 ans après la mort de l'auteur : si la morale impliquait de respecter la volonté de l'auteur en matière de droits patrimoniaux, cela devrait être illimité, ce qui serait vu comme une tyrannie parce qu'incompatible avec le domaine public.
Une seconde façon de montrer cela consiste à remarquer que dans d'autres domaines, une telle contrainte — respecter la volonté de l'auteur — est parfaitement inexistante et serait vue comme inacceptable. Par exemple, dans le domaine des monuments, il serait intolérable qu'un architecte interdise toute photographie. Ce serait pourtant la volonté de l'auteur de ce qui peut être vu comme une œuvre d'art, mais rien n'impose que cette volonté doive s'appliquer pour n'importe quoi.
Concernant les violations de GPL, je tiens à rappeler que cette licence a été conçue comme un palliatif à au système de droit d'auteur, jugé néfaste, et utilise volontairement ce système pour en tirer le meilleur parti possible, pour le bien des utilisateurs avant celui de l'auteur. C'est pourquoi, contrairement au cas présent de visionnement illicite d'une émission indisponible autrement, qui ne nuit à personne, une violation de GPL nuit aux utilisateurs, à qui est dénié ce qui leur revient de droit.