Tout marche sans devoir configurer quoi que ce soit.
Il analyse les pages man pour être capable de compléter non seulement les commandes mais aussi leurs options.
Il suggère des complétions automatiquement sur la base de l’historique des commandes (et ce n’est pas du tout intrusif : il suffit de valider la commande pour ignorer les suggestions à droite du curseur).
L’historique d’une commande en particulier est aussi facile à utiliser que l’historique global : il suffit de taper le début de la commande puis la flèche haut (contrairement à bash avec lequel il faut entrer dans un mode spécial avec Ctrl-R).
Comme shell interactif c’est vraiment génial à utiliser, zéro prise tête et plein de fonctionnalités qui facilitent la vie. La syntaxe est incompatible avec bash, et fish n’est installé nulle part par défaut, donc pour les scripts je continue d’utiliser bash.
J'en viens à ma questions aux lecteurs linuxfr: Qui connaît une banque dont l'application mobile ne dépend d'aucune API propriétaire, distribuée de façon sécurisée en dehors des stores propriétaires? Et qui ne demande rien de plus que des droits nécessaires?
Ou mieux, qui connaît une banque qui ne force pas à utiliser une application mobile pour utiliser leur espace client en ligne ?
J’habite aussi à l’étranger, ma banque locale propose une application mais c’est complètement optionnel. Pour l’espace client il y a une authentification à deux facteurs (un deuxième mot de passe à usage unique envoyé par email ou sms) lors de la première connexion depuis un nouvel appareil, puis connexion simple les fois suivantes si on déclare que c’est un « appareil de confiance ». Ça marche suffisamment bien. S’ils veulent vraiment éviter les emails ou sms, ce qui semble raisonnable, pourquoi ne pas utiliser un standard comme TOTP ? (et laisser les utilisateurs choisir leur générateur de mot de passe à usage unique).
En supposant que « l’attaquant » (qui que ce soit) a lu cette documentation, et que tu n’as pas de volume caché, comment tu peux t’en sortir si l’attaquant s’est convaincu qu’il existe un volume caché et qu’il est prêt à te faire donner le mot de passe par tous les moyens (y compris par la torture) ?
C’est une vraie question, et la réponse est peut-être simplement « l’absence de volume caché est évidente si l’octet X a la valeur Z ». Quelle que soit la réponse je suis curieux de l’apprendre car je n’ai pas les compétences pour comprendre toute cette documentation, d’où ma question.
Malgré tout ce que vous soulignez au sujet du parlement européen, le fait qu’il n’ait pas l’initiative des lois est un énorme problème. Pour commencer, cela va totalement à l’encontre du principe de séparation des pouvoirs : la commission (une instance exécutive) dispose de l’initiative des lois (qui est un pouvoir législatif) mais le parlement (une instance législative) n’a pas ce pouvoir, wtf ?? C’est aussi un problème en pratique : le parlement peut certes refuser de voter les lois que la commission lui soumet, mais s’il ne peut pas lui-même proposer des lois cela réduit énormément les possibilités de légiférer et/ou ralentit considérablement le processus (alors qu’avec la crise climatique, il faudrait plutôt pouvoir légiférer rapidement…).
L’auteur de cet article explique que les députés européens n’ont pas beaucoup de poids dans la politique européenne, mais comment les résultats de cette élection influenceront la politique nationale et à quelles listes profitera l’abstention.
Il est indiqué en fin d’article que « Facebook a également expliqué qu’il était en train de supprimer les données indûment récoltées ».
Mais à part les croire sur parole, il n’y a aucun moyen de vérifier que les données sont bien supprimées. Vu que FB traîne de plus en plus de casseroles, j’ai de plus en plus de mal à les croire sur parole. À chaque fois c’est le même schéma qui se répète : un scandale plus ou moins gros, FB explique que c’était une erreur et fait profil bas en attendant que la tempête se calme, jusqu’au prochain scandale. C’est bien gentil, mais les dégâts sont faits et ont des conséquences. Dans un an on apprendra peut-être qu’ils avaient « oublié » de supprimer un backup « par erreur ».
Et dans un an ou deux, FB admettra en toute bonne foi qu’un « bug » laissait malheureusement traîner « par erreur » tous les messages en clair depuis le début, pas de chance, mais promis on va le corriger.
Je ne sais pas trop ce qui est entendu par "journal" dans le commentaire.
En effet ce n’était pas très clair, désolé. Par « journal » j’entendais l’équipe éditoriale, dirigée par un éditeur au sens « la personne qui lis les articles soumis et décide de les confier à des reviewers ou de les rejeter sans revue ». Cette personne est parfois un chercheur, mais pas toujours : chez Nature et les quelques Nature-branded journals spécialisés, ce sont des éditeurs professionnels et ils font ça à plein temps (ce qui rend un tout petit peu plus justifiables les profits de ces journaux, puisqu’ils doivent payer une équipe éditoriale dont tous les membres ou presque ont un doctorat).
L’éditeur au sens « la maison d’edition » n’est bien sûr pas impliqué dans ces détails pratiques. Il est juste là pour engranger les profits.
(Je suis « dans le milieu » aussi, mais probablement pas dans le même domaine. :-)
C'est contradictoire. Avec ces deux phrases je vois que la valeur ajoutée de ces entreprises est énorme : ils font le nécessaire pour être crédibles, pour que les réseaux de relations fonctionnent, etc.
Arriver à faire cela nécessite de lourds investissements sur le long terme (temps, argent, relations, recrutements, communication, influence, etc).
La seule valeur ajoutée réelle apportée par les journaux scientifiques c’est qu’ils organisent la revue par les pairs (peer review).
En théorie le lecteur d’un article scientifique peut se reposer sur cela et admettre que ce qu’il lit repose sur des bases solides. En pratique, on trouve parfois des articles extravagants dans des journaux à comité de lecture (jamais des trucs complètement faux, mais des conclusions bien plus grandioses que ce que suggèrent les résultats des expériences, ça on le voit assez souvent), tout comme on peut trouver des articles très solides et convaincants sur des serveurs de preprints comme arXiv (donc des articles qui n’ont pas été soumis au peer review). Un article ayant passé le peer review, ça signifie qu’il a convaincu deux ou trois autres chercheurs, mais ceux-là n’ont pas forcément le même bagage que le lecteur. Donc au final, c’est surtout au lecteur d’aborder chaque article de façon critique. Le peer review sert surtout aux comités de recrutement et aux agences de financement, car c’est un gain de temps énorme de pouvoir ignorer tout article qui n’a pas été publié dans un journal à comité de lecture lorsque l’on doit évaluer une pile de candidatures et en rejeter 90%.
Quand je disais au début que les journaux organisent le peer review, c’est exactement ce qu’ils font : quand ils reçoivent un article, ils contactent des chercheurs dans le domaine et leur demandent s’ils veulent bien évaluer l’article. Comme les chercheurs font déjà ça gratuitement, il serait envisageable de s’auto-organiser pour le faire sans l’intermédiaire des journaux : on pourrait adapter les serveurs de preprints pour que les lecteurs puissent poster des revues. C’est le principe de la revue post-publication (au contraire de ce que font les journaux : l’article n’est publié qu’après la revue). Mais ça ne peut fonctionner qu’avec une dose d’auto-discipline de la part des chercheurs : vu qu’un article est évalué par trois personnes en moyenne (dans la procédure suivie par la plupart des journaux), il faudrait que chaque chercheur contribue au moins trois revues en contrepartie de chaque article qu’il publie. Ça pourrait marcher dans des domaines où beaucoup de labos travaillent, mais ça serait plus difficile pour des domaines plus petits dans lesquels travaillent seulement quelques labos dans le monde.
Les états y perdent ? Personne ne les empêchent de mettre en place une plateforme qui fasse le job.
Nationaliser le peer review c’est une excellente idée. Puisque les chercheurs font déjà de la revue sur leur temps de travail, ça ne changerait pas leur journée type. Il suffirait d’ajouter une clause dans leur contrat de travail disant qu’ils ne peuvent faire de la revue que pour des plateformes de preprints académiques ou gouvernementales, et d’un coup les journaux deviendraient inutiles. Mais puisque la recherche est complètement mondialisée, ça ne marchera pas si seuls les chercheurs français arrêtent de faire de la revue pour les journaux mais que tous les autres continuent. Donc cette façon de se passer des journaux ne peut marcher que si tous les états mettent ça en place de façon concertée, ce qui n’a pas beaucoup de chances d’arriver puisque les états n’arrivent déjà pas à agir de concert pour des enjeux bien plus importants (comme le changement climatique…).
—————
Je voulais aussi répondre à quelques autres trucs, moins liés à mon message principal :
Ils demandent des sommes qui te semblent astronomiques car ils ne souffrent pas de la concurrence. Probablement parce que ce qu'ils font est vraiment difficile d'une manière ou d'une autre.
Elsevier, l’éditeur scientifique le plus agressif quand il s’agit de défendre ses profits, à une marge de l’ordre de 30%. C’est plus que les marges d’Apple sur ses appareils, qui est pourtant parmi les entreprises au monde qui font le plus de bénéfices.
Est-ce immoral ?
Harvard et University of California (le plus grand système d’universités des États-Unis) ont déjà arrêté leurs abonnements aux journaux d’Elsevier car elles n’ont plus les moyens. Ce ne sont pas des décisions unilatérales : à chaque fois c’était au terme de longues négociations avec Elsevier qui tentait d’augmenter ses prix considérablement d’année en année, et qui a refusé de s’ajuster aux budgets de ces universités. Et on parle là des universités les plus riches du monde, donc la réponse à ta question est OUI : la stratégie commerciale d’Elsevier est complètement immorale car elle étouffe financièrement la majorité du monde académique ou, au choix, restreint fortement l’accès aux articles pour les universités qui n’ont pas les moyens de s’abonner. En Europe, certains pays ont une entité unique en charge de négocier les prix des abonnements pour l’ensemble de leurs universités, et ce poids ne suffit même plus à négocier face à la cupidité sans limites d’Elsevier : récemment l’Allemagne et la Suède ont décidé de ne pas renouveler leurs abonnements non plus.
Des détails, quelques exemples supplémentaires, et des liens vers les sources sont dans le paragraphe « relationships with academic institutions » ici : https://en.m.wikipedia.org/wiki/Elsevier
Pour tout chercheur soucieux de l’accès à la connaissance, conscient que c’est important non seulement pour entretenir une société en bonne santé mais aussi des relations internationales équitables et basées sur la coopération, il est évident que le boycott total d’Elsevier et des autres éditeurs aux pratiques similaires est un impératif moral. Il ne faut pas faire de revue pour eux, il ne faut pas publier dans leurs journaux, et si on doit absolument lire des articles parus dans leurs journaux il vaut mieux passer par Sci-Hub que par un abonnement institutionnel (les bibliothèques universitaires comptent les accès en ligne aux journaux auxquelles elles sont abonnées : si certains abonnements ne sont jamais utilisés, elles peuvent décider de dépenser cet argent a meilleur escient).
D’autre part, tout citoyen sans affiliation académique devrait être en capacité de consulter les résultats de la recherche publique que ses impôts ont financée. À l’heure actuelle, cet objectif ne peut être pleinement atteint qu’en ayant recours à Sci-Hub ou d’autres outils similaires.
le souci ce n'est pas jabber/XMPP, c'est l'ergonomie des clients.
Je crois au contraire que le souci principal vient du protocole lui-même. Techniquement il est sûrement très bien, je n’en sais rien, mais je trouve que c’était une erreur énorme de proposer un protocole simple et extensible. Le résultat, c’est une liste longue comme le bras d’extensions pas toutes prises en charge par les différents clients et serveurs. Bien sûr les fonctionnalités communes marchent bien, mais ça se résume dans la plupart des cas à des conversations texte uniquement parce que le client d’Alice ne supporte pas les pièces jointes, le client de Bob ne supporte pas l’audio et la vidéo, et les serveurs entre les deux ont aussi un support limité des extensions.
Si ces extensions étaient des trucs marginaux ça irait, mais la plupart sont des fonctionnalités que tout le monde veut aujourd’hui (pièces jointes, audio, vidéo, découverte automatique des contacts, chiffrement de bout en bout, et j’en oublie sûrement).
Les protocoles qui ont du succès en ce moment ont toutes ces fonctionnalités dès le départ, sans extensions.
Procrastiner en faisant quelque chose qui te sera utile plus tard ou à long terme pour éviter de faire ce que tu devrais faire maintenant, ça s’appelle de la procrastination structurée. C’est mieux que procrastiner en ne faisant rien d’utile. :-)
J’ajouterai que si tu peux utiliser R comme une calculatrice, c’est aussi un langage de programmation sympa qui dispose de plein de bibliothèques pour faire facilement plein de trucs pas tous en lien avec les statistiques.
J’ai bien aimé cet article. La commande à la fin est un peu compliquée, mais je pense que ce type d’approche peut être viable pour pas mal de traitements en stockant ces commandes dans des scripts bien commentés.
Une autre observation après avoir jeté un coup d’œil aux fichiers à traiter : ces fichiers physiques contiennent plusieurs fichiers « logiques » (une en-tête suivie des données, tout ça répété un nombre variable de fois), l’en-tête a toujours le même format (même nombre de lignes, et chaque méta-donnée est toujours sur la même ligne), mais les données ont une longueur variable. Puisque l’analyse présentée nécessite uniquement une ligne de l’en-tête, on pourrait imaginer le pré-traitement suivant pour rendre l’analyse proprement dite encore plus rapide :
Pour chaque fichier physique, identifier les fichiers logiques a l’intérieur.
Écrire chaque fichier logique dans un seul fichier physique.
Maintenant l’analyse peut être beaucoup plus rapide : au lieu de scanner chaque ligne pour chercher la méta-donnée d’intérêt, on peut simplement l’extraire directement puisqu’on sait à quelle ligne elle se trouve.
Pour une seule analyse, je ne sais pas si cette approche en deux étapes serait plus rapide que de tout concaténer et tout scanner en une passe (pas assez curieux pour tester…), mais dans une situation où de nouvelles données arrivent en continu et où l’analyse doit être répétée régulièrement avec des données à jour ça semble une meilleure approche : le pré-traitement se fait au fur et à mesure que les nouveaux fichiers arrivent, et à tout instant l’analyse peut être faite très rapidement (car extraire une ligne au numéro connu est plus rapide que scanner toutes les lignes ; du moins je suppose).
Dans certains domaines c’est vrai, MS Office est largement majoritaire. Par exemple en biologie, seuls les gens dans les domaines plus proches de la physique (simulation, computational biology, ce genre de domaines) utilisent LaTeX. La majorité des chercheurs en biologie utilise Office.
Pas sûr que l’approche que tu décris répondra à ta question, à savoir, le prix de vente que tu comptes fixer est-il réaliste ?
Ton jeu de données d’apprentissage devrait aussi contenir la durée entre la mise en vente et la vente. Si la plupart des ventes présentes dans ton jeu de données ont pris des mois à se concrétiser, ça ne te donne pas la même info que si elles se sont toutes faites en quelques jours, ou encore s’il y a une distribution de durées plus étalée. Dans le premier cas ça peut signifier que ces vendeurs ont demandé trop cher, dans le deuxième cas pas assez cher : ce sont deux situations que tu essayes d’éviter. Si tu veux déterminer un prix équitable pour toi et l’acheteur, il me semble qu’il te faut cette information de durée entre la mise en vente et la vente, et aussi que tu choisisses une durée acceptable pour toi.
Je passe sûrement à côté de plein d’autres choses importantes, car je ne connais l’apprentissage automatique que très superficiellement, et le marché de la voiture d’occasion encore moins…
Le terme "ultra" (terme de télévision) c'est pour l'effet homme de paille ?
Je ne savais pas que le terme « ultra » était très utilisé à la télé en ce moment. Je n’ai pas la télé depuis 2004 environ, et ça ne me manque pas (je ne sais même pas comment j’avais le temps de la regarder avant… bon, j’étais ado à cette époque donc j’avais plus de temps libre que maintenant). J’ai utilisé ce terme seulement comme une emphase, comme j’aurais pu écrire « très méfiants ». Désolé si ce terme a fait surgir de mauvais souvenirs télévisuels, ce n’était pas mon intention du tout.
Pour créer l'idée que toute tentative de faire tomber des gouvernements perçu comme "evil" sous entends être un gros anarchiste anti toute forme de gouvernement ?
[…]
Et justement, un des gros reproche de différents peuples européens en ce moment n'est-il pas l'auto-flagelation des gouvernements qui privatisent nos acquis sociaux avec toujours l'excuse facile de la mondialisation ?
Je suis absolument d’accord avec cette critique, et je m’aperçois que je dois clarifier mon propos. Je suis d’accord que le gouvernement actuel (et quelques-uns avant celui-là) qui privatise à tour de bras, c’est un scandale. J’encourage tout regard critique sur l’action d’un gouvernement (et en ce moment, il y a de quoi faire). En revanche, je crois qu’il est possible (et souhaitable) dans l’absolu d’avoir un gouvernement juste et qui sert bien la société entière, et qu’il est néfaste de se méfier trop (ce que j’appelais être « ultra-méfiant ») de toute forme de gouvernement comme je le lis de plus en plus souvent dans des commentaires sur ce site. Et je crois aussi que nous constituer un gouvernement qui sert la société dans son ensemble a plus de chance de se réaliser si nous nous y attachons collectivement plutôt que si nous sommes méfiants et individualistes chacun dans notre coin.
En France l'État défend l'intérêt de l'État et de ceux qui le gouverne.
Et il continue (si si, encore un peu) d’entretenir beaucoup d’infrastructures et de financer beaucoup de services publics dont je suis quasiment sûr que les ultra-méfiants auraient énormément de mal à se passer.
Question pour les ultra-méfiants : si l’état s’effondre du jour au lendemain, ok vous serez sûrement contents, mais est-ce que vous avez tout prévu pour continuer de faire marcher les écoles, la sécu, entretenir les routes, etc. ? Ce sont des trucs très importants, mais pas si simple à maintenir chacun dans son coin individualiste et méfiant. Ça ne marche bien que grâce à une organisation collective et une confiance mutuelle entre citoyens.
NB : je pense qu’il n’est pas extrême d’appeler « ultra-méfiant » quelqu’un qui écrit « ma plus grande crainte, c’est l’état » (cf. le message auquel répondait ma réponse donnée en lien plus haut).
De plus je préfère avoir mes données personnelles chez une entreprise étrangère que chez une française qui n'aurait pas de moyen de refuser de les donner au pouvoir en place.
Donc tu préfères faire confiance à une entreprise qui pourrait être forcée de divulguer des infos sur toi à un gouvernement d’un autre pays qui, contrairement à celui de ton pays, n’a absolument aucune raison de défendre tes intérêts ?
D’accord, une dose raisonnable de méfiance à l’égard du gouvernement est une bonne chose, mais je lis ce type de commentaires de plus en plus ces derniers temps. Je trouve que cela montre que nous avons un problème qu’il serait temps d’essayer de résoudre collectivement plutôt que de s’enfermer dans un individualisme de plus en plus méfiant jusqu’à faire des choix finalement contraires à nos propres intérêts.
Bah justement, le fait que d’être élu avec 90 ou 40 % de participation au scrutin ne change rien en pratique pour celui qui est élu, c’est un énorme problème que nous devrions absolument corriger.
Une possibilité pour remédier à ce problème serait d’utiliser le jugement majoritaire plutôt que le scrutin uninominal à deux tours. Mais bizarrement aucun élu actuel n’a très envie de savoir précisément quelle part des électeurs le soutiennent vraiment, par consequent aucun d’eux n’est bien motivé pour proposer ce changement.
En parlant de l’import/export, est-ce qu’un importeur/exporteur pour GitLab est prévu ?
Et une autre question (peut-être bête…) : pourquoi avoir une commande push dédiée ? Un git push normal, potentiellement accompagné des options appropriées, ne peut-il pas pousser tout le contenu du dépôt ?
Bien sûr que plus de taxes du jour au lendemain ça ne réglera aucun problème. Mais augmenter très graduellement (sur des dizaines d’années) les taxes sur les produits nuisibles tout en subventionnant de plus en plus les alternatives bénéfiques pendant la même période, ça pourrait marcher. Il y a plusieurs obstacles cependant : il faut réaliser le caractère nuisible le plus tôt possible, il faut que le gouvernement agisse dans l’intérêt général (c’est-à-dire taxer les grosses industries et subventionner l’agriculture raisonnée et bio), et il faut une politique cohérente et continue sur ces points d’un gouvernement à l’autre.
Si on y réfléchit bien, une constitution est une limite absolue au pouvoir du peuple.
Non, la constitution ne limite pas le pouvoir du peuple. Elle définit les rôles et limite les pouvoirs des trois branches du gouvernement (branche législative, exécutive et judiciaire). Supposant qu’elle est bien écrite, son rôle principal est de protéger le peuple des abus que seraient tentés de commettre les représentants que le peuple a élus. C’est la constitution qui garantit que l’exécutif ne peut pas t’emprisonner arbitrairement sans procès, par exemple.
Contrairement à la plupart des lois, la constitution de la 5e république est écrite dans un langage tout à fait compréhensible par chacun (pas besoin d’avoir étudié le droit pour saisir le sens), et elle est aussi assez brève. Je pense donc que tout le monde devrait la lire avant de raconter tout et son contraire à son sujet.
Maintenant, est-ce que la constitution de la 5e république est adaptée à notre époque, et protège-t-elle vraiment le peuple alors qu’elle a été écrite principalement par… des élus ? Ce sont des questions légitimes, pour une autre discussion.
[^] # Re: mais si tu savais comme on s'en fout
Posté par Guillawme (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal zsh remplace bash comme shell par défaut sous macOS. Évalué à 6.
fish
Mes fonctionnalités préférées :
Comme shell interactif c’est vraiment génial à utiliser, zéro prise tête et plein de fonctionnalités qui facilitent la vie. La syntaxe est incompatible avec bash, et fish n’est installé nulle part par défaut, donc pour les scripts je continue d’utiliser bash.
[^] # Re: J'en suis aussi!
Posté par Guillawme (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Lettre ouverte à La Banque Postale. Évalué à 4. Dernière modification le 26 mai 2019 à 00:56.
Ou mieux, qui connaît une banque qui ne force pas à utiliser une application mobile pour utiliser leur espace client en ligne ?
J’habite aussi à l’étranger, ma banque locale propose une application mais c’est complètement optionnel. Pour l’espace client il y a une authentification à deux facteurs (un deuxième mot de passe à usage unique envoyé par email ou sms) lors de la première connexion depuis un nouvel appareil, puis connexion simple les fois suivantes si on déclare que c’est un « appareil de confiance ». Ça marche suffisamment bien. S’ils veulent vraiment éviter les emails ou sms, ce qui semble raisonnable, pourquoi ne pas utiliser un standard comme TOTP ? (et laisser les utilisateurs choisir leur générateur de mot de passe à usage unique).
[^] # Re: "Plausible Deniability"
Posté par Guillawme (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Ma journée en garde à vue.. Évalué à 1.
En supposant que « l’attaquant » (qui que ce soit) a lu cette documentation, et que tu n’as pas de volume caché, comment tu peux t’en sortir si l’attaquant s’est convaincu qu’il existe un volume caché et qu’il est prêt à te faire donner le mot de passe par tous les moyens (y compris par la torture) ?
C’est une vraie question, et la réponse est peut-être simplement « l’absence de volume caché est évidente si l’octet X a la valeur Z ». Quelle que soit la réponse je suis curieux de l’apprendre car je n’ai pas les compétences pour comprendre toute cette documentation, d’où ma question.
[^] # Re: Une analyse intéressante...
Posté par Guillawme (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal 33 listes, est ce raisonnable ?. Évalué à 4.
Malgré tout ce que vous soulignez au sujet du parlement européen, le fait qu’il n’ait pas l’initiative des lois est un énorme problème. Pour commencer, cela va totalement à l’encontre du principe de séparation des pouvoirs : la commission (une instance exécutive) dispose de l’initiative des lois (qui est un pouvoir législatif) mais le parlement (une instance législative) n’a pas ce pouvoir, wtf ?? C’est aussi un problème en pratique : le parlement peut certes refuser de voter les lois que la commission lui soumet, mais s’il ne peut pas lui-même proposer des lois cela réduit énormément les possibilités de légiférer et/ou ralentit considérablement le processus (alors qu’avec la crise climatique, il faudrait plutôt pouvoir légiférer rapidement…).
# Une analyse intéressante...
Posté par Guillawme (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal 33 listes, est ce raisonnable ?. Évalué à 4.
… bien que clairement subjective.
http://www.politicoboy.fr/europeennes/faut-il-voter-aux-europeennes/
L’auteur de cet article explique que les députés européens n’ont pas beaucoup de poids dans la politique européenne, mais comment les résultats de cette élection influenceront la politique nationale et à quelles listes profitera l’abstention.
[^] # Re: Pour installer le fix sans activer les études
Posté par Guillawme (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Firefox ne peut plus utiliser d'extension. Évalué à 5. Dernière modification le 04 mai 2019 à 22:00.
Avec la vérification des signatures qui ne fonctionne pas, comment vérifier que ce n’est pas un paquet piégé ??
[^] # Re: Mouais...
Posté par Guillawme (site web personnel, Mastodon) . En réponse au lien Facebook compte activer par défaut le chiffrement de bout en bout des conversations sur Messenger. Évalué à 1.
Mais à part les croire sur parole, il n’y a aucun moyen de vérifier que les données sont bien supprimées. Vu que FB traîne de plus en plus de casseroles, j’ai de plus en plus de mal à les croire sur parole. À chaque fois c’est le même schéma qui se répète : un scandale plus ou moins gros, FB explique que c’était une erreur et fait profil bas en attendant que la tempête se calme, jusqu’au prochain scandale. C’est bien gentil, mais les dégâts sont faits et ont des conséquences. Dans un an on apprendra peut-être qu’ils avaient « oublié » de supprimer un backup « par erreur ».
# Mouais...
Posté par Guillawme (site web personnel, Mastodon) . En réponse au lien Facebook compte activer par défaut le chiffrement de bout en bout des conversations sur Messenger. Évalué à 3. Dernière modification le 01 mai 2019 à 16:19.
Et dans un an ou deux, FB admettra en toute bonne foi qu’un « bug » laissait malheureusement traîner « par erreur » tous les messages en clair depuis le début, pas de chance, mais promis on va le corriger.
Un peu comme l’histoire de la collecte des carnets d’adresses « par erreur » à l’enregistrement d’un compte FB : https://www.lemonde.fr/pixels/article/2019/04/18/facebook-a-aspire-par-erreur-les-carnets-d-adresses-de-1-5-million-de-ses-utilisateurs_5452086_4408996.html
Ils vont corriger le bug, oui oui, mais ils ne disent pas ce qu’ils vont faire de toutes ces infos déjà collectées « par erreur »…
[^] # Re: Quelle société souhaitons nous ?
Posté par Guillawme (site web personnel, Mastodon) . En réponse à la dépêche Jugement TGI de Paris du 7 mars 2019 sur le blocage de Sci-Hub/LibGen. Évalué à 1.
En effet ce n’était pas très clair, désolé. Par « journal » j’entendais l’équipe éditoriale, dirigée par un éditeur au sens « la personne qui lis les articles soumis et décide de les confier à des reviewers ou de les rejeter sans revue ». Cette personne est parfois un chercheur, mais pas toujours : chez Nature et les quelques Nature-branded journals spécialisés, ce sont des éditeurs professionnels et ils font ça à plein temps (ce qui rend un tout petit peu plus justifiables les profits de ces journaux, puisqu’ils doivent payer une équipe éditoriale dont tous les membres ou presque ont un doctorat).
L’éditeur au sens « la maison d’edition » n’est bien sûr pas impliqué dans ces détails pratiques. Il est juste là pour engranger les profits.
(Je suis « dans le milieu » aussi, mais probablement pas dans le même domaine. :-)
[^] # Re: Quelle société souhaitons nous ?
Posté par Guillawme (site web personnel, Mastodon) . En réponse à la dépêche Jugement TGI de Paris du 7 mars 2019 sur le blocage de Sci-Hub/LibGen. Évalué à 10. Dernière modification le 05 avril 2019 à 06:24.
La seule valeur ajoutée réelle apportée par les journaux scientifiques c’est qu’ils organisent la revue par les pairs (peer review).
En théorie le lecteur d’un article scientifique peut se reposer sur cela et admettre que ce qu’il lit repose sur des bases solides. En pratique, on trouve parfois des articles extravagants dans des journaux à comité de lecture (jamais des trucs complètement faux, mais des conclusions bien plus grandioses que ce que suggèrent les résultats des expériences, ça on le voit assez souvent), tout comme on peut trouver des articles très solides et convaincants sur des serveurs de preprints comme arXiv (donc des articles qui n’ont pas été soumis au peer review). Un article ayant passé le peer review, ça signifie qu’il a convaincu deux ou trois autres chercheurs, mais ceux-là n’ont pas forcément le même bagage que le lecteur. Donc au final, c’est surtout au lecteur d’aborder chaque article de façon critique. Le peer review sert surtout aux comités de recrutement et aux agences de financement, car c’est un gain de temps énorme de pouvoir ignorer tout article qui n’a pas été publié dans un journal à comité de lecture lorsque l’on doit évaluer une pile de candidatures et en rejeter 90%.
Quand je disais au début que les journaux organisent le peer review, c’est exactement ce qu’ils font : quand ils reçoivent un article, ils contactent des chercheurs dans le domaine et leur demandent s’ils veulent bien évaluer l’article. Comme les chercheurs font déjà ça gratuitement, il serait envisageable de s’auto-organiser pour le faire sans l’intermédiaire des journaux : on pourrait adapter les serveurs de preprints pour que les lecteurs puissent poster des revues. C’est le principe de la revue post-publication (au contraire de ce que font les journaux : l’article n’est publié qu’après la revue). Mais ça ne peut fonctionner qu’avec une dose d’auto-discipline de la part des chercheurs : vu qu’un article est évalué par trois personnes en moyenne (dans la procédure suivie par la plupart des journaux), il faudrait que chaque chercheur contribue au moins trois revues en contrepartie de chaque article qu’il publie. Ça pourrait marcher dans des domaines où beaucoup de labos travaillent, mais ça serait plus difficile pour des domaines plus petits dans lesquels travaillent seulement quelques labos dans le monde.
Nationaliser le peer review c’est une excellente idée. Puisque les chercheurs font déjà de la revue sur leur temps de travail, ça ne changerait pas leur journée type. Il suffirait d’ajouter une clause dans leur contrat de travail disant qu’ils ne peuvent faire de la revue que pour des plateformes de preprints académiques ou gouvernementales, et d’un coup les journaux deviendraient inutiles. Mais puisque la recherche est complètement mondialisée, ça ne marchera pas si seuls les chercheurs français arrêtent de faire de la revue pour les journaux mais que tous les autres continuent. Donc cette façon de se passer des journaux ne peut marcher que si tous les états mettent ça en place de façon concertée, ce qui n’a pas beaucoup de chances d’arriver puisque les états n’arrivent déjà pas à agir de concert pour des enjeux bien plus importants (comme le changement climatique…).
—————
Je voulais aussi répondre à quelques autres trucs, moins liés à mon message principal :
Elsevier, l’éditeur scientifique le plus agressif quand il s’agit de défendre ses profits, à une marge de l’ordre de 30%. C’est plus que les marges d’Apple sur ses appareils, qui est pourtant parmi les entreprises au monde qui font le plus de bénéfices.
Harvard et University of California (le plus grand système d’universités des États-Unis) ont déjà arrêté leurs abonnements aux journaux d’Elsevier car elles n’ont plus les moyens. Ce ne sont pas des décisions unilatérales : à chaque fois c’était au terme de longues négociations avec Elsevier qui tentait d’augmenter ses prix considérablement d’année en année, et qui a refusé de s’ajuster aux budgets de ces universités. Et on parle là des universités les plus riches du monde, donc la réponse à ta question est OUI : la stratégie commerciale d’Elsevier est complètement immorale car elle étouffe financièrement la majorité du monde académique ou, au choix, restreint fortement l’accès aux articles pour les universités qui n’ont pas les moyens de s’abonner. En Europe, certains pays ont une entité unique en charge de négocier les prix des abonnements pour l’ensemble de leurs universités, et ce poids ne suffit même plus à négocier face à la cupidité sans limites d’Elsevier : récemment l’Allemagne et la Suède ont décidé de ne pas renouveler leurs abonnements non plus.
Des détails, quelques exemples supplémentaires, et des liens vers les sources sont dans le paragraphe « relationships with academic institutions » ici : https://en.m.wikipedia.org/wiki/Elsevier
Pour tout chercheur soucieux de l’accès à la connaissance, conscient que c’est important non seulement pour entretenir une société en bonne santé mais aussi des relations internationales équitables et basées sur la coopération, il est évident que le boycott total d’Elsevier et des autres éditeurs aux pratiques similaires est un impératif moral. Il ne faut pas faire de revue pour eux, il ne faut pas publier dans leurs journaux, et si on doit absolument lire des articles parus dans leurs journaux il vaut mieux passer par Sci-Hub que par un abonnement institutionnel (les bibliothèques universitaires comptent les accès en ligne aux journaux auxquelles elles sont abonnées : si certains abonnements ne sont jamais utilisés, elles peuvent décider de dépenser cet argent a meilleur escient).
D’autre part, tout citoyen sans affiliation académique devrait être en capacité de consulter les résultats de la recherche publique que ses impôts ont financée. À l’heure actuelle, cet objectif ne peut être pleinement atteint qu’en ayant recours à Sci-Hub ou d’autres outils similaires.
[^] # Re: Xkcd
Posté par Guillawme (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Quelques bonnes pratiques Python pour 2019. Évalué à 3.
GNU essaye précisément de faire ça avec leur gestionnaire de paquet Guix. Voilà la section de la documentation qui explique ça : https://www.gnu.org/software/guix/manual/en/html_node/Invoking-guix-import.html
Ils ont déjà un mécanisme d’import pour les paquets Python, Ruby, R, Perl, et quelques autres.
[^] # Re: Privateur?
Posté par Guillawme (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Nouvelles fonctionnalités radicales pour Telegram. Évalué à 4.
Je crois au contraire que le souci principal vient du protocole lui-même. Techniquement il est sûrement très bien, je n’en sais rien, mais je trouve que c’était une erreur énorme de proposer un protocole simple et extensible. Le résultat, c’est une liste longue comme le bras d’extensions pas toutes prises en charge par les différents clients et serveurs. Bien sûr les fonctionnalités communes marchent bien, mais ça se résume dans la plupart des cas à des conversations texte uniquement parce que le client d’Alice ne supporte pas les pièces jointes, le client de Bob ne supporte pas l’audio et la vidéo, et les serveurs entre les deux ont aussi un support limité des extensions.
Si ces extensions étaient des trucs marginaux ça irait, mais la plupart sont des fonctionnalités que tout le monde veut aujourd’hui (pièces jointes, audio, vidéo, découverte automatique des contacts, chiffrement de bout en bout, et j’en oublie sûrement).
Les protocoles qui ont du succès en ce moment ont toutes ces fonctionnalités dès le départ, sans extensions.
# Fake procrastination
Posté par Guillawme (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Procrastination avec Lightning/Thunderbird. Évalué à 3.
Procrastiner en faisant quelque chose qui te sera utile plus tard ou à long terme pour éviter de faire ce que tu devrais faire maintenant, ça s’appelle de la procrastination structurée. C’est mieux que procrastiner en ne faisant rien d’utile. :-)
http://structuredprocrastination.com
[^] # Re: Choix facile
Posté par Guillawme (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Navigateur web, l'impossible choix. Évalué à 1.
J’ajouterai que si tu peux utiliser R comme une calculatrice, c’est aussi un langage de programmation sympa qui dispose de plein de bibliothèques pour faire facilement plein de trucs pas tous en lien avec les statistiques.
Voir ici pour la liste des paquets : https://cran.r-project.org/web/packages/index.html
# Commentaires
Posté par Guillawme (site web personnel, Mastodon) . En réponse au lien Command-line Tools can be 235x Faster than your Hadoop Cluster. Évalué à 1. Dernière modification le 09 mars 2019 à 16:46.
J’ai bien aimé cet article. La commande à la fin est un peu compliquée, mais je pense que ce type d’approche peut être viable pour pas mal de traitements en stockant ces commandes dans des scripts bien commentés.
Une autre observation après avoir jeté un coup d’œil aux fichiers à traiter : ces fichiers physiques contiennent plusieurs fichiers « logiques » (une en-tête suivie des données, tout ça répété un nombre variable de fois), l’en-tête a toujours le même format (même nombre de lignes, et chaque méta-donnée est toujours sur la même ligne), mais les données ont une longueur variable. Puisque l’analyse présentée nécessite uniquement une ligne de l’en-tête, on pourrait imaginer le pré-traitement suivant pour rendre l’analyse proprement dite encore plus rapide :
Pour une seule analyse, je ne sais pas si cette approche en deux étapes serait plus rapide que de tout concaténer et tout scanner en une passe (pas assez curieux pour tester…), mais dans une situation où de nouvelles données arrivent en continu et où l’analyse doit être répétée régulièrement avec des données à jour ça semble une meilleure approche : le pré-traitement se fait au fur et à mesure que les nouveaux fichiers arrivent, et à tout instant l’analyse peut être faite très rapidement (car extraire une ligne au numéro connu est plus rapide que scanner toutes les lignes ; du moins je suppose).
[^] # Re: Ils sont vraiment forts !
Posté par Guillawme (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Microsoft publie sous licence MIT les sources de la calculatrice de Windows. Évalué à 5.
Dans certains domaines c’est vrai, MS Office est largement majoritaire. Par exemple en biologie, seuls les gens dans les domaines plus proches de la physique (simulation, computational biology, ce genre de domaines) utilisent LaTeX. La majorité des chercheurs en biologie utilise Office.
# Pas sûr que ça produise la réponse qui t’intéresse
Posté par Guillawme (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal machine learning - expérimentation foireuse. Évalué à 9.
Pas sûr que l’approche que tu décris répondra à ta question, à savoir, le prix de vente que tu comptes fixer est-il réaliste ?
Ton jeu de données d’apprentissage devrait aussi contenir la durée entre la mise en vente et la vente. Si la plupart des ventes présentes dans ton jeu de données ont pris des mois à se concrétiser, ça ne te donne pas la même info que si elles se sont toutes faites en quelques jours, ou encore s’il y a une distribution de durées plus étalée. Dans le premier cas ça peut signifier que ces vendeurs ont demandé trop cher, dans le deuxième cas pas assez cher : ce sont deux situations que tu essayes d’éviter. Si tu veux déterminer un prix équitable pour toi et l’acheteur, il me semble qu’il te faut cette information de durée entre la mise en vente et la vente, et aussi que tu choisisses une durée acceptable pour toi.
Je passe sûrement à côté de plein d’autres choses importantes, car je ne connais l’apprentissage automatique que très superficiellement, et le marché de la voiture d’occasion encore moins…
[^] # Re: la mauvaise graine de Google
Posté par Guillawme (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Sécurité, vie privée... et Google Analytics!. Évalué à 4.
Je ne savais pas que le terme « ultra » était très utilisé à la télé en ce moment. Je n’ai pas la télé depuis 2004 environ, et ça ne me manque pas (je ne sais même pas comment j’avais le temps de la regarder avant… bon, j’étais ado à cette époque donc j’avais plus de temps libre que maintenant). J’ai utilisé ce terme seulement comme une emphase, comme j’aurais pu écrire « très méfiants ». Désolé si ce terme a fait surgir de mauvais souvenirs télévisuels, ce n’était pas mon intention du tout.
Je suis absolument d’accord avec cette critique, et je m’aperçois que je dois clarifier mon propos. Je suis d’accord que le gouvernement actuel (et quelques-uns avant celui-là) qui privatise à tour de bras, c’est un scandale. J’encourage tout regard critique sur l’action d’un gouvernement (et en ce moment, il y a de quoi faire). En revanche, je crois qu’il est possible (et souhaitable) dans l’absolu d’avoir un gouvernement juste et qui sert bien la société entière, et qu’il est néfaste de se méfier trop (ce que j’appelais être « ultra-méfiant ») de toute forme de gouvernement comme je le lis de plus en plus souvent dans des commentaires sur ce site. Et je crois aussi que nous constituer un gouvernement qui sert la société dans son ensemble a plus de chance de se réaliser si nous nous y attachons collectivement plutôt que si nous sommes méfiants et individualistes chacun dans notre coin.
Merci de m’avoir aidé à clarifier tout ça.
[^] # Re: la mauvaise graine de Google
Posté par Guillawme (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Sécurité, vie privée... et Google Analytics!. Évalué à 4.
Et il continue (si si, encore un peu) d’entretenir beaucoup d’infrastructures et de financer beaucoup de services publics dont je suis quasiment sûr que les ultra-méfiants auraient énormément de mal à se passer.
Question pour les ultra-méfiants : si l’état s’effondre du jour au lendemain, ok vous serez sûrement contents, mais est-ce que vous avez tout prévu pour continuer de faire marcher les écoles, la sécu, entretenir les routes, etc. ? Ce sont des trucs très importants, mais pas si simple à maintenir chacun dans son coin individualiste et méfiant. Ça ne marche bien que grâce à une organisation collective et une confiance mutuelle entre citoyens.
NB : je pense qu’il n’est pas extrême d’appeler « ultra-méfiant » quelqu’un qui écrit « ma plus grande crainte, c’est l’état » (cf. le message auquel répondait ma réponse donnée en lien plus haut).
[^] # Re: la mauvaise graine de Google
Posté par Guillawme (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Sécurité, vie privée... et Google Analytics!. Évalué à 10.
Donc tu préfères faire confiance à une entreprise qui pourrait être forcée de divulguer des infos sur toi à un gouvernement d’un autre pays qui, contrairement à celui de ton pays, n’a absolument aucune raison de défendre tes intérêts ?
Voir aussi une réponse que j’ai déjà donnée ici : https://linuxfr.org/users/denisdordoigne/journaux/telephone-mobile-suis-je-paranoiaque#comment-1755811
D’accord, une dose raisonnable de méfiance à l’égard du gouvernement est une bonne chose, mais je lis ce type de commentaires de plus en plus ces derniers temps. Je trouve que cela montre que nous avons un problème qu’il serait temps d’essayer de résoudre collectivement plutôt que de s’enfermer dans un individualisme de plus en plus méfiant jusqu’à faire des choix finalement contraires à nos propres intérêts.
[^] # Re: par ailleurs
Posté par Guillawme (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal La France n'est pas une dictature mais. Évalué à 3.
Bah justement, le fait que d’être élu avec 90 ou 40 % de participation au scrutin ne change rien en pratique pour celui qui est élu, c’est un énorme problème que nous devrions absolument corriger.
Une possibilité pour remédier à ce problème serait d’utiliser le jugement majoritaire plutôt que le scrutin uninominal à deux tours. Mais bizarrement aucun élu actuel n’a très envie de savoir précisément quelle part des électeurs le soutiennent vraiment, par consequent aucun d’eux n’est bien motivé pour proposer ce changement.
https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Jugement_majoritaire
https://youtube.com/watch?v=ZoGH7d51bvc
# Cette fois plus de doute...
Posté par Guillawme (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Wayland arrive dans MATE. Évalué à 10.
… c’est l’année de Linux sur le desktop. Enfin.
[^] # Re: Permissions ? Merge-requests ? import/export ?
Posté par Guillawme (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal git-bug: un bug tracker distribué intégré dans git. Évalué à 2.
En parlant de l’import/export, est-ce qu’un importeur/exporteur pour GitLab est prévu ?
Et une autre question (peut-être bête…) : pourquoi avoir une commande
push
dédiée ? Ungit push
normal, potentiellement accompagné des options appropriées, ne peut-il pas pousser tout le contenu du dépôt ?Bravo pour tout ce travail, c’est déjà super !
[^] # Re: [HS] Re: Qui devrait-on craindre ?
Posté par Guillawme (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Téléphone mobile : suis-je paranoïaque ?. Évalué à 4.
Bien sûr que plus de taxes du jour au lendemain ça ne réglera aucun problème. Mais augmenter très graduellement (sur des dizaines d’années) les taxes sur les produits nuisibles tout en subventionnant de plus en plus les alternatives bénéfiques pendant la même période, ça pourrait marcher. Il y a plusieurs obstacles cependant : il faut réaliser le caractère nuisible le plus tôt possible, il faut que le gouvernement agisse dans l’intérêt général (c’est-à-dire taxer les grosses industries et subventionner l’agriculture raisonnée et bio), et il faut une politique cohérente et continue sur ces points d’un gouvernement à l’autre.
[^] # Constitution
Posté par Guillawme (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Téléphone mobile : suis-je paranoïaque ?. Évalué à 5.
Non, la constitution ne limite pas le pouvoir du peuple. Elle définit les rôles et limite les pouvoirs des trois branches du gouvernement (branche législative, exécutive et judiciaire). Supposant qu’elle est bien écrite, son rôle principal est de protéger le peuple des abus que seraient tentés de commettre les représentants que le peuple a élus. C’est la constitution qui garantit que l’exécutif ne peut pas t’emprisonner arbitrairement sans procès, par exemple.
Contrairement à la plupart des lois, la constitution de la 5e république est écrite dans un langage tout à fait compréhensible par chacun (pas besoin d’avoir étudié le droit pour saisir le sens), et elle est aussi assez brève. Je pense donc que tout le monde devrait la lire avant de raconter tout et son contraire à son sujet.
Elle se trouve ici : https://www.conseil-constitutionnel.fr/le-bloc-de-constitutionnalite/texte-integral-de-la-constitution-du-4-octobre-1958-en-vigueur
Maintenant, est-ce que la constitution de la 5e république est adaptée à notre époque, et protège-t-elle vraiment le peuple alors qu’elle a été écrite principalement par… des élus ? Ce sont des questions légitimes, pour une autre discussion.