Journal Devenir un indépendant libre

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22
jan.
2019

Sommaire

Depuis quelques années je suis devenu indépendant et je souhaite partager mes nouvelles connaissances. Je publie ce journal sur ce site car la relation au libre est plus forte qu’il n’y paraît.

Désolé pour les Québécois, Belges, Suisses, et autres francophones, mon journal ne concerne que le droit du travail en France. Mais n’hésitez pas à rédiger, à votre tour, un journal pour votre pays ;-)

SSII ou ESN ?

Les sigles suivants désignent le même type d’entreprise mais à des époques différentes :

  • SSCI = Société de Services et de Conseils en Informatique (jusqu’aux années 80)
  • SSII = Société de Services en Ingénierie Informatique
  • ESN = Entreprises de Services du Numérique (nouveau nom décidé par le Syntec Numérique en 2013)

Généralement, les SSII ESN proposent des CDI et des CDI chantier et vendent de l’assistance technique (recrutement pour revendre le travail à la journée) ce qui revient à la [[fourniture de main-d’œuvre]] ce qui est illégal car c’est réservé aux sociétés d’intérim. Par exemple, l’adresse e-mail, le bureau, le numéro de téléphone du consultant sont semblables à ceux des salariés du client, et cela dure souvent plusieurs années. De plus, en pratique, le consultant dépend de la hiérarchie du client (horaires, demande de congés, travail à faire).

Les ESN disent proposer des contrats en portage (sous la forme d’un CDI par exemple). Mais depuis 2015, ce n’est plus possible juridiquement. En fait, les ESN qui disent proposer un contrat en portage salarial proposent seulement un CDI chantier (ou un CDD) dont le salaire correspond au chiffre d’affaire de la mission.

Quand un indépendant travaille pour un client final avec une ESN intermédiaire, ce n’est pas du portage, c’est de la sous-traitance. Attention, utilisons les bons termes et ne laissons pas les ESN abuser du langage pour nous berner. #NoSSII

Portage salarial

Avant 2015, le portage salarial c’était flou. Par exemple, selon les régions, l’instance Pôle Emploi locale n’avait pas la même interprétation de la loi et celui d’Île-de-France ne versait pas d’indemnités chômage (ARE) pour les périodes chômées car la société de portage salarial n’ayant pas de lien hiérarchique avec le porté, Pôle Emploi pouvait considérer que ce n’était pas un contrat de travail valide, et donc pas d’allocation chômage. Lire l’article sur le lien de subordination en droit du travail français.

Le cadre législatif du portage salarial s’est officialisé, il y a quelques années seulement :

  • Ordonnance du 2 avril 2015
  • Décret du 30 décembre 2015
  • Loi El Khomri du 8 août 2016

La loi précise que le salaire en portage salarial doit être supérieur ou égal à 75 % du plafond de la sécurité sociale, soit 2500 € mensuel (2019), ce qui revient à facturer au minimum 300 € HT par jour (TJM). Ce plafond minimal est, peut-être, pour éviter de concurrencer l'intérim.

N’hésitez pas à corriger/compléter dans les commentaires…

Société de portage salarial

L’intérêt de la société de portage est de gérer seule les aspects comptables, facturations, administratifs et juridiques. Chacun son métier ! L’indépendant trouve par lui-même une mission et demande à une société de portage salarial de rédiger le contrat. L’indépendant signe alors un CDI (ou un CDD) avec la société de portage. L’indépendant (appelé le porté), indique à la société de portage ses jours travaillés, et cette dernière les facture au client et quand celui-ci paye, le chiffre d’affaire est converti en salaire.

Les société de portage se prennent une commission entre quelques pourcents et une quinzaine de pourcents. Celui-ci est généralement dégressif avec le montant du chiffre d’affaire. Souvent, elles proposent des optimisations fiscales comme les chèques déjeuner, les chèques cadeaux, le Plan d’Épargne Entreprise (PEE)…

Quand le porté n’a plus de chiffre d’affaire, la société de portage ne le paye plus malgré la continuité du CDI (ou CDD). Pendant ces mois chômés, le porté peut percevoir l’ARE (Aide au Retour à l’Emploi) versée par Pôle Emploi bien que le porté soit toujours sous contrat CDI (ou CDD).

C’est tout l’intérêt du portage salarial :

  • on se libère l’esprit des paperasses administratives ;
  • sentiment de liberté car on travaille pour le client pour lequel on a envie, et on le quitte si l’atmosphère devient pesante ;
  • on se soucie moins des périodes chômés.

Une société de portage salarial doit cependant respecter des contraintes :

  • souscription d’une assurance de garantie financière sur les salaires ;
  • ne pas chercher de mission pour ses portés (pas de commerciaux) ;
  • le contrat d’intervention en portage salarial (l’équivalent du contrat de sous-traitance) doit contenir quelques clauses obligatoires.

Il existe quelques syndicats de portage salarial, ceux que je connais :

  • PEPS, sérieuse, bien géré et qui trouve ses racines à la fin des années 1990 ;
  • FEPS, plus récente, adhésion moins contraignante.

Une société de portage n’a aucune obligation d’adhérer à un syndicat.
Néanmoins, je conseille vivement de n’accepter que les société de portage qui ont obtenu l’accréditation d’une fédération, et je conseille de considérer seulement le PEPS qui plus exigent.

Pour plus d’informations, le site du PEPS explique clairement les différents aspects du portage salarial, et liste également les adhérents : http://www.peps-syndicat.fr/carte-entreprises

Personnellement, j’ai commencé ma vie d’indépendant via une société de portage, plus précisément avec Akuit car à proximité de chez moi, mais surtout car ils sont sympas, travailleurs et toujours prêts à aider pour solutionner un problème juridique, comptable, administratif…

Mon conseil et de contacter une dizaine de sociétés de portage. Attention, n’oublie pas que tu confies le versement de ton salaire à une société qui encaisse ta facturation, ne prend pas celle avec laquelle tu sens que tu pourrais avoir des problèmes. De nombreuses société de portage mettent à disposition des salles pour organiser des réunion, des formations… et proposent même des formations pour ses portés. Donc, ne choisi pas seulement en fonction de la commission, tu risques de t’en mordre les doigts.

Reprenons les étapes en détail :

  • Tu te mets d’accord avec un client pour un TJM (500 € HT par jour par exemple)
  • Tu demandes à une société de portage salarial de s’occuper du contrat et de la signature avec ton client
  • Tu signes un CDI (ou CDD) avec la société de portage salarial
  • Chaque mois, la société de portage perçoit ton chiffre d’affaire (10 000 € HT si 20 jours travaillé dans mon exemple)
  • Tu décides combien de ton chiffre d’affaire tu souhaites convertir en salaire (par exemple, tu choisis de convertir 5000 € du CA et de garder le reste dans ta cagnotte)
  • La société de portage salarial, déduit ses frais (généralement entre 5 % et 15 %), paye les charge patronales, les charges salariales, l’impôt sur le revenu, édite ton bulletin de salaire et te verse sur ton compte bancaire ton salaire net (environ 2500 €)
  • Tu peux aussi déduire de ton chiffre d’affaire ce que tu achète et qui est nécessaire à l’exécution de ton travail comme un ordinateur, un téléphone portable
  • Tu peux aussi te verser une partie du CA dans un Plan d’Épargne Entreprise (PEE), ou encore en te versant des tickets restaurant, des chèques cadeaux…
  • Et quand tu n’as plus de mission, c’est Pôle Emploi qui te paye

Certaines pourraient abuser du système. Par exemple, une personne travaille douze mois consécutifs, mais s’arrange avec la société de portage (ou le client) pour indiquer avoir travaillé une fois tous les trois mois. Donc, cette personne s’arrange pour percevoir son salaire une seule fois tous les trois mois. Et elle déclare à Pôle Emploi être sans activité les deux autres mois. Au final, cette personne se paye un salaire équivalent à trois mois de chiffre d’affaire, puis bénéficie de l’ARE (Pôle Emploi) les deux autres mois, et ainsi de suite… Bien que les GAFAM abusent du système, n’en faisons pas autant.

Les coopératives

L’idée est de partager la même société avec d’autres personnes ayant des compétences plus ou moins différentes.
Cela à l’air sympa, mais attention, je ne connais pas bien, j’en parle mais je n’en ai jamais rencontrée. Merci de me corriger/compléter dans les commentaires.

Quelques coopératives trouvées sur le net :

  • Codeurs en Liberté (codeursenliberté.fr)
  • Scopyleft (scopyleft.fr)
  • Cadoles (cadoles.com)
  • Coopérative Informatique (coopinfo.com)

D’après l’association Coop FR (entreprises.coop), la France compte 22 500 entreprises coopératives (tous secteurs d’activité confondus) qui emploient 1,3 million de salariés.

Couveuse, Pépinière, Coworking

L’idée est de mettre en partage des bureaux et des équipements (imprimante) avec différentes petites structures, des startups, des indépendants… Je ne connais pas bien non plus ce monde, alors n’hésitez pas à compléter dans les commentaires ;-)

Emprunter un Siret + Kbis

Pour tester son idée, Activ'Créa prête un numéro de Siret et un Kbis. Pour cela, ce centre de formations partenaire de Pôle Emploi, possède plusieurs Siret qu’elle met à la disposition moyennant une comission sur le chiffre d’affaire. D’autres acteurs doivent aussi proposer un service équivalent. Désolé, je ne me rappelle plus du nom de ce mécanisme, à compléter dans les commentaires…

Créer sa propre structure juridique

Énormément de statuts en France : profession libérale, SEL, auto-entrepreneur, micro-entreprise, EI, EIRL, EURL, SARL, SASU, SAS, SA, les coopératives vues plus haut…

  • La EURL est une SARL avec un seul associé et une fiscalité différente (voir les subtilités) ;
  • La SASU est une SAS avec un seul associé, mais la même fiscalité.

Laissons de côté le statut SA, c’est rare que celui-ci soit choisi aujourd’hui tellement il est contraignant.

Manu m’avait déconseillé les statuts EURL et SARL à cause des problèmes récurrents avec le RSI (Régime social des indépendants et ses polémiques). J’avais donc opté pour le statut SASU. Mais bon, depuis un an le RSI n’existe plus et les indépendants sont donc désormais rattachés au régime général.

Alors quel est l’intérêt de la SASU si le RSI n’existe plus ?

Et bien en tant qu’indépendant (associé unique), les bénéfices sont beaucoup moins imposés pour une SASU que pour une EURL. Avec les deux statuts, il est possible de se verser un salaire et/ou des dividendes. Et se verser des dividendes étaient toujours plus avantageux que de se verser un salaire.

Mais, c’est injuste que les revenus du capital sont moins taxés que les revenus du travail. Alors, à la fin du quinquennat de Hollande, la fiscalité a été changée pour taxer de façon équivalente les dividendes et les salaires d’une EURL d’un indépendant. Et cela n’a pas été fait pour les SASU (peut être un jour…)

Donc, aujourd’hui, le statuts SAS et SASU permettent de se verser des dividendes sans payer de charges sociales contrairement au statut EURL. Mais si on se verse des dividendes une fois par an, il faut pouvoir tenir et gérer le creux de la vague, mais aussi le versement vertigineux d’un an de salaire en une fois, ce qui donne envie de partir faire le tour du monde et de dépenser plus que nécessaire…

Si on compare uniquement le salaire du gérant, la EURL (et SARL) semble plus intéressante que la SASU (et SAS) car les charges sociales sont moindres, plus particulièrement pour la retraite. Et qui croit encore en la capacité des caisses de retraite actuelles pour payer les retraites dans 30 ans ? Personnellement, je n’y crois pas trop. Je pense qu’il est plus sage de se constituer sa propre retraite plutôt que de verser une partie de son salaire aux caisses de retraite, surtout quand pour les jeunes…

Le statut spécial SS2L

Petite blague, ce n’est pas un statut, la société de services en logiciels libres est juste une SSII ESN spécialisée dans le domaine du logiciel libre. Mais, bon, rien ne t’empêche de créer une EURL ou SASU et d’indiquer que c’est aussi une SS2L. \o/

Les aides de Pôle Emploi

L’objectif de Pôle Emploi est que tu trouves un emploi ou que tu te crées ton propre emploi. Pour cela il y a plusieurs aides :

  • Maintien de l’ARE (Allocation d’Aide au Retour à l’Emploi), les fameuses « allocations chômage »
  • ACCRE (Aide au Chômeur Créant ou Reprenant une Entreprise)
  • ARCE (Aide à la Reprise ou à la Création d’Entreprise)
  • NACRE (Nouvel Accompagnement pour la Création ou la Reprise d’Entreprise)

Important : tu ne peux pas toucher les aides de Pôle Emploi si tu n’es pas inscrit à Pôle Emploi.
Si tu démissionnes, tu risques de ne pas pouvoir d’inscrire à Pôle Emploi.

Pour ma part, j’ai eu la chance d’être victime d’une rupture de ma période d’essai. Au début, je n’étais pas content. Et puis, mon interlocuteur à Pôle Emploi m’a expliqué les aides possibles pour m’accompagner dans la création de mon emploi. J’ai opté pour le maintien de l’ARE ce qui finalement coïncidait bien avec le versement de dividendes d’une SASU. Car ceux qui travaillent (qui perçoivent un salaire) ne peuvent être bénéficiaires de l’ARE. Donc, je ne travaille pas : en tant que gérant, je réalise des missions pour le développement de ma société, mais je perçois ses dividendes.

Si tu perçois un salaire, cela n’annule le versement des ARE, cela ne fait que repousser l’échéance de la fin des aides. Si le salaire que tu perçois est inférieur au montant des ARE, Pôle Emploi te verse partiellement tes ARE pour que ton niveau de vie de soit pas affecté. Et tu ne perds pas ce que tu n’a pas pas perçu, cela repousse de la fin des aides.

Supposons que ton salaire brut annuel est de 47 k€ avant de te retrouver inscrit.e à Pôle Emploi. Et bien, tu auras le droit à une ARE de 2000 € pendant 2 ans (3 ans si tu as plus de 50 ans). Si tu vas jusqu’au bout des 2 ans (c’est long), cela représente 48k€ d’aides.

Avec les statuts EI et EIRL, ce n’est pas possible de se rémunérer en dividendes, et donc tu percevras les ARE seulement si tu n’as pas de mission.

Par contre, tu peux demander l’ARCE. Avec mon exemple ci-dessus, tu percevras 22 000 € en deux versements, le premier au bout de 3 mois d’existence de ton entreprise, et le second 3 mois après. C’est plus rapide que d’attendre pour obtenir la même sommes avec les ARE.

D’ailleurs, certaines personnes abusent du système en obtenant une rupture conventionnelle puis en créant une société fictive qui est liquidée/dissoudre sept mois plus tard, et enfin reprennent leur travail après des vacances payées par Pôle Emploi. N’abusons pas des aides pour faire n’importe quoi !

Pour le calcul de l’ARCE, on prend 45 % du nombre de mois d’ARE restant (24 mois au début pour les moins de 50 ans). On arrondi au nombre supérieur. Dans notre exemple, 45 % des 24 mois, arrondis au nombre supérieur, cela fait 11 mois. L’ARCE correspond alors à 11 mois d’ARE (2000 €) à diviser en deux versements.

Il me semble que pour l’ACCRE c’est le même calcul…

Bref, en France, une entreprise sur deux est créée par un chômeur. On ne se demande pas pourquoi !

Capital social de la société

Historiquement, une société était fondée avec un capital conséquent comme 100 000 € (ou bien plus) afin de rassurer banques, fournisseurs et clients potentiels. Et donc, ce capital social était déposé dans un compte séquestre (bloqué) auprès d’une banque ou de la Caisse des dépôts et de consignations ou d’un notaire, qui fournit une attestation de dépôt de capital à remettre au greffe du tribunal de commerce.

Bien que le capital minimum ait été réduit à 1 €, notre réglementation a conservé cette procédure. Un indépendant peut ne pas avoir d’investissement initial, et donc créer sa société avec un euro, et bien il devra prouver au greffe du tribunal de commerce qu’il possède bien cette somme sur un compte séquestre !

Les banques facturent environ une centaine d’euro pour le dépôt du capital social. Personnellement, je suis passé par Qonto, une plateforme bancaire, qui sous-traite le dépôt du capital à un notaire et la gestion bancaire à l’établissement Treezor. C’est moins beaucoup cher qu’une banque traditionnelle.

Dépôt des statuts

Si on a un peu de temps, et des statuts récupérés d’une autre entreprise, on peut les adapter à sa situation et aller les déposer soi-même au greffe du tribunal de commerce.

Sinon, il y a des entreprises spécialisées comme CaptainContrat ou Legalstart qui proposent des statuts à la carte et s’occupent des procédures juridiques.

Comptabilité

Avec le statut de porté, tu ne te soucis pas de la comptabilité. Mais avec ta propre structure juridique, tu dois mettre les mains dans le cambouis juridique et comptable. Tu peux déléguer une partie ou la quasi totalité, mais tu perds plus ou moins le contrôle de la gestion de ta société (et de l’argent).

Sinon, si tu veux éviter de te retrouver menotté par ton cabinet comptable ou d’un site web qui te propose de gérer tout ça pour toi, tu peux décider de gérer toi-même ta comptabilité avec un logiciel libre. L’April maintien une liste de logiciels libres de comptabilité.

Donc voici mes préférés car gérés par des francophones avec l’esprit communautaire :

N’hésitez pas à consulter les autres logiciels libres de comptabilité listés par l’April. Il y en a pour tous les goûts, même à la ligne de commande !

Personnellement, j’ai trouvé deux personnes qui ont bien voulu me coacher pour la création de me entreprise et la formation sur le logiciel de comptabilité. La première personne sur Dolibarr et la seconde sur Tryton. La seconde personne s’étant manifestée après avoir accepté la proposition de la première, je suis donc parti sur Dolibarr dont je suis très content, et cela fonctionne sur mon vieil hébergement mutualisé. Le chef de projet Dolibarr, Laurent Destailleur (aka Eldy), est également très sympathique malgré la photo de son profil qui m’avait laissé pensé à un tueur déséquilibré… Mon coach, m’a même trouvé un cabinet comptable qui connaît Dolibarr et qui y contribue. \o/

Dans les commentaires, explique tes astuces à ton tour, ou compléter/corriger ce que je viens d’écrire…

  • # petite coquille

    Posté par . Évalué à 8. Dernière modification le 22/01/19 à 19:40.

    Important : tu ne peux pas toucher les aides de Pôle Emploi si tu n’es pas inscrit à Pôle Emploi.
    Si tu démissionnes, tu risques de ne pas pouvoir d’inscrire à Pôle Emploi.

    en fait rien n’empêche un démissionnaire de s'inscrire a pole emploi, c'est plutôt conseiller de le faire vite pour tenter d'atteindre les 450h de travail qui ouvre les droits à indemnisation :

    https://www.pole-emploi.fr/candidat/salarie-demissionnaire-@/article.jspz?id=60559

    c'est pas très claire mais il parle bien de bénéficier des allocations de chômage. pas d'inscription impossible.
    Snif la promesse de Macron pour les démissionnaires …

    pour les cabinets comptable j'ajouterais que vous pouvez prendre celui que vous voulez DANS toute la France, pas trop besoin de proximité pour cela.

  • # fun-mooc

    Posté par . Évalué à 2.

    Cela peux t’intéresser , un mooc sur france université numérique parlera bientôt du droit du travail.
    Ayant des proches indépendant, pas dans l'informatique, ils m'expliquaient que deux pièges attendaient les entrepreneurs:
    -Créer une structure individuelle:
    C'est la plus simple à la création, mais à moyen terme, tombe sur toi beaucoup de piège, notamment deux dont je me souviens
    le RSI (j'ignore si la SSI est identique) : Elle te prends autant d'argent que la sécurité sociale certes, mais est (était ) beaucoup moins dans la négociations: il pouvait arriver une lettre le lundi demandait les cotisations pour le vendredi (à échelle de 10K€). La solution est de transformer sa société individuelle en SARL, plus souple (par contre, deux comptes indépendants sont neccessaires puisque l'entrepreneur devient actionnaire, CEO, CTO, chief of board, employé unique etc..)

    -Déclarer trop de revenues la première année
    Certes, les prêts bancaires sont plus facile pour développer son business ou demander un prêt à la consommation/immobilier, mais les agents du fisc n'oublient pas les revenues déclarés lors de la première année.

  • # Et la profession libérale ?

    Posté par (page perso) . Évalué à 10.

    Bizarre, le titre parle de travailler en "indépendant" et tu ne parles pas du seul statut qui correspond le mieux à la définition d'un indépendant: la profession libérale.

    Contrairement aux autres forme d'entreprenariat que tu cites, tu n'es pas rattaché à une structure, et tu n'es pas obligé de créer une structure d'entreprise juste pour t'héberger toi.

    Concrètement, tu ne crées pas d'entreprise avec des statuts, tu n'es pas salarié non plus, c'est ta propre personne qui devient une entreprise avec un SIRET. Tu peux même (c'est fortement déconseillé) mélanger tous tes revenus et tes dépenses privées avec tes revenus pros, la seule obligation étant de possèder un compte dédié à ton activité professionnelle.

    En terme d'administratif et de comptabilité, c'est plutôt simple. Tu dois t'affilier à un Association de Gestion Agrée (AGE) qui va vérifier vite fait tes comptes à l'année.

    Il n'y a pas de notions de dividendes ou de salaire: tout ce que tu perçois comme revenu professionnel t'appartient. Tu déclares à la fin de l'année un bénéfice qui est taxé il me semble de façon proche d'un dividende.

    J'ai exercé sous ce statut pendant une année et j'ai trouvé ça plutôt léger en terme d'administratif, et plutôt rentable en terme de conversion montant facturé / net dans ma poche.

    Par contre, tu es un peu livré à toi-même ce qui peut être un peu angoissant vis à vis des administrations. Il faut bien choisir son AGE pour être bien conseillé.

    A noter que si tes clients ne te payent pas trop, tu peux être auto-entrepreneur. Mais les montants des rémunérations dans l'informatique dépassaient lorsque j'avais tenté l'aventure les plafond de la micro-entreprise.

    • [^] # Re: Et la profession libérale ?

      Posté par (page perso) . Évalué à 10.

      Bizarre, le titre parle de travailler en "indépendant" et tu ne parles pas du seul statut qui correspond le mieux à la définition d'un indépendant: la profession libérale.

      la profession libérale n'est pas vraiment un statut, mais plutôt une catégorie (et depuis 2018 les informaticiens n'ont plus le droit à la CIPAV la caisse vieillesse des professions libérales, donc…)
      Ce dont tu parles est "EI".

      Je déconseille fortement ce statut du fait du risque sur ton patrimoine perso (si un client te fait un procès et que tu dis de dommages et intérêts, on peut te prendre ta maison), mais depuis peu il existe l'EIRL, EI à responsabilité limité, pour séparer les patrimoines, alors pourquoi pas…

      Tu déclares à la fin de l'année un bénéfice qui est taxé il me semble de façon proche d'un dividende.

      C'est justement son gros désavantage : impossible de lisser les revenus sur plusieurs années, si année N tu gagnes 100k et N+1 0k, avec EI tu vas payer de l'IR sur 100k (haut!) et avec EURL tu pourras lisser en 2x50k (moins élevé).

      Bref, oui c'est compliqué, et aucune structure n'a "que des avantages".

      • [^] # Re: Et la profession libérale ?

        Posté par . Évalué à -5. Dernière modification le 22/01/19 à 23:14.

        il y en a une pas trop mal, les iles britaniques, le luxembourg, etc … structure en paradis fiscaux, et être travailleurs détaché \o/

        une bonne optimisation fiscal comme on les aimes. Sinon il y en a vraiment beaucoup qui travaille au noir, j'en suis toujours étonné, surtout avec le plafond de 1000€.

        • [^] # Re: Et la profession libérale ?

          Posté par (page perso) . Évalué à 8.

          Une bonne optimisation fiscal comme on les aimes.

          Je pense que tout le monde fait des optimisations fiscales. Déduire 50€ d'un don à une association reconnue d'utilité publique est une optimisation fiscale.

          Ce qui importe c'est d'avoir les idées claires sur ce que tu fais et pourquoi tu le fais, et savoir si c'est éthique.

          Par exemple je préfère toucher le CICE (c'est de l'optimisation fiscale) et ne pas acheter chez Amazon si je peux éviter car cela ne reflète pas le modèle de société auquel j'aspire.

          Le risque avec une société dans les îles britanniques et un statut de travailleur détaché, c'est qu'en cas de contrôle ça peut ne pas passer… et vivre en France, bénéficier des avantages que ça a (infrastructures, services publics, santé, etc) et chercher à maximiser ses profits personnels en bricolant une société offshore et un faux statut de travailleur détaché, c'est peut-être légal mais pas très éthique. Les biens communs existent et s'entretiennent seulement si on en prend soin (à travers le paiement d'impôts et de taxes notamment…)

          Sinon il y en a vraiment beaucoup qui travaille au noir, j'en suis toujours étonné, surtout avec le plafond de 1000€.

          Du black dans l'industrie du logiciel ? Vu les tarifs dans le métier, ça doit être compliqué de ne pas se faire prendre…

          • [^] # Re: Et la profession libérale ?

            Posté par . Évalué à 2.

            Heures sups payés en divers avantage ? (au hasard le voyage pour les vacances en note de frais ?)

          • [^] # Re: Et la profession libérale ?

            Posté par . Évalué à 0.

            • [^] # Re: Et la profession libérale ?

              Posté par (page perso) . Évalué à 1.

              C'est le CICE qui a fait déborder le vase

              Ha, tiens, c'est nouveau, moi j'avais vu au début que c'était juste l'augmentation du prix de l'essence qui avait fait râler, sans aucun autre sujet à part de "on veut rouler pour le moins cher possible", sans compter qu'on lit très bien dans ton lien "Une information publique depuis 2014" (et ça déborde du vase en 2018??? Et ben, long à la détente…), ça a l'air si simple pour certains d'écrire l'histoire qu'ils aiment plutôt que de regarder en face avec qui ils sont copains de "lutte"…

            • [^] # Re: Et la profession libérale ?

              Posté par (page perso) . Évalué à 8.

              Le problème du CICE c'est qu'il aide majoritairement les grosses entreprises… comme le Crédit Impôt Recherche, le Crédit Impôt Innovation… ce sont 3 niches fiscales qui sont censées aider les TPE/PME, mais au final, si ça les aide mais que ça aide + les grosses, est-ce que ça ne dessert pas les petites ?

              • [^] # Re: Et la profession libérale ?

                Posté par (page perso) . Évalué à 3. Dernière modification le 23/01/19 à 08:59.

                Le CICE est quand même bien plus facile (et automatique) que CIR/CII (la, il faut savoir "draguer" dans le sens souhaité, et les grandes entreprises peuvent avoir plus l'habitude), les voir ensemble est bizarre. Surtout depuis ce mois-ci où le CICE est une baisse de charges immédiate.

                Bref, j'ai quand même l’impression qu"il y a une forme de mauvais procès au CICE… et aussi l'impression que le peuple veut plus d'emplois mais sans que rien ne bouge, alors que le monde bouge (ça me rappelle de l'augmentation annulée de TVA alors que la TVA protège de l'étranger et rend "moins chère" relativement l'achat de main d’œuvre locale et c'est ce que font pas mal d'autres pays en UE pour protéger leur marché, Suède & Danemark ont un taux à 25% mais dépasser 20% en France est jugé horrible, vraiment?).

                • [^] # Re: Et la profession libérale ?

                  Posté par (page perso) . Évalué à 4.

                  Pour diriger une entreprise qui fait du CIR et du CICE (18 personnes), je confirme que :
                  - le CIR, c'est très inconfortable, il y a une épée de damoclès au dessus de ta tête : le contrôle approfondi. J'explique : en toute bonne foi, tu peux avoir mis dans ton CIR une activité que tu considères de R&D, et qui, contrôlée, sera retoquée par l'administration. Bilan, redressement (sans pénalité si tu n'es pas jugé de mauvaise foi). Et ça, c'est éprouvant. notez qu'il y a un contrôle "basique", ou l'administration vérifie que tu as bien des justificatifs, et le contrôle "approfondi" ou l'administration va transmettre le dossier à un spécialiste qui va juger de la réalité scientifique de ta recherche. Et là, c'est sûr, les grosses boites bétonnent bien l'affaire là ou les petites peuvent se faire avoir.
                  - le CICE : ça n'a rien à voir avec le CIR dans le sens ou c'est mathématique : tu as un salarié payé X, tu as droit à une réduction de tant. En fait, le gouvernement de l'époque avait inventé ce mécanisme plutôt que de baisser les charges tout simplement afin de … rester sous les 3% de déficit. C'est quoi le rapport ? Le CICE était versé en année N+1, et donc comptablement en année N+1. Ce qui permettait à l'année N d'être budgétairement "jolie" et de pouvoir annoncer au public "on baisse les charges". Mais c'était limite manipulation. Le gouvernement actuel a l'honnêteté d'avoir remis les choses en mode simple !

                  • [^] # Re: Et la profession libérale ?

                    Posté par . Évalué à 3.

                    pour réserver le CICE au PME, il aurait suffit de fixer un plafond, et le tour était joué. En plus, il n'y aurait pas d'effet seuil, que Bercy a tendance à mettre partout. (cf la trappe à bas salaire autour de 1.2 ou 1.6*SMIC)

                    "La première sécurité est la liberté"

                    • [^] # Re: Et la profession libérale ?

                      Posté par . Évalué à 1. Dernière modification le 23/01/19 à 11:24.

                      J'ai tendance à me méfier des "il suffit".
                      Un plafond en fonction de quoi ? Si la niche est suffisamment intéressante qu'est ce qui empêche la grosse structure de créer une petite entreprise (succursale de la grosse évidemment) pour profiter du CICE.
                      Je ne suis pas juriste mais ajouter une règle peut compliquer la vie des honnêtes gens : un patron refuse de grossir car il perd le cice et les grosses structures contournent.

                      • [^] # Re: Et la profession libérale ?

                        Posté par . Évalué à 5.

                        Un plafond n'est pas un seuil. C'est écrit dessus.

                        Donc si tu limites à 1M€ de CICE, si le patron dépasse, il touche toujours 1M€. Aucun effet de seuil justement. Cela évite d'avoir la grande distribution qui touche des 100M€.

                        Concernant le découpage en petite entité, c'est toujours le problème avec les entreprises, mais il me semble que ce problème a déjà été contourné en parlant de "holding" et non d'entreprise pour créer la règle, mais j'ai oublié les détails.

                        "La première sécurité est la liberté"

                        • [^] # Re: Et la profession libérale ?

                          Posté par (page perso) . Évalué à 6.

                          J'avais lu que Renault touchait plus que le plafond du CIR en utilisant justement la bidouille de société coquille vide dans laquelle on déclarait une partie de la R&D. Un député s'en était offusqué, mais il semble que pour les boîtes très puissantes, l'état s'en fout un peu : https://www.arretsurimages.net/articles/renault-optimisation-fiscale-le-csa-donne-raison-a-france-2

                          • [^] # Re: Et la profession libérale ?

                            Posté par . Évalué à 0. Dernière modification le 23/01/19 à 17:16.

                            L'état est actionnaire de Renault.
                            De même, les lois ne sont pas les mêmes pour les entreprises privées que pour l'état. Dans la fonction publique et dans les collectivités, il y a couramment des choses illégales qui se font encore (CDD enchaînés pendant 20 ans, refus de signer une rupture conventionnelle jusqu'à ce que les gens démissionnent) et des inégalités de traitements (primes non versées aux contractuels, pas d'indemnité de fin de CDD…). On pourrait en lister des kilomètres comme cela.

                  • [^] # Re: Et la profession libérale ?

                    Posté par . Évalué à 2.

                    L’agrément CIR/CII est exigé aux prestataires de certains grands groupes, car ça leur permet, entre autres, de déduire 40% (20% pour le CII) des prestations de leurs impôts.
                    J'ai eu le cas d'un client de la TV-num qui exigeait que les SSII qui n'avaient pas le CIR baissent leurs tarifs de 40%.
                    Du coup ça jette les indépendants dans les bras d'une grosse SSII/ESN car le CIR est assez dur à obtenir quand on est un indépendant.
                    Je trouve ce système un peu limite, les SSII, celles qui se comportent comme des agences intérims, ne sont pas spécialement connues pour leur contribution à l'innovation, elles "louent" juste leur agrément CIR aux indépendants.
                    Le CIR demande pas mal de paperasse et en général de faire appel à un cabinet spécialisé, de mémoire ceux qui l'ont fait m'ont parlé d'une fourchette entre 2K€ et 5 K€.

                    L'agrément CII est plus facile à obtenir mais ne permet au client de déduire que 20% de la prestation, j'ai réussi à l'avoir quand j'étais indépendant, et comme je n'avais pas trop trouvé d'exemples quand je m'étais penché sur la question, j'ai publié mon dossier ici.

                    C'est quelque chose que l'on pourrait définitivement mutualiser, je ne sais pas si une coopérative pourrait obtenir le CIR, sinon il faudrait faire appel à une structure qui facturerait au client et dans ce cas là on retomberait dans le mode de fonctionnement des SSII

                    PS: Je ne suis pas un expert CII/CIR, j'y ai juste été confronté quand j'étais indépendant, n'hésitez pas à me corriger si j'ai dit des bêtises

                • [^] # Re: Et la profession libérale ?

                  Posté par (page perso) . Évalué à 4.

                  Le CICE est quand même bien plus facile (et automatique) que CIR/CII (la, il faut savoir "draguer" dans le sens souhaité, et les grandes entreprises peuvent avoir plus l'habitude), les voir ensemble est bizarre. Surtout depuis ce mois-ci où le CICE est une baisse de charges immédiate.

                  Je les ai mis ensemble car ce sont des optimisations ou niches fiscales, rien de plus. Ca n'a pas le même objectif, ce ne sont pas les même modalités pour l'obtenir, je suis bien d'accord avec toi que "ce n'est pas dans le même sac, loin de là".

                  Bref, j'ai quand même l’impression qu"il y a une forme de mauvais procès au CICE… et aussi l'impression que le peuple veut plus d'emplois mais sans que rien ne bouge, alors que le monde bouge (ça me rappelle de l'augmentation annulée de TVA alors que la TVA protège de l'étranger et rend "moins chère" relativement l'achat de main d’œuvre locale et c'est ce que font pas mal d'autres pays en UE pour protéger leur marché, Suède & Danemark ont un taux à 25% mais dépasser 20% en France est jugé horrible, vraiment?).

                  A ma connaissance le CICE a été mis en place pour stimuler l'embauche. Le plus gros employeur en France, ce sont les petites structures. Et pourtant le CICE est majoritairement récupéré par les grosses du coup ça ne va pas là où ça devrait. Mais le CICE est en sursis vu qu'il est censé disparaître en 2019…

                  • [^] # Re: Et la profession libérale ?

                    Posté par (page perso) . Évalué à 3.

                    Et pourtant le CICE est majoritairement récupéré par les grosses

                    Comment? Encore une fois le CICE c'est une feuille à remplir, les TPE peuvent l'avoir facile.
                    le CICE ne s’intéresse pas à la taille des entreprises mais aux niveau de rémunération. A ma connaissance les TPE ne payent pas plus que la limite CICE, donc je ne vois pas ce qui permet de dire ce que tu avances.

                    Le plus gros employeur en France, ce sont les petites structures.

                    Donc en se disant que les petites structures payent pas chère, le CICE est récupéré par les petites structures en majorité, je te demande de me démontrer comment ce n'est pas le cas (s'il te plaît pas des "on m'a dit, il y a beaucoup de fantasmes dans les on m'a dit, parait même que l'Alsace et Lorraine a été vendu à l'Allemagne").

                    Mais le CICE est en sursis vu qu'il est censé disparaître en 2019…

                    Il ne disparaît pas, il est transformé. Techniquement certes ça disparaît, mais son idée (moins de charges sur les emplois avec peu de valeur ajoutée, bref les bas salaires) reste.

                    • [^] # Re: Et la profession libérale ?

                      Posté par (page perso) . Évalué à 6.

                      Et pourtant le CICE est majoritairement récupéré par les grosses
                      Comment? Encore une fois le CICE c'est une feuille à remplir, les TPE peuvent l'avoir facile.
                      le CICE ne s’intéresse pas à la taille des entreprises mais aux niveau de rémunération. A ma connaissance les TPE ne payent pas plus que la limite CICE, donc je ne vois pas ce qui permet de dire ce que tu avances.

                      Entre pouvoir avoir et avoir il y a une différence. Ce qui fait que des grosses boîtes profiterons toujours des avantages possibles car il y a toujours une personne compétente sur le sujet.

                      Je ne retrouve pas l'article que j'avais lu sur le sujet. Mais par exemple cet article de libération expose ceci :

                      En revanche, un rapport de la sénatrice Marie-France Beaufils (PCF) note que le CICE, facile d’accès pour les grandes entreprises, est plus complexe à utiliser pour les TPE et les PME. Si le taux de recours a été estimé au total à 98 % en 2014, selon le rapport, il existe ainsi des disparités selon la taille des entreprises. Toutes les grandes entreprises ont eu recours à la créance fiscale alors que 6,3 % des ETI, 4,8 % des PME et jusqu’à 10,9 % des microentreprises n’ont pas sollicité le CICE.

                      Dit autrement :

                      • 100% des grandes entreprises profitent du CICE
                      • 93,7% des ETI en profitent
                      • 95,2% des PME en profitent
                      • 89,1% des microentreprises en profitent.

                      Ce que j'évoque n'est pas "en théorie les grosses structures en profitent plus", mais "en pratique elle en profitent plus".

                      Un autre article intéressant : https://www.journaldunet.com/economie/magazine/1157975-cice-2014-des-grandes-entreprises-francaises/

                      Le plus gros employeur en France, ce sont les petites structures.
                      Donc en se disant que les petites structures payent pas chère,

                      Je t'invite à me donner des sources pour cette affirmation.

                      Les plus bas salaires sont en général sur des postes non qualifiés, qui sont en général liés à des chaines de productions ou à des systèmes industrialisés - ce n'est pas le cas des petites boîtes.

                      • [^] # Re: Et la profession libérale ?

                        Posté par . Évalué à 1.

                        il y a des publications officielles qui existent, aller chercher le journal du net comme référence j'avoue que je n'y aurais pas pensé surtout que le fameux article n'indique aucune source, ce qui indique un sérieux travail journalistique !

                        Pour pour un rapport très précis sur beaucoup de point c'est là.

                        • [^] # Re: Et la profession libérale ?

                          Posté par (page perso) . Évalué à 1. Dernière modification le 25/01/19 à 11:44.

                          aller chercher le journal du net comme référence j'avoue que je n'y aurais pas pensé

                          Si il n'y avait que ça…
                          En pratique, il y a juste un problème de cause-conséquence dans le raisonnement, sans chercher à comprendre si il y a un hic du moment où ça va dans son sens.

                          "les grosses structures en profitent plus" est juste trompeur, du même niveau que "les étrangers volent plus" (qui évite soigneusement de chercher la cause, par hasard que le taux de vol est plus lié à la pauvreté qu'à la nationalité).
                          Ici, quelqu'un se fait berner (et en est heureux car ça va dans son sens, rien à faire de l'objectivité) par un journal qui lui présente une vision tronquée, en "oubliant" de dire que c'est du fait des salaires compatibles CICE, pas de la taille de l'entreprise (merci, je sais qu'une entreprise de 100 personnes au CICE va recevoir 10x plus qu'une entreprise de 10 personnes au CICE, c'est des maths de base mais ça ne fait pas des premières des grandes gagnantes, car 10 entreprises de 10 personnes vont recevoir exactement la même chose sans être compté comme "horribles" mais en pratique c'est la même chose pour chacun des 2x 100 salariés).

                          PS : j'avoue être déçu que le commentateur que je critique soit tombé dans ce panneau simpliste, d'hab il est plus posé que ça et moins dans le facile populisme "méchantes grosses boites".

                        • [^] # Re: Et la profession libérale ?

                          Posté par (page perso) . Évalué à 1.

                          Pour pour un rapport très précis sur beaucoup de point c'est là.

                          J'ai lu ce document ; je ne vois pas où il explique à qui profite le CICE (entre petites et grandfes structures). Il parle de l'impact général. Si tu prends une mesure qui permet de conserver 100 000 emplois gloablement, mais que cette "conservation" se fait sous la forme "+120000 dans les petites structures et -20000 dans les grosses", alors tu peux dire que c'est positif pour l'emploi et pour les petites structures. Si le résultat est qu'on conserve 100000 emplois sous la forme "+120000 dans les grandes structures et -20000 dans les grosses", alors c'est positif pour l'emploi et positif pour les grosses structures. Si tu dis juste "on concerve 100000 emplois", tu ne peux tirer aucune conclusion de qui (en terme d'entreprise) bénéficie de la mesure.

                          Mais comme je suis populiste et que ma démarche n'est pas rigoureuse, je suis preneur, Christophe, Jérôme, d'une explication sur la partie du document que j'ai mal interprétée ou que je n'ai pas comprise. Plutôt que de faire les "je parle pas aux cons, ça les éduque", faites-moi progresser.

                          • [^] # Re: Et la profession libérale ?

                            Posté par (page perso) . Évalué à 1. Dernière modification le 25/01/19 à 16:37.

                            Si tu dis juste "on concerve 100000 emplois", tu ne peux tirer aucune conclusion de qui (en terme d'entreprise) bénéficie de la mesure.

                            Et pourtant, quelqu'un a basé sa conclusion "en pratique elle en profitent plus" sur l'idée que les plus grandes entreprises ont le montant le plus gros (voir le lien fourni par cette personne, et ce qui évident vu que c'est proportionnel à la masse salariale sous X € et qu'il n'y a pas tant de différence entre TPE et CAC40 à ce sujet il me semble).

                            J’interprète ta phrase qui descend cette idée de lien de causalité que tu trouves ce raisonnement bien idiot (et je suis bien d'accord avec toi!), maintenant je te laisse lire le nom de celui qui a sorti la phrase critiquée…

                            faites-moi progresser.

                            Ben… C'est juste que tu donnes un lien parlant de X pour conclure sur Y, je te conseille de te renseigner sur Y pour conclure sur Y, ou de rester à parler de X.

                            Autre chose : "10,9 % des microentreprises n’ont pas sollicité le CICE", OK, mais question idiote, tu parles des microentreprises en générale ou des microentreprises éligibles? Cette phrase n'apporte absolument rien sur le CICE sans savoir ce "détail". Et sérieux, le CICE c'est un papier d'une page fait par ton comptable (que tu as, sinon c'est juste n'importe quoi, ton métier n'est pas comptable), c'est plus chiant que sur la fiche de paye (mais ça change cette année!) mais pas non plus la mer à boire, le comptable le fait sans qu'on lui demande.

                            Ha, autre chose encore, dans ton lien Libération : "Les microentreprises et les PME ont déclaré 6 milliards d’euros de créance, soit 44 % du total. Les entreprises de taille intermédiaire (ETI) en ont, elles, déclaré 3,2 milliards (23 %), et les grandes entreprises 4,6 milliards (33 %)." En fait, tu fournis les liens pour dire le contraire de ce que tu avances, si on parles absolu les grandes entreprises ont moins récupéré (juste 1/3), comme quoi tout est question de présentation du moment où on sait la conclusion qu'on veut avoir… Et oui, tu m'as demandé une source en me fournissant dans le même commentaire la source. Moi avec 44% je dis que c'est les microentreprises et les PME qui ont le plus gagné (44 > 33), et si je compte en nombre d'entreprises alors la ça va éclater. Voix-tu maintenant où est le hic dans "en pratique elle en profitent plus"?

                            • [^] # Re: Et la profession libérale ?

                              Posté par (page perso) . Évalué à 3. Dernière modification le 25/01/19 à 18:49.

                              Si tu dis juste "on conserve 100000 emplois", tu ne peux tirer aucune conclusion de qui (en terme d'entreprise) bénéficie de la mesure.
                              Et pourtant, quelqu'un a basé sa conclusion "en pratique elle en profitent plus" sur l'idée que les plus grandes entreprises ont le montant le plus gros (voir le lien fourni par cette personne, et ce qui évident vu que c'est proportionnel à la masse salariale sous X € et qu'il n'y a pas tant de différence entre TPE et CAC40 à ce sujet il me semble).

                              Non, je n'ai pas conclu "en pratique elle en profitent plus sur l'idée que le montant en absolu est plus gros" (je ne suis pas aussi simplificateur que tu sembles le penser), mais j'ai conclu "en pratique elle en profitent sur l'idée qu'au prorata des charges salariales elles en profitent plus".

                              Autre chose : "10,9 % des microentreprises n’ont pas sollicité le CICE", OK, mais question idiote, tu parles des microentreprises en générale ou des microentreprises éligibles?

                              Tu as raison.

                              Ceci dit, je reste vraiment dubitatif sur le fait que des ETI et des PME ne soient pas éligibles. Le CICE c'est pour les salaires jusqu'à 2,5 SMIC - il s'agirait donc d'établissements qui n'ont tout à fait aucun salarié en dessous de 44954€ Brut par…

      • [^] # Re: Et la profession libérale ?

        Posté par . Évalué à 3.

        Je déconseille fortement ce statut du fait du risque sur ton patrimoine perso

        Alors attention à ça… C'est vrai, mais faut pas croire que ce soit absolu.

        Lors d'une formation de créateur d'entreprise, l'expert comptable avait expliqué les différents statuts et avait bcp parlé de l'EI qu'il affectionnait bcp (la moitié des entreprises en France sont en EI je crois ?). Les gens ne sont pas non

        Oui tu confonds les deux patrimoines, et il y a un risque, mais :
        - si c'est pour être informaticien indépendant et un jour être endetté de 10k€ (et j'avoue ne pas voir de scénario là dessus) jamais un juge ne va vendre ta baraque pour venir récupérer une somme aussi ridicule (et de toutes façons la résidence principale est officiellement protégée depuis qques années). avec une activité sans emprunt (c'est pas la création, d'un resto ou d'une entreprise de transport), le risque est vraiment, vraiment minime.
        - si tu crois que avec une EURL tu peux t'endetter de 100k€ et ne pas finir pas revendre ta baraque, tu te fourres les doigt dans l’œil : en tant que gérant tu es responsable des comptes, et si une faute de gestion est avérée, tu vas prendre cher personnellement (sinon ce serait trop facile)

        L'EI a pas mal d'avantages, comme la simplicité de comptabilité. J'ai pas fait, mais apparemment tu peux te démerder tout seul sans trop d'effort.

        Bon, finalement j'avais opté pour une EURL quand même :), mais c'était pas du tout sur ce critère : en créant mon entreprise en EURL, j'ai joué à fond la création d'entreprise, création d'une personne morale, y compris en choisissant l'IS a lieu de l'IR, et en payant tout de même un comptable à 2000€ par an (ce que je conseille fortement dans le cas de l'EURL en tous cas). Délire perso quoi.

        En théorie, la théorie et la pratique c'est pareil. En pratique c'est pas vrai.

        • [^] # Re: Et la profession libérale ?

          Posté par (page perso) . Évalué à 4. Dernière modification le 23/01/19 à 08:10.

          avec une activité sans emprunt (c'est pas la création, d'un resto ou d'une entreprise de transport), le risque est vraiment, vraiment minime.

          Tu es libre d'imaginer ça, je préviens juste les autres (la "baraque" était façon de parler, si tu préfères on peut parler des meubles et du livret A, et surtout ta dette ne te lâchera pas facilement).

          si tu crois que avec une EURL tu peux t'endetter de 100k€ et ne pas finir pas revendre ta baraque, tu te fourres les doigt dans l’œil

          Ai-je parlé d'emprunt?

          et si une faute de gestion est avérée, tu vas prendre cher personnellement

          Ai-je parlé de faute de gestion?
          Relit s'il te plaît, "si un client te fait un procès et que tu dis de dommages et intérêts" n'est pas une faute de gestion.

          la moitié des entreprises en France sont en EI je crois

          C'est un choix, je préviens juste que chaque statut a des avantages (l'EI est "moins chère") et inconvénients (l'EI est "moins protectrice").

          et en payant tout de même un comptable à 2000€ par an

          Le Bouquetin en a parlé aussi, et j'en profite pour dire que oui le conseil du journal sur la compta est l'opposé de ce qu'il faut faire, son métier n'est pas comptable (et ne pas faire la compta n’empêche aucunement d'avoir le contrôle sur la gestion et de l' "argent", en fait ça n'a presque rien à voir).

          • [^] # Re: Et la profession libérale ?

            Posté par . Évalué à 2.

            Relit s'il te plaît, "si un client te fait un procès et que tu dis de dommages et intérêts" n'est pas une faute de gestion.

            Vrai. Mais encore une fois, c'est un risque à évaluer. Au passage le comptable m'a fait un bon conseil juridique en relisant le contrat cadre que je faisais avec le client. Et les assurances pro ça sert à ça aussi (j'en avais une qui me couvrait sur tout sauf le développement logiciel embarqué sur avion, ce qui est parfaitement ridicule soit dit en passant).

            Ai-je parlé d'emprunt?

            Non et moi non plus, c'était plutôt dette à l'URSSAF/RSI/FISC à laquelle je pensais.

            C'est un choix, je préviens juste que chaque statut a des avantages (l'EI est "moins chère") et inconvénients (l'EI est "moins protectrice").

            Exact. Et du coup mon message est : évaluer les risques c'est important. Il faut savoir pourquoi on prend un statut tout autant que pourquoi on ne prend pas un autre statut.

            En théorie, la théorie et la pratique c'est pareil. En pratique c'est pas vrai.

            • [^] # Re: Et la profession libérale ?

              Posté par . Évalué à 3. Dernière modification le 23/01/19 à 11:29.

              qui me couvrait sur tout sauf le développement logiciel embarqué sur avion, ce qui est parfaitement ridicule soit dit en passant).

              En quoi c'est ridicule ? Si ton code n'arrive pas à se faire qualifier, il faut tout jeter, et recommencer. Le risque est gros pour le client et donc pour l'assureur.

              "La première sécurité est la liberté"

              • [^] # Re: Et la profession libérale ?

                Posté par . Évalué à 1. Dernière modification le 23/01/19 à 11:49.

                Si ton code n'arrive pas à se faire qualifier, il faut tout jeter, et recommencer.

                Je n'ai jamais vu ça en plus de 10 ans à bosser pour Airbus. Les soucis de qualif, c'est déjà en général du process et de la qualité et pas du code, et puis le refus est motivé très précisément, il faut corriger et c'est tout.

                Jamais vu non plus ma SSII de l'époque se faire sanctionner pour quelque retard ou quelque soucis de qualif, ça fait partie d'un process énorme, et quand tu n'es ni équipementier ni systémier, tu es très peu impliqué dans les conséquences.

                En théorie, la théorie et la pratique c'est pareil. En pratique c'est pas vrai.

                • [^] # Re: Et la profession libérale ?

                  Posté par . Évalué à 4.

                  Les soucis de qualif, c'est déjà en général du process et de la qualité et pas du code, et puis le refus est motivé très précisément, il faut corriger et c'est tout.

                  De mémoire, c'est ce qui est arrivé au Fadec de l'A400M.

                  Jamais vu non plus ma SSII de l'époque se faire sanctionner pour quelque retard ou quelque soucis de qualif, ça fait partie d'un process énorme, et quand tu n'es ni équipementier ni systémier, tu es très peu impliqué dans les conséquences.

                  Elle doit se blinder au niveau contrat, c'est ce que fait ton assureur.

                  "La première sécurité est la liberté"

                  • [^] # Re: Et la profession libérale ?

                    Posté par . Évalué à 2. Dernière modification le 23/01/19 à 13:24.

                    De mémoire, c'est ce qui est arrivé au Fadec de l'A400M.

                    Et c'était de la responsabilité du développeur ? Ou de l'équipementier ?

                    Attention, je (et la SSII c'est pareil) produit du code, pas un équipement avionique. C'est très très très différent.

                    En théorie, la théorie et la pratique c'est pareil. En pratique c'est pas vrai.

                • [^] # Re: Et la profession libérale ?

                  Posté par . Évalué à 2.

                  qualité et pas du code

                  Je comprends ce que ça veut dire mais je déteste l'approche qui prétend décorréler la "qualité" du code; ça veut juste dire que la "qualité" en question n'a pas (suffisamment) d'impact réel—c'est juste de la "qualité" au lieu d'être simplement de la qualité…

  • # faire sa comptabilité soi-même...

    Posté par (page perso) . Évalué à 10.

    Je veux juste réagir sur le fait de faire sa comptabilité soi-même. Savoir où en sont les comptes de l'entreprise (dettes, créances, retards de paiement), c'est important de le faire. Faire de la comptabilité analytique aussi - pour savoir quel projet rapporte, quelle marge on fait etc.

    Mais faire la comptabilité de l'entreprise, avec les contraintes et enjeux légaux, je pense que c'est une fausse bonne idée. Il vaut mieux se concentrer sur ce qu'on fait bien - la technique si on est prestataire et trouver un peu plus de contrats pour financer la prestation du comptable. En terme de coût c'est pas plus élevé, en terme de qualité, garanties et conformité, c'est bien mieux (normalement).

    Je paie un comptable depuis le début de mon activité… je me suis posé la question au début d'économiser environ 200€/mois… mais 200€/mois, c'est même pas une demi-journée de presta, et je n'ai plus à me préoccuper des formalités, du calendrier fiscal, de la réglementation et de son évolution : je rassemble les pièces, je les transmets au comptable, qui me tient informé des contraintes et des règles à respecter.

    Et je ne parle pas du stade où tu embauches et que tu as le droit du travail à respecter…

    D'une manière générale, d'un point de vue purement économique, il vaut mieux facturer 200€/mois en plus et sous-traiter la comptabilité pour le même montant. C'est dans la logique commerciale. (Après, tout faire soi-même a l'avantage de faire connaître d'autres enjeux, c'est enrichissant, je ne nie pas cela)

    • [^] # Re: faire sa comptabilité soi-même...

      Posté par . Évalué à 7.

      +1 pour le comptable.

      La première année notamment, c'est une foule de questions qui vont arriver, et passer un coup de fil au comptable pour avoir la réponse dans la minute, c'est vraiment bien.

      C'est l'agression l'année de la création, on se fait spammer de tous les côtés avec un côté "vous devez", "la loi vous oblige à" etc. Un comptable qui te dit "poubelle !", ça aide :)

      En théorie, la théorie et la pratique c'est pareil. En pratique c'est pas vrai.

      • [^] # Re: faire sa comptabilité soi-même...

        Posté par (page perso) . Évalué à 2.

        il faut tout de même tomber sur le bon comptable et ne pas hésiter à en changer s'il est trop chiant sur les notes de frais (bon, ça c'est son boulot, il te protège quelque part) et trop faible sur le conseil pour optimiser les rentrées d'argent dans les temps (c'est 30 j, plus 60 j ni 90 j désormais : cela permet d'économiser sur la trésorerie).
        Certains comptables indiquent les clients à privilégier (ceux qui paient dans les temps), ça semblerait une fonction de base, privilégier ceux qui le font :-)

  • # Les-Tilleuls.coop

    Posté par (page perso) . Évalué à 6.

    Dans notre coopérative (SCOP), Les-Tilleuls.coop, nous sommes 35 : nous sommes tous à la fois associés et salariés, toutes les décisions sont prises de manière démocratique (1 personne = 1 voix), la transparence est totale et les bénéfices sont repartis à parts égales en fin d’année entre tous les travailleurs (pas d’associés externes ni d’actionnaires).

    Plus de détails sur le mode de fonctionnement sont disponibles sur notre site : https://les-tilleuls.coop/fr/agency/social-project

    Pour ceux que ce modèle intéresse, nous recrutons des développeurs, des consultants et des formateurs PHP (Symfony, API Platform), JavaScript (React, Vue, Node) et Cloud (Kubernetes, GCP, AWS, BlueMix) sur Paris et Lille.

  • # Optimisation fiscale

    Posté par . Évalué à 3.

    Et créer une structure en Estonie, c'est intéressant ?

  • # quelques remarques sur ton exposé intéressant.

    Posté par . Évalué à 10.

    Ton journal est très intéressant cependant je note
    cependant une petite chose qui me dérange.

    Si on compare uniquement le salaire du gérant, la EURL (et SARL) semble plus intéressante que la SASU (et SAS) car les charges sociales sont moindres, plus particulièrement pour la retraite. Et qui croit encore en la capacité des caisses de retraite actuelles pour payer les retraites dans 30 ans ? Personnellement, je n’y crois pas trop. Je pense qu’il est plus sage de se constituer sa propre retraite plutôt que de verser une partie de son salaire aux caisses de retraite, surtout quand pour les jeunes…

    Pour achever les caisses de retraite c'est ce qu'il faut faire.

    Pour te faire ta retraite tu choisis des fonds de pension, l'achat d'immobilier, l'assurance vie (attention aux bulles). :D

    Dans domaine sociale, l'individualisme provoque la faiblesse.

    Dans la conjoncture actuelle, une solidarité y compris entre les entreprises et leur salariés ainsi qu'entre entre tous les types de professionnels est nécessaire pour éviter une situation de type uberisation à l'extrême.

    • [^] # Re: quelques remarques sur ton exposé intéressant.

      Posté par (page perso) . Évalué à 5.

      Dans domaine sociale, l'individualisme provoque la faiblesse.

      Exact. On appelle d'ailleurs les cotisations sécurité sociale (maladie/famille/retraite) une socialisation du salaire. Cela veut dire que tu mets en commun les risques et les profits de ta vie individuelle…

      Pour la maladie, ce sont les 95% bien portants qui socialisent pour payer les 5% de malades qui coûtent 95% des dépenses!

      Pour la retraite, ce sont les cotisants qui socialisent pour les retraités du moment, cela réveille les individualismes.

      ⚓ À g'Auch TOUTE! http://afdgauch.online.fr

      • [^] # On peut essayer de modifier les choses

        Posté par . Évalué à 3.

        Oui c'est certain mais on socialise le retraites donc les risques
        Mais comment socialise-t-on les profits ?

        Pourquoi ne pas augmenter les charges sociales en fonction du taux de dividende distribué. dividende/bénéfices

        Ou en fonction du niveau de salaire des dirigeants si aucun dividende n'est distribué.

        On peut calculer un indicateur de rendement socio-économique pour chaque entreprise. utilité de l'activité pour l'ensemble de la structure sociale.

        Quelques idées en passant :D

        • [^] # Re: On peut essayer de modifier les choses

          Posté par (page perso) . Évalué à 1. Dernière modification le 23/01/19 à 18:36.

          Voici la pyramide des âges en France en 2016 (il y a 3 ans).

          pyramide des âges en France en 2016

          Donc il faut s'imaginer que la courbe est décalée de trois ans, et on peut aussi faire l'exercice pour imaginer ce qu'elle va être dans dix ans. Imaginez toutes ces personnes dont il va falloir payer les retraites avec le petit pourcentage prélevé des salaires du peu de personnes qui cotisent.

          • Comment faire ?
          • Il y a t'il de la marge dans les caisses de retraite ?
          • Va t'on augmenter les charges sociales pour les salariés actuels ?
          • Va t'on pouvoir conserver ce système de retraite socialisant ?
          • Est-ce que nous aurons toujours le même type de système de retraite dans 30 - 40 ans ?

          Je rejoins le conseil de Nodeus :

          Pour te faire ta retraite tu choisis des fonds de pension, l'achat d'immobilier, l'assurance vie (attention aux bulles). :D

          Commentaire sous licence Creative Commons Zero CC0 1.0 Universal (Public Domain Dedication)

          • [^] # Re: On peut essayer de modifier les choses

            Posté par (page perso) . Évalué à 10.

            Tu doutes de la capacité du système actuel à payer, et tu crois que les fonds de pension eux le pourront. Du coup tu vas voter pour les politiques qui diminuent le salaire socialisé, et augmentent les niches fiscales pour les fonds de pension. C'est une prophétie auto-réalisatrice si tu es majoritaire…

            ⚓ À g'Auch TOUTE! http://afdgauch.online.fr

          • [^] # Re: On peut essayer de modifier les choses

            Posté par . Évalué à 3. Dernière modification le 23/01/19 à 23:45.

            Je rejoins le conseil de Nodeus :

            Pour te faire ta retraite tu choisis des fonds de pension, l'achat d'immobilier, l'assurance vie (attention aux bulles). :D

            Heu je pense que j'ai oublié un ? à la fin de la phrase.

            c'était une question pas un conseil.
            surtout si tu regardes ce j'écris en dessous.

            Pour commenter ce que tu dis :

            tu pars de l’hypothèse que l'espérance de vie reste la même ou continue à augmenter.

            Mais ce n'est pas certain, notamment à cause, par exemple, des maladies neurodégénératives qui tuent les patients mais aussi leurs aidants car les structures d'accueil ne sont pas toujours suffisantes en nombre.

            Tu peux également compter sur les effets environnementaux pour réduire cette durée de vie, etc.

            Tu peux aussi considérer l'intensification du travail avec les méthodes de management moderne ( genre amazon )

            Bref un équilibrage est possible mais ce n'est pas le problème.

            • [^] # Re: On peut essayer de modifier les choses

              Posté par (page perso) . Évalué à 0. Dernière modification le 24/01/19 à 08:14.

              tu pars de l’hypothèse que l'espérance de vie reste la même ou continue à augmenter.

              Faut dire qu'à part les USA, c'est le cas partout depuis des dizaines d'années.

              [bla bla bla] pour réduire cette durée de vie, etc.

              Le nombre d'années que j'entends ça alors que les stats (saloperie de stats, jamais à faire comme on imagine) disent le contraire se comptent en dizaines, le disque est usé, faudrait penser à le changer.

              Je sais bien que la mode "gilet jaunes" est à se plaindre que tout va mal, mais pour qui s’intéresse un peu à la réalité ce qui est différent aujourd'hui est les inégalités (ce qui est un problème, mais pas celui soulevé par les "gilets jaunes"), pas la durée de vie ou la qualité de vie et ce quelque soit le niveau de vie qu'on a (qui ont énormément augmentées, mais on oublie toujours ce qui allait pas dans le passé), du moins en France (et même Belgique ou Suisse ou Canada pour d'autres pays francophones).

              • [^] # Re: On peut essayer de modifier les choses

                Posté par . Évalué à 1.

                Tu peux être plus claire dans tes propos ?

                Faut dire qu'à part les USA, c'est le cas partout depuis des dizaines d'années.

                Je ne comprends pas ce que tu veux dire?

                Qu'est ce qui est le cas partout? La hausse de l'espérance de vie ?

                Le nombre d'années que j'entends ça alors que les stats (saloperie de stats, jamais à faire comme on imagine) disent le contraire se comptent en dizaines, le disque est usé, faudrait penser à le changer.

                Quelles stats peux-tu être plus précis ?

          • [^] # Re: On peut essayer de modifier les choses

            Posté par (page perso) . Évalué à 6. Dernière modification le 24/01/19 à 09:36.

            C'est quoi le problème d'augmenter les cotisations si le coût augmente?

            Incubez l'excellence sur https://linuxfr.org/board/

        • [^] # Re: On peut essayer de modifier les choses

          Posté par . Évalué à 1. Dernière modification le 24/01/19 à 08:49.

          Oui c'est certain mais on socialise le retraites donc les risques

          Juste au passage, la retraite n'est pas un risque de la vie. C'est une certitude (du moins on se le souhaite). C'est pour ça que je serais pour mutualiser de la retraite, mais un fixe, style au niveau du SMIC (puisque c'est censé être le montant minimum pour à peu près vivre).

          • t'as passé ta vie au SMIC, tu mérites d'avoir une retraite au SMIC (c'est la moindre des choses en fait)
          • t'as passé ta vie à 3x le SMIC, tu auras aussi ton SMIC de retraite, mais tu as toute ta vie pour te préparer à la retraite et augmenter tes revenus

          Je n'ai pas le même raisonnement avec le chômage par contre, c'est réellement un accident de la vie, et un gros revenu peut avoir une période de chômage, on va pas lui demander de revendre sa baraque et déménager pour 6 mois de "coup de mou".

          En théorie, la théorie et la pratique c'est pareil. En pratique c'est pas vrai.

          • [^] # Re: On peut essayer de modifier les choses

            Posté par . Évalué à 4. Dernière modification le 24/01/19 à 09:01.

            En effet la retraite n'est pas un risque mais une solution, c'est un salaire différé comme les congés maladies.

            Le risque qui est couvert par la retraite est le risque "d'inaptitude" au travail à cause du vieillissement et donc de perte de revenu.

          • [^] # Re: On peut essayer de modifier les choses

            Posté par . Évalué à 3.

            • t'as passé ta vie au SMIC, tu mérites d'avoir une retraite au SMIC (c'est la moindre des choses en fait)
            • t'as passé ta vie à 3x le SMIC, tu auras aussi ton SMIC de retraite, mais tu as toute ta vie pour te préparer à la retraite et augmenter tes revenus

            Je suis salarié du privé et le montant de ma cotisation dépend de mon salaire, de plus je paie un complément (cadre). Je peux accepter qu'il y ait une base minimum pour tout le monde et que la retraite ne soit pas tout à fait proportionelle, mais pas au point de mettre au même niveau tout le monde : ceux qui gagnent plus en retraite ont cotisé plus aussi (donc ils se sont préparés même si c'est quelqu'un qui a directement pris sur son salaire)

            • [^] # Re: On peut essayer de modifier les choses

              Posté par . Évalué à 2. Dernière modification le 24/01/19 à 10:16.

              ceux qui gagnent plus en retraite ont cotisé plus aussi

              je suis aussi dans ton cas, je le sais bien. perso je trouve ça normal.

              au passage, la retraite moyenne étant largement au dessus du SMIC, la cotisation retraite diminuerait.

              mais je pense que garantir à tout le monde une retraite correcte passe par arrêter d'essayer de financer des retraites à 3000 ou 4000€.

              après, c'est une base de discussion, je suis peut-être un peu violent dans ma proposition ;)

              En théorie, la théorie et la pratique c'est pareil. En pratique c'est pas vrai.

              • [^] # Re: On peut essayer de modifier les choses

                Posté par . Évalué à 2.

                Plafonner un montant de retraite/chômage ne me choque pas par contre. A 3k par mois on peut vivre confortablement surtout que le gars avait les moyens de devenir proprio. Je trouve ça tout à fait normal que je paie plus aussi (après tout j'ai fais 5 ans d'étude, il faut bien que l’État profite de son investissement)

                Par contre faut faire gaffe avec ce genre de proposition, nul doute que les haut cadres auront étrangement un contrat luxembourgeois avec de nombreux déplacements en France.

              • [^] # Re: On peut essayer de modifier les choses

                Posté par (page perso) . Évalué à 1.

                mais je pense que garantir à tout le monde une retraite correcte passe par arrêter d'essayer de financer des retraites à 3000 ou 4000€.

                En fait, il y a déjà un plafond (pour les salariés : 8x PSS, soit ~26 k€/mois, soit une retraite ~10 k€/mois), donc tu demandes juste à baisser ce plafond.

                Pourquoi pas, mais ça sera pris comme "encore un cadeau aux riches"… (ben oui, avec un plafond plus bas les cotisations sont plus basses donc les plus riches vont avoir plus de sous à la maison à court terme, à part si on décide que les cotisations retraite sont un prélèvement et non plus de vraie cotisations retraite)

                • [^] # Re: On peut essayer de modifier les choses

                  Posté par . Évalué à 6.

                  Pourquoi pas, mais ça sera pris comme "encore un cadeau aux riches"… (ben oui, avec un plafond plus bas les cotisations sont plus basses donc les plus riches vont avoir plus de sous à la maison à court terme, à part si on décide que les cotisations retraite sont un prélèvement et non plus de vraie cotisations retraite)

                  tu baisse le plafond sans baisser les cotisations
                  tu répartis l’excédent autrement. :P

  • # Cabinet comptable compatible avec le Libre

    Posté par . Évalué à 3.

    Quel est le cabinet comptable connaît Dolibarr et qui y contribue ?
    Un peu de pub me semble utile dans ce cas.

    J'aimerai beaucoup pour mon entreprise trouver un comptable qui me ferait gagner du temps :
    - pouvoir récupérer mes factures clients directement sous Dolibarr sans me facturer le temps de re-saisie
    - idem pour mes charges (factures fournisseurs) déjà saisies dans dolibarr
    - pour les charges non saisies (restaurant, billets de train/avion, péage, achat de journaux, …) pour lesquelles je n'ai que les facturettes papier, j'aimerai pouvoir lui communiquer via un partage nextcloud les facturettes numérisé
    - pour la réconciliation du journal de banque, j'aimerai lui partager un document texte sous nextcloud pour qu'on ajoute et coche en mode collaboratif les demandes
    - pour les fiches de paye, je n'ai pas trop d'espoir, je ne connais pas de logiciel libre de paie et de toute façon la paie est trop compliqué

    Connais-tu d'autres cabinet comptable tout aussi compatible avec le Libre ?

    • [^] # Re: Cabinet comptable compatible avec le Libre

      Posté par . Évalué à 1.

      Oui mon expert comptable est aussi très satisfait des exports de Dolibarr (auquel je contribue modestement) :)

      Envoie un mail en privé, je ne sais pas si on a le droit de faire de la pub pour des cabinets d'experts comptables …

      eric.linuxfr@sud-ouest.org

      • [^] # Re: Cabinet comptable compatible avec le Libre

        Posté par . Évalué à 1. Dernière modification le 23/01/19 à 17:34.

        Et j'ai oublié de préciser :

        • pouvoir récupérer mes factures clients directement sous Dolibarr -> c'est l'export mensuel du "grand livre de dolibarr" (comptabilité avancée, prévoir quand même un peu de temps avec l'expert comptable pour configurer / paramétrer ton dolibarr pour qu'il soit "raccord" avec ses habitudes / sa nomenclature)
        • idem pour mes charges (factures fournisseurs) déjà saisies dans dolibarr -> c'est avec l'export global
        • on ajoute les notes de frais automatiques
        • et le journal de banque transféré automatiquement aussi via l'export du grand livre
        • je lui pousse tout ça dans un partage nextcloud et je reçoit un mail quelques jours plus tard "vous trouverez votre déclaration de tva ci-jointe…"

        Ensuite:

        • pour les charges non saisies (restaurant, billets de train/avion, péage, achat de journaux, …) pour lesquelles je n'ai que les facturettes papier, j'aimerai pouvoir lui communiquer via un partage nextcloud les facturettes numérisé

        Ça si c'est tes notes de frais, je te conseille de les saisir dans dolibarr ça rejoindra la cohorte de l'export automatique mensuel

        • pour la réconciliation du journal de banque, j'aimerai lui partager un document texte sous nextcloud pour qu'on ajoute et coche en mode collaboratif les demandes

        hum … là je n'ai pas compris, moi si mon journal de banque n'est pas raccord je ne lui expédie pas mon export du grand livre, c'est à moi à faire ce qu'il faut pour que mes comptes soient au moins équilibrés tous les mois

        ça implique qu'il me communique dans l'autre sens les écritures que j'ai a faire par rapport aux choses que je ne maîtrise pas (en clair : les salaires / charges / impots divers hors TVA que je fais dans dolibarr)

        • pour les fiches de paye, je n'ai pas trop d'espoir, je ne connais pas de logiciel libre de paie et de toute façon la paie est trop compliqué

        Ou alors direction odoo and co (qui ont un module "paye") mais on s'éloigne un peu de la liberté pour le coup.

        À ce sujet je suis dans la même situation que toi, j'ai "abandonné" cette partie à l'équipe du "pôle social" du cabinet d'expert comptable, chacun son métier … dernier exemple en date à ce sujet, le choix de la mutuelle et la "découverte" (à mon niveau) qu'il faut une mutuelle "raccord" avec sa convention collective … c'est un exemple de "connerie" qu'on peut faire quand on monte sa boite car on ne peut pas tout savoir !

        eric.linuxfr@sud-ouest.org

        • [^] # Re: Cabinet comptable compatible avec le Libre

          Posté par (page perso) . Évalué à 0.

          De nombreux cabinets comptables savent importer les données depuis des logiciels libres comme Dolibarr, Tryton et Noalyss.

          Et une partie de ces cabinets ont un·e de leurs salarié·e·s qui contribuent au code source d’une de ces applications.

          Le problème, c’est que les dirigeant·e·s de ces cabinets ne se rendent pas compte que les indépendant·e·s sympathisant·e·s du libre ne les trouvent pas. J’ai eu beau faire des recherches sur le net, je n’ai jamais trouvé aucun de ces cabinets ! Il a fallut que je passe par un expert comptable de la communauté Dolibarr pour qu’il me mette en relation avec un cabinet qui y contribue.

          En fait, la direction du cabinet connaît principalement les mondes fiscalités et juridiques et ignorent les problématiques libristes de leurs client·e·s. Ces dirigent·e·s ne sont pas vraiment au courant que leur cabinet contribuent au libre. C’est une contribution involontaire : un·e client·e veut migrer de tel logiciel à tel autre, ou a tel bug, et hop un salarié du cabinet l’aide moyennant finance.

          Je ne veux pas faire de la pub tout de suite à mon cabinet comptable car le comptable qui contribuait à Dolibarr vient de démissionner pour devenir développeur. J’attends de voir comment son remplaçant se débrouille. Si son remplaçant contribue également au code source Dolibarr et que ces contributions sont de qualité, alors oui, je ferai de la publicité pour mon cabinet comptable (en espérant que le remplaçant ne partent pas à son tour). Oui, il faudrait sensibiliser ces cabinet pour qu’ils en fasse de la pubs sur leur site web, et aussi de les lister sur une page Wiki quelque part…

          Par ailleurs, les cabinets comptable utilisent en interne des logiciels non libres très complets qui gèrent, par exemple, les salaires et la télétransmission avec les services en ligne des impôts. Donc, ce n’est pas facile pour eux de faire la saisie directement sur Dolibarr. Il faudrait que toutes les saisies réalisées sur leurs logiciels internes communiquent (export) avec Dolibarr, Tryton, Noalyss et les autres…

          Un dernier point. Au début des années 2000, l’April avait créé un groupe de travail comptabilité ayant comme ambition de spécifier un format interopérable d’échange de données comptables qui puisse prendre en compte les spécificités principales de la plupart des logiciels. Malheureusement, la réflexion est depuis plusieurs années au point mort, chaque communauté (Dolibarr, Tryton, Noalyss…) avance dans sa direction, sans perdre prendre son temps à discuter avec les autres communautés… C’est humain, et c’est souvent le cas dans le monde du libre.

          J’espère t’avoir éclairé sur tes interrogations.

          Commentaire sous licence Creative Commons Zero CC0 1.0 Universal (Public Domain Dedication)

    • [^] # Re: Cabinet comptable compatible avec le Libre

      Posté par . Évalué à 3.

      • pour les fiches de paye, je n'ai pas trop d'espoir, je ne connais pas de logiciel libre de paie et de toute façon la paie est trop compliqué

      Je connais Openconcerto qui a cette fonctionnalité. C'est un logiciel libre ERP. Je m'en sers depuis environ un an pour faire des factures et ma comptabilité, mais pas (encore) la paye.

      • [^] # Re: Cabinet comptable compatible avec le Libre

        Posté par (page perso) . Évalué à 4.

        La dernière fois que je me suis intéressé à OpenConcerto, j'en avais conclu deux points :

        1. Le module de Paye n'est pas libre contrairement à ce que la description du logiciel laisse penser sur de nombreux sites Web. Est-ce de la désinformation volontaire ? Bien que OpenConcerto soit 100% libre (open source), cela ne concerne pas forcément les modules additionnels.

        2. De plus, ce n'est pas un logiciel communautaire car pas d'accès aux commits intermédiaires entre deux versions, et rien ne semble être fait pour bien accueillir des contributeurs externes.

        Commentaire sous licence Creative Commons Zero CC0 1.0 Universal (Public Domain Dedication)

  • # .

    Posté par . Évalué à 9.

    Désolé pour les Québécois, Belges, Suisses, et autres francophones, mon journal ne concerne que le droit du travail en France.

    Ne t'inquiète pas, on commence à avoir l'habitude ;-) Mais merci d'y penser !

    • [^] # Re: .

      Posté par . Évalué à 7.

      Je fais partie de ceux qui déjà oublient facilement que la France ne se limite pas à Montauban (le coup de la frontière terrestre avec le Brésil, c'est une discipline), alors la francophonie…

      Mais justement, LinuxFR reste une excellente source de "culture francophonie" pour moi, c'est l'un des rares endroits ou je lis des commentaires comme "en Suisse l'ADSL" ou "en Belgique, le droit d'auteur", donc continuez !!!

      En théorie, la théorie et la pratique c'est pareil. En pratique c'est pas vrai.

      • [^] # Re: .

        Posté par (page perso) . Évalué à 2.

        pour une fois que ce n'est pas du parisiano-parisianisme :-)

        mais oui, la francophonie, ce n'est pas que la belgitie, le suissarium voire hélvétique, le luxembourgeois, ou le congolais, marocain, algérien, tunisien… et autres communautés francophones que ce soit en australie ou en amérique

    • [^] # Re: .

      Posté par . Évalué à 5.

      De toute façon il suffit de voir le nombre d'acronymes au kilomètre carré dans ce journal pour savoir que ça ne concerne que les français ;-)

  • # Différence entre EURL et SASU

    Posté par . Évalué à 2.

    Et bien en tant qu’indépendant (associé unique), les bénéfices sont beaucoup moins imposés pour une SASU que pour une EURL. Avec les deux statuts, il est possible de se verser un salaire et/ou des dividendes. Et se verser des dividendes étaient toujours plus avantageux que de se verser un salaire.

    Bonjour,

    Il existe une différence fondamentale entre l'EURL et la SASU pour le dirigeant. Dans une EURL, le gérant n'est pas salarié, contrairement à l'associé d'une SASU. il a le statut Travailleur Non Salarié, et par conséquent n'a pas de salaire, mais une rémunération. La conséquence : pas de feuille de paye.

    Cela peut paraître anodin, mais d'expérience, cela complique énormément les échanges avec les banques notamment pour les dossiers de crédit.

    • [^] # Re: Différence entre EURL et SASU

      Posté par (page perso) . Évalué à 3.

      Cela peut paraître anodin, mais d'expérience, cela complique énormément les échanges avec les banques notamment pour les dossiers de crédit.

      On n'a pas eu la même expérience : j'ai fait plusieurs crédits en tant qu'indé EURL ces dernières années, que ce soit banques tradis ou en ligne, et il y avait toujours la ligne "3 dernières fiches de paye (salariés) ou 2 derniers bilans + IR (non salariés)".

      De mémoire le problème était classique il y a genre 15+ ans, plus maintenant.

      • [^] # Re: Différence entre EURL et SASU

        Posté par . Évalué à 1.

        Dans un cas on te demande 3 mois de bulletins de paye d'historique et dans l'autre … 2 ANS + déclaration d'impôts ! :-)

        eric.linuxfr@sud-ouest.org

        • [^] # Re: Différence entre EURL et SASU

          Posté par (page perso) . Évalué à 3.

          Je comprend un peu, parce que perso je peux ne rien me verser pendant 21 mois et bourriner sur 3 mois sinon.
          La vie en indé est plus tumultueuse qu'en salarié, le plus important est de pouvoir avoir accès au crédit quand on a une situation stabilisée (ce qui n'était pas le cas il y a 20 ans, indé voulait dire crève pour crédit à l'époque).

          • [^] # Re: Différence entre EURL et SASU

            Posté par (page perso) . Évalué à 1. Dernière modification le 24/01/19 à 07:39.

            ma vie :
            l'an passé, j'ai voulu acheter un appartement. Ca fait 20 ans que je suis TNS, revenu très stable et en croissance régulière.
            demandes de crédit toutes acceptées initialement par les différentes banques interrogées jusqu'à ce que crédit logement mette son nez et refuse la caution. Les banques n'ont pas voulu faire l'effort de passer par une hypothèque, l'autre solution, sauf ma banque (depuis 32 ans), auprès de qui j'ai pu aller au bout et acheter l'appartement.
            Conclusion : il y a la décision de la banque, puis la garantie du prêt…
            Pour ceux qui ne connaissent pas le credit logement (c'était mon cas) : https://www.creditlogement.fr/

            • [^] # Re: Différence entre EURL et SASU

              Posté par . Évalué à 3.

              De mon côté aucun soucis avec tout juste 3 ans d'exercice en étant seul sur le prêt (compagne TNS < 3 ans). Tu es sur qu'il n'y a pas une autre raison ou facteur déclenchant ?

  • # Portage salarial, attention à la fraude

    Posté par (page perso) . Évalué à 5.

    Comme un peu tout le monde, je m'intéresse aux statuts plus indépendants, mais difficile de quitter la sécurité du salariat. Cependant, un reportage récent sur le portage salarial m'a un peu douché. Certaines sociétés peu scrupuleuses factureraient ainsi des frais indus, et plusieurs sont en procès car la pratique s'est répandue.

    Source: https://www.franceinter.fr/emissions/secrets-d-info/secrets-d-info-10-novembre-2018

  • # CAE orienté informatique voire logiciel libre?

    Posté par (page perso) . Évalué à 1.

    Bonjour,
    J'envisage de passer du côté freelance et je cherche une CAE.
    Connaissez-vous des CAE orientées informatique ou logiciel libre?
    Merci

    • [^] # Re: CAE orienté informatique voire logiciel libre?

      Posté par . Évalué à 3. Dernière modification le 31/01/19 à 10:37.

      Salut Adrien,

      Je suis moi même "freelance" (Statut gérant majoritaire SARL) en informatique depuis quelques années.

      J'ai fait le constat que ce système présente des avantages évident mais aussi des limites :)

      En effet je pense que nous devons nous regrouper pour mettre des ressources en commun, comme par exemple l'habilitation CIR, le référencement chez les clients, et bien d'autres aspects. Il ne faut pas oublier que nous avons en face de nous les SSII (aka ESN). Et puis c'est plus sympa de ne pas être tout seul, on peut faire de l'échange de bonnes pratiques, s'entraider, se conseiller sur des réponses à appel d'offre, voir répondre en commun.

      J'ai donc regardé pour une CAE spécialisée en Informatique plutôt orientée Logiciel libre, mais je n'en ai pas trouvé. Je pense que les CAE généralistes ne correspondent pas à mon besoin.

      J'ai donc décidé d'en créer une. Le projet avance bien, et il devrait voir le jour si tout se passe bien, premier semestre 2019. Si tu souhaite en savoir plus et pourquoi pas m'aider à sa création, n'hésites pas à me contacter en MP.

      J'ai monté un site vitrine rapido, et désolé d'avance si il n'est pas top (je suis plutôt bas-niveau que web-techno ;) )
      http://astrolabe.coop/

      Je suis actuellement accompagné par le réseau de CAE Copéa : http://www.copea.fr/

      • [^] # Re: CAE orienté informatique voire logiciel libre?

        Posté par (page perso) . Évalué à 1. Dernière modification le 31/01/19 à 12:37.

        Merci, je vais regarder le site vitrine. Pour le moment je n'en suis encore qu'au tout début de ma réflexion, je n'ai pas encore quitté mon emploi "salarié".
        Effectivement, l'intérêt que je vois d'avoir une CAE un peu spécialisée serait :

        • Un mutualisation des moyens
        • Peut être une meilleure compréhension du domaine d'activé des entrepreneurs
        • Plus d'émulation entre entrepreneurs?
        • [^] # Re: CAE orienté informatique voire logiciel libre?

          Posté par . Évalué à 1.

          Oui bien sur prends ton temps. Il est important de faire le point sur la façon dont tu souhaite travailler à l'avenir.

          Avant le statut juridique, tu es entrepreneur, et il faut donc bien comprendre et définir ton projet.

          Il est en tout cas judicieux de bien réfléchir aux différentes options qui se présentent à toi, avant de choisir celle qui te conviens le mieux :)

    • [^] # Re: CAE orienté informatique voire logiciel libre?

      Posté par (page perso) . Évalué à 2.

      Bonjour Adrien,

      Je suis moi même entrepreneur en CAE, je suis consultant et formateur en transition DevOps, après 3 ans à faire de la prestation Ops.

      En fait tu n'a pas forcement besoin de rejoindre une CAE spécialisée. Je n'en connais pas, en même temps il y a tellement peu de CAE.

      Je suis dans une CAE généraliste, Oxalis, et j'y trouve mon compte. Mieux, selon moi, on peu y trouver des partenariats ou des coopérations que l'on aurai pas trouvé dans une CAE spécialisé.

      Si tu veux en discuter plus en détail je t'ai fait une demande de contact sur LinkedIn.

  • # quel intérêt ?

    Posté par (page perso) . Évalué à 2.

    Devenir indépendant c'est souvent, courir après les contrats, ne pas faire au final ce qu'on avait envie de faire, être toujours sur le fil d'un point de vue financier. Avoir une protection sociale au rabais.

    Hors des coopératives, qui a mon avis n'ont rien a voir, je ne vois vraiment pas l'intérêt.

    • [^] # Re: quel intérêt ?

      Posté par (page perso) . Évalué à 2.

      c'est bien pessimiste… Je dirais qu'un indépendant va bien marcher s'il a une spécialité qu'il arrive à faire reconnaître sur son marché. Que ladite spécialité soit technique ou fonctionnelle/métier. Dire "je fais du libre" ou qqc de très général "développement web", ça ne suffit pas à se démarquer.

    • [^] # Re: quel intérêt ?

      Posté par (page perso) . Évalué à 3. Dernière modification le 24/01/19 à 08:25.

      courir après les contrats,

      Parfois oui, parfois l'inverse (trop de contrats, si si, juste pas assez pour embaucher, le passage de 1 à 2 personnes est difficile)

      ne pas faire au final ce qu'on avait envie de faire,

      On ne fait jamais ce qu'on a envie, mais on peut s'y approcher, on a juste plus de liberté de choix que salarié.

      être toujours sur le fil d'un point de vue financier.

      Non, ça c'est juste les mauvais gestionnaires qui doivent alors être salarié (on va gérer un budget fluctuant en moyenne stable à leur place moyennant un coût), merci de ne pas mélanger les gens pas faits pour gérer une budget fluctuant avec la notion d'indé.

      Avoir une protection sociale au rabais.

      On a la même protection maladie.
      Pour le reste, tu es un peu plus libre de choisir, tu peux choisir entre la même protection sociale que salariés (faut payer comme les salariés par contre, normal) et te faire ta propre protection (prévoir un peu de sous de côté quand tu gagnes des contrats).

      Merci de ne pas répéter ce que des gens qui n'ont pas compris à comment gérer un budget et qui veulent tout (la protection sociale sans la payer) ainsi que pensent qu'ils sont compétents en indé (mais que personne ne veut d'eux, bouh) alors qu'ils sont déjà nuls en salarié et que le problème n'est pas le statut, c'est bon ça suffit la désinformation.

      une chose est sûre vu ce que tu as en tête : devenir indépendant n'est pas pour toi pour le moment, trop de préjugés dessus.

      • [^] # Re: quel intérêt ?

        Posté par (page perso) . Évalué à 1.

        une chose est sûre vu ce que tu as en tête : devenir indépendant n'est pas pour toi pour le moment, trop de préjugés dessus.

        Ça tombe bien, je n'ai aucune envie de devenir indépendant.
        Mais globalement on est bien d'accord, tu ne réponds absolument à la question de savoir quel est l’intérêt que tu trouves à être indépendant.

        • [^] # Re: quel intérêt ?

          Posté par (page perso) . Évalué à 2. Dernière modification le 28/01/19 à 16:11.

          je n'ai aucune envie de devenir indépendant.

          Si tu ne sais pas l’intérêt d'être indépendant et pose réellement une question, tu ne peux pas savoir que n'as aucune envie de devenir indépendant. Tu ne sais rien, c'est tout. Bizarre quand même de savoir n'avoir aucune envie en posant des questions dessus, à moins que…

          tu ne réponds absolument à la question […]

          Disons que quand on raconte n'importe quoi avec une tonne de préjugés, il faut déjà passer du temps à casser tout ça.
          Un conseil : si tu veux une réponse à une question, évite de donner une réponse pleine de préjugés dans ta fausse question, pose réellement une question.

          PS : si la question est "quel intérêt d'être indépendant", ben la réponse est… d'être indépendant. Oui, c'est bateau, mais voila si tu aimes être lié à un employeur libre à toi, tu auras la réponse à ta question en te posant plutôt la question de quel est l'intérêt pour toi d'être salarié. Perso j'ai juste plus d’intérêt à être indépendant que salarié, mais je connais les deux et peut dire pourquoi je n'ai pas envie d'être salarié. Et toi, peux-tu dire pourquoi tu préfères le salariat à l'indé pour dire que tu n'as aucune envie de devenir indépendant? Parce que tu repars dans le travers initial, tu pose une fausse question en sachant déjà la réponse, comment peux-tu savoir que n'as aucune envie de devenir indépendant si tu ne sais pas ce qu'est être indépendant? Bref, c'est gavant ces questions qui ne veulent pas de réponses et servent juste d'excuses à afficher ses préjugés.

    • [^] # Re: quel intérêt ?

      Posté par . Évalué à 5.

      je ne vois vraiment pas l'intérêt

      Je vais t'en donner un vite fait : en passant de ma SSII à une autre SSII mais en indépendant, j'ai doublé mes revenus sur la même mission, sans facturer 1ct de plus au client final.

      Ensuite je rejoins tout à fait Zenitram, il faut savoir garder la tête froide avec des revenus très fluctuants, y compris parfois de grosses sommes.

      En théorie, la théorie et la pratique c'est pareil. En pratique c'est pas vrai.

      • [^] # Re: quel intérêt ?

        Posté par (page perso) . Évalué à 1. Dernière modification le 28/01/19 à 14:08.

        Je vais t'en donner un vite fait : en passant de ma SSII à une autre SSII mais en indépendant, j'ai doublé mes revenus sur la même mission, sans facturer 1ct de plus au client final.

        Donc être indépendant servirait à palier le fait que les SSII font de la merde ? C'est également l'impression que j'ai dans ce que je vois autour de moi (bien heureux de ne jamais avoir eu à travailler en SSII d'ailleurs).

        • [^] # Re: quel intérêt ?

          Posté par . Évalué à 4.

          Donc être indépendant servirait à palier le fait que les SSII font de la merde ?

          Honnêtement ? Oui et non. Une SSII ça facilite vraiment la vie du client (j'ai été des deux côtés de la barrière), mais parfois, sur certaines missions, elle ne sert clairement à rien du tout mis à part se gaver au passage.

          Envoyer un mec chaque jour chez les client pendant 3 ou 4 ans, avec le mec qui s'auto-gère avec le client, la mission qui se passe bien etc… et tout ça sans filer une prime au "collaborateur", désolé, c'est être un simple parasite.

          En théorie, la théorie et la pratique c'est pareil. En pratique c'est pas vrai.

        • [^] # Re: quel intérêt ?

          Posté par (page perso) . Évalué à 5.

          Donc être indépendant servirait à palier le fait que les SSII font de la merde ?

          Être indépendant te permet d'être… indépendant.

          En SSII, l'employé est lié à son entreprise. En échange d'un salaire garantie, d'une protection sociale, etc. il doit obéir à sa boîte. Même si cela implique d'aller bosser pour un client dont tu n'as pas envie (projet pas terrible, boîte mal située, etc.). Tu ne peux pas non plus négocier ton salaire avec le client.

          Un indépendant est libre donc de n'accepter que les clients qui lui conviennent, il peut sélectionner ses projets quitte à être sans travail pendant quelques semaines ou mois ce qui est bien entendu rarement bien vu quand tu es employé. Mais en échange, les entrées d'argents sont plus irréguliers, il faut potentiellement renoncer à certains projets ou devoir passer du temps à prospecter. Sauf si tu passes par une SSII pour cette étape (mais tu perds en marge aussi).

          Bref, ce n'est pas forcément mieux, je pense que tout dépend de ton profil et de tes souhaits.

          C'est également l'impression que j'ai dans ce que je vois autour de moi (bien heureux de ne jamais avoir eu à travailler en SSII d'ailleurs).

          Je constate d'expérience comme celui de mon entourage que ce n'est pas forcément vrai. Déjà le manager et donc l'agence ont un rôle important dans la bonne ambiance et la bonne relation entre le consultant et sa boîte.

          Je constate également que dans les petites SSII (inférieur à 50 consultants) en général l'ambiance est meilleure grâce à la proximité entre collègues. Mais là encore ça dépend des structures.

          • [^] # Re: quel intérêt ?

            Posté par . Évalué à 3.

            Être indépendant te permet d'être… indépendant.

            Tiens un détail qui n'en est pas tellement un : tu travailles autant que tu veux, il n'y a pas de compteur de congés. Dans un sens comme dans l'autre, tu n'es pas contraint aux 5 semaines réglementaires.

            En théorie, la théorie et la pratique c'est pareil. En pratique c'est pas vrai.

    • [^] # Re: quel intérêt ?

      Posté par . Évalué à 6. Dernière modification le 24/01/19 à 19:15.

      Devenir indépendant c'est souvent, courir après les contrats

      Ça dépend. Tu peux faire de la mission, très, longue durée, du pompier, de la formation, vendre un produit / support. L'aspect commercial a un part très différente selon ces choix.

      ne pas faire au final ce qu'on avait envie de faire

      Voir le point précédent. Si seul la technique t'intéresse mais que tu choisis une activité qui demande 50% de commercial et que tu n'aimes pas ça, forcément.

      être toujours sur le fil d'un point de vue financier

      Si tu es sur le fil en étant indep alors c'est une très mauvaise idée de l'être. Notre marché étant actuellement ce qu'il est au pire tu retrouves un taf en pas longtemps. J'ai plus d'expériences de gens pointus dont le reste à vivre à plus que doublé ou qui amassent une montagne de pognon dans leur boite par ce qu'ils n'en ont pas besoin et que ça permet de temporiser les taxes pour plus tard. Les statistiques nationales de mon AGA semblent d'accord, et on parle de gens en EI qui n'ont pas souhaité optimiser leur structure pour gratter quelque % donc sûrement un biais vers le bas.

      Dans notre domaine on ne parle pas de l'auto-entrepreuneurisation forcée de métiers à bas revenus qui est effectivement une belle escroquerie.

      Avoir une protection sociale au rabais.

      Pourrais-tu développer ce point ? Tu cotises moins, tu as moins de prestation. Les gros risques sont couverts, le seul à bien réfléchir me semble être les indemnités journalière en cas de maladie. Soit tu te l'assures toi même, soit tu paies quelqu'un pour le faire.

      Les professions médicales me semblent avoir un plus mauvais ratio % cotisation / prestations.

      Je ne vois vraiment pas l'intérêt.

      • Être dev, contributeur individuel, en France avec un RFR vers les 6 chiffres ?
      • Négocier directement ce que tu fais, contrats etc. avec ceux qui ont besoin de toi plutôt que le trou noir RH / manager ?
      • Pouvoir décider de travailler beaucoup ou pas ? Simplement une bête flexibilité de +/- 2 ou 3 semaines de vacances par rapport à une moyenne est énorme.
      • [^] # Re: quel intérêt ?

        Posté par (page perso) . Évalué à 3.

        Dans notre domaine on ne parle pas de l'auto-entrepreuneurisation forcée de métiers à bas revenus qui est effectivement une belle escroquerie.

        tu veux dire un TJM à 600 € et +, ce qui n'est pas viable à du 300 € ?
        informaticien et plombier : pour moi c'est du même niveau o_O

        • [^] # Re: quel intérêt ?

          Posté par . Évalué à 5.

          Non plombier est un métier qualifié qui gagne très bien.

          Livreurs, agents d'entretien, professionnels de santé (non médecin) sont gentiment invités à se mettre à leur compte tout en ayant absolument pas les moyens d'assurer la précarité qui va avec. Souvent le bénéfice étant ton net d'avant…

          • [^] # Re: quel intérêt ?

            Posté par (page perso) . Évalué à 2. Dernière modification le 25/01/19 à 10:26.

            Ouais, ban voila quoi, tu compares des choux et des carottes dans cette partie de ton commentaire…
            Tu parles de gens qui gagnaient pas beaucoup en salarié (si il avaient un travail) et qui ne gagnent pas beaucoup en indé. Différence entre salarié et indé? aucune, ce n'est pas être indé qui change la valeur du travail effectué.

            Bref, le soucis est bien d'accuser l'indé de choses dont il n'est pas responsable. En pratique : la protection sociale est la même à peu près pour le même investissement, après si on paye moins ton travail et que donc tu peux pas payer pareil, le sujet est qu'on paye moins ton travail, pas que tu peux pas payer x.

            PS : oui je sais, passer en indé permet de contourner le salaire mini, c'est un problème, mais pas lié à l'indé en lui même, juste une utilisation spécifique (et détournée? Débattable…) de l'indé, c'est en train de changer doucement avec un statut intermédiaire entre indé et salarié pour ce genre de façon de faire.

            • [^] # Re: quel intérêt ?

              Posté par (page perso) . Évalué à 5. Dernière modification le 25/01/19 à 10:36.

              PS : oui je sais, passer en indé permet de contourner le salaire mini, c'est un problème, mais pas lié à l'indé en lui même, juste une utilisation spécifique (et détournée? Débattable…) de l'indé, c'est en train de changer doucement avec un statut intermédiaire entre indé et salarié pour ce genre de façon de faire.

              Mais si je me souviens bien, les abus liés au status d'indépendant sont déjà condamnables non ? Je veux dire, un indépendant ne peut pas avoir un client unique, qui lui donne des ordres sur les horaires ou moyen de réaliser le travail, etc.

              Et c'est globalement sur la base de ces critères que des entreprises tels que Deliveroo ou Uber ont été condamnés à requalifier certains contrats comme CDI avec un employé au lieu d'un indépendant. Car en réalité les indépendants étaient traités comme des employés.

              Ou peut être que je me trompe ? Mais du coup le droit du travail actuel serait suffisant pour interdire la mise en place de ces dérives.

            • [^] # Re: quel intérêt ?

              Posté par . Évalué à 4.

              Tu parles de gens qui gagnaient pas beaucoup en salarié (si il avaient un travail) et qui ne gagnent pas beaucoup en indé. Différence entre salarié et indé? aucune

              Si ton bénéfice est de l'ordre de grandeur de ton net d'avant ça veut dire que tu t'es justement fait enfler de tes protections sociales. Et comme tu as un bas salaire, tu le vois passer quand il t'arrive un truc. Et comme on a fait ça pour que tu sois la variable d'ajustement des budgets la boucle est bouclée :)

  • # ACCRE

    Posté par . Évalué à 1. Dernière modification le 25/01/19 à 18:56.

    Il me semble que pour l’ACCRE c’est le même calcul…

    L'ACCRE est une exonération (partielle) des charges sociales. Et pour info, tu dois avoir fait ta demande d'ACCRE pour pouvoir récupérer l'ARCE.

    Du coup, avec l'ACCRE, ton salaire brut est vachement plus proche de ton salaire net. Par contre, si tu as prévu de ne te verser aucun salaire et que tu ne prend par l'ARCE (tu prend juste des dividende et l'ARE), tu n'a absolument pas besoin de l'ACCRE.

  • # Quelques corrections

    Posté par . Évalué à 2.

    Très bel article sur l'indépendance. Il y a quelques erreurs toutefois.

    Tout d'abord Activ'Créa ne permet pas le prêt de SIRET & KBIS, en tout cas pas en tant que prestation. Par contre, il se peut que certains prestataires faisant cette prestation pour le compte de Pôle Emploi (Activ'Créa est une prestation Pôle Emploi) proposent également en parallèle le contrat CAPE, qui lui permet cela, et donc pourra proposer ce service pendant Activ'Créa. C'est même à cela qu'il sert. Le contrat CAPE existe depuis environ 15 ans. Plus d'infos entre autres sur ce lien : https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F11299

    l'ACCRE n'est pas une aide Pôle Emploi mais une aide de l'URSSAF (pour être plus précis, c'est l'URSSAF qui la gère et la demande passe par le CFE auprès duquel on crée son entreprise). Depuis le 1er janvier, l'ACCRE a été simplifiée (et renommée). Dès lors qu'on fait partie du public éligible, la demande est automatique, donc l'aide également. L'URSSAF ne fournit d'ailleurs plus de justificatif ACCRE pour les créations lancées depuis le début de l'année. Du coup, l'ARCE (aide Pôle Emploi) ne nécessite plus de justificatif ACCRE. Être demandeur d'emploi indemnisé fait partie du public éligible à l'ACCRE, donc désormais l'aide est considéré accordée de fait. Une vraie simplification administrative.

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