arnaudus a écrit 5604 commentaires

  • [^] # Re: Discours de 2003

    Posté par  . En réponse au lien Dominique de Villepin tente de sauver l'honneur de la droite française. Évalué à -3 (+1/-7).

    Et on continue avec des sondage placé avec les bonne questions, posée au bon moment pour que les gens se disent ouais la majorité pense comme ça

    Mais oui, c'est exactement ça, c'est les méchants médias, qui sont tous (de gauche) (d'extrême droite) (sous le joug de puissances financières). Et les gens sont cons, ils croient tout ce qu'on leur dit, ils n'ont pas d'esprit critique. Heureusement que tu es là, parce que toi tu n'es pas un gens comme tout le monde, et que tu ne crois pas tout ce qu'on te dit. D'ailleurs, ta voix devrait compter plus que celle des autres lors des élections, puisque tu sais tellement de choses sur la vérité vraie.

    Dans cette discussion, excuse-moi, mais je trouve qu'il est assez clair de quel côté il y a comme un manque d'esprit critique…

  • [^] # Re: Discours de 2003

    Posté par  . En réponse au lien Dominique de Villepin tente de sauver l'honneur de la droite française. Évalué à 1 (+1/-3).

    Il n'est de pire aveugle que celui qui ne veut pas voir…

    Mais encore une fois, je pense que c'est une erreur grossière que d'interpréter les réactions des mouvements politiques comme des prises de position sincères sur le fond. Tout ça ne découle que de stratégies, profondément pensées par des communicants. Ça fait longtemps que LFI a théorisé sa déconnexion avec la gauche traditionnelle; les idées sous-jacentes sont 1) la seule chance pour LFI de remporter une élection est un duel avec le RN, et 2) le programme de LFI est basé sur la chute des institutions de la Ve République, il est donc prévu de tout faire pour ne pas contribuer à la stabilité politique (quitte à voter des censures avec le RN). On notera au passage que le RN a des objectifs assez symétriques.

    Donc oui, la stratégie de LFI est de se disqualifier pour acter une rupture avec les autres partis de gauche, qui ne peuvent pas les suivre sur les antifa, l'antisémitisme, ou cette drôle de connivence de circonstance avec les bigots musulmans, par exemple. En se disqualifiant, ils peuvent se poser en alternative au RN (dont il partage en partie l'électorat) face à un bloc "centriste UPMS socio-traite". Tout ça est calculé, assumé, et mis en place par des professionnels de la politique. Je ne pense pas que JLM soit antisémite ou qu'il soit particulièrement fanatique des lynchages de rue, mais l'objectif est de faire croire qu'il l'est.

    Ce que tu peux te demander par contre, c'est pourquoi en tant que militant, tu n'es pas au courant de tout ça? C'est pratique les militants, ça distribue les éléments de langage sans trop réfléchir, mais la fidélité a des limites, non?

  • [^] # Re: Discours de 2003

    Posté par  . En réponse au lien Dominique de Villepin tente de sauver l'honneur de la droite française. Évalué à 3 (+0/-0).

    On peut dire que tout discours contre une oligarchie est populiste mais est-ce que ça avance vraiment à quelque chose ?

    Oui, tu n'as pas tort, disons que le terme "populisme" est maintenant beaucoup associé à la démagogie, et utilisé dans ce sens. C'est un sens qu'il n'avait pas forcément il y a 50 ans.

    En fait, au sens premier, tous les partis ou presque sont populistes dans une démocratie; au final, l'argument reste que la politique envisagée est destinée à bénéficier au peuple, in fine. C'est juste les modalités qui diffèrent: "Vous, peuple de France, serez plus heureux /si l'économie est florissante/si l'État a plus de moyens/si on renvoie les étrangers chez eux/", mais aucun parti ne revendique la séquestration des richesses au profit d'une minorité.

  • [^] # Re: Discours de 2003

    Posté par  . En réponse au lien Dominique de Villepin tente de sauver l'honneur de la droite française. Évalué à 2 (+1/-2). Dernière modification le 21 février 2026 à 10:48.

    Que le PS reparle de faire bande sans LFI

    À la limite, tu pourrais plus sérieusement reprocher au PS de s'être engagé dans cette alliance qui ne pouvais pas tenir si la majorité n'était pas atteinte (et la majorité absolue n'avait aucune chance d'être atteinte). Tu ne peux pas faire un bloc d'opposition homogène avec un parti de gouvernement et un mouvement radical, tout le monde le savait parfaitement. L'objectif était d'éviter la déroute électorale, et en effet ça a à peu près fonctionné; l'éclatement de l'alliance quelques semaines après l'élection était écrite. Le reste, c'est juste des postures (et des militants qui copient-collent des éléments de langage).

    Mais ne t'inquiète pas, c'est des phases et les alliances vont et viennent. LFI redeviendra fréquentable quand les circonstances s'y prêteront (et qu'un peu de ménage du côté du haut et du côté du bas du mouvement aura été fait).

    Bref a quelle niveau de couteau dans le dos on peut parler de traitrise ?

    T'es premier degré, là? "Oh mon dieu, j'ai été trahi par mes alliés politiques, je ne m'y attendais pas"?

  • [^] # Re: Discours de 2003

    Posté par  . En réponse au lien Dominique de Villepin tente de sauver l'honneur de la droite française. Évalué à 0 (+0/-3).

    Ah mais non, je disais aussi que l'incapacité à mettre en place une coalition PS-centre-droite me désespérait.

    Je pense que justement, le bon argument c'est de dire que malgré des désaccords assez profonds, il vaut mieux faire une coalition avec les autres partis de gouvernement qu'avec l'extrême droite, et donc d'assumer gouverner avec des gens "respectables" avec qui on peut négocier. Mais évidemment, le piège, c'est que la politique veut qu'on doit taper plus fort sur les partis proches que sur les partis éloignés, puisque c'est là qu'on peut gratter des voix. La droite traditionnelle est bloquée depuis 50 ans sur l'argument de l'illégitimité de la gauche à gouverner (l'idée que les moments où la gauche est au gouvernement sont des phases de transitions accidentelles entre des gouvernements légitimes). Un accord serait donc contre-nature; d'ailleurs, les deux partis de la fin du XXe siècle (PS et UMP/droite tradi) ont "préféré" se faire écraser par un mouvement centriste que d'envisager un rapprochement.

    De toutes manières, il n'y a pas de réponse toute faite. La dynamique bizarre des campagnes et le mode de scrutin sous-optimal rend le résultat de toute alliance assez imprévisible; parfois tu fais plus que la somme des partis (parce que ça donne l'impression aux électeurs que l'alliance a une chance de gagner), et parfois tu fais 2% (parce que l'alliance apparait contre-nature). La solution pour les législatives existe (il s'agit de faire une campagne sur des idées propres et sur sa volonté de participer à une coalition plus large en même temps, c'est à dire d'envisager les alliances après l'élection), pour les présidentielles, c'est beaucoup plus difficile (surtout que les présidentielles sont le seul moment où beaucoup de partis "existent", et que les coalitions après primaires ont rarement bien marché).

  • [^] # Re: Discours de 2003

    Posté par  . En réponse au lien Dominique de Villepin tente de sauver l'honneur de la droite française. Évalué à 3 (+4/-4).

    Oui, certainement, mais c'est justement le problème. Le respect mutuel entre une droite Gaulliste et un PS fort (gauche de gouvernement) est exactement ce sur quoi est basée l'argumentation populiste du RN (et de LFI aussi, par la même occasion) : notre pays serait gouverné par une émanation de la bourgeoisie / des élites qui feindrait des désaccords politiques superficiels pour imposer un statu-quo (bénéfique à qui tu veux: aux puissances de l'argent si tu es de gauche, au lobby juif si tu es antisémite…).

    Donc quand tu écris que quelque part tu te reconnais dans l'analyse d'un type d'un autre bord politique, ça conforte l'argument de l'UMPS, des "journalopes", etc., tous ces concepts populistes et complotistes.

    À la marge, on pourrait quand même noter que tous ces gens "raisonnables" restent incapables de former une coalition gouvernementale parce qu'ils espèrent tous aller grapiller des voix aux populistes, au prix de contorsions parfois scabreuses. Il ne faut pas trop demander non plus, apparemment.

  • # Comédie sociale

    Posté par  . En réponse au lien Dominique de Villepin tente de sauver l'honneur de la droite française. Évalué à 10 (+9/-0).

    Au-delà de la discussion sur la pertinence de l'analyse (l'analyse est probablement assez juste, mais c'est évidemment facile d'analyser sans rien proposer), je suis sidéré par le niveau des commentaires (sur le site en question, et j'ai l'impression que ça commence ici aussi). Il semble totalement impossible d'avoir une discussion politique, même d'une seule ligne : une succession d'invectives haineuses et hors contexte, ponctuée de "TL;DR".

    Est-ce qu'on ne pourrait pas au moins feindre un minimum d'écoute réciproque et de soin à formuler des arguments?

  • [^] # Re: Bravo

    Posté par  . En réponse à la dépêche Rétablissement de l'« auto-attestation » pour les logiciels de caisse, l'aboutissement d'une année de mobilisation. Évalué à 4 (+1/-0). Dernière modification le 18 février 2026 à 09:52.

    Beaucoup de monde oublie que l'on peut déclarer des pertes.

    Je ne sais pas qui tu appelles "tout le monde", mais j'imagine que tous les chefs d'entreprise savent ça, c'est quand même la base.

    tu a une perte par exemple sur l'emballage qui est normalement jeter,

    Non. Une perte est "une diminution du revenu net sortant des opérations habituelles de l'entreprise". À moins de revendre habituellement tes emballages, tu ne peux (évidemment) pas considérer les emballages comme des pertes.

    j'en ai vue qui considère ça comme une perte, carton ou plastique ça passe.

    Refnec. Après, on peut toujours faire une fausse déclaration, tout dépend de ta définition de "ça passe". Si tu veux dire que les contrôles sont rares, alors oui. Si tu veux dire que lors d'un contrôle, le contrôleur dit "OK, bien sûr, l'emballage à jeter c'est des pertes pour l'entreprise", alors non.

    Déclarer en temps que perte, et ensuite revendue au noir dans la cours.

    Revendre tes poubelles au noir? Me semble pas très lucratif :-)

    Une différence majeure entre une grande entreprise et une entreprise familiale, c'est le coût de la main d'oeuvre. Si tu es auto-entrepreneur, passer des heures à revendre des palettes au noir peut sembler être un complément de revenu. Pour une entreprise de grande taille, il va falloir payer les gusses et la logistique pour ça, et je n'imagine pas une seule seconde que ça puisse être rentable. Les grandes entreprises ont des moyens bien plus efficaces de frauder le fisc que d'organiser des petits traffics de revente de bidules sans valeur marchande.

    Les petit commerçant devrait faire ça aussi, ils seraient bien plus heureux.

    Les petits commerçants ne se gênent pas pour s'arranger avec les déclarations fiscales. Je ne suis pas sûr que ça les rende particulièrement heureux.

    Faudrait aussi qu'ils lynchent les cabiner de comptât qui sont des raclures et des fainéants en générale.

    Y'a l'air d'avoir du vécu :-) C'est sûr que ton comptable ne va pas te laisser déclarer tes emballages en pertes, si c'est ça que tu veux dire. It's not a bug, it's a feature :-)

  • [^] # Re: Bravo

    Posté par  . En réponse à la dépêche Rétablissement de l'« auto-attestation » pour les logiciels de caisse, l'aboutissement d'une année de mobilisation. Évalué à 3 (+0/-0).

    les défaillances subtiles (bugs rares, interactions) passent souvent inaperçues sans regard externe.

    Ce que je ne sais pas, c'est à quoi les éditeurs s'engagent avec l'auto-certification. Si un commerçant arrive à éditer des fausses factures avec le binaire auto-certifié à cause d'un bug ou d'une faille, qu'est-ce que l'éditeur de logiciel libre risque? Est-ce que démontrer sa bonne foi est suffisant, ou est-ce que les devs du logiciel libre risquent une amende et une peine de prison?

    Dans tous les cas, il y a une variable majeure à prendre en compte : l'administration fiscale souhaite se simplifier la vie (pour de multiples raisons, parfaitement légitimes pour certaines d'entre elles). Ce n'est pas au fisc d'auditer les logiciels de caisse, par exemple, le fisc n'en a ni les moyens, ni les compétences. Le risque, évidemment, c'est que la tatillonnerie devient gratuite pour l'État, ce qui revient à faire reposer sur le secteur privé le coût de certifications plus ou moins absurdes. C'est exactement ce dont on parle ici, puisqu'il a fallu passer par une procédure de lobbying (je ne sais pas exactement si c'est du lobbying ou de la participation citoyenne, parce que certains participants sont des entreprises) pour simplifier le système.

  • [^] # Re: Bravo

    Posté par  . En réponse à la dépêche Rétablissement de l'« auto-attestation » pour les logiciels de caisse, l'aboutissement d'une année de mobilisation. Évalué à 5 (+2/-0).

    Merci pour ces explications détaillées.

    Attention hein, je n'affirme pas que c'est comme ça que ça se passe tout le temps, c'est juste ce que je comprends du fonctionnement du fisc ou de la répression des fraudes. En tout cas, c'est certain que les inspecteurs ne sont pas informaticiens, et que l'expertise des machines (typiquement, l'identification du binaire et la comparaison avec des hash de référence) ne peuvent très probablement pas être faits sur place.

    En revanche, ça pourrait compliquer considérablement ce qui fait un peu l'essence même du LL: adapter le code, développer des fonctionnalités customs.

    Mais c'est ça qui est "beau" : c'est tout à fait possible. Tu peux télécharger, modifier, compiler, et même distribuer des copies du logiciel. C'est juste que tu n'as pas le droit de faire tourner ces copies modifiées sur une caisse sans que les modifications aient été auditées et certifiées—en gros, que quelqu'un d'autre que toi prenne la responsabilité de confirmer que le logiciel est conforme aux normes en vigueur (il édite les factures dans l'ordre de leur numéro, il ne permet pas de revenir en arrière, etc).

    Prends par exemple un logiciel critique dans un truc embarqué (un avion, un train, etc). Le logiciel peut être libre, mais les régulateurs interdisent au propriétaire du matériel de patcher le matériel sans passer par une certification du constructeur ou d'un régulateur. C'est le même principe; le fait qu'un logiciel soit libre ou non n'interfère pas avec la nécessité que ce logiciel soit validé par un tiers pour que tu aies le droit d'en faire une utilisation encadrée par la loi.

  • [^] # Re: Bravo

    Posté par  . En réponse à la dépêche Rétablissement de l'« auto-attestation » pour les logiciels de caisse, l'aboutissement d'une année de mobilisation. Évalué à 3 (+0/-0).

    L'administration, le législateur, … (je n'insiste pas ;-) ont tout le loisir pour se pencher en détail sur la solution proposée.

    C'est le boulot du certificateur, que la proposition de loi permet de zapper.

    Je ne suis pas convaincu que ces mêmes administration/législateur puissent examiner pareillement le code source d'une application LL

    C'est le boulot du certificateur, qui lui a accès au code source.

    Il ne faut pas perdre de vue l'objectif. L'objectif, c'est qu'un inspecteur puisse relativement facilement vérifier que le logiciel installé sur la caisse respecte bien les obligations d'un logiciel de caisse. L'inspecteur n'est pas un informaticien, il a une formation en compta et en droit, il ne peut pas examiner le code source, compiler, calculer un hash, etc. Il se pointe devant l'ordi et demande "Montrez-moi votre logiciel de caisse", et il lui faut un moyen de voir immédiatement s'il y a un truc louche ou non.

    Avec un logiciel propriétaire certifié, il va trouver un onglet "a propos" dans lequel il va trouver la version, des clés, des numéros de certification. Il peut partir sur le principe que le binaire a été fourni par l'éditeur, puisqu'il serait particulièrement complexe pour un commerçant de bricoler le binaire.

    Avec un logiciel libre, tu peux faire "A propos" et regarder ce qu'il y a dedans, tu n'as pas réellement de certitude que c'est bien la version proposée par l'éditeur. Il est à la portée d'un commerçant un peu porté sur l'informatique de recompiler le logiciel—disons, de recompiler une version que quelqu'un d'autre a bricolée, puisque j'imagine mal un restaurateur patcher nuitamment son logiciel de caisse. La vérification est donc plus complexe, puisqu'il faut un hash du binaire à comparer aux versions auto-certifiées de l'éditeur. Une telle manipulation n'est pas à la portée d'un inspecteur, qui ne va avoir que quelques minutes à consacrer à cette vérification, et seulement accès à la souris.

    Est-ce que le prix à payer pour l'utilisation de logiciels de caisse libres ne risque pas une séquestration du matériel pendant plusieurs semaines/mois pour expertise? L'auto-certification règle le problème du point de vue de l'éditeur, mais elle ne facilite pas réellement les contrôles, à moins que l'éditeur puisse aussi certifier la conformité des versions installées sur les machines (peut-être via une procédure en ligne?).

  • [^] # Re: Bravo

    Posté par  . En réponse à la dépêche Rétablissement de l'« auto-attestation » pour les logiciels de caisse, l'aboutissement d'une année de mobilisation. Évalué à 3 (+0/-0).

    Par contre je ne comprends pas ce que c'est que cette histoire de logiciel bidouillé avec l'éditeur : c'est le binaire qui est certifié; s'il est troué c'est que le certificateur a roupillé, mais autrement si l'éditeur fournit une version alternative, elle n'est plus certifiée.

    Par contre, est-ce que les inspecteurs vont aller vérifier individuellement si c'est bien le binaire certifié installé sur la caisse? Ça semble être du ressort d'une expertise par un informaticien, pas par un inspecteur de la répression des fraudes…

    Je sais qu'il est courant d'accuser certains secteurs de frauder "en masse", mais est-ce réellement possible dans la restauration, où les transactions en liquide sont de plus en plus rares? Il faudrait être capable d'activer ou de désactiver le faux logiciel de caisse à la volée, quand le client sort son moyen de paiement, après avoir sorti la facturette… Pas impossible, mais ça semble compliqué. Alors que c'est beaucoup plus facile dans d'autres secteurs.

  • [^] # Re: Toujours pas convaincu

    Posté par  . En réponse au journal Retour d'expérience sur le développement d'une application par l'utilisation d'IA. Évalué à 5 (+2/-0).

    Oui, mais n'oublions pas que c'est…une théorie :)

    La théorie des graphes aussi, ainsi que la théorie de l'évolution ou la relativité. Il ne faut pas confondre avec les séries policières!

    Je veux dire, sortir dans la rue aussi est tirer une boule à chaque fois hein

    C'était juste une discussion épistémologique. L'argument était "À chaque fois qu'on dit ça il ne se passe rien", et la réponse est "Il existe un cadre théorique en philosophie des sciences où cette observation n'a aucune raison de te rassurer".

    Plus fondamentalement, il y a une différence énorme entre les exemples de la vie de tous les jours (sortir dans la rue, prendre l'avion, subir une attaque informatique, etc) et la théorie de la boule noire : quand tu prends l'avion, tu tires toujours dans la même loi de probabilité; les tirages précédents te renseignent donc sur les probabilités de risques. Imaginons que tu n'as aucune idée du risque de prendre l'avion, tu pars donc sur un prior non-informatif; tu prends l'avion une fois et tu survis; tu peux donc conclure que la probabilité de mourir n'est pas 1 (avec un modèle simple, ton intervalle de confiance à 95% est réduit de (0,1) à (0,0.95). Tu prends l'avion 10 fois: ça se réduit à (0, 0.34). Tu prends l'avion 1000 fois? (0, 0.005). Bref, les réussites passées diminuent ton estimation du risque.

    Il n'a pas dû t'échapper qu'à Motus, tirer une boule jaune ne fait qu'augmenter la probabilité de tirer une boule noire au prochain coup. La théorie du monde vulnérable suppose juste qu'il existe au moins une boule noire. Chaque nouveauté technologique qui ne détruit pas l'humanité est une boule jaune, et ta civilisation disparait à la première boule noire. Tu ne peux donc absolument rien déduire de la probabilité de tirer une boule noire. Il n'est pas du tout impossible que 90% des boules soient noires, et que l'humanité a juste eu un bol gigantesque de ne tirer que des boules jaunes jusqu'ici; de toutes manières il ne peut pas en être autrement.

    De toutes manières, l'argument est solide, sinon il n'aurait jamais été publié et validé; il n'a rien à voir avec prendre l'avion ou traverser la rue. Il existe des objections possibles, mais elles ne sont pas très puissantes. Tu peux affirmer qu'il n'existe pas de boules noires, mais c'est dur à argumenter (pourquoi les lois de la physique interdiraient par essence de fabriquer une bombe H avec un mixer de cuisine?). Plus convainquant: on commence à découvrir les technologies les plus simples, donc s'il existe des boules noires, elles vont être difficiles à tirer, et donc probablement moins facile à déployer à une échelle suffisante pour détruire une civilisation.

    Ou alors, plus triste: on a déja tiré une boule noire, c'est les moteurs thermiques qui fonctionnent aux énergies fossiles, et c'est juste que les effets ne sont pas instantanés.

  • [^] # Re: Cocorico

    Posté par  . En réponse au lien Livres piratés et intelligence artificielle : le Français Mistral AI sous pression. Évalué à -3 (+4/-10).

    Encore une belle démonstration d'à quel point il est facile de lancer une belle rumeur de m***de, alors qu'il était à la portée de tous avec un minimum d'effort de vérifier que c'était faux. Merci de la rectification, et pas bravo à "antistress" d'importer sur Linuxfr les pratiques nauséabondes des réseaux sociaux.

  • [^] # Re: Toujours pas convaincu

    Posté par  . En réponse au journal Retour d'expérience sur le développement d'une application par l'utilisation d'IA. Évalué à 3 (+0/-0).

    Les annonces comme quoi "X est horrible, cela va détruire la planète, l'emploi, mon chat

    En philosophie des sciences, il existe une théorie assez intéressante, souvent appelée "théorie du monde vulnérable". J'ai aussi entendu parler de la théorie de la "boule noire", mais je pense que c'est plus confidentiel (ça doit faire référence au jeu "Lingo"—"Motus" en France).

    L'idée, c'est que chaque découverte scientifique ou technologique peut potentiellement détruire la terre (ou l'humanité, ou la vie sur Terre, mais vous voyez l'idée générale). Et on ne sait jamais à l'avance si une découverte a ce potentiel ou non. Donc on "tire" une boule, et jusqu'ici, on n'a tiré que des boules jaunes, donc on continue à jouer. On n'est pas passés loin avec l'énergie nucléaire, mais coup de bol, c'est suffisamment difficile de déclencher une réaction en chaine que c'est réservé à de très grosses organisations (États et multinationales) qui n'ont pas intérêt à détruire le monde. Mais c'est ça l'idée : jusqu'ici, on n'a pas détruit le monde, mais c'est un coup de bol, pas une propriété intrinsèque des découvertes technologiques.

    La théorie du monde vulnérable est évidemment spéculative, mais elle offre en tout cas une réponse très satisfaisante au paradoxe de Fermi.

    Donc voila, l'argument de "jusqu'ici tout va bien" ne tient pas du tout dans le cadre de la théorie du monde vulnérable.

  • [^] # Re: Toujours pas convaincu

    Posté par  . En réponse au journal Retour d'expérience sur le développement d'une application par l'utilisation d'IA. Évalué à 4 (+3/-2).

    Du coup je ne vois pas l'intérêt !

    Le nerf de la guerre, ça va être le rapport qualité-prix. Tu vas peut-être avoir une niche pour le développement à l'ancienne, un peu comme la culture bio de variétés anciennes de légumes, qui vont être servis dans les restos à 100€ le couvert. Et puis pour le macdo, bah de la vache aux hormones congelée, ça va très bien.

    Si avec une organisation à l'ancienne et une forme d'artisanat et de compagnonnage pour former les juniors, tu arrives à un niveau de qualité suffisant pour justifier d'un prix très supérieur, il y a peut-être un moyen de faire survivre ce métier, dans une forme plus confidentielle, mais avec un côté patrimonial.

    Ce qui me rend pessimiste, ça n'est pas que l'AI sait faire à bas coût, c'est que la qualité du code AI ne va pas cesser d'augmenter, et que beaucoup d'entre (nous/vous) me semblent excessivement optimistes sur la qualité du code produit par les humains. L'informatique des années 2020 est fondée sur du code écrit par des humains, et ce code est dans une très large mesure assez mauvais, voire médiocre, en termes de perfs, de conception, de lisibilité, et d'évolutivité. Donc évidemment, on peut toujours trouver que Copilot fournit de la bouse, mais quand cette bousitude va rencontrer le niveau de bousitude moyen du code du Google Play Store, paf, ça va faire des chocapics. En tout cas, l'argument du "fait à la main" n'a aucun sens commercial.

    En gros, il va aussi falloir beaucoup augmenter la qualité du code humain pour soutenir la différence.

    Il existe peut-être d'ailleurs un avenir un peu bizarre ou le code AI sera en effet moche et tout convolué, mais que les logiciels produits seront meilleurs parce que le code moche sera en réalité optimisé et testé beaucoup mieux que l'équivalent humain. C'est comme ça que sont "conçus" les organismes vivants et ça marche plutôt bien: bricolage sur bricolage, aucune étape de conception ou de refactoring, des commits random, mais des gros tests de non-régression à chaque étape.

  • [^] # Re: le passage le plus intéressant

    Posté par  . En réponse au lien L'Assemblée nationale adopte l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans en première lecture. Évalué à 3 (+1/-1).

    en tant que citoyen, je ne veux pas faire confiance à des tiers de confiance ;

    Celle-ci, elle est bizarre. Tu choisis un tiers de confiance justement parce que tu lui fais confiance… Personne ne t'oblige à accéder à un service pour lequel tu n'es pas d'accord avec les conditions.

    Il semble qu'avec Internet, certains se sont "inventé" des droits qui n'ont jamais existé. Le droit de publier quelque chose sans être identifiable par exemple, ça n'a jamais existé. Les pamphlets anonymes n'ont jamais été légaux; l'imprimeur doit s'identifier sur tous les documents et il doit être capable d'identifier les auteurs. Par extension, le droit de publier "Tartempion pue des fesses" et d'espérer ne pas être identifiable par la police si Tartempion porte plainte n'a jamais existé, ça n'est pas une "régression de la liberté" si on impose aux hébergeurs d'identifier les auteurs.

    De même, certains lieux sont interdits au mineurs, de même que l'accès à la pornographie, la vente de cigarettes ou d'alcool, etc. Un vendeur de clopes doit demander une carte d'identité (et il risque pas mal s'il se fait gauler à vendre des clopes à un mineur); j'ai connu l'époque où les chèques étaient annotés par les caissiers avec le numéro de la carte d'identité; les billets d'avion ont toujours été nominatifs et l'identité vérifiée, même pour les vols nationaux… Ce qui se passe actuellement, ça ressemble plus à un retour à la normale, où Internet est rattrappé par la "vraie vie" avec 20 années de retard.

  • [^] # Re: A voir

    Posté par  . En réponse au lien Sculptures électroniques de l'espace. Évalué à 3 (+0/-0).

    C'est bien pourtant les lois de la physique des matériaux qui interdisent d'imaginer des matériaux infiniment résistants aux ondes de choc ou à la température. Les lois de la thermodynamique permettent de calculer les températures supportées par les surfaces des objets hypersoniques, et quand ces températures sont supérieures à la limite de fusion de tous les matériaux connus, il faut un bouclier ablatif; et c'est aussi les lois de la physique qui mettent des limites à ce qu'un boucler ablatif peut faire. L'augmentation de la trainée avec le carré de la vitesse, c'est aussi une loi de la physique.

    De toutes manières, les lois de la physique n'interdisent pas la création d'une sphère de plutonium de 1000km de diamètre, ou d'imaginer un objet conçu pour traverser le soleil et ressortir de l'autre côté; et pourtant c'est physiquement impossible. Ça n'est pas la même chose que "pas pratique" ou "difficilement faisable".

    La seule différence, c'est que je refuse de postuler qu'il pourrait exister de manière virtuelle des technologies qu'on ne connait pas et qui rendraient de telles réalisations physiquement possibles.

    Encore une fois, contrairement à l'ascenseur spatial ou à la colonisation de Mars, jusqu'à preuve du contraire, il est juste impossible de faire se déplacer un objet physique à cette vitesse dans l'atmosphère sans qu'il ne soit détruit et/ou qu'il occasionne des dégats majeurs à son environnement. Ce n'est pas un problème de coût ou de technologie, toute matière a des limites à ce qu'elle peut encaisser (onde de choc, température…).

  • [^] # Re: A voir

    Posté par  . En réponse au lien Sculptures électroniques de l'espace. Évalué à 4 (+1/-0).

    Ça vient du calcul de la force de trainée (https://fr.wikipedia.org/wiki/A%C3%A9rodynamique) : F = rho v2 S C / 2.

    rho : masse volumique de l'air au niveau de la mer = 1.2 kg / m3
    v = 11 400 m / s (vitesse de libération)
    S = 0.78 m2 (1m de diamètre)
    C = 0.5 (coefficient de trainée, ~ 0.5 pour une sphère ou un cône)

    Donc on a F ~ 1.2 x 108 N. Pour une masse de 1000kg, ça fait une accélération de a = F/m = 1.2 x 105 m/s2, soit 1200g (oui, bon, OK, j'avais oublié le facteur 2 dans la force de trainée, et j'avais considéré qu'une sphère de 1m de diamètre faisait 1m2 de surface, on est dans l'ordre de grandeur, quoi :-) ).

    Tu perds donc 100m/s de vitesse (environ 1%) dans le premier 1/100 de seconde qui t'a permis de parcourir 100m. Avec un tel freinage, tu perds toute ta vitesse dans la première seconde de ton vol. Il faudrait intégrer tout ça pour avoir quelque chose de plus précis, mais ça me semble évident que la physique t'interdit de lancer avec un angle qui n'est pas proche de la verticale.

    J'admets que la trainée doit être différente pour les vols hypersoniques, que le coefficient aérodynamique doit être plus petit pour un truc en force de suppositoire (le minimum théorique est de 0.04), mais ça n'est pas grave : c'est connu depuis plus d'un siècle qu'il est virtuellement impossible de lancer le moindre objet depuis la surface de la terre: pour compenser les frottements il faut lancer beaucoup plus vite que pour une trajectoire ballistique, ce qui augmente les frottements, etc, et tu rencontres très vite les limites des résistances des matériaux.

    Je viens de voir sur la page Wikipédia: Spinlaunch a levé des fonds pour lancer une constellation de satellites. Avec des fusées classiques. CQFD.

    La seule chose qu'ils ont fait, c'est lancer une sorte de suppo à la vitesse du son en 2021. Même pas droit en plus, et sans faire le vide dans leur centrifugeuse. Du 100% foutage de tronche.

  • [^] # Re: A voir

    Posté par  . En réponse au lien Sculptures électroniques de l'espace. Évalué à 4 (+1/-0).

    Ça n'est pas qu'une question de précision oratoire : si un processus nécessite des matériaux dont les propriétés ne peuvent pas exister d'après les connaissances actuelles en physique, alors je considère que c'est "physiquement impossible".

    Par exemple, l'ascenseur spatial est physiquement possible, et je le mettrais dans ta catégorie "pas pratique" : on a des pistes pour produire les matériaux (nanotubes de carbone), mais on n'a ni la technologie ni les finances pour un tel projet pharaonique.

    Pour le spinLaunch, on est un cran au-dessus en terme de débilité technique. Déja, ça ne résoud aucun problème; ça permettrait potentiellement de se passer d'un premier étage, mais avec les lanceurs réutilisables, le premier étage n'est plus vraiment un point clé. Par exemple, un satellite starlink coûte dans les 500k$, et son lancement (total, 1er + 2e étage) dans les 1M$. Avec la technologie actuelle, on a donc un coût de lancement du même ordre de grandeur que le coût du satellite; lancer des 2e étages dans un matériau exotique ne va absolument rien t'apporter, sans compter le coût du développement de satellites qui encaissent des milliers de g.

    Par ailleurs, ce qui est à peine abordé par l'article mentionné, le principe du spinLaunch se heurte à un phénomène physique inévitable: le frottement sur l'air augmente avec le carré de la vitesse, et la vitesse est maximale au lancement, donc à l'altitude la plus faible. C'est comme une rentrée atmosphérique inversée, puisque tu vas rencontrer les couches denses de l'atmosphère à une vitesse supérieure à la vitesse de libération (puisqu'il faudra compenser ces frottements gigantesques). Or, sortir de l'atmosphère verticalement, on sait faire (les "hypercanons" des militaires en sont capables), mais là, l'objectif est de sortir tangentiellement, ce qui augmente la longueur de la trajectoire dans l'atmosphère. Bref, quand tu te rapproches d'un tir horizontal (c'est ton objectif), il y a un moment où ton apogée diminue. Tu vas donc finir par lancer assez verticalement, ce qui t'éloigne de la mise en orbite, ce qui réduit d'autant plus l'intérêt du truc. Il y a donc un paradoxe fondamental, puisque l'idée de lancer d'un point élevé n'est pas très intéressant (c'est l'idée de tous les lancements à partir d'un avion); sur un Falcon 9, seuls 30 à 40% du carburant du 1er étage est dépensé pour l'accélération verticale, la majorité de l'énergie du 1er étage sert donc déja à l'accélération horizontale. Si avec ton spinlaunch tu ne peut pas donner une accélération horizontale significative, il te faudra embarquer une énorme fusée.

    Et ça, évidemment, c'est sans considérer le problème des accélérations à supporter dans les deux axes (radiaux et longitudinaux), ni à la secousse que va prendre le machin quand il va percer la membrane: dans l'axe de la trajectoire, tu vas passer de 0 à environ 3000g en 1/1000 de seconde (en faisant l'hypothèse que tu lances à environ 10 km/sec; et oui, au niveau de la mer, une sphère de 1m de diamètre et de 1 tonne lancée à 11 km/s se prend 3000g de freinage aérodynamique, d'après mon LLM préféré). Et à cette vitesse, la moindre membrane risque de pulvériser tes boucliers thermiques ou n'importe quoi que tu as prévu pour protéger ta charge utile du plasma qui va te précéder.

    Bon, bref, non seulement balancer un objet sans vitesse horizontale substantielle à 100km de haut ne sert absolument à rien, mais en plus il n'est pas du tout dit qu'il existe des matériaux capables d'y survivre. En pratique, un tir spinlanuch sur une trajectoire utile, ça va te faire une ligne de plasma de quelques km de long, au bout de laquelle ta charge utile sera réduite à l'état moléculaire. Les spectateurs seront devenus aveugles et sourds, et ça sera miraculeux si ton site n'a pas été détruit par le contrepoids ou par l'énergie de l'air qui va s'engouffrer dans ta centrifugeuse.

  • [^] # Re: A voir

    Posté par  . En réponse au lien Sculptures électroniques de l'espace. Évalué à 5 (+2/-0).

    On pourrait discuter de la définition de "destination" (en général, quand on dit "X n'était pas le destinaraire de quelque chose", c'est qu'il l'a reçu mais qu'on n'a pas fait exprès de l'envoyer vers lui), mais c'est plus intéressant de faire un petit calcul de probabilités.

    • La distance moyenne entre les étoiles dans la voie lactée est d'environ 5 al.
    • À très long terme, la trajectoire des sondes traverse la voie lactée aléatoirement.
    • Les sondes vont à peu près à 60.000 km/h, soit 5.10-5 al/an.
    • En première approximation, tous les 100,000 ans, un sonde Voyager passera au hasard entre deux étoiles distantes de 5 années-lumière.
    • On peut considérer que cibler une étoile revient à passer dans son système planétaire, en prenant l'orbite de Neptune en référence, ça fait 0.0005 année-lumière
    • La sonde passera donc au hasard dans le système d'une étoile toutes les 5,000 étoiles, donc tous les demi-milliards d'années

    Donc techniquement, elles vont probablement "visiter" une étoile plusieurs fois. Si on restreint le truc à l'orbite de la Terre (histoire de voir un peu l'étoile quand même), alors c'est plus douteux, puisque ça fait tous les 15 milliards d'années (la collision avec la galaxie d'Andromède sera dans 4 milliards d'années, et notre galaxie n'y survivra pas en tant que telle, par exemple). Si on parle d'entrer en collision avec une étoile, alors c'est tous les 3600 milliards d'années (il n'y aura plus d'étoiles à ce moment là).

  • [^] # Re: A voir

    Posté par  . En réponse au lien Sculptures électroniques de l'espace. Évalué à 3 (+0/-0).

    Sur les 100 millions de dollars promis au projet de recherche, moins de 5 auraient été dépensés.

    Il faut avoir les moyens de ses ambitions. C'est un programme qui n'est techniquement pas impossible, mais il y a de multiples obstacles scientifiques et technologiques à franchir, et ce n'est pas en saupoudrant quelques piécettes que ça va avancer.

    Pour comparaison, le coût du programme Apollo était d'environ 160 Mrds de $ actuels, donc presque 2000 fois plus que la somme prévue pour Breakthrough Starshot.

    En tout cas, ces petites sondes m'ont l'air moins farfelues que ces programmes pseudo-scientifiques de lancement inertiel de satellites (style SpinLaunch) qui sont physiquement impossibles.

  • [^] # Re: A voir

    Posté par  . En réponse au lien Sculptures électroniques de l'espace. Évalué à 3 (+0/-0).

    Le programme Voyager n'a aucune étoile en destination. Les deux sondes ont suivi une trajectoire les rapprochant des planètes du système solaire, puis elles ont continué sans but dans l'espace interstellaire.

    Voyager 1 passera à 1.6 années lumières de Gliese 445 dans 40000 ans, c'est très très loin de l'étoile. Et Voyager 2 passera à 1.7 a-l de Ross 248, donc encore plus loin.

    Bref, ces sondes ne sont pas du tout à destination d'autres étoiles.

  • [^] # Re: A voir

    Posté par  . En réponse au lien Sculptures électroniques de l'espace. Évalué à 3 (+0/-0).

    j'ai un petit doute que cela résiste dans l'espace ;-)

    C'est juste une question de temps, non? Ça va probablement marcher un peu (quelques minutes? quelques heures?) avant de tomber en panne; l'espace n'est pas forcément un milieu hostile pour les machins non-vivants. J'ai l'impression que ça va dépendre de la survie des composants aux chocs thermiques, mais comme le truc est tout petit, ça ne va peut-être pas chauffer tant que ça quand ça sera éclairé, surtout que ça risque de tourner tout seul. Les soudures vont probablement fondre mais elles vont rester en place, et quand ça passera dans l'ombre tout va geler.

  • [^] # Re: C'est même prouvé

    Posté par  . En réponse au journal [Hors sujet] Des tablettes lave-vaisselle tout-en-un. Évalué à 5 (+2/-0).

    Si le gain l'était, je ne vois pas pourquoi les constructeurs ne le feraient pas, ça serait sans doute moins cher pour eux.

    Cette discussion est bizarre : normalement, les lave-vaisselles qu'on achète dans le commerce peuvent être branchés sur le réseau d'eau chaude; ils n'ont pas besoin d'eau froide.

    Pour ma part, j'ai un ballon électrique, donc ça ne fait aucune différence en théorie, aucun intérêt de brancher sur l'eau chaude. Mais si tu as de l'eau chaude pas chère, par un réseau urbain par exemple, pourquoi t'en priver?