Ce n'est pas compliqué de changer de banque, hein. La BP n'est pas une vraie banque, tout se passe bien quand tu es étudiant et que tu n'as besoin que d'un compte courant, mais dès que ça se complique un peu (crédit, épargne…), c'est n'importe quoi. Les conseillers essayent de te refiler des assurances pour petits vieux, tu n'as jamais personne au bout du fil… Du coup, tu changes de banque, et c'est d'ailleurs peut-être leur modèle économique (ils veulent gérer des comptes chèque et des livrets A, ils n'ont peut-être pas l'infrastructure et les compétences pour les dossiers complexes).
si il s'est authentifié correctement, c'est OK; si je me suis fait pirater mon compte, c'est mon problème.
D'une, c'est ton point de vue et pas celui de Google, et de deux, c'est un point de vue assez faible, vu que non, Google est responsable de la confidentialité des données que tu as laissé chez eux. Surtout que le piratage de compte peut suivre des voies très détournées, et que ça n'est pas forcément dû à un manque de vigilance de ta part.
Tu ne serais pas le genre de personne qui irait leur gueuler dessus pour reprendre le contrôle de ton compte après un piratage?
Par ailleurs, en ce qui concerne les transactions par des cartes de paiement, ça n'est pas ton problème, vu que la banque couvre les transactions frauduleuses. Du coup, c'est leur pognon qu'ils protègent, pas le tien. Ils peuvent mettre en place les sécurités qu'ils souhaitent, c'est leur droit.
Bon, en plus, dans l'exemple présent, il n'y a pas le moindre embryon de début de preuve qu'il s'agisse d'une volonté délibérée. J'imagine bien un système automatique qui bloque le paiement vers des tiers qui ont déja été impliqués dans des transactions frauduleuses (une blacklist), avec une intervention humaine pour "re-whitelister" quand les clients se plaignent.
L'incompétence des conseillers de la BP est notoire, donc rien de nouveau (on peut même rester au sens étymologique "d'incompétence" : ils gèrent le contact avec les clients, mais n'ont quasiment aucune prérogative, ils ne décident de rien, ne peuvent pas faire avancer les dossiers, et n'ont même pas de ligne directe vers les gens qui décident vraiment, je les ai déja vu devant moi appeler le 36 machin, comme tout le monde, et taper 1, 3, 2, 4, dire "service client" au robot du centre d'appel, puis la petite musique d'attente). Comment être surpris? On ne s'improvise pas "banque" comme ça.
Pour rebondir là-dessus, si tu veux faire une référence culturelle amusante, je pense qu'une sortie comme "kamoulox!" aurait été bien plus drôle que "FOUTAISE".
La première raison, c'est que quand on fait une référence, il y a toujours une probabilité non-nulle pour que l'autre passe à côté. Ça peut être une question de culture, de génération, d'origine géographique. Or, "FOUTAISE", c'est un mot qui est très agressif, c'est proche de l'insulte. Pour ton plaisir à faire un bon mot, tu prends le risque d'offenser quelqu'un d'autre ; c'est un comportement courant, mais je pense qu'il est à l'origine de la très mauvaise ambiance qui règle "sur les internets", où l'insulte, l'invective et la moquerie sont systématiques.
L'autre raison, c'est que je pense que tu utilises mal la référence. Le principe du business loto, c'est de se moquer de la novlangue pseudoscientifique et pédante qui a la cote dans certains milieux. Quand tu cries "Foutaise!", tu impliques que ton interlocuteur manie des concepts creux qui ne veulent rien dire, tu te moques de lui.
Là, en fait, tu voulais simplement dire que la phrase était trop technique et que tu n'avais rien compris. J'imagine que tu ne voulais pas impliquer que tes interlocuteurs était des marketteux qui cachaient du vide derrière des mots complexes. Ton "Foutaise" est donc beaucoup plus insultant que tu le voulais, parce que je pense que tu maitrises mal ta référence culturelle. Donc voila, il faut faire un peu attention.
PS: je ne pense pas être une grosse quiche en stats, mais j'avoue que la phrase m'avait fait sourire parce que je n'ai aucune idée de ce qu'elle voulait dire.
les meilleurs joueurs ont pris l'habitude de mémoriser des ouvertures de plusieurs dizaines de coups,
Après, ça dépend de la subtilité de la définition, mais si tu as complètement résolu mathématiquement un jeu, tu es censé pouvoir donner la solution la plus courte… Regarde pour un problème d'échecs (ce qui est exactement la même chose que de résoudre le jeu, sauf qu'on commence avec une position très avancée), la solution est généralement unique, et c'est celle qui présente le moins de coups possible. Si tu captures une pièce majeure au lieu de faire mat, tu arriveras sans aucun doute à gagner la partie après 30 autres coups, mais tu n'as pas résolu le problème posé.
Du coup, pour moi, "résoudre les échecs", c'est comme résoudre un problème d'échecs à partir de la position initiale : les blancs jouent et font mat. Implicitement, forcément, ça sous-entend "avec le moins de coups possibles".
Empiriquement, une IA qui a résolu le jeu pour les noirs et pour les blancs devrait toujours terminer avec le même résultat avec le même nombre de coups (il peut toujours y avoir plusieurs variantes, ça n'est pas forcément la même partie qui est toujours jouée, mais elle se termine toujours pareil). Bien sûr, cette IA contre un algorithme moins fort pourra terminer en moins de coups, mais contre elle-même, elle devrait toujours terminer dans le nombre minimum de coups (pour le gagnant) et le nombre maximum de coups (pour le perdant).
À noter que si le meilleur résultat possible pour les blancs est une partie nulle, alors la stratégie "résolue" est de demander la nulle avant le premier coup, ce que les noirs vont accepter (vu que la nulle est aussi le meilleur résultat pour eux).
Ceci dit, ce critère n'est pas non plus passionnant. Une IA qui a résolu le jeu jouera toujours des parties avec le même résultat dans le même nombre de coups contre elle-même. Mais jouer toujours la même partie ne prouve absolument pas qu'on ait résolu le jeu, on peut utiliser ce critère pour montrer que l'IA n'a pas encore résolu le jeu, mais pas qu'elle l'a fait.
Je pense qu'il faut distinguer plusieurs phases dans la partie ; dans les fins de partie, on compare avec un certain nombre de "patrons" généraux (du style "si le pion est là et le roi est là alors c'est gagnable pour les blancs), et on calcule forcément (si je vais là il va là alors je vais là, etc). Dans les débuts de partie, c'est plus de la mémoire ; il faut connaitre ses ouverture et les suites de coups. Pour les milieux de partie, c'est trop complexe pour être calculé, les coups sont plutôt basés sur des considérations tactiques (contrôle des cases du centre, etc). Le plus gros "travail" pour un humain, ce n'est pas de calculer, c'est plutôt d'estimer (telle position a l'air mieux que telle autre).
les meilleurs joueurs ont pris l'habitude de mémoriser des ouvertures de plusieurs dizaines de coups,
C'est une chose d'apprendre les ouvertures (ça permet de retarder la perte face aux joueurs meilleurs que soi), mais ça ne sert pas à grand chose si on n'apprend pas non plus par cœur les réfutations pour les coups sous-optimaux de l'adversaire. De mon point de vue, ça n'est pas la partie la plus intéressante des échecs—certains GM s'en plaignent régulièrement, d'ailleurs. Ça fait partie du jeu, mais ça doit être pénible de systématiquement devoir remonter des positions pas terribles après un ouverture contre un joueur qui excelle au par cœur…
Ce résultat arrive au moment où les tournois de haut niveau comportent une écrasante majorité de parties nulles, certains disant (comme en 1920, en 1940, en 1980…) que de nombreux joueurs jouant parfaitement, la nulle est logique.
Mouais, est-ce que ça n'est pas plutôt lié au manque de prise de risque? Une défaite avec les blancs est quasiment irrattrappable, et il est très dur de gagner avec les noirs. Du coup, on ne prend jamais de risque.
Ce qui est frappant, c'est que des joueurs excellents arrivent quand même à gagner dans ces conditions. Comme quoi, c'est possible, mais il semble que l'ensemble de l'écosystème (le système de classement, etc) favorise trop les joueurs prudents.
Cela a déstabilisé son adversaire qui a ensuite perdu la partie.
C'est une stratégie courante pour les joueurs humains qui affrontent de très bons théoriciens. Il faut jouer un coup sous-optimal dès l'ouverture, qui fait rapidement sortir la partie de la théorie, afin de se retrouver à armes égales (on trouve plein d'exemples rigolos sur Youtube, même entre grands maîtres).
Stratégie totalement inefficace contre la plupart des ordinateurs… sauf peut-être AlphaZero, paradoxalement!
En fait, il faudrait savoir comment il joue contre lui-même. S'il a réellement résolu le jeu, il devrait jouer toutes les parties avec le même nombre de coups, et toutes les parties devraient se terminer par le même résultat. Au passage, comme il utlise plusieurs ouvertures distinctes, ça voudrait dire qu'il y a plusieurs manières de jouer la partie optimale. Mais bon, je doute que ça soit le cas (les auteurs l'auraient facilement remarqué), donc il n'a pas résolu le jeu ; il joue vachement bien, mais il joue parfois des coups qui ne permettent pas la victoire/la nulle en un nombre minimum/maximum de coups quand il joue les blancs/les noirs.
Je ne suis pas sûr de te suivre. Par définition, le jeu est résolu quand tu as trouvé la stratégie optimale—ou plus exactement quand tu as prouvé que tu as trouvé la stratégie optimale. Ton problème, c'est que ta définition de "résolution" tient au seul fait que tu n'as pas encore trouvé de stratégie meilleure, ce qui est une défintion super faible (en gros, tu définis "mon programme résoud le jeu" par "mon programme est le meilleur", ce qui n'a honnêtement pas grand chose à voir : à ce compte-là, DeepBlue avait déja résolu le jeu, ainsi que toute la série des meilleurs joueurs du monde avant lui). Bon, je te l'accorde, la force de AlphaZero c'est de n'avoir jamais perdu, ce qui n'exclut pas qu'AlphaZero ait peut-être résolu le jeu d'échecs (ce qui voudrait dire que la partie optimale est nulle). Une seule défaite, et tu prouves qu'AlphaZero n'a pas résolu le jeu (à moins que même en jouant parfaitement les blancs perdent, ce qui serait douteux).
Bref, en résumé, non, je ne pense pas qu'on puisse conclure quoi que ce soit sur la résolution du jeu d'échecs. AlphaZero est un algo qui est très très fort, et visiblement plus fort que n'importe quel autre algo. Il est possible qu'AlphaZero ait résolu le jeu, mais c'est très peu probable. Il est certain que le jeu d'échecs a une solution, mais il n'est pas certain que cette solution soit un jour trouvée, et il n'est pas du tout garanti qu'un mécanisme informatique soit un jour en mesure de stocker cette solution pour l'utiliser pour gagner.
Par contre je me pose la question de savoir à quel moment un jeu peut être considéré comme résolu? A défaut de prouver une stratégie gagnante définir un programme invincible semble le terme du jeu.
Un programme invincible ne te dit pas du tout que le jeu est résolu (tant que tu ne peux pas reproduire toi-même la stratégie gagnante, le jeu n'est pas résolu). Le jeu d'échec est loin d'être résolu, puisque d'après l'article AlphaZero utilise toute une variété d'ouvertures, et donc ne reproduit pas une stratégie unique : il sait gagner en jouant des parties diversifiées. Du coup, il n'a pas résolu le jeu, il est juste super-bon.
Formellement, il y a plusieurs niveaux dans la résolution du jeu. Tu dois d'abord prouver que le jeu peut être résolu, ce qui n'est pas encore fait aux échecs (on ne sait pas si la meilleure stratégie blanche mène à la victoire ou à une partie nulle, on pense que ça mène au match nul mais ça n'est pas prouvé—formellement, on pourrait aussi aller à la victoire des noirs, mais ça surprendrait vraiment tout le monde. La raison pour laquelle on penche vers la nulle est qu'un joueur qui joue les noirs et qui n'a qu'à annuller la dernière partie pour gagner un match y arrive assez facilement ; il suffit d'échanger les pièces jusqu'à la nulle par manque de matériel.
Si tu sais que ton jeu peut être résolu, il faut ensuite déterminer la meilleure stratégie (suite de coups qui mène à la victoire des blancs malgré la meilleure défense des noirs). Tu peux considérer à ce stade que le jeu est résolu. Sauf que si tu ne sais pas comment répondre à un coup sous-optimal des noirs, en pratique, tu ne vas pas gagner à tous les coups. Il te faut donc connaitre la stratégie qui mène à la victoire à partir de n'importe quelle réaction des noirs. Et là, tu as résolu ton jeu. Mais techniquement, il n'est pas dit que ça soit faisable pour les échecs. Même si tu contrôles les blancs (et donc, tu n'as pas à envisager tous les coups possibles des blancs), et qu'en moyenne les noirs ont 20 coups légaux, pour une partie qui s'achève en 40 coups, il te reste quand même 1052 parties à mémoriser… Si tu te concentres que sur 3 coups possibles (en partant du principe que les 17 autres coups sont tellement mauvais que tu serais capable de gagner sans l'algorithme optimal), tu restes à 1019 parties, ce qui semble difficilement faisaible avec le matériel informatique d'aujourd'hui… Bref, au delà des problèmes de calcul, stocker quelque part les suites de coups qui te permettent de gagner à tous les coups n'est peut-être même pas faisable.
Ceci dit, d'énormes progrès ont été faits sur les fins de parties, et je crois que toutes les fins à moins de 8 pièces sont résolues dans toutes les positions, par exemple. Honnêtement, rien qu'avec ça, tu bats n'importe quel joueur humain, à moins d'arriver en fin de partie avec un gros handicap. C'est vraiment le milieu de partie qui pose problème.
Je tiens à préciser que quoi qu'il arrive, le logiciel est destiné, si il est publié à être publié sous licence libre. Pour autant, je considère que tout travail (utile) mérite salaire: la qualité de la publication dépendra de l'aide reçu.
Le paradigme habituel du logiciel libre, c'est de publier tôt et souvent ; tu ébauches un projet, tu partages ton code, et une communauté se forme autour du code si le projet est intéressant, pour l'amener à maturité. Pour la plupart des projets, le bénéfice du mainteneur du logiciel est assez faible, à part la reconnaissance de la communauté et le plaisir de disposer du logiciel que tu souhaites. Les bénéfices sont quand même indirects, je pense par exemple que de maintenir un beau logiciel libre reste une ligne très intéressante sur un CV, et qu'éventuellement ça peut aussi permettre d'en vivre plus directement (un logiciel populaire peut attirer des dons).
J'ai l'impression que ce que tu proposes, c'est un nouveau paradigme qui est apparu avec les campagnes de financement participatif. Est-ce qu'il y a des exemples qui ont vraiment fonctionné? Personnellement, je pourrais envisager de faire un don pontuel à un projet en développement que j'utilise régulièrement, par exemple. Par contre, je me vois mal donner de l'argent à un projet "futurement" libre pour lequel il n'existe qu'un cahier des charges.
Je comprends bien que le problème de fond, c'est le financement du logiciel libre. Jusqu'ici, les modèles économiques restent fragiles et réservés à des logiciels particuliers (par exemple, ceux avec lesquels ont peut vendre du service). Beaucoup de logiciels libres sont développés bénévolement, ou par des contributeurs salariés. L'idée de "vendre" le développement d'un logiciel libre paraît logique du point de vue du développeur, mais elle est illogique du point de vue de l'utilisateur, à qui tu demandes de payer pour un logiciel qui n'existe pas, alors qu'il a à disposition des logiciels (peut-etre imparfaits) qui existent déja et qui sont disponibles gratuitement.
Tu peux considérer que tout travail mérite salaire, ça n'en fait pas un mantrâ miraculeux qui va te rapporter des sous. Moi je considère que les professeurs méritent plus de respect, que les SDF devraient avoir un toît, que tous les enfants du monde devraient avoir à manger, etc. La question n'est pas de savoir ce qui devrait être, c'est d'arriver à trouver un système pour arriver à cet objectif. Et là, j'ai juste l'impression que tu ne te donnes pas les moyens d'atteindre cet objectif (ou, pour être plus précis, tu ne donnes pas aux autres les raisons rationnelles pour te permettre d'atteindre cet objectif).
PS: sur le fond, le projet reste intéressant. À mon avis, plus la compatibilité avec bash sera maintenue, plus la possibilité de faire une transition douce motiverait les utilisateurs à faire le changement.
Comment penser qu'il ne sera pas demandé à Qwant, appelé à devenir un des principaux service hébergé en France, d’accueillir ce dispositif sur ses serveurs ?
Parce que la loi de l'autorise pas? Ces articles sont assez imbittables, mais ils restent quand même clairs :
* opérateurs de communications électroniques et des personnes mentionnées à l'article L. 34-1 du code des postes et des communications électroniques = opérateurs télécom
* "Les personnes dont l'activité est d'offrir un accès à des services de communication au public en ligne" = FAI
* "Les personnes physiques ou morales qui assurent, même à titre gratuit, pour mise à disposition du public par des services de communication au public en ligne, le stockage de signaux, d'écrits, d'images, de sons ou de messages de toute nature fournis par des destinataires de ces services" = hébergeurs
Qwant n'est pas un opérateur télécom, ni un FAI, ni un hébergeur. Je ne vois pas comment on pourrait lui imposer la fameuse "boîte noire".
ils ne fournissent aucun éléments pour étayer leur promesse
En même temps, tu voudrais qu'ils te fournissent quoi pour te prouver qu'ils ne te traquent pas? Tu as déja l'élément "pas de cookie", c'est déja un début. Ils peuvent évidemment t'identifier via ton IP ou les métadonnées du navigateur, mais à part te donner un accès physique à la totalité de leurs serveurs, comment tu veux prouver qu'ils ne logguent pas ces données?
Même si le code était libre, ils ne pourraient pas prouver qu'ils exécutent le même code que ce qu'ils te fournissent. J'ai juste l'impression que tu demandes l'impossible. Reformule ta phrase avec quelque chose comme "il est impossible de savoir s'ils respectent leur promesse", et la seule alternative est donc l'auto-hébergement d'un moteur de recherche. Bon courage.
ils auront bientôt l'obligation de mettre une "boite noire" pour enregistrer les "métadonnées" chères à notre gouvernement
Mettre des mots qui font peur dans n'importe quel ordre sur n'importe quel sujet, sans aucune référence, sans aucune analyse, sans aucune distinction entre FIA et moteur de recherche… non, y'a pas à dire, c'est constructif. Tu vas convaincre des gens qui ne savent pas ce dont tu parles.
Je n'ai pas envie d'aller en prison pour avoir consulté le mauvais site.
Les prisons sont pleines de gens qui ont consulté le mauvais site, dénoncés par un moteur de recherche. C'est une peur tout à fait rationnelle, c'est un argument constructif, mesuré, pertinent.
On aurait des gens qui raconteraient n'importe quoi (type fashosphère, etc) en exagérant des faits divers et en surinterprétant toute déclaration ou tout élément législatif, voire en inventant des peurs irrationnelles (grand remplacement…). Comme ils sont du mauvais côté, c'est des méchants, c'est inacceptable. Et puis d'un autre côté, on aurait des «gentils», les libristes, les gens qui veulent défendre les droits de l'Homme, l'environnement, les citoyens contre les multinationales et les gouvernements. Et ceux-là, ils n'ont pas besoin de peaufiner leur argumentaire, deux ou trois remarques un peu anxiogènes en mélangeant un peu tout, pas grave; comme ce sont des gentils, c'est légitime d'exagérer, de sortir du contexte, de «simplifier» à sa manière. Bah moi je n'y crois pas. Quand on pense avoir raison, on affute ses arguments. Autrement, c'est de la propagande, ça ne vaut rien, et ça dessert même l'argumentaire ; n'importe qui de normalement constitué qui ne connait pas le sujet va penser (à raison) qu'on se fout de lui.
On ne s'entend pas trop mal. Écrit tous les jours, oral plus ou moins intensif en fonction de la période.
Comment as-tu fait pour le parler de façon acceptable ?
Bosser à l'étranger pendant 5 ans.
Comment tu fais pour ne pas être stressé avant/pendant un call ?
Le téléphone en français ne me met pas super à l'aise, donc en anglais c'est pareil.
Est-ce que tu pourrais être dans l'entreprise où tu es aujourd'hui si tu ne parlais pas anglais ?
Non. Je ne pourrais pas occupper le poste que j'occuppe de toutes manières.
Est-ce que tu as dû te farcir des séries américaines en VO alors que tu détestes ça ?
C'est ridicule, si on déteste ça on ne fait pas ça.
Tu dirais quoi si un collègue te confiait qu'il doit coder en C, qu'il est payé pour ça, mais qu'il ne connait pas ce langage? C'est stressant pour lui, mais bon, qu'est-ce que tu veux répondre?
Par curiosité, quel est l'intérêt d'auto-héberger un méta-moteur de recherche? En termes de confidentialité, c'est pourri, non? Chaque requête va être envoyée à plusieurs moteurs commerciaux, mais si tu es le seul à utiliser ton méta-moteur, l'historique de tes recherches va être associée à l'IP de ton serveur auto-hébergé, et c'est presque comme si tu avais envoyé plusieurs requêtes à partir de ton navigateur (sauf les cookies).
Pour Quant, je ne crois pas que ça soit libre ; tu as des infos là-dessus?
Et il créé des emplois.
Même un poste de ninja polyvalent, d'après leur site web.
Je ne suis pas sûr de comprendre le lien entre un moteur de rendu ou un moteur de recherche, mais d'expérience, seuls les "méta moteurs" de recherche alternatifs sont utilisables (du style Duck Duck Go). Ces moteurs interrogent les moteurs commerciaux et produisent une sortie qui fait la synthèse, tout en assurant ton anonymat (relatif) vis-à-vis des gros moteurs.
J'imagine que pour avoir un vrai moteur de recherche sans la collecte de données qui vient avec les moteurs traditionnels, il faudrait payer (assez cher, je pense). L'infrastructure et le développement logiciel qui vient derrière le moteur de Google est quelque chose d'impressionnant, que jamais le libre et l'associatif seraient en mesure de fournir.
Dans mon entourage, quelques personnes utilisent des moteurs de recherche différents de Google, mais ils ont tous le réflexe de repasser sur Google pour une recherche un peu complexe. Dans l'absolu, si tu souhaites simplement une sorte de raccourci dans la barre d'adresse (par exemple, taper "Wiki xxx" au lieu de "www.wikipedia.org", puis "rechercher", puis "xxx"), alors j'imagine qu'il est possible de trouver une solution. Si par contre tu souhaites effectuer une recherche complexe, technique, ou dont la réponse ne se situe que sur des sites confidentiels ou auto-hébergés, je ne vois pas comment tu peux te passer de la puissance des gros moteurs commerciaux…
j' aime bien passer le temps pour aider les personne qui ont des soucie avec leur pc que ce soit
Je pense qu'on est tous comme ça, sinon on ne répondrait pas ici.
mais pour moi jouer a la belotte sur Facebook enfin je joue souvent a la belotte avec ma famille enfin bref
On n'est pas là pour juger si c'est bine ou mal de jouer à la belotte sur Facebook. C'est sûr que ça ne motive pas les gens pour t'aider à trouver une solution à tout prix, parce que ça a l'air moins important que si tu étais chef d'entreprise et qu'un client exigait un logiciel particulier, mais a priori ça ne devrait pas rentrer en ligne de compte.
Le problème, c'est que tu as besoin d'un logiciel qui est dangereux pour ton système. Flash Player, c'est un logiciel obsolète, et il est dangereux même si tu es sous Windows ou sous n'importe quel système, ça n'a rien à voir avec Linux. La différence, peut-être, c'est qu'en effet les distributions Linux ne font aucun effort pour que tu puisses l'installer, et ça, c'est parce qu'elles ne veulent pas que tu puisses tout casser. Du coup, si tu veux l'installer, tu dois te débrouiller par d'autres moyens. C'est le même principe qu'un copain qui te confisque tes clefs de bagnole parce que tu as trop picolé. Selon le point de vue, c'est sympa ou c'est pas sympa, les deux se défendent.
faire une mise a jour vers gnome
Je me demande si tu ne parles pas de faire une mise à jour vers Ubuntu 17, qui a changé de bureau par défaut. Le problème, c'est que comme tu expliques mal, les gens ne comprennent pas ce que tu veux ; ça c'est de la faute de personne.
Jusqu'à Ubuntu 16, le bureau par défaut était Unity. Tu pouvais installer gnome aussi, mais ça demandait une manipulation. À partur d'Ubuntu 17, le bureau par défaut est Gnome. Tu comprends donc pouquoi ta demande n'est pas claire : est-ce que tu parles de passer d'une Ubuntu 16 à une Ubuntu 17 (et dans ce cas, tu dois faire une mise à jour), ou est-ce que tu veux passer de Unity à Gnome tout en restant sur une Ubuntu 16 (et dans ce cas, tu dois installer Gnome). On en peut pas savoir à ta place qce que tu veux faire.
Et au passage, ça n'a rien à voir avec Flash Player et la belotte sur Facebook. Si tu veux arriver à tes fins, il faut que tu arrives à découpler les problèmes et à les régler un par un, sinon ça va devenir pire.
Mouais, on n'est pas à ce point là, à mon avis. Cette personne sait à peine sous quel système elle est (hier c'était sous Fedora, et en fait non c'est une Ubuntu). Je pense que c'est une très mauvaise idée de lui faire installer un logiciel, FlashPlayer, qui est obsolète, bourré de trous de sécurité, et plus supporté par sa distribtuion. Non seulement les manips vont être chiantes à faire et ça va prendre des semaines de question-réponses (de type "ça marche pas, dites-moi comment faire autrement"), mais en plus il va complètement péter son système s'il commence à installer des versions 32 bits de logiciels majeurs de la distrib.
Bah oui, tu n'as pas tort, mais du coup, je ne comprends pas pourquoi ces usines à gaz annoncent des millions de lignes de code. C'est sûr que si tu as un truc pour lire un DVD, et que tu as derrière un Linux, un Firefox, et un truc en java, bah avant d'avoir la moindre ligne de code tu te tapes un système bloaté derrière… Mais est-ce vraiment de ça dont on parle? Quand on regarde le nombre de lignes de code derrière un logiciel métier, on ne parle pas du système.
Après, toujours pareil : 990 000 lignes de bibliothèques et 10 000 lignes de vrai code, ça n'est pas du tout pareil que 1M lignes de code pour le logiciel. D'un autre côté, des bugs peuvent se cacher dans les bibliothèques, les compilateurs, les surcouches, les frameworks…
Dans le fond, c'est plus un sentiment général qu'une méthode de développement. J'ai l'impression que si on voulait des systèmes moins buggés et plus compréhensibles, il faudrait beaucoup moins de code, de la factorisation de code via des bibliothèques, et des applications qui restent simples et qui ne font qu'une chose, mais bien. Or, on se dirige vers exactement le contraire : de plus en plus de surcouches, des méga-projets qui se battent sur la longueur du code, des trucs tellement complexes que personne ne comprend vraiment ce que ça fait, des bugs insolubles, des livraisons de binaires via des containers qui contiennent de multiples duplicats des mêmes bibliothèques jamais mises à jour, avec des versions différentes… On peut coller autant de tests unitaires ou d'assistants de preuve derrière, on ne fait que vérifier avec une machine qu'on n'a pas tout pété, mais on ne maitrise pas mieux pour autant ce qui tourne sur la bécane.
Je ne pense pas avoir dit ça. Pour avoir un avis réellement intéressant, il faudrait discuter avec des gens qui sont spécialistes de l'embarqué et des systèmes sécurisés ; le cas de la bagnole ou de l'avion de ligne sont particulièrement techniques (contraintes du temps réel, problèmes de sécurité, etc). Si on en revient à des applications traditionnelles sur un ordinateur, qui ne font rien de critique, alors je pense que l'hyper-inflation du code vient de l'utilisation de tout un tas de couches de frameworks, de générateurs de code, de compilateurs de compilateurs entre plusieurs langages, etc., donc typiquement de l'utilisation d'outils "modernes", censés faciliter la tâche du développeur, mais qui finissent par encapsuler le code dans des couches multiples de trucs lourds et inutiles. Au final, on a un oignon, alors que le code lui-même représente un tout petit truc au centre.
Un truc par exemple que je trouve hallucinant, c'est la taille des applications Android. Le moindre démineur pèse des dizaines de méga-octets, c'est totalement ridicule. Comment imaginer que ce genre de choses puisse tourner rapidement et efficacement?
Après, le problème ne vient pas forcément des programmeurs, mais plutôt de la gestion des projets, de la manière de calculer la productivité, d'encourager les pratiques vertueuses ou de décourager les mauvaises pratiques (copier-coller…).
C’est si compliqué d’imaginer que tous les problèmes de la vraie vie n’ont pas des solutions simples ?
Bah, on peut se battre à coups de généralités pendant longtemps, ça ne va pas faire avancer le Shmilblick.
Comme on n'a pas accès au code de ces trucs critiques, on ne peut pas savoir. Le seul truc qui, à ma connaissance, a fuité dans la presse, c'est l'histoire du logiciel de Toyota, pour lequel les experts n'étaient d'accord que sur le fait que le code était tellement imbittable qu'il était impossible de savoir s'il y avait des bugs ou non.
Le truc, c'est qu'il y a une telle inflation de la taille des logiciels sans pour autant que les fonctionnalités soient faramiseuse qu'il est plutôt sain de se poser des questions. Après, on peut aussi se mettre la tête dans le sable et se dire "boarf, il collent 20M lignes de code dans ma bagnole, mais ils doivent savoir ce qu'ils font". Mais on sait tous que ça n'est pas le cas ; il y a plus de lignes de code dans une bagnole que dans un avion de ligne, et ça, c'est louche, par exemple.
Du coup certains groupes mettent en place des calendriers sur google et forward les emails.
Il faut dire que ces histoires de partage de calendrier c'est peut-être l'exemple idéal d'une tâche relativement simple que personne n'a jamais été fichu de faire fonctionner correctement de manière portable (sous Linux ou ailleurs).
Nous on utilse Google calendar aussi ; finalement ça marche très bien.
En gros l'utilisation est libre mais c'est à vos risques et périls
Parce que tu imagines que Microsoft va te dédommager si MS Word plante et te fait perdre 2 mois de boulot?
De toutes manières tu peux évaluer ton coût total comme tu veux, tu vas trouver ce que tu souhaites trouver. Dans les deux cas il te faut une équipe de support pour aider l'utilisateur qui a débranché sa souris par inadvertance. Dans les deux cas tu auras des bugs bizarres et des problèmes de compatibilité. Dans les deux cas tu auras besoin de faire des mises à jour, de former les utilisateurs, de faire de la veille technologique. Il ne faut pas non plus perdre de vue qu'au final, l'objectif est principalement de fournir des logiciels de base à des secrétaires! C'est l'incompétence du staff qui fournit tes "applications métier" (interfaces graphiques moisies, choix technologiques foireux…) qui va te pourrir la vie. Je trouve ça inimaginable les budgets qui sont mis dans des "applications métier" qui pourraient consister en 3 lignes de script. Tu veux économiser de l'argent dans une administration? Tu payes un mec qui se plante derrière les secrétaires et les regarde bosser une journée. Il suffit la plupart tu temps des 4 autres jours de la semaine pour augmenter la productivité par 2 ou 3, simplement en expliquant où cliquer pour faire une tâche triviale que des générations d'incompétents ont savamment obfusquée par une série de 12 clics dans des menus dont même les devs avaient oublié l'existence.
À mon avis, l'avantage majeur du LL dans ce type de structure est de t'inciter à travailler correctement : du fait de l'hétérogénéité des postes, des besoins, des formations des utilisateurs, plus ton ta solution technique est propre et simple et plus ça risque de marcher.
[^] # Re: Déboires Banque postale
Posté par arnaudus . En réponse au journal La Banque Postale bloque l'achat d'un VPN. Évalué à -1.
Ce n'est pas compliqué de changer de banque, hein. La BP n'est pas une vraie banque, tout se passe bien quand tu es étudiant et que tu n'as besoin que d'un compte courant, mais dès que ça se complique un peu (crédit, épargne…), c'est n'importe quoi. Les conseillers essayent de te refiler des assurances pour petits vieux, tu n'as jamais personne au bout du fil… Du coup, tu changes de banque, et c'est d'ailleurs peut-être leur modèle économique (ils veulent gérer des comptes chèque et des livrets A, ils n'ont peut-être pas l'infrastructure et les compétences pour les dossiers complexes).
[^] # Re: visa / mastercard / autre?
Posté par arnaudus . En réponse au journal La Banque Postale bloque l'achat d'un VPN. Évalué à 8.
D'une, c'est ton point de vue et pas celui de Google, et de deux, c'est un point de vue assez faible, vu que non, Google est responsable de la confidentialité des données que tu as laissé chez eux. Surtout que le piratage de compte peut suivre des voies très détournées, et que ça n'est pas forcément dû à un manque de vigilance de ta part.
Tu ne serais pas le genre de personne qui irait leur gueuler dessus pour reprendre le contrôle de ton compte après un piratage?
Par ailleurs, en ce qui concerne les transactions par des cartes de paiement, ça n'est pas ton problème, vu que la banque couvre les transactions frauduleuses. Du coup, c'est leur pognon qu'ils protègent, pas le tien. Ils peuvent mettre en place les sécurités qu'ils souhaitent, c'est leur droit.
Bon, en plus, dans l'exemple présent, il n'y a pas le moindre embryon de début de preuve qu'il s'agisse d'une volonté délibérée. J'imagine bien un système automatique qui bloque le paiement vers des tiers qui ont déja été impliqués dans des transactions frauduleuses (une blacklist), avec une intervention humaine pour "re-whitelister" quand les clients se plaignent.
L'incompétence des conseillers de la BP est notoire, donc rien de nouveau (on peut même rester au sens étymologique "d'incompétence" : ils gèrent le contact avec les clients, mais n'ont quasiment aucune prérogative, ils ne décident de rien, ne peuvent pas faire avancer les dossiers, et n'ont même pas de ligne directe vers les gens qui décident vraiment, je les ai déja vu devant moi appeler le 36 machin, comme tout le monde, et taper 1, 3, 2, 4, dire "service client" au robot du centre d'appel, puis la petite musique d'attente). Comment être surpris? On ne s'improvise pas "banque" comme ça.
[^] # Re: Point fixe
Posté par arnaudus . En réponse au journal Les échecs en échec. Évalué à 5.
Pour rebondir là-dessus, si tu veux faire une référence culturelle amusante, je pense qu'une sortie comme "kamoulox!" aurait été bien plus drôle que "FOUTAISE".
La première raison, c'est que quand on fait une référence, il y a toujours une probabilité non-nulle pour que l'autre passe à côté. Ça peut être une question de culture, de génération, d'origine géographique. Or, "FOUTAISE", c'est un mot qui est très agressif, c'est proche de l'insulte. Pour ton plaisir à faire un bon mot, tu prends le risque d'offenser quelqu'un d'autre ; c'est un comportement courant, mais je pense qu'il est à l'origine de la très mauvaise ambiance qui règle "sur les internets", où l'insulte, l'invective et la moquerie sont systématiques.
L'autre raison, c'est que je pense que tu utilises mal la référence. Le principe du business loto, c'est de se moquer de la novlangue pseudoscientifique et pédante qui a la cote dans certains milieux. Quand tu cries "Foutaise!", tu impliques que ton interlocuteur manie des concepts creux qui ne veulent rien dire, tu te moques de lui.
Là, en fait, tu voulais simplement dire que la phrase était trop technique et que tu n'avais rien compris. J'imagine que tu ne voulais pas impliquer que tes interlocuteurs était des marketteux qui cachaient du vide derrière des mots complexes. Ton "Foutaise" est donc beaucoup plus insultant que tu le voulais, parce que je pense que tu maitrises mal ta référence culturelle. Donc voila, il faut faire un peu attention.
PS: je ne pense pas être une grosse quiche en stats, mais j'avoue que la phrase m'avait fait sourire parce que je n'ai aucune idée de ce qu'elle voulait dire.
[^] # Re: jeu résolu
Posté par arnaudus . En réponse au journal Les échecs en échec. Évalué à 4.
Après, ça dépend de la subtilité de la définition, mais si tu as complètement résolu mathématiquement un jeu, tu es censé pouvoir donner la solution la plus courte… Regarde pour un problème d'échecs (ce qui est exactement la même chose que de résoudre le jeu, sauf qu'on commence avec une position très avancée), la solution est généralement unique, et c'est celle qui présente le moins de coups possible. Si tu captures une pièce majeure au lieu de faire mat, tu arriveras sans aucun doute à gagner la partie après 30 autres coups, mais tu n'as pas résolu le problème posé.
Du coup, pour moi, "résoudre les échecs", c'est comme résoudre un problème d'échecs à partir de la position initiale : les blancs jouent et font mat. Implicitement, forcément, ça sous-entend "avec le moins de coups possibles".
Empiriquement, une IA qui a résolu le jeu pour les noirs et pour les blancs devrait toujours terminer avec le même résultat avec le même nombre de coups (il peut toujours y avoir plusieurs variantes, ça n'est pas forcément la même partie qui est toujours jouée, mais elle se termine toujours pareil). Bien sûr, cette IA contre un algorithme moins fort pourra terminer en moins de coups, mais contre elle-même, elle devrait toujours terminer dans le nombre minimum de coups (pour le gagnant) et le nombre maximum de coups (pour le perdant).
À noter que si le meilleur résultat possible pour les blancs est une partie nulle, alors la stratégie "résolue" est de demander la nulle avant le premier coup, ce que les noirs vont accepter (vu que la nulle est aussi le meilleur résultat pour eux).
Ceci dit, ce critère n'est pas non plus passionnant. Une IA qui a résolu le jeu jouera toujours des parties avec le même résultat dans le même nombre de coups contre elle-même. Mais jouer toujours la même partie ne prouve absolument pas qu'on ait résolu le jeu, on peut utiliser ce critère pour montrer que l'IA n'a pas encore résolu le jeu, mais pas qu'elle l'a fait.
[^] # Re: qualité contre quantité
Posté par arnaudus . En réponse au journal Les échecs en échec. Évalué à 3.
Je pense qu'il faut distinguer plusieurs phases dans la partie ; dans les fins de partie, on compare avec un certain nombre de "patrons" généraux (du style "si le pion est là et le roi est là alors c'est gagnable pour les blancs), et on calcule forcément (si je vais là il va là alors je vais là, etc). Dans les débuts de partie, c'est plus de la mémoire ; il faut connaitre ses ouverture et les suites de coups. Pour les milieux de partie, c'est trop complexe pour être calculé, les coups sont plutôt basés sur des considérations tactiques (contrôle des cases du centre, etc). Le plus gros "travail" pour un humain, ce n'est pas de calculer, c'est plutôt d'estimer (telle position a l'air mieux que telle autre).
C'est une chose d'apprendre les ouvertures (ça permet de retarder la perte face aux joueurs meilleurs que soi), mais ça ne sert pas à grand chose si on n'apprend pas non plus par cœur les réfutations pour les coups sous-optimaux de l'adversaire. De mon point de vue, ça n'est pas la partie la plus intéressante des échecs—certains GM s'en plaignent régulièrement, d'ailleurs. Ça fait partie du jeu, mais ça doit être pénible de systématiquement devoir remonter des positions pas terribles après un ouverture contre un joueur qui excelle au par cœur…
[^] # Re: qualité contre quantité
Posté par arnaudus . En réponse au journal Les échecs en échec. Évalué à 3.
Mouais, est-ce que ça n'est pas plutôt lié au manque de prise de risque? Une défaite avec les blancs est quasiment irrattrappable, et il est très dur de gagner avec les noirs. Du coup, on ne prend jamais de risque.
Ce qui est frappant, c'est que des joueurs excellents arrivent quand même à gagner dans ces conditions. Comme quoi, c'est possible, mais il semble que l'ensemble de l'écosystème (le système de classement, etc) favorise trop les joueurs prudents.
[^] # Re: jeu résolu
Posté par arnaudus . En réponse au journal Les échecs en échec. Évalué à 3.
C'est une stratégie courante pour les joueurs humains qui affrontent de très bons théoriciens. Il faut jouer un coup sous-optimal dès l'ouverture, qui fait rapidement sortir la partie de la théorie, afin de se retrouver à armes égales (on trouve plein d'exemples rigolos sur Youtube, même entre grands maîtres).
Stratégie totalement inefficace contre la plupart des ordinateurs… sauf peut-être AlphaZero, paradoxalement!
[^] # Re: jeu résolu
Posté par arnaudus . En réponse au journal Les échecs en échec. Évalué à 3.
En fait, il faudrait savoir comment il joue contre lui-même. S'il a réellement résolu le jeu, il devrait jouer toutes les parties avec le même nombre de coups, et toutes les parties devraient se terminer par le même résultat. Au passage, comme il utlise plusieurs ouvertures distinctes, ça voudrait dire qu'il y a plusieurs manières de jouer la partie optimale. Mais bon, je doute que ça soit le cas (les auteurs l'auraient facilement remarqué), donc il n'a pas résolu le jeu ; il joue vachement bien, mais il joue parfois des coups qui ne permettent pas la victoire/la nulle en un nombre minimum/maximum de coups quand il joue les blancs/les noirs.
[^] # Re: jeu résolu
Posté par arnaudus . En réponse au journal Les échecs en échec. Évalué à 5.
Je ne suis pas sûr de te suivre. Par définition, le jeu est résolu quand tu as trouvé la stratégie optimale—ou plus exactement quand tu as prouvé que tu as trouvé la stratégie optimale. Ton problème, c'est que ta définition de "résolution" tient au seul fait que tu n'as pas encore trouvé de stratégie meilleure, ce qui est une défintion super faible (en gros, tu définis "mon programme résoud le jeu" par "mon programme est le meilleur", ce qui n'a honnêtement pas grand chose à voir : à ce compte-là, DeepBlue avait déja résolu le jeu, ainsi que toute la série des meilleurs joueurs du monde avant lui). Bon, je te l'accorde, la force de AlphaZero c'est de n'avoir jamais perdu, ce qui n'exclut pas qu'AlphaZero ait peut-être résolu le jeu d'échecs (ce qui voudrait dire que la partie optimale est nulle). Une seule défaite, et tu prouves qu'AlphaZero n'a pas résolu le jeu (à moins que même en jouant parfaitement les blancs perdent, ce qui serait douteux).
Bref, en résumé, non, je ne pense pas qu'on puisse conclure quoi que ce soit sur la résolution du jeu d'échecs. AlphaZero est un algo qui est très très fort, et visiblement plus fort que n'importe quel autre algo. Il est possible qu'AlphaZero ait résolu le jeu, mais c'est très peu probable. Il est certain que le jeu d'échecs a une solution, mais il n'est pas certain que cette solution soit un jour trouvée, et il n'est pas du tout garanti qu'un mécanisme informatique soit un jour en mesure de stocker cette solution pour l'utiliser pour gagner.
# jeu résolu
Posté par arnaudus . En réponse au journal Les échecs en échec. Évalué à 10.
Un programme invincible ne te dit pas du tout que le jeu est résolu (tant que tu ne peux pas reproduire toi-même la stratégie gagnante, le jeu n'est pas résolu). Le jeu d'échec est loin d'être résolu, puisque d'après l'article AlphaZero utilise toute une variété d'ouvertures, et donc ne reproduit pas une stratégie unique : il sait gagner en jouant des parties diversifiées. Du coup, il n'a pas résolu le jeu, il est juste super-bon.
Formellement, il y a plusieurs niveaux dans la résolution du jeu. Tu dois d'abord prouver que le jeu peut être résolu, ce qui n'est pas encore fait aux échecs (on ne sait pas si la meilleure stratégie blanche mène à la victoire ou à une partie nulle, on pense que ça mène au match nul mais ça n'est pas prouvé—formellement, on pourrait aussi aller à la victoire des noirs, mais ça surprendrait vraiment tout le monde. La raison pour laquelle on penche vers la nulle est qu'un joueur qui joue les noirs et qui n'a qu'à annuller la dernière partie pour gagner un match y arrive assez facilement ; il suffit d'échanger les pièces jusqu'à la nulle par manque de matériel.
Si tu sais que ton jeu peut être résolu, il faut ensuite déterminer la meilleure stratégie (suite de coups qui mène à la victoire des blancs malgré la meilleure défense des noirs). Tu peux considérer à ce stade que le jeu est résolu. Sauf que si tu ne sais pas comment répondre à un coup sous-optimal des noirs, en pratique, tu ne vas pas gagner à tous les coups. Il te faut donc connaitre la stratégie qui mène à la victoire à partir de n'importe quelle réaction des noirs. Et là, tu as résolu ton jeu. Mais techniquement, il n'est pas dit que ça soit faisable pour les échecs. Même si tu contrôles les blancs (et donc, tu n'as pas à envisager tous les coups possibles des blancs), et qu'en moyenne les noirs ont 20 coups légaux, pour une partie qui s'achève en 40 coups, il te reste quand même 1052 parties à mémoriser… Si tu te concentres que sur 3 coups possibles (en partant du principe que les 17 autres coups sont tellement mauvais que tu serais capable de gagner sans l'algorithme optimal), tu restes à 1019 parties, ce qui semble difficilement faisaible avec le matériel informatique d'aujourd'hui… Bref, au delà des problèmes de calcul, stocker quelque part les suites de coups qui te permettent de gagner à tous les coups n'est peut-être même pas faisable.
Ceci dit, d'énormes progrès ont été faits sur les fins de parties, et je crois que toutes les fins à moins de 8 pièces sont résolues dans toutes les positions, par exemple. Honnêtement, rien qu'avec ça, tu bats n'importe quel joueur humain, à moins d'arriver en fin de partie avec un gros handicap. C'est vraiment le milieu de partie qui pose problème.
# mmmhhh
Posté par arnaudus . En réponse au journal Gufo: un langage de shell moderne!. Évalué à 10. Dernière modification le 07 décembre 2017 à 11:10.
Le paradigme habituel du logiciel libre, c'est de publier tôt et souvent ; tu ébauches un projet, tu partages ton code, et une communauté se forme autour du code si le projet est intéressant, pour l'amener à maturité. Pour la plupart des projets, le bénéfice du mainteneur du logiciel est assez faible, à part la reconnaissance de la communauté et le plaisir de disposer du logiciel que tu souhaites. Les bénéfices sont quand même indirects, je pense par exemple que de maintenir un beau logiciel libre reste une ligne très intéressante sur un CV, et qu'éventuellement ça peut aussi permettre d'en vivre plus directement (un logiciel populaire peut attirer des dons).
J'ai l'impression que ce que tu proposes, c'est un nouveau paradigme qui est apparu avec les campagnes de financement participatif. Est-ce qu'il y a des exemples qui ont vraiment fonctionné? Personnellement, je pourrais envisager de faire un don pontuel à un projet en développement que j'utilise régulièrement, par exemple. Par contre, je me vois mal donner de l'argent à un projet "futurement" libre pour lequel il n'existe qu'un cahier des charges.
Je comprends bien que le problème de fond, c'est le financement du logiciel libre. Jusqu'ici, les modèles économiques restent fragiles et réservés à des logiciels particuliers (par exemple, ceux avec lesquels ont peut vendre du service). Beaucoup de logiciels libres sont développés bénévolement, ou par des contributeurs salariés. L'idée de "vendre" le développement d'un logiciel libre paraît logique du point de vue du développeur, mais elle est illogique du point de vue de l'utilisateur, à qui tu demandes de payer pour un logiciel qui n'existe pas, alors qu'il a à disposition des logiciels (peut-etre imparfaits) qui existent déja et qui sont disponibles gratuitement.
Tu peux considérer que tout travail mérite salaire, ça n'en fait pas un mantrâ miraculeux qui va te rapporter des sous. Moi je considère que les professeurs méritent plus de respect, que les SDF devraient avoir un toît, que tous les enfants du monde devraient avoir à manger, etc. La question n'est pas de savoir ce qui devrait être, c'est d'arriver à trouver un système pour arriver à cet objectif. Et là, j'ai juste l'impression que tu ne te donnes pas les moyens d'atteindre cet objectif (ou, pour être plus précis, tu ne donnes pas aux autres les raisons rationnelles pour te permettre d'atteindre cet objectif).
PS: sur le fond, le projet reste intéressant. À mon avis, plus la compatibilité avec bash sera maintenue, plus la possibilité de faire une transition douce motiverait les utilisateurs à faire le changement.
[^] # Re: yacy
Posté par arnaudus . En réponse au message Quel moteur de recherche libre parmi ceux disponibles ?. Évalué à 3.
Parce que la loi de l'autorise pas? Ces articles sont assez imbittables, mais ils restent quand même clairs :
* opérateurs de communications électroniques et des personnes mentionnées à l'article L. 34-1 du code des postes et des communications électroniques = opérateurs télécom
* "Les personnes dont l'activité est d'offrir un accès à des services de communication au public en ligne" = FAI
* "Les personnes physiques ou morales qui assurent, même à titre gratuit, pour mise à disposition du public par des services de communication au public en ligne, le stockage de signaux, d'écrits, d'images, de sons ou de messages de toute nature fournis par des destinataires de ces services" = hébergeurs
Qwant n'est pas un opérateur télécom, ni un FAI, ni un hébergeur. Je ne vois pas comment on pourrait lui imposer la fameuse "boîte noire".
# Publicité
Posté par arnaudus . En réponse au journal Adieu Linux Journal. Évalué à 3.
Ça ne peut pas non plus être la seule raison. C'est avant tout un problème de nombre de lecteurs…
[^] # Re: yacy
Posté par arnaudus . En réponse au message Quel moteur de recherche libre parmi ceux disponibles ?. Évalué à 9.
En même temps, tu voudrais qu'ils te fournissent quoi pour te prouver qu'ils ne te traquent pas? Tu as déja l'élément "pas de cookie", c'est déja un début. Ils peuvent évidemment t'identifier via ton IP ou les métadonnées du navigateur, mais à part te donner un accès physique à la totalité de leurs serveurs, comment tu veux prouver qu'ils ne logguent pas ces données?
Même si le code était libre, ils ne pourraient pas prouver qu'ils exécutent le même code que ce qu'ils te fournissent. J'ai juste l'impression que tu demandes l'impossible. Reformule ta phrase avec quelque chose comme "il est impossible de savoir s'ils respectent leur promesse", et la seule alternative est donc l'auto-hébergement d'un moteur de recherche. Bon courage.
Mettre des mots qui font peur dans n'importe quel ordre sur n'importe quel sujet, sans aucune référence, sans aucune analyse, sans aucune distinction entre FIA et moteur de recherche… non, y'a pas à dire, c'est constructif. Tu vas convaincre des gens qui ne savent pas ce dont tu parles.
Les prisons sont pleines de gens qui ont consulté le mauvais site, dénoncés par un moteur de recherche. C'est une peur tout à fait rationnelle, c'est un argument constructif, mesuré, pertinent.
On aurait des gens qui raconteraient n'importe quoi (type fashosphère, etc) en exagérant des faits divers et en surinterprétant toute déclaration ou tout élément législatif, voire en inventant des peurs irrationnelles (grand remplacement…). Comme ils sont du mauvais côté, c'est des méchants, c'est inacceptable. Et puis d'un autre côté, on aurait des «gentils», les libristes, les gens qui veulent défendre les droits de l'Homme, l'environnement, les citoyens contre les multinationales et les gouvernements. Et ceux-là, ils n'ont pas besoin de peaufiner leur argumentaire, deux ou trois remarques un peu anxiogènes en mélangeant un peu tout, pas grave; comme ce sont des gentils, c'est légitime d'exagérer, de sortir du contexte, de «simplifier» à sa manière. Bah moi je n'y crois pas. Quand on pense avoir raison, on affute ses arguments. Autrement, c'est de la propagande, ça ne vaut rien, et ça dessert même l'argumentaire ; n'importe qui de normalement constitué qui ne connait pas le sujet va penser (à raison) qu'on se fout de lui.
# chacun son tour
Posté par arnaudus . En réponse au journal Votre rapport à l’anglais ?. Évalué à 5.
On ne s'entend pas trop mal. Écrit tous les jours, oral plus ou moins intensif en fonction de la période.
Bosser à l'étranger pendant 5 ans.
Le téléphone en français ne me met pas super à l'aise, donc en anglais c'est pareil.
Non. Je ne pourrais pas occupper le poste que j'occuppe de toutes manières.
C'est ridicule, si on déteste ça on ne fait pas ça.
Tu dirais quoi si un collègue te confiait qu'il doit coder en C, qu'il est payé pour ça, mais qu'il ne connait pas ce langage? C'est stressant pour lui, mais bon, qu'est-ce que tu veux répondre?
[^] # Re: Qwant
Posté par arnaudus . En réponse au message Quel moteur de recherche libre parmi ceux disponibles ?. Évalué à 3. Dernière modification le 04 décembre 2017 à 15:14.
Par curiosité, quel est l'intérêt d'auto-héberger un méta-moteur de recherche? En termes de confidentialité, c'est pourri, non? Chaque requête va être envoyée à plusieurs moteurs commerciaux, mais si tu es le seul à utiliser ton méta-moteur, l'historique de tes recherches va être associée à l'IP de ton serveur auto-hébergé, et c'est presque comme si tu avais envoyé plusieurs requêtes à partir de ton navigateur (sauf les cookies).
Pour Quant, je ne crois pas que ça soit libre ; tu as des infos là-dessus?
Même un poste de ninja polyvalent, d'après leur site web.
# Probablement aucun
Posté par arnaudus . En réponse au message Quel moteur de recherche libre parmi ceux disponibles ?. Évalué à 6.
Je ne suis pas sûr de comprendre le lien entre un moteur de rendu ou un moteur de recherche, mais d'expérience, seuls les "méta moteurs" de recherche alternatifs sont utilisables (du style Duck Duck Go). Ces moteurs interrogent les moteurs commerciaux et produisent une sortie qui fait la synthèse, tout en assurant ton anonymat (relatif) vis-à-vis des gros moteurs.
J'imagine que pour avoir un vrai moteur de recherche sans la collecte de données qui vient avec les moteurs traditionnels, il faudrait payer (assez cher, je pense). L'infrastructure et le développement logiciel qui vient derrière le moteur de Google est quelque chose d'impressionnant, que jamais le libre et l'associatif seraient en mesure de fournir.
Dans mon entourage, quelques personnes utilisent des moteurs de recherche différents de Google, mais ils ont tous le réflexe de repasser sur Google pour une recherche un peu complexe. Dans l'absolu, si tu souhaites simplement une sorte de raccourci dans la barre d'adresse (par exemple, taper "Wiki xxx" au lieu de "www.wikipedia.org", puis "rechercher", puis "xxx"), alors j'imagine qu'il est possible de trouver une solution. Si par contre tu souhaites effectuer une recherche complexe, technique, ou dont la réponse ne se situe que sur des sites confidentiels ou auto-hébergés, je ne vois pas comment tu peux te passer de la puissance des gros moteurs commerciaux…
[^] # Re: re
Posté par arnaudus . En réponse au message flash player. Évalué à 3.
Je pense qu'on est tous comme ça, sinon on ne répondrait pas ici.
On n'est pas là pour juger si c'est bine ou mal de jouer à la belotte sur Facebook. C'est sûr que ça ne motive pas les gens pour t'aider à trouver une solution à tout prix, parce que ça a l'air moins important que si tu étais chef d'entreprise et qu'un client exigait un logiciel particulier, mais a priori ça ne devrait pas rentrer en ligne de compte.
Le problème, c'est que tu as besoin d'un logiciel qui est dangereux pour ton système. Flash Player, c'est un logiciel obsolète, et il est dangereux même si tu es sous Windows ou sous n'importe quel système, ça n'a rien à voir avec Linux. La différence, peut-être, c'est qu'en effet les distributions Linux ne font aucun effort pour que tu puisses l'installer, et ça, c'est parce qu'elles ne veulent pas que tu puisses tout casser. Du coup, si tu veux l'installer, tu dois te débrouiller par d'autres moyens. C'est le même principe qu'un copain qui te confisque tes clefs de bagnole parce que tu as trop picolé. Selon le point de vue, c'est sympa ou c'est pas sympa, les deux se défendent.
Je me demande si tu ne parles pas de faire une mise à jour vers Ubuntu 17, qui a changé de bureau par défaut. Le problème, c'est que comme tu expliques mal, les gens ne comprennent pas ce que tu veux ; ça c'est de la faute de personne.
Jusqu'à Ubuntu 16, le bureau par défaut était Unity. Tu pouvais installer gnome aussi, mais ça demandait une manipulation. À partur d'Ubuntu 17, le bureau par défaut est Gnome. Tu comprends donc pouquoi ta demande n'est pas claire : est-ce que tu parles de passer d'une Ubuntu 16 à une Ubuntu 17 (et dans ce cas, tu dois faire une mise à jour), ou est-ce que tu veux passer de Unity à Gnome tout en restant sur une Ubuntu 16 (et dans ce cas, tu dois installer Gnome). On en peut pas savoir à ta place qce que tu veux faire.
Et au passage, ça n'a rien à voir avec Flash Player et la belotte sur Facebook. Si tu veux arriver à tes fins, il faut que tu arrives à découpler les problèmes et à les régler un par un, sinon ça va devenir pire.
[^] # Re: Combien d'usagers?
Posté par arnaudus . En réponse au journal part de marché Linux ?. Évalué à 10.
Je pense que ton truc classe une grande partie des Android dans Linux. Autrement, je ne vois pas.
[^] # Re: re
Posté par arnaudus . En réponse au message flash player. Évalué à 3.
Mouais, on n'est pas à ce point là, à mon avis. Cette personne sait à peine sous quel système elle est (hier c'était sous Fedora, et en fait non c'est une Ubuntu). Je pense que c'est une très mauvaise idée de lui faire installer un logiciel, FlashPlayer, qui est obsolète, bourré de trous de sécurité, et plus supporté par sa distribtuion. Non seulement les manips vont être chiantes à faire et ça va prendre des semaines de question-réponses (de type "ça marche pas, dites-moi comment faire autrement"), mais en plus il va complètement péter son système s'il commence à installer des versions 32 bits de logiciels majeurs de la distrib.
[^] # Re: Bof mouais pfff
Posté par arnaudus . En réponse au journal [liens] Mais juste un. Évalué à 2.
Bah oui, tu n'as pas tort, mais du coup, je ne comprends pas pourquoi ces usines à gaz annoncent des millions de lignes de code. C'est sûr que si tu as un truc pour lire un DVD, et que tu as derrière un Linux, un Firefox, et un truc en java, bah avant d'avoir la moindre ligne de code tu te tapes un système bloaté derrière… Mais est-ce vraiment de ça dont on parle? Quand on regarde le nombre de lignes de code derrière un logiciel métier, on ne parle pas du système.
Après, toujours pareil : 990 000 lignes de bibliothèques et 10 000 lignes de vrai code, ça n'est pas du tout pareil que 1M lignes de code pour le logiciel. D'un autre côté, des bugs peuvent se cacher dans les bibliothèques, les compilateurs, les surcouches, les frameworks…
Dans le fond, c'est plus un sentiment général qu'une méthode de développement. J'ai l'impression que si on voulait des systèmes moins buggés et plus compréhensibles, il faudrait beaucoup moins de code, de la factorisation de code via des bibliothèques, et des applications qui restent simples et qui ne font qu'une chose, mais bien. Or, on se dirige vers exactement le contraire : de plus en plus de surcouches, des méga-projets qui se battent sur la longueur du code, des trucs tellement complexes que personne ne comprend vraiment ce que ça fait, des bugs insolubles, des livraisons de binaires via des containers qui contiennent de multiples duplicats des mêmes bibliothèques jamais mises à jour, avec des versions différentes… On peut coller autant de tests unitaires ou d'assistants de preuve derrière, on ne fait que vérifier avec une machine qu'on n'a pas tout pété, mais on ne maitrise pas mieux pour autant ce qui tourne sur la bécane.
[^] # Re: Bof mouais pfff
Posté par arnaudus . En réponse au journal [liens] Mais juste un. Évalué à 4.
Je ne pense pas avoir dit ça. Pour avoir un avis réellement intéressant, il faudrait discuter avec des gens qui sont spécialistes de l'embarqué et des systèmes sécurisés ; le cas de la bagnole ou de l'avion de ligne sont particulièrement techniques (contraintes du temps réel, problèmes de sécurité, etc). Si on en revient à des applications traditionnelles sur un ordinateur, qui ne font rien de critique, alors je pense que l'hyper-inflation du code vient de l'utilisation de tout un tas de couches de frameworks, de générateurs de code, de compilateurs de compilateurs entre plusieurs langages, etc., donc typiquement de l'utilisation d'outils "modernes", censés faciliter la tâche du développeur, mais qui finissent par encapsuler le code dans des couches multiples de trucs lourds et inutiles. Au final, on a un oignon, alors que le code lui-même représente un tout petit truc au centre.
Un truc par exemple que je trouve hallucinant, c'est la taille des applications Android. Le moindre démineur pèse des dizaines de méga-octets, c'est totalement ridicule. Comment imaginer que ce genre de choses puisse tourner rapidement et efficacement?
Après, le problème ne vient pas forcément des programmeurs, mais plutôt de la gestion des projets, de la manière de calculer la productivité, d'encourager les pratiques vertueuses ou de décourager les mauvaises pratiques (copier-coller…).
[^] # Re: Bof mouais pfff
Posté par arnaudus . En réponse au journal [liens] Mais juste un. Évalué à 5.
Bah, on peut se battre à coups de généralités pendant longtemps, ça ne va pas faire avancer le Shmilblick.
Comme on n'a pas accès au code de ces trucs critiques, on ne peut pas savoir. Le seul truc qui, à ma connaissance, a fuité dans la presse, c'est l'histoire du logiciel de Toyota, pour lequel les experts n'étaient d'accord que sur le fait que le code était tellement imbittable qu'il était impossible de savoir s'il y avait des bugs ou non.
Le truc, c'est qu'il y a une telle inflation de la taille des logiciels sans pour autant que les fonctionnalités soient faramiseuse qu'il est plutôt sain de se poser des questions. Après, on peut aussi se mettre la tête dans le sable et se dire "boarf, il collent 20M lignes de code dans ma bagnole, mais ils doivent savoir ce qu'ils font". Mais on sait tous que ça n'est pas le cas ; il y a plus de lignes de code dans une bagnole que dans un avion de ligne, et ça, c'est louche, par exemple.
[^] # Re: Raisons techniques
Posté par arnaudus . En réponse au journal Munich revient sur Windows. Évalué à 5.
Il faut dire que ces histoires de partage de calendrier c'est peut-être l'exemple idéal d'une tâche relativement simple que personne n'a jamais été fichu de faire fonctionner correctement de manière portable (sous Linux ou ailleurs).
Nous on utilse Google calendar aussi ; finalement ça marche très bien.
[^] # Re: pas un mal
Posté par arnaudus . En réponse au journal Munich revient sur Windows. Évalué à 10.
Parce que tu imagines que Microsoft va te dédommager si MS Word plante et te fait perdre 2 mois de boulot?
De toutes manières tu peux évaluer ton coût total comme tu veux, tu vas trouver ce que tu souhaites trouver. Dans les deux cas il te faut une équipe de support pour aider l'utilisateur qui a débranché sa souris par inadvertance. Dans les deux cas tu auras des bugs bizarres et des problèmes de compatibilité. Dans les deux cas tu auras besoin de faire des mises à jour, de former les utilisateurs, de faire de la veille technologique. Il ne faut pas non plus perdre de vue qu'au final, l'objectif est principalement de fournir des logiciels de base à des secrétaires! C'est l'incompétence du staff qui fournit tes "applications métier" (interfaces graphiques moisies, choix technologiques foireux…) qui va te pourrir la vie. Je trouve ça inimaginable les budgets qui sont mis dans des "applications métier" qui pourraient consister en 3 lignes de script. Tu veux économiser de l'argent dans une administration? Tu payes un mec qui se plante derrière les secrétaires et les regarde bosser une journée. Il suffit la plupart tu temps des 4 autres jours de la semaine pour augmenter la productivité par 2 ou 3, simplement en expliquant où cliquer pour faire une tâche triviale que des générations d'incompétents ont savamment obfusquée par une série de 12 clics dans des menus dont même les devs avaient oublié l'existence.
À mon avis, l'avantage majeur du LL dans ce type de structure est de t'inciter à travailler correctement : du fait de l'hétérogénéité des postes, des besoins, des formations des utilisateurs, plus ton ta solution technique est propre et simple et plus ça risque de marcher.