en local, sans connexion ni tiers certifiant, je ne vois pas non plus comment un algorithme peut garantir l’inaltérabilité
Si tu hashes avec les transactions précédentes, disons que tu ne peux pas avoir la certitude que ton historique n'a pas été branché, mais tu as la certitude que la branche que tu as sous les yeux n'a pas été altérée. Si par exemple ce hash est imprimé sur les tickets de caisse, n'importe quel client qui est passé à la caisse après que tu aies forké a une preuve de la fraude sans le savoir, ça fait éventuellement beaucoup de preuves qui se balladent dans la nature.
Pour la sauvegarde, j'avais vu un truc sur un algo ingénieux pour les logiciels de caisse mais je ne me rappelle plus comment ça marche; ça repose évidemment sur le fait que le logiciel n'est pas complice (d'où l'histoire de la certification), mais en gros tu rehashes en écrasant ton historique avec les données du jour ou quelque chose comme ça.
Le problème avec le partage des coûts, ça n'est pas seulement que c'est une somme par branche professionnelle, c'est une somme par logiciel, et (il faudrait les détails de facturation des organismes certificateurs) par version du logiciel. Puisque si on publie une correction de bug, le binaire change, et en toute logique il faut que le nouveau binaire soit de nouveau certifié.
Si j'ai bien compris, la certification sert à garantir que le logiciel implémente bien un algo qui ne permet pas de revenir en arrière sur une transaction. Il y a donc quand même un peu de boulot de la part de l'organisme certificateur, qui doit, j'imagine, s'assurer de l'absence de backdoors ou équivalent. Ça n'empêche évidemment pas de ne pas déclarer les transactions en liquide, mais ça permet de s'assurer qu'on ne peut pas annuler des trucs le soir.
Sur ce sujet, il avait été évoqué il y a quelques années la possibilité de mettre en place une sorte de blockchain en ligne, qui permettrait de décharger les logiciels de la certification (puisqu'on pourrait certifier le mécanisme de blockchain, le client ne pourrait rien faire de particulier). Idéalement, la blockchain pourrait même être gérée par l'État, ce qui déchargerait les commerçants de l'obligation de certifier leurs logiciels, et ça n'entraverait pas le développement des logiciels. Je ne sais pas s'il y avait eu une suite à ça.
Je vais me permettre une précision: c'est une concession des salaries. Tu parles de cotisations qui sont preleves sur les salaires des employés.
Ah non pas du tout, les cotisations sont du salaire différé et ciblé. Si l'assurance de ta bagnole et de ta maison étaient payées par ton employeur, ça serait aussi une forme de salaire. Une assurance n'est pas une concession, c'est un service!
Après, il y a un mouvement libéral qui souhaiterait que ces salaires indirects soient versés directement aux salariés, qui seraient libres de les investir dans des assurances ou les cramer au casino. On peut penser que la souscription aux assurances obligatoires (sécu, assurance chômage, retraite) c'est une forme de paternalisme, ça a l'air d'être l'option que tu défends.
Bon, en réalité, quand on y pense, franchement, comment imaginer que le revendeur des colis ne fait pas un pré-tri pour mettre de côté les objets de valeur? C'est très facile, il suffit d'une petite machine à rayons X (ça coûte moins de 10k€ neuf, donc tombé du camion c'est très abordable et très rentable) et hop, comme par miracle les quelques articles qui ont une valeur de revente (livres, jouets de qualité, bidules électroniques…) se retrouvent sur le Bon Coin, et les colis vendus au poids ne contiennent que des merdouilles en plastique mou. Ce qu'il y a de marrant, c'est que je suis sûr que la valeur du colis diminue à chaque intermédiaire : le vendeur initial fait son tri (facile, il sait ce qu'il y a dans les colis retournés), puis le grossiste met de côté ce qu'il veut, puis les petits revendeurs font leur propre tri, et au final, le carton d'emballage a plus de valeur que l'intérieur des colis!
La raison c'est que tu as ce que tu as acheté : un colis d'une certaine masse qui contient des articles inconnus, et que le vendeur ne connait pas non plus. C'est juste que la loi ne prévoit pas ce cas de figure, et que le consommateur a peu de droits à faire valoir, à part si le poids du colis ne correspond pas. Pas de garantie de conformité, pas de retours possibles, pas de recours en cas de produits dangereux ou contrefaits, pas de ticket de caisse qui liste les produits vendus, le vendeur échappe à la plupart des protections du consommateur. La loi n'empêche pas à un consommateur d'acheter quelque chose sans intérêt, et la transaction est assez claire.
À la limite, il y a peut-être un recours du style "publicité mensongère" si tu peux prouver que les articles que le vendeur utilise pour sa publicité (smartphones, etc) ne se retrouvent jamais dans les colis, mais ça n'est pas facile à prouver. Par exemple, Amazon ne revend les colis retournés que lorsque les articles ont une valeur faible qui ne justifie pas leur remise en entrepôt; tu es donc certain avec un colis Amazon de n'avoir que des babioles sans valeur. Mais comme tu retrouves des colis de tout un tas d'origines avec des politiques de retour différentes, ça reste très difficile de prouver que le vendeur sait que tu n'auras jamais d'objets de valeur dans les colis.
Pour la fraude, je parle d'expérience, il y en a et les gens le savent, mais ne disent rien par peur que ça leur retombe dessus. Et des fois y a des courageux qui s'y collent.
Non mais ça c'est quand même un peu facile, non?
Des cas de fraude aux bulletins papier, on en connait. Les bulletins dans les chaussettes, la mine de crayon utilisée par celui qui ouvre les enveloppes pour marquer certains bulletins, ou peut-être plus simplement la composition de tables de dépouillement intégralement constituée de "complices". Mais comme dit par ailleurs, les conséquences de la fraude sont limitées par principe, et presque toujours vérifiables.
Par exemple, les tables de complices, si on a un doute on peut recompter les bulletins. Et au pire, on peut annuler un bureau de vote, ce qui arrive à chaque élection et ne remet pas souvent en cause les résultats. Et plus les citoyens s'impliquent dans le processus (tenir les bureaux de vote, participer au dépouillement…), moins ça n'a de chances d'arriver.
La transparence du processus n'est pas un gadget, c'est fondamental. Et c'est ça qui est remis en cause par les machines à voter, qui ont un coût, mais aucun bénéfice.
La pétition la plus soutenue (263 887) a simplement été « classée ».
Bah c'est conforme au règlement de l'assemblée, il y a eu une commission pour examiner cette pétition, des débats houleux, des insultes, un vote, et voila. Les députés ne sont pas connus pour leur soutien démesuré à la démocratie directe…
À noter que la rédaction de cette pétition ("outrancière" et "militante") a été souvent citée par ses détracteurs pour justifier le classement. Ça ne veut pas dire qu'elle n'aurait pas été classée si elle avait été mieux rédigée, mais je suis réellement surpris que ces pétitions semblent venir d'initiatives individuelles de la part de gens certainement bien intentionnés, mais totalement incapables de rédiger un texte cohérent qui puisse servir de base aux députés pour organiser un débat à l'assemblée.
Ça n'est pas propre aux pétitions de l'assemblée; ici on a vu passer des dizaines de propositions de lettres ouvertes pour je ne sais quel service de l'État qui cédait au lobbys du logiciel propriétaire, truffés de références geekesques (Micro$oft, "logiciel privateur", etc). Il y a un monde entre les tracts internes, destinés à galvaniser les "troupes", où on utilise souvent une rhétorique très marquée, et la communication à l'extérieur, où l'objectif est de convaincre un public qui n'a pas ces références.
Il faudrait pour cela, au niveau de l’association des moteurs, et ça, vu ce que je connais du milieu, c’est tout sauf évident.
Ça n'est pas pareil du tout. En fait, le moteur logique, ça devrait être l'équipe de développement du logiciel, qui de toutes manières doit être profondément impliquée dans la certification. Mais tu vois, tu as le problème fondamental du logiciel libre : si tu ne veux dépenser ni temps ni argent, tu ne peux rien exiger; ni correction de bug, ni nouvelle fonctionnalité, ni structuration particulière de la communauté, ni certification légale. Je comprends bien le point de vue des commerçants; un produit qu'ils voyaient comme gratuit devient payant, c'est une charge supplémentaire. Mais ils se trompaient juste sur la gratuité, ce logiciel était développé par des gens qui investissaient du temps et parfois même de l'argent. C'est juste que là, c'est une situation où le temps ne suffit pas et qu'il faut de l'argent.
Après, on peut discuter sur l'éthique de faire reposer sur les commerçants la collecte d'une taxe majeure pour les finances de l'État sans compensation particulière, mais ça n'est pas vraiment la question centrale.
C'est énorme, même pour une association de commerçants. Tu n'as aucune idée de la réalité des commerçants
Je ne sais pas trop où tu veux en venir. Il y a plein de trucs obligatoires quand on tient un commerce; payer un expert comptable c'est super cher, avoir des locaux aux normes incendies et aux normes pour accueillir du public c'est cher, le loyer est cher, etc. C'est des charges (des vraies charges au sens premier du terme, pas des cotisations sociales qui ne sont pas des charges mais qui sont du salaire différé).
Là, pour le logiciel de caisse, tu as deux options : soit tu achètes ton logiciel à un éditeur de logiciel, soit tu utilises un logiciel libre ou communautaire. Il s'avère que la solution logiciel libre + autocertification n'est plus légale, il faut donc trouver un autre système. Si tu veux rester libre, c'est tout à fait possible, mais il faut d'une manière ou d'une autre trouver un moyen de faire certifier ton logiciel. Tu ne vas pas faire certifier toi-même ton logiciel de caisse, une fois certifié, le logiciel pourrait bénéficier à de nombreux commerçants. Ça me semble assez naturel que le mieux pour tout le monde est de mutualiser cette dépense, ça peut être fait au niveau national si le logiciel de caisse est distribué sur un grand espace géographique. Si 1000 commerçants l'utilisent et que la cotisation annuelle est de 10€, ça y est, tu as de quoi faire certifier ton logiciel de caisse. La limite, c'est juste le temps, l'organisation, et la volonté du développeur du logiciel d'aider à la certification.
Finalement, ça ressemble à l'éternelle question du financement des logiciels libres. Ici ça n'est pas le salaire du dev qui doit être payé, mais une certification obligatoire pour pouvoir utiliser le logiciel dans un commerce. Un logiciel libre, mais pas gratuit.
Logiquement, ça devrait être à l'éditeur du logiciel de gérer la certification. Le LL est polymorphe, parfois ça peut être une entreprise qui développe le LL, auquel cas c'est elle qui payerait la certification, mais il y a probablement des LL de caisse qui sont développés sur un mode communautaire. Le plus simple serait alors que les utilisateurs du logiciel s'organisent pour partager les frais de certification, quitte à avoir l'exclusivité de la version certifiée (c'est à dire que le logiciel reste complètement libre, mais seuls ceux qui ont contribué ont accès au binaire certifié).
Non, clairement, c'est totalement délirant, mais je ne pense pas que ça soit grave. Il y a deux étapes en théorie, l'atteinte du seuil de 100,000 signatures, qui permet d'apparaitre sur la page de l'assemblée, et le seuil de 500,000 qui donne le droit (et pas l'obligation) à une discussion générale. Entre-temps, j'imagine qu'il est tout à fait normal que certains députés se saisissent du truc et rédigent un texte compatible avec la constitution. La pétition n'est pas une proposition de loi, quoi.
Le risque c'est juste qu'elle soit tellement mal rédigée qu'elle ne décolle jamais, soit parce que les gens ne souhaitent pas signer un texte aussi mauvais, soit parce que d'autres (comme moi) soutiennent l'initiative mais ne la diffuseront pas parce qu'il n'est pas envisageable de demander à ses contacts de prendre le temps de signer un truc qui n'a aucune chance de dépasser les 100,000 signatures.
Je pense à ça: être dans les clous coûte une blinde, et ceux qui définissent où sont les clous ne sont souvent pas très clairs.
Je ne sais pas ce qu'il en est réellement, mais infocert racontent sur leur site qu'une certification NF525 coûte entre 8000 et 9000€. Ça a l'air d'être dans les cordes d'une association de commerçants un peu organisée, quand même.
La peur d'un redressement fiscal doit aussi compter :-)
La micro-fraude à la TVA diminue certainement, mais c'est une "culture" que ce genre de lois essayent de casser (on peut douter de l'efficacité, mais pas de l'intention). Certains commerces étaient (et sont peut être encore) totalement shootés à la fraude à la TVA, comme par exemple les cafés et débits de boisson. Ça pose des problèmes majeurs; déja il y a un manque à gagner pour l'État (et non, ça ne peut pas être mineur si ça représente une partie substantielle des revenus), ensuite, plus gravement peut-être, ça détruit la concurrence (il n'est plus possible d'être concurrentiel en respectant la loi, c'est hyper-problématique pour le pacte social). Et accessoirement, ça fait des grosses quantités de gens qui ont une retraite ridicule alors qu'ils gagnaient bien leur vie, et qu'ils n'attribuent pas au fait qu'ils ont toujours essayé de cotiser le moins possible (d'où montée des extrêmes, troubles sociaux, etc).
A voté, mais par contre le petit texte n'est pas terrible. La rédaction est assez familière et il n'y a quasiment aucun argument, aucun lien vers des travaux de recherche ou des rapports officiels, etc. Et la dernière partie est totalement incompréhensible et bourrée de fautes d'orthographe et de syntaxe ("Cette loi sera voté par referendum directe et non validé par le conseil d'Etat et le conseil constitutionnel et si la loi est voté par réferendum, elle sera appliqué directement"). C'est dommage, parce que je pense que ça rend la chose impossible à vendre. Il faudrait qu'un groupe de gens compétents techniquement dans les technologies de machines à voter et familiers de l'élaboration des lois proposent une pétition mieux conçue.
Il s'agit des mentions légales du site web, ça n'est pas la même chose que les évènements organisés.
Mais clairement, le texte cité est complètement lunaire et la majorité des clauses est abusive, donc ça ne vaut rien. Entre nous, il y a fort à parier qu'ils ne comptent absolument pas prendre des photos et les utiliser, puisque si c'était le cas ils auraient pris la chose un peu plus au sérieux.
Pour un mineur, l'autorisation écrite est indispensable. Par contre, il faut se méfier des traductions d'un document anglo-saxon par un LLM bourré, parce que sur le fond, quand on écrit "Autorisez-vous l'inscription de votre enfant à cet évènement [ ] oui [ ] non (cette autorisation vaut acceptation tacite des conditions détaillés dans le document ci-joint)", il n'y a rien de tacite (ça n'est juste pas le bon mot).
Par contre, le fond c'est tellement de la bouse cosmique que ça ne vaut rien. Le plus simple est peut-être de ne rien faire, en partant du principe que l'autorisation étant caduque, tu pourras suivre la procédure habituelle (demande de retrait de l'image, puis juge si pas appliquée, avec demande de dommages-intérets et/ou procédure en urgence pour faire retirer l'image publiée). En pratique, si l'image n'est pas publiée mais donnée à manger à un algo de machine learning par exemple, bon courage pour faire interdire quoi que ce soit puisqu'il faudra prouver tout un tas de choses que tu ne pourras pas prouver sans enquête de police.
Je me demande si le principal problème ne vient pas de là. Indépendamment des solutions techniques pour rendre la production des panneaux indépendante, l'ombre portée va réduire d'autant la rentabilité des panneaux—l'installation va couter plus cher et va produire moins, alors que son empreinte écologique sera supérieure (plus de batteries et d'équipements).
J'en pense que c'est un peu une conversation de bistro quand même.
Déja, la propriété intellectuelle est un droit international, qui s'ancre dans des conventions internationales. La remettre en question revient de facto à quitter l'OMS. Plus de films, de livres, de logiciels, de vidéos Youtube, plus de cinéma, plus de sport à la télé, plus d'imports d'objets technologiques. On vit en vase clos, comme en Iran, et éventuellement avec des trucs piratés de mauvaise qualité échangés sous le manteau.
Au final cela dessert les auteurs par individualisme
Oui, ils ne savent pas ce qui est bon pour eux. Heureusement que d'autres se proposent de réfléchir à leur place.
ils gagnent de l'argent mais ont de fait accès à moins de connaissances et technologies pour en développer d'autres.
Ils sont bêtes aussi ces auteurs, ils veulent faire des trucs idiots comme payer leurs factures et acheter à manger. Alors que s'ils ne le faisaient pas, ils auraient plein de connaissances à la place.
par exemple par financement participatif.
Une source de revenus stable et valorisante.
Ensuite le fruit de leur production est accessible à tous gratuitement.
L'avantage principal de vivre dans une démocratie libérale est qu'on peut tout à fait le faire. On peut lever des financements participatifs, et mettre le fruit de notre travail sous licence libre. C'est d'ailleurs comme ceci que fonctionnent de nombreux logiciels libres. Il n'y a donc aucun système à changer : juste fais-le. D'autres, en fonction d'une logique personnelle différente, choisiront de ne pas le faire, ce qui ne te retire aucun droit sur ta création artistique.
Au passage, le système alternatif proposé, il suppose une source de financement de type "argent qui tombe du ciel" pour tous ceux qui voudraient créer des trucs. On va voir un guichet, on dit "je voudrais créer un truc", et pouf, de l'argent. Ah non, pardon, c'est participatif : on va dire sur TikTok "je voudrais créer un truc", et pouf, miracle d'internet, de l'argent arrive à flots. Je n'ai pas trop compris qui payait, qui triait les projets selon quels critères, qui vérifiait que l'oeuvre livrée était bien conforme… En fait, je ne suis pas sûr que beaucoup d'auteurs verraient un avantage à un tel système. Si c'est pour créer un service public de la culture, un peu similaire par exemple à ce qu'on a avec la recherche, tes auteurs-fonctionnaires vont passer leur vie à administrer des services, à évaluer des projets, à organiser des concours destinés à ne garder qu'un candidat sur 1000.. Ça me parait loin de l'idée de départ.
le remettre en question pour mettre en place un nouveau me semble ce qui serait le plus juste et judicieux !
Ton système révolutionnaire ressemble étrangement à ce qui existait avant le droit d'auteur. Les auteurs étaient payés "en avance" par des mécènes, des éditeurs, ou par des journaux qui publiaient les oeuvres en feuilletons, puis dès l'oeuvre parue, tout ce petit monde se faisait un tas de fric sans que l'auteur n'en voie la couleur. Le droit d'auteur donne à l'auteur le choix de publier selon ses conditions, de garder le contrôle de l'oeuvre, et de signer un contrat avec un éditeur, en cédant un certain nombre de droits patrimoniaux en échange d'une rémunération proportionnelle aux ventes. C'est ce droit d'auteur qui rend possible les licences de type "copyleft" : sans droit d'auteur, le libre n'existerait pas, il n'y aurait qu'une sorte de domaine public et la publication reviendrait à une perte de contrôle totale et irrémédiable sur l'oeuvre. Le rêve des multinationales du numérique: tu peux pomper n'importe quel catalogue de musique ou de films et faire payer des abonnements sans rémunérer des auteurs, tu peux pomper tous les logiciels libres que tu veux et vendre des binaires chiffrés, tu peux imprimer des livres en Chine pour 1€ pièce et les vendre au prix que tu veux sur Amazon (tant pis pour les libraires)… Quel paradis!
Le problème, c'est que j'ai trouvé beaucoup de boites qui proposent des alternatives au MOTO "de base", donc évidemment c'est leur business de dire qu'il existe des alternatives. Par contre, il y a quand même des sources fiables qui pointent les faiblesses en terme de sécurité, notamment parce qu'il est quand même plus facile d'intercepter une conversation téléphonique qu'un échange chiffré, et parce que l'opérateur a un rôle clé dans le processus (il entre lui-même les données de la carte—pas les données bancaires hein, les données de la carte, celles auxquelles tous les commerçants ont accès). Du coup, s'il tape "220€" au lieu de "22€", il faut bien vérifier avant de valider.
Moi je sais que je suis un peu comme l'OP, ça me ferait bizarre de donner tous les renseignements de ma CB au téléphone, même si c'est un peu irrationnel parce que je donne toutes ces informations aux commerçants quand je remplis un formulaire. Pas sûr de toutes manières qu'un virement instantané ou une énième application pour smartphone résolvent le problème, payer "par téléphone" demande nécessairement un abaissement des seuils de sécurité pour la première partie de l'opération, celle où on consent au payement (ni code à composer, ni traçabilité vérifiable par le client). Après, on valide par un code SMS ou l'application de la banque, et ça c'est presque plus sûr, puisque si on ne fournit pas le code au commerçant la transaction est annulée.
Internet est une chose extraordinaire : tant qu'il est possible d'utiliser des moteurs de recherche qui ne sont pas pourris par des hallucinations d'IA, on peut chercher les modalités de payement par téléphone, et on peut apprendre qu'il s'agit d'un système qui s'appelle MOTO (Mail Order / Telephone Order), c'est parfaitement légal et c'est encore assez courant, même si c'est de moins en moins utilisé. Le professionnel dispose d'un terminal, sur lequel il saisit les informations bancaires demandées par téléphone (en gros, les mêmes que celles qu'on soumet à un formulaire classique : nom, numéro de carte, date de validité, code de sécurité). Le client reçoit alors un code (par SMS par exemple, la procédure dépend de la banque) qu'il donne au commerçant, pour valider le payement.
Donc on ne panique pas, c'est légal, c'est courant, et ça va disparaitre rapidement parce qu'il existe des solutions pas plus compliquées et plus sécurisées.
L’objet est que les articles du monde ne feront pas parti du corpus d’apprentissage du LLM de perplexity.
Bah personnellement, je trouverais que ça serait plutôt une bonne idée de faire manger les articles du Monde aux LLM plutôt que la totalité de Facebook…
Je me suis probablement mal exprimé, et l'idée ici n'était pas d'exposer un nouveau concept, mais dans l'idée le serveur croit qu'il affiche sa page directement à l'utilisateur, et pas via un proxy.
Une version démo du concept pourrait consister à faire tourner dans un proxy sécurisé en local un truc comme https://www.url2png.com, et tu sers le png à l'utilisateur. Le serveur distant ne sait pas que seule une capture d'écran de son site a été servie, et l'utilisateur ne sait pas qu'il s'agit d'une capture. Le système traque les clics, et informe le proxy que l'utilisateur a cliqué à cet endroit; le proxy teste éventuellement ce qui se passe quand on réalise cette action, et réagit en conséquence (par exemple, ne fait rien si ça ouvre un popup ou un autre onglet, etc). Le serveur distant croit qu'il a affiché une pub, et n'a aucun moyen de savoir que l'utilisateur ne l'a pas vue.
Bon, de toutes manières le diable est toujours dans les détails, mais il me semble que quelle que soit la solution technique, il faudrait pour un navigateur au service de l'utilisateur partir du principe que le site distant soit par défaut considéré comme hostile, et que le navigateur puisse le tromper en ne laissant passer que le strict minimum à l'utilisateur.
Sûrement qu'une architecture pensée pour la vie privée dès le départ
Je suis également persuadé qu'un navigateur qui serait développé en 2025 à partir de rien fonctionnerait en effet complètement différemment. Par exemple avec deux couches, une première couche de moteur de rendu qui implémenterait la norme le plus fidèlement possible dans un environnement très protégé, et une couche d'interface utilisateur qui accèderait à cette couche non-protégée via une sorte de firewall très strict. On pourrait imaginer par exemple la suppression de tout élément qui n'affecte pas le rendu de la page, ou un test des effets des actions de l'utilisateur dans la couche virtuelle avant d'afficher le rendu dans l'interface (du style "ce clic va déclencher l'ouverture d'une fenêtre en pop-up, OK <-> Cancel"). Bref, tout faire pour ne pas afficher la page telle que le souhaite le concepteur du site, mais telle que le souhaite l'utilisateur.
ils adopteraient le même comportement que les geeks les plus pointilleux
Je ne pense pas. C'est juste une histoire de limite de gestion du risque. Tous les gens sont plus conscients de certains risques que d'autres, pour des raisons personnelles ou professionnelles. Un urgentiste va alerter sur l'importance de connaitre les gestes de réanimation et les signaux d'urgence vitale (AVC, problème cardiaque, etc), un garagiste va t'alerter sur l'importance de faire régler le parallélisme tous les 6 mois, un électricien va te dire qu'il est inimaginable de ne pas mettre son tableau électrique aux normes tous les 3 ans, un chauffagiste que le ramonage, c'est 2 fois par an, etc etc. Il y a quelques jours on a discuté dans ce forum du fait que pour certains il était quasiment criminel de ne pas mettre régulièrement du produit anti-buée à l'intérieur des vitres des voitures.
En gros, chacun a ses marottes et sa perception des risques, et ensuite chacun fait les compromis qu'il souhaite, en fonction de sa culture, du temps et du budget disponible.
Bien sûr, c'est bien d'alerter, de faire passer le message, d'essayer de faire prendre conscience qu'il n'est pas anodin d'échanger des données personnelles contre un service. Mais la décision ne dépend que de la valeur relative qu'on donne aux données personnelles et au service. Si pour toi le service n'a aucun intérêt (par exemple, pouvoir faire deux requêtes par jour à un chatbot) mais que tu es conscient de la valeur de tes données, alors tu vas trouver que cette transaction est absurdement en ta défaveur. Pour d'autres, c'est le contraire, ils vont trouver que le service vaut largement de lâcher une adresse email qui sert de boite à spam.
En gros, je trouve ça assez méprisant de penser que si les gens étaient informés, il feraient forcément un autre choix, comme si toute personne rationnelle devait forcément être de ton avis. C'est ça que je veux dire avec "les vrais gens". Les "vrais gens", ce ne sont pas des idiots manipulés par les vilains capitalistes qui leur font regarder BFM TV. Ils ont leur vision du monde, leurs expertises, leurs centres d'intérêt, et ils prennent leurs décisions, en fonction de critères et de grilles de lecture qui ne sont pas les tiennes, mais qui sont beaucoup moins caricaturales que certains d'entre nous le pensent. Ne pas être d'accord avec un libriste, ça n'est ni un signe de crétinerie, ni un signe de manque de culture.
Ce parti politique est le plus populiste. 35% des gens votent pourtant pour ces abrutis.
Cette chaine de supermarché vend les produits de plus mauvaise qualité. 50% des pauvres font pourtant leurs courses chez eux.
La Terre flambe. 80% des gens roulent pourtant dans un véhicule thermique.
Donc voila, on sent bien le mépris du pseudo-sachant qui lui a tout compris et est exaspéré par la stupidité des masses, mais à part ça, rien de nouveau.
En discutant avec "les vrais gens", on s'aperçoit souvent qu'ils n'ont par exemple pas la même estimation de la valeur de leurs données privées. Et ça, c'est quand même quelque chose d'assez subjectif. Prendre la décision d'échanger nom/prénom/tel/adresse email contre 3% de réduction sur une carte de fidélité, ça dépend de son budget, de ses priorités, de la valeur qu'on donne à ses information, de la charge mentale qu'on attribue au nettoyage de sa boite mail… Bref, ça n'est pas quelque chose qu'on peut décider pour les autres.
[^] # Re: Intéressant. Et pour les assos ?
Posté par arnaudus . En réponse au journal Qui a fait certifier ses logiciels libres de caisse ? Fin de l'attestation individuelle.. Évalué à 5.
Si tu hashes avec les transactions précédentes, disons que tu ne peux pas avoir la certitude que ton historique n'a pas été branché, mais tu as la certitude que la branche que tu as sous les yeux n'a pas été altérée. Si par exemple ce hash est imprimé sur les tickets de caisse, n'importe quel client qui est passé à la caisse après que tu aies forké a une preuve de la fraude sans le savoir, ça fait éventuellement beaucoup de preuves qui se balladent dans la nature.
Pour la sauvegarde, j'avais vu un truc sur un algo ingénieux pour les logiciels de caisse mais je ne me rappelle plus comment ça marche; ça repose évidemment sur le fait que le logiciel n'est pas complice (d'où l'histoire de la certification), mais en gros tu rehashes en écrasant ton historique avec les données du jour ou quelque chose comme ça.
[^] # Re: Intéressant. Et pour les assos ?
Posté par arnaudus . En réponse au journal Qui a fait certifier ses logiciels libres de caisse ? Fin de l'attestation individuelle.. Évalué à 3.
Le problème avec le partage des coûts, ça n'est pas seulement que c'est une somme par branche professionnelle, c'est une somme par logiciel, et (il faudrait les détails de facturation des organismes certificateurs) par version du logiciel. Puisque si on publie une correction de bug, le binaire change, et en toute logique il faut que le nouveau binaire soit de nouveau certifié.
Si j'ai bien compris, la certification sert à garantir que le logiciel implémente bien un algo qui ne permet pas de revenir en arrière sur une transaction. Il y a donc quand même un peu de boulot de la part de l'organisme certificateur, qui doit, j'imagine, s'assurer de l'absence de backdoors ou équivalent. Ça n'empêche évidemment pas de ne pas déclarer les transactions en liquide, mais ça permet de s'assurer qu'on ne peut pas annuler des trucs le soir.
Sur ce sujet, il avait été évoqué il y a quelques années la possibilité de mettre en place une sorte de blockchain en ligne, qui permettrait de décharger les logiciels de la certification (puisqu'on pourrait certifier le mécanisme de blockchain, le client ne pourrait rien faire de particulier). Idéalement, la blockchain pourrait même être gérée par l'État, ce qui déchargerait les commerçants de l'obligation de certifier leurs logiciels, et ça n'entraverait pas le développement des logiciels. Je ne sais pas s'il y avait eu une suite à ça.
[^] # Re: TIFA
Posté par arnaudus . En réponse au lien Social - Pour ou contre l'individualisme? Le débat sur la retraite par capitalisation relancé . Évalué à 4.
Ah non pas du tout, les cotisations sont du salaire différé et ciblé. Si l'assurance de ta bagnole et de ta maison étaient payées par ton employeur, ça serait aussi une forme de salaire. Une assurance n'est pas une concession, c'est un service!
Après, il y a un mouvement libéral qui souhaiterait que ces salaires indirects soient versés directement aux salariés, qui seraient libres de les investir dans des assurances ou les cramer au casino. On peut penser que la souscription aux assurances obligatoires (sécu, assurance chômage, retraite) c'est une forme de paternalisme, ça a l'air d'être l'option que tu défends.
[^] # Re: Ce qui est curieux .....
Posté par arnaudus . En réponse au journal Qui a fait certifier ses logiciels libres de caisse ? Fin de l'attestation individuelle.. Évalué à 5.
Bon, en réalité, quand on y pense, franchement, comment imaginer que le revendeur des colis ne fait pas un pré-tri pour mettre de côté les objets de valeur? C'est très facile, il suffit d'une petite machine à rayons X (ça coûte moins de 10k€ neuf, donc tombé du camion c'est très abordable et très rentable) et hop, comme par miracle les quelques articles qui ont une valeur de revente (livres, jouets de qualité, bidules électroniques…) se retrouvent sur le Bon Coin, et les colis vendus au poids ne contiennent que des merdouilles en plastique mou. Ce qu'il y a de marrant, c'est que je suis sûr que la valeur du colis diminue à chaque intermédiaire : le vendeur initial fait son tri (facile, il sait ce qu'il y a dans les colis retournés), puis le grossiste met de côté ce qu'il veut, puis les petits revendeurs font leur propre tri, et au final, le carton d'emballage a plus de valeur que l'intérieur des colis!
[^] # Re: Ce qui est curieux .....
Posté par arnaudus . En réponse au journal Qui a fait certifier ses logiciels libres de caisse ? Fin de l'attestation individuelle.. Évalué à 5.
D'après 60M de Consommateurs, ça n'est pas illégal:
https://www.60millions-mag.com/2024/04/26/colis-au-kilo-droles-de-surprises-et-vide-juridique-22939
La raison c'est que tu as ce que tu as acheté : un colis d'une certaine masse qui contient des articles inconnus, et que le vendeur ne connait pas non plus. C'est juste que la loi ne prévoit pas ce cas de figure, et que le consommateur a peu de droits à faire valoir, à part si le poids du colis ne correspond pas. Pas de garantie de conformité, pas de retours possibles, pas de recours en cas de produits dangereux ou contrefaits, pas de ticket de caisse qui liste les produits vendus, le vendeur échappe à la plupart des protections du consommateur. La loi n'empêche pas à un consommateur d'acheter quelque chose sans intérêt, et la transaction est assez claire.
À la limite, il y a peut-être un recours du style "publicité mensongère" si tu peux prouver que les articles que le vendeur utilise pour sa publicité (smartphones, etc) ne se retrouvent jamais dans les colis, mais ça n'est pas facile à prouver. Par exemple, Amazon ne revend les colis retournés que lorsque les articles ont une valeur faible qui ne justifie pas leur remise en entrepôt; tu es donc certain avec un colis Amazon de n'avoir que des babioles sans valeur. Mais comme tu retrouves des colis de tout un tas d'origines avec des politiques de retour différentes, ça reste très difficile de prouver que le vendeur sait que tu n'auras jamais d'objets de valeur dans les colis.
[^] # Re: Les méthodes traditionnelles sont plus fiables ?
Posté par arnaudus . En réponse au journal Pétition pour interdire le vote électronique en France. Évalué à 6.
Non mais ça c'est quand même un peu facile, non?
Des cas de fraude aux bulletins papier, on en connait. Les bulletins dans les chaussettes, la mine de crayon utilisée par celui qui ouvre les enveloppes pour marquer certains bulletins, ou peut-être plus simplement la composition de tables de dépouillement intégralement constituée de "complices". Mais comme dit par ailleurs, les conséquences de la fraude sont limitées par principe, et presque toujours vérifiables.
Par exemple, les tables de complices, si on a un doute on peut recompter les bulletins. Et au pire, on peut annuler un bureau de vote, ce qui arrive à chaque élection et ne remet pas souvent en cause les résultats. Et plus les citoyens s'impliquent dans le processus (tenir les bureaux de vote, participer au dépouillement…), moins ça n'a de chances d'arriver.
La transparence du processus n'est pas un gadget, c'est fondamental. Et c'est ça qui est remis en cause par les machines à voter, qui ont un coût, mais aucun bénéfice.
[^] # Re: Contexte perfectible
Posté par arnaudus . En réponse au journal Pétition pour interdire le vote électronique en France. Évalué à 6.
Bah c'est conforme au règlement de l'assemblée, il y a eu une commission pour examiner cette pétition, des débats houleux, des insultes, un vote, et voila. Les députés ne sont pas connus pour leur soutien démesuré à la démocratie directe…
À noter que la rédaction de cette pétition ("outrancière" et "militante") a été souvent citée par ses détracteurs pour justifier le classement. Ça ne veut pas dire qu'elle n'aurait pas été classée si elle avait été mieux rédigée, mais je suis réellement surpris que ces pétitions semblent venir d'initiatives individuelles de la part de gens certainement bien intentionnés, mais totalement incapables de rédiger un texte cohérent qui puisse servir de base aux députés pour organiser un débat à l'assemblée.
Ça n'est pas propre aux pétitions de l'assemblée; ici on a vu passer des dizaines de propositions de lettres ouvertes pour je ne sais quel service de l'État qui cédait au lobbys du logiciel propriétaire, truffés de références geekesques (Micro$oft, "logiciel privateur", etc). Il y a un monde entre les tracts internes, destinés à galvaniser les "troupes", où on utilise souvent une rhétorique très marquée, et la communication à l'extérieur, où l'objectif est de convaincre un public qui n'a pas ces références.
[^] # Re: Intéressant. Et pour les assos ?
Posté par arnaudus . En réponse au journal Qui a fait certifier ses logiciels libres de caisse ? Fin de l'attestation individuelle.. Évalué à 10.
Ça n'est pas pareil du tout. En fait, le moteur logique, ça devrait être l'équipe de développement du logiciel, qui de toutes manières doit être profondément impliquée dans la certification. Mais tu vois, tu as le problème fondamental du logiciel libre : si tu ne veux dépenser ni temps ni argent, tu ne peux rien exiger; ni correction de bug, ni nouvelle fonctionnalité, ni structuration particulière de la communauté, ni certification légale. Je comprends bien le point de vue des commerçants; un produit qu'ils voyaient comme gratuit devient payant, c'est une charge supplémentaire. Mais ils se trompaient juste sur la gratuité, ce logiciel était développé par des gens qui investissaient du temps et parfois même de l'argent. C'est juste que là, c'est une situation où le temps ne suffit pas et qu'il faut de l'argent.
Après, on peut discuter sur l'éthique de faire reposer sur les commerçants la collecte d'une taxe majeure pour les finances de l'État sans compensation particulière, mais ça n'est pas vraiment la question centrale.
[^] # Re: Intéressant. Et pour les assos ?
Posté par arnaudus . En réponse au journal Qui a fait certifier ses logiciels libres de caisse ? Fin de l'attestation individuelle.. Évalué à 4.
Je ne sais pas trop où tu veux en venir. Il y a plein de trucs obligatoires quand on tient un commerce; payer un expert comptable c'est super cher, avoir des locaux aux normes incendies et aux normes pour accueillir du public c'est cher, le loyer est cher, etc. C'est des charges (des vraies charges au sens premier du terme, pas des cotisations sociales qui ne sont pas des charges mais qui sont du salaire différé).
Là, pour le logiciel de caisse, tu as deux options : soit tu achètes ton logiciel à un éditeur de logiciel, soit tu utilises un logiciel libre ou communautaire. Il s'avère que la solution logiciel libre + autocertification n'est plus légale, il faut donc trouver un autre système. Si tu veux rester libre, c'est tout à fait possible, mais il faut d'une manière ou d'une autre trouver un moyen de faire certifier ton logiciel. Tu ne vas pas faire certifier toi-même ton logiciel de caisse, une fois certifié, le logiciel pourrait bénéficier à de nombreux commerçants. Ça me semble assez naturel que le mieux pour tout le monde est de mutualiser cette dépense, ça peut être fait au niveau national si le logiciel de caisse est distribué sur un grand espace géographique. Si 1000 commerçants l'utilisent et que la cotisation annuelle est de 10€, ça y est, tu as de quoi faire certifier ton logiciel de caisse. La limite, c'est juste le temps, l'organisation, et la volonté du développeur du logiciel d'aider à la certification.
Finalement, ça ressemble à l'éternelle question du financement des logiciels libres. Ici ça n'est pas le salaire du dev qui doit être payé, mais une certification obligatoire pour pouvoir utiliser le logiciel dans un commerce. Un logiciel libre, mais pas gratuit.
[^] # Re: Intéressant. Et pour les assos ?
Posté par arnaudus . En réponse au journal Qui a fait certifier ses logiciels libres de caisse ? Fin de l'attestation individuelle.. Évalué à 4.
Logiquement, ça devrait être à l'éditeur du logiciel de gérer la certification. Le LL est polymorphe, parfois ça peut être une entreprise qui développe le LL, auquel cas c'est elle qui payerait la certification, mais il y a probablement des LL de caisse qui sont développés sur un mode communautaire. Le plus simple serait alors que les utilisateurs du logiciel s'organisent pour partager les frais de certification, quitte à avoir l'exclusivité de la version certifiée (c'est à dire que le logiciel reste complètement libre, mais seuls ceux qui ont contribué ont accès au binaire certifié).
[^] # Re: Contexte perfectible
Posté par arnaudus . En réponse au journal Pétition pour interdire le vote électronique en France. Évalué à 7.
Non, clairement, c'est totalement délirant, mais je ne pense pas que ça soit grave. Il y a deux étapes en théorie, l'atteinte du seuil de 100,000 signatures, qui permet d'apparaitre sur la page de l'assemblée, et le seuil de 500,000 qui donne le droit (et pas l'obligation) à une discussion générale. Entre-temps, j'imagine qu'il est tout à fait normal que certains députés se saisissent du truc et rédigent un texte compatible avec la constitution. La pétition n'est pas une proposition de loi, quoi.
Le risque c'est juste qu'elle soit tellement mal rédigée qu'elle ne décolle jamais, soit parce que les gens ne souhaitent pas signer un texte aussi mauvais, soit parce que d'autres (comme moi) soutiennent l'initiative mais ne la diffuseront pas parce qu'il n'est pas envisageable de demander à ses contacts de prendre le temps de signer un truc qui n'a aucune chance de dépasser les 100,000 signatures.
[^] # Re: Intéressant. Et pour les assos ?
Posté par arnaudus . En réponse au journal Qui a fait certifier ses logiciels libres de caisse ? Fin de l'attestation individuelle.. Évalué à 3.
Je ne sais pas ce qu'il en est réellement, mais infocert racontent sur leur site qu'une certification NF525 coûte entre 8000 et 9000€. Ça a l'air d'être dans les cordes d'une association de commerçants un peu organisée, quand même.
[^] # Re: Ce qui est curieux .....
Posté par arnaudus . En réponse au journal Qui a fait certifier ses logiciels libres de caisse ? Fin de l'attestation individuelle.. Évalué à 7.
La peur d'un redressement fiscal doit aussi compter :-)
La micro-fraude à la TVA diminue certainement, mais c'est une "culture" que ce genre de lois essayent de casser (on peut douter de l'efficacité, mais pas de l'intention). Certains commerces étaient (et sont peut être encore) totalement shootés à la fraude à la TVA, comme par exemple les cafés et débits de boisson. Ça pose des problèmes majeurs; déja il y a un manque à gagner pour l'État (et non, ça ne peut pas être mineur si ça représente une partie substantielle des revenus), ensuite, plus gravement peut-être, ça détruit la concurrence (il n'est plus possible d'être concurrentiel en respectant la loi, c'est hyper-problématique pour le pacte social). Et accessoirement, ça fait des grosses quantités de gens qui ont une retraite ridicule alors qu'ils gagnaient bien leur vie, et qu'ils n'attribuent pas au fait qu'ils ont toujours essayé de cotiser le moins possible (d'où montée des extrêmes, troubles sociaux, etc).
# Contexte perfectible
Posté par arnaudus . En réponse au journal Pétition pour interdire le vote électronique en France. Évalué à 10.
A voté, mais par contre le petit texte n'est pas terrible. La rédaction est assez familière et il n'y a quasiment aucun argument, aucun lien vers des travaux de recherche ou des rapports officiels, etc. Et la dernière partie est totalement incompréhensible et bourrée de fautes d'orthographe et de syntaxe ("Cette loi sera voté par referendum directe et non validé par le conseil d'Etat et le conseil constitutionnel et si la loi est voté par réferendum, elle sera appliqué directement"). C'est dommage, parce que je pense que ça rend la chose impossible à vendre. Il faudrait qu'un groupe de gens compétents techniquement dans les technologies de machines à voter et familiers de l'élaboration des lois proposent une pétition mieux conçue.
[^] # Re: Droit à l'image hallucinatoire
Posté par arnaudus . En réponse au journal Droit à l'image galactique. Évalué à 4.
Il s'agit des mentions légales du site web, ça n'est pas la même chose que les évènements organisés.
Mais clairement, le texte cité est complètement lunaire et la majorité des clauses est abusive, donc ça ne vaut rien. Entre nous, il y a fort à parier qu'ils ne comptent absolument pas prendre des photos et les utiliser, puisque si c'était le cas ils auraient pris la chose un peu plus au sérieux.
[^] # Re: C’est beaucoup trop flou donc très probablement illégal
Posté par arnaudus . En réponse au journal Droit à l'image galactique. Évalué à 4.
Pour un mineur, l'autorisation écrite est indispensable. Par contre, il faut se méfier des traductions d'un document anglo-saxon par un LLM bourré, parce que sur le fond, quand on écrit "Autorisez-vous l'inscription de votre enfant à cet évènement [ ] oui [ ] non (cette autorisation vaut acceptation tacite des conditions détaillés dans le document ci-joint)", il n'y a rien de tacite (ça n'est juste pas le bon mot).
Par contre, le fond c'est tellement de la bouse cosmique que ça ne vaut rien. Le plus simple est peut-être de ne rien faire, en partant du principe que l'autorisation étant caduque, tu pourras suivre la procédure habituelle (demande de retrait de l'image, puis juge si pas appliquée, avec demande de dommages-intérets et/ou procédure en urgence pour faire retirer l'image publiée). En pratique, si l'image n'est pas publiée mais donnée à manger à un algo de machine learning par exemple, bon courage pour faire interdire quoi que ce soit puisqu'il faudra prouver tout un tas de choses que tu ne pourras pas prouver sans enquête de police.
# Problème de projet?
Posté par arnaudus . En réponse au journal Est-il possible de ne pas se faire espionner par ses panneaux solaires ?. Évalué à 10.
Je me demande si le principal problème ne vient pas de là. Indépendamment des solutions techniques pour rendre la production des panneaux indépendante, l'ombre portée va réduire d'autant la rentabilité des panneaux—l'installation va couter plus cher et va produire moins, alors que son empreinte écologique sera supérieure (plus de batteries et d'équipements).
# Qu'en pensez vous ?
Posté par arnaudus . En réponse au message Débat - Propriété intellectuelle et société. Évalué à 1. Dernière modification le 26 mai 2025 à 16:13.
J'en pense que c'est un peu une conversation de bistro quand même.
Déja, la propriété intellectuelle est un droit international, qui s'ancre dans des conventions internationales. La remettre en question revient de facto à quitter l'OMS. Plus de films, de livres, de logiciels, de vidéos Youtube, plus de cinéma, plus de sport à la télé, plus d'imports d'objets technologiques. On vit en vase clos, comme en Iran, et éventuellement avec des trucs piratés de mauvaise qualité échangés sous le manteau.
Oui, ils ne savent pas ce qui est bon pour eux. Heureusement que d'autres se proposent de réfléchir à leur place.
Ils sont bêtes aussi ces auteurs, ils veulent faire des trucs idiots comme payer leurs factures et acheter à manger. Alors que s'ils ne le faisaient pas, ils auraient plein de connaissances à la place.
Une source de revenus stable et valorisante.
L'avantage principal de vivre dans une démocratie libérale est qu'on peut tout à fait le faire. On peut lever des financements participatifs, et mettre le fruit de notre travail sous licence libre. C'est d'ailleurs comme ceci que fonctionnent de nombreux logiciels libres. Il n'y a donc aucun système à changer : juste fais-le. D'autres, en fonction d'une logique personnelle différente, choisiront de ne pas le faire, ce qui ne te retire aucun droit sur ta création artistique.
Au passage, le système alternatif proposé, il suppose une source de financement de type "argent qui tombe du ciel" pour tous ceux qui voudraient créer des trucs. On va voir un guichet, on dit "je voudrais créer un truc", et pouf, de l'argent. Ah non, pardon, c'est participatif : on va dire sur TikTok "je voudrais créer un truc", et pouf, miracle d'internet, de l'argent arrive à flots. Je n'ai pas trop compris qui payait, qui triait les projets selon quels critères, qui vérifiait que l'oeuvre livrée était bien conforme… En fait, je ne suis pas sûr que beaucoup d'auteurs verraient un avantage à un tel système. Si c'est pour créer un service public de la culture, un peu similaire par exemple à ce qu'on a avec la recherche, tes auteurs-fonctionnaires vont passer leur vie à administrer des services, à évaluer des projets, à organiser des concours destinés à ne garder qu'un candidat sur 1000.. Ça me parait loin de l'idée de départ.
Ton système révolutionnaire ressemble étrangement à ce qui existait avant le droit d'auteur. Les auteurs étaient payés "en avance" par des mécènes, des éditeurs, ou par des journaux qui publiaient les oeuvres en feuilletons, puis dès l'oeuvre parue, tout ce petit monde se faisait un tas de fric sans que l'auteur n'en voie la couleur. Le droit d'auteur donne à l'auteur le choix de publier selon ses conditions, de garder le contrôle de l'oeuvre, et de signer un contrat avec un éditeur, en cédant un certain nombre de droits patrimoniaux en échange d'une rémunération proportionnelle aux ventes. C'est ce droit d'auteur qui rend possible les licences de type "copyleft" : sans droit d'auteur, le libre n'existerait pas, il n'y aurait qu'une sorte de domaine public et la publication reviendrait à une perte de contrôle totale et irrémédiable sur l'oeuvre. Le rêve des multinationales du numérique: tu peux pomper n'importe quel catalogue de musique ou de films et faire payer des abonnements sans rémunérer des auteurs, tu peux pomper tous les logiciels libres que tu veux et vendre des binaires chiffrés, tu peux imprimer des livres en Chine pour 1€ pièce et les vendre au prix que tu veux sur Amazon (tant pis pour les libraires)… Quel paradis!
[^] # Re: Payement MOTO
Posté par arnaudus . En réponse au message Demande de n° de carte bleue par téléphone. Évalué à 6.
Le problème, c'est que j'ai trouvé beaucoup de boites qui proposent des alternatives au MOTO "de base", donc évidemment c'est leur business de dire qu'il existe des alternatives. Par contre, il y a quand même des sources fiables qui pointent les faiblesses en terme de sécurité, notamment parce qu'il est quand même plus facile d'intercepter une conversation téléphonique qu'un échange chiffré, et parce que l'opérateur a un rôle clé dans le processus (il entre lui-même les données de la carte—pas les données bancaires hein, les données de la carte, celles auxquelles tous les commerçants ont accès). Du coup, s'il tape "220€" au lieu de "22€", il faut bien vérifier avant de valider.
Moi je sais que je suis un peu comme l'OP, ça me ferait bizarre de donner tous les renseignements de ma CB au téléphone, même si c'est un peu irrationnel parce que je donne toutes ces informations aux commerçants quand je remplis un formulaire. Pas sûr de toutes manières qu'un virement instantané ou une énième application pour smartphone résolvent le problème, payer "par téléphone" demande nécessairement un abaissement des seuils de sécurité pour la première partie de l'opération, celle où on consent au payement (ni code à composer, ni traçabilité vérifiable par le client). Après, on valide par un code SMS ou l'application de la banque, et ça c'est presque plus sûr, puisque si on ne fournit pas le code au commerçant la transaction est annulée.
# Payement MOTO
Posté par arnaudus . En réponse au message Demande de n° de carte bleue par téléphone. Évalué à 8. Dernière modification le 25 mai 2025 à 23:55.
Internet est une chose extraordinaire : tant qu'il est possible d'utiliser des moteurs de recherche qui ne sont pas pourris par des hallucinations d'IA, on peut chercher les modalités de payement par téléphone, et on peut apprendre qu'il s'agit d'un système qui s'appelle MOTO (Mail Order / Telephone Order), c'est parfaitement légal et c'est encore assez courant, même si c'est de moins en moins utilisé. Le professionnel dispose d'un terminal, sur lequel il saisit les informations bancaires demandées par téléphone (en gros, les mêmes que celles qu'on soumet à un formulaire classique : nom, numéro de carte, date de validité, code de sécurité). Le client reçoit alors un code (par SMS par exemple, la procédure dépend de la banque) qu'il donne au commerçant, pour valider le payement.
Donc on ne panique pas, c'est légal, c'est courant, et ça va disparaitre rapidement parce qu'il existe des solutions pas plus compliquées et plus sécurisées.
[^] # Re: Moteur de sourds
Posté par arnaudus . En réponse au lien Le Monde passe un accord avec Perplexity. Évalué à 6.
Bah personnellement, je trouverais que ça serait plutôt une bonne idée de faire manger les articles du Monde aux LLM plutôt que la totalité de Facebook…
[^] # Re: Équipe de développement assez grande ?
Posté par arnaudus . En réponse au journal Librewolf, ce que Firefox devrait être…. Évalué à 4. Dernière modification le 16 mai 2025 à 12:38.
Je me suis probablement mal exprimé, et l'idée ici n'était pas d'exposer un nouveau concept, mais dans l'idée le serveur croit qu'il affiche sa page directement à l'utilisateur, et pas via un proxy.
Une version démo du concept pourrait consister à faire tourner dans un proxy sécurisé en local un truc comme https://www.url2png.com, et tu sers le png à l'utilisateur. Le serveur distant ne sait pas que seule une capture d'écran de son site a été servie, et l'utilisateur ne sait pas qu'il s'agit d'une capture. Le système traque les clics, et informe le proxy que l'utilisateur a cliqué à cet endroit; le proxy teste éventuellement ce qui se passe quand on réalise cette action, et réagit en conséquence (par exemple, ne fait rien si ça ouvre un popup ou un autre onglet, etc). Le serveur distant croit qu'il a affiché une pub, et n'a aucun moyen de savoir que l'utilisateur ne l'a pas vue.
Bon, de toutes manières le diable est toujours dans les détails, mais il me semble que quelle que soit la solution technique, il faudrait pour un navigateur au service de l'utilisateur partir du principe que le site distant soit par défaut considéré comme hostile, et que le navigateur puisse le tromper en ne laissant passer que le strict minimum à l'utilisateur.
[^] # Re: Équipe de développement assez grande ?
Posté par arnaudus . En réponse au journal Librewolf, ce que Firefox devrait être…. Évalué à 4.
Je suis également persuadé qu'un navigateur qui serait développé en 2025 à partir de rien fonctionnerait en effet complètement différemment. Par exemple avec deux couches, une première couche de moteur de rendu qui implémenterait la norme le plus fidèlement possible dans un environnement très protégé, et une couche d'interface utilisateur qui accèderait à cette couche non-protégée via une sorte de firewall très strict. On pourrait imaginer par exemple la suppression de tout élément qui n'affecte pas le rendu de la page, ou un test des effets des actions de l'utilisateur dans la couche virtuelle avant d'afficher le rendu dans l'interface (du style "ce clic va déclencher l'ouverture d'une fenêtre en pop-up, OK <-> Cancel"). Bref, tout faire pour ne pas afficher la page telle que le souhaite le concepteur du site, mais telle que le souhaite l'utilisateur.
[^] # Re: Mépris de classe...
Posté par arnaudus . En réponse au lien Chrome est le navigateur le plus avide en données:90% des internautes utilisent pourtant ce mouchard. Évalué à 5. Dernière modification le 16 mai 2025 à 10:57.
Je ne pense pas. C'est juste une histoire de limite de gestion du risque. Tous les gens sont plus conscients de certains risques que d'autres, pour des raisons personnelles ou professionnelles. Un urgentiste va alerter sur l'importance de connaitre les gestes de réanimation et les signaux d'urgence vitale (AVC, problème cardiaque, etc), un garagiste va t'alerter sur l'importance de faire régler le parallélisme tous les 6 mois, un électricien va te dire qu'il est inimaginable de ne pas mettre son tableau électrique aux normes tous les 3 ans, un chauffagiste que le ramonage, c'est 2 fois par an, etc etc. Il y a quelques jours on a discuté dans ce forum du fait que pour certains il était quasiment criminel de ne pas mettre régulièrement du produit anti-buée à l'intérieur des vitres des voitures.
En gros, chacun a ses marottes et sa perception des risques, et ensuite chacun fait les compromis qu'il souhaite, en fonction de sa culture, du temps et du budget disponible.
Bien sûr, c'est bien d'alerter, de faire passer le message, d'essayer de faire prendre conscience qu'il n'est pas anodin d'échanger des données personnelles contre un service. Mais la décision ne dépend que de la valeur relative qu'on donne aux données personnelles et au service. Si pour toi le service n'a aucun intérêt (par exemple, pouvoir faire deux requêtes par jour à un chatbot) mais que tu es conscient de la valeur de tes données, alors tu vas trouver que cette transaction est absurdement en ta défaveur. Pour d'autres, c'est le contraire, ils vont trouver que le service vaut largement de lâcher une adresse email qui sert de boite à spam.
En gros, je trouve ça assez méprisant de penser que si les gens étaient informés, il feraient forcément un autre choix, comme si toute personne rationnelle devait forcément être de ton avis. C'est ça que je veux dire avec "les vrais gens". Les "vrais gens", ce ne sont pas des idiots manipulés par les vilains capitalistes qui leur font regarder BFM TV. Ils ont leur vision du monde, leurs expertises, leurs centres d'intérêt, et ils prennent leurs décisions, en fonction de critères et de grilles de lecture qui ne sont pas les tiennes, mais qui sont beaucoup moins caricaturales que certains d'entre nous le pensent. Ne pas être d'accord avec un libriste, ça n'est ni un signe de crétinerie, ni un signe de manque de culture.
# Mépris de classe...
Posté par arnaudus . En réponse au lien Chrome est le navigateur le plus avide en données:90% des internautes utilisent pourtant ce mouchard. Évalué à -2.
Dans le même genre:
Donc voila, on sent bien le mépris du pseudo-sachant qui lui a tout compris et est exaspéré par la stupidité des masses, mais à part ça, rien de nouveau.
En discutant avec "les vrais gens", on s'aperçoit souvent qu'ils n'ont par exemple pas la même estimation de la valeur de leurs données privées. Et ça, c'est quand même quelque chose d'assez subjectif. Prendre la décision d'échanger nom/prénom/tel/adresse email contre 3% de réduction sur une carte de fidélité, ça dépend de son budget, de ses priorités, de la valeur qu'on donne à ses information, de la charge mentale qu'on attribue au nettoyage de sa boite mail… Bref, ça n'est pas quelque chose qu'on peut décider pour les autres.