Je trouve qu'il met tout un tas de trucs qui n'ont rien à voir dans le bain avec le bébé pour tout jeter ensuite sans aucune nuance. Qu'il soit possible d'utiliser du gras, de l’italique, des images, du JavaScript ou n'importe quoi d'autre n'oblige pas à le faire. Des fois effectivement ça ne sert à rien et cela dilue l'information dans des machins sans intérêt.
Mais quand je lis un texte sur la peinture, j'aime bien avoir des images des tableaux dont parle le texte. De même que quand je lis un texte sur la musique ou le cinéma, ça peut être intéressant d'avoir la possibilité d'écouter ou de voir un extrait. Un schéma peut apporter beaucoup à un texte scientifique aussi. Bref, les exemples ne manquent pas où un contenu qui peut-être de qualité a besoin d'autre chose que de texte brut.
Je fais donc partie de la catégorie des gens qui te feraient perdre un temps dingue. Je compatis parce que ça doit être ultra pénible d'être constamment pris pour un spammeur quand on appelle pour de bonnes raisons, et qu'en plus ça peut avoir des conséquences graves.
Maintenant, en toute honnêteté, est-ce qu'avoir pris conscience de ce problème va me faire changer mes habitudes ? Probablement pas. Comme tu le dis, il est infiniment plus probable d'être appelé pour une arnaque que pour un problème de santé. La probabilité que perdre que quelques heures le temps d'écouter mon répondeur ait des conséquences graves est infime, celle d'augmenter mon niveau de stress et reporter la mauvaise humeur induite sur mes proches pour avoir haché mon temps en répondant à chaque spammeur est élevée.
En fait, plutôt qu'allouer des plages de numéros réservés pour les nuisibles (qui pourront décider qu'ils s'en tamponnent), est-ce qu'une meilleure solution ne serait pas d'allouer des plages réservées pour les professions qui doivent communiquer des messages urgents et importants ? Evidemment cela ne pourrait marcher que si l'usurpation de numéro était impossible et que l'allocation de numéros dans cette plage réservée soit faite correctement.
Je ne nie pas que des développeurs puissent mettre leurs tripes et de l'émotion quand ils programment, comme probablement dans n'importe quelle autre activité.
D'ailleurs on peut aussi mettre "ses tripes et de l'émotion" et accepter que ce soit libre, ce n'est pas incompatible. Je pense simplement que cela peut contribuer à rendre le choix d'une licence libre plus difficile.
Non, mon message ne t'insultait pas, ni toi ni personne. Je pensais suffisamment clair dans mon intervention qu'il s'agissait d'une vision personnelle sans jugement de valeur sur la vision des autres, laquelle peut être différente.
À aucun moment je n'ai sous-entendu qu'entre le développement et l'art l'un serait mieux que l'autre, et encore moins que les artistes seraient inférieurs aux développeurs. J'ai écrit au contraire que je ne mets pas de hiérarchie entre les deux. Cela n'a aucun sens pour moi de les hiérarchiser, ce n'est pas le même domaine.
En revanche, je considère ton message comme très désagréablement condescendant, tu interprètes sur mes propos du grand n'importe quoi que je ne pense pas. Je n'ai donc pas envie de poursuivre cet échange qui ne mènera vraisemblablement nulle part.
Je suis allée lire le lien, je trouve que tu passes à côté d'un aspect qui selon moi fait une grosse différence entre l'art et le logiciel.
Lorsque je code, j'engage essentiellement mon intellect. Des fois je trouve que ce que j'ai fait est cracra et moche. Parfois, quand j'ai fait une architecture qui fonctionne bien et donne l'impression que tout est parfaitement là où ça doit être, je trouve que c'est beau. En général, c'est quelque part entre les deux. Si quelqu'un veut reprendre pour améliorer ou adapter à ses besoins, généralement je le verrai de façon positive, je trouverai ça flatteur pour mon travail.
Lorsque que je joue du piano, que je dessine ou que je fais de la peinture, il peut y avoir une part de réflexion en amont, mais j'y mets aussi mes émotions, ma sensibilité, "mes tripes". Des fois c'est moche et des fois c'est beau. C'est perfectible aussi (surtout que je ne crois pas vraiment que la notion de perfection ait du sens quand on parle d'art), mais je n'ai pas forcément envie que quelqu'un d'autre que moi y touche.
Cela ne veut pas dire qu'il m'est inenvisageable de faire de l'art libre, mais ce qui pour moi va de soi pour du logiciel ne va plus de soi pour de l'art. Ce n'est pas une question de mettre l'un sur un piédestal et l'autre pas, je ne mets pas de hiérarchie entre les deux. C'est simplement que l'un touche à quelque chose d'intime et l'autre pas.
J'ai eu à peu près la même réaction qu'Ysabeau quand j'ai vu la première image qui illustre la dépêche, image qui montre 2 personnages masculins en armure complète, 2 personnages féminins en "armure" avec le nombril à l'air et un autre personnage où c'est pas hyper clair (nombril à l'air ou armure couleur claire).
Cela dit, en regardant des images du jeu, il semblerait en effet qu'il n'y ait pas cette différenciation systématique.
Mais ce ne sont pas ces images-là qui illustrent la dépêche. Aussi je ne comprends pas bien pourquoi reprocher à Ysabeau de ne pas avoir sourcé sa critique : la source elle est dans la dépêche.
Pour apporter un élément de réponse à la question "est-ce que c'est forcément mal de s'inventer une histoire dont tu choisis que le héros a ces attributs" :
Personnellement, un jeu où les avatars féminins sont davantage dévêtus par rapport aux personnages féminins sans aucune raison, ça me fait fuir. Un jeu où les femmes sont à moitié à poil tandis que les hommes sont habillés sans qu'il semble y avoir de raison pour cette différenciation va attirer un public qui trouve que c'est parfaitement normal, ou en tout cas pas si gênant que ça. Je n'ai pas envie de m'inventer des histoires avec ce public-là.
Il est probable que d'autres suivent le même raisonnement.
Maintenant est-ce que c'est forcément mal ? Les développeurs du jeu sont libres de cibler le public qu'ils souhaitent. Il faut juste être conscient que ça peut en exclure d'autres.
J'ai l'impression qu'on passe un peu à côté d'un problème : le temps libre n'est pas infini, et l'énergie ou la bonne volonté pour contribuer non plus.
Si quelqu'un a une heure de son temps libre à consacrer à un sujet qui lui tient à cœur, et qu'il a le choix entre :
- la consacrer à un projet où sa contribution sera à coup sûr conservée
- la consacrer à un projet où il y a une certaine probabilité que sa contribution soit finalement écartée
Il est parfaitement logique de préférer investir son temps libre sur le premier projet. Cela n'empêche pas à mes yeux d'exprimer un avis critique (tant que c'est constructif et pas agressif) sur le second projet.
Merci pour cet article très intéressant. Cela fait plaisir de lire qu'on fait des progrès, même si c'est assez hallucinant qu'il ait fallu attendre aussi longtemps.
Il y a aussi un soucis de prise en compte de la parole des femmes de la part d'une partie du corps médical. Je me souviens pour ma première grossesse qu'on avait refusé de me croire quand j'avais donné la date du premier jour des dernières règles, en m'affirmant de manière condescendante ça ne pouvait pas coller, malgré mes explications que je n'avais jamais eu de cycle de longueur "standard" de 28 jours. Du coup pour mon deuxième enfant, pour qu'on me fiche la paix j'avais menti sur la date des dernières règles en les déclarant une semaine après la date réelle.
En ce qui me concerne, il y a 10 ans je passais plein de temps à bidouiller, c'était marrant. Quelle satisfaction d'avoir réussi à faire fonctionner les pilotes de la carte graphique après avoir bataillé toute une après-midi ! Je m'étais même fait un multi-boot avec 4 ou 5 distributions différentes tellement c'était formidable.
Maintenant je n'ai plus qu'une seule distribution qui juste marche. Je ne bidouille plus rien et j'ai dû oublier plus de la moitié de ce que je savais avant sur Linux (ou GNU/Linux si ça vous fait plaisir) : c'est devenu soit inutile pour mon besoin, soit obsolète.
Et c'est très bien ainsi en fait, parce que maintenant j'ai mis mes priorités sur bien d'autres choses pour occuper mon temps.
Pour pouvoir mettre réellement en place des journées plus légères pour les enfants, il faudrait aussi alléger le nombre d'heures travaillées pour les parents. Ce qui serait à mon avis une excellente chose, mais malheureusement je vois rarement cette question du rythme des parents traitée en parallèle de celle du rythme des enfants. Or les enfants ne se téléportent pas miraculeusement dans un lieu calme où il peuvent se reposer dès la fin des cours.
Ou à la limite (mais ça ne marchera pas pour tous les emplois) qu'il devienne davantage la norme de finir la journée en télétravail légèrement dégradé avec de jeunes enfants à surveiller. Je ne suis pas convaincue qu'un enfant de maternelle ou de primaire se repose tellement plus en garderie qu'en classe : réduire sa journée d'école ne changera pas grand chose pour lui si ses parents ne peuvent pas le récupérer plus tôt.
Pour un ado qui peut rentrer chez lui tout seul, c'est différent.
Aaaaarrg, que fais-tu dans ma tête, sors de là tout de suite !
Plus sérieusement, étant donné qu'on ne se connaît absolument pas, ce que j'aurais vu ou pas, tu n'en sais fichtre rien :)
Par ailleurs, j'écrivais que le problème ce n'est pas l'IA. Si les images n'étaient pas générées par des IA, je pourrais en dire la même chose. Je n'ai pas attendu les IA pour avoir un oeil critique sur la façon dont on représente trop souvent les femmes.
Non, pareil justement. Je pensais qu'avec un homme dans la même pose et ayant la même expression, ça semblerait plus clair. C'est infiniment moins fréquent de représenter un homme dans ce type de pose donc sans doute que ça choquerait davantage.
On a quand même une palette d'émotions autrement plus riche et variée que le sourire et l'expression vide vaguement effrayée.
Non, c'est vraiment l'ensemble de l'attitude corporelle, expression du visage comprise. Essaie peut-être d'imaginer un homme avec exactement la même expression ?
Effectivement, les traits enfantins avec des attributs féminins très visibles accentuent le malaise.
C'est difficile d'expliquer ce qui me met mal à l'aise exactement dans ces images, c'est un ensemble de petits détails : la tête légèrement penchée, le regard quasi vide (voire légèrement effrayé pour l'image du milieu), l'expression de la bouche. Il se dégage une impression diffuse de soumission. La photo du modèle humain à gauche ne dégage pas cette impression de poupée soumise.
Après, comme dit plus bas, ce n'est pas vraiment l'IA le problème. On n'a pas attendu l'IA pour avoir des flopées d'images photoshopées de mannequins au physique "idéalisé".
Je suis assez perplexe : pourquoi avoir fait un type de congé spécifique, plutôt qu'un arrêt de travail (sans carence quand même) ? Si je suis en arrêt, rien ne m'oblige d'en donner la raison exacte à mon employeur si je n'ai pas envie de le faire, le justificatif du médecin suffit.
Est-ce que cela ne va pas avoir pour conséquence d'inciter encore davantage à privilégier l'emploi d'un homme plutôt que d'une femme ? On se farcit déjà les "les femmes ça peut partir en congé maternité", sera-t-il vraiment bénéfique d'y rajouter "peut-être qu'elle va partir tous les mois en congé menstruel, dans le doute prenons plutôt le monsieur" ?
(je n'ai pas accès à l'article, peut-être qu'il y a des éléments de réponse dedans)
Il y a plusieurs approches possibles, et parfois, souvent peut-être, elles sont des défauts et ces défauts sont systématiquement critiqués. Peut-être qu'un jour on trouvera la solution miraculeusement géniale et parfaite pour résoudre les inégalités et créer un monde juste et merveilleux, tout ça tout ça. Mais en attendant, des solutions mêmes imparfaites sont souvent meilleures que ne rien faire du tout.
J'ai longtemps critiqué les prix, ou de manière plus générale les groupes, réservés aux femmes : dans un monde idéal il ne devrait pas y avoir besoin de faire une différence entre hommes et femmes. Mais on ne vit pas dans un monde idéal. Je me suis rendu compte que critiquer les prix réservés aux femmes, ça ne fait pas avancer l'égalité non plus. Voire cela consomme du temps et de l'énergie en palabres et débats inutiles sur la "bonne" façon d'avancer, temps et énergie qui pourraient être utilisés de façon bien plus constructive.
Merci Ysabeau. Je me rends compte que je n'ai jamais pris la peine d'écrire des retours sur ces bios, et c'est sans doute un tort. Elles sont toujours très intéressantes à lire.
À quelques exceptions près (sinon ce serait trop simple, c'est du français quand même), les noms en -eur se féminisent en -euse quand il y a un verbe qui reprend le même radical que le nom. "Chanteur" devient "chanteuse" parce qu'il existe un verbe "chanter".
Je préfère "autrice" parce qu'il a déjà existé il y a fort longtemps, donc autant le reprendre, mais "auteure" ne me choque pas, ce n'est de toute façon qu'une question d'habitude. J'ai une collègue qui a mis "ingénieure" dans la signature de ses mails. J'avais hésité à faire de même mais j'ai senti que ça risquait de provoquer des remarques pénibles et polluer mon travail (je suis féministe, mais des fois j'ai juste envie de pouvoir me concentrer sur mon travail) alors j'ai contourné le problème en mettant ma signature en anglais.
Je ne sais pas si c'est de la "manipulation émotive". Je vois davantage l'expression d'un agacement, sans visée à manipuler le lecteur. Dans tous les cas je pense quand même qu'il y a plus utile à faire que s'insurger de la manipulation : parce que ça ne fait pas tellement avancer les choses non plus.
C'est, je trouve, très regrettable lorsque je lis un débat sur une discrimination : souvent une grande partie des débats tourne à déterminer si les personnes s'y prennent "comme il faut" pour combattre les discriminations, qu'à parler du sujet de départ.
Pour parvenir à l'égalité, il faut d'abord parvenir à se débarrasser de ses biais inconscients, ou à défaut de se rendre compte qu'on a des biais et de les compenser. Concernant le temps de parole par exemple, faudrait que je retrouve le lien mais j'avais lu une étude qui montrait qu'on a tendance à surévaluer le temps de parole des femmes par rapport à celui des hommes : pour un homme et une femme qui aurait le même temps de parole, la femme serait perçue comme plus bavarde que l'homme.
Ainsi, dans le cas de l'atelier "dinosaure", il est possible que les animateurs n'aient pas perçu que les filles parlaient en moyenne 3 fois moins que les garçons. Difficile de résoudre un problème si on ne l'a pas identifié, c'est une première étape indispensable. La focalisation sur le genre peut permettre d'identifier ce problème.
Après je suis d'accord qu'idéalement cela ne devrait être qu'une étape "interne", et qu'ensuite il conviendrait de traiter les enfants de la même façon quel que soit leur genre et de leur donner le même accès au temps de parole ou autre participation.
Le texte du lien est un peu court pour une véritable démonstration. Ce n'est clairement pas un article de fond mais un petit bilan d'un ressenti fondé sur une expérience personnelle. Il me semble assez disproportionné de le démonter ainsi dans un pavé virulent bien plus long que le texte d'origine.
Cela dit il y a pourtant bien une statistique qui montre un problème :
"28 % de filles pour les ateliers sur les fossiles et dinosaures (j'avais espéré que ça soit plus équilibré). Le temps de parole était occupé à 90% par les garçons."
S'il y a 28% de filles dans l'atelier, le temps de parole des filles devrait être assez proche de cette valeur. Or il est quasiment 3 fois plus faible, c'est énorme comme différence.
Peut-être que les filles prennent moins facilement l'initiative de parler, pour tout un tas de raisons possibles. Mais dans ce cas-là, les adultes qui animent l'atelier devraient proposer la parole aux enfants qui s'impliquent moins (quel que soit leur genre d'ailleurs, c'est valable aussi pour aider les garçons timides). L'ont-ils fait ? On n'a pas la réponse, mais au ton du reste du texte je crains que non.
Il suffit parfois de peu de choses pour dissiper un sentiment inconscient de ne pas être à sa place (ou le sentiment que son enfant ne serait pas à sa place).
Je suis une femme, et que ce soit dans mon métier ou dans mes centres d'intérêts pour mes loisirs, je tombe essentiellement sur des domaines qui attirent surtout les hommes. Je peux te dire que quand j'arrive dans un groupe essentiellement masculin, en très peu de temps je sens si le reste du groupe considère que ma présence est normale ou pas : je vois de suite si on me considère comme un être humain qui vient participer à un truc cool (bien) ou si on me considère comme quelqu'un qui s'est perdu, un décor plus ou moins invisible ou un élément exotique à chouchouter (c'est naze dans les 3 cas).
Un concours de programmation de robots est-il un sport ?
1ère partie : oui. Si les échecs sont un sport, alors c'est pas plus con de dire que la programmation de robots aussi.
2ème partie : non. La notion de sport implique à la base une activité physique. Or la programmation de robots, même si elle implique des mouvements de ses doigts sur son clavier, ne semble pas assez physique pour coller à la définition. Quant aux robots il semble assez hasardeux de dire que ce sont eux qui font du sport.
3ème partie : peut-être, bof, osef. Proposer un objectif à un concours de programmation de robots ne nécessite pas de se raccrocher à un truc existant, sportif ou pas. Par ailleurs le combat est une forme spécifique d'opposition, mais ce n'est pas la seule.
Conclusion et ouverture : à la fin de la dépêche, ya marqué qu'on peut se baser sur l'infrastructure de ce concours pour créer son propre concours de programmation avec son propre scénario. Personnellement la notion de combat ne me pose aucun soucis tant que c'est du combat "sportif" ou ludique entre gens ou robots consentants. Mais ça pourrait être intéressant de voir aussi des projets davantage basés sur la construction ou la coopération, la diversité c'est la vie :)
Pour signaler les spams, je pense qu'un bouton dédié "signaler" serait plus approprié.
Sinon, je n'aime pas qu'on me demande de répondre par un unique "oui" ou un unique "non" à une question qui comprend plusieurs aspects :-) Actuellement ici tout le monde peut voir à la fois la note et le nombre d'upvote/downvote. Sur Hacker News, personne ne voit les upvote/downvote, et seul l'auteur voit la note. On peut donc envisager plusieurs alternatives sans introduire de concepts supplémentaires :
- garder le système actuel
- basculer sur le système de Hacker News
- mais aussi : seul l'auteur d'un commentaire peut voir sa note et le nombre de upvote/downvote (à choisir entre tout ça, c'est l'option que je choisirais)
- ou encore : tout le monde voit la note, seul l'auteur d'un commentaire peut voir le nombre de upvote/downvote (là je ne vois pas trop l'intérêt)
Après, à titre personnel je n'aime pas trop ce système pertinent/inutile, car en mon sens il favorise une sorte de conservatisme ou d'entre-soi : plus on a de karma, plus on peut voter, et plus on a le "pouvoir" de faire monter le karma de ceux dont on apprécie les idées (oui, oui, je sais, c'est pertinent/inutile et non d'accord/pas d'accord, mais juger de la "pertinence" est souvent quelque chose d'assez subjectif).
Maintenant, peut-être que le supprimer aurait des conséquences pires, et que c'est un moindre mal, je n'ai pas d'avis bien tranché sur la question.
Ce serait intéressant aussi de regarder si dans les défis faciles où un bout de solution est proposée, est-ce qu'il s'agit à la base d'un défi à solution unique dont on fournit une partie de la solution, ou bien d'un défi qui aurait eu plusieurs solutions mais dont on impose la position de certaines pièces pour revenir à une solution unique (et plus facile à trouver puisqu'on diminue les possibilités à explorer).
Si on utilise le "bout de solution" pour revenir à une solution unique, ça te donne la possibilité de générer encore plus de défis !
S'ils avaient mis des cartes à plusieurs solutions comme défis faciles plutôt que donner le début de solution, à mon avis ça ne ferait plus vraiment le même jeu, ce serait moins bon.
Tous les smartgames ont des principes un peu différents, mais personnellement quand j'y joue je vois ça comme un arbre de possibilités que je cherche à élaguer pour converger vers la bonne solution (je sais pas si l'image est super claire !). Généralement, les défis les plus faciles ne sont pas très intéressants (trop évidents) mais je me "force" à les faire quand même parce qu'ils permettent de bien voir les mécanismes du jeu et voir quelques principes qu'on pourra réutiliser plus tard, sur les défis plus complexes et plus intéressants. Mais si les premiers défis avaient plusieurs solutions, on perdrait un peu cette notion d'"élaguer les branches qui ne marchent pas pour trouver celle qui marche" : on ne s'y prend pas tout à fait de la même façon pour résoudre une énigme qui n'a qu'une seule solution, que pour trouver une solution parmi plusieurs possibilités. Du coup, on perdrait à mon avis l'aspect "pédagogique" des premiers défis.
J'aime beaucoup les jeux Smart Games, j'en ai une bonne dizaine chez moi, mais pas celui-là. Cependant, dans tous ceux que j'ai chaque défi a une et une seule solution (du moins c'est ce qu'il y a marqué systématiquement sur la notice, et je les ai cru sur parole). J'imagine donc que leur algo de génération de défis écarte toutes les configurations sans solution ainsi que toutes les configurations qui ont plusieurs solutions. Pour rester dans l'esprit du jeu, il faudrait que tu fasses de même.
[^] # Re: gros boulet
Posté par Eldermê (site web personnel) . En réponse au lien Un dessin humoristique de Boulet sur l'entraide technique [date de 2023]. Évalué à 2 (+1/-0).
Ça tombe bien, il y a une autre note qui parle, entre autres, des endives !
https://bouletcorp.com/notes/2012/05/29
[^] # Re: J'aime bien cet articles, mais...
Posté par Eldermê (site web personnel) . En réponse au lien De la décadence technologique et des luddites technophiles. Évalué à 6 (+5/-0).
Je trouve qu'il met tout un tas de trucs qui n'ont rien à voir dans le bain avec le bébé pour tout jeter ensuite sans aucune nuance. Qu'il soit possible d'utiliser du gras, de l’italique, des images, du JavaScript ou n'importe quoi d'autre n'oblige pas à le faire. Des fois effectivement ça ne sert à rien et cela dilue l'information dans des machins sans intérêt.
Mais quand je lis un texte sur la peinture, j'aime bien avoir des images des tableaux dont parle le texte. De même que quand je lis un texte sur la musique ou le cinéma, ça peut être intéressant d'avoir la possibilité d'écouter ou de voir un extrait. Un schéma peut apporter beaucoup à un texte scientifique aussi. Bref, les exemples ne manquent pas où un contenu qui peut-être de qualité a besoin d'autre chose que de texte brut.
[^] # Re: Mode balek
Posté par Eldermê (site web personnel) . En réponse au journal Vers l'interdiction du démarchage téléphonique en France !. Évalué à 4 (+3/-0).
Je fais donc partie de la catégorie des gens qui te feraient perdre un temps dingue. Je compatis parce que ça doit être ultra pénible d'être constamment pris pour un spammeur quand on appelle pour de bonnes raisons, et qu'en plus ça peut avoir des conséquences graves.
Maintenant, en toute honnêteté, est-ce qu'avoir pris conscience de ce problème va me faire changer mes habitudes ? Probablement pas. Comme tu le dis, il est infiniment plus probable d'être appelé pour une arnaque que pour un problème de santé. La probabilité que perdre que quelques heures le temps d'écouter mon répondeur ait des conséquences graves est infime, celle d'augmenter mon niveau de stress et reporter la mauvaise humeur induite sur mes proches pour avoir haché mon temps en répondant à chaque spammeur est élevée.
En fait, plutôt qu'allouer des plages de numéros réservés pour les nuisibles (qui pourront décider qu'ils s'en tamponnent), est-ce qu'une meilleure solution ne serait pas d'allouer des plages réservées pour les professions qui doivent communiquer des messages urgents et importants ? Evidemment cela ne pourrait marcher que si l'usurpation de numéro était impossible et que l'allocation de numéros dans cette plage réservée soit faite correctement.
[^] # Re: Toujours à vouloir limiter le libre...
Posté par Eldermê (site web personnel) . En réponse au journal L'IA est-elle compatible avec le Libre ?. Évalué à 1 (+1/-1).
Je ne nie pas que des développeurs puissent mettre leurs tripes et de l'émotion quand ils programment, comme probablement dans n'importe quelle autre activité.
D'ailleurs on peut aussi mettre "ses tripes et de l'émotion" et accepter que ce soit libre, ce n'est pas incompatible. Je pense simplement que cela peut contribuer à rendre le choix d'une licence libre plus difficile.
Je te rejoins entièrement sur le reste.
[^] # Re: Toujours à vouloir limiter le libre...
Posté par Eldermê (site web personnel) . En réponse au journal L'IA est-elle compatible avec le Libre ?. Évalué à 10 (+12/-1). Dernière modification le 21 janvier 2025 à 11:34.
Non, mon message ne t'insultait pas, ni toi ni personne. Je pensais suffisamment clair dans mon intervention qu'il s'agissait d'une vision personnelle sans jugement de valeur sur la vision des autres, laquelle peut être différente.
À aucun moment je n'ai sous-entendu qu'entre le développement et l'art l'un serait mieux que l'autre, et encore moins que les artistes seraient inférieurs aux développeurs. J'ai écrit au contraire que je ne mets pas de hiérarchie entre les deux. Cela n'a aucun sens pour moi de les hiérarchiser, ce n'est pas le même domaine.
En revanche, je considère ton message comme très désagréablement condescendant, tu interprètes sur mes propos du grand n'importe quoi que je ne pense pas. Je n'ai donc pas envie de poursuivre cet échange qui ne mènera vraisemblablement nulle part.
[^] # Re: Toujours à vouloir limiter le libre...
Posté par Eldermê (site web personnel) . En réponse au journal L'IA est-elle compatible avec le Libre ?. Évalué à 6 (+7/-2).
Je suis allée lire le lien, je trouve que tu passes à côté d'un aspect qui selon moi fait une grosse différence entre l'art et le logiciel.
Lorsque je code, j'engage essentiellement mon intellect. Des fois je trouve que ce que j'ai fait est cracra et moche. Parfois, quand j'ai fait une architecture qui fonctionne bien et donne l'impression que tout est parfaitement là où ça doit être, je trouve que c'est beau. En général, c'est quelque part entre les deux. Si quelqu'un veut reprendre pour améliorer ou adapter à ses besoins, généralement je le verrai de façon positive, je trouverai ça flatteur pour mon travail.
Lorsque que je joue du piano, que je dessine ou que je fais de la peinture, il peut y avoir une part de réflexion en amont, mais j'y mets aussi mes émotions, ma sensibilité, "mes tripes". Des fois c'est moche et des fois c'est beau. C'est perfectible aussi (surtout que je ne crois pas vraiment que la notion de perfection ait du sens quand on parle d'art), mais je n'ai pas forcément envie que quelqu'un d'autre que moi y touche.
Cela ne veut pas dire qu'il m'est inenvisageable de faire de l'art libre, mais ce qui pour moi va de soi pour du logiciel ne va plus de soi pour de l'art. Ce n'est pas une question de mettre l'un sur un piédestal et l'autre pas, je ne mets pas de hiérarchie entre les deux. C'est simplement que l'un touche à quelque chose d'intime et l'autre pas.
[^] # Re: Autre lecture
Posté par Eldermê (site web personnel) . En réponse à la dépêche Le MMORPG Ryzom fête ses 20 ans !. Évalué à 3.
J'ai eu à peu près la même réaction qu'Ysabeau quand j'ai vu la première image qui illustre la dépêche, image qui montre 2 personnages masculins en armure complète, 2 personnages féminins en "armure" avec le nombril à l'air et un autre personnage où c'est pas hyper clair (nombril à l'air ou armure couleur claire).
Cela dit, en regardant des images du jeu, il semblerait en effet qu'il n'y ait pas cette différenciation systématique.
Mais ce ne sont pas ces images-là qui illustrent la dépêche. Aussi je ne comprends pas bien pourquoi reprocher à Ysabeau de ne pas avoir sourcé sa critique : la source elle est dans la dépêche.
Pour apporter un élément de réponse à la question "est-ce que c'est forcément mal de s'inventer une histoire dont tu choisis que le héros a ces attributs" :
Personnellement, un jeu où les avatars féminins sont davantage dévêtus par rapport aux personnages féminins sans aucune raison, ça me fait fuir. Un jeu où les femmes sont à moitié à poil tandis que les hommes sont habillés sans qu'il semble y avoir de raison pour cette différenciation va attirer un public qui trouve que c'est parfaitement normal, ou en tout cas pas si gênant que ça. Je n'ai pas envie de m'inventer des histoires avec ce public-là.
Il est probable que d'autres suivent le même raisonnement.
Maintenant est-ce que c'est forcément mal ? Les développeurs du jeu sont libres de cibler le public qu'ils souhaitent. Il faut juste être conscient que ça peut en exclure d'autres.
[^] # Re: Ça ne date pas d’hier…
Posté par Eldermê (site web personnel) . En réponse au lien Mon histoire d’amour avec Wikipédia est une tragédie . Évalué à 1.
J'ai l'impression qu'on passe un peu à côté d'un problème : le temps libre n'est pas infini, et l'énergie ou la bonne volonté pour contribuer non plus.
Si quelqu'un a une heure de son temps libre à consacrer à un sujet qui lui tient à cœur, et qu'il a le choix entre :
- la consacrer à un projet où sa contribution sera à coup sûr conservée
- la consacrer à un projet où il y a une certaine probabilité que sa contribution soit finalement écartée
Il est parfaitement logique de préférer investir son temps libre sur le premier projet. Cela n'empêche pas à mes yeux d'exprimer un avis critique (tant que c'est constructif et pas agressif) sur le second projet.
[^] # Re: Pour aller plus loin : le traitement de la santé des femmes
Posté par Eldermê (site web personnel) . En réponse à la dépêche Des cycles, des applis et des données. Évalué à 3.
Merci pour cet article très intéressant. Cela fait plaisir de lire qu'on fait des progrès, même si c'est assez hallucinant qu'il ait fallu attendre aussi longtemps.
Il y a aussi un soucis de prise en compte de la parole des femmes de la part d'une partie du corps médical. Je me souviens pour ma première grossesse qu'on avait refusé de me croire quand j'avais donné la date du premier jour des dernières règles, en m'affirmant de manière condescendante ça ne pouvait pas coller, malgré mes explications que je n'avais jamais eu de cycle de longueur "standard" de 28 jours. Du coup pour mon deuxième enfant, pour qu'on me fiche la paix j'avais menti sur la date des dernières règles en les déclarant une semaine après la date réelle.
[^] # Re: Je me rappel d'un temps...
Posté par Eldermê (site web personnel) . En réponse au lien Linux becoming a Windows / OSX clone. Évalué à 6.
Je partage globalement ce ressenti.
En ce qui me concerne, il y a 10 ans je passais plein de temps à bidouiller, c'était marrant. Quelle satisfaction d'avoir réussi à faire fonctionner les pilotes de la carte graphique après avoir bataillé toute une après-midi ! Je m'étais même fait un multi-boot avec 4 ou 5 distributions différentes tellement c'était formidable.
Maintenant je n'ai plus qu'une seule distribution qui juste marche. Je ne bidouille plus rien et j'ai dû oublier plus de la moitié de ce que je savais avant sur Linux (ou GNU/Linux si ça vous fait plaisir) : c'est devenu soit inutile pour mon besoin, soit obsolète.
Et c'est très bien ainsi en fait, parce que maintenant j'ai mis mes priorités sur bien d'autres choses pour occuper mon temps.
[^] # Re: Pistes proposée par une spécialiste des rythmes biologiques de l’enfant et de l’adolescent
Posté par Eldermê (site web personnel) . En réponse au lien Les rythmes scolaires en France comparés à ceux des autres pays de l'Union Européenne. Évalué à 6.
Pour pouvoir mettre réellement en place des journées plus légères pour les enfants, il faudrait aussi alléger le nombre d'heures travaillées pour les parents. Ce qui serait à mon avis une excellente chose, mais malheureusement je vois rarement cette question du rythme des parents traitée en parallèle de celle du rythme des enfants. Or les enfants ne se téléportent pas miraculeusement dans un lieu calme où il peuvent se reposer dès la fin des cours.
Ou à la limite (mais ça ne marchera pas pour tous les emplois) qu'il devienne davantage la norme de finir la journée en télétravail légèrement dégradé avec de jeunes enfants à surveiller. Je ne suis pas convaincue qu'un enfant de maternelle ou de primaire se repose tellement plus en garderie qu'en classe : réduire sa journée d'école ne changera pas grand chose pour lui si ses parents ne peuvent pas le récupérer plus tôt.
Pour un ado qui peut rentrer chez lui tout seul, c'est différent.
[^] # Re: Exemple
Posté par Eldermê (site web personnel) . En réponse au lien En Chine, le fléau des mannequins sexualisés créés par l'IA. Évalué à 2.
Aaaaarrg, que fais-tu dans ma tête, sors de là tout de suite !
Plus sérieusement, étant donné qu'on ne se connaît absolument pas, ce que j'aurais vu ou pas, tu n'en sais fichtre rien :)
Par ailleurs, j'écrivais que le problème ce n'est pas l'IA. Si les images n'étaient pas générées par des IA, je pourrais en dire la même chose. Je n'ai pas attendu les IA pour avoir un oeil critique sur la façon dont on représente trop souvent les femmes.
[^] # Re: Exemple
Posté par Eldermê (site web personnel) . En réponse au lien En Chine, le fléau des mannequins sexualisés créés par l'IA. Évalué à 1.
Non, pareil justement. Je pensais qu'avec un homme dans la même pose et ayant la même expression, ça semblerait plus clair. C'est infiniment moins fréquent de représenter un homme dans ce type de pose donc sans doute que ça choquerait davantage.
[^] # Re: Exemple
Posté par Eldermê (site web personnel) . En réponse au lien En Chine, le fléau des mannequins sexualisés créés par l'IA. Évalué à 1. Dernière modification le 19 juin 2023 à 20:00.
On a quand même une palette d'émotions autrement plus riche et variée que le sourire et l'expression vide vaguement effrayée.
Non, c'est vraiment l'ensemble de l'attitude corporelle, expression du visage comprise. Essaie peut-être d'imaginer un homme avec exactement la même expression ?
Effectivement, les traits enfantins avec des attributs féminins très visibles accentuent le malaise.
[^] # Re: Exemple
Posté par Eldermê (site web personnel) . En réponse au lien En Chine, le fléau des mannequins sexualisés créés par l'IA. Évalué à 2.
C'est difficile d'expliquer ce qui me met mal à l'aise exactement dans ces images, c'est un ensemble de petits détails : la tête légèrement penchée, le regard quasi vide (voire légèrement effrayé pour l'image du milieu), l'expression de la bouche. Il se dégage une impression diffuse de soumission. La photo du modèle humain à gauche ne dégage pas cette impression de poupée soumise.
Après, comme dit plus bas, ce n'est pas vraiment l'IA le problème. On n'a pas attendu l'IA pour avoir des flopées d'images photoshopées de mannequins au physique "idéalisé".
[^] # Re: TL;DR
Posté par Eldermê (site web personnel) . En réponse au lien L’idée d’un congé menstruel progresse - letemps.ch. Évalué à 4.
Je suis assez perplexe : pourquoi avoir fait un type de congé spécifique, plutôt qu'un arrêt de travail (sans carence quand même) ? Si je suis en arrêt, rien ne m'oblige d'en donner la raison exacte à mon employeur si je n'ai pas envie de le faire, le justificatif du médecin suffit.
Est-ce que cela ne va pas avoir pour conséquence d'inciter encore davantage à privilégier l'emploi d'un homme plutôt que d'une femme ? On se farcit déjà les "les femmes ça peut partir en congé maternité", sera-t-il vraiment bénéfique d'y rajouter "peut-être qu'elle va partir tous les mois en congé menstruel, dans le doute prenons plutôt le monsieur" ?
(je n'ai pas accès à l'article, peut-être qu'il y a des éléments de réponse dedans)
[^] # Re: Du problème de la descrimination positive | Je dois avoir un biai
Posté par Eldermê (site web personnel) . En réponse au journal L’étrange tropisme des femmes de sciences pour les associations de femmes et autres réflexions. Évalué à 3.
Je suis entièrement d'accord.
Il y a plusieurs approches possibles, et parfois, souvent peut-être, elles sont des défauts et ces défauts sont systématiquement critiqués. Peut-être qu'un jour on trouvera la solution miraculeusement géniale et parfaite pour résoudre les inégalités et créer un monde juste et merveilleux, tout ça tout ça. Mais en attendant, des solutions mêmes imparfaites sont souvent meilleures que ne rien faire du tout.
J'ai longtemps critiqué les prix, ou de manière plus générale les groupes, réservés aux femmes : dans un monde idéal il ne devrait pas y avoir besoin de faire une différence entre hommes et femmes. Mais on ne vit pas dans un monde idéal. Je me suis rendu compte que critiquer les prix réservés aux femmes, ça ne fait pas avancer l'égalité non plus. Voire cela consomme du temps et de l'énergie en palabres et débats inutiles sur la "bonne" façon d'avancer, temps et énergie qui pourraient être utilisés de façon bien plus constructive.
[^] # Re: J'ai bien réfléchi
Posté par Eldermê (site web personnel) . En réponse au journal Recherche auteurice d'adoption. Évalué à 2.
Merci Ysabeau. Je me rends compte que je n'ai jamais pris la peine d'écrire des retours sur ces bios, et c'est sans doute un tort. Elles sont toujours très intéressantes à lire.
Et je suis consternée également.
[^] # Re: Merci d'écrire en français
Posté par Eldermê (site web personnel) . En réponse au journal Recherche auteurice d'adoption. Évalué à 4.
À quelques exceptions près (sinon ce serait trop simple, c'est du français quand même), les noms en -eur se féminisent en -euse quand il y a un verbe qui reprend le même radical que le nom. "Chanteur" devient "chanteuse" parce qu'il existe un verbe "chanter".
C'est mieux expliqué par là.
Je préfère "autrice" parce qu'il a déjà existé il y a fort longtemps, donc autant le reprendre, mais "auteure" ne me choque pas, ce n'est de toute façon qu'une question d'habitude. J'ai une collègue qui a mis "ingénieure" dans la signature de ses mails. J'avais hésité à faire de même mais j'ai senti que ça risquait de provoquer des remarques pénibles et polluer mon travail (je suis féministe, mais des fois j'ai juste envie de pouvoir me concentrer sur mon travail) alors j'ai contourné le problème en mettant ma signature en anglais.
[^] # Re: La science, justement
Posté par Eldermê (site web personnel) . En réponse au lien Dès le plus jeune âge, implicitement, les filles sont exclues du domaine scientifique . Évalué à 4.
Je ne sais pas si c'est de la "manipulation émotive". Je vois davantage l'expression d'un agacement, sans visée à manipuler le lecteur. Dans tous les cas je pense quand même qu'il y a plus utile à faire que s'insurger de la manipulation : parce que ça ne fait pas tellement avancer les choses non plus.
C'est, je trouve, très regrettable lorsque je lis un débat sur une discrimination : souvent une grande partie des débats tourne à déterminer si les personnes s'y prennent "comme il faut" pour combattre les discriminations, qu'à parler du sujet de départ.
Pour parvenir à l'égalité, il faut d'abord parvenir à se débarrasser de ses biais inconscients, ou à défaut de se rendre compte qu'on a des biais et de les compenser. Concernant le temps de parole par exemple, faudrait que je retrouve le lien mais j'avais lu une étude qui montrait qu'on a tendance à surévaluer le temps de parole des femmes par rapport à celui des hommes : pour un homme et une femme qui aurait le même temps de parole, la femme serait perçue comme plus bavarde que l'homme.
Ainsi, dans le cas de l'atelier "dinosaure", il est possible que les animateurs n'aient pas perçu que les filles parlaient en moyenne 3 fois moins que les garçons. Difficile de résoudre un problème si on ne l'a pas identifié, c'est une première étape indispensable. La focalisation sur le genre peut permettre d'identifier ce problème.
Après je suis d'accord qu'idéalement cela ne devrait être qu'une étape "interne", et qu'ensuite il conviendrait de traiter les enfants de la même façon quel que soit leur genre et de leur donner le même accès au temps de parole ou autre participation.
[^] # Re: La science, justement
Posté par Eldermê (site web personnel) . En réponse au lien Dès le plus jeune âge, implicitement, les filles sont exclues du domaine scientifique . Évalué à 8.
Le texte du lien est un peu court pour une véritable démonstration. Ce n'est clairement pas un article de fond mais un petit bilan d'un ressenti fondé sur une expérience personnelle. Il me semble assez disproportionné de le démonter ainsi dans un pavé virulent bien plus long que le texte d'origine.
Cela dit il y a pourtant bien une statistique qui montre un problème :
"28 % de filles pour les ateliers sur les fossiles et dinosaures (j'avais espéré que ça soit plus équilibré). Le temps de parole était occupé à 90% par les garçons."
S'il y a 28% de filles dans l'atelier, le temps de parole des filles devrait être assez proche de cette valeur. Or il est quasiment 3 fois plus faible, c'est énorme comme différence.
Peut-être que les filles prennent moins facilement l'initiative de parler, pour tout un tas de raisons possibles. Mais dans ce cas-là, les adultes qui animent l'atelier devraient proposer la parole aux enfants qui s'impliquent moins (quel que soit leur genre d'ailleurs, c'est valable aussi pour aider les garçons timides). L'ont-ils fait ? On n'a pas la réponse, mais au ton du reste du texte je crains que non.
Il suffit parfois de peu de choses pour dissiper un sentiment inconscient de ne pas être à sa place (ou le sentiment que son enfant ne serait pas à sa place).
Je suis une femme, et que ce soit dans mon métier ou dans mes centres d'intérêts pour mes loisirs, je tombe essentiellement sur des domaines qui attirent surtout les hommes. Je peux te dire que quand j'arrive dans un groupe essentiellement masculin, en très peu de temps je sens si le reste du groupe considère que ma présence est normale ou pas : je vois de suite si on me considère comme un être humain qui vient participer à un truc cool (bien) ou si on me considère comme quelqu'un qui s'est perdu, un décor plus ou moins invisible ou un élément exotique à chouchouter (c'est naze dans les 3 cas).
[^] # Re: Naïf, éternellement...
Posté par Eldermê (site web personnel) . En réponse à la dépêche Concours ICRA de robot humanoïdes lutteurs. Évalué à 4.
Un concours de programmation de robots est-il un sport ?
1ère partie : oui. Si les échecs sont un sport, alors c'est pas plus con de dire que la programmation de robots aussi.
2ème partie : non. La notion de sport implique à la base une activité physique. Or la programmation de robots, même si elle implique des mouvements de ses doigts sur son clavier, ne semble pas assez physique pour coller à la définition. Quant aux robots il semble assez hasardeux de dire que ce sont eux qui font du sport.
3ème partie : peut-être, bof, osef. Proposer un objectif à un concours de programmation de robots ne nécessite pas de se raccrocher à un truc existant, sportif ou pas. Par ailleurs le combat est une forme spécifique d'opposition, mais ce n'est pas la seule.
Conclusion et ouverture : à la fin de la dépêche, ya marqué qu'on peut se baser sur l'infrastructure de ce concours pour créer son propre concours de programmation avec son propre scénario. Personnellement la notion de combat ne me pose aucun soucis tant que c'est du combat "sportif" ou ludique entre gens ou robots consentants. Mais ça pourrait être intéressant de voir aussi des projets davantage basés sur la construction ou la coopération, la diversité c'est la vie :)
[^] # Re: Le nombre de votes est indispensable, sinon autant tout supprimer
Posté par Eldermê (site web personnel) . En réponse au sondage Seriez-vous pour masquer le score des commentaires ?. Évalué à 3.
Pour signaler les spams, je pense qu'un bouton dédié "signaler" serait plus approprié.
Sinon, je n'aime pas qu'on me demande de répondre par un unique "oui" ou un unique "non" à une question qui comprend plusieurs aspects :-) Actuellement ici tout le monde peut voir à la fois la note et le nombre d'upvote/downvote. Sur Hacker News, personne ne voit les upvote/downvote, et seul l'auteur voit la note. On peut donc envisager plusieurs alternatives sans introduire de concepts supplémentaires :
- garder le système actuel
- basculer sur le système de Hacker News
- mais aussi : seul l'auteur d'un commentaire peut voir sa note et le nombre de upvote/downvote (à choisir entre tout ça, c'est l'option que je choisirais)
- ou encore : tout le monde voit la note, seul l'auteur d'un commentaire peut voir le nombre de upvote/downvote (là je ne vois pas trop l'intérêt)
Après, à titre personnel je n'aime pas trop ce système pertinent/inutile, car en mon sens il favorise une sorte de conservatisme ou d'entre-soi : plus on a de karma, plus on peut voter, et plus on a le "pouvoir" de faire monter le karma de ceux dont on apprécie les idées (oui, oui, je sais, c'est pertinent/inutile et non d'accord/pas d'accord, mais juger de la "pertinence" est souvent quelque chose d'assez subjectif).
Maintenant, peut-être que le supprimer aurait des conséquences pires, et que c'est un moindre mal, je n'ai pas d'avis bien tranché sur la question.
[^] # Re: aller plus loin ?
Posté par Eldermê (site web personnel) . En réponse au journal Lazy Ghost Hunters. Évalué à 3.
Ce serait intéressant aussi de regarder si dans les défis faciles où un bout de solution est proposée, est-ce qu'il s'agit à la base d'un défi à solution unique dont on fournit une partie de la solution, ou bien d'un défi qui aurait eu plusieurs solutions mais dont on impose la position de certaines pièces pour revenir à une solution unique (et plus facile à trouver puisqu'on diminue les possibilités à explorer).
Si on utilise le "bout de solution" pour revenir à une solution unique, ça te donne la possibilité de générer encore plus de défis !
S'ils avaient mis des cartes à plusieurs solutions comme défis faciles plutôt que donner le début de solution, à mon avis ça ne ferait plus vraiment le même jeu, ce serait moins bon.
Tous les smartgames ont des principes un peu différents, mais personnellement quand j'y joue je vois ça comme un arbre de possibilités que je cherche à élaguer pour converger vers la bonne solution (je sais pas si l'image est super claire !). Généralement, les défis les plus faciles ne sont pas très intéressants (trop évidents) mais je me "force" à les faire quand même parce qu'ils permettent de bien voir les mécanismes du jeu et voir quelques principes qu'on pourra réutiliser plus tard, sur les défis plus complexes et plus intéressants. Mais si les premiers défis avaient plusieurs solutions, on perdrait un peu cette notion d'"élaguer les branches qui ne marchent pas pour trouver celle qui marche" : on ne s'y prend pas tout à fait de la même façon pour résoudre une énigme qui n'a qu'une seule solution, que pour trouver une solution parmi plusieurs possibilités. Du coup, on perdrait à mon avis l'aspect "pédagogique" des premiers défis.
[^] # Re: aller plus loin ?
Posté par Eldermê (site web personnel) . En réponse au journal Lazy Ghost Hunters. Évalué à 4.
J'aime beaucoup les jeux Smart Games, j'en ai une bonne dizaine chez moi, mais pas celui-là. Cependant, dans tous ceux que j'ai chaque défi a une et une seule solution (du moins c'est ce qu'il y a marqué systématiquement sur la notice, et je les ai cru sur parole). J'imagine donc que leur algo de génération de défis écarte toutes les configurations sans solution ainsi que toutes les configurations qui ont plusieurs solutions. Pour rester dans l'esprit du jeu, il faudrait que tu fasses de même.