Renault a écrit 7637 commentaires

  • [^] # Re: Mauvais message

    Posté par  (site web personnel) . En réponse à la dépêche Les femmes et l’informatique — émission « Libre à vous ! » du 5 novembre 2019. Évalué à 4.

    Tu parles de failles méthodologique, mais comment proposerais-tu de corriger cette étude pour savoir pourquoi, globalement, les français-e-s passent tant et tant de temps à faire telle ou telle activité ?

    Déjà, quand il y a de forts biais dans les données collectées, ne pas donner une interprétation basée sur ces données reste préférable. Avec les données de l'INSEE il y a de quoi débuter une étude poussée sur le sujet en cherchant des axes de travail, mais tu ne peux rien conclure de probant avec ça. En tout cas avec les données exposées ainsi.

    Et j'ai donné quelques possibilités, séparer les couples en catégories (deux conjoints qui ne bossent pas, un conjoint qui travaille (et inversement), et les deux qui travaillent). Regarder comment se comporte les couples homosexuels. Évaluer aussi les couples par tranche d'âge pour voir si il y a une évolution entre les retraités et les couples modernes.

    Cette façon de faire ("je conteste, j'ignore ces résultats car la causation n'est pas démontrée") serait aussi une technique très commode pour des gens souhaitant contester quasiment n'importe quelle vérité qui les dérange dans le monde.

    En fait tu ne comprends pas ce que je dis je pense.

    Je ne conteste pas les données de l'étude. Je pense que l'INSEE est fiable pour ça. Je conteste l'interprétation que tu en as fait avec (et que par ailleurs ils font).

    Que fais-tu alors des données sur les hommes et les femmes au chômage ? 3h23 de tâches domestiques pour les hommes au chômage (dont 17mn de soins aux enfants), 4h56 de tâches domestiques pour les femmes au chômage (dont 46mn de soins aux enfants). Il me semble que les personnes au chômage ont quand même un "temps de travail" relativement équivalent, et que la moyenne a du sens. Et chez les retraité-e-s ? 3h31 chez les hommes retraités, 4h25 chez les femmes retraitées.

    Tu vois, tu conclues des choses que l'étude ne dit pas. Car l'INSEE catégorise très mal les données.

    La colonne chômeurs hommes / femmes signifie quoi ? Cela ne parle que de couples dont les deux sont au chômage ? Peu probable car il n'y a pas de colonne avec un seul conjoint qui bosse. Cela signifie probablement qu'ils ont pris les hommes et femmes au chômage indépendamment de l'activité de leur conjoint. Or, il me semble, que si l'homme est au chômage, la femme l'est souvent aussi, mais l'inverse semble moins vrai. Donc forcément tu biaises les données.

    De même pour les retraités, c'est une preuve que globalement les couples âgées ont une mauvaise répartition des tâches ménagères. Mais, d'une part les personnes âgées reflètent plutôt la mentalité du pays d'il y a 30-40 ans et il y a eu des changements depuis mais ce n'est pas forcément très pertinent de se fonder dessus, ils ne vont pas changer de style de vie après 40 ans de vie commune. D'autant plus qu'il est encore plus probable pour eux que l'homme travaillait et pas la femme et qu'ils ont continué leur rythme de vie lors de la retraite.

    Bref, il n'est pas raisonnable de conclure ce que tu dis avec l'étude de l'INSEE en l'état, il faudrait plus de données ou du moins une meilleure classification de celles-ci.

  • [^] # Re: Mauvais message

    Posté par  (site web personnel) . En réponse à la dépêche Les femmes et l’informatique — émission « Libre à vous ! » du 5 novembre 2019. Évalué à 4.

    Une discussion saine serait une discussion où le temps de chacun est respecté, et où tout le monde accepte de fournir un effort dans des proportions raisonnablement égales. Sinon on peut étouffer tout point de vue impopulaire en se contentant d'émettre des objections oiseuses en grand nombre.

    Je ne suis pas d'accord avec cette remarque.

    Nous sommes ici pour discuter pour le fun. Tu n'as aucune obligation et moi non plus vis à vis de la discussion en cours. Tu n'as pas le temps ou l'envie de répondre, tu ne réponds pas tout simplement. On peut objecter de ce que tu dis ou mets en avant si on a envie.

    Note que mon point de vue est que l'enquête que tu as pointé a des failles méthologique, ils ne mettent en avant qu'une corrélation mais pas une causalité et je trouve cela regrettable. Mais bon l'INSEE n'est pas un centre de recherche scientifique, son but est de collecter et de fournir des données ce qu'ils font mais ça donne un avis biaisé sur le débat car les biais sont mal identifiés.

    J'ai cité une étude précise de l'INSEE, avec un lien vers les documents, qui discute du temps de tâche domestique. J'ai précisé qu'il y avait des chiffres sur les salarié-e-s et sur l'ensemble de la population. Pourrais-tu aller voir l'étude pour répondre toi-même à tes objections ?

    Mais c'est ça que tu ne comprends pas, j'ai lu l'étude de l'INSEE et c'est ça que je critique depuis le début. Ils agrègent des données globales sans faire de segmentation assez fine pour finalement en tirer quelque chose d'acceptable. Mais c'est souvent le cas dans les études sociologiques du genre et du coup les biais même évidents ne sont pas pris en compte comme il le faudrait.

    Je veux dire, cela n'a aucun sens de comparer le temps de ménage d'un employé homme et femme si on compare l'ensemble des hommes et des femmes salariés. Il faut étudier les couples avec un temps de travail équivalent d'une part, et mettre le reste dans une autre catégorie. Car forcément si tu fais une moyenne globale tu n'as pas une vision claire de ce qui se passe.

    Pourquoi serait-ce à moi de faire ce travail de clarifier, pour toutes les formes d'explications "ce n'est pas du sexisme, c'est …" qui me seraient proposées ? Tu as autant accès aux documents que moi, si tu veux proposer des facteurs alternatifs, tu pourrais faire l'effort de regarder s'ils sont justifiés par les données que nous avons (collectivement) à disposition. (Réponse : en fait ces explications ne suffisent pas à expliquer les différentes hommes/femmes sur les tâches ménagères, et d'assez loin.)

    C'est à toi de clarifier ce que tu en retires de cette étude car c'est toi qui l'utilise comme source pour défendre ton point de vue tout simplement. Cela me semble donc normal. Et j'ai lu le document et j'en ai pointé les limites de ce qu'on peut en tirer.

    En gros l'INSEE dit que la femme fait plus de tâches ménagères que l'homme. C'est déjà bien, c’est précis mais cela n'explique pas en quoi c'est anormal ou comment le résoudre car la cause de cette répartition des tâches est impossible à déterminer avec leurs données.

    Essayer de comprendre les raisons de ces inégalités est une bonne idée (mais comme tu le dis ce n'est pas facile, un facteur pouvant en cacher un autre), mais par ailleurs la présence de ces inégalités objectives et mesurables a un impact sur notre société, sur les capacités de chacun-e (en moyenne) dans leur rôle professionnel, etc., qui est un facteur créant d'autres inégalités entre hommes et femmes.

    Le soucis c'est que si on ne connait pas la raison du problème, on ne pourra pas le résoudre correctement. Ni définir si le problème est réellement problématique ou pas par ailleurs.

    Si le problème initial c'est que la femme travaille moins que l'homme, la solution est donc de favoriser l'accès au travail temps plein des femmes qui le désirent en s'attaquant aux problèmes pour elles à ce sujet, notamment pour l'orientation.

    Si le problème c'est que la femme est plus investie dans la mission parentale, il faut donc mettre en place des mesures pour que l'homme prenne sa part dans cette tâche.

    Si le problème c'est juste que les hommes sont machos et n'en glandent pas une, il faut alors communiquer et dénoncer cela pour inciter à changer la mentalité.

    Etc.

    C'est probablement un mélange de ces éléments, mais si par exemple le 3e point est finalement assez marginal, insister dessus pour essayer d'améliorer les choses sera contre productif. Pourtant j'ai l'impression que c'est ce que les féministes font ces derniers et il n'y a rien eu de probant politiquement pour faire quelque chose de significatif quant aux deux premiers points.

  • [^] # Re: Mauvais message

    Posté par  (site web personnel) . En réponse à la dépêche Les femmes et l’informatique — émission « Libre à vous ! » du 5 novembre 2019. Évalué à 8.

    Je ne comprends pas ce commentaire. Je répondais à un commentaire prétendant que les différences hommes/femmes de charges domestiques n'existent plus depuis les années 50, en montrant que nous sommes entourés d'études qui montrent le contraire aujourd'hui.

    La question de la différence de temps passé pour les tâches ménagères entre les deux genres n'a de sens et d'intérêt que si le genre est le facteur explicatif de cette différence de traitement.

    Or ton lien et comme de nombreuses études sur le sujet globalement ne font absolument pas attention aux biais qui entourent ces questions. Par exemple il semble assez évident que le principal problème dans le dossier n'est pas la répartition des tâches ménagères mais que la femme travaille moins dans le couple et de fait fait plus de choses à la maison. Le problème n'est donc plus un soucis de répartition des tâches ménagères (car dans ce cas l'effet observé est normal) mais du fait que la femme a moins accès à un job rémunéré à plein temps.

    Donc oui, je mets un bémol dans ton lien qui n'explique finalement rien, qui a constaté une différence pour l'exécution des tâches ménagères mais qui finalement n'en cherche pas la cause profonde.

    Corrélation ne fait pas causalité.

    "Et les couples homosexuels ?" (vu leur nombre plus faible (une recherche rapide suggère moins de 1%), leur poids sur les statistiques d'ensemble est relativement faible).

    Tu n'as pas compris ma remarque à ce sujet. Je ne parle pas du poids des couples homosexuels dans ces résultats, en vrai je doute qu'ils aient été pris en compte.

    Mais je trouverais intéressant de les utiliser comme couples témoins. Si on retrouve des disparités importantes dans le partage des tâches ménagères dans l'ensemble des couples homosexuels, on aura la preuve que finalement le problème n'est pas tellement le genre mais des éléments externes comme le temps de travail professionnel. Si au contraire c'est très homogène, on est bien face à un problème de genre.

    On pourrait aussi se concentrer sur les couples hétérosexuels avec un temps de travail professionnel équivalent et évaluer la répartition des tâches ménagères dans ces conditions. Là on aurait aussi on aurait des informations pertinentes.

    En statistiques, isoler les variables c'est la meilleure façon d'identifier la causalité. Ici cela n'a pas été fait.

    Je passe outre ta diatribe sur le fait que de discuter d'un lien que tu lances te semble limite insultant car cela t'oblige de travailler pour justifier ta position. C'est pourtant la base d'une discussion saine de ne pas prendre pour argent comptant ce qu'on trouve dans la nature.

    Renault: personne n'a dit que le genre était le seul effet expliquant des différences de temps de travail domestique. Mais c'est un effet mesurable et très important.

    Les voitures jaunes ont en majorité plus de pannes mécaniques que celles des autres couleurs en France. Est-ce la faute de la peinture ? Non, mais La Poste qui a une belle flotte de véhicules les a peinte en jaune et les utilise dans des conditions assez anormales et peu de particuliers prennent cette couleur pour compenser ce biais statistique.

    La cause statistique est donc de La Poste et non la couleur de la peinture. Cette histoire est peut être fausse (et je m'en fou), mais c'est pour illustrer ce que je dis.

    Oui, tu as cité une évidence, les femmes font plus de boulot à la maison que les hommes. Oui les études le montrent. Mais non, tout ceci ne prouve pas que le problème réside fondamentalement dans une répartition sexiste des tâches au sein d'un foyer donné.

    Note, je suis tout à fait conscient du sexisme de la société de manière générale.

    Mais je pense que le principal problème vient du fait que la femme n'a pas aussi souvent un travail à temps plein que son conjoint. Et que ce dernier est également moins impliqué dans l'éducation des enfants (congé de paternité de durée ridicule et non obligatoire, le rôle du père est moins valorisé aussi). De ceci découle tout le reste de manière mécanique, car les journées font 24h pour tout le monde et il n'est pas anormal que le conjoint qui ne travaille pas fait plus de tâches ménagères. Et ce indépendamment du sexe mais pour d'autres raisons la femme est plus affectée par cela dans nos sociétés.

  • [^] # Re: Mauvais message

    Posté par  (site web personnel) . En réponse à la dépêche Les femmes et l’informatique — émission « Libre à vous ! » du 5 novembre 2019. Évalué à 3.

    Je pense que les mentalités ont d'une part changé

    Cela régresse peut être mais cela reste malgré tout très présent. Que ce soit dans la rue, à l'école, les propos des policiers (lors d'un dépôt de plainte) ou de mon entourage cela est loin d'être rare.

    d'autre part que c'est très caricatural, ce n'est pas parce que quelqu'un (pas moi) pense "elle ne devrait pas s'habiller comme cela", qu'il pense "c'est bien fait si elle s'est faite violer (d'ailleurs cela marche aussi pour les hommes).

    Les remarques concernant les habits masculins sont finalement bien plus rares que ceux concernant les femmes.

    Et non ce n'est pas une caricature. Suffit de le constater quand il y a agression sexuelle ou viol sur une femme, l'une des questions récurrente est la manière dont elle s'est habillée. Alors que tu peux t'habiller de manière sexy sans vouloir faire n'importe quoi avec n'importe qui. Donc ce genre de questions est révélateur d'un problème.

    De manière générale, ce qui me gêne dans ces débats, c'est le fait de mettre tous les hommes dans le même sac, le plus bas et le plus nauséabond possible. Dans ce cas, on pourrait faire la même chose de toutes les communautés, de toutes les populations, associations, groupements… juger l'ensemble de la communauté sur l'attitude des pires éléments.

    Ça c'est un problèmes, personnellement j'évite de faire ça car je ne pense pas que tout le monde est responsable de tout. Mon propos était juste de rappeler que la culture du viol a une certaine réalité en France et que ce n'est pas parce que tu n'as pas ce raisonnement qu'il n'est pas hélas généralisé. Et que cela pose donc un problème pour les femmes. Cela ne te cible pas particulièrement mais ton propos initial semblait dire que ce point culturel était marginal alors qu'il ne me semble pas que ce soit le cas.

  • [^] # Re: Mauvais message

    Posté par  (site web personnel) . En réponse à la dépêche Les femmes et l’informatique — émission « Libre à vous ! » du 5 novembre 2019. Évalué à 4.

    La culture du viol pour rappel n'est pas un appel à violer tout ce qui bouge (quoique) mais met la pression sur la femme dans tout ce qui entoure le phénomène du viol.

    À savoir, si la femme a eu une tenue sexy, on atténue la gravité du viol qu'elle aurait pu subir car elle l'aurait cherchée. De même si elle n'oppose pas une résistance physique forte ou si elle ne coupe pas tout lien avec son agresseur plus tard (car c'est aussi souvent un membre de la famille). Bref, la victime d'un viol doit être irréprochable sinon ce n'est pas une vraie victime.

    On considère normal de commenter la tenue d'une femme dans la rue de manière très explicite.

    Et cela se manifeste assez tôt, si une fille se maquille ou s'habille un peu plus légèrement un peu à 16-18 ans, on peut la qualifier de prostituée dans l'enceinte familiale ou scolaire.

    Ce genre de réflexions et de mentalité sont assez ancrées dans la société malheureusement et c'est un vrai problème. Il ne faut pas se voiler les yeux sur le fait que c'est assez généralisé en France comme ailleurs. Mais tant mieux si toi ne sont pas d'accord avec cette manière de raisonner.

  • [^] # Re: Mauvais message

    Posté par  (site web personnel) . En réponse à la dépêche Les femmes et l’informatique — émission « Libre à vous ! » du 5 novembre 2019. Évalué à 4.

    J'ai lu ta page mais je trouve que le traitement des données n'est pas clair. Même s'ils parlent de certaines limitations de l'étude, certains éléments restent manquants. Ce qui peut fausser l'interprétation des données.

    Par exemple, il y a la question du temps passé au travail. Mais est-ce qu'ils ne tiennent compte que des couples où les deux conjoints travaillent ? Ou est-ce qu'ils incluent les couples avec un conjoint qui ne travaille pas ou à temps partiel ? Car forcément, s'il y a un déséquilibre de temps de travail professionnel, cela se verra sur les tâches ménagères par effet miroir. Ce qui est déjà légèrement visible dans les données de ta page par ailleurs.

    Ce qui pourrait être intéressant c'est d'étudier aussi comment cela se passe pour les célibataires et les couples homosexuels. Cela pourrait confirmer ou infirmer le fait que seul le genre influe sur cette répartition des tâches.

  • [^] # Re: J'utilise du .fr

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal Rachat de Public Interest Registry (.org) par Ethos Capital. Évalué à 4.

    Pour le fonctionnement de l'État (les actes juridiques, les documents administratifs, les textes de loi, etc.), pas pour le citoyen. À la Révolution Française peu de personnes parlaient réellement le français dans la population (globalement Paris et ses environs).

    Puis cela n'a pas eu une si grande force pour la nation que ça, car ce rôle était rempli aussi par une langue unique : le latin.

  • [^] # Re: 0b0011 = 3 != 2 => pas toujours en hardware...

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal Conception d’un circuit intégré avec Qflow. Évalué à 8. Dernière modification le 15 novembre 2019 à 09:47.

    Le code Gray n'est pas vraiment utilisé pour calculer un résultat comme ça. Le binaire naturel est privilégié pour éviter la confusion inutilement. D'autant que le gain en consommation est finalement pas pertinent ici.

    Notons par ailleurs que 5 en binaire réfléchi c'est 111 et non 101 comme sur la photo. Donc ce n'est pas valide non plus.

    Le Code gray a plus de sens pour définir les états du système, où la transition d'un état à un autre ne repose que sur le changement d'un bit ce qui est plus simple à gérer et à simplifier.

  • [^] # Re: J'utilise du .fr

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal Rachat de Public Interest Registry (.org) par Ethos Capital. Évalué à 6.

    Tu confonds état fédéral avec état nation.

    La Suisse est un état fédéral mais pas un état nation, de même pour la Belgique ou le Canada par exemple.

    Donc je maintiens, l'UE ne vise pas à devenir un état nation. Un état fédéral est plus réaliste.

    Je rappelle juste ce fait car en France nous avons l'habitude de voir ce qu'est un état nation au quotidien en oubliant que d'autres modèles d'états existent (d'autant plus amusant qu'un état nation représente en fait une minorité des états du monde). Du coup on rejette le concept d'UE fédéral car on pense à tort que cela sera comme une France à l'échelle du continent ce qui est faux.

  • [^] # Re: J'utilise du .fr

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal Rachat de Public Interest Registry (.org) par Ethos Capital. Évalué à 10.

    Non, c'est plus complexe que ça.

    Déjà un État nation peut se former de deux façon. Soit tu as une nation préexistante qui s’unit pour former un État qui les englobe car ils veulent bien vivre ensemble. C'est le cas de l'Allemagne par exemple, qui a fusionné les principautés et autres royautés germanophones issus du Saint Empire Germanique.

    Le cas français c'est plutôt une territoire ou un État qui s'est formé pour des raisons historiques et peu à peu la nation se dessine. La nation française est donc une construction historique.

    La Guerre de Cent Ans a été une étape importante dans la formation de la nation française. Le domaine royal s'est considérablement étendu, donc l'autorité royale était plus directe et uniforme sur le territoire. Et l'ennemi commun qu'étaient les anglais a renforcé cette union de fait car ils ont été assez rejetés partout où ils sont passés.

    Mais ce n'est pas pour autant suffisant pour former une nation. La culture régionale reste très forte, peu de personnes parlent finalement le français, politiquement les provinces ont une grande autonomie. Puis de nombreuses zones de France ne sont pas françaises à cette époque : la Bourgogne a même été du côté anglais, et de nombreuses régions étaient indépendantes à ce moment là comme PACA, la Bretagne, le grand Est (l'Alsace / Lorraine / Champagne / Franche-Comté), la Corse, la Savoie ou encore la Flandre française. Bref, à cette époque cela n'était encore qu'une portion de la France actuelle. Et ces régions ont rejoint la nation française essentiellement par des conquêtes ou des négociations diplomatiques, rarement par choix. Donc la nation s'est installée avec le temps mais n'était clairement pas préexistante.

    Jusqu'à Louis XIII le domaine royal s'est étendu progressivement jusqu'à se confondre avec le territoire de la France. Et la stabilité du noyau du territoire français métropolitain a, avec le temps, aidé à assimiler le concept de la France auprès de la population des différentes provinces. La Révolution française a tout fait pour transformer l'essai. Suppression des provinces historiques au profit de départements ne faisant pas référence à la culture locale, rejet des langues régionales, droit unitaire sur l'ensemble du territoire, définition des symboles et du roman national, etc. Le temps et l'Éducation Nationale ont parachevé le reste.

    Mais pourtant les révolutionnaires n'étaient pas très cohérents dans cette démarche d'État nation. Le concept de frontières naturelles rejette le concept même de nation préexistante. En effet, ils voulaient que le Rhin, les Alpes, les Pyrénées et les mers et océans forment les frontières de la France. Mais cela supposait donc d'envahir l'actuelle Belgique, Pays-Bas et d'une partie de l'Allemagne. Des territoires qui n'étaient pas de nation ou de culture française loin de là.

    Donc le concept de nation française dès la Guerre de Cent Ans ne fait pas sens mais cette guerre a été un premier jalon essentiel pour la suite. Et tout cela montre que la nation est un concept flou, fluctuant et qui résulte du déroulement de l'histoire et qui est donc une construction. La France ne s'est pas réveillée sous Clovis en se disant qu'on était une nation. La nation a mis littéralement des siècles à se former. Alors que la nation française s'impose comme une évidence pour de nombreuses personnes aujourd'hui, cela n'est pas un concept pour autant spontané ni naturel au sens de l'Histoire.

    Donc pour l'UE, cela peut suivre totalement le même chemin. Avec le temps et des décisions politiques en ce sens il n'est pas impossible que dans 200-300 ans un sentiment d'appartenance des citoyens soit aussi fort et aussi évident que peut l'être celui qu'éprouve les Français aujourd'hui pour la France. De même pour d'autres pays.

  • [^] # Re: Sujet qui fâche

    Posté par  (site web personnel) . En réponse à la dépêche Les femmes et l’informatique — émission « Libre à vous ! » du 5 novembre 2019. Évalué à 6.

    "Il semble que les blancs, seuls, sont aptes à devenir ingénieur."

    C'est pour illustrer que ses mots renversent totalement le sens de sa phrase qui en devenait sexiste. C'est tout. Le fait que ce ne soit qu'un mot ne change pas son importance dans le sens qu'il confère à son propos.

    Mais bon, elle s'est expliquée, elle s'est mal exprimée ça arrive, tant mieux on en restera là.

  • [^] # Re: Sujet qui fâche

    Posté par  (site web personnel) . En réponse à la dépêche Les femmes et l’informatique — émission « Libre à vous ! » du 5 novembre 2019. Évalué à 3.

    Pour tout dire, le succès des missions Apollo doit beaucoup aux femmes qui, semble-t-il, avaient, seules, la capacité manuelle et intellectuelle de tresser soigneusement les cordes

    Le mot seules est assez équivoque quant au fait que seulement les femmes étaient capables de le faire ce qui est faux et non démontré. Mon propos repose dessus.

  • [^] # Re: Sujet qui fâche

    Posté par  (site web personnel) . En réponse à la dépêche Les femmes et l’informatique — émission « Libre à vous ! » du 5 novembre 2019. Évalué à 5.

    Tu te rends compte que tu réutilises le même schéma qui conduit à genrer les métiers ? Et de fait à écarter les femmes de certains boulots qu'elles sont capables de remplir ? De fait ton raisonnement est sexiste.

    Il n'y a aucune démonstration dans ces liens que seules les femmes pouvaient faire ce travail en terme de capacité. Tout ce que cela démontre c'est que dans la société américaine des années 60, avec les préjugés qu'ils avaient du marché du travail et des femmes à l'époque, les femmes étaient privilégiées à ce poste. Et le fait que cette même société cantonnait les femmes à des tâches ménagères dont la couture n'est sans doute pas étranger à leur capacité de faire ce travail parfaitement.

    Bref, c'est le fruit du sexisme, il n'y a rien de scientifique dedans à reprendre.

  • [^] # Re: J'utilise du .fr

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal Rachat de Public Interest Registry (.org) par Ethos Capital. Évalué à 10.

    L'UE n'est pas un État-nation et n'a pas vocation à l'être. Mais ce n'est pas parce qu'on n'est pas un État nation qu'on ne peut pas croire au projet commun et qu'on doit rejeter cet ensemble.

    En réalité il y a assez peu d'État nation dans le monde, et même dans les États identifiés comme tels il y a des divergences réelles au sein de cette nation.

    Par exemple la France est un État-nation revendiqué. Cela n'empêche pas des différences culturelles régionales plus ou moins fortes. D'ailleurs de nombreux films franco-français dont Bienvenue chez les Chtis jouent sur ces disparités régionales, tout comme les clichés ou blagues qui jouent sur ces différences. Et certaines régions de France ont des volontés indépendantistes plus prononcées que d'autres comme la Corse.

    Puis la France sous forme d'État nation c'est surtout le fruit de la Révolution française et de l'Éducation Nationale les siècles suivants. Tout a été fait pour supprimer les références des régions d'époque, pour supprimer les langues régionales au profit du français, pour renforcer les traits communs de l'Histoire de France pour avoir un beau roman national. En 1788 le concept de France unitaire était un concept inexistant.

    C'est quelque chose qui est souvent mis de côté mais croire que la France est une nation uniforme est une erreur un peu trop courante.

    Ce schéma s'est d'ailleurs reproduite pour l'État allemand ou italien par exemple. Et de nombreux États non nation vivent très bien ensembles.

    Les différentes guerres européennes et les échanges culturels qui ont suivi ont montré que finalement s'il y a des différences entre le français de Corrèze et le berlinois, il y a beaucoup de choses en commun que ce soit au niveau culturel, économique, politique ou historique. Il faudra sans doute du temps pour que l'UE prenne sa place dans le sentiment des citoyens mais il n'y a pas de raisons que cela échoue là où ça a réussi pour tant de pays finalement dans le passé.

  • [^] # Re: Sujet qui fâche

    Posté par  (site web personnel) . En réponse à la dépêche Les femmes et l’informatique — émission « Libre à vous ! » du 5 novembre 2019. Évalué à 9.

    Pour tout dire, le succès des missions Apollo doit beaucoup aux femmes qui, semble-t-il, avaient, seules, la capacité manuelle et intellectuelle de tresser soigneusement les cordes qui ont servi de mémoire au dispositif informatique des missions Apollo.

    C'est quoi ce sexisme à deux balles ?

    Je veux dire, pour quelqu'un qui prône l'égalité homme-femme, c'est assez fort le café d'essayer de faire gober que seules les femmes pouvaient faire une tâche liée aux missions Apollo. C'est du sexisme assez mal placé.

    Les femmes n'ont rien à envier au niveau des hommes au niveau professionnel, les différences d'aptitudes étant au niveau de l'individu et non du genre. Mais prétendre que les femmes sont l'égale de l'homme quand ça t'arrange et qu'elles sont supérieures ailleurs c'est incohérent, ridicule et sexiste.

    Cette tâche aurait pu être fait par des hommes, tout comme elle a été exécutée par des femmes. La véritable problématique à résoudre étant de supprimer les barrières arbitraires ou sociétales à l'exécution d'un métier donné selon le genre de l'individu.

  • [^] # Re: Jolie présentation (juste un peu biaisée et subjective)

    Posté par  (site web personnel) . En réponse à la dépêche VigiBati : un outil libre de cartographie et veille des permis de construire en France. Évalué à 8.

    Et si on interdit le changement de destination des terres ça veut dire qu'il faut densifier et construire en hauteur (pas sûr que l'immeuble soit le logement dont rêvent les ménages).

    Pas forcément.

    Il y a beaucoup d'endroits, en particuliers en campagne ou dans certaines zones industrielles avec des bâtiments anciens non occupés. Donc si on veut construire des logements à Lyon on peut voir pour rendre à la nature un terrain équivalent qui n'est plus utilisé en Corrèze (par exemple).

    Ou inciter aussi à la réhabilitation des territoires déjà bâtis pour éviter de construire sur une terre vierge inutilement.

  • [^] # Re: Résumé

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au lien 100 % d’énergie renouvelable au niveau mondial en 2050, c’est possible et rentable . Évalué à 3.

    Rappel, les centrales nucléaires n'ont pas une durée de vie de 40 ans.

    Les centrales ont été conçues pour tenir au minimum 40 ans avec possibilité d'allonger si les mesures et l'expérience montrent que les parties irremplaçables peuvent durer plus longtemps. Il s'avère que c'est le cas et tous les 10 ans c'est réévalué.

    Les 60 ans semblent atteignables par tous les réacteurs actuels, les 80 ans sont à l'étude notamment aux USA.

    Il n'y a donc pas de raison de se focaliser sur les 40 ans si les éléments permettent d'aller au delà. Ce serait absurde.

  • [^] # Re: Mes 2 sous

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal Action FDJ. Évalué à 6.

    Les bénéfices c'est du bonus et c'est principalement utilisé pour financer la croissance ou rémunérer les actionnaires.

    Ou mis de côté en cas de coup dur ou pour investir. Cas notamment des PME.

  • [^] # Re: Résumé

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au lien 100 % d’énergie renouvelable au niveau mondial en 2050, c’est possible et rentable . Évalué à 2.

    C'est pas le cas partout dans le monde et Robatel ne vend pas qu'en France.

    Je ne comprends pas la logique. On parle de possibilités techniques et plus encore de la politique française, et pour expliquer que le nucléaire c'est de la merde tu nous sors les mauvaises décisions à l'étranger.

    Ce n'est pas parce que ailleurs des décisions mauvaises ont été entreprises que cela signifie que nous ne pouvons pas en prendre de bonnes et en l’occurrence il semble que cela ne va pas se passer comme tu le prédis.

    Après, je pourrai aussi te retourner le compliment : si ton but c'est de dire amen à tout peu importe les inconvénients, je n'en vois pas l'intérêt.

    Je ne dis pas amen à tout. Je connais les risques du nucléaire, mais j'ai évalué les autres options pour tirer mes propres conclusions. On est face à un problème classique d'ingénierie, on a des priorités et aucune solution n'est parfaite, la question est donc de privilégier les solutions qui répondent au mieux à l'objectif.

    Et d'assumer bien entendu les problématiques du choix effectué.

    Dans des conditions idéales qu'on est incapable de garantir sur la durée oui.

    Et c'est seulement un calcul de probabilité. Et une probabilité, ce n'est jamais une certitude. Pour quelque chose d'aussi dangereux, je préfère réfléchir à une solution qui garantirait le risque 0 (bonne nouvelle : je n'en ai aucune à proposer).

    Il faut déjà démontrer que même avec des évènements type séismes cela pose problème. Bonne nouvelle, l'ASN et l'IRSN prennent en considération le risque sismique pour que cela tienne si cela arrive. Je pense que niveau gestion du risque ils ont de meilleur contacts et connaissances que toi ou moi.

    Ensuite, j'ai une nouvelle pour toi, le risque 0 n'existe pas. Et on a de toute façon des déchets sous la main à gérer même si on coupe tout maintenant.

    Viser le risque 0 est pour moi absurde, pourquoi le nucléaire devrait d'ailleurs réussir cet exploit ? L'aérien, le transport routier, le médical, le charbon / gaz / pétrole, n'en offrent pas non plus et on s'en sert et pour certains de ces secteurs faire mieux est impossible. Pourtant les conséquences sont globales aussi. Donc on fait quoi ? On arrête de faire quoique ce soit pour atteindre le risque 0 ?

    On est dans de l'analyse de risques très classique, le nucléaire présente une dangerosité élevée mais un risque faible. Cela peut être très préférable à un risque certain mais une dangerosité plus faible. Et en l’occurrence le réchauffement climatique est sans doute bien plus dangereux tout en étant plus risqué de se produire. Faut donc faire un choix.

    Bah pas tout à fait non. Prenons le cas de Fukushima, on a retrouvé des traces de rejets en Finlande, en Chine, aux Etats-Unis…

    Oui et à des taux tellement négligeables qu'en fait on s'en fout. Le granit en Bretagne est toujours plus dangereux que ce que Fukushima a apporté en France.

    Alors dans des quantités visiblement non dangereuses pour les populations certes mais on parle d'un accident d'une seule centrale. Qu'en serait-il dans le cas d'un accident sur des déchets de dizaine de centrales ?

    Cela ne changerait pas grand choses, ce serait toujours massivement dilué sans compter que les conditions ne sont pas comparables. Fukushima n'a pas eu ses rejets vitrifiés, conditionnés et traités avant. Contrairement aux déchets nucléaires qui seront enfouis. Cela va justement réduire la possibilité de véhiculer sur Terre. Et il faut démontrer que ces déchets peuvent revenir à la surface ainsi également. Car bon en contaminant un lac à 600m de fond on est encore loin d'une diffusion mondiale de la radioactivité.

    Ca en dit long sur ta capacité à saisir l'ironie… J'ai pourtant appuyé sur le smiley…

    Désolé mais pour moi le smileys appuyait justement ton propos initial plutôt que d'être un trait d'humour.

    On peut quand même rire un peu n'est-ce pas sans que tu juges de mes connaissances quand je fais un brin d'humour ?

    Ressortir le coup de Tchernobyl dans un débat sérieux sur le nucléaire, bof. C'est vraiment un cliché qui est réellement ancré à tort dans l'esprit des gens du coup l'ironie reste très difficile à saisir. Surtout que cette vanne allait dans le sens de ton propos précédent.

  • [^] # Re: Résumé

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au lien 100 % d’énergie renouvelable au niveau mondial en 2050, c’est possible et rentable . Évalué à 3.

    Ca veut dire, dans le meilleur des cas. Le pire, c'est bien 3/4%.

    De toute façon cela ne change pas fondamentalement le prix de l'électricité malgré un surcoût important du démantèlement. Surcoût qui pour le moment ne repose sur pas grand chose pour les réacteurs actuels étant donnés les données disponibles à ce sujet.

    Ca me préoccupe également mais le sujet n'est-il pas le démantèlement des centrales nucléaires ? Du coup pourquoi devrais-je parler du renouvelable ?

    Si donc le but est de dire merde à tout dès qu'il y en a inconvénient, je n'en vois pas l'intérêt. Il faut bien produire de l'énergie. Donc si ton but est de dire que le nucléaire est cher mais qu'en fait on a pas moins cher sous la main, à quoi ça sert ?

    Les autres technologies utilisées dans le transport sont EGALEMENT utilisées dans le stockage pour des raisons de coût alors qu'elles ne sont absolument pas prévues pour ça. Ces technologies ont DEJA été déployées en production. Et il n'y a pas de raison pour que ça ne se reproduise pas.

    Le stockage des déchets actuellement est fait en surface sous surveillance, ce n'est pas une solution pérenne, tout le monde le sait. Qu'on utilise temporairement une solution transitoire ne dit en rien ce qui va être utilisé pour la solution définitive…

    C'est prévu pour résister au mieux quelques générations.

    Avec la vitrification et les fûts prévus, c'est plusieurs de l'ordre de 100 000 - 500 000 ans. En sachant qu'à ce moment là les radio éléments les plus actifs ne seront plus en quantité suffisante pour poser problème, ce qui restera sera bien moins agressif…

    Mais on ne sait pas ce qui pourrait arriver en cas d'évolution géologique importante : séisme, inondation… C'est prévu pour résister oui, jusqu'à un certain seuil. L'humain n'est pas capable de prévoir ces aléas, au mieux il peut limiter les dégâts mais pas les éviter.

    Le but est justement de les disposer dans un environnement géologique stable, qui n'a pas trop évolué sur la période géologique considérée précédente et qui n'a aucune raison de le faire après. On ne les met pas sur une faille sismique.

    L'avantage du sous sol aussi c'est qu'il est bien plus stable que ce qui se passe en surface. D'où son intérêt par rapport à un stockage en surface qui évolue bien plus vite et subi des évènements extrêmes plus souvent.

    On ne contrôle pas réellement la pollution due aux déchets nucléaires. Si de l'eau se retrouve contaminée dans un système non-isolé, c'est au niveau globale que la pollution se retrouve. Je ne vais pas te faire l'affront de t'expliquer le cycle de l'eau…

    Si l'eau environnante est polluée à cause du nucléaire, ce qui reste très improbable d'après IRSN et l'ASN, cela n'en fait pas une contamination mondiale.

    La vitrification limite déjà le risque de dispersion des éléments dans la nature, ce n'est pas un liquide ou un gaz qui se propage.

    Déjà car il faut encore que cette eau revienne dans le cycle. Pour info les arbres ne vont pas 500m en profondeur chercher de l'eau. Ensuite, même si c'était le cas, devant le peu de volume de déchets contaminés, à part la zone d'origine qui serait polluée ce serait largement dilué ailleurs pour que cela ne soit pas un problème de santé. Je ne vais pas te faire l'affront qu'on boit de l'eau depuis Fukushima alors que des éléments radioactifs ont été rejetés en mer. La contamination reste pourtant locale et non globale.

    Une catastrophe nucléaire a d'importants effets localement certes mais pas que.

    En dehors que quelques kilomètres carrés autour de la zone, pas d'inquiétude à avoir.

    Tout comme le fameux nuage de Tchenobyl qui n'a jamais passé notre frontière ;).

    Ok, si tu balances ce genre d'âneries cela en dit long sur tes connaissances du dossier qui frôle le néant…

  • [^] # Re: Résumé

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au lien 100 % d’énergie renouvelable au niveau mondial en 2050, c’est possible et rentable . Évalué à 5.

    Pour le moment, Chooz A ne semble pas complétement démentelée. Au mieux, on est en phase de survaillance, mais d'autres sources laissent à penser que ce n'est pas le cas.

    Le démantèlement est en cours et bien avancé même si ce n'est pas terminé. Or cela semble bien se passer, si les problèmes étaient si importants on en aurait rapidement eu écho. Notamment via la Cours des Comptes.

    L'exemple américain n'est pas plus concluant : pour l'exemple donné, on est loin du x30 mais on est pas au coût initial non plus.

    Inférieur à une fois 2 au niveau du coût pour quelque chose d'assez nouveau et présenté comme incontrôlable au niveau budget, je trouve que cela respecte l'ordre de grandeur. Et ce chiffre a permis à EDF de rectifier son estimation de son côté. On est bien loin du fois 3 et fois 30 annoncés par Nibel plus haut.

    Il y a également un coût annuel dû au stockage des déchets : 7 millions de dollards par an depuis 2005, ce n'est pas neutre.

    Bien sûr, c'est pourquoi il faut réfléchir pour trouver une solution de stockage définitive qui ne nécessite pas une surveillance permanente comme aujourd'hui car c'est effectivement coûteux. Notons qu'en France les déchets nucléaires sont centralisés pour mutualiser le coût des infra et libérer le territoire aux alentours de l'ancienne centrale.

    Non, en effet. Du coup, des milliers (plus ?) d'être vivants sont morts. Et c'est sans compter sur les mouvements géologiques qui ont eu lieu et provoquer le déplacement de ces matières.

    Mais si le réchauffement climatique n'est pas bien géré, ce seront des millions voire des milliards de morts. Et je ne parle que des humains. C'est ça aussi le coût de si on rate les objectifs. Donc se débarrasser du nucléaire et augmenter le risque d'échouer sur ce terrain n'est pas sans conséquences.

    Donc risquer la vie de milliers d'individus en comparaison, cela peut être un bon choix en attendant d'avoir mieux sous la main. En tout cas je préfère vivre près d'une centrale nucléaire (ce qui est d'ailleurs mon cas) que dans un monde qui a échoué dans ses objectifs pour le climat.

  • [^] # Re: Résumé

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au lien 100 % d’énergie renouvelable au niveau mondial en 2050, c’est possible et rentable . Évalué à 3.

    Robatel Industries, en interne, estime que cette estimation couvrira au mieux 30% du démantèlement du parc.

    On est loin du coût fois 30 (il y a un bel ordre de grandeur). Et malgré tout (en tenant compte du fois 3) ramené au prix du kilowattheure sur la durée de vie d'un réacteur (40-60 ans) on serait proche de quelques centimes par kilowattheures. Rien d'insurmontable en terme de prix donc.

    Il ne suffit pas de sortir de gros chiffres (75 milliards d'euros c'est un beau budget), il faut ramener cela au service rendu (en kilowattheure sur la durée de vie de la centrale) pour vérifier si c'est rentable ou non. Or une centrale nucléaire cela a une bonne durée de vie (potentiellement 80 ans) et cela produit énormément d'énergie par unité de production.

    Si le prix te préoccupe, le renouvelable devrait plus te préoccuper que le budget de démantèlement. Car recycler des milliers d'éoliennes et panneaux solaires par an cela n'est pas nul d'un point de vue environnemental et coût non plus.

    Je parle des solutions de stockage de Robatel (emballage R73 principalement mais d'autres emballage sont utilisés, qui sont normalement prévus pour le transport, dans le stockage parce que justement, les coûts sont plus bas mais la sécurité n'y est pas du tout puisque pas prévus pour être enfouis et conserver des déchets radioactifs sur de moyennes et longues périodes).

    Oui donc tu te bases sur une technologie basée uniquement pour le transport pour extrapoler sur une solution de stockage qui n'utilisera pas ces contenants. Je ne vois pas le rapport en fait.

    Ils auront un contenant différent.

    Non et ça tombe bien, le pétrole et le gaz, quand on les laisse là où ils sont, ils ne sont pas dangereux (ils ne se répandent pas dans la nature).

    Et pourquoi le gaz et le pétrole qui par leur nature liquide et gazeux ne s'échappent pas du sous sol ? Car le sous sol a des couches imperméables. Le nucléaire n'est pas magique, il ne va pas faire des kilomètres dans le sous sol.

    Et les contenants qui recevront ces déchets seront conçus pour résister le temps nécessaire dans ces conditions pour ne pas que cela ne s'échappe trop de manière incontrôlée justement.

    Pour toi visiblement la question semble idiote, dans l'industrie nucléaire elle ne l'est pas. Y a des gens payés pour trouver des solutions à ça.

    Je ne dis pas qu'il n'y a aucune problématique, ni que tout est joué. Mais nous sommes loin du "il n'y a pas de solutions".

    Et après c'est la mesure du risque qui compte, vaut-il mieux le risque d'un problème de pollution locale (quelques kilomètres carrés sur Terre contaminés) ou de pollution globale que représente le réchauffement climatique ? Personnellement j'ai plus peur du second que du premier et je ne vis qu'à quelques dizaines de kilomètres d'une centrale nucléaire donc je ne suis pas hypocrite.

  • [^] # Re: J'ai 6 appareils à réparer.

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal Le Guide pour Apprendre à Réparer ses Appareils ÉlectroMénagers et Électronique Soi-même. Évalué à 6.

    Après cela dépend ce que l'on appelle réparer.

    Si par exemple le but est de remplacer un condensateur cassé sur une carte électronique, je ne pense pas que cela soit raisonnable d'espérer une personne non qualifiée soit à même de le détecter et le réparer.

    Sans même la question de la sécurité pour les alimentations, le bagage de connaissances est trop important pour l'enseigner rapidement.

    Mais tu as plein d'appareil où cela n'est pas nécessaire. Il faut remplacer un tuyau, un joint ou une pièce. Il suffit d'acheter la bonne pièce, démonter et remonter et voilà. Cet aspect concerne un grand nombre de pannes et tout le monde peut en théorie le faire avec un investissement temporel faible.

    Je pense qu'un manuel de réparation doit se concentrer sur cet aspect. Notamment en traitant les cas courants de défauts sur certains appareils comme les lave linge, lave vaisselle, etc.

  • [^] # Re: Résumé

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au lien 100 % d’énergie renouvelable au niveau mondial en 2050, c’est possible et rentable . Évalué à 3.

    Les estimations sont toutes fausses et toutes ultra à la baisse.

    Bah voyons, à se demander comment Chooz A et les centrales américaines ont respecté les estimations… Par magie manifestement.

    Globalement, pour un prix de démantèlement annoncé, le prix réel se situe sur une fourchette de x3 à x30.

    Cela me paraît un brin excessif, en tout cas pour les centrales ERP. Un écart peut survenir comme tout chantier mais à ce point cela me paraît difficilement envisageable.

    Pourquoi ? Car la majeure partie d'une centrale est un site industriel banal et donc on sait les démonter avec un ordre de grandeur correct. La partie critique est certes coûteuse à cause des précautions à prendre mais cela ne concerne qu'une partie du coût du démantèlement.

    Et il y a du retour d'expérience sur le déroulement de ces opérations donc on sait que c'est possible avec un coût raisonnable.

    Par ailleurs, le matériel de stockage n'est pas prévu pour être opérationnel très longtemps. De mémoire c'est 200 ans, ensuite… Il faudra prier pour que ça ne contamine pas les sols et océans…

    De quels déchets tu parles ? Et de quelle méthode de stockage tu parles ? Car cela influe sur les chiffres.

    En tout cas les futs avec vitrification des déchets a haute activité ont une durée de vie bien plus longue que tes 200 ans sorties du chapeau.

    Et rien n'est prévu pour prévenir les générations futures qu'à tel endroit on a enfouit telle merde. En admettant que le stockage ne cède pas, comment prévenir une autre civilisation que ce matériel est dangereux et qu'il ne faudrait pas le bouger d'ici ? Notre langue n'existera peut-être plus, nos pictos ne seront peut-être plus compris.

    Et ?

    Est-ce que la nature a posé un panneau pour les déchets dangereux dans notre sous-sol (pétrole, gaz, autres…) ? Est-ce qu'elle a posé un panneau pour signaler au monde entier la présence de déchets radioactifs d'un réacteur naturel au Gabon. Pourtant la vie sur Terre et l'Humanité sont toujours là.

    À priori si l'Humanité est capable dans 64 millions d'années de creuser si profondément, elle est en capacité de détecter la présence de ces éléments avant de creuser.

  • [^] # Re: Résumé

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au lien 100 % d’énergie renouvelable au niveau mondial en 2050, c’est possible et rentable . Évalué à 7. Dernière modification le 07 novembre 2019 à 20:51.

    En réalité, la France n'a jamais démantelé une centrale nucléaire.

    Non mais elle en a en cours.
    Celle de Chooz A, qui utilise la même technologie que le reste du parc nucléaire en fonctionnement, est en très bonne voie. Les USA ont su le fait également pour des centrales similaires.

    petite centrale bretonne de Brennilis n'a cessé de rencontrer des échecs.

    Technologie nucléaire assez primitive et très différente des autres, les difficultés qu'elle rencontre ne seront pas présents sur les autres sites.

    Les plus dangereux ont une durée de vie de plusieurs millions d'années, l'éternité A cette échelle de temps là, bonjour les dégâts sur la nappe phréatique, la santé, l'environnement.

    Source pour les dégâts ?
    Car tu sais actuellement on se dirige vers un enfouissement géologique. Et la méthode semble très sûre, après tout c'est grâce à elle que le pétrole et gaz qui se sont formés il y a 68 millions peuvent être captés aujourd'hui par nos engins. Car justement ils sont restés confinés dans ces couches géologiques et ne se sont pas volatilisés dans l'environnement ni les nappes environnantes.

    Sans compter que le volume concerné par ces temps longs reste finalement faible et ne sont en rien ingérables.

    Un rapport montre que le nucléaire est inopérant par rapport aux énergies renouvelables face à l’urgence climatique

    Un rapport qui apparemment, au regard des coûts annoncés, compare le coût de l'énergie éolienne et solaire sans stockage avec le nucléaire qui est pilotable. Cela n'a pas de sens, il faut que le coût du stockage soit intégré pour que la comparaison soit valide.

    Si déjà cela part sur de telles bases, je n'ose imaginer le reste du rapport sur des éléments plus complexes…

    EDIT : et personne n'a dit non plus que l'éolien et le solaire sont à mettre à la poubelle. Ni que le nucléaire doit dominer le monde. Mais juste qu'il est illusoire de croire que le 100% solaire / éolien marchera de si tôt, mais le 100% nucléaire n'a pas plus d'avenir non plus. La solution est entre les deux en réalité.

    Ce qui est dommage c'est que les anti nucléaire en voulant remplacer le nucléaire et l'énergie fossiles font perdre du temps. Il faut remplacer le fossile d'abord, le nucléaire éventuellement quand la tâche sera finie. Car même avec le nucléaire, la tâche ne sera pas simple, alors sans…