Renault a écrit 7757 commentaires

  • [^] # Re: Dictionnaire, mon bon dictionnaire

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au lien La théorie de l’évolution est mal comprise : est‑ce un problème de langue, de vocabulaire ou de psychologie ?. Évalué à 7 (+4/-0).

    Cela n'est nullement lié au vocabulaire employé, mais au fait que le bagage scientifique pour comprendre (je dis pas lire), n'est pas communément acquis.

    Je pense que si le vocabulaire impacte aussi la compréhension fine de ces sujets, dont celui-ci.
    Les exemples mis en avant le montrent, et personnellement j'ai pu le constater.

    Après évidemment si tu as le bagage scientifique nécessaire pour comprendre le sujet le risque de confusion devient très faible malgré tout. Mais justement, l'article cible les personnes qui n'ont pas ce bagage et qui n'ont entendu parlé de la théorie de l'évolution que via les médias généralistes ou des articles de vulgarisations très sommaires ce qui représente probablement la majeure partie de la population (à mon époque la théorie de l'évolution c'était en 1ère SVT).

  • [^] # Re: Dictionnaire, mon bon dictionnaire

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au lien La théorie de l’évolution est mal comprise : est‑ce un problème de langue, de vocabulaire ou de psychologie ?. Évalué à 10 (+7/-0).

    Je pense que tu n'as pas compris le but de l'article.

    Le but de l'article c'est de montrer que le vocabulaire scientifique qui utilise des termes courants et polysémiques est clair pour les scientifiques du domaine mais pour ceux en dehors cela peut induire des confusions sur la compréhension du sujet.

    Et cela se vérifie nettement en pratique, la théorie de l'évolution par exemple reste relativement mal comprise par l'ensemble de la population.

  • [^] # Re: Risque de dérives

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal Le Droit d'Instruire, par l'incroyable N. B.. Évalué à 6 (+3/-0).

    J'ajouterais le côté rétroactif.

    Si la France surveille aujourd'hui toutes les communications pour des raisons légitimes, le jour où le pouvoir ne sera plus bienveillant du tout sur certains des échanges (idées politiques, sexualité, religions, etc.), les nouveaux dirigeants pourront exploiter des données déjà acquises pour mettre en oeuvre leur politique. Donc même dans un contexte "sain", le simple fait que ces données existent et sont à disposition peut poser des problèmes quand le contexte change.

    Il n'y a pas une telle rétroactivité dans la discussion actuelle, si le régime change demain pour imposer un programme scolaire déconnant, cela n'affectera pas les cours qui ont eu lieu avant.

  • [^] # Re: Instruction à domicile

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal Le Droit d'Instruire, par l'incroyable N. B.. Évalué à 4 (+2/-1).

    Et pour ton information, rien n'empêche de compléter l'instruction de l'école à la maison. Ce dont de nombreuses familles font plus ou moins consciemment via l'aide que les parents peuvent apporter, les livres qu'ils laissent à disposition, la transmission intrafamiliale notamment des hobbies, ou encore les activités extra scolaires.

    C'est d'ailleurs une grande variable qui explique les inégalités scolaires. Cela réduit en grande partie la portée concernant le totalitarisme ou l'impossibilité d'enseigner des choses différentes ou autrement de ce qui est vu à l'école.

  • [^] # Re: Instruction à domicile

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal Le Droit d'Instruire, par l'incroyable N. B.. Évalué à 7 (+5/-1).

    C'est à la victime de changer de classe et d'établissement ?

    Euh, t'es sérieux là ?

  • [^] # Re: Instruction à domicile

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal Le Droit d'Instruire, par l'incroyable N. B.. Évalué à 9 (+6/-0).

    Ça s'est mal passé car manifestement il y a encore des idées reçues entre filles et garçons à combattre ce qui ne se résoudra jamais si tu gardes les filles et garçons séparés tout le temps.

    Et surtout : est-ce que le prof t'a soutenu après cette défaite et a tenté de déconstruire le regard moqueur de tes camarades ?

    Si le prof n'a rien fait, c'est le principal problème. Pas la mixité en tant que telle.

  • [^] # Re: Instruction à domicile

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal Le Droit d'Instruire, par l'incroyable N. B.. Évalué à 4 (+2/-1).

    Le sujet n'est pas de permettre l'instruction à domicile comme exception pour les cas où un enfant ne peut pas être scolarisé en collectif, là on est déjà dans une idée de quelque chose d'anormal.

    On peut aussi le voir autrement.

    L'instruction c'est difficile, ça se prépare et beaucoup de parents ne sont pas armés, déjà que beaucoup d'entre eux sont en difficulté pour gérer le suivi scolaire de leurs enfants (et c'est ce qui explique une partie des difficultés pour les enfants défavorisés ou issus de l'immigration d'aller au bout). On peut considérer que pour le bien être de l'enfant, faciliter le suivi, cela doit se justifier au préalable. Cela peut d'ailleurs entraîner la nécessité des parents de produire des évaluations objectives des problèmes de leurs enfants afin d'assurer un suivi médical aussi.

    Je pense que le sujet est assez sérieux pour que l'accord ne soit pas automatique personnellement. Mais c'est un point de vue, on peut en discuter, de là à faire le parallèle avec un régime totalitaire alors que ça reste :

    • Autorisé ;
    • Un juge est dans la boucle à la fin, c'est mieux qu'un système purement administratif sans recours légal ;
    • Il y a toujours des écoles privées et on est loin de leur surpression.

    même si pour des raisons pratiques elle est majoritaire

    Pas que pour des raisons pratiques, je doute que si on parvenait à généraliser l'instruction à la maison (avoir au moins un parent par foyer qui pourrait le faire à plein temps sans soucis financiers à gérer) qu'on aurait de meilleurs résultats pour les enfants. Bien au contraire.

    Donc le contrôle systématique, c'est facile, c'était déjà et c'est toujours en place. Personne ne passe entre les mailles du filet, ou alors c'est que quelqu'un dans l'administration a choisi de le laisser faire.

    Mouais, pourtant dans l'article LinkedIn du père de la fille en question ici il parle du fait que l'école Montessouris où elle était scolarisée avant pratiquait du gros bullshit à tendance new age et c'est pourquoi il l'a retirée de cet établissement pour faire de l'instruction à la maison. On a régulièrement des soucis de décrochage scolaire où malgré l'obligation scolaire les enfants ne viennent plus du tout. J'ai de gros doute qu'ils parviennent à bien suivre tout le monde comme il faut pour l'instruction à la maison si tu veux mon avis.

    Faire un contrôle préalable permet de limiter le besoin de contrôle car il y a moins de dossiers à gérer à la fin, mais aussi car les parents pour le faire doivent préparer le sujet ce qui limite les risques d'avoir n'importe quoi.

  • [^] # Re: Instruction à domicile

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal Le Droit d'Instruire, par l'incroyable N. B.. Évalué à 3 (+1/-1).

    Il y a des tas de choses dans un pays démocratique qui ne sont pas autorisés par défaut et ça ne pose aucun problème car on considère que ça vaut le coup au niveau de la société de procéder ainsi.

    Que cela concerne l'éducation des enfants ne me choque pas, les contrôles sont imparfaits et difficiles (des dérives il y en a eu), qu'on doive justifier la démarche avant de la démarrer ne me choque pas dans l'intérêt aussi de l'enfant.

    Je ne suis pas contre ce genre de dispositifs, car il y a évidemment bien des cas où ça me semble être le mieux pour les familles en question, mais si on commence à le justifier par "mon enfant est trop exceptionnel pour fréquenter l'école" sans preuve médicale, à démarrer cela sans se préparer sérieusement (ce qui arrivait souvent aussi et fait donc perdre 1-2 ans minimum à l'enfant) ou par "le classement PISA baisse, mon enfant sera plus malin avec moi" ce qui me semble douteux, on peut se demander si c'est vraiment dans l'intérêt de l'enfant de faire ça librement par défaut ou si c'est mieux et plus simple d'avoir un contrôle préalable.

    C'est comme tout en démocratie, il y a un équilibre à trouver et en l’occurrence ici il ne me semble pas déconnant. D'autant qu'ici il semble qu'un juge soit dans la boucle de la décision et pas seulement un personnel administratif ce qui me semble plutôt intéressant dans le respect des droits de chacun.

  • [^] # Re: Excellent article

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au lien [Clubic] Six semaines sans cloud : j'ai confié tout mon travail à une IA locale à 4 500 €. Évalué à 4 (+1/-0).

    mais moi, je voulais juste un truc généraliste (car bon, il fait 5° de plus chez moi dedans que dehors même avec les fenêtres ouvertes, j'aimerais comprendre…)

    Pour répondre sur ce point là, le plus probable c'est l'inertie de la chaleur emmagasiné dans tes murs qui est importante et qu'il faut du temps pour évacuer tout ça, en particulier si la ventilation est mauvaise.

  • [^] # Re: Instruction à domicile

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal Le Droit d'Instruire, par l'incroyable N. B.. Évalué à 6 (+5/-2).

    C'est sexiste de préférer le foot à la danse ?

    Non, mais si ce genre de goûts personnels sert à justifier une non mixité du cours de sport ça le devient.

    Et, si on doit pratiquer la danse, de n'avoir aucune envie de le faire avec les filles ?

    Tu n'expliques toujours pas quel est le problème fondamental. Quel problème tu as de le faire devant des filles et pas devant des garçons ? Cela pourrait justement être une bonne raison d'insister pour pratiquer ce genre de cours en mixité justement car cela ne devrait pas être un problème.

    et l'école n'a pas vocation à servir de camp de redressement des goûts des enfants.

    Le but de l'école est aussi de faire découvrir des choses à des enfants qu'ils ne feraient pas spontanément, que des filles découvrent du foot et des garçons la danse me semble justement être une bonne chose.

    Tiens, au lycée notre prof de sport nous a infligé un trimestre de danse africaine. Avec un enseignement inexistant : le concept c'était, en équipes, d'inventer des façons de bouger sur des rythmes afro.

    On peut trouver à redire sur certains cours de sports et surtout sur ce que font les enseignants de cette matière, mais tu montres que l'ÉN n'est pas si rigide que ça finalement.

    et avec un barème identique pour les filles et les garçons tant qu'à faire

    Pour la pratique en question, quel critère ferait qu'il faudrait différencier le barème ? Je ne pense pas qu'il y a un critère de performance brute dans ce sport qui pourrait le justifier.

  • [^] # Re: Instruction à domicile

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal Le Droit d'Instruire, par l'incroyable N. B.. Évalué à 7 (+6/-2).

    Ensuite, au lycée c'étaient des cours mixtes et je m'en serais bien passé.

    Et quel était le problème ?

    Les goûts ne sont pas les mêmes

    Les goûts de quoi ? Des activités sportives ? Ce ne serait pas sexiste si c'est ça le soucis ?

    les performances non plus

    Alors à mon époque (bac en 2009) la grille d'évaluation dans la plupart des sports était différente entre filles et garçons.
    Et une bonne partie de la note était indépendante de la performance brute, la participation, la régularité, son auto évaluation comptait plus.

    : s'il y a bien un domaine où la mixité est rarement appropriée, c'est bien le sport

    Je ne partage pas ce point de vue.

  • [^] # Re: Instruction à domicile

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal Le Droit d'Instruire, par l'incroyable N. B.. Évalué à 6 (+5/-2).

    Et tu trouves que c'est une dérive autoritaire ?

    Alors que ça ne pourrait être finalement qu'une mesure qui permet de trouver un équilibre entre besoin d'adapter l'instruction aux besoins des enfants pour lesquelles l'école ne convient pas pour des raisons objectives tout en évitant les dérives d'un enseignement à la maison mal fait ou totalement inadapté (car oui, ça arrive et els contrôles semblent difficiles à éviter cela).

    Je pense que c'est l'argument de la pente glissante qui me semble bien exagéré à ce stade.

  • [^] # Re: Anecdotique, au mieux

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal Le Droit d'Instruire, par l'incroyable N. B.. Évalué à 7 (+4/-0). Dernière modification le 19 juillet 2026 à 16:37.

    À part pour l'histoire et la géographie politique puisqu'il s'est passé des trucs depuis, ça pose un problème, d'utiliser des cours des années 50 ? Est-ce une époque connue pour ses mauvais résultats en matière d'instruction ?

    Les programmes ont changé depuis, des méthodes ont changé également. Sans compter les connaissances malgré tout (en SVT notamment y'en a eu des découvertes même dans des connaissances pré-supérieur !). Notamment concernant la lignée humaine, le réchauffement climatique et l'effet de serre qui sont maintenant au programme.

    Ce n'est pas en soi un problème mais ça demande de s'assurer que c'est pertinent et à jour.

  • [^] # Re: Anecdotique, au mieux

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal Le Droit d'Instruire, par l'incroyable N. B.. Évalué à 5 (+2/-0).

    Sauf qu'il faudrait démontrer que cette alternative est plus adaptée que de fréquenter l'école, ce qui est difficile à faire en vrai sans que l'enfant n'ait une expérience de l'école au préalable.

  • [^] # Re: Instruction à domicile

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal Le Droit d'Instruire, par l'incroyable N. B.. Évalué à 7 (+5/-1).

    Effectivement, j'admets que je n'ai aucune étude sur le sujet et seulement du ressenti. Plus le fait que manifestement, les résultats de l'éducation se sont largement décrus depuis l'époque où j'étais à l'école, et que c'est un des changements majeurs qui est intervenu entre-temps. Mais ce n'est pas forcément le seul.

    Car la baisse constatée existe avant la mesure des écrans à l'école d'une part, et d'autres part les études PISA expliquent un peu ce qui distingue la France des autres pays développés : classes plutôt grandes (donc soucis de discipline, difficulté à s'adapter aux élèves), les moyens financiers sont focalisés sur certaines filières et plutôt dans le lycée et supérieur délaissant les classes primaires.

    D'autant que s'il y a une tendance à distribuer des ordinateurs aux élèves il n'y a pas je crois obligation de s'en servir et encore moins en classe.

    Ceci étant, l'Éducation nationale est aujourd'hui totalement incapable d'expérimenter quoi que ce soit de façon rationnelle

    Car les établissements privés ou ceux qui font de l'école à la maison font des études scientifiques de qualité pour s'assurer de la rationalité de leurs méthodes ?

    et de laisser la moindre liberté pédagogique aux enseignants et aux établissements.

    Alors il semble quand même que les établissements et profs ont une grande liberté quand même. Dans les années 2000-2010 tu avais des établissements qui fonctionnaient avec peu de notes par exemple, puis quiconque a eu des profs a pu constaté le grand écart pédagogique entre les enseignants pour le meilleur comme pour le pire. Ou des établissements qui ont tenté l'aventure des tableaux numériques et d'autres pas. Il me semble aussi qu'il y a une volonté mais sans les moyens associés de s'adapter aussi aux élèves et leurs particularité (mais bon, sans former les profs pour cela ou avec des classes trop grandes, c'est un vœu pieux).

    Il semble surtout que le contenu du cours est assez figé avec des éléments à connaître mais que la manière de faire reste très souple. Rien n'empêche donc d'expérimenter dans ce cadre. Cela empêche certaines libertés mais quand même ça ne me semble pas être une limite si forte que cela.

    Et si on veut faire en sorte que l'ÉN soit plus souple, il y a moyen de le faire, ce n'est pas incompatible avec le fait d'offrir un service public universel.

    des cours de sport non mixtes

    Je ne sais pas pourquoi tu insistes sur ce point, tu as des éléments que c'est une bonne chose ?

  • [^] # Re: Instruction à domicile

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal Le Droit d'Instruire, par l'incroyable N. B.. Évalué à 6 (+3/-0).

    Bien sûr, ça ne suffit pas, et le contenu de l'enseignement est tout aussi important. Mais le fait d'interdire aux parents de soustraire leurs enfants au système éducatif d'État est quand même un élément de dérive totalitaire.

    Sauf que ce n'est pas interdit, et ça me semble en un sens normal de s'assurer que cela se fasse dans de bonnes conditions. Les établissements privés ne sont pas interdits non plus (et pas en voie de l'être).

    Donc bon le lien avec un régime totalitaire me semble bien exagéré.

  • [^] # Re: Instruction à domicile

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal Le Droit d'Instruire, par l'incroyable N. B.. Évalué à 10 (+14/-1).

    Ça n'est pas comparable : la police et la justice sont indiscutablement des domaines régaliens. Pas l'éducation des enfants, à moins d'être dans un régime totalitaire où on cherche à prendre en main le destin de tous les citoyens.

    Je pense que ça se discute, en tout cas assimiler le fait d'avoir un enseignement public unique à un régime totalitaire me semble bien ridicule. Le contenu de l'enseignement compte plus que la manière de le dispenser dans le cadre du régime totalitaire.

    L'éducation des enfants est un service public, certes, tout comme l'hôpital public. Ça n'implique pas que ce soit obligatoire. Qu'il soit obligatoire d'instruire et d'éduquer les enfants, c'est admis, mais ça n'implique pas non plus que ce soit obligatoirement dans le service public.

    C'est un choix politique, il y a de bonnes raisons de le faire ainsi aussi, tout comme il y a aussi des raisons de ne pas le faire. Cela ne me semble pas si évident.

    Par ailleurs, la monoculture a rarement de bons effets. À une époque, l'apprentissage de la lecture dans l'enseignement public se faisait officiellement avec une méthode qui s'appelle la méthode globale, dont on a par la suite découvert qu'elle avait eu des conséquences assez néfastes. Comment aurait-on pu se rendre compte d'une telle erreur s'il n'y avait aucune alternative à l'enseignement public ? Actuellement, on est en passe de se rendre compte que l'infomatisation de l'enseignement dégrade son efficacité. Mais comment s'en rendrait-on compte s'il n'y avait pas d'écoles garanties sans écran ? Et ça, des écoles sans écrans, une chose est certaine, ce n'est pas dans le public qu'on en trouvera.

    Alors je peux t'annoncer qu'il y a des remèdes à cela sans recourir à des établissements privés ou l'enseignement à la maison. Mais déjà je suis peu convaincu que ces méthodes alternatives permettent de faire avancer le débat public car il faudrait des recherches scientifiques qui comparent et isolent les variables pour s'assurer de la réussite ou non d'une méthode. En particulier dans l'école à la maison cela devient difficile car les pratiques diffèrent de famille en famille et que les contrôles ne permettent pas d'évaluer avec rigueur l'application des méthodes.

    Ensuite rien n'empêche l'école publique de :

    • De varier les styles d'enseignement et de laisser une certaine liberté aux établissements et enseignants ;
    • D'avoir des publics cibles ou des formations différentes tout comme on a des filières générales, techniques ou professionnelles et différentes sections en leur sein ;
    • D'avoir des écoles expérimentales pour évaluer d'autres manières d'enseigner :
    • D'évaluer ce qui se fait à l'étranger (chose qu'on fait relativement rarement dans beaucoup de domaines, pourtant ça permettrait d'avoir de bonnes idées aussi sans réinventer la roue).

    De la même façon qu'on a des options qui diffèrent entre les établissements publics, dans le supérieur on a dans le public du DUT, du BTS, de l'université, des grandes école, etc. Voir en école public = éducation figée unique me semble pas conforme en ce qui est possible de faire.

    La seule justification que j'y vois me semble carrément indéfendable : comme c'est trop efficace, il faut empêcher ceux qui en ont les moyens de le faire.

    Et tu as des preuves que c'est si efficace ?

    Il faudrait aussi séparer les variables, si par exemple ceux qui font l'école à la maison sont surtout des gens fortunés qui ont déjà en moyenne de meilleures performances lorsque leurs enfants suivent une scolarité à l'école publique, tu auras du mal à conclure.

  • [^] # Re: Instruction à domicile

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal Le Droit d'Instruire, par l'incroyable N. B.. Évalué à 10 (+16/-3).

    Et on fait comment au juste, en tant que parents, pour changer le mammouth ?

    La solution à un service public qui ne nous donne pas entière satisfaction est-elle dans la construction d'une alternative ? On doit aussi pouvoir créer une justice parallèle, une milice privée, etc. ?

    En matière de financement, je rappelle aussi qu'un enfant scolarisé dans le privé sous contrat coûte moins cher à l'État que dans le public. Et scolarisé dans le hors contrat, encore moins.

    Et donc ça pose des soucis d'accessibilité et d'égalité. Puis on peut aussi souligner les dérivés qui existent avec ces systèmes et le manque de contrôles à leur égard.

    Personnellement je ne suis pas contre l'enseignement à la maison, ou même des établissements privés dans l'absolu, mais résumer l'ÉN à un score PISA comme le fait l'auteur du site en question, et que la réponse c'est d'enseigner à la maison alors qu'il y a largement moyen de compléter l'ÉN à la maison (c'est ce que font beaucoup de personnes) sans pour autant retirer les côtés positifs de l'école public aussi pour les enfants comme la sociabilisation, de rencontrer des gens d'autres horizons. La mixité sociale, c'est important aussi.

    J'ai quand même l'impression de lire un culte à la performance concernant l'éducation et une mauvaise compréhension des difficultés de l'ÉN qui est plus un soucis de moyen que de méthode.

  • [^] # Re: Instruction à domicile

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal Le Droit d'Instruire, par l'incroyable N. B.. Évalué à 10 (+9/-1).

    pioupiou, meteoparapente, libérer les prévisions de MétéoFrance (ce qui sort du modèle à mailles fines ARPEGE), … donc

    Et à côté il a pondu ça https://github.com/nbald/StartupNation et résume l'Éducation Nationale en France à un score PISA. Cela fait très individualiste quand même.

  • [^] # Re: Pourquoi un téléphone et pas un baladeur audiophile ?

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal Qui écoute encore de la musique sur son téléphone ?. Évalué à 5 (+2/-0).

    Comme le Meizu M6, le M3 était aussi un baladeur : https://blog.kulakowski.fr/post/meizu-m3-premieres-impressions

    Mais Meizu a manifestement réutilisé ces deux noms pour des téléphones modernes.

  • [^] # Re: Sony Xperia

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal Qui écoute encore de la musique sur son téléphone ?. Évalué à 5 (+2/-0).

    De plus beaucoup de fabricants (dont Sony) ont amélioré leur prise en charge et supportent l'OS plus longtemps (quatre ans annoncés)

    Notons que c'est aussi une obligation légale en UE d'ici la fin de l'année prochaine.

  • [^] # Re: Pourquoi un téléphone et pas un baladeur audiophile ?

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal Qui écoute encore de la musique sur son téléphone ?. Évalué à 4 (+1/-0).

    A l'époque j'utilisais un Meizu M6 (lisait le Ogg/Vorbis, mais firmware moyen).

    Je l'avais aussi !

    Mon baladeur préféré était et restera mon Cowon S9 qui a malheureusement eu ses boutons physiques qui ont lâché.

  • [^] # Re: … pour préserver l’environnement (ce qui est une bonne chose)

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au lien Trois réacteurs nucléaires sont à l'arrêt en France en raison de la canicule. Évalué à 4 (+3/-2).

    Je me suis toujours demandé comment on peut défendre à la fois le logiciel libre et l'industrie nucléaire, activité centralisée, opaque, privatrice de libertés fondamentales, dans les mains des lobbys et de l'État. Ce sont deux démarches complètement antinomiques. Il y aurait de quoi faire un journal sur cette incompatibilité.

    Je me suis toujours demandé comment on peut défendre à la fois le logiciel libre et la sécurité sociale, activité centralisée, opaque, privatrice de salaire nette, dans les mains de l'État. Ce sont deux démarches complètement antinomiques. Il y aurait de quoi faire un journal sur cette incompatibilité.

    Je force le trait, mais je ne vois rien d'antinomique entre le fait d'aimer le LL et accepter des domaines où l'activité est centralisée et gérée par l'État. Pour de nombreux sujets c'est sans doute meilleure qu'une approche purement décentralisée et libérale (mais pas pour tout, évidemment).

  • [^] # Re: Macbook PRO et chauffe

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal Auto-héberger ses IA : Matériel et optimisation de l'inférence. Évalué à 6 (+3/-0).

    J'ai envie de dire que la plupart des ordinateurs portables ne sont pas dimensionnés pour un usage intensif de longue durée.

    Si on veut une machine puissante capable d'encaisser une charge intensive H24, faut prendre du matériel conçu pour.

  • [^] # Re: Vive de gasoil

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal Brivacia : analytics web respectueux de la vie privée AGPLv3. Évalué à 6 (+3/-0).

    Si tu utilises une dépendance avec cette licence, même sans redistribuer de logiciel, tu te dois de rendre les sources publiques. Par exemple, si tu génères des PDF avec un logiciel en AGPL ……

    Pour que ce soit plus clair car ton propos me semble assez flou.

    La licence AGPL c'est en quelque sorte une licence GPL mais qui s'applique à du code exécuté côté serveur.
    Donc si tu utilises une bibliothèque sous licence AGPL (ou GPL), un utilisateur du logiciel peut demander la licence du code complet (bibliothèque modifié ou non + ton code à toi).

    La GPL ne s'applique qu'à l'utilisateur direct du logiciel, à savoir s'il l'exécute lui même sur une machine alors que l'AGPL couvre du code exécuté sur un serveur auquel il n'a pas accès mais où il a pu interagir avec via une API ou une interface.

    Donc histoire d'éviter une mauvaise compréhension, si tu développes un outil en interne pour l'entreprise et seulement l'entreprise s'en sert directement ou indirectement, et qu'une bibliothèque est sous licence AGPL, il n'y a rien à repartager obligatoirement.

    D'ailleurs, normalement comme la GPL aussi, c'est l'utilisateur qui peut demander l'accès au code source. Cela n'a pas forcément à être proposé à tout le monde (si l'application n'est pas en accès libre) et encore moins par défaut.