Journal Cozy cloud, maif et licenciement du CTO???

Posté par . Licence CC by-sa
52
19
juil.
2016

Bon, bah voilà, on peut lire:
https://twitter.com/gelnior/status/755364108522885120
"Je suis révoqué de mon poste de CTO (Directeur Général) de @MyCozyCloud / I got fired from Cozy Cloud, my own company."

Il y a un mois, on apprenait que la maif investissait 4 millions d'euros.
Et un peu plus bas dans les tweets, on peut lire entre les lignes, que ça vient (entre autre) de la MAIF.

Les entreprises qui font du libre sont elles solubles dans une prise de participation au capital? Est-ce que cozycloud va survivre, ou bien il va sombrer doucement, englué dans les décisions prises par les financiers?

  • # Fork ?

    Posté par . Évalué à 5.

    Salut,

    J'ai lu sur Twitter que des gens appelaient à forker CozyCloud. Concrètement qu'est-ce que ça apporterait ?
    Pour coller au modèle actuel il faudrait remonter une entreprise par dessus ?

    Bonne semaine à tous.

    • [^] # Re: Fork ?

      Posté par . Évalué à 2.

      Ça donne une alternative, ça étend l'idée.
      Ça peut avoir une évolution un peu différente (ou fortement)
      Ceux qui ne se retrouvent pas dans l'un peuvent se retrouver dans l'autre.
      Ça peut faire grandir l'ampleur que prend l'idée de base .
      ( Ou ça divise les efforts … )

  • # La cour des grands

    Posté par . Évalué à 10.

    C'est plus sa boite depuis qu'il a signé pour 4 millions d'€. On trouve pas 4 millions d'€ comme ça par terre. On vend 4 millions d'€.

    Après, je ne connais pas ce Monsieur ni les raisons de le virer, mais je sais qu'il y a d'autres raisons dans le vie de virer qqu'un que de vouloir mettre le beau-frère de la voisine qui est un gros branleur mais à quoi on n'a pas pu trouver de place au ministère.

    Si sa vision de l'avenir n'allait pas avec la vision de celuiq ui a mis 4 millions d'€… comment dire… dehors.

    • [^] # Re: La cour des grands

      Posté par (page perso) . Évalué à 1.

      C'est plus sa boite

      Ben s'il l'a co-fondé et qu'il est DG-CTO un peu quand même.

      je sais qu'il y a d'autres raisons dans le vie de virer qqu'un que de vouloir mettre le beau-frère de la voisine qui est un gros branleur mais à quoi on n'a pas pu trouver de place au ministère

      Quelqu'un a parlé de ça ?

      • [^] # Re: La cour des grands

        Posté par (page perso) . Évalué à 10.

        Ben s'il l'a co-fondé […] un peu quand même.

        Historiquement, c'est la boîte des fondateurs. Mais à partir du moment où ils ont procédé à une augmentation de capital, ils ont partiellement vendu leur entreprise, elle n'est donc plus à peu, pas seulement à eux en tout cas : ils en possèdent une partie, mais pas forcément une partie majoritaire, ça dépend à quel point ils ont augmenté le capital.

        [s']il est DG-CTO un peu quand même.

        Non, carrément pas. Directeur général, ou directeur technique, ce sont des postes dans l'entreprise, ça n'indique en rien qu'on en est propriétaire ou non. Un directeur, ça dirige, ça ne possède pas forcément. Pense à un directeur d'école par exemple : il peut dans certains cas être propriétaire de l'école, mais c'est quand même assez rare, la plupart du temps l'école appartient à l'État ou à une association.

        • [^] # Re: La cour des grands

          Posté par (page perso) . Évalué à -9.

          Ben s'il l'a co-fondé […] un peu quand même.

          ils en possèdent une partie

          Ha mais en fait on était d'accord ? Pfiou l'espace d'un instant j'ai cru que ça n'était pas le cas ! ;-)

          [s']il est DG-CTO un peu quand même.

          Non, carrément pas

          La phrase était à prendre dans son ensemble, pas besoin de faire autant de mal à ces pauvres petits insectes…

        • [^] # Re: La cour des grands

          Posté par . Évalué à 2.

          ils en possèdent une partie, mais pas forcément une partie majoritaire, ça dépend à quel point ils ont augmenté le capital.
          Ça dépend aussi des types des sociétés. Il me semble qu'il y a des subtilités avec des SAS par exemple (sociétés par actions simplifiées) où on peut rédiger des status très particuliers, faire des apports non pas en capital mais "en industrie" (aka en compétences/matériel) en échange de participations définitive dans la société, etc.
          Enfin dans le cas d'une SA classique, c'est comme tu le décris.

    • [^] # Re: La cour des grands

      Posté par (page perso) . Évalué à 10.

      C'est plus sa boite depuis qu'il a signé pour 4 millions d'€. On trouve pas 4 millions d'€ comme ça par terre. On vend 4 millions d'€.

      Pour être un peu plus précis, ce qu'on fait pour lever ainsi des fonds par augmentation de capital, c'est créer et vendre de nouvelles parts de sa société. Les conséquences en sont :

      • une entrée de liquidités dans le compte en banque de la société ;
      • une diminution des part relatives des associés ou actionnaires existants.

      Le nombre de voix à l'assemblée générale étant (sauf exception contractualisée) proportionnel au nombre de parts que possède chaque associé, le pouvoir de décision des fondateurs et investisseurs diminue donc d'autant. Tout comme la part éventuelle de dividendes qu'ils recevront si la décision est prise d'en reverser un jour aux associés.

      • [^] # Re: La cour des grands

        Posté par . Évalué à 9.

        Du coup ce ne sont pas 4 millions dans sa poche, mais 4 millions pour développer cette entreprise qu'il a fondée à l'origine. Le seul avantage qu'il retirera de ça, si elle se développe bien (sans lui), c'est qu'il touchera des dividendes proportionnelles à ses parts.

        Et si la valeur unitaire des parts augmente, il pourra également les vendres et avoir une plus value.

        Mais au final, je pense qu'il n'est pas forcément très gagnant dans cette affaire…

        • [^] # Re: La cour des grands

          Posté par (page perso) . Évalué à 10.

          Du coup ce ne sont pas 4 millions dans sa poche, mais 4 millions pour développer cette entreprise qu'il a fondée à l'origine.

          Tout à fait. Après, les fondateurs peuvent en être bénéficiaires de diverses façons :

          • si ça leur permet de développer leur entreprise de façon florissante, ça augmente la valeur des parts qu'ils ont eux-mêmes (ainsi que celles des investisseurs), ce qui pourra les rendre riches s'ils les revendent dans le futur ;
          • ils peuvent éventuellement utiliser cet argent pour augmenter leurs salaires, mais ce n'est normalement pas le cas, pas trop en tout cas, parce qu'on ne peut pas attirer ainsi des investisseurs (« Mettez de l'argent dans notre société ! Ah non, ce n'est pas pour investir et nous développer, c'est seulement pour mieux se payer ! »)
  • # La version officielle

    Posté par (page perso) . Évalué à 10.

    https://blog.cozycloud.cc/post/2016/07/19/Changement-au-sein-equipe-dirigeante-Cozy

    En version courte : les 2 créateurs de Cozy Cloud n'avaient pas la même vision pour la boîte depuis un bout de temps et ce conflit a conduit au départ de Frank Rousseau. La MAIF n'est absolument pas à l'origine de ce licenciement. De même, les compétences techniques de Frank ne sont pas en question. Frank a fait du très bon boulot pour amener Cozy là où il est aujourd'hui. Mais pour continuer à avancer, il faut que Cozy (la boite) puisse prendre des décisions et ce n'était plus possible.

    Merci à Frank pour tout ce qu'il a amené et j'espère qu'il pourra rebondir rapidement.

    • [^] # Re: La version officielle

      Posté par . Évalué à 10. Dernière modification le 19/07/16 à 17:27.

      C’est pénible ces communiqués aseptisés. Quels désaccords exactement ? Ça me paraît un peu le point le plus important pour la communauté : un choix a visiblement été fait (et à huis clos, qui plus est). De quel nature était-il ? Quelles étaient les options sur la table ? Quelle option a été choisie ? Quels seront les impacts sur les utilisateurs ? Les contributeurs ?

      • [^] # Re: La version officielle

        Posté par (page perso) . Évalué à 9. Dernière modification le 19/07/16 à 17:33.

        C'est pénible ces gens qui veulent tout savoir sur tout, comme si tout leur était dû, alors que ce ne sont pas leurs affaires.

        • [^] # Re: La version officielle

          Posté par . Évalué à 10. Dernière modification le 19/07/16 à 17:59.

          Ce n’est pas un problème de dû, c’est un problème d’image et de confiance. Ça fait un moment que je teste les solutions de cloud personnel un peu dans tous les sens, et que je me tâte sur quelle solution me poser. Je réitère : en tant qu’utilisateur, ça m’intéresse de savoir quel type de décision à conduit à ces désaccords, et dans quel sens le projet balance. Si la raison c’est des désaccords sur la manière d’organiser l’entreprise Cozy Cloud, effectivement je m’en cogne et il suffisait de dire un vague truc du genre. Si par contre c’est un désaccord sur l’arbitrage entre sécurité et utilisabilité, là, ça m’intéresse vachement plus. Et le fait d’être laissé dans le noir là dessus, ça ne met pas du tout en confiance.

          • [^] # Re: La version officielle

            Posté par (page perso) . Évalué à 1.

            en tant qu’utilisateur, ça m’intéresse de savoir quel type de décision à conduit à ces désaccords,

            Désolé de te dire que non, cela ne te concerne pas. La "vie privée" de l'entreprise (puisque l'origine de cette séparation est bien interne, entre deux personnes, selon le communiqué) ne te concerne pas. Au même titre que les décisions stratégiques de l'entreprise : ce ne sont pas tes affaires. Tout comme ta vie privée ne nous concerne pas, ce ne sont pas nos affaires.

            C'est quand même "amusant" que des partisans de la vie privée veulent connaître à ce point celle des autres.

            Certes, les orientations de la boite peuvent être intéressantes (ou pas), mais ta série de question me semble bien plus intrusive. Fait comme tout le monde : tu attends les communiqués, c'est à dire ce que veut bien rendre publique la boite. Si tu es vraiment impatient, très curieux de l'avenir de la boîte, deux solutions : devenir actionnaire ou salarié.

            • [^] # Re: La version officielle

              Posté par . Évalué à 10.

              Rien d'étonnant à ça ! C'est le but même des logiciels libres développés de manière communautaire : connaître à 100% la vie privée de la communauté, tout simplement en en faisant partie.

              Confier ses données à une entreprise dont on ne doit rien savoir, c'est exactement ce contre quoi se bat le logiciel libre.

              • [^] # Re: La version officielle

                Posté par (page perso) . Évalué à 1.

                comme le dit un commentaire plus bas, nuance de taille : tu ne confie pas tes données à l'entreprise cozy. Elle développe juste un logiciel qui permet justement de ne pas confier tes données à un tiers. Donc, non, tu n'as pas à connaitre la tambouille interne de l'entreprise. Comme tout entreprise, ceux qui ont le droit de savoir : les actionnaires. Et les salariés dans une moindre mesure.

                La "communauté" n'a pas non plus à savoir ce qui se passe dans la boite. La communauté n'est concernée uniquement par le logiciel libéré par l'entreprise. Et je dirais, peu importe la direction (imposée par l'entreprise) que prend le projet : si la communauté n'est pas satisfaite, libre à elle de forker : c'est la magie du libre. Ou à ses membres de s’intéresser à d'autres projets.

                • [^] # Re: La version officielle

                  Posté par . Évalué à 10.

                  Non mais merci on a compris.

                  Mais c'était pour dire que si ils écoutent un peu les utilisateurs et si ils communiquent sur la direction globale du projet, les utilisateurs auront plus confiance dans la pérennité du projet (personne n'aime changer de soft tous les 6 mois, surtout pour un soft qui est censé héberger ta vie numérique).

                  Mais oui au pire on se barre avec leur soft, on réinstalle tout en changeant le logo, on leur fait un gros bras d'honneur et on les remercie pour les millions dépensés pour la communauté, c'est entendu.

                  Juste on essayait d'être un poil plus constructif.

                  • [^] # Re: La version officielle

                    Posté par . Évalué à -1.

                    C'est marrant mais il y a un tas de projets dont on ne sait pas ou ne s'intéresse pas aux discussions internes. Mais dès qu'il s'agit d'une boite et pas une assoc de bénévoles, ils doivent d'un coup rendre des comptes détaillés aux utilisateurs.

                    Si ça peut te rassurer, je suis convaincu qu'ils souhaitent encore avoir des utilisateurs, et donc satisfaire ceux qu'ils ont déjà.

                    • [^] # Re: La version officielle

                      Posté par . Évalué à 7.

                      Ben dès que c'est un peu plus organisé que 3 gus dans un garage, oui, c'est bien d'être transparent. Ça ne veut pas dire qu'on ne s'y intéresse pas si c'est 3 gus dans un garage, ça veut juste dire qu'on va leur demander de coder en priorité et de communiquer ensuite. S'ils n'ont clairement pas les moyens de communiquer de façon organisée, on se contente de ce qu'on a (le soft). Si l'organisation permet de communiquer, tant mieux, en on va être plus exigeant là-dessus.

                      Ça, ce sont les sources. Le mouton que tu veux est dedans.

                    • [^] # Re: La version officielle

                      Posté par . Évalué à 4. Dernière modification le 20/07/16 à 21:30.

                      Si le projet m’intéresse et qu'une des entités concentre une majeure partie des développeurs, oui ça peut m’intéresser car cela peut introduire un risque pour moi.

                      Je suis aussi convaincu que ces entités souhaitent encore avoir des utilisateurs, seulement je ne suis pas sur de toujours faire parti du groupe qu'elles souhaitent avoir, surtout si je ne paye pas.
                      Lorsque l'on concentre la majeure partie des développeurs dans une même boite, il est très tentant de saisir l’opportunité pour en contrôler son développement et éliminer la concurrence pour le bénéfice de la boite et au détriment de la communauté.

                      Note: Juste pour être bien clair, cela ne vise pas cozycloud. Je trouve au contraire que cozycloud a été exemplaire.

                      • [^] # Re: La version officielle

                        Posté par . Évalué à 3.

                        Je suis aussi convaincu que ces entités souhaitent encore avoir des utilisateurs, seulement je ne suis pas sur de toujours faire parti du groupe qu'elles souhaitent avoir, surtout si je ne paye pas.

                        En quoi est-ce différent de n'importe quel autre projet libre géré par des volontaires ou comme hobby?
                        GNOME est parti dans une direction qui n'a pas pas fait consensus. Pareil pour KDE avec Plasma, et je ne parle pas de systemd. Et ce sont les plus gros.

                        C'est en fait encore plus radical sur les projets plus petits avec un seul dév: il fait ce qu'il veut du projet.

                        À la fin, si ça fâche trop de monde, un fork naît et la Terre continue de tourner. Avant ça, on ne bombarde pas les équipes de questions.

                        • [^] # Re: La version officielle

                          Posté par . Évalué à 7.

                          La différence se trouve principalement que l’intérêt d'une boite n'est pas nécessairement le même que celui de la communauté et qu'elle a aussi un poids surdimensionne dans les décisions.
                          Même si GNOME ou systemd ont pris des décisions que l'on apprécie pas, elles ont toutes ou presque été faites a la suite de discussions et/ou votes (ex: https://lists.debian.org/debian-ctte/2014/02/msg00294.html ). Par ailleurs les décisions ont ete prise avec pour objectif le bien être du projet/communauté et non pas celui d'un unique membre de la communauté.

                          Tu ne verras jamais GNOME ou systemd enlever des parties du projet afin de les rendre propriétaires pour rendre les utilisateurs dépendant et prévenir d'autres boites de fournir des services dessus comme cela a été fait pour influxdb ( voir https://influxdata.com/blog/update-on-influxdb-clustering-high-availability-and-monetization/ ) ou les tests dans certains autres projets libres.
                          Tu ne les verras jamais aussi bloquer les contributions aux projets car cela peut nuire a leurs bénéfices de leurs autres produits proprietaires ou donner certains avantages a leur compétition.

                          Donc au final concentrer les gens avec les droits de commit peut donner un certain pouvoir qui peut être abusé. Ce n'est pas forcement le cas de toutes les boites, mais la diversité des développeurs et/ou la politique affichée de la boite derrière un projet sont des critères qui aident a mitiger ce risque.

                • [^] # Re: La version officielle

                  Posté par . Évalué à 8.

                  Comme tout entreprise, ceux qui ont le droit de savoir : les actionnaires. Et les salariés dans une moindre mesure.

                  N'importe quoi. Certes, l'entreprise n'est pas obligée de fournir une visibilité détaillée de sa stratégie à ses clients, mais en général elle fournit une ou plusieurs roadmaps. Et si la décision de se séparer d'un membre fondateur de l'entreprise peut influencer sur cette roadmap, l'entreprise se doit de diffuser une information. Sans forcément entrer dans les détails, je te l'accorde, elle devrait indiquer à ses clients l'impact de cette désision.

                  peu importe la direction (imposée par l'entreprise) que prend le projet : si la communauté n'est pas satisfaite, libre à elle de forker : c'est la magie du libre. Ou à ses membres de s’intéresser à d'autres projets.

                  Tu te contredis : pour se décider à forker, il faut connaitre l'impact qu'aura la décision en question sur le logiciel en question. Et pour le savoir, il faut que la boite coimmunique à ce sujet.

                  • [^] # Re: La version officielle

                    Posté par . Évalué à 2.

                    Et bien d'après ce qu'on sait maintenant l'équipe dirigeante souhaite baser son business sur des partenariats alors que le CTO proposait un produit à vendre par Cozy même.

                    Voilà. Tu ne sais rien de plus sur d'éventuels changements techniques.

                    Est-ce que tu es maintenant rassuré sur la direction du projet??

                    • [^] # Re: La version officielle

                      Posté par . Évalué à 3.

                      m'en fous, je ne suis pas client/utilisateur.

                      mais ce genre d'information pourrait m'interesser si je l'étais.

            • [^] # Re: La version officielle

              Posté par (page perso) . Évalué à 10.

              C'est quand même "amusant" que des partisans de la vie privée veulent connaître à ce point celle des autres.

              Déjà, dans un cas on parle de personne privée, dans l'autre de personne morale. La différence existe pas pour les chiens.

              Ensuite OK admettons qu'ils peuvent ne rien dire, eh bien il a le droit d'en conclure que ça pue et qu'il faut aller voir ailleurs.

            • [^] # Re: La version officielle

              Posté par . Évalué à 8.

              En tant qu’utilisateur, ça me concerne et ça m’intéresse.

              Effectivement, ce ne sont pas mes affaires, et ils ont le droit de se la fermer. Tout comme j’ai le droit de dire que c’est très certainement une mauvaise décision niveau community management de se la fermer. Et si c’est juste de la tambouille interne à l’organisation de l’entreprise Cozy Cloud et que ça ne concerne effectivement personne en dehors de la boîte, qu’ils le disent. Là le problème c’est l’incertitude : une grosse décision sur l’orientation du logiciel Cozy Cloud vient-elle d’être prise dans notre dos (et probablement dans celui des contributeurs non-salariés…) oui ou non ?

              • [^] # Re: La version officielle

                Posté par . Évalué à 2.

                Si la même décision avait été prise en consensus, tu n'en aurais rien su et tu ne serais pas en train de demander des comptes.
                Combien de grandes décisions sont prises tous les jours dans cette boite? Et Ubuntu? RedHat? En discussion privée par les dévs de n'importe quel autre projet?

                • [^] # Re: La version officielle

                  Posté par . Évalué à 5.

                  Bon, vu ce que dit Bruno Michel, ça a l’air d’être l’option « tambouille interne » et on se crêpe le chignon pour rien :)

                  Pour les besoins de la discussion, mettons nous dans un univers parallèle où l’origine de la dispute est d’origine technique.

                  Effectivement qu’il y a des tas de décisions qui seront prises sans que je dois au courant. Et que je vais même probablement en manquer des importantes. Mais le point important, ici, c’est que la décision est sur un point tellement clivant que les deux co-fondateurs n’arrivent pas à se mettre d’accord. Si c’est sur un point tellement important, et si le point était technique, ne penses-tu pas que ce serait inquiétant pour un utilisateur ?

                  • [^] # Re: La version officielle

                    Posté par . Évalué à -1.

                    Si c’est sur un point tellement important, et si le point était technique, ne penses-tu pas que ce serait inquiétant pour un utilisateur ?

                    Non.
                    Soyons clairs: ce que tu utilises aujourd'hui ne vas pas partir en fumée, et s'ils décident de changer l'orientation du développement, c'est leur droit inaliénable!!
                    Si c'est tellement absurde, il y aura sans doute un fork, qui peut être lancé par l'ex-CTO et récupérer la communauté, et si ça ne l'est pas, c'est l'histoire qui se répète: systemd est déjà passé par là.

                    • [^] # Re: La version officielle

                      Posté par . Évalué à 10.

                      c'est leur droit inaliénable!!

                      Qui a dit l’inverse ?

                      Simplement, faut voir le point de vue utilisateur aussi. Je suis un utilisateur qui veut choisir une solution de cloud personnel.

                      J’ai d’un côté un projet A, libre, qui semble vaguement convenir.

                      J’ai d’un autre côté un projet B, libre, qui semble vaguement convenir, mais qui vient de prendre une décision si controversée qu’un co-fondateur s’est barré, et dont on sait même pas sur quoi elle porte (dispute sur les salaires dans la boîte ? différent technique inconciliable ? la NSA qui a demandé d’introduire une backdoor ?)

                      Le projet B ne partirait-il pas un handicap ? Pourquoi, en tant qu’utilisateur, je ne devrai pas prendre en compte cette information pour ma prise de décision ?

          • [^] # Re: La version officielle

            Posté par (page perso) . Évalué à 10.

            Oui, le désaccord concerne la manière d'organiser l'entreprise Cozy Cloud. Ça n'a rien à voir avec des arbitrages sécurité / utilisabilité.

            • [^] # Re: La version officielle

              Posté par . Évalué à 4.

              Merci (vraiment) pour cette information.

              • [^] # Re: La version officielle

                Posté par (page perso) . Évalué à 9. Dernière modification le 20/07/16 à 10:17.

                Je ne partage pas cet avis.

                • [^] # Re: La version officielle

                  Posté par . Évalué à 3.

                  Je ne veux pas mettre de l'huile sur le feu, mais ma question initiale portait sur les entrées de capitaux dans des logiciels libre, et le risque que cela faisait courir au projet.

                  Bon, apparemment pour cozycloud ce n'est pas lié au grand méchant capital, c'est pour ça que je trouve l'info importante. Je voulais juste prendre cozycloud en exemple, mais ça semble être un mauvais exemple du coup.

          • [^] # Re: La version officielle

            Posté par . Évalué à 1.

            Question bête: tu connais bien évidemment tous les tenants et aboutissants du fork d'Owncloud en Nextcloud, et tu as la version intégrale des 2 parties et tu as une transcription de tous les débats des 2 équipes concernant les orientations du développement?
            Je pense que non.

            En tant qu'utilisateur, j'apprécie les logiciels libres et gratuits, mais je ne pense pas avoir plus de droit de regard sur le travail fourni par une boite et son fonctionnement que je n'ai d'exiger un rapport à un auteur de LL qui travaille seul.

            • [^] # Re: La version officielle

              Posté par . Évalué à 10. Dernière modification le 19/07/16 à 22:05.

              En tant qu'utilisateur, j'apprécie les logiciels libres et gratuits, mais je ne pense pas avoir plus de droit de regard

              Qui parle de "droit de regard" ?
              Faudrait peut-être arrêter de monter sur ses grands chevaux, on dirait du Zenitram. Les utilisateurs ont bien le droit de poser des questions sans qu'une horde de moralisateurs de forum les tancent en leur reprochant d'outrepasser leur rôle de simples utilisateurs…

              Les utilisateurs ont le droit de poser des questions, et les développeurs ont le droit de faire ce qu'ils veulent. On se demande pourquoi cette double évidence suscite tant d'indignation chez certains.

              • [^] # Re: La version officielle

                Posté par (page perso) . Évalué à 5.

                pour être plus précis sur ce que tu mets en exergue et qui est intéressant :

                • les utilisateurs croyaient que ça marcherait dans la durée

                Les développeurs font ce qu'ils peuvent et proposent déjà beaucoup de fonctionnalités

                Les utilisateurs ont le droit de poser des questions, et les développeurs ont le droit de faire ce qu'ils veulent. On se demande pourquoi cette double évidence suscite tant d'indignation chez certains.

                oui, c'est exactement cela : pourquoi un service s'arrêterait pour les utilisateurs parce que les développeurs ont décidé que cela doit marcher autrement ?

                (je caricature)
                Dans le libre, je suis assez sidéré du peu de dialogue entre utilisateurs et développeurs (les développeurs ont généralement une ML ou un bugtracker).
                Ma seule explication est qu'il ne faudrait pas avoir d'utilisateur pour n'avoir pas de problème. Je n'ai pas encore trouvé la contraposée idéale /o\ Des utilisateurs qui sauraient utiliser un wiki ou un bugtracker pour proposer des cas d'usage Franchement, ne savoir ni utiliser le mail sur une ML, ni fournir une entrée sur un BT ? Ce n'est plus un problème, c'est une incompréhension totale, autant arrêter tout dév'.

                Ce n'est pourtant pas si difficile d'adresser ce genre d'incompréhension !?
                (pour moi c'est le point crucial, différiant la communauté aidant les utilisateurs et les développeurs de se comprendre, mais j'ai sans doute une autre expérience ou une expérience réussie me le faisant croire : le relai forum à ML étant déterminant, quand tous les acteurs sont motivés : je puis donner l'exemple de http://atm.eagle-usb.tuxfamily.org où nous faisions de notre mieux, bien et très bien pour l'intégrer au noyau)

                • [^] # Re: La version officielle

                  Posté par . Évalué à 6.

                  Dans le libre, je suis assez sidéré du peu de dialogue entre utilisateurs et développeurs (les développeurs ont généralement une ML ou un bugtracker).

                  Tu veux dire en comparaison du non-libre où il se résume à des insultes d'utilisateurs mécontents sur des forums et qu'il n'y a généralement aucun dialogue? (Et je n'ai même pas demandé à ce qu'il soit constructif…)

                  Dans le Libre, tu as effectivement des outils pour communiquer avec les dévs, sur des détails techniques: bugs, propositions de fonctionnalité, etc.

                  C'est très différent de l'intrusion dans le processus de décision de l'équipe dev. Certains sont publics (le noyau Linux), d'autres pas du tout.

                  Je ne comprends toujours pas pourquoi ici on "s'inquiète" parce l'équipe n'a pas atteint un consensus.

      • [^] # Re: La version officielle

        Posté par . Évalué à 4.

        Ce n'est pas parce que la boite fait du Libre que tu as un droit de savoir tout ce qui s'y passe.
        Des startups qui commencent avec 2 potes et l'un des 2 se casse dès que la boite prend de l'ampleur pour cause de divergence d'opinion, c'est un très très grand classique.

        Si tu veux savoir où s'en va la boite, demande à ses dirigeants. Si tu n'as pas confiance en ce qu'ils te disent, je dirais que leurs choix n'importent déjà plus beaucoup: Passe à autre chose!

        • [^] # Re: La version officielle

          Posté par . Évalué à -2.

          Ben il s'agit d'une entreprise qui a vendu ses fesses pour 4 million d'euros et qui nous demande de lui faire plus confiance qu'à Google pour gérer nos données…

          • [^] # Re: La version officielle

            Posté par . Évalué à 6.

            Non, ils ne veulent pas que tu leur confie tes données (ou pas encore), mais les outils pour les gérer toi-même. Nuance de taille!
            Et je ne vois rien de diabolique à faire des levées de fonds par des investisseurs. Ou alors donne-nous la recette pour lever des millions en crowdfunding.

          • [^] # Re: La version officielle

            Posté par . Évalué à 6.

            C'est vraiment pénible de confondre quantité d'argent et logiciel libre. Ici le logiciel est libre, et on verra assez rapidement si on peut continuer de lui faire confiance, ou pas.

            Je pronostiques rien, perso je trouve que ça sent pas bon, mais c'est une opinion personnelle. Objectivement, on a pour le moment rien à dire, de définitif en tous cas. Wait and See.

            • [^] # Re: La version officielle

              Posté par (page perso) . Évalué à 6.

              Le logiciel ne se développe pas avec des bisous, donc de l'argent dans un projet, c'est parfois un gage de pérennité et d'évolution.

        • [^] # Re: La version officielle

          Posté par . Évalué à 5.

          Ce n'est pas parce que la boite fait du Libre que tu as un droit de savoir tout ce qui s'y passe.

          Tout ce qui s'y passe, non, mais être au courant des décisions stratégiques majeures, c'est préférable, et ça ne se limite pas aux boîtes qui font du LL.

          • [^] # Re: La version officielle

            Posté par . Évalué à 3.

            Certaines boites fournissent des roadmaps à leurs clients. Et lorsqu'un directeur de cette boite change, il y a toujours un communiqué à plus ou moins long terme indiquant aux clients les conséquences de ce changement sur la roadmap.

            • [^] # Re: La version officielle

              Posté par . Évalué à 1.

              Qui a dit que la roadmap allait changer?
              Est-ce que l'armée des inquisiteurs peut seulement nous donner la roadmap actuelle de mémoire sans retourner chercher sur leur site? Honnêtement?

              • [^] # Re: La version officielle

                Posté par . Évalué à 2.

                Qui a dit que la roadmap allait changer?

                Elle étai portée par qui cette roadmap ? Le gars qui s'est fait virer ?

                Si oui, qui dit qu'elle ne va pas changer ?

      • [^] # Re: La version officielle

        Posté par (page perso) . Évalué à 4.

        Pour le savoir, il faut acheter Gala.

      • [^] # Re: La version officielle

        Posté par . Évalué à 1.

        Tu peux probablement obtenir une réponse à toutes ces questions si tu deviens un actionnaire relativement important de la boite. À ton chéquier, en vitesse !

        Tous les nombres premiers sont impairs, sauf un. Tous les nombres premiers sont impairs, sauf deux.

        • [^] # Re: La version officielle

          Posté par . Évalué à 4.

          Ce n'est pas la peine de gaspiller votre argent. La réponse est 42 de toute façon.

          Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.

    • [^] # Re: La version officielle

      Posté par . Évalué à 9. Dernière modification le 19/07/16 à 17:34.

      La MAIF n'est absolument pas à l'origine de ce licenciement.

      A l'origine, peut-être (sûrement) pas. Mais avec les voix qu'ils représentent (4 millions d'€ quand même !!!), ils ont bien dû faire un choix. Donc faut assumer aussi.
      Et je ne critique pas le choix en lui-même, on ne connaît pas les dessous et j'ose espérer qu'il y avait de très bonnes raisons d'agir ainsi, mais bon, a quelques semaines de l'augmentation de capital, ça sent plutôt le putsch organisé de la part de ceux qui restent, que le malheureux concours de circonstances.

      • [^] # Re: La version officielle

        Posté par . Évalué à 6.

        Peut-être, mais il peut y avoir d'autres explications:
        "Que fait-on concrètement avec l'argent?"
        Là le CEO et le CTO montrent des directions diamétralement opposées. Ça bloque.
        Ils en parlent à 2: ça bloque toujours. Le temps passe: ça bloque encore.
        Le CEO finit par virer le CTO parce que c'est le seul moyen pour lui d'avancer et si ça bloque trop longtemps, c'est lui qui perd son poste!

        • [^] # Re: La version officielle

          Posté par (page perso) . Évalué à 10.

          Après suite à l'arrivée d'un gros actionnaire au capital, on peut comprendre qu'il s'agit d'un désaccord de taille sur la vision du projet. Et quand c'est le CTO qui portait depuis le début la vision technique et communautaire du projet qui se fait éjecter, on peut commencer à imaginer ce qui se passe.

          • [^] # Re: La version officielle

            Posté par (page perso) . Évalué à 2.

            Et on n'imagine pas toujours bien.
            Dans le cas d'espèce, je n'ai aucune idée de la vérité. Juste que tu fais un sous-entendu qui me semble condamner celui qui a décidé de virer l'autre, et je ne vois pas ce qui légitime cela, sauf à considérer que c'est celui qui est viré qui est victime. Ben non, pas toujours. C'est pas parce qu'on est viré qu'on est victime !

        • [^] # Re: La version officielle

          Posté par (page perso) . Évalué à 3.

          Ils peuvent aussi avoir demandé aux nouveaux actionnaires de trancher entre les 2 visions pour débloquer la situation

          • [^] # Re: La version officielle

            Posté par . Évalué à 6.

            Il disent exactement cela dans le communiqué officiel:

            Il a donc été décidé conjointement par Benjamin André (CEO et président) et Frank Rousseau (CTO et DG) de demander un arbitrage à l’assemblée générale. L’assemblée générale, suite à un vote effectué ce matin du 19 juillet 2016, a décidé de révoquer Frank Rousseau de ses fonctions de CTO et DG.

      • [^] # Re: La version officielle

        Posté par (page perso) . Évalué à 7. Dernière modification le 19/07/16 à 17:58.

        Mais avec les voix qu'ils représentent (4 millions d'€ quand même !!!)

        Alors attention, les voix de chaque associé ne sont pas proportionnelles au montant pour lequel il a acheté ses parts, mais uniquement au nombre de parts. Normalement, si l'entreprise se porte bien, les parts valent de plus en plus cher : les fondateurs l'on créée en investissant un montant donné, correspondant à un certain nombre de parts décidé au départ, mais aux augmentations de capital suivantes, on crée normalement moins de parts qui sont vendues plus cher. Autrement dit, on vend seulement une partie de son entreprise, mais pour un montant qui peut dépasser largement l'investissement initial.

        Donc la MAIF n'a pas 4 millions d'euros de voix (sous entendu : à comparer aux X dizaines de milliers d'euros investis au départ pas les fondateurs), ils ont seulement un certain nombre de voix. Le détail n'est pas nécessairement public.

        • [^] # Re: La version officielle

          Posté par . Évalué à 3.

          Ah oui t'as raison. Reste à estimer la valeur de chaque part avant l'augmentation de capital. Qui fait cette évaluation ? Parce que avec 50k€ au capital, il y a intérêt en effet à ce que les 2 ou 3 co-fondateurs réévaluent leurs parts pour peser un minimum !

          • [^] # Re: La version officielle

            Posté par . Évalué à 7.

            La valorisation de l'entreprise fait partie des négociations. Tu prends n'importe quelle startup qui marche et tu vas voir des augmentations de capital qui se suivent, de plus en plus importantes.

            Typiquement, les premiers investisseurs sont ceux qui ont risqué le plus. Plus la boite mûrit plus son potentiel grandit et le risque diminue. Le ratio potentiel/risque va définir sa valeur.

            Donc c'est 3millions aujourd'hui avec un produit à vendre, pas du tout pareil que 10k sans une seule ligne de code avec juste une idée. La boite vaut beaucoup plus que l'investissement initial!

            • [^] # Re: La version officielle

              Posté par (page perso) . Évalué à 2.

              Le potentiel n'a pas nécessairement grandi. Par contre, le risque a (beaucoup) diminué.
              Comparaison un peu foireuse : ceux qui ont parié sur une victoire du Portugal à l'Euro en avril ont gagné beaucoup plus que ceux qui ont parié le matin de la finale.

      • [^] # Re: La version officielle

        Posté par (page perso) . Évalué à -2.

        Quand des frangins ne sont pas d’accords, ils demandent aux parents de trancher.
        Qu’ils aient 4 millions d’euro ou des nèfles, ça ne change pas grand chose au problème, ça reste des parents qui cherchent la meilleure décision pour la famille (et pas que pour eux-mêmes).

        • [^] # Re: La version officielle

          Posté par (page perso) . Évalué à 4.

          La différence avec des parents est que si, ils cherchent la meilleur solution pour eux-même (en ricochet pour la boite, vu qu'une boite mieux est mieux pour eux, mais aucunement pour les personnes).

      • [^] # Re: La version officielle

        Posté par (page perso) . Évalué à 10.

        Mais avec les voix qu'ils représentent (4 millions d'€ quand même !!!)

        Histoire d'être précis : la MAIF a apporté 3 millions d'euros. Le dernier million de cette levée provient d'innovacom. Et la MAIF n'est pas actionnaire majoritaire.

    • [^] # Re: La version officielle

      Posté par (page perso) . Évalué à 10.

      J'ai un droit de réponse sur ce communiqué et sur ce que dit Bruno. Je le posterai sur mon blog et en journal sur ce site dès que possible.

      • [^] # Re: La version officielle

        Posté par . Évalué à 10.

        Attention de ne pas poster trop "à chaud".

        Après pareil mésaventure on a forcément envie de vider son sac mais il ne faut pas que cela te porte préjudice.
        En qu'ex dirigeant et actionnaire tu as très probablement des clauses limitant ce que tu peux dire et il ne faut pas nuire à l'entreprise sous peine de tracasserie judiciaire.

      • [^] # Re: La version officielle

        Posté par . Évalué à 1. Dernière modification le 26/07/16 à 18:45.

        J'ajouterai "à ne poster sur le contexte mais seulement sur le contenu", donc ne pas s'attacher au cheminement qui a suivi la décision, mais seulement à celui qui mené à la décision.
        Mes deux cents, pour un exposé clair.

        Attention à noter que poster ici peut mettre en porte à faux quelqu'un de précieux pour la communauté. Savoir qu'il ne pourra ni répondre personnellement ni répondre officiellement peut conduire à des situations que personne ne souhaite. Personne (je pense). Donc attention à vous lecteurs de garder la capacité de différenciation. Et merci, Gelnior<, de penser et de porter attention aux autres avant de poster.

        mes deux cents (qui ont la chance, eux, de rester indépendant et non impliqués.)

  • # Tweet déjà trompeur

    Posté par (page perso) . Évalué à -7. Dernière modification le 19/07/16 à 18:57.

    my own company

    Ben non, tu peux pas être viré de ta compagnie (à part par toi-même).

    qu'il a (co?)fondé, oui.
    Mais ici, la compagnie appartient à ses actionnaires, et il semble qu'il ne soit pas actionnaire majoritaire.

    Si il a préféré vendre sa compagnie à d'autres, c'est son choix (il a pris le fric) mais alors dire "own company" est faux. Et faire attention à ne pas perdre le contrôle de son entreprise est le B.A.-BA de la gestion de son entreprise (car il faut choisir entre garder le contrôle et avoir le fric d'autres personnes), et ça se gère (OVH toujours détenu par Octave à 100% il me semble, Facebook toujours détenu à plus de 50% des droits de vote par Mark…)

    Bref : ici le tweet est incohérent et semble vouloir faire de la manipulation d'opinion de quelqu'un ayant voulu avoir le fric en premier (il a vendu à un certain prix ses droits de vote) et "oubliant" qu'il a récupéré du fric (en échange d'une vente! Quand on vend, on n'est plus propriétaire, on n'a plus sa propre compagnie).

    • [^] # Re: Tweet déjà trompeur

      Posté par (page perso) . Évalué à 10.

      J'ai dit ça pour exprimer le fait que c'est la boîte que j'ai fondé et que j'avais un lien affectif fort avec elle. Après techniquement tu as raison, je ne possède qu'un bout de la boîte.

    • [^] # Re: Tweet déjà trompeur

      Posté par (page perso) . Évalué à 10.

      "My own company", ça indique le lien affectif qu'il a avec cette société qu'il a co-fondée, dont il a créé toute la partie technique et portée pendant plusieurs années, une société qui produit du Logiciel Libre, chose rare en France.

      Après que les cofondateurs diluent leur majorité de parts en faisant entrer des actionnaires ayant de l'argent pour développer un projet (et pas du tout pour se faire de l'argent à court terme comme tu sembles le croire), encore un fois du Logiciel Libre pour se développer rapidement, c'est extrêmement courant. Et pas vraiment simple, tellement pas "le B.A-BA" comme tu dis que Steve Jobs lui-même s'est fait avoir, mais bon c'est sûr c'était un nul, c'est connu.

      Bref, au lieu de s'interroger à qui profite le départ de celui qui a porté le projet techniquement et auprès de la communauté, encore une fois un beau succès français du Logiciel Libre en tant que création technique allant dans le sens de l'auto-hébergement et de la décentralisaiton, on préfère s'en référer au laconique wording offert par la société. "Des désaccords entre les membres de l'équipe". Ça c'est de l'info qui prend pas son lecteur pour plus bête qu'il n'en a l'air. Un message comme ça est complètement improductif et ne va rassurer aucun utilisateur et sympathisant de Cozy que beaucoup d'entre nous sommes aujourd'hui.

      • [^] # Re: Tweet déjà trompeur

        Posté par (page perso) . Évalué à 9.

        "My own company", ça indique le lien affectif qu'il a avec cette société qu'il a co-fondée, dont il a créé toute la partie technique et portée pendant plusieurs années, une société qui produit du Logiciel Libre, chose rare en France.

        Le fait que la société fasse du libre ou pas n'a strictement rien à voir avec le fait qu'un CTO co-fondateur se fasse éjecter et que ça le touche car il y a un affectif. C'est le cas de beaucoup de sociétés, qu'elles fassent du libre ou pas, qu'elle fassent du logiciel ou pas. Suffit de discuter avec des entrepreneurs pour voir que souvent le directeur technique est le premier co-fondateur à quitter le navire.

        Après que les cofondateurs diluent leur majorité de parts en faisant entrer des actionnaires ayant de l'argent pour développer un projet (et pas du tout pour se faire de l'argent à court terme comme tu sembles le croire),

        Quand tu montes une boîte et que tu négocies l'entrée d'investisseurs, tu valorises tes parts. C'est un aspect des choses qui est pris en compte par les fondateurs (ou alors ils sont idiots mais j'en doute) ; et c'est un aspect qui pèse dans la balance à court ou moyen terme.

        Et pas vraiment simple, tellement pas "le B.A-BA" comme tu dis que Steve Jobs lui-même s'est fait avoir, mais bon c'est sûr c'était un nul, c'est connu.

        A l'époque où Steve Jobs a fait l'erreur, comme tu dis, on trouvait peu d'info sur les startups et la création d'entreprise. La situation est très différente en 2016. Tu trouves pléthore d'informations en ligne, de nombreux incubateurs pour t'accompagner, et ce genre de problématique - faire entrer des investisseurs et se faire éjecter c'est le premier truc qu'on t'apprend quand on te parle de préparer des levées de fonds. Pour le savoir il faut se former/se renseigner. Mais c'est la première étape de la préparation d'une levée de fonds.

        Donc ce que dit Zenitram est vrai : c'est le B.A.BA. Le problème des créateurs d'entreprise qui ont un rôle technique c'est que bien souvent il se cantonnent à leur travail "technique" et que donc tous les aspect "business" ils les laissent gérer par les autres. Dans le quotidien de la boîte c'est normal, mais en tant qu'actionnaire, c'est une faille.

        (pour le cas De Cozy, j'en sais rien, je ne connais ni les protagonistes, ni les tenants et aboutissants de leur levée de fonds, je dis juste que ce que Zenitram dit est vrai).

        Bref, au lieu de s'interroger à qui profite le départ de celui qui a porté le projet techniquement et auprès de la communauté, encore une fois un beau succès français du Logiciel Libre en tant que création technique allant dans le sens de l'auto-hébergement et de la décentralisaiton, on préfère s'en référer au laconique wording offert par la société.

        Cette phrase c'est du blabla populiste à destination des libristes.
        Le départ profite à l'entreprise en tant que personne morale.

        La divergence de vision est à l'origine de l'échec de beaucoup d'entreprises (une société sur deux si j'en crois les conseillers / formateurs / accompagnateurs avec qui j'ai pu échanger sur le sujet). Quand deux fondateurs ne sont pas d'accord, l'entreprise est en péril il faut donc trancher, pour la survie de l'entreprise.

        C'est par exemple pour cette raison qu'il est plus pérenne de laisse plus de parts au CEO qu'au CTO ; l'entreprise est une nouvelle personne par rapport aux fondateurs, et le moindre mal quand 2 visions diffèrent sur les actionnaires majoritaires, c'est qu'ils ne collaborent plus et que l'un puisse trancher "pour avancer".

        "Des désaccords entre les membres de l'équipe". Ça c'est de l'info qui prend pas son lecteur pour plus bête qu'il n'en a l'air.

        Il faut savoir lire entre les lignes et connaitre le fonctionnement d'une startup et l'info est claire. On n'a pas besoin d'en savoir plus.

        Un message comme ça est complètement improductif et ne va rassurer aucun utilisateur et sympathisant de Cozy que beaucoup d'entre nous sommes aujourd'hui.

        Pour le moment la communauté Cozy n'assure pas la pérennité de l'entreprise. C'est la MAIF qui l'assure. Et si la MAIF décide d'utiliser Cozy pour toute sa relation client, la communauté s'interconnectera avec, de fait.

        • [^] # Re: Tweet déjà trompeur

          Posté par (page perso) . Évalué à 10. Dernière modification le 20/07/16 à 10:43.

          A l'époque où Steve Jobs a fait l'erreur, comme tu dis, on trouvait peu d'info sur les startups et la création d'entreprise. La situation est très différente en 2016. Tu trouves pléthore d'informations en ligne, de nombreux incubateurs pour t'accompagner, et ce genre de problématique - faire entrer des investisseurs et se faire éjecter c'est le premier truc qu'on t'apprend quand on te parle de préparer des levées de fonds. Pour le savoir il faut se former/se renseigner. Mais c'est la première étape de la préparation d'une levée de fonds.

          Pour autant ça arrive toujours souvent. Un blog post peut t'apporter des informations mais il ne pourra pas t'apprendre à faire face à ce genre de situation. Et la littérature entrepreunariale là dessus est pauvre comparée aux autres sujets. Les incubateurs sont plus focalisés sur la mise en oeuvre du business model et t'aident peu sur ces sujets.

          NB : Steve Jobs savait très bien ce qu'il encourait en défendant son point de vue.

          Donc ce que dit Zenitram est vrai : c'est le B.A.BA. Le problème des créateurs d'entreprise qui ont un rôle technique c'est que bien souvent il se cantonnent à leur travail "technique" et que donc tous les aspect "business" ils les laissent gérer par les autres. Dans le quotidien de la boîte c'est normal, mais en tant qu'actionnaire, c'est une faille.

          En fait il faut bien prendre en compte que monter une startup est difficile et que être sur tous les fronts en mème temps, l'est encore plus. C'est pourquoi souvent on s'associe pour se répartir les domaines de responsabilité. Malgré ça le CTO s'intéresse aussi au business et peut l'influncer beaucoup (ex : Docker ou Hubspot). Là où tu as raison, c'est que, entre autres, j'aurais du m'investir plus dans la relation investisseur. Je l'ai appris «the hard way». Je pense pas que le terme BA BA soit adapté, ça demande pas mal de pratique pour être bien fait.

          • [^] # Re: Tweet déjà trompeur

            Posté par (page perso) . Évalué à 10.

            A l'époque où Steve Jobs a fait l'erreur, comme tu dis, on trouvait peu d'info sur les startups et la création d'entreprise. La situation est très différente en 2016. Tu trouves pléthore d'informations en ligne, de nombreux incubateurs pour t'accompagner, et ce genre de problématique - faire entrer des investisseurs et se faire éjecter c'est le premier truc qu'on t'apprend quand on te parle de préparer des levées de fonds. Pour le savoir il faut se former/se renseigner. Mais c'est la première étape de la préparation d'une levée de fonds.

            Pour autant ça arrive toujours souvent. Un blog post peut t'apporter des informations mais il ne pourra pas t'apprendre à faire face à ce genre de situation. Et la littérature entrepreunariale là dessus est pauvre comparée aux autres sujets. Les incubateurs sont plus focalisés sur la mise en oeuvre du business model et t'aident peu sur ces sujets.

            L'incubateur qui m'a suivi pendant 6 mois environ a abordé tous les sujets. Ils proposaient des formations sur les différents sujets (compta, commerce, marketing de l'innovation, constitution d'équipe, levées de fonds, juridique, etc, etc) et un accompagnement personnalisé spécifique aux besoins de chacun. Ils mettaient une enveloppe à disposition mais tu avais des contraintes (genre suivre un certain nombre de formations obligatoires).

            Je suis peut-être passé par un bon incubateur ; mais l'aspect levées de fond devrait être abordé par tous les incubateurs tellement c'est le nerf de la guerre quand tu lances une boîte innovante.

            Par ailleurs, je pense que beaucoup de gens n'ont pas l'envie d'apprendre et "juste sous-traitent" les sujets qui ne les intéressent pas a priori. Et ça c'est une erreur.

            Donc ce que dit Zenitram est vrai : c'est le B.A.BA. Le problème des créateurs d'entreprise qui ont un rôle technique c'est que bien souvent il se cantonnent à leur travail "technique" et que donc tous les aspect "business" ils les laissent gérer par les autres. Dans le quotidien de la boîte c'est normal, mais en tant qu'actionnaire, c'est une faille.

            En fait il faut bien prendre en compte que monter une startup est difficile et que être sur tous les fronts en mème temps, l'est encore plus. C'est pourquoi souvent on s'associe pour se répartir les domaines de responsabilité. Malgré ça le CTO s'intéresse aussi au business et peut l'influncer beaucoup (ex : Docker ou Hubspot).

            J'irais même plus loin : si le CTO ne s'intéresse pas au business, c'est un mauvais CTO. Le truc c'est que y'a pas mal de dév/ingés qui croient que monter une startup c'est juste "faire le même métier, en travaillant un peu plus et devenir millionnaire".

            Là où tu as raison, c'est que, entre autres, j'aurais du m'investir plus dans la relation investisseur. Je l'ai appris «the hard way». Je pense pas que le terme BA BA soit adapté, ça demande pas mal de pratique pour être bien fait.

            Je n'ai pas énormément de pratique juste un peu d'expérience (et pas mal d'écoute sur les sujets que je ne maîtrise pas / que je découvre) :

            • dans une startup qui avait été rachetée un bon prix et qui tournotait depuis 10 ans
            • dans une startup qui venait de lever des fonds
            • dans un incubateur
            • dans une boîte que j'ai créée et à travers laquelle j'apprends au quotidien.

            Dans ton cas, gelnior, tu avais 2 casquettes :

            • la casquette CTO - (qu'on t'a retirée pour divergence de vision si j'ai bien compris)
            • la casquette actionnaire/propriétaire - que tu as toujours, je pense.

            C'est important de savoir/comprendre que quel que soit ton rôle dans la création d'une startup (CTO, CEO, dév, etc), ce second rôle tu dois le défendre bec et ongles car tes associés peuvent vouloir te rouler, les investisseurs aussi. Ce rôle-là, tu ne peux/dois le sous-traiter à personne car il s'agit d'intérêts personnels.

            Autant le CTO est nécessaire pour que le business se fasse (donc si on dégage le CTO, le CEO ne pourra plus gagner sa croute… sauf s'il trouve qqu'un pour te remplacer), autant l'actionnaire est inutile : si tu n'as pas de parts dans la boîte mais que tu es bon dans ton job, alors les actionnaires sont les plus heureux du monde.

            Je précise que quand je dis "tu" c'est pas pour toi, gelnior, c'est un tu générique.

            Je pense que c'est fondamental pour les lecteurs de comprendre que lorsqu'on monte une boîte, on est une équipe soudée pour un objectif donné : que la boîte marche. Les autres objectifs (richesse, liberté, qualité de vie, satisfaction du travail fourni, de changer le monde, etc) sont des objectifs individuels, que chacun atteindra comme il l'entend, avec les moyens qui lui correspondent.

            C'est pour ça aussi qu'on conseille en général de s'associer avec des personnes qui ont des objectifs de vie (personnels) similaires pour que les tensions arrivent le plus tard possible et soient les moins fortes possible.

            J'insiste sur le fait que je ne parle pas de ton cas gelnior ; je ne te connais pas, je ne connais pas l'histoire de Cozy ; je parle d'une manière générale à partir de ce que je lis ici et de ce que j'ai pu apprendre/découvrir des échanges que j'ai eu avec des personnes ayant monté une boîte (et des fins plus ou moins heureuses selon les cas).

            • [^] # Re: Tweet déjà trompeur

              Posté par (page perso) . Évalué à 1.

              J'irais même plus loin : si le CTO ne s'intéresse pas au business, c'est un mauvais CTO. Le truc c'est que y'a pas mal de dév/ingés qui croient que monter une startup c'est juste "faire le même métier, en travaillant un peu plus et devenir millionnaire".

              En fait ça devrait même être la préoccupation de tout le monde dans la boite, non ? Ça ne veut pas forcément dire avec la même énergie dessus (ni forcément le même pouvoir), mais tout le monde devrait s'y intéresser.

              lorsqu'on monte une boîte, on est une équipe soudée pour un objectif donné : que la boîte marche. Les autres objectifs (richesse, liberté, qualité de vie, satisfaction du travail fourni, de changer le monde, etc) sont des objectifs individuels, que chacun atteindra comme il l'entend, avec les moyens qui lui correspondent.

              Ces autres objectifs ne peuvent-t-ils pas entrer aussi dans la définition de la boite ? Changer le monde, satisfaction du travail fourni, qualité de vie sont au moins des objectifs qui peuvent être portés par la boite, voir même portés comme des moyens permettant d'arriver à l'objectif de faire marcher la boite.

              • [^] # Re: Tweet déjà trompeur

                Posté par (page perso) . Évalué à 4.

                En fait ça devrait même être la préoccupation de tout le monde dans la boite, non ? Ça ne veut pas forcément dire avec la même énergie dessus (ni forcément le même pouvoir), mais tout le monde devrait s'y intéresser.

                Oui, c'est sûr, c'est idéal. Le truc c'est que le CTO a un (grand) pouvoir de décision donc si lui, il ne s'intéresse pas au business et aux enjeux financiers/commerciaux, la boîte est mal barrée. (contrairement, à un salarié qui n'aurait aucune décision à prendre)

                Ces autres objectifs ne peuvent-t-ils pas entrer aussi dans la définition de la boite ? Changer le monde, satisfaction du travail fourni, qualité de vie sont au moins des objectifs qui peuvent être portés par la boite, voir même portés comme des moyens permettant d'arriver à l'objectif de faire marcher la boite.

                Je suis dubitatif sur l'intégration de ce genre d'objectifs dans une boîte qui fait appel à des investisseurs, pour la simple et bonne raison que les investisseurs mettent de l'argent dans une boîte pour en récupérer plus (de l'argent) et c'est leur objectif principal (sinon le seul).

                Par ailleurs, si un actionnaire est en mesure de céder ses parts à quelqu'un d'autre, tu ne peux rien garantir sur les objectifs de l'entreprise. La bonne illustration c'est le rachat de MySQL par Oracle.

              • [^] # Re: Tweet déjà trompeur

                Posté par . Évalué à 5.

                J'irais même plus loin : si le CTO ne s'intéresse pas au business, c'est un mauvais CTO. Le truc c'est que y'a pas mal de dév/ingés qui croient que monter une startup c'est juste "faire le même métier, en travaillant un peu plus et devenir millionnaire".

                En fait ça devrait même être la préoccupation de tout le monde dans la boite, non ? Ça ne veut pas forcément dire avec la même énergie dessus (ni forcément le même pouvoir), mais tout le monde devrait s'y intéresser.

                Je suis pas convaincu. A un moment faire partie d'une équipe, c'est assumer que les autres membres de l'équipe vont faire leur boulot correctement. Ce qui est une bonne chose car je n'ai pas la prétention de maitriser tous les sujets.

                Donc effectivement en tant que salarié, j'aime autant que la boite aille bien. Mais je ne me permet pas de donner mon avis sur les problématiques de vision et de choix de business. J'ai donné mon avis quand on me l'a demandé mais ça s'arrete là. Et je verrai pas forcement d'un bon oeil que le patron s'investisse trop dans la technique parce que 1) il a une plus grande plus value sur le marketing/commercial. 2) c'est mon job et pas le sien.

                Ceci dit, en tant qu'actionnaire j'ai un peu la même position. Le fondateur a mis plus d'argent que moi donc il est normalement plus interessé que moi à la réussite de la boite et c'est sa responsabilité de faire marcher le bouzin.

    • [^] # Re: Tweet déjà trompeur

      Posté par (page perso) . Évalué à 8.

      Et faire attention à ne pas perdre le contrôle de son entreprise est le B.A.-BA de la gestion de son entreprise (car il faut choisir entre garder le contrôle et avoir le fric d'autres personnes)

      Ceci dit si tu t'es lancé avec ton soft d'origine projet perso et que t'es arrivé au bout de la prolongation de tes droits aux allocs chômage pour création d'entreprise et que tu affiches fièrement "SàRL au capital de 1,000€" avec une adresse de contact boîte postale à la Goutte d'Or, t'es pas forcément dans les meilleurs dispositions pour faire la fine bouche devant 4 mégaboules.

      • [^] # Re: Tweet déjà trompeur

        Posté par (page perso) . Évalué à 5.

        Pourquoi on demande aux créateurs d'entreprise et en particulier de startup d'avoir un business plan (ou plan d'affaire) ? Pour savoir si ils ont une idée de comment monétiser leur super produit innovant et tout et tout, parce qu'au final, c'est ça qui est déterminant.

        Que tu fasses évoluer un projet perso en startup ou que tu viennes du métier avec un projet "professionnel" dès le début, le truc c'est de savoir comment tu vas gagner de l'argent. Si tu n'as pas réfléchi à ça, tu créés pas (sérieusement) une boîte.

        • [^] # Re: Tweet déjà trompeur

          Posté par . Évalué à 3. Dernière modification le 21/07/16 à 11:16.

          Pour savoir si ils ont une idée de comment monétiser leur super produit innovant et tout et tout, parce qu'au final, c'est ça qui est déterminant.

          Je ne sais pas si c'est ça qui est déterminant. Souvent les start-ups essaient plusieurs modèles économiques avant de trouver celui qui marche bien. Donc le modèle économique prévu dans les premiers PowerPoint n'a pas forcément une grande importance…

          Mais, AMHA, ça dépend si on parle vraiment d'une "start up" qui va chercher avant tout à grossir très fort et très vite—quitte à perdre d'abord beaucoup d'argent—ou d'une PME classique pour laquelle on emploie le terme "start up" par effet de mode alors que la boîte est plutôt vouée à se stabiliser autour d'une vingtaine d'employés.

          PS : je précise que je n'ai pas d'expérience directe en création d'entreprise

          • [^] # Re: Tweet déjà trompeur

            Posté par (page perso) . Évalué à 5.

            Je ne sais pas si c'est ça qui est déterminant. Souvent les start-ups essaient plusieurs modèles économiques avant de trouver celui qui marche bien. Donc le modèle économique prévu dans les premiers PowerPoint n'a pas forcément une grande importance…

            Tu as raison. Le fait d'avoir un (business) plan montre un certain réalisme. Ca n'est pas contradictoire avec le changement de stratégie, mais il faut avoir un plan.

            Beaucoup de gens se disent "oui, mais on verra ensuite, on a une super idée". Oui, mais en tout cas en France, ça ne passe pas si tu n'as pas réfléchi à la monétisation.

    • [^] # Re: Tweet déjà trompeur

      Posté par (page perso) . Évalué à 10.

      Encore une fois avec un excellent post circonstancié avec de multiples recoupements d'information et agrémenté de multiples références bibliographiques, tu nous illumines de toute ta sagesse et ta modération sur un tweet de 123 caractères dont la moitié est une traduction de l'autre. Merci pour tout le temps que tu nous accordes pour notre plus grand bonheur. BRAVO !

      Tu as raison à 100% : « Honte la vénalité de ce Monsieur !».

      • [^] # Re: Tweet déjà trompeur

        Posté par (page perso) . Évalué à -10. Dernière modification le 19/07/16 à 22:23.

        Tu as raison à 100% : « Honte la vénalité de ce Monsieur !».

        Tu devrais lire ce à quoi tu réponds avant de balancer l'exact contraire de ce que je pense:
        - La personne qui a posté le tweet a confirmé que "techniquement" ça merdait (le coeur a parlé), je dirai qu'il aurait pu mettre "founder" (oui, ça prend plus de place dans un tweet), donc j'ai assez argumenté sur le sujet et (il n'y a pas besoin de recoupement d'info pour savoir ce qu'est un propriétaire : non, le propriétaire d'une maison n'est pas celui qui a construit la maison, il faut juste ouvrir un dico si on ne sait pas la différence)
        - Je n'ai rien contre l'argent (au contraire! Je me fais assez attaqué sur mon "adoration" de l'argent que j'estime ne pas être un mal, ici, ta réponse est donc "rigolote"). Mon commentaire se focalise sur le beurre et l'argent du beurre (on ne peux vendre une boite et en être le owner) mais ça tu n'as étonnamment pas contre-argumenté dessus. La personne que je critique est plutôt une personne qui a même "mieux réussi que moi" avec son projet et a réussi a vendre la chose, donc respect sur la "vénalité de ce Monsieur" plutôt que honte.

        Bref, tu as une cible que tu connais bien et que tu n'aimes pas, tu l'as décidé, et ne cherche pas à réfléchir avant de l'attaquer, tu fonces l'important est que ta cible est la et non ses idées.

        Désolé, perso j'ai "attaqué" son tweet et non la personne (dans laquelle je n'ai absolument aucune animosité, pas de "c'est une honte") la où tu attaques la personne et non le commentaire auquel tu réponds.

        • [^] # Re: Tweet déjà trompeur

          Posté par (page perso) . Évalué à 10. Dernière modification le 19/07/16 à 23:34.

          Encore, mille merci, pour cette fantastique et brève analyse, sur ce tweet inacceptable et intolérable de 123 caractères. Il s'agit clairement d'une personne qui manque complètement d'empathie par rapport à ces honnêtes investisseurs qui viennent de le remercier très poliment et démocratiquement ce jour.

          Il était indispensable de bien remettre à sa place cette personne qui ne peut absolument plaider le coup de l'émotion de voir s'éloigner de lui un projet auquel finalement, il n'a que peu apporté et donné de son temps. Chaque mot dans ce tweet a été très certainement mûrement réfléchi et pesé.

          Bravo !

          Au plaisir de lire encore, j'apprécie tout spécialement l'humour subtil de tes deux postes. J'attends avec impatience la suite que je ne doute qu'elle sera succulente. Ton auto-dérision et ton humour sont clairement ce qu'on aime chez toi, surtout, ne change rien !

          • [^] # Re: Tweet déjà trompeur

            Posté par . Évalué à 10.

            Zenitram le preux chevalier redresseurs de tords sur internet.
            Il a un avis sur tout. Généralement, opposé au tien, meme s'il sait pas ce que tu penses, c'est pas grave, il est contre quand meme.
            Dans le fond il a surtout un avis.
            Mais surtout, ce qui compte c'est cet avis, il l'exprime 10 fois par thread. Bon ici, pas trop, on a eu de la chance.

            Linuxfr, le portail francais du logiciel libre et du neo nazisme.

            • [^] # Re: Tweet déjà trompeur

              Posté par (page perso) . Évalué à -5.

              Un article sur le sujet :
              How technology disrupted the truth avec une analyse sur les faits : "Facts don’t work, emotions work".

              Ici, on a un exemple : dire les faits devient avoir un avis sur tout qu'il faudrait taire face à l'émotion, la meilleure méthode pour que l'émotion gagne contre les faits.
              Les faits n'ont plus d'importance, la masse (oui, je sais que je vais me faire descendre sur ce mot) ne s’intéresse qu'à l'émotion (et on le voit ici, le fait que la personne qui tweete utilise l'émotion le rend positif pour les gens, les gens pensent qu'il a été victime d'une injustice, le fait que ce soit une justice qui ai tranché n'a alors aucune importance; rien de neuf, à chaque fois que la justice même pas dans l’entreprise mais celle de l'Etat rend un jugement qui déplait, regarder les faits fait chier et on se place tout de suite derrière la "victime de l'injustice" du moment où celle-ci nous plait, évidement)

              (désolé, encore un avis, je sais c'est mal d'avoir un avis surtout si il est sur des faits, c'est tellement chiant les faits)

              • [^] # Re: Tweet déjà trompeur

                Posté par . Évalué à 9. Dernière modification le 20/07/16 à 09:02.

                le fait que ce soit une justice qui ai tranché

                Drôle de manière d'appeler ainsi la délibération d'un conseil d'administration d'une entreprise !

                Le mot « jury » me semblerait plus juste.

              • [^] # Re: Tweet déjà trompeur

                Posté par . Évalué à 10.

                Ah je savais bien que tu serais pas d'accord avec moi.
                Mais comme prédit, tu sais pas ce que je pense (je m'en fout. C'est triste pour lui, mais ça arrive tous les jours par ici. Ça empêche pas la compassion cela dit).

                Oui, tu as techniquement raison, mais c'est pas la question.
                T'ES LOURD! C'est ca la question.
                T'encules des mouches sur des paragraphes entier, tout ça pour au final ne rien apporter qu'un point de détail que tout le monde a déjà compris.
                Quand un pote se pointe et te dit "ma boite embauche", tu le reprend pour lui expliquer que c'est pas sa boite?
                Ben là c'est pareil, tout le monde a très bien compris que la boite n'appartient pas qu'à lui, il se serait pas fait virer sinon, forcément.

                Donc quand t'arrive avec tes gros sabots et des phrases pur zenitram "salauds de faits, ils font chier", ben t'es juste lourd. T'apporte rien à la discussion et tu passe juste pour un gros lourd.

                Linuxfr, le portail francais du logiciel libre et du neo nazisme.

                • [^] # Re: Tweet déjà trompeur

                  Posté par . Évalué à 5.

                  En même temps, si les gens arrêtaient de lui répondre, ces phrases passeraient inaperçus…

            • [^] # Re: Tweet déjà trompeur

              Posté par . Évalué à 9.

              Zenitram le preux chevalier redresseurs de tords sur internet.

              Alors, au risque de passer pour un chevalier creux, je te signale que tu as tort d'écrire de manière aussi tordue !

    • [^] # Re: Tweet déjà trompeur

      Posté par . Évalué à 7.

      Mais ici, la compagnie appartient à ses actionnaires, et il semble qu'il ne soit pas actionnaire majoritaire

      Est-ce que tu reprends aussi tous les gens sur internet qui disent "my own children", par exemple ? Parce qu'il me semble que leurs enfants ne leur appartiennent pas.

      Tous les nombres premiers sont impairs, sauf un. Tous les nombres premiers sont impairs, sauf deux.

  • # Qu'est-ce qu'un arbitrage exactement?

    Posté par (page perso) . Évalué à 6.

    Dans le communiqué officiel, ils disent qu'ils ont demandé un arbitrage pour désaccord entre le CEO et CTO. Est-ce que ça veut dire que si le CTO avait "gagné", le CEO (qui est aussi co-fondateur d'après la page "À propos") aurait été licencié à la place? Est-ce que l'arbitrage demandé signifiait "on peut plus travailler ensemble, l'un de nous 2 doit partir"? Parce que si c'est le cas, y aurait forcément eu un mécontent avec le même sentiment d'injustice.

    Comme je connais pas bien tout le vocabulaire d'entreprise, je demande. Peut-être que l'arbitrage a un autre sens là.

    Ensuite je n'ai aucun avis sur la news. Je ne connais aucune des 2 parties (ni personnellement ni professionnellement), pas même Cozy (en dehors des news ici).
    D'un œil extérieur, c'est vrai que ce genre de news est choquant. Je me rappelle à l'époque de Mandrake, y a eu la même situation avec Gaël Duval. À l'époque, j'avais récemment découvert Linux et les Logiciels Libres, Mandrake était ma première distribution, le monde il était beau avec des arc-en-ciel et des papillons. Alors vous imaginez: j'étais outré! Mais depuis j'ai travaillé dans ce genre de startup à l'américaine et ai vu un peu de l'intérieur (même si pas à haut niveau justement, pas celui des "décideurs") et je sais que ces gens jouent à un jeu dangereux avec pour but de se faire beaucoup d'argent. En un sens, "c'est le jeu" et ils ont décidé d'y jouer sans y être forcé. Donc oui y a une prise de risque, mais si jamais tout se passe bien sans lui, j'imagine qu'il a encore des parts conséquentes dans l'entreprise et donc peut toujours se faire plein d'argent. C'est donc un risque relatif aussi, même financièrement. Par contre clairement l'égo en prend un coup.

    Film d'animation libre en CC by-sa/Art Libre, fait avec GIMP et autre logiciels libres: ZeMarmot [ http://film.zemarmot.net ]

    • [^] # Re: Qu'est-ce qu'un arbitrage exactement?

      Posté par . Évalué à 7.

      Hors sujet, mais en lisant ton commentaire, je me suis demandé ce que devenait Gaël Duval, donc j'ai jeté un coup d'oeil à sa page WP, et j'ai été très surpris d'apprendre qu'il a tué 1000 personnes, et a joué dans l'épopée twilight!
      https://en.wikipedia.org/w/index.php?title=Ga%C3%ABl_Duval&oldid=729951090
      Si quelqu’un pouvait cliquer sur le undo idoine dans l'historique de la page, ça serait sympa.

      Depending on the time of day, the French go either way.

    • [^] # Re: Qu'est-ce qu'un arbitrage exactement?

      Posté par . Évalué à 2.

      D'un œil extérieur, c'est vrai que ce genre de news est choquant. Je me rappelle à l'époque de Mandrake, y a eu la même situation avec Gaël Duval.

      Je ne sais pas si c'est la même situation. Duval est parti beaucoup plus tard, alors que Mandrake échouait toujours à être profitable et qu'Ubuntu était en train de réussir son entrée en fanfare, détruisant par là-même les dernières chances de Mandrake sur le "desktop" où elle avait investi tous ses efforts.

    • [^] # Re: Qu'est-ce qu'un arbitrage exactement?

      Posté par (page perso) . Évalué à 5.

      Dans le communiqué officiel, ils disent qu'ils ont demandé un arbitrage pour désaccord entre le CEO et CTO. Est-ce que ça veut dire que si le CTO avait "gagné", le CEO (qui est aussi co-fondateur d'après la page "À propos") aurait été licencié à la place? Est-ce que l'arbitrage demandé signifiait "on peut plus travailler ensemble, l'un de nous 2 doit partir"?

      Oui, c'est bien ça.

    • [^] # Re: Qu'est-ce qu'un arbitrage exactement?

      Posté par . Évalué à 3.

      Demande à Bernard Tapie ou à Christine Lagarde…

  • # Vu ailleurs

    Posté par . Évalué à 10. Dernière modification le 20/07/16 à 00:22.

    J'ai déjà vu ça chez des boîtes de biotech que j'ai eu à connaître. Une demi-douzaine de jeunes docteurs en biologie développent une bonne idée qui a germé chez un ou plusieurs d'entre eux et fédéré les autres et créent une SA. Le développement en bio ça coûte cher, et pour continuer l'aventure, plusieurs tours de table (entendre augmentation de capital) se succèdent. (Petit aparté : chaque nouveau tour de table met de mauvaise humeur ceux qui ont participé au précédent, car ils ont le choix entre voir diluer leur participation et remettre la main à la poche.)

    Le développement, c'est bon pour avoir un produit vendable, mais ce n'est pas ça qui le fait vendre. La boîte s'enrichit de nouveaux acteurs, salariés la plupart du temps, comme des commerciaux, des administratifs, des comptables, rien que de très normal quand on veut faire tourner une boîte. Vient un jour où, même si l'idée de départ devenue le produit se vend bien, il faut diversifier l'offre, faire des choix stratégiques, et ça s'accorde mal avec une direction dans les faits multicéphale. N'oublions pas qu'il y a désormais des personnes qui ont mis des billes dans la boîte sans avoir partagé le romantisme des débuts et qui attendent des résultats.

    Un jour apparaît un nouvel acteur : le tueur. C'est quelqu'un qui est là pour éliminer les fondateurs surnuméraires, qui en tant que fondateurs disposent d'une forme de pouvoir qui est devenu nocive à la gestion efficace de la boîte. Au bout d'un certain temps souvent, il ne reste personne des acteurs du commencement. Si l'on veut parler du cas spécifique du tueur, pour ce que j'ai eu à en connaître, ce ne sont pas vraiment des personnes qui suscitent spontanément la sympathie.

    D'après ce que je peux lire entre les lignes, ce qui s'est passé chez Cozy cloud est très nettement moins brutal que ce que je viens de décrire, mais a une même cause, la difficulté de gérer une entreprise quand le pouvoir est partagé entre des personnes qui ne sont pas d'accord sur la route à suivre. Cozy cloud a une structure de boîte privée, ce n'est pas une SCOP, et même si c'en était une ça ne constituerait pas une structure anarcho-syndicaliste dont toute les décisions se prennent en assemblée générale.

    Pour ma part je trouve leur but fort louable, nous réapproprier nos données, et la manière de faire saine, en produisant du logiciel libre. J'attends un peu plus qu'un tweet pour me faire une opinion sur le reste.

    PS : je sais, le mot multicéphale n'existe pas.

    • [^] # Re: Vu ailleurs

      Posté par . Évalué à 10.

      PS : je sais, le mot multicéphale n'existe pas.

      Mais le mot polycéphale, lui, existe — poly c'est le préfixe d'origine grecque, multi est d'origine latine.

      Sapere aude ! Aie le courage de te servir de ton propre entendement. Voilà la devise des Lumières.

      • [^] # Re: Vu ailleurs

        Posté par . Évalué à 4.

        bien vu. Note que l'un n'empêche pas l'autre : poly c'est d'origine grecque comme tu le soulignes, et forme c'est d'origine latine, pourtant le mot polyforme existe bien :)

        • [^] # Re: Vu ailleurs

          Posté par . Évalué à 4. Dernière modification le 20/07/16 à 21:48.

          Je ne connaissais pas ce terme, je connaissais les polyomininos mais pas les polyformes. Il fallait bien trouver un mot pour rendre le concept, polymorphe et multiforme étant déjà pris et n'ayant pas la même signification. Cela étant, il n'est pas rare de trouver de mots qui mélangent des racines grecques et latines comme dans ton exemple de « bicéphale ».

          Chez les xyloglottes, certaines expressions peuvent faire polémique : doit on dire « capillotétratomie », « tétrapilectomie » ou bien « quadricapillosection » ? Tout ceci est quelque peu céphalocaptatoire ! :-P

          Sapere aude ! Aie le courage de te servir de ton propre entendement. Voilà la devise des Lumières.

      • [^] # Re: Vu ailleurs

        Posté par . Évalué à 9.

        Merci de me l'apprendre, je n'ai pas pensé aux autres racines. Je connaissais bicéphale et me voyais fort marri que multicéphale n'existât point.

  • # Vision stratégique

    Posté par . Évalué à 10. Dernière modification le 20/07/16 à 14:31.

    NextInpact parle de divergences dans la vision stratégique, concernant l'élargissement de l'offre à de l'hébergement ou du hardware :

    Alors que l'entreprise se concentre actuellement sur le développement de Cozy en partenariat avec de grands comptes et des hébergeurs (Gandi et OVH), Frank Rousseau présentait une troisième voie. « J'ai présenté une stratégie avec une mise sur le marché rapide d'un produit générateur de chiffre d'affaires répétable » explique-t-il.

    Concrètement, il proposait de monter une plateforme d'hébergement gérée par Cozy, avec choix de l'hébergeur, pour trouver rapidement un prix, des options et un discours convaincants. À terme, il espérait pouvoir distribuer en propre du matériel avec Cozy pré-installé. Une proposition rejetée par l'entreprise, qui se concentre sur ses partenariats.

    Selon Frank Rousseau, son idée n'aurait d'ailleurs pas été débattue. « Cette démarche ne convenait pas au président. […] J'ai toujours demandé un débat constructif sur les orientations de la société et n'ait eu en réponse qu'un débat sur ma révocation », pendant plusieurs mois, affirme-t-il. Le co-fondateur ne compte donc pas en rester là. « Je donnerai donc les suites judiciaires qui conviennent à cette révocation que je considère comme totalement abusive », avant de fonder une nouvelle startup ou d'en rejoindre une autre, explique-t-il.

    • [^] # Re: Vision stratégique

      Posté par (page perso) . Évalué à 8.

      Selon Frank Rousseau, son idée n'aurait d'ailleurs pas été débattue. « Cette démarche ne convenait pas au président. […] J'ai toujours demandé un débat constructif sur les orientations de la société et n'ait eu en réponse qu'un débat sur ma révocation », pendant plusieurs mois, affirme-t-il. Le co-fondateur ne compte donc pas en rester là. « Je donnerai donc les suites judiciaires qui conviennent à cette révocation que je considère comme totalement abusive », avant de fonder une nouvelle startup ou d'en rejoindre une autre, explique-t-il.

      J'ai hâte d'avoir la version (subjective) de Franck Rousseau car malheureusement si les CTO sont souvent ceux qui partent en premier c'est parfois de leur fait, mais parfois non (et pas nécessairement justifié).

      Bon courage en tout cas, et quoi qu'il arrive merci pour ce travail et tout ce que tu as créé autour, en particulier le fait d'avoir "construit" une solution open-source ciblant les intérêts personnels et capable de lever des millions d'euros.

    • [^] # Re: Vision stratégique

      Posté par . Évalué à 9.

      il proposait de monter une plateforme d'hébergement gérée par Cozy, avec choix de l'hébergeur, pour trouver rapidement un prix, des options et un discours convaincants. À terme, il espérait pouvoir distribuer en propre du matériel avec Cozy pré-installé.

      Ça semble raisonnable. Plus que la position officiel de Cozy :

      http://www.lopinion.fr/edition/economie/tristan-nitot-cozy-cloud-invente-nouvelle-forme-service-client-qui-104408

      Il est alors possible d’imaginer des services innovants : si par exemple un utilisateur n’a pas les moyens de payer sa facture de gaz, une alerte provenant de l’application bancaire peut être envoyée à l’énergéticien, qui pourra ensuite faire un geste commercial.

      et ça ça fait un peu peur :

      Nous avons par ailleurs la possibilité d’auditeur ces données et donc de savoir lesquelles sont copiées et partagées.

      • [^] # Re: Vision stratégique

        Posté par (page perso) . Évalué à -1. Dernière modification le 21/07/16 à 11:08.

        Ça semble raisonnable. Plus que la position officiel de Cozy

        Je ne vois pas l’incompatibilité avec les 2…
        Que ton Cozy soit chez toi, chez un partenaire ou hébergé en propre par CozyCloud, le fonctionnement décrit plus haut reste le même : récupérer toutes tes données, les mettre sur ton Cozy pour y faire de la « small data » personnelle.

        et ça ça fait un peu peur :

        Nous avons par ailleurs la possibilité d’auditeur ces données et donc de savoir lesquelles sont copiées et partagées.

        Le « nous » est à prendre au sens « les utilisateurs ». L’intégralité des accès et émissions de données est logguée dans le Cozy de l’utilisateur, qui peut y accéder pour voir si une application fait un usage abusif ou interdit des données.
        L’hébergeur/partenaire n’a pas accès à ces logs (légalement et contractuellement en tout cas, techniquement un tiers technique fait tout ce qu’il veut, il a accès aux machines :P)

        • [^] # Re: Vision stratégique

          Posté par . Évalué à 4.

          Honnêtement je ne vois pas comment ça peut fonctionner…

          Une banque ou GDF va demander à ta grand-mère d'installer un raspberry pi chez elle ou de souscrire un abonnement sur cozycloud.com pour pouvoir échanger des données ? Ça ne me semble pas très rationnel, sauf si toute la population française s'installe un cozy ce qui permettra d'uniformiser les échanges.

          Pour le moment je vois plus ça comme un truc sympa pour des adeptes de DIY, et je ne vois pas trop non plus le rapport par rapport à la raison d'être initiale de cozycloud (fichiers, caldav, carddav etc).

          • [^] # Re: Vision stratégique

            Posté par (page perso) . Évalué à 2.

            Une banque ou GDF va demander à ta grand-mère d'installer un raspberry pi chez elle ou de souscrire un abonnement sur cozycloud.com pour pouvoir échanger des données

            Elle peut aussi te fournir gratuitement un cozy minimaliste par défaut, en te laissant le choix d’utiliser un autre cozy (auto-hébergé, hébergé ou prestataire) si tu le souhaites.

          • [^] # Re: Vision stratégique

            Posté par (page perso) . Évalué à 10.

            Une banque ou GDF va demander à ta grand-mère d'installer un raspberry pi chez elle ou de souscrire un abonnement sur cozycloud.com pour pouvoir échanger des données ?

            EDF installe bien un linky chez les particuliers…

      • [^] # Re: Vision stratégique

        Posté par . Évalué à 10.

        Il est alors possible d’imaginer des services innovants : si par exemple un utilisateur n’a pas les moyens de payer sa facture de gaz, une alerte provenant de l’application bancaire peut être envoyée à l’énergéticien, qui pourra ensuite faire un geste commercial.

        "Bonjour, nous constatons que vous ne pouvez pas payer la facture du gaz mais que vous pouvez payer celle de votre abonnement internet. Nous nous permettons donc de vous envoyer cette lettre personnalisée de résiliation pour votre FAI. Vous pourrez ainsi dégager des sommes pour nous rembourser. Merci. Bisous!"

      • [^] # Re: Vision stratégique

        Posté par . Évalué à 4.

        La vision stratégique pour Cozy est à rapprocher aussi avec les objectifs de la MAIF dans le milieu bancaire avec leur "néo-banque" Nestor.

        http://score-advisor.com/nestor-une-neo-banque-qui-laisse-perplexe/

        Je ne sais pas si c'est Cozy qui leur servira de support applicatif mais si c'est le cas je suis curieux de voir comment leur vision résistera aux orientations métiers voulues par la MAIF.

        Car leurs objectifs finaux respectifs me paraissent être clairement opposés: liberté et confidentialité des données vs. pratique du "self data".

  • # Cloud drama

    Posté par (page perso) . Évalué à 5. Dernière modification le 25/07/16 à 10:38.

    D'abort ownCloud et Nextcloud se séparent. Maintenant c'est CozyCloud et son CTO.
    Et puis Seafile fork également:

  • # licenciement sec

    Posté par . Évalué à 1.

    Non mais vous avez compris que le CTO a été viré sans préavis ni indemnité et que ça va se finir devant les tribunaux ? Un nouvel actionnaire arrive et un mois après il y a le DG qui gicle, le hasard sans doute…

    Pour une boite qui édite un soft qui manipule et stocke des données personnelles, la transparence chez eux y a pas à dire ça envoie du rêve.

    • [^] # Re: licenciement sec

      Posté par (page perso) . Évalué à 6.

      Non mais vous avez compris que le CTO a été viré sans préavis ni indemnité et que ça va se finir devant les tribunaux ?

      Il était mandataire social et non pas salarié. Il n'y a pas de préavis ou d'indemnité légale dans ce cas.

      Un nouvel actionnaire arrive et un mois après il y a le DG qui gicle, le hasard sans doute…

      Pour révoquer un mandataire social, il faut une assemblée générale qui a lieu une fois par an. La très grande difficulté pour les 2 co-fondateurs à s'entendre date de bien avant la levée de fonds. Donc, oui, c'est un hasard du calendrier.

      Pour une boite qui édite un soft qui manipule et stocke des données personnelles, la transparence chez eux y a pas à dire ça envoie du rêve.

      La transparence, on l'applique au code : c'est du Logiciel Libre. Par contre, pour la gestion interne de la société, il y a d'autres principes qui prévalent, comme le respect de la vie privée (y compris celle des 2 co-fondateurs).

      • [^] # Re: licenciement sec

        Posté par . Évalué à 4.

        Pour le moment, il n'y a rien a redire sur la stratégie vis à vis du LL.

        L'avenir nous dira ce qu'il en est. Des boîtes qui pratiquent l'open source washing, il y en a plus d'une.
        Avec Tristan Nitot et toi dans le navire, on peut espérer que le projet ne s'égarera sur le chemin.

        Que sera sera …

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