Le système d'exploitation FreeBSD est arrivé dans sa dixième cuvée. Cette version très attendue apporte notamment la gestion de l'affichage par le noyau (Kernel Mode Setting) pour les pilotes AMD et l'hyperviseur bhyve.

Le système d'exploitation FreeBSD est arrivé dans sa dixième cuvée. Cette version très attendue apporte notamment la gestion de l'affichage par le noyau (Kernel Mode Setting) pour les pilotes AMD et l'hyperviseur bhyve.


Suite à une demande de journal sur ce sujet lors d'une discussion sur le choix de licence libre, je m'y mets : je vais tenter une explication sur pourquoi j'ai peu à peu changé ma vision vis à vis du copyleft, pour finalement l'abandonner (autant donner la conclusion tout de suite, pour éviter les déçus), et ce en tentant d'éviter les trolls (ce qui est difficile sur ce sujet, tant les positions entre les deux "camps" sont dures).
Commençons par (…)
Glances est un outil de supervision système utilisant une interface texte (curses). Il est développé en langage Python, utilise la bibliothèque PsUtil pour la collecte des données, et est fourni sous licence LGPL. La dernière version (1.5) propose de nombreuses améliorations et notamment un mode client‐serveur permettant de surveiller à distance une machine. Glances permet de surveiller des machines GNU/Linux, BSD, Mac OS X et même Windows (mais uniquement en mode serveur).
En plus des classiques statistiques, comme le pourcentage d’utilisation des processeurs, la charge de la machine et la consommation mémoire, Glances permet également de surveiller le débit des interfaces réseaux, les entrées‐sorties disques, l’espace disque disponible sur les points de montage et le détail des processus.
L’objectif principal de cet outil pour les administrateurs système est de disposer de manière claire et rapide de l’ensemble de ces informations dans un(e) unique console/terminal.
DragonFly est un système d’exploitation de type UNIX, issu d’un fork de la branche 4.x de FreeBSD, il y a maintenant presque 10 ans. Initialement, le but était d’arriver à un système d’exploitation pour grappe de serveurs — cluster — et, entre autres, de garantir la cohérence de cache au niveau du système d’exploitation, pour permettre à plusieurs applications de tourner sur une multitude de machines dans un même environnement logiciel. Bien que ce ne soit plus le but premier, ce concept a influencé et continue d’influencer l’architecture du noyau.
Cette dépêche a été rédigée en collaboration avec d-jo, EggMan, bastien, Nÿco et Neox. Merci à tous les participants.
Bob Beck a annoncé la version 5.2 d’OpenBSD, un système d’exploitation UNIX basé sur BSD, libre et multi‐plate‐forme : « Nous sommes fiers du record d’OpenBSD de plus de 10 ans avec seulement deux trous de sécurité à distance dans l’installation par défaut » — « We remain proud of OpenBSD’s record of more than ten years with only two remote holes in the default install ».
Au niveau des changements, « Le changement le plus significatif de cette version est le remplacement des uthreads au niveau utilisateur par des rthreads au niveau noyau, permettant aux programmes “multi‐threadés” d’utiliser de multiples processeurs ou cœurs. » — « The most significant change in this release is the replacement of the user‐level uthreads by kernel‐level rthreads, allowing multithreaded programs to utilize multiple CPUs/cores. » Il contient, entre autres, GNOME 3.4.2 et KDE 3.5.10, ainsi que :
Tout est détaillé sur la page pointée par le premier lien, et résumé par GCU Squad sur le second lien.
La Fondation NetBSD est fière de vous annoncer la disponibilité de NetBSD 6.0 !
NetBSD est un système d’exploitation libre, de type UNIX, dérivé de Net/2, 4.3BSD et 386BSD. Il est ainsi un héritier tout droit issu de BSD UNIX et, en réalité, le premier projet à avoir posé les bases de ce qu’allait devenir « un projet communautaire ». Ce système met l’accent sur la propreté de son code source, sa lisibilité et, par extension, sa portabilité. Il est aussi connu pour avoir été la base d’OpenBSD.
Cette nouvelle version majeure fait suite à NetBSD 5.0 et 5.1, disponibles pour leur part depuis avril 2009 et novembre 2010.
Les changements sont détaillés en seconde partie de cet article.
NdA. : cette dépêche est une formidable aventure collective ; merci donc à iMil, d-jo, baud123, apkwa, B16F4RV4RD1N, nonas, GuiGui2, Sygne, Patrick Lamaizière, Brndan et wolowizard pour leur participation plus que soutenue à l’écriture de cet article !
Pour la troisième année consécutive, le groupe d’utilisateurs du système d’exploitation NetBSD, NetBSDfr, vous invite cet automne à participer à un Hackathon articulé autour du système au drapeau orange.
Pendant deux jours, le 10 novembre et le 11 novembre 2012, nous vous proposons de participer à la vie du système NetBSD :
C'est la rentrée pour Actux. L'association a pour buts principaux la défense et la promotion des logiciels libres ainsi que la création et la diffusion de la culture libre. Elle s'adresse principalement aux étudiants mais ne s'y limite pas : tout le monde peut participer aux évènements et être membre.
Pour cette rentrée 2012, deux évènements sont programmés, un "apéro du libre" le 6 septembre ainsi qu'un "mardi du libre" le mardi suivant, sur le thème de la vie privée sur internet.
Apéro du libre le jeudi 6 septembre au Golden gate café, 3 rue Saint George à partir de 19h. Cette première rencontre sera l'occasion de discuter de logiciel libre, faire connaissance avec les nouveaux arrivants à Rennes et
pourquoi pas faire des projets libres pour l'année à venir.
Mardi du libre le mardi 11 septembre à partir de 18h30, qui commencera par une présentation de type "lightning talk" et une table ronde sur le thème de la vie privée sur internet. Les "mardi du libre" sont l'occasion de venir bidouiller, échanger autour du logiciel et de la culture libre (entendre musique, arts numériques etc.), résoudre des problèmes techniques ou installer des OS et logiciels libre.
Dans le courant du mois d'octobre, une assemblée générale aura également lieu afin d'élire un nouveau bureau. Les étudiants de toute discipline sont cordialement invités afin de prendre part dans l'association. Le lieu et la date n'ont pas encore été fixés.
Est-ce que l'évolution de GNU/Linux doit se faire au détriment de BSD ? Voyons un peu :
Comme tous les six mois, une nouvelle version d'OpenBSD est sortie. La version 5.1 est sortie le 1er mai, permettant aux personnes ne voulant pas défiler de pouvoir mettre à jour leur serveur. La chanson accompagnant la version 5.1 est « Bug Busters ».
La liste des changements est assez longue, vous en trouverez une liste réduite en deuxième partie de dépêche.
Le projet DragonFly BSD est heureux de vous annoncer la sortie de la version 3.0 de l'OS à la libellule.
DragonFly BSD est un fork de FreeBSD qui est apparu en juin 2003, pour continuer le développement de la branche 4.x de FreeBSD.
Le développeur principal du projet, Matt Dillon, jugeait que le système de threading de FreeBSD 5 n'allait pas dans la bonne direction. À la place, DragonFly utilise un système de serializing tokens et surtout un système de threads noyaux légers nommé LWKT. DragonFly inclut également le système de fichiers à haute disponibilité Hammer.
Nanal,
http://blog.ngas.ch/ nous gratifie (l'entrée a quelques mois, mais je me réveille maintenant) d'une réflexion sur l'évolution des technologies dans l'écosystème GNU/Linux. Ça se passe ici (en anglais).
En résumé et en prenant la liberté de reformuler un peu violemment, la tendance à vouloir rendre GNU/Linux prêt pour le desktop conduit à s'enfermer dans des technologies qui posent plus de problèmes qu'elles n'en résolvent. L'auteur cite pour appuyer son propos, principalement bien évidemment tous les logiciels que Lennart à pondu (…)
Avec l'évolution de FreeBSD, les changements visibles par l'utilisateur devraient être les moins déroutants possible. Par exemple, un réarrangement arbitraire des variables de démarrage du système dans le fichier /etc/defaults/rc.conf viole ce principe (POLA--principe du moindre étonnement). Les développeurs prennent en compte ce principe quand ils s'intéressent aux changements du système visibles par les utilisateurs.
Cette définition de la POLA (Principle Of Least Astonishment) tirée du freebsd-glossary donne une bonne idée du processus de développement de FreeBSD. Les décisions sont consensuelles, la compatibilité binaire est assurée, les changements ne doivent pas perturber les utilisateurs. C'est ce qui fait — qualités techniques mises à part — de FreeBSD un OS particulièrement stable et agréable à utiliser en production.
Alors que l'été avait été particulièrement trollesque sur le ton « Linux va nous bouffer — on va tous mourir », ce processus tranquille fait preuve une fois de plus de son efficacité démontrant aux sceptiques que cette stabilité n’empêche pas l’innovation. Et c'est finalement une version 9 riche en nouveautés et en améliorations que nous livre le projet.
Il y aura sans doute des benchmarks, des tests précis et millimétrés. Mais sans les attendre, on peut déjà affirmer sans crainte que l'amélioration des performances sur le réseau et le smp est simplement hallucinante.
NdM : grand coup de chapeau pour cet article rédigé de manière collaborative par 19 contributeurs en près de 300 révisions ! Merci à reno, Manuel Menal, Bapt, Michaël, d-jo, Thierry Thomas, inico, Nils Ratusznik, Laurent Cligny, GeneralZod, Xavier Claude, Patrick Lamaizière, Frédéric Perrin, Stéphane Aulery, elf32_ pour avoir contribué à cet article !
Cher journal,
Comme il en est de plus en plus souvent question ici, je regrette que nos logiciels aient de plus en plus tendance à souffrir d'embonpoint, et que l'architecture de nos systèmes ressemble de plus en plus à des oignons qui empilent couches sur couches. Je me suis donc mis en tête de rechercher un système d'exploitation propre, simple, épuré, diaphane.
Comme j'ai par ailleurs (…)