- Brothers - Film de Jim Sheridan.
- Fantastic Mr Fox - Film de Wes Anderson
- Sherlock Holmes - Film de Guy Ritchie
- Shutter Island - Film de Martin Scorcese
Le Temps des Grâces
En fait, on y entend parler beaucoup de paysans, en production conventionnelle ou en "bio". Nul affrontement, puisque leur parole montre surtout que tout le monde est d'accord sur le fait qu'il faudra bien changer de paradigme de production. Tout ça monté avec tellement de bon sens que je n'ai pas vu passer les 2h03 du film.
Bref, si vous en avez l'occasion, allez en apprendre un peu plus sur l'intérêt de l'écosystème pour un rendement agricole. Pour ma part, à Auch, on a carrément eu droit à un débat jusqu'à minuit avec l'un des intervenants du film, et c'est fou ce que le cinéma prolongé comme ça redonne envie de revenir dans les salles ! D'ailleurs, la salle de 200 places était pleine, ils ont refusé une cinquantaine de personnes.
Mieux vaut Avatar qu'un navet
Sur cette planète à la faune et flore très développée vivent paisiblement les Na'vi, des humanoïdes bleus vouant à leur planète un respect le plus profond. Se dessine alors un scénario prévisible : les Na'vi souffrent de la destruction de leur environnement par les Terriens et s'y opposent, obligeant les militaires à utiliser la force tout en se découvrant des alliés chez les scientifiques de la mission. Ce scénario « écolo-compliant » est donc tout à fait dans l'air du temps. Pour pimenter un scénario téléphoné, et comme le suggère le titre du film, les protagonistes Terriens font usage d'avatars, des hybrides humains-Na'vi, pour communiquer avec les autochtones, l'atmosphère de la planète étant toxique pour les humains. Les héros synchronisent un lien mental avec leur avatar afin de le contrôle ainsi comme leur propre corps (les amateurs d'Evangelion pourront crier au repompage en toute bonne foi). Les ingrédients classiques amour, jalousie, mort du mentor, trahison d'un benêt qui mène ensuite la révolution sont également utilisés, ce qui n'aide pas à rendre original le scénario.
Passons maintenant au plus gros argument de ce film : la 3D. Vous connaissiez les magazines présentant des dinosaures que vous pouviez voir en 3D avec des lunettes spéciales (un œil couvert par un film d'une couleur particulière), James Cameron a appliqué cette idée à son film. Cette vision 3D apporte un certain plus au film, les images semblent plus profondes et plus prenantes. Le design des décors et de l'environnement est très réussi et se marie parfaitement avec la profondeur que donnent les lunettes en 3D. Certaines scènes semblent toutefois avoir été filmées volontairement pour profiter de la 3D, dans le sens où si la 3D n'était pas là, la scène ne le serait pas non plus et ces scènes introduisent parfois une certaine lenteur dans le film, mais rien de dramatique. Le design de la faune ne plaira pas à tout le monde, les Na'vi manquent à mon goût de charisme et de personnalité (sous-entendu affiché sur leur visage), rendu 3D oblige malheureusement.
Si vous aimez la science fiction, les effets spéciaux, les combats de robots contre bestioles géantes montées par les indigènes, les beaux décors enchanteresques, profiter d'un beau spectacle pour vous évader, découvrir un film en relief (et il n'est sûrement pas le dernier) n'hésitez pas, je vous le recommande, même s'il manque quand même certaines choses pour faire de ce film un film à ne pas manquer.
NdM : Lire également le journal de Pierre Tramonson.
NdM2 : un système DRM a empêché certaines séances en avant-première du film en Allemagne : la société gérant le DRM n'a pu fournir à temps les clés nécessaires par film par projecteur par serveur de diffusion par cinéma.
Docufiction Crossroads, la route du blues
Le film raconte l'histoire de Robert « Bud » Johnson, un homonyme du fameux bluesman, un blanc vivant dans le Missouri et qui poursuit le rêve étrange d'être celui qui trouvera le légendaire trentième morceau.
Une nouvelle version de "CROSSROADS, la Route du BLUES" est disponible. Ce film a la particularité d'être sous licence CC by-nc-nd >= 2.0 . L'image du DVD (3.8 Go) est téléchargeable gratuitement par freetorrent.fr. On trouve dans l'image DVD le film en version anglaise sous-titré en français et en bonus l'ensemble de la bande sonore sous forme de 19 titres codés au format MP3 à 192 kbps.
NdM : le téléchargement du film serait moyennement illégal.
Katyń (Pologne)
La diffusion restreinte de ce film peut s'expliquer par une production nationale polonaise, un désintérêt pour une page de l'histoire assez peu connue mais aussi par la polémique qui surgit et persiste aujourd'hui autour de ce massacre.
X-Men Origins: Wolverine
Un film fort attendu des amateurs de l'univers des comics Marvel, qui entre bien entendu dans la catégorie des productions américaines à fort budget, plein d'action et pétri d'effets spéciaux plus spectaculaires les uns que les autres.
Ceux qui, comme moi, ont apprécié la trilogie X-Men ne seront pas déçus : tout en se focalisant sur la genèse du personnage de Wolverine (des premières manifestations de ses pouvoirs dans l'enfance, à sa période ténébreuse comme sujet d'expérimentation de l'armée...), le film fait apparaître en leurs temps d'autres personnages que l'on retrouvera dans les trois opus, se reliant intelligemment à ceux-ci en comblant quelques ellipses scénaristiques et en répondant aux multiples interrogations sur le passé énigmatique de Logan qui s'y posaient.
Un fort bon moment de cinéma à grand spectacle.
Chomsky & Cie
Ce film tourne dans les salles depuis novembre 2008, mais le faible nombre de copies et la taille des salles de ma ville ont fait qu'il ne nous est arrivé que hier ;-)
Star Wars : The Clone Wars
L'histoire se situe entre l'épisode 2, l'attaque des clones et l'épisode 3, la revanche des Sith, pendant ce que l'on appelle la guerre des clones.
Ce film d'animation est en fait la concaténation des trois premiers épisodes de la série éponyme en préparation pour une diffusion télévisée, et n'a pas été réalisée par George Lucas, mais par Dave Filoni, quasi-inconnu du grand public. Ce n'est qu'en voyant le résultat que George Lucas, impressionné, a décidé d'en faire un film.
Sortie du film libre "Big Buck Bunny"
Le 1er octobre 2007, une équipe de la fondation Blender, dirigée par Ton Roosendaal, s'était donc mis au travail dans les nouveaux locaux à Amsterdam, pour nous offrir, 7 mois plus tard (avec un petit mois de retard sur le délai prévu donc), un petit chef d'œuvre de l'animation 3D. Le film, Big Buck Bunny (du nom du personnage principal, vous l'aurez deviné, c'est un gros lapin), qui dure un peu moins de 10 minutes, fût présenté en avant première le 10 avril 2008 au cinéma Studio K à Amsterdam et les DVD ont commencé à être envoyés à partir du 20 mai. Le film est désormais en téléchargement libre depuis le 30 mai.
L'histoire met en jeu un gros lapin qui est pourchassé par un groupe d'animaux de la forêt qui, il faut le dire, sont assez facétieux. Je ne vous en dis pas plus et vous laisse découvrir.
Big Buck Bunny a été conçu du début à la fin avec des logiciels libres, à savoir :
- Ubuntu Linux comme système d'exploitation
- Blender (évidement) dans sa mouture 2.4 pour la modélisation et l'animation 3D
- GIMP et Inkscape respectivement comme éditeur d'images et éditeur d'images vectorielles
- Subversion pour gérer différentes versions des fichiers produits durant la réalisation du film
- Python pour la programmation
Ce film est une nouvelle occasion de constater que les outils libres sont désormais de réelles alternatives aux solutions propriétaires, y compris dans des domaines complexes tel que l'animation 3D. On pourra notamment noter la texture des poils des animaux, qui semble avoir été particulièrement travaillée, ce qui donne un rendu fort agréable et réussi.
There will be blood
Le genre : There will be blood est un film complexe, entre reconstitution historique à propos des pionniers du pétrole américain et fresque psychologique sur le pouvoir, l'isolement et la folie, le tout mêlé à une musique oppressante et omniprésente. There will be blood, ce n'est pas un film classique.
L'histoire : Je ne vais pas vous raconter la fin, ni le début d'ailleurs, mais tenter de vous donner un très bref aperçu : c'est l'histoire d'un pionnier du pétrole, à partir des années 1890, de son ascension économique mais aussi de l'évolution de sa misanthropie.
Je suis resté volontairement vague. L'une des raisons de mon flou, c'est l'acteur principal, Daniel Day-Lewis, dont la performance exceptionnelle ne peut être décrite facilement avec des mots. Je ne vous conseille d'ailleurs pas de lire un résumé plus précis. Je viens de lire le résumé sur la page anglophone de imbd et je trouve que, sans raconter de choses fausses, il transmet une image du film très différente de la réalité.
En résumé, There will be blood, c'est un beau film avec un acteur formidable, une histoire originale et une musique qui vous met mal à l'aise.
NdM : Si vous préférez parler d'Iron Man, il y a un journal sur le sujet.
First they ignore you
Depuis Elephants Dream en 2005 la scène Creative Commons de la création audiovisuelle aux exigences professionnelles est restée quasi déserte. Deux ans et demi après l'image de synthèse c'est le documentaire qui fait son baptême du feu. En effet, depuis la semaine dernière un projet présente une série de documentaires professionnels, en vue d'une diffusion sous une licence Creative Commons (en fonction des financements), et entièrement réalisés avec des logiciels libres.
L'initiative a été saluée par l'équipe de Creative Commons, et supportée personnellement depuis le premier jour par Lawrence Lessig. D'autres acteurs importants du libre ont aussi manifesté leur intérêt et leur enthousiasme par rapport au projet. Le projet expérimente un modèle de financement original appelé "funding and licensing". Il vise à trouver un équilibre entre la liberté du public et contraintes économique.
Ce type d'initiative peut-il démontrer que des solutions sont possibles face à la crispation dont font preuve tous les acteurs du domaine, public, créateurs, politiques, médias et majors au sujet du piratage ? Ces documentaires sont en cours de production. De nouvelles vidéos font régulièrement leur apparition sur le site, ils traitent des mouvements non-violents récents et historiques en Inde.
Cloverfield
Cloverfield c'est donc ça : l'histoire d'une attaque de New York par un monstre géant venu d'on ne sait où, vu par une bande de jeunes (enfin l'équipe de joyeux lurons se fait décimer le long du film) qui filment cet évènement avec le caméscope de tonton Henri. Et c'est la cassette de ce caméscope qui nous est diffusée. Je rassure les lecteurs : c'est semble-t-il un caméscope d'une autre génération que les HI-8, l'image étant plutôt jolie quand même.
La bande de jeunes tente donc tantôt de s'enfuir, tantôt d'aller secourir la petite amie d'un des protagonistes, tout en croisant des soldats américains en déroute, des monstres aux mâchoires fatales et en laissant à chaque étape un de leur amis joncher le trottoir. On peut ainsi admirer leur déambulation dans les rues New York, le métro et des immeubles en ruines.
Seulement, il y a un hic. Une forte impression de coquille vide est ressentie lorsqu'on assiste avec stupéfaction à l'arrivée du générique de fin. A se demander même si finalement le très maigre contenu diffusé pour entretenir le buzz sur internet n'a pas été plus conséquent faute de mieux. Car c'est ce qui manque au film : du contenu, et du fond (spoiler ci-dessous).
Je suis une légende
Second film de Francis Lawrence ( son premier étant Constantine), il met en scène le célèbre Will Smith dans un contexte post-apocalyptique où il est le dernier survivant de la ville de New York et peut-être du monde entier. Coté casting, le moins qu'on puisse dire c'est que ça n'a pas du coûter trop cher, vu le peu d'acteurs qu'on y trouve.
Son synopsis est un grand classique du genre "zombie" : Un vaccin contre le cancer qui a muté et qui s'est propagé par voie aérienne a transformé tous les habitants en créatures asociales et très agressives qui veulent assouvir leur instinct de survie le plus primitif : manger. Will Smith interprète le scientifique de l'armée qui essayait de le vaincre. Le hasard a fait qu'il soit naturellement immunisé et le film retrace quelques tranches de vie, sa lutte contre les créatures et ses recherches pour fabriquer un vaccin.
Présenté comme un film catastrophe où un héros doit sauver le monde, il en ressort qu'il ne s'agit pas vraiment de cela, ce qui m'a réellement ravi. Contrairement au récent Resident Evil Extinction, on n'a pas affaire à un énième film où un soldat d'élite invincible et téméraire casse du zombie avec n'importe quel ustensile qui lui passe sous la main, et ce film s'éloigne heureusement de cette trame qui commençait un peu à me lasser.
Contrairement à ce que nous laisse penser la première scène (une course poursuite dans New York au volant d'une vrombissante Ford Mustang Shelby), nous avons pas affaire à un film 100% action mais plutôt à un anti-héro on ne peut plus humain (qui n'a quand même pas oublié comment faire des tractions ou comment se servir d'un fusil d'assaut, formation militaire oblige) et le film essaie de se focaliser sur ses faiblesses, sa sensibilité, sa peur, son désespoir, parfois son courage, bref tout ce qui fait de lui un humain par rapport aux créatures. Ponctuée de scènes sursautantes, ou d'autres humoristiques (parfois cyniques), ce film de "zombie" apporte une certaine fraîcheur au genre, qui nous avait plutôt habitué (ou même lassé) à des "slash'em all", tout en entretenant un certain suspense par moment.
Coté mise en scène, la désertion de New York est plutôt réussie, mais pas encore assez vertigineuse à mon goût, j'aurais aimé voir un peu plus le vide laissé par les habitants. Du coté des créatures, je trouve que leur "animalité" et déformations physiques ont été un peu exagérées, mais cela a permis d'appuyer sur l'impuissance du héros face à eux.
Mon sentiment final est donc qu'il s'agit d'un très bon film de zombie, qui nous change de ce à quoi on a été habitué, j'y ai passé un très bon moment, même si je suis un tout petit peu resté sur ma faim, sûrement à cause du final pas spécialement surprenant. Je le recommande à tous ceux qui veulent passer un bon moment de détente, qui aiment sursauter de temps en temps et qui aiment avant tous les films de zombies. Râleur en tout genre à la recherche de films d'auteurs à-la-festival de Cannes, bien évidemment, passez votre chemin !
American Gangster
Parallèlement à son histoire est comptée celle d’un flic incorruptible interprété par Russell Crowe qui après s’être mis à dos tous ses collègues pour son excès d’honnêteté, se voit mis à la tête d’une nouvelle brigade de lutte contre les stupéfiants, constituée d'incorruptibles et visant à stopper les gros poissons du marché de la drogue.
On retrouve une trame déjà utilisée dans Les Infiltrés de Martin Scorsese où les activités professionnelles des 2 héros sont narrées en parallèle et parsemées de divers épisodes de leur vie privée. On voit tout au long du film leur histoire se rapprocher à coups d’erreurs pour l’un et de bons coups pour l’autre, pour une confrontation finale inévitable.
J’ai adoré ce film et y ai tout de suite trouvé un air de Les Infiltrés (auquel j’avais un peu moins accroché tout de même). Contrairement aux Infiltrés qui s’écoulait de 1970 à nos jours, celui ci reste dans les seventies et on repense de temps à autres forcément aux vieilles séries américaines des années 80 avec leurs voitures rectangulaires, leurs styles vestimentaires bien à eux, les armes à feu à barillets, tout ceci dans une ambiance parfois glauque, merci aux scènes décrivant le monde tournant autour de l'héroîne et du trafic de drogue.
Bref, je le recommande à tous, c’est 2h30 de bonheur !
Projection et débat autour du logiciel libre.
Projection unique mercredi 5 décembre à 20h00 suivie d’une rencontre autour des logiciels libres avec Marc Jourlin, enseignant-chercheur en informatique à l'Université d’Avignon.
Vous pourrez venir avec vos questions, vos doutes, vos expériences ou même avec vos ordis, des étudiants en informatique de l’IUP de l'Université d'Avignon pourront échanger avec vous et faire des démonstrations de Linux et autres logiciels libres.
Cet évènement démontre la volonté de l'Université d'Avignon et des Pays du Vaucluse (et des universités) à se rapprocher du monde du logiciel libre.

