Je me demande si l'affaire WikiLeaks n'est pas non plus considérée comme un test "grandeur nature" de la puissance des gouvernements sur le contre du réseau. C'est clair que Wikileaks a emm*** pas mal de monde, non seulement pour ce qu'ils ont vraiment fait, mais surtout aussi pour la menace qu'ils représentent. Mais le gouvernement américain a mis tellement d'énergie à bloquer Wikileaks que ça pourrait presque ressembler à un crash test, on essaye avec un site à la puissance de nuisance mineure, et on en profite pour acquiérir des infos sur ce qui a marché ou non, ce qui a été rapide ou pas, etc.
Sur le fond, il y a des gens très intelligents qui soutiennent le principe du secret-défense, et qui pensent qu'il est normal, pour un État, d'avoir des petits secrets qu'il est illégal de dévoiler. Je ne suis pas complètement convaincu, mais j'estime que c'est un argument raisonnable, et qu'il existe un doute légitime sur la question, et les lois correspondantes ne me choquent pas plus que ça (l'utilisation qui est faite du secret défense est, par contre, certainement beaucoup plus critiquable). Si on admet ça, alors tout individu qui viole un secret d'État doit répondre devant la justice de ses actes, et un gouvernement est en droit d'utiliser tous les moyens légitimes pour faire cesser la diffusion de ces informations, soit légalement (typiquement, à l'intérieur du pays en question), soit de manière plus efficace si le site est hébergé aux Bahamas.
Au final, il faut quand même admettre qu'Assange est quelqu'un de très étrange, et que c'est avant tout un provocateur. Certes, c'est rigolo de chier dans les bottes du gouvernement de la plus grande puissance économique mondiale, mais il faut peut-être garder un peu à l'esprit que ce gouvernement enferme des "terroristes" sans procès pendant des années, déclenche des guerres politico-économiques sans l'aval des Nations Unies, et envoie des commandos exécuter des terroristes sur le sol d'États souverains. Alors oui, le pauvre, on lui a peut-être fermé son compte en banque, mais je me demande bien s'il s'attendait vraiment à passer à travers les représailles... À mon avis, s'il n'a pas trouvé trois gusses cagoulés avec des barres de fer au détour d'un chemin, c'est que ça aurait servi sa cause plus qu'autre chose.
tu as mal évalué le temps qu'il te fallait pour doubler une voiture et ta file va disparaître, tu accélères un peu pour passer ;
Hum, c'est de l'argumentaire beauf type "bistro du coin", mais on est bien d'accord que ça ne tient pas une seconde, hein? Si tu te fais coincer d'une manière ou d'une autre en doublant et qu'une voiture arrive en face, c'est complètement suicidaire de faire autre chose que freiner. Il faudra juste re-doubler ton boulet plus tard. Tout véhicule à moteur freine toujours mieux qu'il n'accélère, à n'importe quelle vitesse (c'est une question de sécurité, et c'est la raison pour laquelle ces anciennes histoires de limitateur de vitesse qui désobéissaient et qui forcaient les gens à rouler à 200 se sont toutes avérées bidon).
Quoi qu'il en soit, un bridage à 130 ne pose absolument pas de problème même en cas de dépassement, puisque sur nationale, la limite est de 90 km/h. 40 km/h de réserve de vitesse semblent largement suffisants dans tous les cas de figure.
Brider par GPS est techniquement déraisonnable, les GPS manquent trop de précision et les cartes ne sont pas d'une qualité suffisantes pour ça. Si ton machin croit que tu as pris la bretelle limitée à 30 alors que tu es resté sur l'autoroute, tu vas avoir l'air fin... En plus, il n'est pas dit que la modification du comportement du véhicule en fonction d'informations extérieures est bonne pour la sécurité, les bases de la sécurité, c'est quand même quand l'outil réagit d'une manière prévisible à l'être humain qui l'utilise. Si la voiture se met à accélérer ou à décélérer sans raison apparente, l'effet de surprise et la réaction imprévisible du conducteur anihilent probablement tout effet sécuritaire...
C'est caricaturalement idiot, désolé. Ton argument, c'est que c'est injuste d'avoir une marge de tolérance de 5 km/h, mais que pour mettre tout le monde d'accord, ça serait beaucoup mieux avec 10 km/h. Alors moi je dis 7, et puis mon voisin il dit 12.
En fait, tu identifies le problème toi-même avec la formulation "soit tu roules à la limite et tu n'as rien à craindre..." : le risque, quand on roule à la limite, c'est évidemment de dépasser la limite sans faire attention. Cependant, le miracle du code de la route, c'est que rien ne t'oblige à rouler à la limite.
En effet, le code de la route est pernicieux, parce qu'il encourage l'alcoolisme : quand on doit boire à la limite de 0.5g/L, c'est quand même deux verres par jour.
La mesquinerie se retrouve partout : quand tu bourres tes enveloppes de confettis pour arriver pile à 20g, tu peux dépasser et tu devras payer une pénalité : avec sa limite, la Poste fait tout pour t'encourager à payer le supplément. D'ailleurs cela n'arriverait pas si la limite était à 22g.
Les problèmes de sécurité routière sont réels et les solutions adaptées sont nécessairement complexes. D'un côté, on a l'argumentaire des associations de motards ou d'automobilistes, qui se résume en gros à "Maaaaais non! Moi je veux vroum vroum tuuut tuuut!" sous un vernis de peseudo-sérieux souvent tellement maladroit qu'il en est pathétique, et d'un autre côté, on a un gouvernement qui n'a pas compris ce qu'était un phénomène multifactoriel. Ça me fait penser à un problème d'optimisation logicielle ; on identifie un bottleneck (ici, les excès de vitesse), on travaille dessus et on améliore les performances, qui rapidement recoincent à cause d'un autre bottleneck ailleurs. Mais au lieu de rechercher le nouvel élément bloquant, on insiste, et on va jusqu'à trépigner de colère, parce que modifier ce petit truc là a marché une fois, et qu'on ne comprend pas pourquoi ça ne marche plus.
Les données sont publiques mais le recueil de données dans une base ne l'est pas. Une base de données n'est pas nécessairement un fichier informatique, ça peut très bien être une série de tableaux dans un livres -- typiquement, un annuaire téléphonique est une base de données. Les données sont publiques, elles peuvent être réutilisées à volonté. Par contre, l'organisation des données dans une base organisée est soumise au droit voisin, et est protégée. On peut par exemple réutiliser un sous-ensemble d'un bottin téléphonique, mais on ne peut pas scanner le bouquin et le réimprimer. On peut extraire des informations des annexes d'un livre, mais on ne peut pas réimprimer les tableaux sans l'autorisation des auteurs. Le cadre législatif est assez clair, pas très contraignant, et après tout assez logique.
Prendre un bouquin, en recopier quasi-intégralement les données dans une base informatique, et espérer que les auteurs du bouquin soient contents et ne disent rien, c'est de l'inconscience. Comme je le disais plus haut, Wikipédia se fait souvent engueuler, y compris par les libristes, pour sa rigueur au niveau de la gestion des licences, mais je trouve affolant de voir la méconnaissance générale des lois sur la propriété intellectuelle. Il faut sans arrêt réexpliquer que la paraphrase est une violation des droits d'auteurs, que le dessin à partir d'une photo ne fait que superposer les droits sans annuler ceux du photographe, et qu'une collection organisée de données publique est protégée en tant que collection.
Apparemment, la référence citée est un livre de 1991, qui n'est donc pas dans le domaine public.
# From Paul Eggert (2006-03-22):
# A good source for time zone historical data in the US is
# Thomas G. Shanks, The American Atlas (5th edition),
# San Diego: ACS Publications, Inc. (1991).
# Make sure you have the errata sheet; the book is somewhat useless without it.
# It is the source for most of the pre-1991 US entries below.
Wikipedia (en particulier Wiki Commons) a la réputation d'être extrêmement chiante sur la traçabilité des sources pour les textes, les images, et les données. Un tel exemple montre à quel point il est important de savoir d'où viennent les informations avant de les mettre à la disposition de la communauté. C'est clair que le libre est légal, c'est aussi clair que la plupart des éditeurs voient très mal la mise à disposition du public des équivalents libres de ce qu'ils proposent. Du coup, dès qu'un projet libre sort de la zone blog-mes-potes et qu'il gène des gens importants, il va être soumis à l'attention pointilleuse des avocats des dites entreprises.
Telle que la dépèche est rédigée, il est impossible de se faire une opinion neutre sur la légitimité de la plainte déposée. Si l'auteur de tzdata a récupéré une base de données non-libre, même zombie, il s'exposait à la possibilité que cette base puisse être rachetée par un acteur un peu moins zombie qui ferait valoir ses droits. Après, on peut trouver immoral qu'une base de données scientifiques puisse être protégée, mais jusqu'à preuve du contraire, même en France, les bases de données sont protégées par les droits voisins, et en pomper le contenu, même avec les meilleurs intentions du monde, est passible de poursuites pour contrefaçon. La lutte pour le libre ne devrait pas quand même nous pousser à défendre les pompeurs, puisqu'on allume très volontiers quand ça se passe dans l'autre sens.
C'est ce que je disais : ça empêche l'utilisation de clés usb. Par contre, rien ne t'empêche de mettre une puce dans un clavier normal. Ou alors de programmer ton bidule pour qu'il se comporte comme une clé USB le temps qu'il faut pour te donner confiance. Je ne vois pas comment le système peut savoir si les données qu'il reçoit sont vraiment dues à un humain qui tape des touches ou à un gadget automatique...
C'est super malin, et ça parait très difficile à bloquer. Même si on demande à l'utilisateur "vous venez de brancher un périphérique qui se présente comme un clavier. Autoriser?", ça n'empêche pas de refaire le même coup avec un vrai clavier.
C'est quand même pas l'idée des licences CC. Je pense que la seule solution est de se fendre régulièrement de petits emails pédagogiques aux indélicats.
La cible de cette loi est le P2P anonyme, qui conduit au partage d'œuvres numériques entre des gens qui ne se connaissent pas. X met à disposition une liste de titres qu'il possède, Y y trouve un titre qui l'intéresse, et les deux mettent en place un échange P2P pour transférer le fichier.
Pour que X et Y se trouvent, il faut que X offre publiquement sa liste à tout le monde. Cette communication est donc par essence publique, et X prend le risque de voir cette information tomber tout à fait légalement dans les oreilles de la justice, ou d'un prestataire privé qui agit pour le compte d'un ayant droit, qui va pouvoir saisir la justice.
Ce qui me gène beaucoup plus, c'est que le délit ne peut être constitué que si X transfert réellement le fichier. et pour vérifier ça, il faut se livrer à un simulacre de transaction frauduleuse, se faire passer pour quelqu'un d'intéressé, et recevoir au moins une partie du fichier. À mon avis, le problème se situe plus à ce niveau. Pour coincer les X, le prestataire doit se faire passer pour Y et donc répondre à une offre de transaction frauduleuse. Pour coincer les Y, c'est pire, le prestataire doit offrir spontanément une transaction frauduleuse. La frontière entre la légalité et l'illégalité de telles incitations est très différente entre les différents pays, et c'est clairement quelque chose de très compliqué. Les ayant-drits jouent donc clairement avec le feu, mais comme la méthode de repérage des adresses IP ne fait pas partie de la loi, c'est à la personne lésée d'essayer de démontrer que la manière dont elle s'est faite attrapper était illicite -- frais d'avocats, bataille juridique, appel, etc. sont à prévoir.
Faire un don à la CNT. en général les employeurs n'aiment pas trop.
Par quel miracle ton employeur peut-il connaitre ton relevé bancaire? Parce que dans le même genre, les impots savent aussi que tu as donné de l'argent si tu le déduis de ton revenu imposable...
comme dit plus haut acheter des sex toys sans que la terre entière soit au courant
1) les relevés bancaires restent des données privées, les seuls au courant son toi, le bénéficiare de la transaction, et l'intermédiaire. La justice doit passer par le juge d'instruction pour avoir accès à tes comptes. Il n'a donc jamais été question de la terre entière.
2) "La Redoute, 11 Juil 2011, 29.99€" me semble suffisament discret, tu ne penses pas? Tu as l'air de croire que la facture des achats apparait sur la transaction, c'est complèteemnt faux : la nature de la transaction est privée, seuls apparaissent les noms de l'émetteur et du destinataire. La justice devra éventuellement demander au destinataire pour avoir le détail, et ça, c'est exactement la même chose avec les bt (ta société totalitaire peut récupérer les fichiers clients de toutes les boites qui vendent des sextoys, avec ton nom et l'adresse de livraison).
Les données bancaires sont confidentielles, mais elles le sont déja, avec ou sans Bt. Mettre un intermédiaire dans le coup ne me semble pas terriblement compromettant.
Ton banquier ne connait que le nom de la boite avec qui tu as réalisé la transaction, et le montant de la transaction. Si ça te pose un problème, il suffit de commander sur un site généraliste ou au nom peu équivoque...
De toutes manières, les flics sauront bien ce que tu as commandé, et ils rigoleront bien quand tu n'auras rien reçu de "The Dildo Company" après avoir envoyé 100 Bt en Biélorussie...
Tu es en train de dire qu'en France en 2011, on t'interdit de faire certaines choses légales avec ton argent?
Si ton but dans la vie c'est d'avoir le droit d'acheter de la coke, de transférer 2 millions sur le compte d'un élu local, ou de refiler ta fortune à tes enfants sans payer de droits de succession, alors oui, je comprends l'intérêt de tu vois dans les bitcoins. Autrement, non, désolé, je ne vois pas. En fait, je ne vois aucun cas où un consommateur honnête voudrait qu'une transaction ne soit pas traçable. Tu achètes un truc, on ne te le livre jamais, comment peux-tu prouver que tu as bien transférer la somme à l'arnaqueur? Qu'est-ce que ça peut bien t'apporter que cette transaction soit anonyme et non-tracée? Oui, la banque sait que tu as transféré telle somme à telle entreprise à telle date, mais c'est tout. Elle ne sait même pas si c'est un truc que tu as acheté, combien d'articles, s'il y a une livraison programmée. C'est l'entreprise de destination qui a les informations nominatives, et même si les banques ne sont pas des gentils, il y a 100 fois plus de chances pour que ça soit Cdiscount qui revende ses fichiers clients, plutôt que le crédit agricole...
Pour le coût des transactions électroniques, c'est un problème de concurrence -- les couts élevés sont en grande partie dû au partage du marché par les opérateurs. Une autre partie de cet argent sert à couvrir les coûts associés, y compris le remboursement des sommes volées en cas de fraude à la carte bleue par exemple.
Il y a de très bonnes raisons de rendre le vote anonyme -- désolé, mais pour le coup, c'est vraiment un argument à la con. Personne n'a proposé de rendre les informations bancaires publiques, à ma connaissance, les seuls à avoir accès aux détails d'une transaction sont l'émetteur, le bénéficiaire, le ou les banques intermédiaires, et éventuellement la justice sur demande d'un juge d'instruction. Le rôle de la banque est analogue au rôle du fournisseur d'accès, c'est un tiers de confiance que l'on paye en échange d'un service. Ce tiers garde des informations, et peut les transmettre à la justice si une demande officielle, dans le cadre des principes de la république, est formulée. C'est pareil pour le dossier médical, pour un extrait de casier judiciaire, ou pour le contenu de ton coffre-fort.
Les Bt, c'est le retour aux pièces d'or et aux voleurs de grand chemin. C'est anonyme, on ne peut pas quantifier les fortunes ni connaitre les flux de capitaux, on peut les perdre si on oublie le mot de passe, on ne peut rien prouver si on se fait arnaquer, et la société ne peut pas vous ponctionner la contribution commune au budget de l'État. J'ai du mal à voir l'intéret d'un tel retour au Moyen-Age... L'argument des pédophiles, des vilains terroristes et des trafiquants de drogue est souvent mal utilisé, mais franchement, dans ce cas, j'ai du mal à voir comment on peut l'écarter aussi facilement.
Bah, dans cette optique, interdire Bitcoin revient à interdire les paradis fiscaux : on veut que les transactions soient traçables, au moins par les services de police. Je pense que ça peut se justifier sans avoir recours aux théories du complot.
Bitcoin accumule les trucs douteux : le système est intrinsèquement spéculatif (donc potentiellement destabilisateur pour l'économie s'il se généralise), les motivations des concepteurs sont extrêmement douteuses (ce qui l'a fait comparer à une sorte de pyramide de Ponzi de nouvelle génération), il n'est absolument pas conçu pour réussir (les conditions asymptotiques ne garantissent pas la pérénité du système une fois que les 21 millions de Bt seront minés). Pire, il ne permet pas le crédit : les banques ne peuvent pas créer de bitcoins, il est donc impossible de faire un crédit en bitcoins. Une monnaie qui ne permet pas le crédit, qui est à la base du système économique moderne, ne peut pas être une alternative crédible aux monnaies nationales classiques.
Une monnaie dont les transactions ne sont pas traçables ne peut pas non plus être viable : la traçabilité des transactions, c'est ce qui permet de détecter les fraudes fiscales, le blanchiment d'argent, les délits financiers ; c'est ce qui permet de prouver qu'un employeur n'a pas versé de cotisations sociales et de rétablir un salarié dans ses droits, c'est ce qui permet de prouver que la banque a fait une erreur sur un compte, ou qu'une entreprise a bien facturé un service non livré. Bref, on se demande bien à quoi peut servir l'anonymat d'une transaction pour quelqu'un qui n'a rien à cacher ; par contre, on voit bien quel peut en être l'avantage pour toute activité pas très honnête.
J'ai vraiment du mal à comprendre cette défense forcenée du système Bt. Il n'a rien de libre ni d'idéologiquement intéressant -- à part peut-être un côté ultralibéral, voir anarchiste, qui va nier l'intérêt pour la société d'avoir accès aux flux financiers.
Donc voila, ça va être interdit, les Bt vont retomber à 0.0000001€, entre temps les fondateurs ont échangé leurs Bt contre de vraies thunes et se sont fait quelques centaines de milliers d'euros de benef, et plein de pigeons vont perdre des ronds en ayant cru flairer la bonne affaire. Et la longue série des arnaques financières va se voir amender d'une nouvelle ligne, avec ce système original.
Apparemment, d'après ce que j'ai compris, tu es censé coder un driver pour un périphérique USB. C'est bien ce que je dis : ni toi ni lui n'avez aucune idée de la complexité de la tâche qu'il t'a confiée.
À mon avis il y a une confusion sur le vocabulaire commecial vs. propriétaire.
Si le code est GPL on doit redistribuer sous GPL, gratuitement ou en faisant payer.
Si on ne veut pas diffuser sous GPL (pour faire un logiciel proprio par exemple), il faut acheter ce droit au propriétaire du logiciel sous GPL. Ça serait pareil pour faire un freeware, ou n'importe quoi d'autre qu'un logiciel GPL.
C'est fou ce que c'est dur d'expliquer bitcoin, même à des gens compétents techniquement...
Peut-être est-ce d'ailleurs la source du problème? Si tu voulais créer un système de Ponzi, ça ne te viendrait pas à l'esprit d'obfusquer le fonctionnement du bidule, de manière à ce que peu de gens puisse réellement en comprendre les rouages?
Nakamoto est le fondateur des bitcoins, il ne va pas dire le contraire. Les solutions qu'il propose reposent sur une recentralisation : il faut que des décisions soient prises, et que tout le monde s'accorde sur une solution commune. Soit les bitcoin sont décentralisés, soit ils ne le sont pas, mais on ne peut pas prétendre tout et son contraire.
Je ne prétends pas comprendre tout le fonctionnement du système, mais imaginons que le 1 janvier 2020, quelqu'un trouve une faille potentielle dans SHA-256 (2020 pour faire plaisir à Nakamoto). Combien faudra-t-il de temps pour que la faille soit confirmée, que des exploits soient publiés, avant que le problème soit considéré comme sérieux? Mettons un mois. Le 1 févier 2020, on commence à chercher avec angoisse si le système bitcoins n'a pas été corrompu. Et le 15 février, on peut confirmer qu'il l'a été le 15 janvier. La solution de Nakamoto, c'est d'annuler 1 mois de transactions? Parce que si j'ai bien compris le système, personne n'est capable de recréditer correctement les comptes qui ont été piratés, même si ça s'est fait à petite échelle. Et comment peut-on continuer avec une nouvelle fonction de hash? Il faut que tout le monde mette à jour en même temps dans le monde entier? Si on a l'ancienne version du soft on se retrouve complètement bloqué? Puisque le système est décentralisé, comment s'assurer que la transition se fasse?
Même si l'expérience semble intéressante, il ne faut pas perdre de vue que des gens extrêmement sérieux et extrêmement intelligents prétendent depuis le début que les bitcoins ne sont pas faits pour devenir un système monétaire stable, mais est simplement une arnaque construite pour enrichir leur concepteur. Pour l'instant, la grande majorité des utilisateurs de bitcoins n'ont qu'un but: la spéculation. Ils attendent que les bitcoins prennent de la valeur pour les retransformer en thunes normales. Le jour où les bitcoins cessent d'augmenter, qui peut garantir que tout le monde ne va pas essayer d'un coup de les revendre, et ainsi ramener leur valeur à 0€ en quelques heures? J'ai nettement l'impression que les gens qui prétendent que ce truc n'est pas une pyramide de Ponzi sophistiquée sont soit les concepteurs, soit des gens qui sont déja dans le système (et qui ont intérêt à ce qu'il tienne le plus longtemps possible); dans tous les cas, ils ne sont certainement pas assez compétents en économie pour être certains de ce qu'ils avancent.
Mouais, pas convaincu. Le gars qui répond n'a visiblement pas compris la profondeur des critiques. Visiblement, l'expérience bitcoins est fascinante et perturbante, il s'agit probablement d'un exemple assez unique et intéressant pour les économistes, mais quand des gens extrêmement sérieux viennent expliquer que le système a probablement des défauts beaucoup plus dangereux que ceux des systèmes monétaires existants, le moins qu'on puisse faire est de lire et comprendre leurs remarques avant de les envoyer sur les roses avec un petit air ironique.
Ce dernier lien est extrêmement intéressant. Je pense que l'argument est imparable : si l'algorithme de cryptage (l'auteur du lien ne dit pas "si", mais "quand") montre un jour des faiblesses réelles ou potentielles, il risque d'y avoir un mouvement de fuite panique qui va faire perdre au bitcoin la quasi-totalité de sa valeur extrêmement rapidement. Comme il n'y a aucun gouvernement ni institution derrière pour en garantir la valeur, la simple diffusion d'une rumeur de cassage de l'algo peut mettre le système en l'air, peut-être en quelques secondes.
Bien sûr que si, comment voudrais-tu ne pas dépasser la limite autrement? Quel que soit le nombre de gens dans le système, il faut bien que le dernier bitcoin soit infiniment difficile à produire.
Le nombre de personnes dans le système ne fait que conditionner la vitesse à laquelle cette limite sera atteinte.
La différence avec une pyramide de Ponzi, c'est que les nouveaux utilisateurs "payent" pour entrer dans le système, comme dans une pyramide classique, mais la valeur de cet argent se répartit à égalité entre tous les bitcoin existants. Du coup, les premiers bitcoins générés valent toujours pareil en bitcoin, mais valent de plus en plus en argent réel. C'est la confiance qui tient le système (comme tout système monétaire), mais il n'empêche qu'il est pyramidal. Si les derniers utilisateurs ne sont pas forcément perdants, les premiers sont extrêmement gagnants, ils ont simplement bénéficié de la confiance des suivants. Ils peuvent maintenant rééchanger leurs bitcoins contre de l'argent réel, juste avant que les gouvernements n'interdissent les bitcoins, qui ne vaudront alors plus rien. Dans ce scénario (pas irréaliste, car s'il faut le rappeler, il est interdit de se fabriquer ses propres thunes), c'est une simple escroquerie.
à peu près tous les systèmes monétaires sont pyramidaux...
Bah non, je ne pense pas; c'est le déflationnisme intrinsèque au bitcoin qui crée cette situation. Quand l'euro a été crée, personne ne s'est jeté pour échanger ses francs contre des euros avant les autres, parce que le nombre d'euros en circulation est illimité.
J'ai du mal à croire qu'on aurait pu démarrer autrement.
À ma connaissance, dans les systèmes de troc locaux, les premiers entrants ne sont pas favorisés, parce que la masse monétaire est créée au fur et à mesure -- le "minage" est lié à l'apport de matières premières (fruits, légumes, etc) dont le cours n'a pas de raison particulière de changer -- c'est un système dont la masse monétaire croit en permanence.
Je pense que tout le monde est d'accord pour dire que ce n'est pas exactement une pyramide de Ponzi. C'est juste un système ou quelqu'un décide de fabriquer ses propres thunes et de convaincre les autres qu'elles ont de la valeur. En attendant, celui qui a créé le système a pu fabriquer beaucoup, beaucoup de thunes presque gratuitement, les suivants ont pu fabriquer un peu moins de thunes pour un peu plus cher, etc., jusqu'à ce que le coût de production des fausses thunes devienne prohibitif en vraies thunes. Si assez de gens utilisent les fausses thunes et sont prêts à les utiliser et à les échanger contre des vraies, alors on a créé une "monnaie": les utilisateurs ne sont pas spécialement arnaqués. Par contre si les gouvernements décident que les bitcoins sont illégaux (et ils ont de très bonnes raisons de le faire), alors les gens vont se retrouver avec tout un tas de fausses thunes qui ne valent plus rien -- surtout si les créateurs ont pris soin d'échanger leurs fausses thunes gratos contre de vraies thunes avant ça.
Désolé, mais malgré toutes les explications, le système est donc clairement pyramidal. C'est compliqué parce que ce qui fait la richesse des créateurs, c'est la valeur virtuelle de la monnaie; dans le meilleur des cas, les bitcoins serviront de vraie monnaie, et personne ne se sentira arnaqué -- sauf que les créateurs seront riches à milliards sans avoir rien fait. La différence avec une pyramide de Ponzi c'est qu'il existe donc peut-être une voie particulière dans laquelle le système bitcoin peut ne pas s'écrouler -- une sorte de pyramide stable, dans laquelle les derniers entrants ne perdent ni ne gagnent rien en apparence (en pratique, les créateurs ont fabriqué des millions à partir de rien, on peut appeler ça de l'escroquerie ou de la finance selon le contexte).
Comme dit plus haut, l'argument "ça n'est pas une pyramide de Ponzi" est l'argument préféré des monteurs de pyramides; ce n'est pas un argument pour prouver que tout ceci n'est pas une pyramide de Ponzi sophistiquée, où ce n'est pas l'argent frais que les entrants apportent, mais plutôt la confiance nécessaire à ce que l'escroquerie perdure.
C'est faux! C'est le cas actuellement, parce que le nombre et la capacité des mineurs ne cesse de de croître, mais la difficulté pourrait diminuer si jamais le nombre de mineurs diminue.
Donc c'est vrai, non? Dans les faits, "miner" un bitcoin hier coutait moins cher que de miner un bitcoin aujourd'hui. Par contre, la valeur des bitcoin déja minés augmente considérablement sans que personne ne fasse rien.
Le système est conçu pour que le nombre de bitcoin soit limité, donc la difficulté de sa production ne peut qu'augmenter avec le temps.
# Test grandeur nature?
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche Wikileaks, le PROTECT-IP Act, ou comment asphyxier une organisation. Évalué à 7.
Je me demande si l'affaire WikiLeaks n'est pas non plus considérée comme un test "grandeur nature" de la puissance des gouvernements sur le contre du réseau. C'est clair que Wikileaks a emm*** pas mal de monde, non seulement pour ce qu'ils ont vraiment fait, mais surtout aussi pour la menace qu'ils représentent. Mais le gouvernement américain a mis tellement d'énergie à bloquer Wikileaks que ça pourrait presque ressembler à un crash test, on essaye avec un site à la puissance de nuisance mineure, et on en profite pour acquiérir des infos sur ce qui a marché ou non, ce qui a été rapide ou pas, etc.
Sur le fond, il y a des gens très intelligents qui soutiennent le principe du secret-défense, et qui pensent qu'il est normal, pour un État, d'avoir des petits secrets qu'il est illégal de dévoiler. Je ne suis pas complètement convaincu, mais j'estime que c'est un argument raisonnable, et qu'il existe un doute légitime sur la question, et les lois correspondantes ne me choquent pas plus que ça (l'utilisation qui est faite du secret défense est, par contre, certainement beaucoup plus critiquable). Si on admet ça, alors tout individu qui viole un secret d'État doit répondre devant la justice de ses actes, et un gouvernement est en droit d'utiliser tous les moyens légitimes pour faire cesser la diffusion de ces informations, soit légalement (typiquement, à l'intérieur du pays en question), soit de manière plus efficace si le site est hébergé aux Bahamas.
Au final, il faut quand même admettre qu'Assange est quelqu'un de très étrange, et que c'est avant tout un provocateur. Certes, c'est rigolo de chier dans les bottes du gouvernement de la plus grande puissance économique mondiale, mais il faut peut-être garder un peu à l'esprit que ce gouvernement enferme des "terroristes" sans procès pendant des années, déclenche des guerres politico-économiques sans l'aval des Nations Unies, et envoie des commandos exécuter des terroristes sur le sol d'États souverains. Alors oui, le pauvre, on lui a peut-être fermé son compte en banque, mais je me demande bien s'il s'attendait vraiment à passer à travers les représailles... À mon avis, s'il n'a pas trouvé trois gusses cagoulés avec des barres de fer au détour d'un chemin, c'est que ça aurait servi sa cause plus qu'autre chose.
[^] # Re: L'art de l'euphémisme
Posté par arnaudus . En réponse au journal De la "sécurité" routière et de la démocratie (par un motard courageux). Évalué à 1.
Hum, c'est de l'argumentaire beauf type "bistro du coin", mais on est bien d'accord que ça ne tient pas une seconde, hein? Si tu te fais coincer d'une manière ou d'une autre en doublant et qu'une voiture arrive en face, c'est complètement suicidaire de faire autre chose que freiner. Il faudra juste re-doubler ton boulet plus tard. Tout véhicule à moteur freine toujours mieux qu'il n'accélère, à n'importe quelle vitesse (c'est une question de sécurité, et c'est la raison pour laquelle ces anciennes histoires de limitateur de vitesse qui désobéissaient et qui forcaient les gens à rouler à 200 se sont toutes avérées bidon).
Quoi qu'il en soit, un bridage à 130 ne pose absolument pas de problème même en cas de dépassement, puisque sur nationale, la limite est de 90 km/h. 40 km/h de réserve de vitesse semblent largement suffisants dans tous les cas de figure.
Brider par GPS est techniquement déraisonnable, les GPS manquent trop de précision et les cartes ne sont pas d'une qualité suffisantes pour ça. Si ton machin croit que tu as pris la bretelle limitée à 30 alors que tu es resté sur l'autoroute, tu vas avoir l'air fin... En plus, il n'est pas dit que la modification du comportement du véhicule en fonction d'informations extérieures est bonne pour la sécurité, les bases de la sécurité, c'est quand même quand l'outil réagit d'une manière prévisible à l'être humain qui l'utilise. Si la voiture se met à accélérer ou à décélérer sans raison apparente, l'effet de surprise et la réaction imprévisible du conducteur anihilent probablement tout effet sécuritaire...
[^] # Re: L'art de l'euphémisme
Posté par arnaudus . En réponse au journal De la "sécurité" routière et de la démocratie (par un motard courageux). Évalué à 10.
C'est caricaturalement idiot, désolé. Ton argument, c'est que c'est injuste d'avoir une marge de tolérance de 5 km/h, mais que pour mettre tout le monde d'accord, ça serait beaucoup mieux avec 10 km/h. Alors moi je dis 7, et puis mon voisin il dit 12.
En fait, tu identifies le problème toi-même avec la formulation "soit tu roules à la limite et tu n'as rien à craindre..." : le risque, quand on roule à la limite, c'est évidemment de dépasser la limite sans faire attention. Cependant, le miracle du code de la route, c'est que rien ne t'oblige à rouler à la limite.
En effet, le code de la route est pernicieux, parce qu'il encourage l'alcoolisme : quand on doit boire à la limite de 0.5g/L, c'est quand même deux verres par jour.
La mesquinerie se retrouve partout : quand tu bourres tes enveloppes de confettis pour arriver pile à 20g, tu peux dépasser et tu devras payer une pénalité : avec sa limite, la Poste fait tout pour t'encourager à payer le supplément. D'ailleurs cela n'arriverait pas si la limite était à 22g.
Les problèmes de sécurité routière sont réels et les solutions adaptées sont nécessairement complexes. D'un côté, on a l'argumentaire des associations de motards ou d'automobilistes, qui se résume en gros à "Maaaaais non! Moi je veux vroum vroum tuuut tuuut!" sous un vernis de peseudo-sérieux souvent tellement maladroit qu'il en est pathétique, et d'un autre côté, on a un gouvernement qui n'a pas compris ce qu'était un phénomène multifactoriel. Ça me fait penser à un problème d'optimisation logicielle ; on identifie un bottleneck (ici, les excès de vitesse), on travaille dessus et on améliore les performances, qui rapidement recoincent à cause d'un autre bottleneck ailleurs. Mais au lieu de rechercher le nouvel élément bloquant, on insiste, et on va jusqu'à trépigner de colère, parce que modifier ce petit truc là a marché une fois, et qu'on ne comprend pas pourquoi ça ne marche plus.
[^] # Re: D'où l'intérêt de faire extrêmement attention à ses sources
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche Une plainte d’un éditeur autour de l’astrologie menace la base de données tz / zoneinfo. Évalué à 6.
Les données sont publiques mais le recueil de données dans une base ne l'est pas. Une base de données n'est pas nécessairement un fichier informatique, ça peut très bien être une série de tableaux dans un livres -- typiquement, un annuaire téléphonique est une base de données. Les données sont publiques, elles peuvent être réutilisées à volonté. Par contre, l'organisation des données dans une base organisée est soumise au droit voisin, et est protégée. On peut par exemple réutiliser un sous-ensemble d'un bottin téléphonique, mais on ne peut pas scanner le bouquin et le réimprimer. On peut extraire des informations des annexes d'un livre, mais on ne peut pas réimprimer les tableaux sans l'autorisation des auteurs. Le cadre législatif est assez clair, pas très contraignant, et après tout assez logique.
Prendre un bouquin, en recopier quasi-intégralement les données dans une base informatique, et espérer que les auteurs du bouquin soient contents et ne disent rien, c'est de l'inconscience. Comme je le disais plus haut, Wikipédia se fait souvent engueuler, y compris par les libristes, pour sa rigueur au niveau de la gestion des licences, mais je trouve affolant de voir la méconnaissance générale des lois sur la propriété intellectuelle. Il faut sans arrêt réexpliquer que la paraphrase est une violation des droits d'auteurs, que le dessin à partir d'une photo ne fait que superposer les droits sans annuler ceux du photographe, et qu'une collection organisée de données publique est protégée en tant que collection.
[^] # Re: D'où l'intérêt de faire extrêmement attention à ses sources
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche Une plainte d’un éditeur autour de l’astrologie menace la base de données tz / zoneinfo. Évalué à 4.
Apparemment, la référence citée est un livre de 1991, qui n'est donc pas dans le domaine public.
# D'où l'intérêt de faire extrêmement attention à ses sources
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche Une plainte d’un éditeur autour de l’astrologie menace la base de données tz / zoneinfo. Évalué à 10.
Wikipedia (en particulier Wiki Commons) a la réputation d'être extrêmement chiante sur la traçabilité des sources pour les textes, les images, et les données. Un tel exemple montre à quel point il est important de savoir d'où viennent les informations avant de les mettre à la disposition de la communauté. C'est clair que le libre est légal, c'est aussi clair que la plupart des éditeurs voient très mal la mise à disposition du public des équivalents libres de ce qu'ils proposent. Du coup, dès qu'un projet libre sort de la zone blog-mes-potes et qu'il gène des gens importants, il va être soumis à l'attention pointilleuse des avocats des dites entreprises.
Telle que la dépèche est rédigée, il est impossible de se faire une opinion neutre sur la légitimité de la plainte déposée. Si l'auteur de tzdata a récupéré une base de données non-libre, même zombie, il s'exposait à la possibilité que cette base puisse être rachetée par un acteur un peu moins zombie qui ferait valoir ses droits. Après, on peut trouver immoral qu'une base de données scientifiques puisse être protégée, mais jusqu'à preuve du contraire, même en France, les bases de données sont protégées par les droits voisins, et en pomper le contenu, même avec les meilleurs intentions du monde, est passible de poursuites pour contrefaçon. La lutte pour le libre ne devrait pas quand même nous pousser à défendre les pompeurs, puisqu'on allume très volontiers quand ça se passe dans l'autre sens.
[^] # Re: nouveau vecteur d'attaque
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche Clé web USB et sécurité. Évalué à 3.
C'est ce que je disais : ça empêche l'utilisation de clés usb. Par contre, rien ne t'empêche de mettre une puce dans un clavier normal. Ou alors de programmer ton bidule pour qu'il se comporte comme une clé USB le temps qu'il faut pour te donner confiance. Je ne vois pas comment le système peut savoir si les données qu'il reçoit sont vraiment dues à un humain qui tape des touches ou à un gadget automatique...
[^] # Re: nouveau vecteur d'attaque
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche Clé web USB et sécurité. Évalué à 6.
C'est super malin, et ça parait très difficile à bloquer. Même si on demande à l'utilisateur "vous venez de brancher un périphérique qui se présente comme un clavier. Autoriser?", ça n'empêche pas de refaire le même coup avec un vrai clavier.
[^] # Re: incruster ton nom dans la photo ?
Posté par arnaudus . En réponse au journal Le respect des licences. Évalué à 6.
C'est quand même pas l'idée des licences CC. Je pense que la seule solution est de se fendre régulièrement de petits emails pédagogiques aux indélicats.
# Le problème est plutôt l'incitation au délit
Posté par arnaudus . En réponse au message HADOEPI anticonstitutionnelle ?. Évalué à 2.
La cible de cette loi est le P2P anonyme, qui conduit au partage d'œuvres numériques entre des gens qui ne se connaissent pas. X met à disposition une liste de titres qu'il possède, Y y trouve un titre qui l'intéresse, et les deux mettent en place un échange P2P pour transférer le fichier.
Pour que X et Y se trouvent, il faut que X offre publiquement sa liste à tout le monde. Cette communication est donc par essence publique, et X prend le risque de voir cette information tomber tout à fait légalement dans les oreilles de la justice, ou d'un prestataire privé qui agit pour le compte d'un ayant droit, qui va pouvoir saisir la justice.
Ce qui me gène beaucoup plus, c'est que le délit ne peut être constitué que si X transfert réellement le fichier. et pour vérifier ça, il faut se livrer à un simulacre de transaction frauduleuse, se faire passer pour quelqu'un d'intéressé, et recevoir au moins une partie du fichier. À mon avis, le problème se situe plus à ce niveau. Pour coincer les X, le prestataire doit se faire passer pour Y et donc répondre à une offre de transaction frauduleuse. Pour coincer les Y, c'est pire, le prestataire doit offrir spontanément une transaction frauduleuse. La frontière entre la légalité et l'illégalité de telles incitations est très différente entre les différents pays, et c'est clairement quelque chose de très compliqué. Les ayant-drits jouent donc clairement avec le feu, mais comme la méthode de repérage des adresses IP ne fait pas partie de la loi, c'est à la personne lésée d'essayer de démontrer que la manière dont elle s'est faite attrapper était illicite -- frais d'avocats, bataille juridique, appel, etc. sont à prévoir.
[^] # Re: super résumé
Posté par arnaudus . En réponse au journal Bitcoin hors-la-loi, Tor victime collatérale. Évalué à 3.
Par quel miracle ton employeur peut-il connaitre ton relevé bancaire? Parce que dans le même genre, les impots savent aussi que tu as donné de l'argent si tu le déduis de ton revenu imposable...
1) les relevés bancaires restent des données privées, les seuls au courant son toi, le bénéficiare de la transaction, et l'intermédiaire. La justice doit passer par le juge d'instruction pour avoir accès à tes comptes. Il n'a donc jamais été question de la terre entière.
2) "La Redoute, 11 Juil 2011, 29.99€" me semble suffisament discret, tu ne penses pas? Tu as l'air de croire que la facture des achats apparait sur la transaction, c'est complèteemnt faux : la nature de la transaction est privée, seuls apparaissent les noms de l'émetteur et du destinataire. La justice devra éventuellement demander au destinataire pour avoir le détail, et ça, c'est exactement la même chose avec les bt (ta société totalitaire peut récupérer les fichiers clients de toutes les boites qui vendent des sextoys, avec ton nom et l'adresse de livraison).
Les données bancaires sont confidentielles, mais elles le sont déja, avec ou sans Bt. Mettre un intermédiaire dans le coup ne me semble pas terriblement compromettant.
[^] # Re: super résumé
Posté par arnaudus . En réponse au journal Bitcoin hors-la-loi, Tor victime collatérale. Évalué à 2.
Ton banquier ne connait que le nom de la boite avec qui tu as réalisé la transaction, et le montant de la transaction. Si ça te pose un problème, il suffit de commander sur un site généraliste ou au nom peu équivoque...
De toutes manières, les flics sauront bien ce que tu as commandé, et ils rigoleront bien quand tu n'auras rien reçu de "The Dildo Company" après avoir envoyé 100 Bt en Biélorussie...
[^] # Re: super résumé
Posté par arnaudus . En réponse au journal Bitcoin hors-la-loi, Tor victime collatérale. Évalué à 8.
Tu es en train de dire qu'en France en 2011, on t'interdit de faire certaines choses légales avec ton argent?
Si ton but dans la vie c'est d'avoir le droit d'acheter de la coke, de transférer 2 millions sur le compte d'un élu local, ou de refiler ta fortune à tes enfants sans payer de droits de succession, alors oui, je comprends l'intérêt de tu vois dans les bitcoins. Autrement, non, désolé, je ne vois pas. En fait, je ne vois aucun cas où un consommateur honnête voudrait qu'une transaction ne soit pas traçable. Tu achètes un truc, on ne te le livre jamais, comment peux-tu prouver que tu as bien transférer la somme à l'arnaqueur? Qu'est-ce que ça peut bien t'apporter que cette transaction soit anonyme et non-tracée? Oui, la banque sait que tu as transféré telle somme à telle entreprise à telle date, mais c'est tout. Elle ne sait même pas si c'est un truc que tu as acheté, combien d'articles, s'il y a une livraison programmée. C'est l'entreprise de destination qui a les informations nominatives, et même si les banques ne sont pas des gentils, il y a 100 fois plus de chances pour que ça soit Cdiscount qui revende ses fichiers clients, plutôt que le crédit agricole...
Pour le coût des transactions électroniques, c'est un problème de concurrence -- les couts élevés sont en grande partie dû au partage du marché par les opérateurs. Une autre partie de cet argent sert à couvrir les coûts associés, y compris le remboursement des sommes volées en cas de fraude à la carte bleue par exemple.
Il y a de très bonnes raisons de rendre le vote anonyme -- désolé, mais pour le coup, c'est vraiment un argument à la con. Personne n'a proposé de rendre les informations bancaires publiques, à ma connaissance, les seuls à avoir accès aux détails d'une transaction sont l'émetteur, le bénéficiaire, le ou les banques intermédiaires, et éventuellement la justice sur demande d'un juge d'instruction. Le rôle de la banque est analogue au rôle du fournisseur d'accès, c'est un tiers de confiance que l'on paye en échange d'un service. Ce tiers garde des informations, et peut les transmettre à la justice si une demande officielle, dans le cadre des principes de la république, est formulée. C'est pareil pour le dossier médical, pour un extrait de casier judiciaire, ou pour le contenu de ton coffre-fort.
Les Bt, c'est le retour aux pièces d'or et aux voleurs de grand chemin. C'est anonyme, on ne peut pas quantifier les fortunes ni connaitre les flux de capitaux, on peut les perdre si on oublie le mot de passe, on ne peut rien prouver si on se fait arnaquer, et la société ne peut pas vous ponctionner la contribution commune au budget de l'État. J'ai du mal à voir l'intéret d'un tel retour au Moyen-Age... L'argument des pédophiles, des vilains terroristes et des trafiquants de drogue est souvent mal utilisé, mais franchement, dans ce cas, j'ai du mal à voir comment on peut l'écarter aussi facilement.
[^] # Re: super résumé
Posté par arnaudus . En réponse au journal Bitcoin hors-la-loi, Tor victime collatérale. Évalué à 10.
Bah, dans cette optique, interdire Bitcoin revient à interdire les paradis fiscaux : on veut que les transactions soient traçables, au moins par les services de police. Je pense que ça peut se justifier sans avoir recours aux théories du complot.
Bitcoin accumule les trucs douteux : le système est intrinsèquement spéculatif (donc potentiellement destabilisateur pour l'économie s'il se généralise), les motivations des concepteurs sont extrêmement douteuses (ce qui l'a fait comparer à une sorte de pyramide de Ponzi de nouvelle génération), il n'est absolument pas conçu pour réussir (les conditions asymptotiques ne garantissent pas la pérénité du système une fois que les 21 millions de Bt seront minés). Pire, il ne permet pas le crédit : les banques ne peuvent pas créer de bitcoins, il est donc impossible de faire un crédit en bitcoins. Une monnaie qui ne permet pas le crédit, qui est à la base du système économique moderne, ne peut pas être une alternative crédible aux monnaies nationales classiques.
Une monnaie dont les transactions ne sont pas traçables ne peut pas non plus être viable : la traçabilité des transactions, c'est ce qui permet de détecter les fraudes fiscales, le blanchiment d'argent, les délits financiers ; c'est ce qui permet de prouver qu'un employeur n'a pas versé de cotisations sociales et de rétablir un salarié dans ses droits, c'est ce qui permet de prouver que la banque a fait une erreur sur un compte, ou qu'une entreprise a bien facturé un service non livré. Bref, on se demande bien à quoi peut servir l'anonymat d'une transaction pour quelqu'un qui n'a rien à cacher ; par contre, on voit bien quel peut en être l'avantage pour toute activité pas très honnête.
J'ai vraiment du mal à comprendre cette défense forcenée du système Bt. Il n'a rien de libre ni d'idéologiquement intéressant -- à part peut-être un côté ultralibéral, voir anarchiste, qui va nier l'intérêt pour la société d'avoir accès aux flux financiers.
Donc voila, ça va être interdit, les Bt vont retomber à 0.0000001€, entre temps les fondateurs ont échangé leurs Bt contre de vraies thunes et se sont fait quelques centaines de milliers d'euros de benef, et plein de pigeons vont perdre des ronds en ayant cru flairer la bonne affaire. Et la longue série des arnaques financières va se voir amender d'une nouvelle ligne, avec ce système original.
[^] # Re: Oh oh
Posté par arnaudus . En réponse au message Création d'un programme. Évalué à 6.
Apparemment, d'après ce que j'ai compris, tu es censé coder un driver pour un périphérique USB. C'est bien ce que je dis : ni toi ni lui n'avez aucune idée de la complexité de la tâche qu'il t'a confiée.
# Oh oh
Posté par arnaudus . En réponse au message Création d'un programme. Évalué à 10.
Euh, c'est payé ton truc? Tu as l'air aussi incompétent que le gars qui t'a recruté, donc je pense que ça devrait bien se passer :-)
# Pas clair
Posté par arnaudus . En réponse au message GPL et restriction d'usage commercial. Évalué à 2.
À mon avis il y a une confusion sur le vocabulaire commecial vs. propriétaire.
Si le code est GPL on doit redistribuer sous GPL, gratuitement ou en faisant payer.
Si on ne veut pas diffuser sous GPL (pour faire un logiciel proprio par exemple), il faut acheter ce droit au propriétaire du logiciel sous GPL. Ça serait pareil pour faire un freeware, ou n'importe quoi d'autre qu'un logiciel GPL.
[^] # Re: Est ce que le bitcoin résistera ...
Posté par arnaudus . En réponse au sondage Que pensez-vous des bitcoins ?. Évalué à 2.
Peut-être est-ce d'ailleurs la source du problème? Si tu voulais créer un système de Ponzi, ça ne te viendrait pas à l'esprit d'obfusquer le fonctionnement du bidule, de manière à ce que peu de gens puisse réellement en comprendre les rouages?
[^] # Re: Est ce que le bitcoin résistera ...
Posté par arnaudus . En réponse au sondage Que pensez-vous des bitcoins ?. Évalué à 10.
Nakamoto est le fondateur des bitcoins, il ne va pas dire le contraire. Les solutions qu'il propose reposent sur une recentralisation : il faut que des décisions soient prises, et que tout le monde s'accorde sur une solution commune. Soit les bitcoin sont décentralisés, soit ils ne le sont pas, mais on ne peut pas prétendre tout et son contraire.
Je ne prétends pas comprendre tout le fonctionnement du système, mais imaginons que le 1 janvier 2020, quelqu'un trouve une faille potentielle dans SHA-256 (2020 pour faire plaisir à Nakamoto). Combien faudra-t-il de temps pour que la faille soit confirmée, que des exploits soient publiés, avant que le problème soit considéré comme sérieux? Mettons un mois. Le 1 févier 2020, on commence à chercher avec angoisse si le système bitcoins n'a pas été corrompu. Et le 15 février, on peut confirmer qu'il l'a été le 15 janvier. La solution de Nakamoto, c'est d'annuler 1 mois de transactions? Parce que si j'ai bien compris le système, personne n'est capable de recréditer correctement les comptes qui ont été piratés, même si ça s'est fait à petite échelle. Et comment peut-on continuer avec une nouvelle fonction de hash? Il faut que tout le monde mette à jour en même temps dans le monde entier? Si on a l'ancienne version du soft on se retrouve complètement bloqué? Puisque le système est décentralisé, comment s'assurer que la transition se fasse?
Même si l'expérience semble intéressante, il ne faut pas perdre de vue que des gens extrêmement sérieux et extrêmement intelligents prétendent depuis le début que les bitcoins ne sont pas faits pour devenir un système monétaire stable, mais est simplement une arnaque construite pour enrichir leur concepteur. Pour l'instant, la grande majorité des utilisateurs de bitcoins n'ont qu'un but: la spéculation. Ils attendent que les bitcoins prennent de la valeur pour les retransformer en thunes normales. Le jour où les bitcoins cessent d'augmenter, qui peut garantir que tout le monde ne va pas essayer d'un coup de les revendre, et ainsi ramener leur valeur à 0€ en quelques heures? J'ai nettement l'impression que les gens qui prétendent que ce truc n'est pas une pyramide de Ponzi sophistiquée sont soit les concepteurs, soit des gens qui sont déja dans le système (et qui ont intérêt à ce qu'il tienne le plus longtemps possible); dans tous les cas, ils ne sont certainement pas assez compétents en économie pour être certains de ce qu'ils avancent.
[^] # Re: Ponzi
Posté par arnaudus . En réponse au sondage Que pensez-vous des bitcoins ?. Évalué à 10.
Mouais, pas convaincu. Le gars qui répond n'a visiblement pas compris la profondeur des critiques. Visiblement, l'expérience bitcoins est fascinante et perturbante, il s'agit probablement d'un exemple assez unique et intéressant pour les économistes, mais quand des gens extrêmement sérieux viennent expliquer que le système a probablement des défauts beaucoup plus dangereux que ceux des systèmes monétaires existants, le moins qu'on puisse faire est de lire et comprendre leurs remarques avant de les envoyer sur les roses avec un petit air ironique.
[^] # Re: Est ce que le bitcoin résistera ...
Posté par arnaudus . En réponse au sondage Que pensez-vous des bitcoins ?. Évalué à 2.
Ce dernier lien est extrêmement intéressant. Je pense que l'argument est imparable : si l'algorithme de cryptage (l'auteur du lien ne dit pas "si", mais "quand") montre un jour des faiblesses réelles ou potentielles, il risque d'y avoir un mouvement de fuite panique qui va faire perdre au bitcoin la quasi-totalité de sa valeur extrêmement rapidement. Comme il n'y a aucun gouvernement ni institution derrière pour en garantir la valeur, la simple diffusion d'une rumeur de cassage de l'algo peut mettre le système en l'air, peut-être en quelques secondes.
[^] # Re: autre
Posté par arnaudus . En réponse au sondage Que pensez-vous des bitcoins ?. Évalué à 9.
Bien sûr que si, comment voudrais-tu ne pas dépasser la limite autrement? Quel que soit le nombre de gens dans le système, il faut bien que le dernier bitcoin soit infiniment difficile à produire.
Le nombre de personnes dans le système ne fait que conditionner la vitesse à laquelle cette limite sera atteinte.
La différence avec une pyramide de Ponzi, c'est que les nouveaux utilisateurs "payent" pour entrer dans le système, comme dans une pyramide classique, mais la valeur de cet argent se répartit à égalité entre tous les bitcoin existants. Du coup, les premiers bitcoins générés valent toujours pareil en bitcoin, mais valent de plus en plus en argent réel. C'est la confiance qui tient le système (comme tout système monétaire), mais il n'empêche qu'il est pyramidal. Si les derniers utilisateurs ne sont pas forcément perdants, les premiers sont extrêmement gagnants, ils ont simplement bénéficié de la confiance des suivants. Ils peuvent maintenant rééchanger leurs bitcoins contre de l'argent réel, juste avant que les gouvernements n'interdissent les bitcoins, qui ne vaudront alors plus rien. Dans ce scénario (pas irréaliste, car s'il faut le rappeler, il est interdit de se fabriquer ses propres thunes), c'est une simple escroquerie.
[^] # Re: Ponzi
Posté par arnaudus . En réponse au sondage Que pensez-vous des bitcoins ?. Évalué à 7.
Bah non, je ne pense pas; c'est le déflationnisme intrinsèque au bitcoin qui crée cette situation. Quand l'euro a été crée, personne ne s'est jeté pour échanger ses francs contre des euros avant les autres, parce que le nombre d'euros en circulation est illimité.
À ma connaissance, dans les systèmes de troc locaux, les premiers entrants ne sont pas favorisés, parce que la masse monétaire est créée au fur et à mesure -- le "minage" est lié à l'apport de matières premières (fruits, légumes, etc) dont le cours n'a pas de raison particulière de changer -- c'est un système dont la masse monétaire croit en permanence.
[^] # Re: Ponzi
Posté par arnaudus . En réponse au sondage Que pensez-vous des bitcoins ?. Évalué à 10.
Je pense que tout le monde est d'accord pour dire que ce n'est pas exactement une pyramide de Ponzi. C'est juste un système ou quelqu'un décide de fabriquer ses propres thunes et de convaincre les autres qu'elles ont de la valeur. En attendant, celui qui a créé le système a pu fabriquer beaucoup, beaucoup de thunes presque gratuitement, les suivants ont pu fabriquer un peu moins de thunes pour un peu plus cher, etc., jusqu'à ce que le coût de production des fausses thunes devienne prohibitif en vraies thunes. Si assez de gens utilisent les fausses thunes et sont prêts à les utiliser et à les échanger contre des vraies, alors on a créé une "monnaie": les utilisateurs ne sont pas spécialement arnaqués. Par contre si les gouvernements décident que les bitcoins sont illégaux (et ils ont de très bonnes raisons de le faire), alors les gens vont se retrouver avec tout un tas de fausses thunes qui ne valent plus rien -- surtout si les créateurs ont pris soin d'échanger leurs fausses thunes gratos contre de vraies thunes avant ça.
Désolé, mais malgré toutes les explications, le système est donc clairement pyramidal. C'est compliqué parce que ce qui fait la richesse des créateurs, c'est la valeur virtuelle de la monnaie; dans le meilleur des cas, les bitcoins serviront de vraie monnaie, et personne ne se sentira arnaqué -- sauf que les créateurs seront riches à milliards sans avoir rien fait. La différence avec une pyramide de Ponzi c'est qu'il existe donc peut-être une voie particulière dans laquelle le système bitcoin peut ne pas s'écrouler -- une sorte de pyramide stable, dans laquelle les derniers entrants ne perdent ni ne gagnent rien en apparence (en pratique, les créateurs ont fabriqué des millions à partir de rien, on peut appeler ça de l'escroquerie ou de la finance selon le contexte).
Comme dit plus haut, l'argument "ça n'est pas une pyramide de Ponzi" est l'argument préféré des monteurs de pyramides; ce n'est pas un argument pour prouver que tout ceci n'est pas une pyramide de Ponzi sophistiquée, où ce n'est pas l'argent frais que les entrants apportent, mais plutôt la confiance nécessaire à ce que l'escroquerie perdure.
[^] # Re: autre
Posté par arnaudus . En réponse au sondage Que pensez-vous des bitcoins ?. Évalué à 3.
Donc c'est vrai, non? Dans les faits, "miner" un bitcoin hier coutait moins cher que de miner un bitcoin aujourd'hui. Par contre, la valeur des bitcoin déja minés augmente considérablement sans que personne ne fasse rien.
Le système est conçu pour que le nombre de bitcoin soit limité, donc la difficulté de sa production ne peut qu'augmenter avec le temps.