T'as pas compris.
Je ne te reproche pas de faire du deuxième degré.
Je te reproche d'écrire un message qui peut tout aussi bien être compris comme du premier degré que du second degré et d'ensuite prétendre que c'est la faute du lecteur s'il n'y a pas eu la chance sur deux d'interpréter correctement.
Si les gens n'ont pas compris que c'était du second degré, c'est pas forcément parce qu'ils sont cons, c'est peut-être aussi parce que t'as mal communiqué.
Par contre le début de la discussion avec le "TG" implicite sur le fait que non c'est pas "gratuit" (vu que tu veux partir sur du pertinent) malgré le fait que tu paie tes impôts, empêche toute discussion.
'Faudrait savoir: tu peux pas à la fois reprocher aux gens pour avoir cru que ta remarque était issu d'une opinion critique et puis rajouter qu'en fait, ta remarque était issue d'une opinion critique.
À ce moment-là, peut-être que tu peux aussi te demander ce que tu fais de mauvais qui fait que tu n'es pas compris.
Le message initial avait un sens.
Avec ton message, soit tu réagis pour critiquer ce sens ("critiquer" dans le sens général, pas dans le sens "dire du mal"), et dans ce cas, la réponse qu'on te donne ensuite est totalement pertinente.
Soit tu réagis à côté du sens initial, sur de l'anecdotique qui n'influence en rien la conclusion (et dans ce cas, c'est mal venu de reprocher à quelqu'un d'avoir mal compris le sens si justement tu n'avais pas compris le sens initial).
On peut interpréter tout aussi bien ton message comme le premier ou le second (et je trouve que le premier est plus "sympa", car on suppose que ton message n'était pas inutile), même avec un smiley.
N'hésite pas à passer sur d'autres commentaires de Zenitram pour lui appliquer -1000 quand il fait la même erreur en appliquant les principes logiciels à, par exemple, la culture, en utilisant les mêmes arguments que ceux qu'il méprise ici.
En fait, je donne +1000 également à Zenitram chaque fois qu'il précise que c'est débile de limiter le monde du libre à une seule vision.
Le problème, c'est qu'il défend systématiquement l'inverse de ce qu'il dit: s'il y avait eu un journal similaire mais défendant une opinion politique qu'il aime, il aurait, dans les commentaires, défendu le fait que c'est "incohérent" d'être à la fois pour le logiciel libre et pas pour cette opinion politique (en ajoutant que ceux qui sont de cet avis sont "minoritaires" et "utilisent le libre pour rendre leur opinion plus populaire", c-à-d exactement l'opposé de la phrase citée: limiter le libre à ce qui l'arrange).
Il dit "cette esthétique du muscle et du nichon".
Il reprend le terme que tu as toi-même donné.
Dans la vidéo, il dit explicitement que quand on demande à une femme ce qu'elle trouve sexy, les personnages cités n'apparaissent PAS avec des muscles saillants (quand je fais une recherche image sur google avec les personnages cités, c'est en très très grande partie des portraits, sans muscles saillants apparents)
Et les caractéristiques qui les rendent sexy ne sont pas "les muscles saillants", mais "la profondeur", "le charme", "le ténébreux mélancolique" ou "le père éploré": il insiste sur le fait que ce que les femmes trouvent sexys, ce n'est PAS les muscles (qu'ils soient montagneux ou pas).
Après, peut-être que toi tu comprends cette vidéo comme ça, mais à mon avis, c'est totalement incohérent avec ce qu'il dit (pourquoi ne dit-il pas "muscles saillants" dans la liste des trucs biens ?)
Je ne dénonce rien
Euh, tu n'as as du tout compris ce que je disais (la phrase que tu reprends est un exemple de chose qu'on pourrait me reprocher à moi, pas à toi).
C'est amusant parce que dans la vidéo "virilité", il dit exactement ce qui est dit ici:
(en parlant des "muscles saillants et bien taillés") une esthétique faite par et pour des mâles en rut.
C'est également amusant de voir certaines réactions.
Un peu comme si dans une entreprises avec 50% de Bretons et 50% de Marseillais, les Bretons étaient les seuls ayant droit à choisir le menu du jour, et qu'on répondait qu'il n'y a pas de problèmes, parce que:
- il y a des marseillais qui aiment bien les plats bretons (traduction de "il y a des filles qui apprécient de voir des filles")
- ben ils ont choisis un plat à base de poissons parce que les marseillais aiment aussi le poisson (traduction de "il y a des mecs gaulés, ça plait aux filles")
- attention, ne dis pas que les bretons ont plus de choix que les marseillais, tu fais exactement ce que tu dénonces car tu interdis aux marseillais de choisir ce qu'aurait choisi un breton (traduction de "en disant que les images de jolies filles sont faites par et pour les mecs, tu es sexiste envers les femmes qui sont public de ce genre de choix")
J'aurais quand même été intéressé d'avoir ton avis sur le dernier élément de mon message précédent.
Sur:
Zenitram dit que je ne peux pas dire (…): "la musique sous licence CC BY-NC-ND est dans l'esprit du logiciel libre".
Pourtant, cette phrase est tout aussi légitime que "le but de diffuser et de permettre la modification de l'art est dans l'esprit du libre".
Pour un(e) athée, rentrer dans un lieu de culte fait le même effet que pour une féministe rentrer dans un bar à pute rempli de filles enlevées en Roumanie.
Je pense que flagos comprend bien en quoi c'est dérangeant pour certains.
Mais je pense que l'élément intéressant, c'est de voir des gens dire à la fois:
- ces idiots de vegans pleurnichent parce que leur viande a touché à la salade
- pas question d'entrer dans l'église
Je trouve la comparaison au final assez bonne:
on t'invite à partager une cérémonie qui représente quelque chose que tu n'aimes pas
on t'invite à partager un repas qui représente quelque chose que tu n'aimes pas
Au final, ces gens semblent dire que les choses qui les dérangent sont justifiées, mais les choses qui ne les dérangent pas doivent être acceptées par tout le monde.
Le sujet du journal, c'est surtout: l'art libre est tout aussi important que le logiciel libre, et ensuite développe pourquoi en occultant tout les aspects qui sont important pour le logiciel libre mais qui ne s'appliquent pas à l'art libre.
Si le sujet du journal était: "j'aime l'art libre, voilà pourquoi", alors, je serais d'accord avec toi.
Sauf que le journal ici souligne que:
1) si on soutient le logiciel libre, on doit soutenir l'art libre, car les raisons de soutenir le logiciel libre s'appliquent point par point à l'art libre
2) les seules raisons pour soutenir le logiciel libre sont celles données dans le journal et tout autre raison doit être ignorée.
À partir de ça, il y a 2 sujets de conversations:
- le tien: parler des bienfaits de l'art libre
- celui des 2 points: ainsi, Alcyone a réagit sur le point numéro 2
(ne prends pas le mot "combat" trop au sérieux, je ne passe pas 2 jours à chercher les mots exacts, je pense que ce que je voulais dire est quand même passé)
Et non je ne veux pas t'interdire de t'intéresser à un combat en particulier.
Je n'ai pas dit que tu veux m'interdire ça.
Je dis que Zenitram veut m'interdire ça.
Zenitram dit que je ne peux pas dire (ou que je peux dire mais dans ce cas je fais une grossière erreur (je me méfie, il va sans doute jouer sur les mots en faisant semblant de n'avoir pas compris. Il va peut-être aussi me reprocher cette parenthèse, en fait)): "la musique sous licence CC BY-NC-ND est dans l'esprit du logiciel libre".
Pourtant, cette phrase est tout aussi légitime que "le but de diffuser et de permettre la modification de l'art est dans l'esprit du libre".
Snif, j'ai pourtant donné un exemple dans le journal.
Un exemple qui ne marche pas (snif, j'ai pourtant expliqué 30 fois).
La PREUVE: je prends un logiciel LIBRE et un autre logiciel LIBRE, et je sors un logiciel après avoir mélangé les deux sans avoir lu les licences. Oh ! Comme les licences sont incompatibles, le bras armé des développeurs peut me tomber dessus.
je dis juste que nier le besoin de l'art libre tout en te réclamant du logiciel libre pour ses libertés (pas la sécurité, mais la sécurité n'est pas une des 4 libertés, c'est HS), tu n'es pas cohérent.
C'est ce que je veux dire: si tu te réclames du logiciel libre à cause du "libre" (pas à cause de la sécurité, pas à cause des 4 libertés qui sont un moyen et pas le but du libre), tu n'as pas besoin de reconnaître le même besoin de l'art libre.
Et je n'ai jamais dit "con"
Dans ce cas, tu n'auras aucun mal à écrire maintenant la phrase suivante (histoire qu'on puisse donné le lien):
"Moi, Zenitram, pense qu'aucun défaut péjoratif ne peut être attribué à quelqu'un sur base du fait qu'il se réclame à la fois de la mouvance libre et qu'il n'a aucun problème à ne pas soutenir les arts libres"
Si tu penses à un autre défaut péjoratif: my bad. Il te suffit alors de remplacer "con" par ce dernier. Auquel cas, ta remarque ici était juste du noyage de poisson.
Lequel? celui de ne pas faire de libre? Est-ce illégitime que quelqu'un aimant le logiciel libre dise à une personne disant que le logiciel libre c'est de la merde, que le logiciel libre est en fait utile?
Jehan parle de son idéal qui est de voir émerger un des aspects du libre. La défense de cet idéal est ce que j'appelle (peut-être abusivement) "le combat de Jehan".
De manière parallèle, j'appelle "le combat de X" la défense de l'idéal de X, qui est de voir émerger un des aspects du libre.
Après, on peut discuter de ce que sont les aspects du libre.
Mais dans ce cas, fais attention à ne pas tomber dans exactement ce que j'ai expliqué: ne viens surtout pas dire: "cet élément là ne fait pas partie des aspects du libre". Si tu fais ça, tu fais exactement ce que je dis: tu définis toi-même qui a droit à se revendiquer du libre ou pas.
Ne va pas me sortir "oui mais dans ce cas, quelqu'un qui défend le logiciel proprio peut aussi se revendiquer du libre". Pour ce revendiquer du libre, il faut que la mouvance soit présente et non-négligeable depuis le début du mouvement.
C'est un fait, c'est illustré par le fait que des acteurs importants ont exprimé cet idéal.
À propos, quels sont ceux qui ont expliqué que le libre correspond à ce que toi tu défends ? Peux-tu montrer que la mouvance à laquelle tu appartient est réellement une mouvance du libre et pas une mouvance opportuniste qui veut surfer sur la vague du libre pour redorer le blason de leur idéaux ? Attention, ne me sors pas de nom, sinon, c'est que tu es Fan du Dieu machin dont tu sors le nom.
Rappel : à la base, ma réaction vient du fait que des gens estiment que l'art libre est pas du tout utile et qu'on pousse un peu à dire que c'est utile (faut voir si on dit que bon, ça peut même être aussi utile que le logiciel libre!). Ces mêmes personnes vont avant/après se plaindre qu'on estime que le logiciel libre c'est inutile. Les "victimes" de X sont les "agresseurs" de Y.
On veut des noms (histoire de vérifier si tout ça n'est pas que dans ta tête).
Vu que ça arrive selon toi tout le temps, tu peux bien évidemment mettre des liens (par exemple de l'article dont tu fais référence).
Justement pour moi, l'accès à l'art, l'apprentissage, le partage… sont extrêmement disproportionnées.
Je parlais d'une disproportion dans les pouvoirs.
J'ai du mal à voir comment un créateur a un pouvoir sur quelqu'un qui s'intéresse à son art.
Il ne peut pas forcé ce dernier à payer, ni le mettre dans une position où "changer d'artiste" engendrera pour lui des complications, ni éventuellement espionner ou profiter des ressources de cette personne à son insu.
Je suis 100% d'accord avec le fait que le droit d'auteur est disproportionné.
Mais le seul lien est le mot "disproportionné". D'un côté, on a des mesures qui permettent à un développeur d'interagir dans la vie d'un utilisateur, de l'autre, il s'agit pour le créateur (ou l'ayant-droit) de conserver ses avantages sur l'accès à la création, mais cela ne touche pas à la vie d'une personne qui veut voir la création.
Bref, c'est deux choses différentes. Deux éléments distincts. Toi, tu t'intéresses donc effectivement principalement à UN des éléments du libre.
En fait les licences libres ne protègent pas du créateur, selon moi. Je ne contribue pas à GIMP ou autres logiciels avec une GPL parce que je me dis que je suis un salaud et que je dois protéger les gens de moi. :P
Pourtant, il existe des cas factuels où le développeur peut profiter de son statut et où la licence libre permet d'empêcher cela.
Ensuite, est-ce que tu distribues tes créations sous licence libre parce que tu te dis que tu es un salaud et que tu dois faire en sorte que les autres créateurs soient protégés du fait que tu puisses les attaquer en justice ?
Non, dans les deux cas, le choix de la licence est fait parce qu'on trouve cette licence plus logique, plus en phase avec ce qu'on attend de la société.
Donc oui, c'est aussi une lutte contre l'injustice pour moi
Il existe des milliers de choses injustes. Ce n'est pas parce qu'un élément te parait injuste que tout les autres éléments qui paraissent injustes aux autres sont en réalité la même chose.
Reprenons la sécurité: Alcyone aurait dit "je trouve que le problème de la sécurité est une situation injuste", cela voudrait dire que ta phrase "la sécurité n'est qu'un élément" est fausse ?
Ici, l'injustice est une question de pouvoir sur l'utilisateur. Cela n'est PAS lié au fait que l'utilisateur ne peut pas modifier le programme: les problèmes de pouvoirs se font sur les utilisateurs même si ceux-ci ne VEULENT PAS modifier le programme. Par contre, pour éviter l'abus de ce pouvoir, ajouter la possibilité de modification va permettre à ce levier de pouvoir de ne plus s'exercer (car il va permettre à l'utilisateur de se tourner vers un autre provider du même outil, et comme celui-ci sera plus attractif car moins agressif, il gagnera en popularité ce qu'il aura perdu en n'utilisant pas son pouvoir).
De nouveau je suis 100% d'accord avec toi sur cette phrase: si on choisit le libre principalement pour des raisons de sécurité, on donne de l'importance à UN élément en particulier.
Sauf que je ne fais que souligner quelque chose qui me parait alors évident: si on choisit le libre principalement pour des raisons de diffusion de l'art, on donne de l'importance à UN élément en particulier.
C'est à un autre niveau cependant
Ce que tu fais là, c'est juste expliquer qu'il y a un autre danger.
De nouveau, ça marche aussi avec "sécurité": je pourrais dire "oui, la situation de l'art non-libre est un danger, mais il y a avec le logiciel aussi un danger, au niveau de la sécurité".
Selon ça, de nouveau, tu ne pourrais pas dire que s'intéresser à la sécurité n'est qu'un élément.
J'ai l'impression que tu cherches à me convaincre que ton combat est important.
Euh, ouais, je suis 100% d'accord avec ça.
Sauf que mon combat est également important.
Pourquoi aurais-tu droit de t'intéresser à un combat qui concerne un élément particulier du libre, tandis que moi je n'ai pas le droit de faire pareil ?
Je pense pas qu'on te refuse d'être libriste. Zenitram est connu pour ses arguments durs et je pense qu'il n'exprime pas bien du tout ses idées.
Tout les messages de Zenitram se retrouvent sur ce point: si tu te réclames du logiciel libre et que tu ne te réclames pas de l'art libre, t'es un con.
Il a écrit une centaine de messages dans ce sens. Des précisions ont été demandées quand ce n'était pas clairs, et les réponses vont également dans ce sens.
Mais ça m'empêche pas de donner ma vision des choses quand l'atmosphère s'y prête (comme ici)
Exact, et c'est ce qu'a fait Alcyone à qui tu as répondu.
Dans ta réponse à Alcyone, tu sembles lui expliquer pourquoi ton combat est important. Dans ce cas, permet aux autres d'exprimer pourquoi leur combat est important sans rajouter ensuite "oui mais bon, mon combat à moi …".
Notons que l'article, qu'il soit bien écrit ou pas, reste une critique de ceux qui se réclament du logiciel libre sans se réclamer de l'art libre. Que les gens qui sont attaqués se défendent me parait la moindre des choses.
Mais si à chaque fois qu'ils émettent leur vision, on vient leur dire "oui mais bon, t'as quand même oublié que …", c'est au final délégitimer leur vision (je sais que ce n'est pas ton intention. D'un autre côté, tu sembles réagir de la même façon: pourquoi as-tu ressenti le besoin d'émettre à plusieurs reprises ton opinion ?).
Tu reconnais que c'est un point de vue personnel.
Mais la question ici, telle que présentée dans le journal, c'est de dire que ceux qui ne partagent pas ton point de vue n'ont rien à faire dans le libre.
Je pense que ceux qui ont réagit ont donc réagit pour défendre la logique de leur opinion.
Cela ne veut pas dire qu'ils ne comprennent pas ton opinion ou qu'ils pensent qu'elle est sans valeur.
Ainsi, par exemple, je suis également convaincu que l'art a tout à gagner à être étudiables, redistribuables et modifiables.
Je considère que c'est un enjeu important.
Cependant, l'élément qui me parle dans le libre, c'est la lutte contre l'injustice.
Cette injustice, c'est la disproportionnalité entre le pouvoir du développeur et celui de l'utilisateur, qui met le développeur en situation où il peut profiter de l'utilisateur.
Ainsi, la sécurité n'est qu'une conséquence de cette injustice. Par exemple: jamais un développeur ne verra sa vie privée menacée par un simple utilisateur.
On peut rétorquer que l'utilisateur peut se protéger. Mais ce serait comme prétendre que c'est juste que la police puisse tabasser les gens qu'elle n'aime pas car ces gens peuvent trouver des moyens pour se cacher de la police.
Je ne retrouve pas cette injustice lorsqu'on se réduit à l'art (c-à-d lorsqu'on perd l'aspect "outil", l'aspect "exécutable").
De la même façon que tu dis que la sécurité n'est qu'UN élément du libre, je pense que la libération de l'art n'est qu'UN élément du libre, et qu'on oublie d'autres éléments essentiels tels que la recherche d'une situation plus équilibrée et plus juste.
Mais de nouveau, je considère que tu as tout les droits de te dire libriste avec ces opinions.
Ce qui me dérange, c'est que moi, qui fais pourtant la même chose que toi en considérant plus certains aspects que d'autres, on me refuse cela.
Donc un homme à moitié à poil, c'est progressiste ? Mais une femme en justaucorps, c'est sexiste ?
hm, juste une petite remarque là-dessus.
Ce qui compte, c'est l'effet.
Si une femme en justaucorps vient compléter un tableau de 1000 autres images du même genre, l'effet n'est pas pareil qu'un homme à moitié à poil de temps en temps dans une société où l'homme sexy, c'est principalement (certes, pas que, mais principalement quand même) le puissant héro Bruce Willis ou l'intelligent docteur George Clooney (des rôles assez élevés sur l'échelle sociale: être sexy ne "réduit pas" forcément l'homme).
C'est une erreur de chasser le sexisme "sur le texte", en oubliant l'objectif et le contexte, sous prétexte que si tu as fait X à l'un, alors, pour être "égalitaire", tu dois faire X à l'autre. C'est comme un flic qui verbalise une voiture pour avoir tourné à gauche alors qu'elle a tourné à gauche pour sauver la vie d'un piéton: le flic se contente d'appliquer des règles apprises par cœur sans savoir pourquoi elles existent et sans savoir si son action a du sens dans ce contexte.
Zenitram pense que le but du libre, c'est (uniquement) de donner la liberté à l'utilisateur de reprendre un travail et de l'intégrer de n'importe quelle façon dans son propre travail, avec très peu de contraintes (notamment aucune au niveau de la revente du travail final).
C'est UNE façon de voir le libre, et UN aspect de celui-ci.
Une autre façon de voir le libre, c'est de s'intéresser à la question des équilibres entre les parties. Et dans ce cas, un logiciel étant un outil, le propriétaire de l'outil est en situation de force sur la personne qui a besoin de l'outil. Le but du libre dans ce contexte est de rétablir l'équilibre dans cette situation.
Cette notion n'est plus applicable avec la musique, ce que Zenitram ne comprend pas malgré toutes les explications fournies et son échec à donner un seul exemple de créateur en situation de force (si ce n'est des cas caricaturaux, qui existent en fait tout aussi bien dans le logiciel libre).
Les partisans du libre ont une sensibilité qui compose avec ces deux aspects: certains sont plus sensible au premier, d'autres sont sensibles aux deux mais tolèrent plus des situations que d'autres, d'autres sont sensibles surtout au deuxième.
Zenitram prétend que ce deuxième aspect n'existe pas ou est négligeable (cf. le titre de son journal), que le seul et unique but du libre, c'est le premier, et que par conséquent, si on appelle "libre" les logiciels qui ont ce but, c'est incohérent d'associer "libre" à des musiques qui n'ont pas ce but.
(Là où ça devient énervant, c'est quand il ré-écrit l'histoire pour prétendre que le deuxième aspect n'existe pas et n'a jamais existé, ou bien que ceux qui ont adhéré au libre avec en tête le deuxième principe ont moins de légitimité à se dire libriste que lui.)
Je pense que c'est là la réponse à ses questions: la musique de Musique Libre s'inscrit dans le soutien de l'un et/ou l'autre de ces deux aspects. C'est en ça que la musique de Musique Libre n'est pas la même que la musique sous licence traditionnelle diffusée gratuitement.
Je pense que la question de l'enfantillage est une bonne approche pour illustrer ce qui t'échappe (je doute que ça te serve à toi, mais ça peut aider d'autres lecteurs).
Certains disent: "demander que tout le monde ait exactement les mêmes droits, c'est des enfantillages, si j'ai envie de donner plus de droits à mes amis, que ceux qui ne sont pas contents se fassent une raison".
Certains disent: "demander que tout le monde ait droit à une vie privée absolue, c'est des enfantillages, pour appliquer la justice, on est bien obligé de, de temps en temps, regarder la vie privée"
Certains disent: "demander d'avoir la possibilité de modifier un logiciel, c'est des enfantillages, c'est mon logiciel, je me donne le droit d'avoir l'exclusivité de modification"
Certains disent: "demander d'avoir la possibilité de bloquer le trafic pour faire une manif, c'est des enfantillages, ils abusent lorsqu'avec leurs problèmes ils pourrissent ma journée"
Certains disent: "demander que les développeurs de logiciels aient des moyens pour me pousser à payer quelque chose que j'aurais volontiers fait moi-même, c'est des enfantillages, le logiciel est sur mon ordi, donc, j'en fais ce que je veux"
Certains disent: "demander de pouvoir modifier un morceau parce que on veut faire une vidéo avec celle-là, même si ça n'arrange pas les créateurs de la chanson, c'est des enfantillages, car personne n'est limité à une seule chanson ou un seul montage"
Certains disent: "demander de posséder les outils de travail de ses propres travailleurs, c'est des enfantillages, car ce sont les travailleurs qui utilisent ces outils, donc, ils devraient les posséder"
Certains disent: "la propriété, c'est un enfantillage, car c'est une forme de vol d'une personne capricieuse qui ne pense qu'à son bien-être plutôt qu'à celui de la communauté"
…
Si et seulement si tu es d'accord avec TOUTES ces propositions (dont certaines sont contradictoires), alors, ton argument du "c'est ce qui était dit du logiciel libre" est valide.
L'explication, c'est que, pour simplifier en 1 dimension, on se situe chaque fois, pour chacune de ces proposition, sur une ligne. Et chacun, sur cette ligne, place un point "enfantillage". Tout ce qui se trouve à droite du point "enfantillage" est, pour cette personne, un enfantillage.
Ce que tu dis, c'est que si on place le point tel que le logiciel libre n'est pas un enfantillage, alors, forcément, la musique libre ne l'est pas non plus.
Sauf que ce n'est pas forcément vrai.
En ce qui concerne les exemples, tu n'as rien donné d'équivalent à ce qui se passe avec le logiciel.
Personnellement, je n'ai JAMAIS été contraint, sous peine d'une situation tout aussi désagréable, d'utiliser UN et UN UNIQUE morceau.
Par contre, ça a été le cas avec des formats, avec des arrêts de support, avec incompatibilités artificielles.
Tu pourrais répondre que je n'étais pas obligé d'utiliser le format en question. Sauf que ne pas utiliser ce format en question m'aurait contraint à une autre situation désagréable, ce qui n'arrive pas si je change de morceau de musique.
C'est quelque chose à laquelle tu n'as donné aucun équivalent.
Inversement, avec le logiciel libre, le "bras armé" des développeurs peut me tomber dessus si je souhaite mélanger des licences incompatibles.
C'est aussi quelque chose de désagréable, tout autant que le bras armé du créateur.
Ici je pensais que le public était des gens pour qui le logiciel libre n'est pas une question d'enfantillage, tu n'es donc pas la cible du journal.
C'est exactement ce que tu ne comprends pas: il existe des gens pour lesquels le logiciel libre n'est pas une question d'enfantillage tandis que la musique libre l'est.
Le fait de pleurnicher "non non c'est incohérent" ne rend pas ça magiquement incohérent, à moins que tu me donnes des cas où on a réellement une situation similaire aux problèmes qu'on voit dans le logiciel, c-à-d où les gens ont réellement le choix entre satisfaire les exigences du développeurs ou se faire chier avec une solution pas satisfaisante.
tu n'as pas compris que je caricature la pensée de l'auteur qui attaquent une troupe amateur des plus normales?
T'as pas compris ce sur quoi je mettais le doigt: tu prends un exemple d'une troupe amateur QUI NE SAIT PAS LIRE LE CONTRAT.
T'as le culot de dire à la fois dans un autre commentaire "si le format te plait pas, rien ne te force à l'utiliser", et soudainement, ici, si le contrat ne leur plait pas, non seulement la troupe l'utilise quand même mais en plus vient se plaindre d'avoir eux-mêmes fait une erreur.
La différence, c'est que dans le premier cas "rien ne te force à l'utiliser" est faux: en pratique, il y a des milliers de situations où t'es obligé de choisir entre faire des concessions parce que le développeur est en situation avantageuse et entre une situation pas satisfaisante.
Par contre, cela n'arrive pas avec de la musique ou une pièce de théâtre.
Mais ça arrive avec par exemple de la documentation et des connaissances.
D'où le fait que certains font la distinction. Ce n'est pas un hasard magique, c'est simplement parce qu'ils ont utilisé leur cerveau, avec un avis qui n'est pas le tien, certes, mais cela ne fait pas de leur avis un avis incohérent.
PS : je sais que Zenitram se fout complet des objectifs du libre émis à son origine alors qu'il ne jure que par les 4 libertés. Mais bon, Zenitram n'est pas un Dieu omniscient, il peut aussi se tromper tellement il est dans son délire. Le libre n'est pas limité à Zenitram, loin de là.
Ce qui me dérange le plus dans le discours de Zenitram, c'est le fait qu'il prétend savoir "qui sont les vrais libristes" alors que la réalité, c'est que ceux qu'il exclut sont tout autant légitime que lui-même.
Pour le reste, l'art libre "à la Zenitram" souffre du manque de pertinence des revendications (je ne dis pas que c'est un problème en soi, simplement que ça explique son manque d'intérêt en général: pour X libristes, seulement une partie de ceux-ci seront convaincus).
Pour le logiciel libre, les problèmes du logiciel proprio sont courants et compréhensibles par tout le monde, et ce depuis que le logiciel proprio existe.
Par exemple, quand on se retrouve coincé par une licence proprio, on se rend compte que c'est une pratique abusive qui ne respectent pas les utilisateurs.
Mais pour l'art libre, c'est beaucoup plus difficile de trouver des exemples concrets de problèmes réels.
À chaque exemple, c'est soit:
- un problème de licence abusive, qui serait réglée par une réglementation correcte mais pas forcément respectueuse des 4 libertés.
- un faux problème, où il est plus question d'enfantillage qu'autre chose ("pour mon projet, il me FAUT ce morceau et aucun autre, mais légèrement modifié (donc, pas ce morceau, en fait)"), voire des caricatures grossières (les "femmes hystériques" débiles incapables de lire un contrat).
On rajoute à cela le fait que le logiciel libre a lui aussi des contraintes (que je trouve totalement légitimes).
Par exemple, les incompatibilités de licences font que si je mélange des licences CDDL et GPL, le "bras armé" des développeurs peut m'obliger à arrêter mon logiciel tel qu'il est.
J'aurais pu réécrire l'exemple donné par Zenitram dans le deuxième tiret en ne changeant que les mots choisis pour que ça correspond exactement à ce cas.
Cette « domination » existe-t-elle également chez les anglophones, qui n’ont qu’un genre pour les noms ? Il me semble bien que oui… ça n’a vraiment aucun rapport…
Tu fais une erreur de logique.
En anglais, "free software" veut à la fois dire: "logiciel libre" et "logiciel gratuit". L'idée est de remplacer "free" par un autre mot. Pourtant, en français (et dans d'autres langues), on voit quand même des gens confondre libre et gratuit.
Selon ta logique, il faudrait conclure que remplacer "free software" par un autre terme n'a absolument pas d'impact.
Pourtant, je doute réellement que ça soit le cas.
En l’occurrence, on a un préjugé, qui existe chez les francophones et chez les anglophones, pour la raison X. Et, pour lutter contre ce préjugé, pour l'aider à disparaître, on fait des actions. En français, certains pensent (à tort ou à raison) que le genre des mots entretient le préjugé. Cela ne veut pas dire que dans les pays où il n'y a pas de genre, le préjugé n'existe pas ou même existe moins.
Ce serait déjà plus lisible s’il se contentait de donner la priorité au féminin sur le masculin…
Je pense qu'on verrait tout autant de réactions, surtout basées sur "tu te dis pour l'égalité mais là tu favorises le féminin".
Je pense que quoi qu'on fasse, il y aura toujours des réactions de gens qui sont persuadé que si on adopte leur méthode, tout sera parfait, alors que ce n'est pas le cas.
Et que du coup, il faut se faire à l'idée qu'on aura toujours des commentaires (et toujours les mêmes).
(ce n'est pas une réaction sur le féminisme, juste sur 2 erreurs de logique courantes et pas forcément faciles à réaliser)
Pour lire le format Machin, tu as besoin du codec Machin. Tu ne peux pas utiliser le codec Bidule ou le codec Chose.
Pour utiliser l'imprimante Machin, tu as besoin du pilote Machin. Tu ne peux pas utiliser le pilote Bidule ou le pilote Chose.
Pour te détendre, tu as besoin d'écouter de la musique. Tu peux choisir entre le morceau Machin, Bidule ou Chose. Tu as juste envie de Machin plutôt que Bidule ou Chose.
Pour faire un frag movie, tu as besoin d'une musique. Tu peux choisir entre le morceau Machin, Bidule ou Chose. Tu as juste envie de Machin plutôt que Bidule ou Chose.
Dans le premier cas, le besoin fait que l'entreprise Machin peut contrôler ton environnement.
Dans le second cas, ni le groupe Machin, ni le groupe Bidule, ni le groupe Chose ne peut rien faire contre toi, car changer de morceau est trivial.
Ne me réponds pas qu'il existe des cas où le codec est un standard ouvert, ou que le pilote est générique: cela ne change rien au fait que dans le cadre du logiciel, ce contrôle existe potentiellement bel et bien (et de nombreux exemples réels existent, ce qui montre que ce n'est pas quelque chose d’hypothétique).
De même, ne me répond pas que je n'ai qu'à utiliser le format Bidule ou l'imprimante Chose à la place: cela ne change pas le fait que dans le cadre d'un morceau de musique, un tel contrôle n'existe pas.
Cela montre qu'il y a une différence fondamentale entre le logiciel et les morceaux de musique, et cela explique pourquoi des mesures sont prises envers les logiciels et pas envers les morceaux de musique.
Ne me réponds pas non plus que je peux faire du inverse-engineering, vu que ça, c'est équivalent à prendre sa guitare et rejouer soi-même le morceau.
À propos de la comparaison avec Apple. Ce que tu montres est justement un contrôle: si j'ai un truc d'Apple, je me retrouve à devoir accepter certaines pratiques.
Si j'écoute le groupe Bidule, jamais celui-ci ne va impliquer que, par exemple, je ne peux pas écouter tout aussi facilement, pour le même prix et sur le même support, le groupe Machin (à moins que tu sois enfermé dans un Music Store … qui est en fait lui-même un logiciel).
On peut aussi remarquer que les licences que tu reconnais toi-même comme libre ont parfois des comportements similaires à ce que tu affirmes être un élément qui les disqualifie.
Par exemple, tu as un morceau, mais parce que le créateur a choisi selon son idéologie une certaine licence, tu ne peux pas faire un truc qui t'arrange tel que enlever une piste de chant.
De la même façon, tu as deux bibliothèques que tu veux utiliser, mais parce que les créateurs ont choisis selon leur idéologie certaines licences, tu ne peux pas faire le programme qui t'arrange parce qu'il y a un conflit entre les deux licences libres.
Pourquoi tu considères que le second cas est ok et pas le premier ?
Cela répond à ton exemple du frag movie: tu n'es PAS sous contrôle du groupe qui a créé la musique que tu veux utiliser, tu as juste envie d'utiliser cette musique mais tu ne peux pas. Par contre, ce groupe n'a aucun contrôle sur le reste.
À propos de la légitimité. Oui, 100x oui, c'est la légitimité selon MOI. Mais si tu prétends que la légitimité selon moi n'est pas valide, alors, la légitimité selon toi n'est pas valide non plus.
QUE LES CHOSES SOIENT CLAIRES: je ne remets pas en cause ta légitimité à ne pas accepter les licences sur les musiques que tu ne trouves pas libres.
PAR CONTRE, je remets en cause ta légitimité à prétendre que ceux qui ne font pas comme toi ont tort ou ne comprennent rien au libre.
Le commentaire que j'ai posté pour te répondre, c'est pour t'expliquer mon point de vue, pour montrer qu'il y a une nuance de taille entre logiciel et musique et que cela constitue un élément sur lequel se base un raisonnement fondé.
Je ne dis pas que tu n'as pas le droit de ne pas aimer les musiques diffusées sans source.
J'explique juste pourquoi certains n'ont rien contre elles.
(sisi, relis-le sous cet angle, tu verras qu'il n'y a rien qui prétend que ton point de vue doit être rejeté, juste des précisions sur des éléments qui ne me semblaient pas clairs)
Ce qui c'est passé, c'est que depuis la fondation du libre, il y a des gens A pour qui le but du libre c'est rendre le contrôle de l'utilisateur sur son ordinateur. Pour A, les 4 libertés sont des moyens, pas des buts.
Mais il y a des gens B pour qui le but du libre, c'est de permettre un usage libre des créations. Pour B, les 4 libertés sont le but en soi.
Sauf que tu ne peux pas dire que A est le libre et B n'est pas le libre et inversement:
Pour chaque contribution de A au libre, on peut en trouver une de B. Pour chaque année X où A étant présent, on peut trouver B qui était tout aussi présent. Pour chaque personne qui a adhéré au libre à cause de A, on peut en trouvé une à cause de B.
Après, certains se sont convaincus que tout le monde était A, et que quand certains précisent aujourd'hui ce qu'ils disaient il y a 30 ans, et que cette précision montre qu'ils sont B, c'est selon eux en réalité un mensonge et une trahison de leur part, car il y a 30 ans, toujours selon eux, ces gens étaient forcément A, être B était impossible.
Certains minimisent l'existence de l'autre camp tout en paradoxalement montrant qu'ils ne sont pas négligeables.
Oh, et aussi, l'argument "dans ce cas, je peux dire que le proprio est libre, et comme tout les points de vue sont permis, voilà". Sauf que c'est un faux argument: pour ce groupe C, tu ne peux PAS trouver les équivalents historiques de A et B: le groupe C ne fait pas partie du libre tel qu'il existe et qu'il a été créé.
Mais pour A et B, c'est simplement symétrique: celui qui prétend que le groupe d'en face n'a rien compris est tout aussi stupide que celui du groupe d'en face qui prétend que l'autre n'a rien compris.
Parce que j’aime beaucoup ce morceau que tu as écrit, sauf le passage entre le 37ème et la 39ème mesure, et que j’aimerais bien voir (ou plutôt entendre) ce que donnerait ma propre idée de ce passage ?
Hm, ne confondrais-tu pas "envie" et "besoin" ? Accéder au code source d'un pilote d'imprimante, ce n'est pas une envie pour utiliser l'imprimante, c'est un besoin pour utiliser l'imprimante.
Une autre façon de voir les choses: combien de fois as-tu été bloqué et as-tu du trouver des solutions de contournement (par exemple en payant le créateur pour qu'il fasse du "support" en modifiant pour toi le morceau) parce que tu ne pouvais pas modifier la 38ème mesure ?
J’ai autant besoin de modifier ce morceau que tu avais besoin de l’écrire en premier lieu. Mon besoin est-il moins important que le tien ?
Je ne pense pas que ce soit de ça dont il s'agit: ce n'est pas le "besoin de créer" qui est comparé au "besoin de modifier", mais le "besoin de modifier du logiciel" qui est comparé au "besoin de modifier un morceau".
Lorsqu'on a un logiciel, il y a besoin concret: correction de failles, suivi des technologies les plus performantes, éviter d'être dépendant d'une entreprise, …
Le libre a été créé pour ça: parce qu'on avait besoin d'utiliser une imprimante.
Dans le cas d'un morceau, je n'arrive pas à imaginer un cas où il te faut le morceau Machin avec juste la 38ème mesure de changée, et uniquement celui-là: écouter un autre morceau ne permet pas de satisfaire le besoin (utiliser un autre pilote d'imprimante ne permet pas d'utiliser l'imprimante en question, mais au niveau des morceaux de musique, je ne comprends pas comment on peut être bloqué avec un et un seul morceau, tandis que aucun autre morceau du monde ne peut convenir). Je n'arrive à concevoir que des cas exceptionnels où c'est un problème de passage au domaine public, pas de libre ou pas libre.
Où est le problème ?
Je pense que personne n'a prétendu qu'il y avait un problème si la version modifiée est bel et bien clairement signalée comme telle.
Je pense que ce qui se passe, c'est que certains prétendent, à tort, que le problème que résout le logiciel libre est équivalent à "ne pas pouvoir réécrire la fin de Animal Farm à sa sauce". Si c'était le cas, il n'y aurait vraiment pas s'investir dans le logiciel libre: c'est un chouette hobby, mais certainement pas un enjeu de société ni un droit que tu es légitime de réclamer.
J'aime bien cette musique, mais une note me dérange (mon "système" ne supporte pas cette musique tel quel), je la voudrai plus basse et rediffuser ma modif. Sans les sources en libre je ne peux pas le faire (facilement, bref sans "décompiler").
Je ne vois pas en quoi c'est équivalent à ne pas pouvoir utiliser une imprimante.
Le problème que résout le libre, c'est quand l'utilisateur est obligé de faire quelque chose qu'il ne souhaite pas faire.
Dans le cas de l'imprimante, c'est le fait d'être inutilement obligé de payer pour un support. Dans le cas de MSOffice, c'est le fait de devoir accepter des comportements qu'il ne souhaite pas accepter parce qu'il veut lire un fichier doc.
Dans les deux cas, le créateur "profite" du besoin en choisissant de mettre en place une situation où l'utilisateur est bloqué.
Dans le cas de ton exemple, tout ce que tu fais, c'est dire qu'il existe un morceau que tu n'aimes pas. Ça tombe bien: le morceau, tu l'as acheté parce que tu voulais le morceau. Tu as reçu le morceau et le morceau ne fait que faire ce que tu lui as demandé.
(pour les sources, justement, c'est ce qui est discuté ici par ailleurs: 1) les musiques sous licences cc-by-sa, pourtant une licence libre, n'ont pas les partitions accessibles, 2) les partitions ne sont pas forcément le meilleur code source.)
Explique-moi, en attendant il est juste pas logique.
J'ai déjà expliqué, et autant parlé à un mur.
Mais de nouveau, si tu le souhaites, voilà la logique derrière le NC en particulier:
- les 4 libertés sont là pour éviter l'utilisateur de perdre le contrôle de sa machine
- cela est particulièrement important parce que les logiciels sont des outils (par exemple, j'ai pas de contrôle sur le fait que mes potentiels partenaires ont choisi un certain format de fichiers)
- dans le cadre du logiciel, la clause NC permet de limiter un outil (une lib, un format, …) à une seule entreprise X. De nouveau, l'élément clé ici est: outil. Une entreprise a besoin d'outils, et ces outils sont très contraignants: un format reçu ne peut pas être lu par un algorithme d'un autre format. L'entreprise utilisant ce format dépend donc de l'entreprise X.
Ce sont des éléments qui ne s'appliquent pas à la musique. Un morceau "normal" n'est jamais indispensable (et s'il l'est, c'est un cas particulier qui relève d'un autre sujet de discussion), il peut toujours être remplacé par un autre morceau.
Note que je ne considère pas pas RMS comme "une branche importante", pour tout dire il n'aurait pas fait la GPL et le libre serait limité à BSD/MIT que ça ne m'aurait pas dérangé.
Que tu le veuilles ou non, Stallman reste dans la liste des principaux contributeurs du libre qu'on trouve sur wikipedia.
Perso, je m'en fous aussi de Stallman.
Mais dire que ta vision du libre a plus de légitimité que la vision du libre de Stallman, c'est juste n'importe quoi. Pas que Stallman soit un dieu, mais que TOI, tu n'es certainement pas un dieu. Tu peux être convaincu que tout les acteurs "qui comptent" et que tout ce qui a fait que le libre existe tel qu'il est aujourd'hui n'est le résultat QUE de ceux qui partagent ta vision (tandis que ceux qui ne partagent pas ta vision, comme par hasard, sont négligeables), mais cela ne veut pas dire que c'est la réalité.
Bref, tu détourne le sujet, et n'apprécie pas que je traite RMS d'être humain comme les autres
Wouah, c'est un PARFAIT EXEMPLE !
Il se fait que je considère Stallman comme un humain comme les autres (et je pense même que c'est un humain pas terrible du tout).
Tout ce que je dis, c'est que Stallman est un membre représentatif d'un groupe qui a une certaine vision du libre, et que le fait que l'action de Stallman soit considérée comme historiquement importante dans l'histoire du libre montre que cette vision n'est pas anecdotique (cela ne veut pas dire que Stallman n'est pas un être humain comme les autres, à moins que tu considères toi-même tout ceux qui ont eu des actions importantes dans l'histoire du libre comme des sur-hommes. Mais moi, je suis assez mature pour ne pas avoir besoin de ça).
C'est un PARFAIT EXEMPLE: tu n'as pas été capable de considérer cette hypothèse, tu t'es enfoncé dans celle qui t'arrange: "s'il n'est pas d'accord avec moi, c'est parce que c'est un fan de Stallman en colère parce que j'ai pas dit du bien de lui".
D'autant plus que j'ai pris soin avant de souligner que je ne considère pas Stallman comme ça.
Alors, de deux choses l'une: soit tu as vraiment fait l'erreur, et dans ce cas, cela renforce ma conviction que tu fais la même erreur en disant que c'est forcément une erreur de logique. Soit tu essaies juste de me décrédibiliser en dépit de la réflexion.
Dans les deux cas, cela contre-dit l'affirmation comme quoi tu ne te limites pas à une pensée précise (dans le premier cas, sans t'en rendre compte, dans le deuxième cas, un peu plus consciemment).
et sinon, non, la vie n'est justement pas facile car je cherche à être cohérent, alors qu'il est bien plus simple de choisir (ou le laisser de côté) un argument en fonction de ce qu'on a décidé de penser
Ça tombe bien:
1) tu n'as pas réussi à montrer que cette approche est incohérente. Si Stallman se préoccupe des licences dans le but que l'utilisateur garde le contrôle, alors, se foutre de certaines clauses des licences de la musique est cohérent.
2) on peut choisir d'ignorer l'hypothèse que cette approche est cohérente, en mettant de côté un argument en fonction de ce qu'on a décidé de penser.
Les "artistes" comme tu veux les appeler, sont les premiers à repiquer des trucs de partout.
En quoi est-ce un équivalent à ce que je cite ?
Là, je parle des problèmes pour l'utilisateur, et tu me réponds avec des problèmes pour ceux qui veulent créer.
Non, ça souligne qu'il est illogique complet, sur deux points
Ta vie doit être facile: quelqu'un n'est pas de ton avis, c'est donc qu'il est illogique, c'est tout, pas la peine de réfléchir.
(ce qui est amusant, c'est que j'ai vu passé des tas d'exemples où tu te plantais royalement (et moi aussi, je me plante parfois), c'est intéressant de voir à quel point tu te crois infaillible)
La question est: pourquoi n'aime-t-il pas les logiciels non-libres ? Il l'a, je pense, expliqué à plusieurs reprises. C'est illustré par l'exemple de l'imprimante: il y avait une imprimante dans son labo, et ils ont voulu l'utiliser avec un autre système, et cela n'était pas possible car ils n'avaient pas accès au code.
Je n'arrive vraiment pas à voir un cas similaire avec de la musique.
(utiliser l'imprimante: pas le revendre, pas la diffuser, pas l'utiliser pour imprimer des livres qu'ils vont ensuite vendre, juste l'utiliser)
Pour le reste, je pense que tu n'as jamais vraiment compris l'idée derrière le libre telle que avancée par Stallman. Ensuite, le libre a évolué, et est utilisé par plusieurs groupes ayant chacun une idée un peu différente tout en restant encadré par le respect de l'utilisateur. Je n'ai pas vraiment de problème avec ça, tant qu'ils ne viennent pas prétendre que eux seuls sont les bons garants du libre, surtout quand ils prétendent qu'une branche importante et historique est hérétique.
Je pense que tout tient dans le fait que ce qui intéresse Stallman est la liberté de l'utilisateur.
Les obligations morales sont là quand on fait des choix qui affectent la liberté des utilisateurs. C'est le cas pour les logiciels, les encyclopédies ou les livres scolaires, car le créateur peut utiliser un besoin pour imposer quelque chose.
Pour le logiciel, c'est clair: j'ai besoin de lire un fichier doc parce que je reçois des doc, donc, j'utilise MSOffice qui peut en profiter pour faire autre chose que simplement lire le doc.
Pour le livre scolaire ou l'encyclopédie, c'est similaire: j'ai besoin d'une connaissance, mais on me la sert enrobée d'autres connaissances pas forcément neutres.
Par contre, il n'y a pas ce genre d'équivalent dans le cadre des artistes.
(Sinon, oui, on s'en fout des choix de Stallman: je ne vais certainement pas changer de choix parce qu'il en a un différent. Mais cela ne veut pas dire que cette remarque est inutile ou stupide: elle souligne qu'il y a sans doute une logique qui échappent à ceux qui ne comprennent pas comment on peut être à la fois geek-libriste-super-puriste et ne pas voir ce qu'il y a de mal à la musique non libre)
En l'occurrence, c'est toi qui commence à parler d'Apple, dans la phrase même où se trouve l'élément sur lequel on rebondit.
Pour référence, on paye certes pour le Mac App Store, mais la durée moyenne de validation d'un nouveau projet est de 15 jours, contre plutôt 15 mois (ce qui est une vie en info) voire jamais pour les distros qu'on n’intéresse pas (et sans compter sur d'autres contraintes comme d'avoir une licence libre, ce que n'ont pas d'autres "repos").
Lorsque tu dis "et sans compter sur d'autres contraintes", cela sous-entend que c'est un truc à ajouter À LINUX. Cette tournure de phrase signifie "et encore, il y a d'autres éléments à rajouter en défaveur, mais je n'ai même pas besoin d'en parler".
Quelqu'un a simplement répondu "peu importe ces autres contraintes sous Linux, car des autres contraintes équivalentes existent aussi sur le système avec lequel tu compares".
Perso, je m'en fous un peu de ce débat. Mais reprocher à quelqu'un d'avoir fait une remarque judicieuse face à un argument foireux et retourner ça pour tenter de le décrédibiliser, c'est juste dommage.
Lorsqu'on parle du fait qu'un code ouvert permet plus de correction de bogues que d'exploitation de bogues, c'est dans un contexte spécifique qui n'est pas forcément remplit dans ce cas-ci.
Par exemple, pour un bug dans firefox, qui a intérêt à ce qu'il n'y ai pas de failles exploitables:
1) Mozilla
2) l'utilisateur de firefox, qui ne veut pas que son ordinateur soit vulnérables à cause de firefox
3) les entreprises dont les utilisateurs utilisent firefox, pour la même raison
Face à ça, qui veut que les failles ne soient pas corrigées:
1) les black hats
On pourrait dire que le groupe 2 ou 3 peut corriger la faille de son côté sans la faire remonter. Mais s'ils prônent ce comportement, ils vont prôner le fait que les autres fassent pareil et donc que les failles que eux n'ont pas vues vont rester ouvertes.
Au final, il est raisonnable de penser que le premier groupe l'emporte sur le second.
Dans le cas du logiciel ici, on a un contexte différent.
Qui a intérêt qu'il n'y ait pas de failles exploitables:
1) l'État
2) les bons samaritains
Il n'y a pas, dans ce cas, d'autres utilisateurs: personne n'installe ce logiciel chez lui ou dans son entreprise.
Face à ça, qui veut que les failles ne soient pas corrigées:
1) les black hats
2) tout ceux qui peuvent obtenir un avantage de la faille
En d'autres termes: contrairement à firefox (et au fonctionnement en général pour un logiciel "classique"), l'utilisateur n'a pas vraiment de raison de remonter la faille. Au mieux, il peut donner la faille sur les réseaux sociaux (tout en bashant l'incompétence de l'État), en générant un grand nombre de personnes exploitant la faille alors qu'elle n'est pas encore fixée.
Du coup, ce n'est plus sur que le premier groupe l'emporte sur le deuxième.
Perso, je pense que le premier groupe peut toujours l'emporter. Mais cela reste une question légitime.
Après tout, il faut être honnête intellectuellement: si j'ai un logiciel qui calcule mes impôts ou qui me choisit une fac, et que j'ai la possibilité d'en profiter avec peu de chance qu'on puisse prouver ma culpabilité, c'est bcp plus tentant que si je trouve une faille dans un logiciel que j'utilise et dont l'exploitation me met moi-même en danger.
[^] # Re: .
Posté par j-c_32 . En réponse au journal Le Bon Coin, Airbnb, Uber : Les prochaines poules aux œufs d'or. Évalué à 2.
T'as pas compris.
Je ne te reproche pas de faire du deuxième degré.
Je te reproche d'écrire un message qui peut tout aussi bien être compris comme du premier degré que du second degré et d'ensuite prétendre que c'est la faute du lecteur s'il n'y a pas eu la chance sur deux d'interpréter correctement.
Si les gens n'ont pas compris que c'était du second degré, c'est pas forcément parce qu'ils sont cons, c'est peut-être aussi parce que t'as mal communiqué.
'Faudrait savoir: tu peux pas à la fois reprocher aux gens pour avoir cru que ta remarque était issu d'une opinion critique et puis rajouter qu'en fait, ta remarque était issue d'une opinion critique.
[^] # Re: .
Posté par j-c_32 . En réponse au journal Le Bon Coin, Airbnb, Uber : Les prochaines poules aux œufs d'or. Évalué à 1.
À ce moment-là, peut-être que tu peux aussi te demander ce que tu fais de mauvais qui fait que tu n'es pas compris.
Le message initial avait un sens.
Avec ton message, soit tu réagis pour critiquer ce sens ("critiquer" dans le sens général, pas dans le sens "dire du mal"), et dans ce cas, la réponse qu'on te donne ensuite est totalement pertinente.
Soit tu réagis à côté du sens initial, sur de l'anecdotique qui n'influence en rien la conclusion (et dans ce cas, c'est mal venu de reprocher à quelqu'un d'avoir mal compris le sens si justement tu n'avais pas compris le sens initial).
On peut interpréter tout aussi bien ton message comme le premier ou le second (et je trouve que le premier est plus "sympa", car on suppose que ton message n'était pas inutile), même avec un smiley.
[^] # Re: Les libertés transposées à l'Humain ?
Posté par j-c_32 . En réponse à la dépêche Comité de soutien pour Cellou Diallo contre son expulsion. Évalué à 0.
N'hésite pas à passer sur d'autres commentaires de Zenitram pour lui appliquer -1000 quand il fait la même erreur en appliquant les principes logiciels à, par exemple, la culture, en utilisant les mêmes arguments que ceux qu'il méprise ici.
En fait, je donne +1000 également à Zenitram chaque fois qu'il précise que c'est débile de limiter le monde du libre à une seule vision.
Le problème, c'est qu'il défend systématiquement l'inverse de ce qu'il dit: s'il y avait eu un journal similaire mais défendant une opinion politique qu'il aime, il aurait, dans les commentaires, défendu le fait que c'est "incohérent" d'être à la fois pour le logiciel libre et pas pour cette opinion politique (en ajoutant que ceux qui sont de cet avis sont "minoritaires" et "utilisent le libre pour rendre leur opinion plus populaire", c-à-d exactement l'opposé de la phrase citée: limiter le libre à ce qui l'arrange).
[^] # Re: première image du site officiel
Posté par j-c_32 . En réponse à la dépêche Bilan 2015 du MMORPG Ryzom. Évalué à 1.
Il dit "cette esthétique du muscle et du nichon".
Il reprend le terme que tu as toi-même donné.
Dans la vidéo, il dit explicitement que quand on demande à une femme ce qu'elle trouve sexy, les personnages cités n'apparaissent PAS avec des muscles saillants (quand je fais une recherche image sur google avec les personnages cités, c'est en très très grande partie des portraits, sans muscles saillants apparents)
Et les caractéristiques qui les rendent sexy ne sont pas "les muscles saillants", mais "la profondeur", "le charme", "le ténébreux mélancolique" ou "le père éploré": il insiste sur le fait que ce que les femmes trouvent sexys, ce n'est PAS les muscles (qu'ils soient montagneux ou pas).
Après, peut-être que toi tu comprends cette vidéo comme ça, mais à mon avis, c'est totalement incohérent avec ce qu'il dit (pourquoi ne dit-il pas "muscles saillants" dans la liste des trucs biens ?)
Euh, tu n'as as du tout compris ce que je disais (la phrase que tu reprends est un exemple de chose qu'on pourrait me reprocher à moi, pas à toi).
[^] # Re: première image du site officiel
Posté par j-c_32 . En réponse à la dépêche Bilan 2015 du MMORPG Ryzom. Évalué à 0.
C'est amusant parce que dans la vidéo "virilité", il dit exactement ce qui est dit ici:
(en parlant des "muscles saillants et bien taillés") une esthétique faite par et pour des mâles en rut.
C'est également amusant de voir certaines réactions.
Un peu comme si dans une entreprises avec 50% de Bretons et 50% de Marseillais, les Bretons étaient les seuls ayant droit à choisir le menu du jour, et qu'on répondait qu'il n'y a pas de problèmes, parce que:
- il y a des marseillais qui aiment bien les plats bretons (traduction de "il y a des filles qui apprécient de voir des filles")
- ben ils ont choisis un plat à base de poissons parce que les marseillais aiment aussi le poisson (traduction de "il y a des mecs gaulés, ça plait aux filles")
- attention, ne dis pas que les bretons ont plus de choix que les marseillais, tu fais exactement ce que tu dénonces car tu interdis aux marseillais de choisir ce qu'aurait choisi un breton (traduction de "en disant que les images de jolies filles sont faites par et pour les mecs, tu es sexiste envers les femmes qui sont public de ce genre de choix")
[^] # Re: Une nuance sur les termes employés
Posté par j-c_32 . En réponse au journal Pourquoi l'art libre est aussi important que le logiciel libre. Évalué à 0.
J'aurais quand même été intéressé d'avoir ton avis sur le dernier élément de mon message précédent.
Sur:
Zenitram dit que je ne peux pas dire (…): "la musique sous licence CC BY-NC-ND est dans l'esprit du logiciel libre".
Pourtant, cette phrase est tout aussi légitime que "le but de diffuser et de permettre la modification de l'art est dans l'esprit du libre".
[^] # Re: Merci
Posté par j-c_32 . En réponse au journal #WeMakeSeitan. Évalué à 2.
Je pense que flagos comprend bien en quoi c'est dérangeant pour certains.
Mais je pense que l'élément intéressant, c'est de voir des gens dire à la fois:
- ces idiots de vegans pleurnichent parce que leur viande a touché à la salade
- pas question d'entrer dans l'église
Je trouve la comparaison au final assez bonne:
on t'invite à partager une cérémonie qui représente quelque chose que tu n'aimes pas
on t'invite à partager un repas qui représente quelque chose que tu n'aimes pas
Au final, ces gens semblent dire que les choses qui les dérangent sont justifiées, mais les choses qui ne les dérangent pas doivent être acceptées par tout le monde.
[^] # Re: Une nuance sur les termes employés
Posté par j-c_32 . En réponse au journal Pourquoi l'art libre est aussi important que le logiciel libre. Évalué à 0.
Le sujet du journal, c'est surtout: l'art libre est tout aussi important que le logiciel libre, et ensuite développe pourquoi en occultant tout les aspects qui sont important pour le logiciel libre mais qui ne s'appliquent pas à l'art libre.
Si le sujet du journal était: "j'aime l'art libre, voilà pourquoi", alors, je serais d'accord avec toi.
Sauf que le journal ici souligne que:
1) si on soutient le logiciel libre, on doit soutenir l'art libre, car les raisons de soutenir le logiciel libre s'appliquent point par point à l'art libre
2) les seules raisons pour soutenir le logiciel libre sont celles données dans le journal et tout autre raison doit être ignorée.
À partir de ça, il y a 2 sujets de conversations:
- le tien: parler des bienfaits de l'art libre
- celui des 2 points: ainsi, Alcyone a réagit sur le point numéro 2
(ne prends pas le mot "combat" trop au sérieux, je ne passe pas 2 jours à chercher les mots exacts, je pense que ce que je voulais dire est quand même passé)
Je n'ai pas dit que tu veux m'interdire ça.
Je dis que Zenitram veut m'interdire ça.
Zenitram dit que je ne peux pas dire (ou que je peux dire mais dans ce cas je fais une grossière erreur (je me méfie, il va sans doute jouer sur les mots en faisant semblant de n'avoir pas compris. Il va peut-être aussi me reprocher cette parenthèse, en fait)): "la musique sous licence CC BY-NC-ND est dans l'esprit du logiciel libre".
Pourtant, cette phrase est tout aussi légitime que "le but de diffuser et de permettre la modification de l'art est dans l'esprit du libre".
[^] # Re: Une nuance sur les termes employés
Posté par j-c_32 . En réponse au journal Pourquoi l'art libre est aussi important que le logiciel libre. Évalué à 0.
Un exemple qui ne marche pas (snif, j'ai pourtant expliqué 30 fois).
La PREUVE: je prends un logiciel LIBRE et un autre logiciel LIBRE, et je sors un logiciel après avoir mélangé les deux sans avoir lu les licences. Oh ! Comme les licences sont incompatibles, le bras armé des développeurs peut me tomber dessus.
C'est ce que je veux dire: si tu te réclames du logiciel libre à cause du "libre" (pas à cause de la sécurité, pas à cause des 4 libertés qui sont un moyen et pas le but du libre), tu n'as pas besoin de reconnaître le même besoin de l'art libre.
Dans ce cas, tu n'auras aucun mal à écrire maintenant la phrase suivante (histoire qu'on puisse donné le lien):
"Moi, Zenitram, pense qu'aucun défaut péjoratif ne peut être attribué à quelqu'un sur base du fait qu'il se réclame à la fois de la mouvance libre et qu'il n'a aucun problème à ne pas soutenir les arts libres"
Si tu penses à un autre défaut péjoratif: my bad. Il te suffit alors de remplacer "con" par ce dernier. Auquel cas, ta remarque ici était juste du noyage de poisson.
Jehan parle de son idéal qui est de voir émerger un des aspects du libre. La défense de cet idéal est ce que j'appelle (peut-être abusivement) "le combat de Jehan".
De manière parallèle, j'appelle "le combat de X" la défense de l'idéal de X, qui est de voir émerger un des aspects du libre.
Après, on peut discuter de ce que sont les aspects du libre.
Mais dans ce cas, fais attention à ne pas tomber dans exactement ce que j'ai expliqué: ne viens surtout pas dire: "cet élément là ne fait pas partie des aspects du libre". Si tu fais ça, tu fais exactement ce que je dis: tu définis toi-même qui a droit à se revendiquer du libre ou pas.
Ne va pas me sortir "oui mais dans ce cas, quelqu'un qui défend le logiciel proprio peut aussi se revendiquer du libre". Pour ce revendiquer du libre, il faut que la mouvance soit présente et non-négligeable depuis le début du mouvement.
C'est un fait, c'est illustré par le fait que des acteurs importants ont exprimé cet idéal.
À propos, quels sont ceux qui ont expliqué que le libre correspond à ce que toi tu défends ? Peux-tu montrer que la mouvance à laquelle tu appartient est réellement une mouvance du libre et pas une mouvance opportuniste qui veut surfer sur la vague du libre pour redorer le blason de leur idéaux ? Attention, ne me sors pas de nom, sinon, c'est que tu es Fan du Dieu machin dont tu sors le nom.
On veut des noms (histoire de vérifier si tout ça n'est pas que dans ta tête).
Vu que ça arrive selon toi tout le temps, tu peux bien évidemment mettre des liens (par exemple de l'article dont tu fais référence).
[^] # Re: Une nuance sur les termes employés
Posté par j-c_32 . En réponse au journal Pourquoi l'art libre est aussi important que le logiciel libre. Évalué à 1.
Ce n'est pas ce dont je parle.
Ce dont je parle c'est de dire: "la musique sous licence CC BY-NC-ND sont dans l'esprit du logiciel libre".
[^] # Re: Une nuance sur les termes employés
Posté par j-c_32 . En réponse au journal Pourquoi l'art libre est aussi important que le logiciel libre. Évalué à 0.
Je parlais d'une disproportion dans les pouvoirs.
J'ai du mal à voir comment un créateur a un pouvoir sur quelqu'un qui s'intéresse à son art.
Il ne peut pas forcé ce dernier à payer, ni le mettre dans une position où "changer d'artiste" engendrera pour lui des complications, ni éventuellement espionner ou profiter des ressources de cette personne à son insu.
Je suis 100% d'accord avec le fait que le droit d'auteur est disproportionné.
Mais le seul lien est le mot "disproportionné". D'un côté, on a des mesures qui permettent à un développeur d'interagir dans la vie d'un utilisateur, de l'autre, il s'agit pour le créateur (ou l'ayant-droit) de conserver ses avantages sur l'accès à la création, mais cela ne touche pas à la vie d'une personne qui veut voir la création.
Bref, c'est deux choses différentes. Deux éléments distincts. Toi, tu t'intéresses donc effectivement principalement à UN des éléments du libre.
Pourtant, il existe des cas factuels où le développeur peut profiter de son statut et où la licence libre permet d'empêcher cela.
Ensuite, est-ce que tu distribues tes créations sous licence libre parce que tu te dis que tu es un salaud et que tu dois faire en sorte que les autres créateurs soient protégés du fait que tu puisses les attaquer en justice ?
Non, dans les deux cas, le choix de la licence est fait parce qu'on trouve cette licence plus logique, plus en phase avec ce qu'on attend de la société.
Il existe des milliers de choses injustes. Ce n'est pas parce qu'un élément te parait injuste que tout les autres éléments qui paraissent injustes aux autres sont en réalité la même chose.
Reprenons la sécurité: Alcyone aurait dit "je trouve que le problème de la sécurité est une situation injuste", cela voudrait dire que ta phrase "la sécurité n'est qu'un élément" est fausse ?
Ici, l'injustice est une question de pouvoir sur l'utilisateur. Cela n'est PAS lié au fait que l'utilisateur ne peut pas modifier le programme: les problèmes de pouvoirs se font sur les utilisateurs même si ceux-ci ne VEULENT PAS modifier le programme. Par contre, pour éviter l'abus de ce pouvoir, ajouter la possibilité de modification va permettre à ce levier de pouvoir de ne plus s'exercer (car il va permettre à l'utilisateur de se tourner vers un autre provider du même outil, et comme celui-ci sera plus attractif car moins agressif, il gagnera en popularité ce qu'il aura perdu en n'utilisant pas son pouvoir).
De nouveau je suis 100% d'accord avec toi sur cette phrase: si on choisit le libre principalement pour des raisons de sécurité, on donne de l'importance à UN élément en particulier.
Sauf que je ne fais que souligner quelque chose qui me parait alors évident: si on choisit le libre principalement pour des raisons de diffusion de l'art, on donne de l'importance à UN élément en particulier.
Ce que tu fais là, c'est juste expliquer qu'il y a un autre danger.
De nouveau, ça marche aussi avec "sécurité": je pourrais dire "oui, la situation de l'art non-libre est un danger, mais il y a avec le logiciel aussi un danger, au niveau de la sécurité".
Selon ça, de nouveau, tu ne pourrais pas dire que s'intéresser à la sécurité n'est qu'un élément.
J'ai l'impression que tu cherches à me convaincre que ton combat est important.
Euh, ouais, je suis 100% d'accord avec ça.
Sauf que mon combat est également important.
Pourquoi aurais-tu droit de t'intéresser à un combat qui concerne un élément particulier du libre, tandis que moi je n'ai pas le droit de faire pareil ?
Tout les messages de Zenitram se retrouvent sur ce point: si tu te réclames du logiciel libre et que tu ne te réclames pas de l'art libre, t'es un con.
Il a écrit une centaine de messages dans ce sens. Des précisions ont été demandées quand ce n'était pas clairs, et les réponses vont également dans ce sens.
Exact, et c'est ce qu'a fait Alcyone à qui tu as répondu.
Dans ta réponse à Alcyone, tu sembles lui expliquer pourquoi ton combat est important. Dans ce cas, permet aux autres d'exprimer pourquoi leur combat est important sans rajouter ensuite "oui mais bon, mon combat à moi …".
Notons que l'article, qu'il soit bien écrit ou pas, reste une critique de ceux qui se réclament du logiciel libre sans se réclamer de l'art libre. Que les gens qui sont attaqués se défendent me parait la moindre des choses.
Mais si à chaque fois qu'ils émettent leur vision, on vient leur dire "oui mais bon, t'as quand même oublié que …", c'est au final délégitimer leur vision (je sais que ce n'est pas ton intention. D'un autre côté, tu sembles réagir de la même façon: pourquoi as-tu ressenti le besoin d'émettre à plusieurs reprises ton opinion ?).
[^] # Re: Une nuance sur les termes employés
Posté par j-c_32 . En réponse au journal Pourquoi l'art libre est aussi important que le logiciel libre. Évalué à 2.
Tu reconnais que c'est un point de vue personnel.
Mais la question ici, telle que présentée dans le journal, c'est de dire que ceux qui ne partagent pas ton point de vue n'ont rien à faire dans le libre.
Je pense que ceux qui ont réagit ont donc réagit pour défendre la logique de leur opinion.
Cela ne veut pas dire qu'ils ne comprennent pas ton opinion ou qu'ils pensent qu'elle est sans valeur.
Ainsi, par exemple, je suis également convaincu que l'art a tout à gagner à être étudiables, redistribuables et modifiables.
Je considère que c'est un enjeu important.
Cependant, l'élément qui me parle dans le libre, c'est la lutte contre l'injustice.
Cette injustice, c'est la disproportionnalité entre le pouvoir du développeur et celui de l'utilisateur, qui met le développeur en situation où il peut profiter de l'utilisateur.
Ainsi, la sécurité n'est qu'une conséquence de cette injustice. Par exemple: jamais un développeur ne verra sa vie privée menacée par un simple utilisateur.
On peut rétorquer que l'utilisateur peut se protéger. Mais ce serait comme prétendre que c'est juste que la police puisse tabasser les gens qu'elle n'aime pas car ces gens peuvent trouver des moyens pour se cacher de la police.
Je ne retrouve pas cette injustice lorsqu'on se réduit à l'art (c-à-d lorsqu'on perd l'aspect "outil", l'aspect "exécutable").
De la même façon que tu dis que la sécurité n'est qu'UN élément du libre, je pense que la libération de l'art n'est qu'UN élément du libre, et qu'on oublie d'autres éléments essentiels tels que la recherche d'une situation plus équilibrée et plus juste.
Mais de nouveau, je considère que tu as tout les droits de te dire libriste avec ces opinions.
Ce qui me dérange, c'est que moi, qui fais pourtant la même chose que toi en considérant plus certains aspects que d'autres, on me refuse cela.
[^] # Re: première image du site officiel
Posté par j-c_32 . En réponse à la dépêche Bilan 2015 du MMORPG Ryzom. Évalué à 3.
hm, juste une petite remarque là-dessus.
Ce qui compte, c'est l'effet.
Si une femme en justaucorps vient compléter un tableau de 1000 autres images du même genre, l'effet n'est pas pareil qu'un homme à moitié à poil de temps en temps dans une société où l'homme sexy, c'est principalement (certes, pas que, mais principalement quand même) le puissant héro Bruce Willis ou l'intelligent docteur George Clooney (des rôles assez élevés sur l'échelle sociale: être sexy ne "réduit pas" forcément l'homme).
C'est une erreur de chasser le sexisme "sur le texte", en oubliant l'objectif et le contexte, sous prétexte que si tu as fait X à l'un, alors, pour être "égalitaire", tu dois faire X à l'autre. C'est comme un flic qui verbalise une voiture pour avoir tourné à gauche alors qu'elle a tourné à gauche pour sauver la vie d'un piéton: le flic se contente d'appliquer des règles apprises par cœur sans savoir pourquoi elles existent et sans savoir si son action a du sens dans ce contexte.
[^] # Re: Dogmazic
Posté par j-c_32 . En réponse au journal Pourquoi l'art libre est aussi important que le logiciel libre. Évalué à 2.
Pour préciser la pensée de Zenitram.
Zenitram pense que le but du libre, c'est (uniquement) de donner la liberté à l'utilisateur de reprendre un travail et de l'intégrer de n'importe quelle façon dans son propre travail, avec très peu de contraintes (notamment aucune au niveau de la revente du travail final).
C'est UNE façon de voir le libre, et UN aspect de celui-ci.
Une autre façon de voir le libre, c'est de s'intéresser à la question des équilibres entre les parties. Et dans ce cas, un logiciel étant un outil, le propriétaire de l'outil est en situation de force sur la personne qui a besoin de l'outil. Le but du libre dans ce contexte est de rétablir l'équilibre dans cette situation.
Cette notion n'est plus applicable avec la musique, ce que Zenitram ne comprend pas malgré toutes les explications fournies et son échec à donner un seul exemple de créateur en situation de force (si ce n'est des cas caricaturaux, qui existent en fait tout aussi bien dans le logiciel libre).
Les partisans du libre ont une sensibilité qui compose avec ces deux aspects: certains sont plus sensible au premier, d'autres sont sensibles aux deux mais tolèrent plus des situations que d'autres, d'autres sont sensibles surtout au deuxième.
Zenitram prétend que ce deuxième aspect n'existe pas ou est négligeable (cf. le titre de son journal), que le seul et unique but du libre, c'est le premier, et que par conséquent, si on appelle "libre" les logiciels qui ont ce but, c'est incohérent d'associer "libre" à des musiques qui n'ont pas ce but.
(Là où ça devient énervant, c'est quand il ré-écrit l'histoire pour prétendre que le deuxième aspect n'existe pas et n'a jamais existé, ou bien que ceux qui ont adhéré au libre avec en tête le deuxième principe ont moins de légitimité à se dire libriste que lui.)
Je pense que c'est là la réponse à ses questions: la musique de Musique Libre s'inscrit dans le soutien de l'un et/ou l'autre de ces deux aspects. C'est en ça que la musique de Musique Libre n'est pas la même que la musique sous licence traditionnelle diffusée gratuitement.
[^] # Re: PS symétrique
Posté par j-c_32 . En réponse au journal Pourquoi l'art libre est aussi important que le logiciel libre. Évalué à 5.
Je pense que la question de l'enfantillage est une bonne approche pour illustrer ce qui t'échappe (je doute que ça te serve à toi, mais ça peut aider d'autres lecteurs).
Certains disent: "demander que tout le monde ait exactement les mêmes droits, c'est des enfantillages, si j'ai envie de donner plus de droits à mes amis, que ceux qui ne sont pas contents se fassent une raison".
Certains disent: "demander que tout le monde ait droit à une vie privée absolue, c'est des enfantillages, pour appliquer la justice, on est bien obligé de, de temps en temps, regarder la vie privée"
Certains disent: "demander d'avoir la possibilité de modifier un logiciel, c'est des enfantillages, c'est mon logiciel, je me donne le droit d'avoir l'exclusivité de modification"
Certains disent: "demander d'avoir la possibilité de bloquer le trafic pour faire une manif, c'est des enfantillages, ils abusent lorsqu'avec leurs problèmes ils pourrissent ma journée"
Certains disent: "demander que les développeurs de logiciels aient des moyens pour me pousser à payer quelque chose que j'aurais volontiers fait moi-même, c'est des enfantillages, le logiciel est sur mon ordi, donc, j'en fais ce que je veux"
Certains disent: "demander de pouvoir modifier un morceau parce que on veut faire une vidéo avec celle-là, même si ça n'arrange pas les créateurs de la chanson, c'est des enfantillages, car personne n'est limité à une seule chanson ou un seul montage"
Certains disent: "demander de posséder les outils de travail de ses propres travailleurs, c'est des enfantillages, car ce sont les travailleurs qui utilisent ces outils, donc, ils devraient les posséder"
Certains disent: "la propriété, c'est un enfantillage, car c'est une forme de vol d'une personne capricieuse qui ne pense qu'à son bien-être plutôt qu'à celui de la communauté"
…
Si et seulement si tu es d'accord avec TOUTES ces propositions (dont certaines sont contradictoires), alors, ton argument du "c'est ce qui était dit du logiciel libre" est valide.
L'explication, c'est que, pour simplifier en 1 dimension, on se situe chaque fois, pour chacune de ces proposition, sur une ligne. Et chacun, sur cette ligne, place un point "enfantillage". Tout ce qui se trouve à droite du point "enfantillage" est, pour cette personne, un enfantillage.
Ce que tu dis, c'est que si on place le point tel que le logiciel libre n'est pas un enfantillage, alors, forcément, la musique libre ne l'est pas non plus.
Sauf que ce n'est pas forcément vrai.
En ce qui concerne les exemples, tu n'as rien donné d'équivalent à ce qui se passe avec le logiciel.
Personnellement, je n'ai JAMAIS été contraint, sous peine d'une situation tout aussi désagréable, d'utiliser UN et UN UNIQUE morceau.
Par contre, ça a été le cas avec des formats, avec des arrêts de support, avec incompatibilités artificielles.
Tu pourrais répondre que je n'étais pas obligé d'utiliser le format en question. Sauf que ne pas utiliser ce format en question m'aurait contraint à une autre situation désagréable, ce qui n'arrive pas si je change de morceau de musique.
C'est quelque chose à laquelle tu n'as donné aucun équivalent.
Inversement, avec le logiciel libre, le "bras armé" des développeurs peut me tomber dessus si je souhaite mélanger des licences incompatibles.
C'est aussi quelque chose de désagréable, tout autant que le bras armé du créateur.
C'est exactement ce que tu ne comprends pas: il existe des gens pour lesquels le logiciel libre n'est pas une question d'enfantillage tandis que la musique libre l'est.
Le fait de pleurnicher "non non c'est incohérent" ne rend pas ça magiquement incohérent, à moins que tu me donnes des cas où on a réellement une situation similaire aux problèmes qu'on voit dans le logiciel, c-à-d où les gens ont réellement le choix entre satisfaire les exigences du développeurs ou se faire chier avec une solution pas satisfaisante.
T'as pas compris ce sur quoi je mettais le doigt: tu prends un exemple d'une troupe amateur QUI NE SAIT PAS LIRE LE CONTRAT.
T'as le culot de dire à la fois dans un autre commentaire "si le format te plait pas, rien ne te force à l'utiliser", et soudainement, ici, si le contrat ne leur plait pas, non seulement la troupe l'utilise quand même mais en plus vient se plaindre d'avoir eux-mêmes fait une erreur.
La différence, c'est que dans le premier cas "rien ne te force à l'utiliser" est faux: en pratique, il y a des milliers de situations où t'es obligé de choisir entre faire des concessions parce que le développeur est en situation avantageuse et entre une situation pas satisfaisante.
Par contre, cela n'arrive pas avec de la musique ou une pièce de théâtre.
Mais ça arrive avec par exemple de la documentation et des connaissances.
D'où le fait que certains font la distinction. Ce n'est pas un hasard magique, c'est simplement parce qu'ils ont utilisé leur cerveau, avec un avis qui n'est pas le tien, certes, mais cela ne fait pas de leur avis un avis incohérent.
# PS symétrique
Posté par j-c_32 . En réponse au journal Pourquoi l'art libre est aussi important que le logiciel libre. Évalué à 0.
PS : je sais que Zenitram se fout complet des objectifs du libre émis à son origine alors qu'il ne jure que par les 4 libertés. Mais bon, Zenitram n'est pas un Dieu omniscient, il peut aussi se tromper tellement il est dans son délire. Le libre n'est pas limité à Zenitram, loin de là.
Ce qui me dérange le plus dans le discours de Zenitram, c'est le fait qu'il prétend savoir "qui sont les vrais libristes" alors que la réalité, c'est que ceux qu'il exclut sont tout autant légitime que lui-même.
Pour le reste, l'art libre "à la Zenitram" souffre du manque de pertinence des revendications (je ne dis pas que c'est un problème en soi, simplement que ça explique son manque d'intérêt en général: pour X libristes, seulement une partie de ceux-ci seront convaincus).
Pour le logiciel libre, les problèmes du logiciel proprio sont courants et compréhensibles par tout le monde, et ce depuis que le logiciel proprio existe.
Par exemple, quand on se retrouve coincé par une licence proprio, on se rend compte que c'est une pratique abusive qui ne respectent pas les utilisateurs.
Mais pour l'art libre, c'est beaucoup plus difficile de trouver des exemples concrets de problèmes réels.
À chaque exemple, c'est soit:
- un problème de licence abusive, qui serait réglée par une réglementation correcte mais pas forcément respectueuse des 4 libertés.
- un faux problème, où il est plus question d'enfantillage qu'autre chose ("pour mon projet, il me FAUT ce morceau et aucun autre, mais légèrement modifié (donc, pas ce morceau, en fait)"), voire des caricatures grossières (les "femmes hystériques" débiles incapables de lire un contrat).
On rajoute à cela le fait que le logiciel libre a lui aussi des contraintes (que je trouve totalement légitimes).
Par exemple, les incompatibilités de licences font que si je mélange des licences CDDL et GPL, le "bras armé" des développeurs peut m'obliger à arrêter mon logiciel tel qu'il est.
J'aurais pu réécrire l'exemple donné par Zenitram dans le deuxième tiret en ne changeant que les mots choisis pour que ça correspond exactement à ce cas.
[^] # Re: gloubiboulga
Posté par j-c_32 . En réponse au journal Bagnole, pouvoir, autorité. Évalué à 1.
Tu fais une erreur de logique.
En anglais, "free software" veut à la fois dire: "logiciel libre" et "logiciel gratuit". L'idée est de remplacer "free" par un autre mot. Pourtant, en français (et dans d'autres langues), on voit quand même des gens confondre libre et gratuit.
Selon ta logique, il faudrait conclure que remplacer "free software" par un autre terme n'a absolument pas d'impact.
Pourtant, je doute réellement que ça soit le cas.
En l’occurrence, on a un préjugé, qui existe chez les francophones et chez les anglophones, pour la raison X. Et, pour lutter contre ce préjugé, pour l'aider à disparaître, on fait des actions. En français, certains pensent (à tort ou à raison) que le genre des mots entretient le préjugé. Cela ne veut pas dire que dans les pays où il n'y a pas de genre, le préjugé n'existe pas ou même existe moins.
Je pense qu'on verrait tout autant de réactions, surtout basées sur "tu te dis pour l'égalité mais là tu favorises le féminin".
Je pense que quoi qu'on fasse, il y aura toujours des réactions de gens qui sont persuadé que si on adopte leur méthode, tout sera parfait, alors que ce n'est pas le cas.
Et que du coup, il faut se faire à l'idée qu'on aura toujours des commentaires (et toujours les mêmes).
(ce n'est pas une réaction sur le féminisme, juste sur 2 erreurs de logique courantes et pas forcément faciles à réaliser)
[^] # Re: Tu pouvais pas mieux tomber
Posté par j-c_32 . En réponse au journal Musique libre, ça vous chante?. Évalué à 2.
Pour lire le format Machin, tu as besoin du codec Machin. Tu ne peux pas utiliser le codec Bidule ou le codec Chose.
Pour utiliser l'imprimante Machin, tu as besoin du pilote Machin. Tu ne peux pas utiliser le pilote Bidule ou le pilote Chose.
Pour te détendre, tu as besoin d'écouter de la musique. Tu peux choisir entre le morceau Machin, Bidule ou Chose. Tu as juste envie de Machin plutôt que Bidule ou Chose.
Pour faire un frag movie, tu as besoin d'une musique. Tu peux choisir entre le morceau Machin, Bidule ou Chose. Tu as juste envie de Machin plutôt que Bidule ou Chose.
Dans le premier cas, le besoin fait que l'entreprise Machin peut contrôler ton environnement.
Dans le second cas, ni le groupe Machin, ni le groupe Bidule, ni le groupe Chose ne peut rien faire contre toi, car changer de morceau est trivial.
Ne me réponds pas qu'il existe des cas où le codec est un standard ouvert, ou que le pilote est générique: cela ne change rien au fait que dans le cadre du logiciel, ce contrôle existe potentiellement bel et bien (et de nombreux exemples réels existent, ce qui montre que ce n'est pas quelque chose d’hypothétique).
De même, ne me répond pas que je n'ai qu'à utiliser le format Bidule ou l'imprimante Chose à la place: cela ne change pas le fait que dans le cadre d'un morceau de musique, un tel contrôle n'existe pas.
Cela montre qu'il y a une différence fondamentale entre le logiciel et les morceaux de musique, et cela explique pourquoi des mesures sont prises envers les logiciels et pas envers les morceaux de musique.
Ne me réponds pas non plus que je peux faire du inverse-engineering, vu que ça, c'est équivalent à prendre sa guitare et rejouer soi-même le morceau.
À propos de la comparaison avec Apple. Ce que tu montres est justement un contrôle: si j'ai un truc d'Apple, je me retrouve à devoir accepter certaines pratiques.
Si j'écoute le groupe Bidule, jamais celui-ci ne va impliquer que, par exemple, je ne peux pas écouter tout aussi facilement, pour le même prix et sur le même support, le groupe Machin (à moins que tu sois enfermé dans un Music Store … qui est en fait lui-même un logiciel).
On peut aussi remarquer que les licences que tu reconnais toi-même comme libre ont parfois des comportements similaires à ce que tu affirmes être un élément qui les disqualifie.
Par exemple, tu as un morceau, mais parce que le créateur a choisi selon son idéologie une certaine licence, tu ne peux pas faire un truc qui t'arrange tel que enlever une piste de chant.
De la même façon, tu as deux bibliothèques que tu veux utiliser, mais parce que les créateurs ont choisis selon leur idéologie certaines licences, tu ne peux pas faire le programme qui t'arrange parce qu'il y a un conflit entre les deux licences libres.
Pourquoi tu considères que le second cas est ok et pas le premier ?
Cela répond à ton exemple du frag movie: tu n'es PAS sous contrôle du groupe qui a créé la musique que tu veux utiliser, tu as juste envie d'utiliser cette musique mais tu ne peux pas. Par contre, ce groupe n'a aucun contrôle sur le reste.
À propos de la légitimité. Oui, 100x oui, c'est la légitimité selon MOI. Mais si tu prétends que la légitimité selon moi n'est pas valide, alors, la légitimité selon toi n'est pas valide non plus.
QUE LES CHOSES SOIENT CLAIRES: je ne remets pas en cause ta légitimité à ne pas accepter les licences sur les musiques que tu ne trouves pas libres.
PAR CONTRE, je remets en cause ta légitimité à prétendre que ceux qui ne font pas comme toi ont tort ou ne comprennent rien au libre.
Le commentaire que j'ai posté pour te répondre, c'est pour t'expliquer mon point de vue, pour montrer qu'il y a une nuance de taille entre logiciel et musique et que cela constitue un élément sur lequel se base un raisonnement fondé.
Je ne dis pas que tu n'as pas le droit de ne pas aimer les musiques diffusées sans source.
J'explique juste pourquoi certains n'ont rien contre elles.
(sisi, relis-le sous cet angle, tu verras qu'il n'y a rien qui prétend que ton point de vue doit être rejeté, juste des précisions sur des éléments qui ne me semblaient pas clairs)
Ce qui c'est passé, c'est que depuis la fondation du libre, il y a des gens A pour qui le but du libre c'est rendre le contrôle de l'utilisateur sur son ordinateur. Pour A, les 4 libertés sont des moyens, pas des buts.
Mais il y a des gens B pour qui le but du libre, c'est de permettre un usage libre des créations. Pour B, les 4 libertés sont le but en soi.
Sauf que tu ne peux pas dire que A est le libre et B n'est pas le libre et inversement:
Pour chaque contribution de A au libre, on peut en trouver une de B. Pour chaque année X où A étant présent, on peut trouver B qui était tout aussi présent. Pour chaque personne qui a adhéré au libre à cause de A, on peut en trouvé une à cause de B.
Après, certains se sont convaincus que tout le monde était A, et que quand certains précisent aujourd'hui ce qu'ils disaient il y a 30 ans, et que cette précision montre qu'ils sont B, c'est selon eux en réalité un mensonge et une trahison de leur part, car il y a 30 ans, toujours selon eux, ces gens étaient forcément A, être B était impossible.
Certains minimisent l'existence de l'autre camp tout en paradoxalement montrant qu'ils ne sont pas négligeables.
Oh, et aussi, l'argument "dans ce cas, je peux dire que le proprio est libre, et comme tout les points de vue sont permis, voilà". Sauf que c'est un faux argument: pour ce groupe C, tu ne peux PAS trouver les équivalents historiques de A et B: le groupe C ne fait pas partie du libre tel qu'il existe et qu'il a été créé.
Mais pour A et B, c'est simplement symétrique: celui qui prétend que le groupe d'en face n'a rien compris est tout aussi stupide que celui du groupe d'en face qui prétend que l'autre n'a rien compris.
[^] # Re: Tu pouvais pas mieux tomber
Posté par j-c_32 . En réponse au journal Musique libre, ça vous chante?. Évalué à 1.
Hm, ne confondrais-tu pas "envie" et "besoin" ? Accéder au code source d'un pilote d'imprimante, ce n'est pas une envie pour utiliser l'imprimante, c'est un besoin pour utiliser l'imprimante.
Une autre façon de voir les choses: combien de fois as-tu été bloqué et as-tu du trouver des solutions de contournement (par exemple en payant le créateur pour qu'il fasse du "support" en modifiant pour toi le morceau) parce que tu ne pouvais pas modifier la 38ème mesure ?
Je ne pense pas que ce soit de ça dont il s'agit: ce n'est pas le "besoin de créer" qui est comparé au "besoin de modifier", mais le "besoin de modifier du logiciel" qui est comparé au "besoin de modifier un morceau".
Lorsqu'on a un logiciel, il y a besoin concret: correction de failles, suivi des technologies les plus performantes, éviter d'être dépendant d'une entreprise, …
Le libre a été créé pour ça: parce qu'on avait besoin d'utiliser une imprimante.
Dans le cas d'un morceau, je n'arrive pas à imaginer un cas où il te faut le morceau Machin avec juste la 38ème mesure de changée, et uniquement celui-là: écouter un autre morceau ne permet pas de satisfaire le besoin (utiliser un autre pilote d'imprimante ne permet pas d'utiliser l'imprimante en question, mais au niveau des morceaux de musique, je ne comprends pas comment on peut être bloqué avec un et un seul morceau, tandis que aucun autre morceau du monde ne peut convenir). Je n'arrive à concevoir que des cas exceptionnels où c'est un problème de passage au domaine public, pas de libre ou pas libre.
Je pense que personne n'a prétendu qu'il y avait un problème si la version modifiée est bel et bien clairement signalée comme telle.
Je pense que ce qui se passe, c'est que certains prétendent, à tort, que le problème que résout le logiciel libre est équivalent à "ne pas pouvoir réécrire la fin de Animal Farm à sa sauce". Si c'était le cas, il n'y aurait vraiment pas s'investir dans le logiciel libre: c'est un chouette hobby, mais certainement pas un enjeu de société ni un droit que tu es légitime de réclamer.
[^] # Re: Tu pouvais pas mieux tomber
Posté par j-c_32 . En réponse au journal Musique libre, ça vous chante?. Évalué à 7.
Je ne vois pas en quoi c'est équivalent à ne pas pouvoir utiliser une imprimante.
Le problème que résout le libre, c'est quand l'utilisateur est obligé de faire quelque chose qu'il ne souhaite pas faire.
Dans le cas de l'imprimante, c'est le fait d'être inutilement obligé de payer pour un support. Dans le cas de MSOffice, c'est le fait de devoir accepter des comportements qu'il ne souhaite pas accepter parce qu'il veut lire un fichier doc.
Dans les deux cas, le créateur "profite" du besoin en choisissant de mettre en place une situation où l'utilisateur est bloqué.
Dans le cas de ton exemple, tout ce que tu fais, c'est dire qu'il existe un morceau que tu n'aimes pas. Ça tombe bien: le morceau, tu l'as acheté parce que tu voulais le morceau. Tu as reçu le morceau et le morceau ne fait que faire ce que tu lui as demandé.
(pour les sources, justement, c'est ce qui est discuté ici par ailleurs: 1) les musiques sous licences cc-by-sa, pourtant une licence libre, n'ont pas les partitions accessibles, 2) les partitions ne sont pas forcément le meilleur code source.)
J'ai déjà expliqué, et autant parlé à un mur.
Mais de nouveau, si tu le souhaites, voilà la logique derrière le NC en particulier:
- les 4 libertés sont là pour éviter l'utilisateur de perdre le contrôle de sa machine
- cela est particulièrement important parce que les logiciels sont des outils (par exemple, j'ai pas de contrôle sur le fait que mes potentiels partenaires ont choisi un certain format de fichiers)
- dans le cadre du logiciel, la clause NC permet de limiter un outil (une lib, un format, …) à une seule entreprise X. De nouveau, l'élément clé ici est: outil. Une entreprise a besoin d'outils, et ces outils sont très contraignants: un format reçu ne peut pas être lu par un algorithme d'un autre format. L'entreprise utilisant ce format dépend donc de l'entreprise X.
Ce sont des éléments qui ne s'appliquent pas à la musique. Un morceau "normal" n'est jamais indispensable (et s'il l'est, c'est un cas particulier qui relève d'un autre sujet de discussion), il peut toujours être remplacé par un autre morceau.
Que tu le veuilles ou non, Stallman reste dans la liste des principaux contributeurs du libre qu'on trouve sur wikipedia.
Perso, je m'en fous aussi de Stallman.
Mais dire que ta vision du libre a plus de légitimité que la vision du libre de Stallman, c'est juste n'importe quoi. Pas que Stallman soit un dieu, mais que TOI, tu n'es certainement pas un dieu. Tu peux être convaincu que tout les acteurs "qui comptent" et que tout ce qui a fait que le libre existe tel qu'il est aujourd'hui n'est le résultat QUE de ceux qui partagent ta vision (tandis que ceux qui ne partagent pas ta vision, comme par hasard, sont négligeables), mais cela ne veut pas dire que c'est la réalité.
Wouah, c'est un PARFAIT EXEMPLE !
Il se fait que je considère Stallman comme un humain comme les autres (et je pense même que c'est un humain pas terrible du tout).
Tout ce que je dis, c'est que Stallman est un membre représentatif d'un groupe qui a une certaine vision du libre, et que le fait que l'action de Stallman soit considérée comme historiquement importante dans l'histoire du libre montre que cette vision n'est pas anecdotique (cela ne veut pas dire que Stallman n'est pas un être humain comme les autres, à moins que tu considères toi-même tout ceux qui ont eu des actions importantes dans l'histoire du libre comme des sur-hommes. Mais moi, je suis assez mature pour ne pas avoir besoin de ça).
C'est un PARFAIT EXEMPLE: tu n'as pas été capable de considérer cette hypothèse, tu t'es enfoncé dans celle qui t'arrange: "s'il n'est pas d'accord avec moi, c'est parce que c'est un fan de Stallman en colère parce que j'ai pas dit du bien de lui".
D'autant plus que j'ai pris soin avant de souligner que je ne considère pas Stallman comme ça.
Alors, de deux choses l'une: soit tu as vraiment fait l'erreur, et dans ce cas, cela renforce ma conviction que tu fais la même erreur en disant que c'est forcément une erreur de logique. Soit tu essaies juste de me décrédibiliser en dépit de la réflexion.
Dans les deux cas, cela contre-dit l'affirmation comme quoi tu ne te limites pas à une pensée précise (dans le premier cas, sans t'en rendre compte, dans le deuxième cas, un peu plus consciemment).
Ça tombe bien:
1) tu n'as pas réussi à montrer que cette approche est incohérente. Si Stallman se préoccupe des licences dans le but que l'utilisateur garde le contrôle, alors, se foutre de certaines clauses des licences de la musique est cohérent.
2) on peut choisir d'ignorer l'hypothèse que cette approche est cohérente, en mettant de côté un argument en fonction de ce qu'on a décidé de penser.
[^] # Re: Tu pouvais pas mieux tomber
Posté par j-c_32 . En réponse au journal Musique libre, ça vous chante?. Évalué à 5.
En quoi est-ce un équivalent à ce que je cite ?
Là, je parle des problèmes pour l'utilisateur, et tu me réponds avec des problèmes pour ceux qui veulent créer.
Ta vie doit être facile: quelqu'un n'est pas de ton avis, c'est donc qu'il est illogique, c'est tout, pas la peine de réfléchir.
(ce qui est amusant, c'est que j'ai vu passé des tas d'exemples où tu te plantais royalement (et moi aussi, je me plante parfois), c'est intéressant de voir à quel point tu te crois infaillible)
La question est: pourquoi n'aime-t-il pas les logiciels non-libres ? Il l'a, je pense, expliqué à plusieurs reprises. C'est illustré par l'exemple de l'imprimante: il y avait une imprimante dans son labo, et ils ont voulu l'utiliser avec un autre système, et cela n'était pas possible car ils n'avaient pas accès au code.
Je n'arrive vraiment pas à voir un cas similaire avec de la musique.
(utiliser l'imprimante: pas le revendre, pas la diffuser, pas l'utiliser pour imprimer des livres qu'ils vont ensuite vendre, juste l'utiliser)
Pour le reste, je pense que tu n'as jamais vraiment compris l'idée derrière le libre telle que avancée par Stallman. Ensuite, le libre a évolué, et est utilisé par plusieurs groupes ayant chacun une idée un peu différente tout en restant encadré par le respect de l'utilisateur. Je n'ai pas vraiment de problème avec ça, tant qu'ils ne viennent pas prétendre que eux seuls sont les bons garants du libre, surtout quand ils prétendent qu'une branche importante et historique est hérétique.
[^] # Re: Tu pouvais pas mieux tomber
Posté par j-c_32 . En réponse au journal Musique libre, ça vous chante?. Évalué à 2.
Je pense que tout tient dans le fait que ce qui intéresse Stallman est la liberté de l'utilisateur.
Les obligations morales sont là quand on fait des choix qui affectent la liberté des utilisateurs. C'est le cas pour les logiciels, les encyclopédies ou les livres scolaires, car le créateur peut utiliser un besoin pour imposer quelque chose.
Pour le logiciel, c'est clair: j'ai besoin de lire un fichier doc parce que je reçois des doc, donc, j'utilise MSOffice qui peut en profiter pour faire autre chose que simplement lire le doc.
Pour le livre scolaire ou l'encyclopédie, c'est similaire: j'ai besoin d'une connaissance, mais on me la sert enrobée d'autres connaissances pas forcément neutres.
Par contre, il n'y a pas ce genre d'équivalent dans le cadre des artistes.
(Sinon, oui, on s'en fout des choix de Stallman: je ne vais certainement pas changer de choix parce qu'il en a un différent. Mais cela ne veut pas dire que cette remarque est inutile ou stupide: elle souligne qu'il y a sans doute une logique qui échappent à ceux qui ne comprennent pas comment on peut être à la fois geek-libriste-super-puriste et ne pas voir ce qu'il y a de mal à la musique non libre)
[^] # Re: Linux for desktop !!!
Posté par j-c_32 . En réponse au journal des paquets Snaps dans Ubuntu. Évalué à 4.
En l'occurrence, c'est toi qui commence à parler d'Apple, dans la phrase même où se trouve l'élément sur lequel on rebondit.
Lorsque tu dis "et sans compter sur d'autres contraintes", cela sous-entend que c'est un truc à ajouter À LINUX. Cette tournure de phrase signifie "et encore, il y a d'autres éléments à rajouter en défaveur, mais je n'ai même pas besoin d'en parler".
Quelqu'un a simplement répondu "peu importe ces autres contraintes sous Linux, car des autres contraintes équivalentes existent aussi sur le système avec lequel tu compares".
Perso, je m'en fous un peu de ce débat. Mais reprocher à quelqu'un d'avoir fait une remarque judicieuse face à un argument foireux et retourner ça pour tenter de le décrédibiliser, c'est juste dommage.
[^] # Re: Bof
Posté par j-c_32 . En réponse au journal Ce logiciel qui choisit ta fac. Évalué à 9.
Lorsqu'on parle du fait qu'un code ouvert permet plus de correction de bogues que d'exploitation de bogues, c'est dans un contexte spécifique qui n'est pas forcément remplit dans ce cas-ci.
Par exemple, pour un bug dans firefox, qui a intérêt à ce qu'il n'y ai pas de failles exploitables:
1) Mozilla
2) l'utilisateur de firefox, qui ne veut pas que son ordinateur soit vulnérables à cause de firefox
3) les entreprises dont les utilisateurs utilisent firefox, pour la même raison
Face à ça, qui veut que les failles ne soient pas corrigées:
1) les black hats
On pourrait dire que le groupe 2 ou 3 peut corriger la faille de son côté sans la faire remonter. Mais s'ils prônent ce comportement, ils vont prôner le fait que les autres fassent pareil et donc que les failles que eux n'ont pas vues vont rester ouvertes.
Au final, il est raisonnable de penser que le premier groupe l'emporte sur le second.
Dans le cas du logiciel ici, on a un contexte différent.
Qui a intérêt qu'il n'y ait pas de failles exploitables:
1) l'État
2) les bons samaritains
Il n'y a pas, dans ce cas, d'autres utilisateurs: personne n'installe ce logiciel chez lui ou dans son entreprise.
Face à ça, qui veut que les failles ne soient pas corrigées:
1) les black hats
2) tout ceux qui peuvent obtenir un avantage de la faille
En d'autres termes: contrairement à firefox (et au fonctionnement en général pour un logiciel "classique"), l'utilisateur n'a pas vraiment de raison de remonter la faille. Au mieux, il peut donner la faille sur les réseaux sociaux (tout en bashant l'incompétence de l'État), en générant un grand nombre de personnes exploitant la faille alors qu'elle n'est pas encore fixée.
Du coup, ce n'est plus sur que le premier groupe l'emporte sur le deuxième.
Perso, je pense que le premier groupe peut toujours l'emporter. Mais cela reste une question légitime.
Après tout, il faut être honnête intellectuellement: si j'ai un logiciel qui calcule mes impôts ou qui me choisit une fac, et que j'ai la possibilité d'en profiter avec peu de chance qu'on puisse prouver ma culpabilité, c'est bcp plus tentant que si je trouve une faille dans un logiciel que j'utilise et dont l'exploitation me met moi-même en danger.
# article du Monde sur l'origine de ces détournements
Posté par j-c_32 . En réponse au journal Microsoft muselle son robot devenu nazi en 24 heures. Évalué à 2.
Je sais pas ce que ça vaut.
http://www.lemonde.fr/pixels/article/2016/03/25/derriere-les-derapages-racistes-de-l-intelligence-artificielle-de-microsoft-une-operation-organisee_4890237_4408996.html