Marotte ⛧ a écrit 8797 commentaires

  • [^] # Re: L'Art **ET** la Science sont tous les deux primordiaux

    Posté par  . En réponse au journal Le Palais de la découverte en danger. Évalué à 3.

    Sans publicité, personne ne saura jamais que ton produit existe. Tu ne vas jamais rien vendre. On peut discuter du bon dosage, de différentes méthodes plus ou moins honnêtes, mais tu ne peuxpas juste rien faire et attendre que les clients déburquent chez toi.

    Faire connaître le produit et ce qu’il apporte oui c’est nécessaire. C’est la « réclame », de nos jours il suffit souvent d’offrir le produit aux bonnes influenceureuses et le résautage fait le reste. Il faut avant tout un ou des canaux de distribution. Parce que si les gens connaissent et désirent mais qu’il ne peuvent pas se le procurer ils peuvent finir par oublier et passer à autre chose.

    Maintenant. Quand on parle de publicité on parle de gens dont le métier est de trouver les meilleurs moyen de manipuler les clients potentiels pour susciter leur envie d’achat, en faisant appelle a des réflexes psychologique fondamentaux. Susciter l’envie et maximiser le sacrifice financier qu’ils « consentiront » à ce « besoin ». Et ça je pense que c’est la graine de la surconsommation. Si on veut lutter contre la surconsommation il faut commencer, àmha, par bannir ces pratiques qui s’apparentent à ni plus ni moins que de l’escroquerie, de l’abus de faiblesse.

    De nos jours, qui ignore l’existence des voitures ou comment s’en procurer ? Pourquoi alors fait-on encore de la publicité pour les bagnoles ? Je prend la voiture comme exemple mais ça marche avec le dentifrice, le parfum, les rasoirs… la crème de beauté hivernale de mi-journée pour les peaux sèches avec des tâches de rousseur…

  • [^] # Re: Et duqueunuquèmetroadé alors ?!

    Posté par  . En réponse au journal Programmation 3D à travers les âges : les débuts (1992-1999). Évalué à 4.

    Un grand merci à toi pour ces informations. Notamment en ce qui concerne la spécificité de la cartouche de ce jeu.C’est vrai que les cartouches de console de jeux, de par leur nature de circuit imprimé « générique », étaient potentiellement plus que de simple dispositif de stockage.

    J’avais cette intuition que ce jeu était particulier par rapport aux avancées dans les graphismes des jeux vidéo. Maintenant je sais pourquoi.

    Tout aussi impressionnant que l’effondrement de la bio-diversité mais beaucoup plus distrayant, les progrès réalisés dans le domaine des graphismes que pouvaient afficher les ordinateurs est, je trouve, fulgurant. J’ai notamment toujours à l’esprit :

    • "Pong" (c’était un jeu de tennis en fait. Les les autres jeux de la cartouche : Hockey, Foot, étaient tous des « jeux de simulation sportive » (je mets les guillemets parce qu’aujourd’hui je doute qu’on puisse accepter cette qualification pour ce qu’était ces jeux). C’était sur un console de jeu fabriquée in France par Thomson ou Phillips je ne sais plus. (ça aussi ça pourrait sembler être de la fake-news… quand on voit où l’on en est en matière de graphisme les ordi/consoles ! ^^)

    • Le choc visuel que j’ai eu, moi possesseur d’une console Sega Master System 2 (8bit), qui en arrivant chez un copain entrain de jouer à Street Fighter 2 sur SNES (aka: « Super Nintendo » dans le langage courant en France à l’époque). Quand je vois maintenant ce que c’est comparé à ce qu’il se fait maintenant je réalise qu’il en fallait peu pour m’exciter déjà l’époque.

    Maintenant que j’ai du recul je peux dire que la seule et unique évolution dont je n’avais aucun doute sur l’évènement dans un futur proche c’était la téléphonie mobile (la téléphonie mobile au sens strict, mais pas le smartphone, ni que nous y trouverions des « jeux électroniques » sur ceux-ci.) Tout le reste du futur actuel, e: le futur d’hier, à aucun moment je me suis fait la réflexion : « on aura ça bientôt c’est obligé. »

    Partir dans des digressions comme ça… alors là ! J’étais persuadé de ne jamais faire ça ! ^^

  • # Et duqueunuquèmetroadé alors ?!

    Posté par  . En réponse au journal Programmation 3D à travers les âges : les débuts (1992-1999). Évalué à 5.

    Ça manque de Dukenukem3D non ? J’ai souvenir de ce jeu sur le PC d’un membre de ma famille à l’époque de Doom, et qu’il était bien plus abouti en terme d’exploitation du tri-dimensionnel, gameplay comme graphismes.

    Le premier Doom il était pas vraiment en 3D pour ce qui est du gameplay, on pouvait tirer à droite ou à gauche mais pour ce qui était du haut/bas rien du tout. Il pouvait y avoir des cibles à différentes hauteurs mais quand on tirait ça tirait « sur toute la verticale ».

    Un autre souvenir de tout premier jeu en 3D c’est Star Fox sur SNES, De nos jours ça pique violemment les yeux, et même à l’époque au niveau purement esthétique ça faisait un peu peine à voir. Je crois que c’est le tout premier jeu « vraiment en 3D » auquel j’ai eu l’occasion de jouer. Il date de 1993 si je me fie à Youtube. Je me trompe peut-être mais j’ai l’impression que techniquement, en terme de 3D, ce jeu est assez remarquable. (?)

  • # trou-à-dés

    Posté par  . En réponse au journal Programmation 3D à travers les âges : les débuts (1992-1999). Évalué à 5. Dernière modification le 25 août 2025 à 11:52.

    Le sujet est intéressant et j’espère pouvoir trouver le temps de lire tout ça. Ton introduction me fait plaisir à lire sur un point :

    Car c'est vrai que si tu fais un jeu ou une simulation 3D aujourd'hui… tu vas plutôt utiliser un moteur clés en main comme Godot, Unity ou Unreal Engine !
    Cependant sans le background que je vais t'exposer, tu serais incapable de faire des choix éclairés sur les enjeux et techniques de fond

    C’est peut-être une faiblesse finalement, et fort heureusement je ne suis pas développeur professionnel, mais ça m’est parfaitement inenvisageable d’utiliser un moteur, ou une bibliothèque, un framework, quel qu’il soit, sans avoir une connaissance sinon exhaustive, un minimum convenable, du fonctionnement sous-jacent.

    Apprendre l’électronique relevait pour moi de l’indispensable pour l’utilisation d’un ordinateur, alors qu’en pratique ça ne sert strictement à rien. J’ai réalisé cela il y a longtemps mais je ne sais toujours pas si c’est plus pertinent de considérer ça comme une qualité ou comme un défaut. ^^ (S’en tamponner doit être la meilleure chose à faire à priori)

    Je vois que tu n’en n’a pas parlé, je me demande si tu connais et éventuellement ce que tu en penses : à une époque je me suis plaisamment distrait à « faire de la 3D », à mon modeste niveau d’utilisateur, avec Wings3D et Sauerbraten. Les deux logiciels sont remarquablement intuitifs d’après-moi. J’en veux pour preuve que j’ai réussi sans trop d’effort à faire ce que je voulais.

    Sauerbraten est un FPS qui dans le fond ressemble aux autres FPS libres disponibles sous Linux. Mais son mode « édition de carte » est, je trouve, super bien pensé. Je n’ai pas connaissance d’équivalent dans les autres FPS. Les rares fois où j’ai une envie de « tous les tuer » (et pas de jouer à l’architecte) c’est Nexuiz qui a ma préférence. Je n’ai pas lancé le jeu depuis un bail mais je ne crois pas qu’il possède un mode édition comparable à celui de Sauerbraten. J’irais même jusqu’à comparer Sauerbraten avec Freecraft tellement le mode édition est plus intéressant que le FPS en tant que tel :)

    Wings3D, pareil, ça remonte à loin… J’ai le souvenir d’un logiciel infiniment plus intuitif que, par exemple, Blender. Sûrement moins puissant mais à mon avis au maximum de « kissitude » qu’un tel logiciel peut atteindre.

  • # Wut da fuk private licence

    Posté par  . En réponse au journal Faire son bot bluesky francophone. Évalué à 4.

    licence WTFPL 2.0 fait ce que tu veux avec sauf dire que tu l'as fait @jul 2025

    Faut signaler à la postériorition et par respect pour la véracitude que c’est moi qui ai tout écrit. Pour 0.75 cents seulement. Il se fait une bonne culbute à 3 cents le didacticiel ce rapace de programmateur !

  • [^] # Re: Temps libre mis à profit

    Posté par  . En réponse au journal Henry a perdu son emploi. Évalué à 3.

    Je crois pas qu’un seul rendez-vous professionnel soit plus sain à éviter sans préavis.

    « Vous voulez me virer ? Bah faites-ça par écrit que je transmette à mon avocat et envoyez moi une convocation en RAR que je puisse l’ignorer. Et faites ça ouvertement devant témoins, assumez votre saloperie, bande d’empaffés de la lune. »

    J’espère qu’Henry était pas payé trop en primes parce que Fronce TrèsVaillante incluera pas ça dans le calcul pour l’attribution des miettes.

    Je sais pas si ça se fait toujours mais quand je me suis retrouvé au chômage avec l’ARE, on m’a proposé de sinon me lâcher mon assurance chômage tous les mois, me filer cache le montant équivalent en une seule fois (ou deux). Ils m’avairnt pris pour quelqu’un qui voulait faire des trucs ces zguegs à lunette…

  • [^] # Re: Les lions, c'est vraiment des feignasses

    Posté par  . En réponse au journal Henry a perdu son emploi. Évalué à 3.

    nop.

    Un documentaire diffusé sur Arte il y a moins de trente jours. C’est la description la plus indicative que je peux donner présentement.

    J’imagine qu’il n’y a pas qu’un éléphant à s’appeler Babar et à finir dévoré par de gros matous à crinière.:|

  • [^] # Re: Les lions, c'est vraiment des feignasses

    Posté par  . En réponse au journal Henry a perdu son emploi. Évalué à 4.

    Non j’ai pas la référence mais c’était sur Arte c’est sûr.

  • [^] # Re: Les lions, c'est vraiment des feignasses

    Posté par  . En réponse au journal Henry a perdu son emploi. Évalué à 7. Dernière modification le 23 août 2025 à 19:48.

    Récemment j’ai vu un documentaire ou des lions (pas des lionnes), arrivent à se payer un éléphant, à cinq ou six lions. La nuit. Ils se coordonnent et ont recours à une tactique assez évoluée : quand ils ont bien encerclé le troupeau d’éléphants, ils se mettent tous ensembles à faire un bruit de ouf qui fait peur. Pas un rugissement, un grondement plutôt. Ces gros patauds d’éléphants, qui en plus voient que dalle la nuit, paniquent complètement et finissent par se séparer. C’est là ou les lions, nettement plus gros et lourds que les lionnes, arrivent à bout du pachyderme. Pas le plus gros mais pas un éléphanteau non plus, ni un handicapé ou un lion dégarni.

    Chez les lions comme chez l’Homme, quand ça devient technique et valorisant les mâles se réservent le domaine. Mais pour le tout-venant des corvées alimentaires, faire les tartes aux poireaux ou chopper de la petite bichette pour nourrir les gosses, c’est aux femmes lionnes de s’en charger.

    Aucun prestige potentiel, alors… « Dis chérie ?! T’as rien préparé à manger ? Dépêche-toi faut aussi préparer l’apéro pour le match ce soir. T’as fait les courses au moins ?! Je les aurais faites si j’avais pas eu mes cannes-à-pêches à entretenir mais là on compte sur toi avec les enfants. »

  • [^] # Re: L'Art **ET** la Science sont tous les deux primordiaux

    Posté par  . En réponse au journal Le Palais de la découverte en danger. Évalué à 4.

    C’est tout à leur honneur de ne pas parler des actions généreuses pour les autres, et je ne sais pas ce que l’artiste, le galeriste, l’intermédiaire, le précepteur étatique, bref, tout ceux qui en palpent feront à leur tour de l’argent un instant matérialisé dans cette banane ! Mais pour faire bien siffler les oreille du génial Èlon, citons à nouveau cet exemple comme exemple : quand il utilise des ressources énergétiques et humaines (donc de l’argent) pour mettre en orbite une voiture, on sait que c’est « cramé » définitivement comme pognon (donc comme ressources).

    Je crois que la publicité c’est le comble de l’argent mal dépensé. Tout ce qui est bénéfique aux gens comme produits de consommation (ou services) n’a à peine besoin que d’un peu de réclame, éventuellement, Et encore, de nos jours, à l’heure où chacun peut diffuser du multimédia à l’échelle mondiale 24/24h (ou presque). La moindre volonté de faire de la réclame pour un producteur/fournisseur c’est admettre que les gens n’ont pas besoin de ce qu’il compte leur refourguer.

  • [^] # Re: De toute façon, ce qui compte pour une langue, c’est fait qu’elle soit parlée !

    Posté par  . En réponse au lien Fil Mastodon : comment la réforme de l’orthographe de 1990 a été massacrée . Évalué à 3. Dernière modification le 22 août 2025 à 21:12.

    Il y a peu de temps que j’ai appris (je ne suis pas linguiste, je vous invite à vérifier avant de jouer l’ablation de vos bijoux de famille contre quoi que ce soit sur la pertinence de ce qui suit !) qu’à l’époque où les langues d’Europe se sont « fixées », qui est grosso modo la même époque dans toute l’Europe, et qui correspond à l’époque où, en France, on crée l’Académie Française, une organisation créée précisément dans ce but de normalisation, le débat principal sur l’approche à privilégier pour définir cet orthographe « officiel », avait lieu entre les partisans de la phonétique, qui s’opposaient aux partisans de l’étymologie.

    Il paraît qu’en France, et contrairement à tous les autres pays d’Europe (!), ce fût les partisans de l’étymologie qui eurent gain de cause. Voilà pourquoi notre orthographe est aussi tordue, tortueuse au minimum. Il a privilégié le respect de l’étymologie au lieu de privilégier le respect de la cohérence phonétique.

    Je n’ai pas énormément de points de comparaison personnellement mais je connais bien l’anglais, dont j’irai presque jusqu’à affirmer qu’il est du français avec une grammaire satisfaisante ! Ainsi que l’espagnol. Le castillan tout du moins, je ne sais pas pour le catalan mais je serai étonné que ce ne soit pas en grande partie identique quant au point qui va suivre. En espagnol, formulé de manière pompeuse mais, me semble-t-il, précise : « il existe une bijection entre l’ensemble des phonèmes et l’ensemble des graphèmes. ». En d’autres termes : un mot (dans le sens, une suite de lettres), a une et une seule manière de se prononcer, et un mot (dans le sens suite de sons) a une et une seule manière de s’écrire. Cela ne souffre, à ma connaissance, d’aucune exception, à tel point que tous les mots étrangers, lorsque adoptés tels quels, le sont phonétiquement, et leur orthographe en espagnol va de lui-même (sous réserve que le mot ne possède pas de phonèmes absent ou trop éloigné de ceux existant en espagnol). L’exemple le plus souvent donné étant le mot anglais/français football qui se « traduit » en espagnol par fútbol (et goal devient gol… vous voyez l’idée).

    Or je ne pense pas que l’espagnol soit moins rétrocompatible que le français, bien au contraire ! Et du point de vue logique élémentaire, élégance, et facilité d’assimilation, il relègue le français au statut d’obscure créole invraisemblable ! ^^

  • [^] # Re: De toute façon, ce qui compte pour une langue, c’est fait qu’elle soit parlée !

    Posté par  . En réponse au lien Fil Mastodon : comment la réforme de l’orthographe de 1990 a été massacrée . Évalué à 4. Dernière modification le 18 août 2025 à 19:10.

    C’est ici même il y plusieurs années qu’on m’a fait réaliser qu’il y a une différence entre le son "1" de « brun » et celui de « brin », c’est subtil à mon oreille, très, mais avec certains accents régionaux on entend bien la différence. En l’occurrence je crois me souvenir que c’était l’accent de la réunion et la personne en question était Faya. Aujourd’hui je peux faire la différence, je peux prononcer différemment, mais en pratique je ne le fais pas, la force de l’habitude et l’importance de ma pilosité palmaire sans doute.

  • [^] # Re: L'Art **ET** la Science sont tous les deux primordiaux

    Posté par  . En réponse au journal Le Palais de la découverte en danger. Évalué à 4. Dernière modification le 17 août 2025 à 01:27.

    Où réside la différence ?

    J’en vois deux, majeures :

    • à priori personne n’a été blessé ou tué pour, et uniquement pour, la production du tableau du Caravage.

    • l’intention, celle du Caravage, n’était, à mon humble avis, pas de terroriser les spectatrices, encore moins dans une visée pseudo-politique pour tenter de légitimer un meurtre.

    Comme pour « L’origine du monde » de Gustave Courbet, ce qui le différencie de la simple pornographie, c’est l’intention de l’auteur. Ainsi que ce que peut subir le modèle…

  • [^] # Re: L'Art **ET** la Science sont tous les deux primordiaux

    Posté par  . En réponse au journal Le Palais de la découverte en danger. Évalué à 3.

    Plus précisément je dirais que l’art c’est s’adresser à l’intelligence (amener à la réflexion), par le biais des émotions.

    Dans cette optique, la terreur, entre autre, n’est pas une émotion intéressante.

  • [^] # Re: L'Art **ET** la Science sont tous les deux primordiaux

    Posté par  . En réponse au journal Le Palais de la découverte en danger. Évalué à 3.

    Le but de l’art, c’est avant tout de s’adresser aux émotions.

    Bien sûr, mais c'est le cas pour la plupart des activités humaines.

    Pardon ?

    Labourer un champ, fabriquer du pain, recoudre une plaie, fabriquer un parapluie, cueillir des pommes, remplir une déclaration de revenus, accoucher, grimper à un arbre, saigner un cochon, et cætera…

    La plupart des activités humaine je dirais qu’elle s’adressent au remplissage de son estomac et au maintient des conditions extérieures nécessaires à sa survie. Toute la pléthore d’activités qui permet éventuellement de s’adonner aux activités s‘adressant aux émotions, aux siennes ou à celles des autres.

    Le froid, la soif et la faim ne sont pas des émotions, et une meute de loups affamée n’a probablement aucune espèce d’intérêt pour l’émotion de peur qu’elle suscite chez toi en t’attaquant pour te bouffer.

    En d’autres termes, je n’ai pas compris ce que tu voulais dire mais ce n’est pas forcément ma faute. ;)

  • [^] # Re: L'Art **ET** la Science sont tous les deux primordiaux

    Posté par  . En réponse au journal Le Palais de la découverte en danger. Évalué à 4.

    La troisième semble être un moyen pour un millionaire de se faire remarquer en dépensant son argent n'importe comment, sans faire de mal à personne, ce qui n'est peut-être pas plus mal.

    Quand tu sais le bien que tu peux faire avec plusieurs millions d’euros, dire qu’il ne fait de mal à personne en faisant ça je trouve que c’est très discutable. Il aurait pu acheter plusieurs tonnes de banane et les faire distribuer par tous les réseaux qui aident les pauvres. C’est pas forcément la meilleure chose à faire pour aider les gens avec des millions d’euros, mais c’est moins odieux que faire ce qu’il a fait, et on reste dans la banane, si c’est sa marotte à super-débile le millionnaire à la banane… :\

  • [^] # Re: L'Art **ET** la Science sont tous les deux primordiaux

    Posté par  . En réponse au journal Le Palais de la découverte en danger. Évalué à 3.

    Oui en effet, l’ensemble des types de réactions escomptées est restreint. Léser des personnes ou détruire le bien d’autrui constitue une limite qu’on peut envisager franchir, mais en prenant garde à ce que ça implique. Qui est lésé ? Quels sont les biens qui sont détruits, ou juste détériorés ? Et surtout, quel but l’artiste poursuit-il. Si le but est de provoquer gratuitement la colère d’un « spectateur » je ne crois pas que ça puisse être de l’art. Maintenant, si on considère la majeur partie du street-art, il s’est fait (et continue à se faire) dans l’illégalité, provoque donc nécessairement la colère de certaines personnes, mais constitue bel-et-bien, de toute évidence (même si c’est pas forcément chez tout le mode), une forme d’art.

    Pour reprendre ton exemple, si tu le fais sur un support adéquat qui t’appartient, sans emmerder personne en pratique, on peut considérer par exemple que tu fais de la calligraphie scatologique, or qui peut considérer que la calligraphie ne serait pas de l’art ? C’est merdique comme art de mon point de vue, il y a quand même des matières plus adaptées à la calligraphie, un sacré paquet d’ailleurs, mais c’est une autre question. On peut trouver cela inutile, déplaisant voire inquiétant, ça ne signifie par pour autant que ça ne puisse pas être de l’art.

    Dans le genre, ça couvre aussi l'exhibitionnisme

    Évidemment qu’un obsédé sexuel qui s’exhibe à n’importe qui, à des personnes qui n’ont rien demandé, ce n’est pas de l’art. Maintenant, le « strip-tease » peut-être qualifié d’art (il l’est par un nombre non négligeable de personnes en tout cas). Et pourtant, d’autres personnes, et je pense pas que ce soit ton cas, considèrent que c’est seulement une atteinte à la pudeur, ou que sais-je encore, mais que ce n’est pas de l’art. Dans le même genre, est-ce que le tableau « L’origine du monde » de Gustave Courbet est de l’art ? Pour beaucoup s’en est. Pourtant ce tableau remplis tous les critères d’une « œuvre » pornographique, en serait-ce ? Au delà de cette question : la pornographie peut-elle être considérée comme un art ? Tout le monde n’est pas d’accord sur la réponse à cette question.

    Je suis très loin d’être un fan de l’art dit « art moderne », même si je peux trouver certaines œuvres fabuleuses. À l’inverse, une « œuvre » telle que la très fameuse « Fontaine » de Duchamp c’est à mon avis avant toute chose l’art de se foutre de la gueule des gens.

    En tous cas merci pour cet échange, je réalise à quel point le concept « art » fait sûrement partie des concepts les plus difficiles à définir qui soient. Probablement dû au fait qu’un des buts de l’art, conscient ou pas, est de repousser toujours plus loin la frontières plus ou moins communément admise à l’époque à la quelle l’ouvre est envisagée, réalisée, et finalement présentée.

  • [^] # Re: Commentaire intéressant, validisme et prestige social

    Posté par  . En réponse au lien Fil Mastodon : comment la réforme de l’orthographe de 1990 a été massacrée . Évalué à 5.

    Si tu ne respectes pas le code social durement acquis,

    Si tu respectes le code social acquis au pied de la lettre sans le remettre en question, et de ce fait sans en dévier notablement, c’est je pense tout aussi problématique que de ne rien respecter de ce code.

    tu es étiqueté comme "la lie" (exemple des gens sur X là haut qui adoptent un autre niveau de langue pour un public différent

    Adopter différents niveaux de langue selon le public c’est souhaitable voire indispensable. C’est adapter le fond de son propos selon le public qui est, d’après-moi, un comportement éminemment détestable.

  • [^] # Re: Intérêt du débat ?

    Posté par  . En réponse au lien Fil Mastodon : comment la réforme de l’orthographe de 1990 a été massacrée . Évalué à 4. Dernière modification le 15 août 2025 à 20:48.

    Louis-Ferdinant Céline a eu le prix Renaudot en 1932 avec son premier roman : « Voyage au bout de la nuit », quoi qu’on pense de l’œuvre et du personnage, il a montré une chose avec ce roman : l ’emploi d’un registre de langue soutenu, ou même simplement courant, n’est nullement un pré-requis à l’émergence de la matière littéraire. Ce qui était pourtant à l’époque une parfaite évidence.

    C’est en lisant son deuxième roman, que je ne peux que recommander également, que j’ai pu réaliser qu’une expression comme "faire chier la bite" n’était nullement quelque chose de récent qui serait apparu dans les bidonvilles et les cités de l’après-guerre. Ce dont j’étais persuadé. Pour moi ça remontait maximum aux années 1980 ce genre d’expression.

    Comme dit plus bas : principe d’économie (parlons de l’accent circonflexe qui en est un très bon exemple !). Ce qui compte pour une langue c’est d’être assez partagée, mais tout autant de continuer à évoluer.

    La langue évolue par ceux qui la parlent, souhaiterais-tu qu’ils en parlent une autre afin que « la tienne » se maintienne dans la forme qu’on t’a enseignée toi ? Moi pas. Et même si ma langue maternelle (le céfran, yo) n’est pas ma langue favorite, celle que je trouve la plus remarquable, je suis content de voir qu’elle vit.

  • [^] # Re: Intérêt du débat ?

    Posté par  . En réponse au lien Fil Mastodon : comment la réforme de l’orthographe de 1990 a été massacrée . Évalué à 4.

    Pour ce qui est de la part de l’arabe dans l’incroyable créole qu’est notre langue :

    La jupe (de l'arabe joubba pour long vêtement de laine) est un vêtement fixé au niveau des hanches ou de la taille pour couvrir tout ou une partie du bas du corps sans division pour chaque jambe et sans qu'en principe les bords inférieurs soient refermés.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Jupe

    Arabe, italien, anglais, allemand, tout ça c’est du kif-kif au même !

  • [^] # Re: Intérêt du débat ?

    Posté par  . En réponse au lien Fil Mastodon : comment la réforme de l’orthographe de 1990 a été massacrée . Évalué à 9.

    Je crois pas comment tu l’as tué miskine !

  • [^] # Re: L'Art **ET** la Science sont tous les deux primordiaux

    Posté par  . En réponse au journal Le Palais de la découverte en danger. Évalué à 3. Dernière modification le 14 août 2025 à 16:13.

    Pour le premier point, si ce n’était pas de l’art, que serait-ce alors ?

    Définir l’art n’est pas évident, mais une définition, probablement réductrice et qu’on pourra juger trop large, ce serait de dire qu’est de l’art, toute production n’ayant d’autre but « utilitaire » que de susciter des réactions et éventuellement de la réflexion. C’est tenter de communiquer avec les autres. On pourrait dire que c’est tout objet (objet au sens large) ayant pour but principal et bien souvent unique d’être présenté et perçu, par autrui généralement mais potentiellement par soi-même uniquement. Dans ce cas la différence avec « n’importe quoi » c’est que c’est sciemment, en pleine conscience. Alors que faire n’importe quoi c’est faire quelque chose sans savoir pourquoi on le fait et sans réfléchir au pourquoi du besoin qu’on a de le faire (quand il y a un besoin ou une envie, parfois il peut ne pas en avoir, là on peut dire que c’est « vraiment n’importe quoi » ! ^^)

    Pour le second, on peut dire d’une œuvre qu’elle n’est pas à notre goût et qu’on ne lui trouve aucun intérêt pour soi. Ça peut sembler subtile cette différence entre dire "c’est nul" et "je n’aime pas", mais je pense pour ma part que c’est très signifiant de l’état d’esprit de celui qui s’exprime. Peut-être est-ce pour toi d’une telle évidence que tu voulais dire "je n’aime pas" et que c’est uniquement de ton propre intérêt dont tu parles, comme tout un chacun je peux faire ce raccourci, cependant je ne crois pas que ce soit ce que je fais de mieux. Dans ce cas, oui, bien sûr, C’est tout aussi respectable, utile et indispensable de le dire.

    Quant à la cathédrale et ses vitraux, non, je ne crois pas qu’on puisse « s’indigner » de ces choix, quand bien même ils ne nous plaisent pas, et quand bien même on a le droit de le dire. Avec ce qu’il se passe dans le monde tout autour de cette cathédrale, « s’indigner » au sujet de choix architecturaux, quand bien même ils concernent un bâtiment notable, exceptionnel, me semble à la limite de l’indécence. Ça l’est autant aujourd’hui que ça l’était à l’époque de Viollet-le-Duc et que des personnes trouvaient tout comme toi, qu’on intentait à l’œuvre des architectes précédents. Je suis fort aise que tu n’y souscrives pas toi-même. Pour ma part, si ce que fait l’artiste convient au donneur d’ordre et ne présente aucun danger ou risque pour la vie, je pense qu’il convient de choisir d’autre sujet d’indignation.

    Je ne sais pas à quels vitraux tu fais référence précisément, et jusqu’à présent je m’étais pas du tout intéressé au sujet mais si je prends l’exemple de :

    Titre de l'image

    C’est bien une œuvre figurative.

    Pour finir je dirais que c’est assez particulier comme type d’art, assez spécifique la réalisation de vitraux. On peut même dire qu’on est plus proche du design que de l’art à proprement parler.

  • [^] # Re: L'Art **ET** la Science sont tous les deux primordiaux

    Posté par  . En réponse au journal Le Palais de la découverte en danger. Évalué à 4. Dernière modification le 13 août 2025 à 20:59.

    Les anti-sciences ont très souvent, sinon toujours, une conception de l’art antithétique à la véritable définition de l’art. N’est pour eux « de l’art » uniquement ce 1. qu’ils ont toujours connu, et ils en connaissent rarement beaucoup. 2. qui ne les choque pas, ne va pas à l’encontre de leur morale. 3. qui appartient à leur « culture de rattachement ».

    Sinon ce n’est pas de l’art, c’est 1. n’importe quoi, 2. des trucs de pervers dégoûtants, de malades mentaux, 3. peut-être de l’art, mais cet art là n’a rien à faire dans « leurs » musées, leurs stades ou leurs salles-des-fêtes.

    Si une divergence apparaît entre art et sciences c’est que la connaissance croissante de l’humanité induit une inévitable spécialisation des individus. Les deux activités sont l’une comme l’autre le produit de l’esprit humain à l’œuvre. Preuve en est selon moi que plus on remonte dans le temps et plus les « savant⋅e⋅s » étaient à la fois artistes et scientifiques.

  • [^] # Re: L'Art **ET** la Science sont tous les deux primordiaux

    Posté par  . En réponse au journal Le Palais de la découverte en danger. Évalué à 7.

    une décision politique même si les raisons profondes ne semblent pas connues, ou du moins pas partagées publiquement?

    Dire au gens qu’on attend d’eux endurance en abnégation, travail physique intense et obéissance, mais surtout pas de la hauteur de vue et de la profondeur de la réflexion. ce n’est pas facile à dire, puisque ce n’est facile à entendre.

  • [^] # Re: j'ai reçu la même chose en début de moi

    Posté par  . En réponse au journal Phishing niveau avancé : le faux livreur par SMS. Évalué à 4.

    Vous allez sans doute m'envoyer des tomates (lachez vous si ca vous fait plaisir), mais répondre à un livreur, qui vous fait croire, sans aucun élément concret, qu'il vous attend devant chez vous (..inspecter pour vérifier?), revient sans aucune différence à répondre au brouteur d'un pactole de 2.3 millions qui vous est destiné. Personnellement j'ai cherché une différence entre ces deux escroqueries : à part le SMS/livreur à la place du mail/testamentaire, y'a rien qui change….

    Ça me fait penser à cette amie qui me raconte qu’elle a fait une bonne affaire avec son abonnement Internet/TV/Téléphone, que c’est quelqu’un de Trucmuche Téléconne qui lui a proposé ce nouveau forfait super. J’essaie de luis faire comprendre qu’il est strictement impossible qu’un commerçant dépense de l’argent (en prenant le soin d’appeler) pour en faire gagner à ses clients. C’est forcément pour lui, pour son entreprise qu’il agit.

    Perso su ce genre de démarchage j’ai tout fait : désolé de ne pas pouvoir leur accorder du temps, insultes, leur faire perdre du temps (en sacrifiant alors le miens ça va de soi). Leur mentir pour me faire passer pour le quidam le plus éloigné de leur cœur de cible, un silence entrecoupé seulement de petits gémissements quand ils commencent à trop douter qu’il y a bien une personne vivante au bout du fil : et bien impossible de leur échapper. J’ai bien quelques idées plus vicieuses pour malmené psychologiquement lea malotrus⋅e mais d’un autre côté je me dis qu’iel veut juste bouffer. Ce sont les entrepreneurs de ces campagnes de marketing du harcèlement que j’apprécierais de torturer furieusement et consciencieusement.