Misc a écrit 6608 commentaires

  • # Et pour les GPUs ?

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal Le Watt n'est pas une unité de puissance de calcul !. Évalué à 10 (+9/-0).

    Non parce que MIPS/FLOPS, ça veut rien dire quand tu mélanges les CPUs et les GPUs. Est ce qu'on compte les FLOPS du CPU en plus du GPU sachant que le CPU va pas faire tant de calcul flottant que ça ?

    L'avantage du Gigawatt, c'est que ça permet de comparer les datacenters en taille (c'est approximatif bien sur). Et ça permet aussi de donner un chiffre qui ne va pas changer quand tu va changer le matos dans le DC (genre dans 3 ans). Et je pense surtout que c'est parce que c'est le chiffre public (à savoir celui qui est utilisé pour divers régulations).

  • [^] # Re: Réponse: Non

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au lien La cour suprême US vient-elle de tuer la tech US en Europe ?. Évalué à 3 (+0/-0).

    Après je n'y connais rien en droit. Mais ne serait-ce pas extrêmement surprenant que les lois californienne (par exemple) protègent le consommateur italien (au hasard) ?

    Ça va dépendre de ce que tu achètes ou et comment. Mais ce que je veux dire, c'est qu'on s'en fout (pour le RGPD).

    Quand je dit "consommateur", je parle au sens de client, utilisateur, etc d'un service en ligne (vu que c'est quand même ce qui nous concerne en tant que personnes en Europe pour la plupart), et uniquement dans le cadre du RGPD. Y a sans doute des subtilités sur la garantie, droit de rétractation, etc, et je parle pas de ça.

    Soit on considère que c'est un cas ou la loi européenne s'applique, soit un cas pour la loi californienne s'applique (uniquement dans le cadre des droits du RGPD).

    Mais vu que la loi californienne (CCPA et CPRA) couvre grosso modo la même chose que le RGPD, alors quelqu'un qui voudrait faire jouer les droits décrits par le RGPD pourrait sans doute le faire sans trop de souci, qu'on estime que ça soit la loi italienne ou californienne qui s'applique.

    Pour moi, il n'y aurait pas d'obstacle impossible à passer en théorie, au contraire d'un état ou il n'y a pas de protection de la vie privée ou on pourrait argumenter en effet qu'il n'y a rien donc c'est pas équivalent.

    L'argumentaire de Noyb tourne autour de la FTC et aux niveau des USAs, mais il y a pas que l'état fédéral dans la vie.

    Vu que la CCPA est du domaine du procureur général de Californie, ça contourne l'état fédéral et la FTC, donc l'impact de la décision Trump v. Slaughter.

    Et je ne sais pas si la Californie peut établir un accord avec l'UE en pratique, mais le RGPD (45.1) dit "le pays tiers, un territoire ou un ou plusieurs secteurs déterminés dans ce pays tiers, ou l'organisation internationale en question assure un niveau de protection adéquat", donc je pense que ça serait possible.

    Et bien sur, je part du principe que la majorité des boites US de l'internet sont du coté de la Californie ou sont des multinationales déjà soumis au RGPD.

    Donc quoi qu'il arrive à la FTC, il y a des chances qu'on puisse faire jouer nos droits, et que l'argumentaire de Noyb soit assez dur à appuyer avec des données.

  • # Réponse: Non

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au lien La cour suprême US vient-elle de tuer la tech US en Europe ?. Évalué à 3 (+0/-0).

    Non.

    Pour commencer, si c'était si simple de faire tomber l'accord, NOYB aurait déjà fait un procès lors de la signature du Data Privacy Framework en 2023. Mais il n'y a rien eu, donc implicitement, ç'est signe que c'était suffisamment solide.

    Ils ont bien réussi à convaincre Phillipe Latombe de faire un procès mais ce dernier s'est fait retoqué (T-553/23) par le tribunal en septembre 2025 (retoqué une fois pour sa demande en référé sans vraiment démontré que c'était urgent, puis retoqué ensuite parce que l'argumentaire était non convaincant). Il a fait appel en octobre 2025 donc ça va mettre un peu de temps à arriver devant la cour. Il y a une analyse du jugement sur ce blog de juriste, et l'arrêt est publié, et de ce que je comprends, le tribunal s'est appuyé assez largement sur une analyse formelle de la situation.

    Et en rédigeant ce commentaire, je note qu'il y a une confusion assez constante entre 2 choses. D'une part, les plaintes vis à vis de l'espionnage par le gouvernement américain (ce qui a motivé Phillipe Latombe), et d'autres part, les droits des consommateurs (qui tombent dans le giron de la FTC).

    Dans le cadre de l'argumentaire récent de Noyb, tout tourne autour du fait que la FTC ne serait pas indépendante du pouvoir exécutif depuis l'arrêt Trump v. Slaughter. Mais la FTC n'importe que pour les plaintes vis à vis des consommateurs (ou l'exercise des droits envers le secteur privé), et à ce niveau, l'agence continue d'être indépendante du secteur privé (autant qu'avant). On peut accuser de corruption, de collusion, etc, mais ça ne dépend pas de Trump v. Slaughter. Donc rien ne change.

    Et pour le reste, le changement à la FTC ne change rien car c'est pas la FTC qui gère les agences de renseignement américain. Donc la aussi, rien ne change.

    Mais NOYB mélange les deux dans sa communication. D'un coté, ça parle de la FTC, mais également "Furthermore, the CJEU also highlighted that the US would need to provide an independent legal redress mechanism in matters of government surveillance".

    D'ailleurs, le communiqué de presse le dit, la DPRC (Data Protection Review Court) a été crée par un décret, et peut être retiré par un décret. Donc si c'était un souci depuis 2023, alors ça aurait pu être utiliser pour faire un procès. C'est pas arrivé.

    Donc pour moi, je pense que le but de NOYB, c'est avant tout de mettre la pression mais qu'ils n'ont pas un argumentaire solide.

    Ça se voit vu que leur compte Mastodon retoote chaque article qui parle de ça (largement plus que d'habitude), et ils savent sans doute aussi bien que moi que l'accord est censé être revue bientôt. L'article 45.3 du RGPD demande une mise à jour tout les 4 ans. Le DPF a été mis en place en 2023, le dernier rapport date de novembre 2024 et le suivant arrive 3 ans après (donc juillet 2027). Donc ça va sans doute commencer dans quelques mois car contrairement à moi, ils font pas les rapports au dernier moment, mais ça prends sans doute quelques mois de dialogue. J'avais déjà détaillé ça ici.

    Alors bien sur, à la fin, ils disent qu'ils vont faire un procès, mais on va pas se mentir, si l'argumentaire est prêt pour faire un post de blog dans la journée, c'est que l'argumentaire était préparé. Et donc si Noyb était sur de son coup pour un procès, il fallait commencer par ça, et la c'est juste en conclusion.

    De plus, et c'est aussi un point important, il y a des états qui ont des lois sur la vie privé, à commencer la Californie. Donc en pratique, il y a quand même des chances que les droits à la vie privée du point de vue des consommateurs de service internet soient respectés.

  • [^] # Re: En cas de crash

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au lien IA krach ? ☄️🦖. Évalué à 4 (+1/-0).

    Disons qu'on a vu ce que ça a donné avec Broadcom et VMWare. Les boites ont fait des procès, les DSIs ont fait grise mines mais je ne crois pas avoir vu des chantages à l'emploi à ce niveau.

    Mais je ne sais pas non plus quel pourcentage du budget va sur VMWare et quel marge de manœuvre a une DSI à ce niveau.

    Chez moi, je sais combien mon équipe paye, vaguement combien le département IT paye, mais pas combien ça fait sur tout la boite vis à vis des autres postes de dépenses.

  • [^] # Re: AI Act

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au lien « Arrêtons de parler de quand on utilise l'IA»: la productrice Alexia Laroche-Joubert favorable à utiliser l’IA sans mention dans les programmes. Évalué à 3 (+0/-0).

    Un autre exemple, c'est Fast and Furious 7 avec Paul Walker.

    Et je pense que le but de la loi, c'est aussi d'éviter les trous dans la législation. Oui, on va pas croire que les dinosaures sont des vrais dinos dans Jurassic Park, mais on a aussi eu notre lots de films trompeurs pendant la pandémie (et avant) et donc, prévenir qu'un effet trop réaliste est un trucage me semble finalement une contrainte assez légère sur la liberté d'expression.

  • [^] # Re: llm ou pas llm

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal Vidéosurveillance sous Linux — panorama des solutions libres et sans nuage. Évalué à 3 (+0/-0).

    gptzero me dit "moit moit" sur le début du texte (cad à partir de "Un mot sur l'éthique")

  • # En cas de crash

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au lien IA krach ? ☄️🦖. Évalué à 10 (+7/-0).

    Un point qui ne vient pas dans l'article, et qui me semble devrait nous impacter à titre professionnel, c'est qu'un cas de crash, quelqu'un va devoir payer les dettes. Alors il y a bien sur les financeurs (donc potentiellement pas nous), mais surtout les hyperscaleurs qui vont devoir éponger les investissements. Et pour ça, vu le marché, ça risque de se terminer sous forme de hausses des prix généralisés et synchronisés (j'irais pas jusqu'à dire "concerté" car je ne pense pas qu'il y ai collusion, juste que les mêmes causes entrainent les mêmes effets).

    Et une hausse des prix des fournisseurs de cloud, ça toucherait quand même beaucoup de grosses DSI. Et je sais pas si les DSIs en questions sont toutes préparés à ça (que ça soit capacité à se barrer ailleurs "facilement" pour négocier, ou d'avoir des engagements pluriannuels fermes, ou autre).

  • [^] # Re: AI Act

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au lien « Arrêtons de parler de quand on utilise l'IA»: la productrice Alexia Laroche-Joubert favorable à utiliser l’IA sans mention dans les programmes. Évalué à 4 (+1/-0).

    Je suppose qu'il faut voir ça à l'aune des buts poursuivis par la loi. Ici, je pense que c'est le recital 134 qui s'applique, sur la question des "hypertrucages" (deepfake).

    Le point important, c'est "les déployeurs qui se servent d’un système d’IA pour générer ou manipuler des images ou des contenus audio ou vidéo présentant une ressemblance sensible avec des personnes, des objets, des lieux, des entités ou des événements existants et pouvant être perçu à tort par une personne comme authentiques ou véridiques (hypertrucages), devraient aussi déclarer de manière claire et reconnaissable que le contenu a été créé ou manipulé par une IA en étiquetant les sorties d’IA en conséquence et en mentionnant son origine artificielle"

    Et ça n'a rien de nouveau à ce niveau la, les films indiquent parfois "ceci est une fiction, toute ressemblance bla bla bla" pour éviter justement la confusion.

    Maintenant, bien sur, la différence avec les CGI, c'est que les CGI, ç'est assez clair et ça a été poussé par des créatifs. L'IA, c'est vague (car c'est l'IA pour faire quoi, générer une texture , pour écrire tout le scénar, pour les dialogues, pour les effets spéciaux, pour la compta, pour les sommaires de réunions ?), et ça n'a pas été demandé par les créatifs, et ça sert plutôt à virer les gens que ça remplace (en plus des divers soucis écologiques et de réutilisation sauvage du travail des autres).

    Et je dit pas qu'il y a jamais moyen d'avoir quelque chose de correct avec, mais si la loi dit qu'il faut mettre un truc, bah faut le mettre. Si les gens s'en foutent, bah, ça fait un truc de plus à la fin du générique (que personne ne lit en détail).

    Mais si les gens s'en foutent pas, alors c'est sans doute important de le mettre.

  • # AI Act

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au lien « Arrêtons de parler de quand on utilise l'IA»: la productrice Alexia Laroche-Joubert favorable à utiliser l’IA sans mention dans les programmes. Évalué à 4 (+1/-0).

    C'est cool, mais l'AI Act dit qu'il faut un marquage dans les contenus généré par IA (article 50, et applicable d'ici grosso modo 1 mois).

  • [^] # Re: Vive de gasoil

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal Brivacia : analytics web respectueux de la vie privée AGPLv3. Évalué à 7 (+5/-1).

    Dans notre cas, le code est donc en OpenSource, sauf une toute petite section qui sert à générer des fiches techniques, qui n'a pas de sens d'être redistribué, car c'est assimilable à de la configuration.

    Mais la question est surtout "est ce que ça du sens de ne pas le distribuer" ? Parce que clairement et du peu que tu dis de ton histoire, si il y a eu beaucoup de procédures, ça n'a pas l'air d'être signe qu'il y a eu une volonté de se mettre en conformité en publiant du code qui aurait pu être publiable, même si ça n'a pas de sens.

    Et bien non, stricto sensu, t'es poursuivi et tu raques (en tout cas nous). C'est beaucoup de procédures, peu de gains, et beaucoup d'incertitude. Donc je hais cette licence.

    il n'y a pas d'incertitude si tu publies le code. L'incertitude n'arrive que quand quelqu'un ne veux pas publier, et ne sait pas si c'est possible. Mais quand tu fais 100% du libre et que tu joues le jeu, l'incertitude n'est pas la.

    Il faut arrêter le FUD.

  • [^] # Re: Vive de gasoil

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal Brivacia : analytics web respectueux de la vie privée AGPLv3. Évalué à 3 (+0/-0).

    Marrant, personne ne s'offusque de la licence… J'aurais bien aimer un critère pour ce choix.

    L'AGPL, une licence qui carbure.

  • [^] # Re: Pigeon gratuit

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal Brivacia : analytics web respectueux de la vie privée AGPLv3. Évalué à 7 (+6/-2).

    Bon alors moi, ça m'a pris plus que 2 minutes à la main, mais y a aussi des failles d'injections SQL assez triviales à trouver.

    Pour le modique TJM de 800€ par jour, je suis prêt expliquer le souci (sous forme de donation à l'ONG de mon choix, parce que bon, 800€ de plus sur mon compte en banque, ça suffit pas pour que je me fasse chier avec l'administratif du coté de mon employeur et des impots)

  • [^] # Re: La réalité dépasse la fiction

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au lien Des entreprises d'IA rachètent d'anciens livres, les numérisent puis les détruisent. Évalué à 4 (+1/-0).

    Vu qu'on parle de droit US que personne d'entre nous ne comprend, et de "on dit que", "il paraitrait que", "j'ai entendu dire que", à mon avis, il y a peu de chance qu'une compréhension profonde des enjeux émerge de cette discussion.

    Je suis un peu vexé de "personne d'entre nous" alors que je file des tonnes de liens et que je passe mon temps à expliquer.

    Le probléme ici, c'est pas le droit US (même si c'est assez pifométrique dans le domaine), c'est surtout les spéculation de l'article d'une part, et qu'on ne sait pas pourquoi des boites qu'on ne connaît pas font des choses. Donc on ne peux que supposer dans ces conditions.

    Comme tu l'évoques, à mon avis, la destruction des livres n'a rien d'une protection juridique,

    Ok, j'ai justement expliqué pourquoi c'est une protection juridique (l'histoire du risque de circuit split, etc).

    Maintenant, il n'y a sans doute pas qu'une raison de faire les choses. Et un point qui me semble curieux, c'est que les boites ne revendent pas les livres, mais j'imagine que ça serait trop risqué (j'ai pas eu le temps de bosser sur le concept de first-sale doctrine ), ou juste que les livres sont en trop mauvaise état pour ça.

    Même avec les différences notables entre les systèmes européens et US, il y a un point qui semble largement incompris dans ces discussions : ce qui est illégal, c'est la contrefaçon, le fait de diffuser une version sans l'autorisation de l'auteur.

    Mais le terme contrefaçon en droit français recouvre plus que ce counterfeit (traduction du mot) recouvre en droit US. En droit US, c'est "copyright violation" pour les oeuvres, counterfeit, ça couvre les trucs classiques (genre faux sac linuxfr.org).

    Et la raison qui fait que la contrefaçon au sens français ne vient pas dans les discussions, c'est surout parce que les litiges sont largement dominés par les contentieux devant des cours US. Sur 156 cas, y en 34 en dehors des USA (donc 1 sur 5 sur le monde entier sauf les USAs).

    Sur les 34, il y en a 1 en France pour le moment, et la non plus, on parle pas de contrefaçon, car personne n'a attaqué pour ça.

    en droit européen c'est une copie privée, qui est autorisée sous certaines conditions; en droit US ça peut rentrer dans le "fair use".

    Parler de droit européen me semble être un peu incorrect, car contrairement au RGPD qui est un règlement, donc qui s'applique telle quelle partout en même temps, les questions de copyright/droit d'auteur/etc sont gérés par des directives (2019/790, 2001/29/CE, etc) qui ont été transposés avec parfois des différences (et sans doute des différences notables). Les droits moraux sont le premier exemple qui me vient en tête, vu que ça n'a pas l'air du tout d'être unifié en Europe (mais ça n'a rien à voir avec le sujet).

    La jurisprudence établit clairement que ça n'est pas le cas pour les cerveaux biologiques: les auteurs des livres qu'on a lu ne sont pas mécaniquement considérés comme les auteurs des livres qu'on écrit nous-mêmes, il faut des éléments de ressemblance manifestes pour que la contrefaçon soit établie

    C'est plus vraiment la jurisprudence, c'est la doctrine de la séparation idée/expression qui est maintenant dans les traités internationaux depuis 1994, donc dans la loi (au moins des pays qui ont ratifiés l'accord en question).

    Ensuite, la contrefaçon, c'est en général (pour les objets physiques) quand tu fais un truc dans le but de te faire passer pour une marque connu. Dans le domaine du logiciel, le cas connu dans les milieux libristes, c'est Entrouvert c. Orange, mais comme dit par le passé, Entrouvert a choisi d'attaquer en contrefaçon parce que ça chiffrait plus que la violation de contrat.

    Dans le cas d'un livre, tu peux copier dans le but de coller au genre. Avoir un détective alcoolique qui vit à Chicago avec une femme fatale qui débarque dans son bureau pour filer une affaire, c'est un trope, tu peux pas dire que c'est une contrefaçon (et il y a des tas des d'exceptions, comme les parodies, etc). La liberté d'expression, ça reste aussi un droit fondamental à mettre en balance (et d'ailleurs, c'est une voie proposée pour avoir un "fair use européen" par des juristes de Strasbourg).

    Si les juges considèrent que le réseau "transforme" l'oeuvre (ce qui est techniquement le cas, puisque les réseaux de neurones ne copient pas textuellement les entrées),

    Comme dit plus haut, c'est déjà réglé (au moins pour le 9eme circuit d'appel aux USA) vu qu'un juge a déjà décidé ça dans l'affaire Bartz v. Anthropic. Sauf si il y a changement à la Cour suprême ou en appel, le concept de stare decisis s'applique et les autres juges doivent suivre la décision.

    Maintenant, si je compresse une livre en zip, c'est aussi une transformation mathématique qui ne copie pas textuellement l'oeuvre mais les juges vont sans doute y voir (et à raison) que c'est pas suffisamment "transformatif" pour appliquer la doctrine de fair use et m'absoudre d'une violation (genre si je distribue les fichiers .zip). Donc il y a un peu plus que le simple fait de ne pas copier tel quel les données.

    l'usage peut s'apparenter au fair use, et c'est peut-être dans ce cas spécifique où une victoire secondaire via l'argument de la copie interne des oeuvres originales pourrait être recherchée (bien maigre victoire, à mon avis).

    Ça dépend des arguments des plaignants.

    Il y a la question de réussir à retrouver le texte (au cœur du procès du NYT contre Open AI, comme indiqué dans l'intro de ce papier sur ce sujet spécifique), mais aussi la question de l’entraînement qui est traité à part. Et en prime, il y a des questions subsidiaires sur l'obtention des données d’entraînement (Meta qui chope les données via bittorent, Reddit qui se plaint qu'on scrape son site au lieu de payer, etc).

    L’entraînement, ça a été décidé comme fair use aux USA (sauf changement), mais le reste est encore devant les tribunaux.

    En Europe, c'est pas encore décidé mais la question de l'exception TDM (text and data mining) se pose, et je crois me souvenir que l'AI Act vient aussi changer ça (j'ai moins bossé, donc à vérifier). Il y a aussi un procès qui est devant la CJUE, l'affaire C-250/25 "Like v. Google". L'AG donne son avis au début du mois de septembre 2026 (officiel), et la Cour devrait donner son verdict vers le premier trimestre 2027 (estimation personnelle).

    La cour de Budapest qui est à l'origine de la demande à la CJUE pose 4 questions. Elle demande à clarifier si l’entraînement d'un LLM est une reproduction avec ce que ça implique (Q2), si la réponse est oui, est ce que l'exception TDM s'applique (Q3), et si le résultat de l'agent conversationnel est une reproduction et dans quel condition (Q4). La Q1 demande si la réponse d'un chatbot est une communication au public, et je suppose que c'est pour savoir qui est responsable de la publication (je m'attends à ce que la CJUE arrive aux mêmes conclusions que le tribunal de Munich.

    Et la question de la reproduction en sortie d'un œuvre sous copyright peut être réglé par un filtre en sortie (ironiquement, sans doute avec un LLM entraîné sur les œuvres en question), donc je pense que c'est pas un gros souci pour les plus gros labs.

    Ce que ça va donner pour des providers plus petits, je ne sais pas, mais ça va pas aider.

  • [^] # Re: La réalité dépasse la fiction

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au lien Des entreprises d'IA rachètent d'anciens livres, les numérisent puis les détruisent. Évalué à 4 (+1/-0).

    C'est pas clair du tout, l'article en lien Linuxfr cite un autre article en allemand dont il a recopié 90% du contenu, qui lui-même cite "un libraire" (donc pas un expert du droit d'auteur américain).

    Oui, c'est pour ça que je donne un lien vers la fac de Standford qui détaille le concept de fair use.

    Pour determiner si quelque chose est autorisé par la doctrine du fair use, il y a un test avec 4 critères et ma supposition, c'est que le fait de numériser puis détruire l'exemplaire physique vise à faire pencher la balance à ce niveau (car c'est une question d'équilibre).

    L'alternative, c'est de faire une copie et garder l'exemplaire physique, et ç'est sans doute plus difficile de défendre ça que l'inverse. Par exemple, dans Bartz v. Anthropic en 2025, le juge a décidé qu'utiliser un livre pour l’entraînement d'un LLM, c'est suffisamment "transformative" (facteur 1 des 4 facteurs du test pour le fair use), donc ça passe. Mais le même juge a aussi décidé que faire une copie complète de Annas Archive et co, c'était pas vraiment du fair use, et ça passe pas (il y a eu décision à l'amiable à la fin).

    La je pense que l'idée, c'est d'éviter de se retrouver avec un procès au cul pour avoir eu la version physique et la version numérisé. Car même si ça ressemble beaucoup à

    Authors Guild, Inc. v. Google, Inc. qui a été jugé en faveur de Google, ça n'a pas été jugé jusqu'à la Cour Suprême mais seulement au niveau la cour d'appel du 2nd district (eg, NY).

    Comme les boites d'IA dépendent souvent d'un autre circuit d'appel (le 9eme, qui couvre la californie, entre autres), ce circuit n'est pas lié aux précédents du 2eme circuit d'appel, donc pourrait juger dans un autre sens (et provoquer un circuit split qui peut remonter jusqu'à la Cour Suprême).

    En toute modestie, je renvoie à mon explication du droit des USA.

    Ensuite, peut être que c'est juste une question de thunes. Garder des livres, ça coûte de l'argent et au final, il y a aucun besoin pour eux de garder les versions non numérisés. En France, la BNF garder des copies des livres, les USA ont la bibliothèque du congrès, l’Allemagne a la DNB, et c'est leur job d'archiver la culture, pas le job des boites d'IA.

    Quel est le lien légal qui permettrait de sauter de l'un à l'autre dans ce cas?

    Y a rien à sauter, le droit des USA s'applique aux USA. Il y a sans doute des considérations compliqués de droit privé international mais la, je pense que c'est pas le cas.

    Il y a eu vente de marchandise d'un pays (Allemagne) à un autre (USA) via le Canada, et si c'est fait dans les règles, il y a rien à redire. Une fois que le livre est aux USA acheté légalement par un propriétaire qu'on suppose une boite US, ce qui arrive dépend de la loi locale à 100%.

  • [^] # Re: Autres idées

    Posté par  (site web personnel) . En réponse à la dépêche Un arc-en-ciel dans le logo de LinuxFR.org. Évalué à 4 (+1/-0).

    En fait, en lisant l'article hier soir (toujours sous le coup de la chaleur), j'ai mal compris la fin, donc j'avais pas vu que c'était des propositions de dépêches.

    Sinon, j'ai juste recyclé mon talk de 2019, mais je peux songer à faire quelque chose plus tard (car la, c'était aussi un dump nocturne).

  • [^] # Re: ASSEZ!

    Posté par  (site web personnel) . En réponse à la dépêche Un arc-en-ciel dans le logo de LinuxFR.org. Évalué à 3 (+0/-0).

    Des commentaires quand même des plus éclairants comme celui la car son commentaire (le premier sur la dépêche associé) a été supprimé, ou celui ci qui parle de "greedo corpo pharma tech inc" ce qui donne un arrière goût de complotiste.

  • # Autres idées

    Posté par  (site web personnel) . En réponse à la dépêche Un arc-en-ciel dans le logo de LinuxFR.org. Évalué à 8 (+5/-0).

    Alors parmi les trucs autour du libre, ou libre-adjacent, il y a pas mal de choses à faire du coté des projets Wikimedia ou Openstreetmap.

    Pour commencer, il y a de la littérature à transcrire sur Wikisource. Il y a des transcriptions à relire, des livres à chercher et à scanner/uploader depuis Gallica, à transcrire, à améliorer, à classer. Je pense qu'il y a aussi un travail plus général à faire sur la mise à disposition des livres de Wikisource, mais ç'est un autre sujet (genre une bibliothèque virtuelle avec des rayons, des conseils de lectures, mais je m’égare)

    Pour les gens qui aiment aller dehors, il y a toujours des photos à prendre pour Commons. Par exemple, il y a une plaque au parc Léo Lagrange de Reims qui commémore le meurtre de François Chenu. J'ai laissé une note et quelqu'un l'a mis mais une photo serait bien aussi. De même, une photo de la plaque poser suite à l'attentat de Bratislava de 2022 serait pas mal.

    Et il y a pas mal de lieux importants que je ne trouve pas sur Commons. Par exemple, je ne trouve pas de photos du Bear's Den ou du Quetzal Bar alors que les 2 apparaissent dans le récent film Jim Queen, ce qui montre une certaine importance vis à vis de la communauté local. Le Quetzal Bar apparaît fugitivement au début dans une séquence de 5 secondes alors qu'il y a une part de l'intrigue au Bear's Den. Le Rosa Bonheur (ou se passe aussi une partie de l'intrigue) est bien couvert par contre. Et je suis toujours déçu de voir qu'il y a rarement des photos sous licences libres des divers marches/manifs. J'ai tenté, je suis largement incapable de prendre des photos corrects.

    Ensuite, Wikidata est aussi une façon de contribuer. J'essaye de mettre un maximum de films pour des raisons purement égoïste (et notamment les films présentés dans les différents festivals de films LGBT/Queer), mais ça marche aussi avec les bouquins, les personnes, etc. Tout ce qui est dans Wikidata est ensuite plus facile à trouver (pour des hackathons), et ça permet aussi de faire des analyses.

    Bien sur, il y a toujours l'écriture et l'enrichissement d'articles Wikipedia, mais ça implique tôt ou tard de parler avec des gens qui contribuent à Wikipedia, et "been there, done that", je préfère être coincé dans un train pour 48h à coté d'un platiste volubile en train de m'expliquer que Galilée n'a jamais existé que de risquer de passer du temps avec des PcW (parce que je suis sur que le platiste ne va pas me stalker pendant plusieurs années, lui).

    Il y a au passage la conférence mondiale du mouvement dans 3 semaines à Paris, avec un meetup du groupe WMLGBT+, et même des confs sur le libre. Mais bon, pour ça, il faut un billet à 100 US$, et c'est complet. Je suppose qu'on peut pas tout faire, et qu'entre virer des syndicalistes ou anticiper la foule, la fondation a du faire des choix. Et si quelqu'un passe à la conférence, ça serait bien de leur expliquer que ça fait tache de dire "on défend la vie privée" mais de ne pas avoir de politique de vie privée sur le site de la conférence (une violation triviale de l'article 12 du RGPD).

    Dans la catégorie "projet proche mais ou je suis pas encore salty comme la mer morte", il y a Openstreetmap et notamment une clé pour taguer des choses en rapport avec le sujet. Parfois, je tombe parfois sur des passages piétons arc en ciel qui manquent (dernièrement, à la sortie du métro Mairie des Lilas, mais j'étais la pour un rdv, donc j'ai pas eu le temps de le noter), et parfois j'apprends qu'il y a des choses à tagguer car il y a eu un vandalisme (en fait, j'apprends plus souvent via ce moyen, et un peu trop souvent à mon gout).

    Parfois, ça peut être des mémorial manquants (exemple, le nouveau mémorial à l'ancien cimetière Saint-Matthieu de Berlin), des trucs mal tagués (il y a 2 mémorial à Nollendorfplatz à Berlin, ici et ici alors que les photos montrent que c'est sur le même mur et que techniquement, c'est le même mémorial). Il y a toujours des centre LGBT nouveaux ou qui déménagent, des centres sans info de contact. Il y a toujours des rues et monuments à relier avec Wikidata (soit comme item, soit sur l'étymologie) puis avec les photos Commons (exemple, il y a un jardin Harvey Milk à Milan, mais ça n'est relié à rien, je suis pas sur que ça soit le jardin ou une plaque, etc).

    Souvent, il faut se déplacer pour aller voir sur place et ça explique pourquoi j'ai tant d'exemples à l'étranger (comprendre "hors de mon appartement") sans rien corriger. Au passage et comme pour le mouvement Wikimedia, il y a une conférence sur le sujet lors de la prochaine conf mondiale sur Openstreetmap à Paris (fin août). Oui, 2 fois à Paris, c'est pas moi qui choisi.

    Enfin, pour les gens qui aiment coder, il y a toujours la question du changement de nom et de login dans les logiciels libres. D'une part, s'assurer que ça marche, et quand ça marche pas, s'assurer qu'on arrive à l'état ou ça marche.

  • [^] # Re: La réalité dépasse la fiction

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au lien Des entreprises d'IA rachètent d'anciens livres, les numérisent puis les détruisent. Évalué à 5 (+2/-0).

    L'idée, c'est que si tu as fait un scan du livre et que tu as détruit la version papier, tu n'as qu'un copie, la version numérique.

    Si tu as la version numérique et la version papier, tu as 2 copies.

    C'est plus difficile de défendre le fair use si tu suis la 2nde voie.

    Je n'ai pas été vérifié et mon cerveau se remets de la canicule, mais je pense que l'idée est que ça joue dans le 4eme ou le 1er facteur des 4 facteurs sur l'évaluation du fair use. Si tu n'as qu'une copie en circulation, alors tu peut plus facilement argumenter que tu as "transformé" l’œuvre, et tu peux dire que tu n'as impacté le marché en créant une copie numérique (mais encore une fois, j'ai peut être mal compris et la chaleur, etc).

  • [^] # Re: Trop politique

    Posté par  (site web personnel) . En réponse à la dépêche Un arc-en-ciel dans le logo de LinuxFR.org. Évalué à 4 (+1/-0).

    Il doit y avoir des applications pour les personnes LGBT qui ne soient pas que des applis de rencontre.

    Alors, la seule que je connais en France a été testé par mon ancien coloc (qui a découvert l'application en ayant un date avec son fondateur). Son avis était que c'était un peu bizarre, parce que c'est pas pour la drague (officiellement), mais tout le monde n'a pas l'air d'être aligné sur cette vision de la chose.

    Je note aussi que l'appli a changé de look depuis la dernière fois que j'ai regardé (y a 1 ou 2 ans, je crois), donc la vibe (sans jeu de mot) a peut être changé.

  • [^] # Re: La réalité dépasse la fiction

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au lien Des entreprises d'IA rachètent d'anciens livres, les numérisent puis les détruisent. Évalué à 2 (+2/-3).

    En même temps, c'est aussi à cause des lois sur le copyright, si tu fais une copie sans détruire la source, il est assez difficile de te défendre quand on t'accuse d'avoir fait une copie illégale (comme indiquer dans l'article, mais comme personne ne lit l'article).

    C'est rien de nouveau, Anthropic a admis le faire en 2025. Et si j'en crois Ars Technica, c'est ni les premiers, ni les seuls (Google a un brevet sur une méthode non destructive qui doit encore être valable).

    Et ici, ça semble quand même être une panique morale. On a le coté virale (je l'ai vu passé une paire de fois sur les réseaux), le coté vague dans le titre "Des entreprises d'IA" (mais ne parle que de "Zoom Books", puis d'Anthropic, donc le pluriel est quand même non soutenu par l'article), l'appel à l'émotion ("Destruction du patrimoine" en sous titre, ce qui évoque quand même la destruction de la bibli d'Alexandrie ou les autodafés nazis).

    C'est presque une redite du jour ou certaines personnes ont découvert le concept de désherbage dans les bibliothèques, et ou tout le monde a poussé des grands cris à l'idée abstraite de perte, un biais cognitif quand même bien connu et documenté.

  • [^] # Re: Rappel : la biométrie doit être combinée

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au lien BioPass - Déverrouiller son Linux avec sa tronche et son doigt. Évalué à 5 (+2/-0).

    Bah, même si c'était hors du lecteur, je suis pas sur que ça soit utile à grand monde. Je suis d'accord que c'est pas vraiment une bonne idée d'utiliser ça (les empreintes digitales) comme un secret vu qu'on fout nos traces partout et que c'est plus un login qu'un mot de passe (ou un 2eme facteur), mais je pense que le stockage du hash est pas critique (au moins sur le volet lecture). Renault avait écrit un long commentaire sur le sujet par le passé expliquant comment ça marche, entre maintenant et il y a 20 ans (y a que 310 pages à chercher)

  • [^] # Re: Rappel : la biométrie doit être combinée

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au lien BioPass - Déverrouiller son Linux avec sa tronche et son doigt. Évalué à 5 (+2/-0).

    Ça permettrai de mieux protéger ces données, qui peuvent être compliquées à changer sans chirurgie :).

    Alors ce qui est stocké, c'est pas vraiment réutilisable. il y a des questions de vie privée en cas de fuite, mais même la, je suis pas sur de voir l'angle.

    Un lecteur d'empreinte, ça ne stocke pas l'intégralité des empreintes mais l'équivalent d'un hash. Je suis pas sur qu'on puisse prendre ce hash et le trimbaler d'un lecteur à un autre et avoir un truc fonctionnel, par exemple.

    Et les seuls attaques dont je me souvienne, c'était via le CCC en 2014, et 12 ans après, je n'ai pas entendu parler d'attaques pratiques. Et même la, c'était l'obtention des empreintes sans lecteur.

  • [^] # Re: Ctrl-c Ctrl-v

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au lien La proposition de loi sur le droit d’auteur et l’IA torpillée à l’Assemblée après un vote au Sénat à l’unanimité. Évalué à 6 (+3/-0).

    Manifique condescendance en étant completement à coté de la plaque.

    Je pense que visiblement, vu que peu de gens ici semble être d'accord avec toi au point de voir que tes commentaires sont marqués comme inutile, que tu ne donnes aucune source de ce que tu avances (alors que j'essaye largement de donner du contexte et des liens) et que tu tourne en boucle sur une affirmation simpliste qu'un simple article wikipedia suffit à remettre en question, je ne crois pas que ton appréciation de la situation soit basé sur une réalité objective.

    C'est ce que change la loi en transformant magiquement la présemption en preuve. Il en detourne le principe meme.

    Vraiment, je pense que tu ne lis pas ce qui est dit dans le texte. Le mot présumer, c'est pas le mot prouver.

    "Sauf preuve contraire, l’objet protégé […] est présumé avoir été exploité […] dès lors qu’un indice afférent […] rend vraisemblable cette exploitation"

    "est présumé", c'est une présomption. C'est la même racine latine. Il y a que toi qui va lire "prouve que" la ou c'est pas marqué.

  • [^] # Re: Ctrl-c Ctrl-v

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au lien La proposition de loi sur le droit d’auteur et l’IA torpillée à l’Assemblée après un vote au Sénat à l’unanimité. Évalué à 7 (+4/-0).

    N'oublions pas le coût de la vie. Paris/NY, c'est 35% de différence, et rien que le coût du logement semble presque 2 fois plus haut à New York (Paris, 58, NY, 100).

    C'est comme dire "on gagne plus à la Silicon Valley", mais que ça te coute 3 reins et 2 bras pour un carton dans un garage.

    La, si on part d'un coût de 100k US$ pour la boite, ça fait ~86k € au taux de sens d'aujourd'hui. So on ramène ça au coût de la vie à NY et Paris, ça serait l'équivalent de 4700€ par mois sans les taxes et la mutuelle. Avec 4700€ en France, tu te retrouves avec 2500€ net après les divers impôts, cf le gouvernement. C'est bien, mais c'est pas exceptionnel, loin de la.

    Donc on s'éloigne vachement du fantasme des américains super bien payés quand on regarde les chiffres d'un peu plus prêt en fait.

  • [^] # Re: Ctrl-c Ctrl-v

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au lien La proposition de loi sur le droit d’auteur et l’IA torpillée à l’Assemblée après un vote au Sénat à l’unanimité. Évalué à 4 (+1/-0).

    J'ajouterais aussi sur le sujet ce livre, "Servir les riches - Les domestiques chez les grandes fortunes", qui détaille les contraintes des domestiques des ultra riches (genre, tu pars avec eux en vacances pour bosser), combien les gens gagnent, etc. C'est très lisible même sans une licence de socio.