Miguel Moquillon a écrit 456 commentaires

  • [^] # Re: Les conséquences du non ?

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal Lettre ouverte aux français. Évalué à 3.

    Non, c'est malheureusement vrai.
    D'abord, directive européenne est un terme des traité actuels. Avec le TCE, on parle de lois et lois-cadre.
    Ensuite :
    - Qualifié la procédure de codécision entre le Parlement et le Conseil des Ministres de contre pouvoir est, AMHA, tiré par les cheveux. Je parlerai ici plutot d'"encadrement" des décisions avec cette procédure de codécision.

    - le Parlement Européen vote le président de la Commission sur présentation du Conseil Européen, n'oublions pas cela. De plus, c'est le Conseil Européen avec consultation (ils parlent d'un commun accord) du président de la Commission qui décide de la composition de ladite Commission (sic). (Article I-27)

    - Ensuite, le Parlement ne pourra demander des comptes à la Commission que par une motion de censure ... sur sa gestion (ce qui est le cas sous les traités actuels). Par contre, au travers de la sous-section 4 de la section I du Titre IV, Chapitre I de la partie III (les articles III-347 à III-352), relatives à la Commission Européenne, nous voyons bien que c'est le Conseil des Ministres qui est doté d'un véritable contrôle sur la Commission. Ce qui fait que dans certains cas (ceux où le Parlement et le Conseil ne s'accordent pas et que des intérêts du Conseil priment), la procédure de co-décision est plus ou moins biaisée (ceci est mon opinion).

    - l'article III-396 parle bien de la procédure de co-décision.
  • [^] # Re: Les conséquences du non ?

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal Lettre ouverte aux français. Évalué à 3.


    Tu es donc pour une concurrence faussée, que l'Europe favorise plutot l'entreprise de tel pays par rapport à celle d'un autre? ...

    Je voudrais juste remettre les choses à leur place ici.
    Dire "je ne suis pas pour une concurrence libre et non faussée" ne signifie pas pour autant être pour une concurrence faussée au sens où des entreprises sont plus favorisés que d'autre par l'action, par exemple, de l'Etat.
    Le discours "concurrence libre et non faussée" est une théorie économique libérale qui a été elle même battue en brêche par des libéraux ! Actuellement, ce sont surtout plus des idéologues libéraux (très présents dans les milieux politiques) que de véritables économistes qui pronent ce genre de discours.
    Ce qui vient plus à l'opposé, du point de vue science économique (un bien grand mot ça), de la concurrence, c'est la coopération. La croissance endogène (une autre théorie économique) reprend le concept de coopération.

    Sinon, pour apporter de l'eau au moulin, ce sont principalement les articles III-161 et III-162 qui définissent le contour de la "concurrence libre et non faussé" : les entreprises ne doivent pas se rapprocher pour fausser la concurrence et sont interdits toute entreprise en position de dominance et qui, par celle-ci, fausse la concurrence ou la libre circulation des biens et services. Toutefois, avec le paragraphe 3 de l'article III-161, la coopération entre entreprises est autorisée. Néanmoins, celle-ci reste sous contrôle de réglements adoptés par le Conseil des Ministres seul (pas de codécision avec le Parlement Européen ici) et évidemment proposés par la Commission Européenne (article III-163). Autrement dit, tout ça reste sous le regard vigilent à la fois du Conseil des Ministres et de la Commission.
  • [^] # Re: mon avis.

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal Unix, que sont devenus tes concepts ?. Évalué à 6.


    L'informatique a évoluée et de nouveaux besoins sont apparus, les principaux étant la sécurité et la productivité, ...

    Le langage C n'était qu'une illustration au premier point, sur les performances. Pour l'époque il répondait bien aux besoins.
    Maintenant, bien sûr, il y a d'autres considérations à prendre, n'empêche que l'excuse à deux balles de faire des gros lourdaux parce que les machines dans 10 ans seront plus performantes me laissent plutot froid ... ou en colère.


    Là encore l'informatique a évolué : le système de communication inter-programme d'Unix est complètement dépassé ...

    Je parlais du concept : les outils qui rendent chacun 1 et 1 seul service et par la combinaison du tout on accomplissait des tâches plus complexes. Le système de communication inter-processus d'Unix répondait de façon pertinente à celui-ci et ceci était aussi une illustration dans mes propos. Mais comme tu le dis, les besoins évoluent. Or, les solutions eux n'ont pas évolués ou alors sans répondre à ce concept d'Unix.


    Le système de fichier devient ainsi un espace hiérarchique de nommage d'objets de nature diverse.
    Ce principe était surtout nécessaire dans le cadre de l'environnement pré-cité visant à faire communiquer les programmes. Mais là encore l'absence totale d'information sur la nature et la structuration des infos limite clairement l'utilité de simples flux binaires référencés par des fichiers.

    Le système de fichier comme un espace de nommage d'objets n'est pas seulement utile pour les programmes, mais aussi pour l'utilisateur qui intéragit avec l'information. L'objet peut très être considéré comme une information ou un composé d'information. Or, c'est ce dernier que souhaite, AMHA, manipuler l'utilisateur et non telle ou telle appli. Le pb actuel est que le concept de filesystem-centric (donc j'ai donné ici aussi une illustration avec l'espace de nommage) n'est malheureusement plus apréhendé dans la conception des outils actuels. Voir même, par rapport à ce concept, on ne s'attache plus à faire évoluer de façon cohérente les systèmes de systèmes de fichiers pour répondre aux nouvelles attentes des utilisateurs.


    La philosophie d'Unix n'était destinée qu'aux informaticiens, et si tu veux uniquement tenir compte de la philo alors oui, Unix est mort, ceux qui survivent sont ceux qui ont su évoluer et s'ouvrir à d'autres utilisateurs (MacOSX, Linux, etc.). Qui s'en plaindra ?

    Je ne suis pas d'accord avec toi. La philosophie d'Unix était destiné avant tout à la conception d'un système qui réponde aux attentes avancées de ses utilisateurs, qu'ils soient informaticien ou simple secrétaire. Le pb est que si à l'origine ce système a répondu aux exigences de ses utilisateurs (d'où son rapide succès), les différentes sociétés qur Unix n'ont pas prises en compte ses précéptes. Et aujourd'hui il en est de même de la communauté libre.
    Unix, ce n'est pas seulement un noyau. C'est plus que cela. Et je crois bien que cela fait depuis un certain temps qu'Unix est à l'agonie.
    Mais personne s'en plaindra parce que très peu savent ce qu'est Unix et on continuera à s'agacer avec des systèmes bancales, lourdaux, qui simulent des réponses à tes attentes quand ils ne te convainquent pas que tes attentes c'est truc et pas machin.
  • [^] # Re: 2 cts

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal Unix, que sont devenus tes concepts ?. Évalué à 2.

    Je ne savais qu'il pouvait faire ça. Merci pour le tuyau :)
  • [^] # Re: annuaire vs. moteur

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal Unix, que sont devenus tes concepts ?. Évalué à 3.

    Le pb vient que l'on ne dispose pas des outils adéquats et qui font correctement le boulot et jusqu'au bout, le tout de façon transparente pour l'utilisateur.
  • [^] # Re: mouai

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal Unix, que sont devenus tes concepts ?. Évalué à 3.

    Tu classes tes documents en fonction d'une hiérarchie de répertoires, mais pas uniquement. Et ceci de la même façon que tu créés des catégories pour classer l'information que tu manipules. S'il s'avère complexe, c'est avant tout par ton fait, et tu aurais la même complexité avec d'autres techniques. Après, c'est une question de point de vue sur ton information (voir Plan 9 par exemple qui résout ce pb de façon élégante). Et non ça ne prend pas trop de temps de créer tes répertoires (catégories) et d'y classer tes docs si tu disposes des outils adéquat (c'est là où le bas blesse, j'en convient, car cela fait belle lurette que nous avons perdu l'aspect filesystem-centric dans nos applications quotidiennes).

    Sinon, effectivement, les besoins évoluent. Mais les bases sous Unix (filesystem-centric) existent et permettent, AHMA, efficacement d'implémenter des solutions répondant à ces besoins. Le pb est que ces bases ne sont même pas prises en comptes. Au lieu de les faire évoluer, les améliorer, on préfère implémenter des idées venant du monde MS Windows ou MacOS qui sont avant tout application-centric.

    Bien sûr, tout n'est pas noir non plus et il y a des tentatives. Par exemple, le système de fichier ReiserFS 4 qui permet d'ajouter des méta données relatives à un fichier ou groupe de fichiers.

    En fait, parce que tout est fichier, tu peux très bien imaginer un fichier de fichiers, ces derniers étant des groupes d'information, et qui permettent de référencer d'autres fichiers ... dans d'autres fichiers ou dans le même fichier composé ! Je pense qu'à ce niveau là (mais peut être que je me trompe) nous sommes limité que par notre perception (qui est tiré de nos connaissances actuelles et de nos habitudes) et par notre imagination.
  • [^] # Re: Unix, que sont devenus tes concepts ?

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal Unix, que sont devenus tes concepts ?. Évalué à 2.

    Tout à fait. Plan 9 est au jour d'aujourd'hui le système qui a poussé le plus loin le concept de filesystem-centric. Ce qui est dommage, c'est qu'il soit arrêté d'être développé et qu'aucun autre Unix tente de récupérer ses bonnes idées. J'ai l'impréssion déasagréable que l'on préfère reprendre les idées de MS Windows ou MacOS :(
  • [^] # Re: Au contraire: sortons du "tout fichier"

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal Unix, que sont devenus tes concepts ?. Évalué à 4.

    Pourrais tu stp me dire en quoi le "tout est fichier" est si dépassé puisqu'au contraire, j'ai la nette impréssion qu'il revient encore plus d'actualité ?

    Dire que tout est fichier signifie finalement que tout est information, document (sous forme de fichier) et que c'est la première chose que l'utlisateur manipule. Or, aujourd'hui, quelque soit l'Unix utilisé, on a perdu ceci, ce qui donne des systèmes AMHA bancales, cad non cohérents. Les outils, graphiques, qui manipulent les fichiers ne sont que de simples outils annexes et qui ne vont pas au bout des choses. Peut être que c'est cette impression qui fait que tu crois que c'est dépassé alors que l'on applique même pas ce concept ; c'est d'ailleurs ce qui transpire dans les commentaires que tu cites.
  • # oui intéressant

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal 100 minutes pour convaincre : le carnage !. Évalué à 4.

    Je n'ai pas vu toute l'émission. J'ai arrêté avec l'arrivée de Le Pen. Pour moi, il n'apporte rien.
    Je suis d'accord avec toi quant à la qualité de l'émission.
    Sinon, je voudrais écrire ceci :
    Chevènement a raison sur un point. C'est la Cour de Justice de l'Union Européenne qui donnera l'interprétation des articles du TCE au cours des traitements de plaintes déposés par des plaignants. Le Conseil Constitutionnel peut dire ce qu'il veut de son interprétation du TCE (qui d'ailleurs n'est pas sans une touche politique face au référendum), il n'a pas le poids juridique du JURI. Par contre, la Cour de Justice peut trancher aussi bien comme le Conseil Constitutionnel comme il peut le faire à l'inverse de ce dernier.

    Sinon, je suis d'accord sur le fait que le TCE, en tant que traité, est une avancée par rapport aux traités précédents sur certains points. Par contre, à côté, il ne faut pas perdre de vue que le contenu du traité, s'il est accepté, aura une valeur constitutionnelle. Ce traité va établir la première constitution européenne, aussi imparfaite qu'elle soit. Et cette dernière n'instaure pas une démocratie. A la rigueur une république.

    Note : une constitution n'est pas nécessairement celui d'un Etat. Une confédération, ce à quoi tend d'ailleurs l'Union Européenne pour l'instant, n'en déplaise aux fédéralistes, peut posséder sa constitution qui ne remet pas en cause la souverraineté des Etats membres.
  • [^] # Re: Suggestions

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal Gestionnaire de versions. Évalué à 2.


    * Subversion est conçu pour remplacer CVS. Au niveau des concepts, c'est le plus proche. Subversion, c'est aussi un serveur Apache, un protocole propriétaire,

    Pas tout à fait. Subversion a une architecture multi- protocolaire. Actuellement, deux protocoles sont supportés à plein :
    - propriétaire (svn) pour lequel il n'y a pas besoin d'un serveur HTTP (Apache, Caudium),
    - WebDAV pour lequel un serveur HTTP est nécessaire comme front-end à subversion (Apache, Caudium).
    Quant à son unique dépôt, je ne vois pas trop le désavantage. Dans la boite où je travaille, CVS est l'outil "standard" et il y a un dépôt pour chaque projet. Les sous-projets sont des modules.
    Ce qui est intéressant dans subversion, est son esprit "à la Unix" : tout est fichier, que ce soit une branche, le tronc commun, une marque, etc.
  • [^] # Re: Attention !! 14000 Desktops ne sont pas des serveurs !!

    Posté par  (site web personnel) . En réponse à la dépêche Le choix de Munich se porte sur Debian. Évalué à 2.

    J'en pense que du bien à l'usage :) Je ne saurais trop le décrire ; c'est tout un ensemble de chose qui rend à l'usage l'utilisation agréable. Des petits détails des fois. Par exemple, la qualité d'intégration de KDE et de GNOME ou encore les menus par défaut gérés par Debian que je trouve pertinent à l'utilisation. La disponibilité et la préconfiguration de la plupart des outils que l'on utilise au quotidien au boulot aussi. Toutes ces petites choses.
  • [^] # Re: Attention !! 14000 Desktops ne sont pas des serveurs !!

    Posté par  (site web personnel) . En réponse à la dépêche Le choix de Munich se porte sur Debian. Évalué à 2.

    Le marketing des boites qui vendent du service autour et celui de certaines entreprises (éditeurs de logiciels par exemple).
    Pour l'instant, les sociétés qui assurent le support (cette poudre aux yeux rassurantes aux entreprises et surtout aux managers ) pour Debian ne doivent être légion, je le conçois.
  • [^] # Re: Attention !! 14000 Desktops ne sont pas des serveurs !!

    Posté par  (site web personnel) . En réponse à la dépêche Le choix de Munich se porte sur Debian. Évalué à 2.

    Je n'en sais rien. Pourquoi ? Ca change quelque chose au fait que Debian sois moins bien ou mieux pour le desktop ? A ce niveau, ça relève plus de la politique de l'entreprise et du marketing.
    Attendons de voir avec la ville de Munich. De toute façon, j'ai mon expérience qui m'a déjà répondu sur son utilisabilité en tant que desktop.
  • [^] # Re: Attention !! 14000 Desktops ne sont pas des serveurs !!

    Posté par  (site web personnel) . En réponse à la dépêche Le choix de Munich se porte sur Debian. Évalué à 3.


    Ce qui m'étonne est que si Debian a une bonne réputation au niveau server en entreprise, au niveau desktop cela relève plus de la propagande que de fait concrets.

    Je ne suis pas d'accord sur ce point. Mon expérience, à la fois personnelle et professionnelle, contredit ce fait et même tend plutot à confirmer l'inverse : actuellement une Debian (testing) est peut-être même un meilleur choix qu'une mandrake, Redhat ou Fedora Core en desktop dans une entreprise.
    Pour des raisons de partenariat, nous utilisons sur certains projets Mandrake, pour d'autre Redhat ou Fedora Core suivant notre interlocuteur. Dans tous les cas, des problèmes se sont plus fréquement levés dans le travail avec ces distribs qu'avec une Debian. De plus, leur qualité est au mieux celle d'une Debian testing, voir souvent inférieure à celle-ci.

    Je pense que dire que Debian en desktop relève plus de la propagande que du concrêt revient au même qu'à l'époque (encore aujourd'hui) où des gens disaient que GNU/Linux en entreprise relevait plus de la propagande que du concrêt ... parce que c'est ce qui se dit. Les idées préconçues ont la vie dure, même dans notre communauté.
  • [^] # Re: un environnement

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal Lisp: pourquoi est-ce different ?. Évalué à 5.


    Mantenant concretement, qu'est ce qui me prendra 1 semaine a pondre en C, qui ne me prendrais qu'un jour a faire en lisp ?

    Sans vouloir alimenter le tas de poils, tu viens de répondre sur le pourquoi de l'objet sur le procédural dans certains contextes : en général il apporte une meilleur productivité dans la conception d'applications complexes.
    Et pourquoi utiliser un langage objet avec cette approche comparé à un langage comme le C par exemple : pour la même raison ; ce gain de productivité devient alors plus pertinente dans la conception d'applications complexes.
    Ce que tu mettrais par exemple 1 semaine à pondre en C, tu le mettrais en 1 ou 2 jours avec un langage objet autre que le C++ qui est le 'C' du monde objet (bon ce n'est pas flatteur pour le C vue que C++ a été pensé avec les pieds de Soustroup).

    Quant à Lisp, tout a été dit plus haut : il révéle sa puissance lorsqu'il s'agit d'exprimer de l'algorithmique ; on l'écrit avec naturellement en très peu de lignes de code. CLOS (Common Lisp Object System) est une version objet de Lisp qui, à l'image de Smalltalk, est très puissante dans son expressivité et sa flexibilité.
    En gros, pour simplifier, en C (ou autre langages similaires) tu penses en terme d'instruction. En Lisp/Scheme/ML/... tu penses en terme d'algorithme.
  • [^] # Re: 06 - L'impossible révision d'un texte gravé dans le marbre ?

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal Le traité de Nice, le TCE, la majorité politique actuelle et l'Europe que nous voulons.... Évalué à 2.

    Le TCE entérine plus ou moins la même procédure pour une révision de la constitution que celle qui a été mise en place pour son élaboration.
    En gros:
    + Par défaut :
    - une demande de révision peut être apportée par les Etats membres, la commission ou le parlement
    - la demande de révision doit être acceptée à la majorité simple par le conseil européen
    - si la révision est acceptée, une convention chargée de travailler dessus est créée si ça vaut le coup (sinon, on passe par l'étape suivante avec l'accord du parlement)
    - la convention propose au conseil européen son traité qui porte des révisions
    - le conseil européen négocie à l'unanimité chacun des points du traité

    + Dans des cas stipulés autrement par la partie III (cad où il faut l'unanimité):
    - pareil que ci-dessus mais avec l'unanimité du conseil pour l'adoption de faire des révisions
    - le conseil peut décider de voter non à l'unanimité mais à la majorité qualifiée : dans ce cas il doit le décider à l'unanimité et les parlements nationaux doivent être en accord.

    Donc, finalement, pas de changements selon la nature des révisions. Sinon, c'est plus simple même.
    Maintenant, je ne me souviens pas si les modifs de ses institutions demandent au début une majorité simple ou l'unanimité.
  • [^] # Re: 08 - Est-ce un traité ou une constitution ?

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal Le traité de Nice, le TCE, la majorité politique actuelle et l'Europe que nous voulons.... Évalué à 2.

    Ce n'est pas une constitution qui établit un Etat supranationale (donc une constitution d'Etat), mais c'est bien une constitution qui, par définition, définie un cadre de lois et de règles fondamentales d'une organisation.
    Et cette constitution qui n'est pas d'Etat s'applique sur les domaines de compétences (exclusives, partagées, etc.) de l'Union Européenne:
    - elle n'exclut donc pas des pays membres de garder leur souverraineté et leur constitution propre;
    - elle prime sur les lois des Etats membres sur ses domaines de compétences.
    Donc, oui, ce traité, comme il est écrit dedans d'ailleurs, établit bien une constitution.

    C'est pourquoi je pense que l'UE a plus une structure confédérale et tend vers une confédération. Dans une confédération, les états membres gardent leur souverraineté et ont déléguées à la Confédération des compétences :
    - défense,
    - affaires étrangères
    - commerce,
    - monnaie unique,
    - etc.
    Une confédération est établie généralement par un traité (sic) qui peut finir par une constitution.
  • [^] # Re: 04 - L'indépendance de la Banque Centrale Européenne.

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal Le traité de Nice, le TCE, la majorité politique actuelle et l'Europe que nous voulons.... Évalué à 2.


    Néanmoins, il y a une Europe fédérale avec les transferts de compétences.

    Je dirais plutôt confédérale. C'est d'ailleurs à quoi ressemble ou tend l'UE sans être une confédération d'ailleurs.
    A côté de ceci, on peut s'apercevoir que le TCE ouvre quelques portes vers une confédération possible (politique étrangère avec le ministre des affaires étrangères, définition d'une valeur juridique à l'Union Européenne, etc.)
  • [^] # Re: Ca va la mauvaise foi ?

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal Ne demandez pas ce que l'Europe peut faire pour vous mais demandez-vous ce que vous pouvez faire pour l'Europe. Évalué à 3.


    Si les citoyens n'ont pas de pensée politique, au sens vrai du terme, la république est morte et remplacée par une technocratie.

    Si les citoyens n'ont pas de pensée politique, alors ce n'est pas la république qui est morte mais bien la démocratie. Et là tu peux dire vive la République.
    En fait, je ne fait que préciser tes propos.

    Note: une démocratie représentative est un vilain jeu de mot. Ce n'est pas une démocratie puisque l'expréssion réelle du pouvoir reste principalement aux mains d'une oligarchie (celle des politiciens qui est alors un "métier" à part entière ?, celle des technocrates ?, etc.), ça reste une république. Mais ce vilain jeu de mot permet à une république de se couvrir du manteau de la démocratie et donc cachée par là même ce qu'elle est réellement.
  • [^] # Re: 01 - Les services publics, les services d'intérêt économique général

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal Le traité de Nice, le TCE, la majorité politique actuelle et l'Europe que nous voulons.... Évalué à 2.

    Mouais. Sans remettre en cause le fond de ton propos, voici quelques précisions :

    D'abord ce n'est pas SEIG mais SIEG et pour moi ceci ne signifie pas la même chose.
    SIEG : Service d'Interêt Economique Général -> un service dont l'interêt est économique (et de portée générale ?) -> Bull par exemple ?
    SEIG : Service Economique d'Interêt Général -> un service d'ordre économique dédié à l'interêt général (La Poste, EDF, ...)
    Et le fait qu'un certain nombre de personnes se trompent dans l'acronyme montre AMHA qu'il y a bien une différence et que le sens qu'ils portent dessus n'est peut-être pas celui qu'il est porté dans le TCE.

    Ensuite, le TCE, ne permet pas au niveau européen de créer des SIEG. Cela reste à la charge des Etats dans le respect des règles constitutionnelles européennes. Et encore, rien dans le TCE garanti la création de nouveaux services de type SIEG par les Etats mais porte plus sur ceux existants dans les Etats.

    En rapport au SIEG ou au service publique (oui, oui, il y a bien un article qui parle de service publique ), le TCE permet aux Etats de garder ces services et assure que ces derniers mettent bien en oeuvre les moyens et ressources pour garantir leur fonctionnement (mais rien quant à leur efficacité toutefois). Néanmoins, les SIEG, qui sont délivrés par des entreprises, doivent se soumettre aux règles de la concurrences énoncées par le TCE dans la mesure ou ces dernières ne mettent pas en echec leur mission (article III-166 paragraphe 2).
    Donc, si des services comme la SNCF ou La Poste sont peu à peu privatisés relèvent plus d'une volonté de l'Etat en question que celui de l'Europe d'autant plus qu'il n'y a pas actuellement de concurrence inter-pays dans ces secteurs.
  • [^] # Re: mouais...

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal Meeting militant pour le oui. Évalué à 3.

    La France dans les années glorieuses par exemple. En fait, sa compétitivité d'alors était dû à son protectionnisme et dirigisme qui donc faussait la concurrence. Depuis l'ouverture à une concurrence libre qui croit sans cesse, nous devons sans cesse nous battre pour protéger nos droits sociaux.
    Quand je parle de la compétitivité au-dessus, je la mettais dans le contexte d'un marché concurrenciel "non faussée". Autrement dit dans le contexte du TCE.

    En fait, l'histoire économique de la France illustre les idées de Nash et consort. L'impact qu'elle a sur le social n'est qu'une conséquence de cet équilibre vers le bas dont Nash et ses succésseurs parlent.
  • [^] # Re: vs POSIX shared memory

    Posté par  (site web personnel) . En réponse à la dépêche PTT : un outil de trace pour la NPTL. Évalué à 3.

    Selon mes vieux souvenirs de la programmation parallèle multi-processus, lorsque tu crées un processus fils il y a duplication du contexte. Ceci signifie entre autre que sont dupliqués le pointeur de pile, celui d'instruction, etc. Or, ce qui consomme vraiment à l'exécution d'un tel programme n'est pas la duplication proprement dit (même s'il y a un coût) mais le changement de contexte à chaque fois que l'ordonnanceur donne la main à un des processus. C'est la raison pour laquelle les threads (anciènnement appelés processus légers) sont plus performantes dans ce cadre là et donc soutiennent théoriquement mieux la montée en charge en threads/processus.
  • [^] # Re: mouais...

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal Meeting militant pour le oui. Évalué à 2.


    Ça c'est contradictoire. Il n'y a que les pays qui sont compétitifs qui peuvent se permettre d'avoir une économie/polique sociale.

    Désolé, mais c'est faux. Ce n'est pas parce que tu es compétitif que tu peux te permettre d'avoir une bonne politique sociale, et, même si je pense que cela n'a pas de relations directes, c'est plutôt l'inverse qui se passe (d'un autre côté c'est aussi une conséquence de la théorie de Nash et consort).
  • [^] # Re: mouais...

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal Meeting militant pour le oui. Évalué à 3.

    Quand on a un peu de culture en économie, on sait que dans un marché "hautement compétitif", il ne peut avoir d'avancé sociale, voir même de sauvegarde des critères sociales acquises dans le monde de l'entreprise parce que l'économie tend alors vers un équilibre bas.

    Voir Nash et consort pour plus d'explications sur cette notion d'équilibre.
  • [^] # Re: Accents et euro

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal FreeBSD 5.4 RC1. Évalué à 2.

    Oui, effectivement ça marche ssi je définis le charset et lang dans mon .login_conf.
    Je l'avais définis dans la classe staff dans /etc/login.conf auquelle appartient les utilisateurs. Mais ça ne marchait pas.