Déjà, passons outre la ligne éditoriale qui tape régulièrement sur les musulmans et sur l'écologie. Chacun a le droit d'exprimer ses idées, même lorsqu'elles sont fausses ou moisies.
Je n'ai pas connaissance d'autre journal de cette envergure qui se fasse pincer de manière aussi régulière pour manquements à la déontologie journalistique (un échantillon ici), ou qui ait été aussi souvent condamné en diffamation.
Et puis ce journal a pour éditorialistes Bernard-Henri Lévy et Idriss Aberkane, c'est dire tout le mépris qu'il a pour la rigueur et l'honnêteté intellectuelles.
Posté par sobriquet .
En réponse au journal LGB ≠ T.
Évalué à 1 (+0/-0).
Alors, penser à l'avenir, c'est un bon début parce que ça implique de penser
Je suis content de t'avoir donné cette occasion ;)
ce fil de discussion est un peu lunaire
C'est depuis la Lune qu'on voit le mieux la Terre :) Et c'est important de sortir de temps en temps de l'entre-soi.
Ton commentaire montre qu'il est temps de clore cet échange. Je suis content qu'on ait pu discuter aussi longtemps de manière constructive, ce n'était pas gagné d'avance. Merci pour ce partage d'avis.
Posté par sobriquet .
En réponse au journal LGB ≠ T.
Évalué à 1 (+1/-1).
Oui, je ne suis pas convaincu que la mention du sexe sur la carte d'identité (et dans les différents formulaires) ait encore du sens. Je serais bien plus favorable à l'abolition de cette mention, ce qui va un peu dans le sens de l'agenrisme proposé par refreketu.
Et tu parles de la religion, mais l'Allemagne, malgré le passé qu'on lui connais, continue de faire payer des impôts sur la religion, donc ton employeur à l'info, et comme les impôts dépendent du gouvernement, le saut est vite fait. Et c'est pas un cas isolé, il y a un impôt sur la religion en Italie, en Autriche, etc, et sous une forme qui demande de déclarer la religion.
Oui, je sais bien, et je ne pense pas que ce soit une bonne chose. Je ne souhaiterais pas que ça arrive dans mon pays.
Posté par sobriquet .
En réponse au journal LGB ≠ T.
Évalué à 2 (+2/-1).
Merci pour le lien, je n'avais pas vu passer cette évolution.
Ça et le recensement qui demande maintenant le lieu de naissance des parents, ce ne sont pas des évolutions qui vont dans le bon sens.
L'extrême droite risque de faire un score record aux prochaines présidentielles. Si elle passe, grâce à ça, elle n'aura pas besoin de faire beaucoup d'effort pour s'en prendre davantage aux minorités : elles se mettent quasiment elles-mêmes des menottes aux poignets.
Ça ne va pas faire ma journée tout ça. Désolé de penser à l'avenir.
Posté par sobriquet .
En réponse au journal LGB ≠ T.
Évalué à -1 (+0/-2).
Une carte d'identité, ça sert à identifier : en particulier, ça permet aux représentants de l’État qu'ils ont bien en face d'eux la personne qu'elle prétend être. La photo, la taille, le sexe, l'empreinte digitale : certes, ça n'a que des connaissances sociales, mais ce ne sont pas des données sociales.
Dans les registres militaires du XIXe siècle, on n'avait pas de photo, mais on avait une description détaillée du visage : forme du nez, couleur des yeux, couleur des cheveux, etc. Ce n'était pas pour faire des jugement au faciès. L'introduction de la photo d'identité a pendu superflue la plupart de ces informations, mais pas le sexe.
Le jour où le Ministère de l'Intérieur enregistrera mon identité de genre, je craindra le pire : car s'il se sent légitime à enregistrer ça, qu'est-ce qui l'empêchera d'enregistrer mon identité politique ou mon identité religieuse ?
Posté par sobriquet .
En réponse au journal LGB ≠ T.
Évalué à 0 (+2/-3).
Se sentir femme ou homme, ce n'est pas une idéologie. Défendre une cause, un système prédéfini d'idées, aussi légitime soit-il, comme l'idée que la société soit démocratique, c'est une idéologie.
Posté par sobriquet .
En réponse au journal LGB ≠ T.
Évalué à 0 (+1/-2).
Dernière modification le 29 janvier 2025 à 02:04.
Merci pour le lien. Si je comprends bien, le daltonisme racial consiste à dire "Si on supprime les lois racistes, ça supprimera aussi les comportements racistes". C'est effectivement bien naïf.
Je comprends que l'agenrisme proposé par refreketu est un principe social (au même titre que l'égalité des sexes), pas une politique publique (comme avoir un quota de femmes dans les partis politiques). C'est quand même assez différent.
Posté par sobriquet .
En réponse au journal LGB ≠ T.
Évalué à 6 (+7/-2).
Ce qui est sur la carte d'identité, c'est le sexe, pas le genre. Il est identifié par un médecin au moment de la naissance. Plus précisément, c'est le sexe phénotypique visible à la naissance. On n'a pas demandé à l'enfant comment il s'identifiait.
si on veut absolument mapper la biologie, on est faux pour 1,7% de la population
Ça dépend de la définition que tu donnes du sexe d'une personne. L'estimation de 1,7% d'intersexe se base sur la définition la plus large de l'intersexualité. Si on se base sur le sexe chromosomique ou sur le sexe gonadique, par exemple, ce chiffre sera beaucoup plus faible.
Quand on entre dans ce genre de discussion ou qu'on sort ce type de chiffre, il est important de se poser quelques questions méthodologiques telles que "pourquoi je m'intéresse au genre plutôt qu'au sexe ?" Ou "quelle définition du sexe correspond le mieux au sujet dont je suis en train de discuter ?"
Par exemple, quand il s'agit d'une question médicale, le sexe est plus déterminant que le genre. Quand il s'agit de reproduction, ce sera plutôt le sexe gonadique et, pour des activités sexuelles non reproductives, le sexe phénotypique. Pour les inégalités sociales, on s'intéressera souvent plutôt au genre social (genre attribué à un individu par la société, à distinguer de l'identité de genre).
Posté par sobriquet .
En réponse au journal LGB ≠ T.
Évalué à 3 (+5/-4).
Un bon nombre (la majorité ?) de femmes trans ont un corps tout ce qu'il y a de plus féminin
Je ne suis pas sûr. Par exemple, cette étude de 2015 indique que, sur un échantillon de plus de 30 000 personnes trans, seuls 11% ont eu recours à la chirurgie. Cette autre étude déclarative de 2015 parle de 25 %.
Est-ce que le fait d'avoir un pénis ou de ne pas avoir de seins change quelque chose à un rapport sexuel lesbien ? Je laisse les intéressées répondre.
Posté par sobriquet .
En réponse au journal LGB ≠ T.
Évalué à 3 (+3/-2).
Dernière modification le 29 janvier 2025 à 00:12.
Tu peux dire ce que tu veux mais, en général, le label « idéologie » est péjoratif.
C'est vrai, je ne suis pas toujours attentif à ce genre de connotation. Je comprends que ça ait soulevé des questions.
Je suis moi même rempli de valeurs idéologiques et je suis en général tout à fait d'accord avec moi :)
Mais c'est pas le sujet
Si : le commentaire parlait d'intolérance. Il est important de faire la différence entre accepter une idéologie (chacun fait ce qu'il veut) et accepter les personnes (non négociable).
Posté par sobriquet .
En réponse au journal LGB ≠ T.
Évalué à 1 (+5/-6).
Comme toute idéologie, l'idéologie transidentitaire a des contours flous. Ce qui compte, c'est d'être conscient qu'on adopte tous des idéologies. Ce n'est pas parce qu'on appelle ça une idéologie qu'on sous-entend que c'est incorrect ou illégitime.
Ces bases étant posées, l'idéologie transidentitaire comporte les éléments suivants :
L'existence d'une identité de genre, éventuellement définie de manière irrévocable à la naissance,
La lutte pour la reconnaissance légale des identités de genre, par exemple à l’État Civil,
Un accès facilité aux soins médicaux pour les personnes souffrant de dysphorie de genre, parfois pendant ou avant l'adolescence,
La déconstruction des normes de genre,
L'importance de désigner les personnes telles qu'elles souhaitent être désignée,
La proximité du T avec le L, le G et le B,
etc.
Pour les mal-comprenants, je répète que ce n'est pas parce que l'on dit que c'est une idéologie qu'on dit que c'est incorrect/illégitime/whatever.
C'est vraiment important de faire la différence entre le rejet d'une idéologie et un comportement discriminant, si on ne veut pas d'une part, se battre contre des hommes de paille, d'autre part, encourager des comportements discriminatoires.
Pour donner un exemple vécu, j'ai parfois l'occasion de côtoyer des cathos tradis. Idéologiquement, ils correspondent assez bien au clichés qu'on peut s'en faire : contre l'avortement, contre le mariage pour tous, etc. sans surprise, il vouent aussi aux gémonies l'idéologie transidentitaire.
Pour autant, j'ai pu constater qu'ils sont très respectueux des personnes trans (et homo et des femmes ayant avortée, etc.) : je ne les ai jamais vu avoir des comportements discriminants (les exclure socialement, les mégenrer, les questionner de manière indiscrète…), ni rapporter de tels comportement. Lorsqu'il leur est arrivé de parler de leur "différence", c'était avec beaucoup de réserve et sans jugement.
Je ne suis pas sûr que ce soit représentatif de tous les cathos tradi, mais je ne considère pas ces gens comme transphobes : il y a certes une différence idéologique ancrée, mais elle ne se traduit pas dans leurs actes par des comportements nuisibles aux personnes trans. Pour reprendre le dictionnaire, il n'y a pas d'"Action, fait de différencier en vue d'un traitement séparé (des éléments) les uns des autres en (les) identifiant comme distincts"
Amalgamer l'idéologie transidentitaire aux personnes trans, c'est considérer que toutes les personnes trans y souscrivent. Spoiler alert : non. Il y en a que veulent juste qu'on les laisse être ce qui veulent, car ça ne nous regarde pas. Et je suis d'accord.
Il y a des gens qui souhaitent s'opposer aux luttes politiques transidentitaires, parfois par des moyens objectivement illégitimes. Si, via des amalgames, on les conforte dans l'idée que toutes les personnes trans sont des militants, on encourage leur transphobie, c'est à dire des comportements discriminants contre les personnes trans.
Donc si on ne veut pas tirer contre son camp et, incidemment, déformer la réalité, on évite ce genre d'amalgame.
Posté par sobriquet .
En réponse au journal LGB ≠ T.
Évalué à 1 (+8/-9).
Quand pour parle de "T", il faut clarifier de quoi on parle : des personnes transgenres, ou de l'idéologie transidentitaire. Ne pas souscrire à une idéologie, ce n'est pas discriminer des personnes.
Amalgamer l'idéologie transidentitaire aux personnes transgenres, c'est contribuer à la stigmatisation des personnes transgenres.
Je suis complètement d'accord. Je considère qu'il s'agit de l'option 1, mais dans laquelle ferait un gros travail sur l'acceptation sociale.
Il s'agit certainement de l'option la plus raisonnable, mais je ne sais pas dans quelle mesure il est réaliste d'espérer convaincre tant de gens si vite.
Oui, malheureusement. Dans ce scénario, en 2100, il faudra sans doute choisir entre manger et importer des produits technologiques, on ne pourra plus faire d'investissement lourd sur 30 ans, les produits dérivés du pétrole coûteront un bras, et on investira moins dans l'éducation et les études parce ce que beaucoup de jeunes ne survivront peut-être pas à la prochaine pandémie.
Dans ce scénario, il n'est donc pas irréaliste d'imaginer que, 100 ans plus tard, en 2200, les pays les plus développés auront de nombreux points communs avec les sociétés pré-industrielles.
J'aimerais beaucoup que tu m'expliques comment les émissions de CO2 de 55 millions de personnes en 1990 pourraient être réduites de manière réaliste pour 68 millions de personnes en 2024.
Dans le contexte actuel, définir "réaliste" est une gageur. Je pourrai te répondre si tu éclaircis ta demande. Parce que pour l'instant, je vois 3 options :
On engage une politique résolument écologiste, on se prend une vague sociale monstrueuse, on perd toute cohésion sociale, le pays devient ingouvernable, on n'arrive pas à changer quoi que ce soit.
On applique la "transition climatique", tous les pays du monde s'unissent pour lutter contre le changement climatique, on exploite dans les 25 prochaines années 2 ou 3 fois plus de ressources minières qu'au cours des 4 millénaires passés sans consommer davantage d'énergie, on développe des technologies fabuleuses qui permettent de faire voler des avions sans énergie, d'absorber le CO2 excédentaire de l'atmosphère en moins de 50 ans, et quelques autres fantasmes techno-religieux.
On ne fait à peu près rien, on se prend 3,5°C de changement climatique en 2100, on doit gérer des nuées d'exilés climatiques, la productivité agricole diminue de 20%, l'économie n'est plus assurable à cause des évènements climatiques extrêmes, et on se prend quasiment une pandémie par an.
Si nous voulons réduire significativement nos émissions de CO2, il faudra un jour ou l'autre admettre qu'il nous faudra vivre comme avant la Révolution industrielle, c'est-à-dire comme des habitants sous Napoléon Ier : maladies, problèmes de nourriture, eau non potable, pas de chauffage, et de jolis sabots en bois.
Revenir aux émissions de 1990 serait déjà pas mal. 1950 ou 1900 serait encore mieux. Mais si on se pose la période pré-industrielle comme objectif, on bénéficiera de quelques avantages par rapport à ceux qui vivaient à cette époque :
On n'est pas obligés d'avoir un roi, un empereur, ou de vivre sous la Terreur
On a inventé et développé l'hygiène, qui permet raisonnablement d'espérer vivre jusqu'à 70 ans
On a fait des progrès significatifs en agronomie, en particulier en comprenant l'importance des NPK
On se chauffe (ah, on me fait signe qu'on se chauffait déjà à l'époque). Mais on utilise des foyers fermés, plus performants et moins polluants
On a domestiqué l'électricité, qui permet des trucs sympas comme internet, même si c'est à un débit à peine supérieur à celui d'un télégraphe
etc.
Et les sabots en bois, c'est les chaussures de sécurité de l'époque, c'est pas pour tout le monde, tout le temps :)
Il concerne la mousse polyuréthane expansive projetée
Oui, j'ai pris ce lien car il décrit bien le phénomène mais, à ma connaissance, c'est valable pour tous les isolants en polyuréthane. Tu peux chercher 'polyuréthane "dérive thermique"' pour davantage de documentation.
Ceci pourrait expliquer la rapide dégradation des performances.
Comme, dans ce document, ils parlent de mousse polyuréthane, les conditions ne sont pas les mêmes que pour des plaques d'isolant. Avec des plaques d'isolant, il y aura normalement un pare-vapeur, une lame d'air et, comme l'épaisseur de la plaque sera a priori plus importante, la pénétration complète de l'air sera plus lente. Donc effectivement, la perte de performance ne se fera pas en 3 ans, mais plutôt en 10-15 ans, d'après les infos que j'ai glanées deci-delà.
Quoi qu'il en soit, cette histoire de tassements m'a fortement intrigué
D'expérience personnelle :
Placo + polystyrène : idem, pas bougé en 50 ans
Laine de verre : 20 cm posés il y a 20 ans, le tassement n'est vraiment pas flagrant
Pour de la ouate de cellulose projetée, c'est un risque qui me semble crédible, surtout sur une surface verticale. Je ne vois pas trop quel autre isolant serait sujet au tassement, hors malfaçon.
L'estimation de la durée de vie de 50 ans est correcte. Je présume qu'il s'agit de la durée au bout de laquelle le polyuréthane s'est tellement fissuré qu'il a perdu l'essentiel de ses qualités isolantes.
Voilà une source qui décrit le mécanisme de dérive thermique et propose une explication entre la performance annoncée et la performance de long terme :
La norme ULC-S770 définit la résistance thermique à long terme (RTLT) d’un produit à mousse comme la valeur mesurée dans des conditions standard de laboratoire après cinq ans de stockage dans un tel local. Cette valeur, déterminée à l’aide d’un essai accéléré en laboratoire, est utilisée au lieu de celle qui serait obtenue après cinq ans.
En page 2, le graphique montre que la résistivité thermique est divisée par 1,5 en environ 3 ans, et qu'elle se stabilise ensuite. Pour faire une comparaison, 10 cm de polyuréthane (neuf) a une résistivité d'environ 3,6 m2.K/W et a même épaisseur de polystyrène a une résistivité d'environ 2,6 m2.K/W. Si on s'en tient à ce graphique, au bout de 3 ans, la polyuréthane aura une résistivité de 2,4 m2.K/W et sera donc (légèrement) moins bon que le polystyrène.
Une mise en œuvre soignée limitera cette dérive thermique, mais elle reste inévitable dans des conditions réalistes.
Ok, mais alors, si on veut prendre en compte l'énergie dissipée qui n'est pas exploitée mais qui pourrait éventuellement l'être dans un avenir incertain, il faut le faire pour toutes les énergies, pas juste pour le nucléaire.
30% de la chaleur dégagée par les réactions nucléaires sert à faire tourner la turbine qui génère l'électricité.
Le reste de la chaleur est évacuée dans l'air ou dans l'eau, cette chaleur est perdue.
Oui, j'ai bien compris ça, mais à quoi ça sert de prendre en compte une énergie qu'on ne sait pas exploiter ? On pourrait faire le même raisonnement pour le bois : En brûlant un kilo de bois, on peut extraire 18 000 Joules de chaleur. Cela exploite l'énergie chimique interne du bois, mais pas son énergie atomique : par la formule E=mc2, un kg de bois contient 9 x 1016 joules d'énergie. De ce point de vue, la combustion du bois a un rendement d'à peu près 0 %.
On est bien d'accord que c'est absurde de faire un tel calcul pour le bois. Alors pourquoi le fait-on pour le nucléaire ?
Je n'ai pas compris le passage que tu cites : la consommation est à la fois au réel, et conventionnelle. Bel oxymore. J'ai pas non plus compris pourquoi on ignore certaines pertes, alors qu'elles ne sont pas négligeables :
Un réseau de chaleur a un rendement de l'ordre de 80%,
Une chaudière à gaz a un rendement de l'ordre de 90%,
Il faut environ 5 kWh pour abattre, conditionner et transporter 100 kWh de bois,
La fabrication de 10 kWh de pellets nécessite 2 à 3 kWh d'énergie,
La production de 100 Kwh de pétrole conventionnel consomme 5 à 10 kWh d'énergie, et plus de 50 pour les pétroles non conventionnels
etc.
Soit on applique des ratios pour toutes les sources d'énergie, soit pour aucune. Sinon c'est foireux. Pour le nucléaire, en particulier, c'est quoi cette mystérieuse "énergie primaire" qu'on sait calculer mais qu'on ne sait pas exploiter ? Si on calcule l'énergie primaire des sources d'énergie mentionnées plus haut à l'aide de la formule E=mc2, on divise leur rendement par 100 ou 1000…
Personnellement, je prends des douches aussi en ete, donc j'ai besoin d'eau chaude toute l'annee.
C'est pas faux !
cette énergie est gratuite
Si on voit les chose comme ça, le pétrole aussi est gratuit, il faut "juste" aller le chercher :) Mais non, il y a une infrastructure à amortir économiquement et à entretenir, des pompes à faire tourner, etc.
Oui mais la durée de vie semble très courte. En 10 ans, l'isolant se tasse, il est troué par les rongeurs, moisi, etc…
Non, ça c'est une superstition. Déjà, pour que la paille isole bien, elle doit être bien compressée, donc elle ne risque pas de se tasser spontanément.
On dit usuellement que les trois risques de l'isolation en paille sont l'eau, l'eau et l'eau. C'est clairement le point d'attention principal quand on met en œuvre cet isolant. Si ça moisit, c'est qu'il y a eu malfaçon. Surtout en 10 ans, vu qu'il y a une garantie décennale pour la construction en paille
Les rongeurs ne s'installent pas non plus dans la paille : il s'installent près des sources d'eau et de nourriture. Dans une isolation en paille, il n'y a ni l'un, ni l'autre.
Les constructions et isolations en paille tiennent plusieurs décennies, certaines maisons en paille sont plus que centenaires alors qu'elles ont été construite à une époque où il n'y avait pas de norme.
Si on veut parler de la durabilité des isolants, on pourrait aussi parler du polyuréthane, vendu comme l'un des meilleurs isolants du marché (et des plus chers), alors qu'il perd progressivement ses gaz de gonflage. Ceux-cis sont remplacés par de l'air, bien moins isolant. Le polyuréthane peut ainsi perdre son avantage thermique par rapport à un autre isolant moins cher, par exemple le polystyrène, en une dizaine d'années.
Il faut bien distinguer la longueur du réseau de la distance entre la source et la cible. A Nantes, par exemple, le réseau de chaleur fait plus de 150 km, mais il ne doit pas y avoir plus de 20 km de tuyaux entre les sources et les cibles les plus éloignées.
Brancher un réseau de chaleur sur une centrale nucléaire me semble peu praticable, car ces andouilles ont construit les centrales nucléaires loin des agglomérations. On se demande pourquoi :) Donc il y va y avoir un gros surcoût à l'investissement, pour la connexion, et des rendements moins importants à l'usage, par rapport à un réseau de chaleur urbain. Tout ça pour une énergie qui n'intéresse personne 6 mois par an.
Je ne comprends pas bien la logique d'appliquer un taux de cette manière. La conversion d'eau pressurisée en électricité a un rendement de 33%. Soit, admettons. J'imagine qu'on prend aussi en compte les pertes en ligne du réseau de distribution. Mais pourquoi on n'appliquerait pas aussi un taux pour le gaz ? Après tout, il faut de l'énergie pour le puiser, le rendement d'un puits est de l'ordre de 80%. Et puisqu'il faut en moyenne 2 ou 3 litres d'essence pour produire un mètre cube de bois, on pourrait appliquer un taux, là aussi.
J'ai l'impression que ça répond juste à des questions de définitions relativement arbitraires entre énergie primaires et énergie finale. Ça aurait du sens si le consommateur avait le choix de brancher sa chaudière directement à l'eau pressurisée du réacteur nucléaire pour faire des économies d'énergie. Spoiler : non.
[^] # Re: article de piètre qualité pour un journal du même acabit
Posté par sobriquet . En réponse au lien [Monded'Automates] Il fait quoi, derrière sa vitre, le gars de la RATP qui ne vend plus de tickets ?. Évalué à 6 (+4/-0).
Déjà, passons outre la ligne éditoriale qui tape régulièrement sur les musulmans et sur l'écologie. Chacun a le droit d'exprimer ses idées, même lorsqu'elles sont fausses ou moisies.
Je n'ai pas connaissance d'autre journal de cette envergure qui se fasse pincer de manière aussi régulière pour manquements à la déontologie journalistique (un échantillon ici), ou qui ait été aussi souvent condamné en diffamation.
Et puis ce journal a pour éditorialistes Bernard-Henri Lévy et Idriss Aberkane, c'est dire tout le mépris qu'il a pour la rigueur et l'honnêteté intellectuelles.
[^] # Re: On a que 12 mois dans l'année.
Posté par sobriquet . En réponse au journal LGB ≠ T. Évalué à 1 (+0/-0).
Je suis content de t'avoir donné cette occasion ;)
C'est depuis la Lune qu'on voit le mieux la Terre :) Et c'est important de sortir de temps en temps de l'entre-soi.
Ton commentaire montre qu'il est temps de clore cet échange. Je suis content qu'on ait pu discuter aussi longtemps de manière constructive, ce n'était pas gagné d'avance. Merci pour ce partage d'avis.
[^] # Re: On a que 12 mois dans l'année.
Posté par sobriquet . En réponse au journal LGB ≠ T. Évalué à 1 (+1/-1).
Oui, je ne suis pas convaincu que la mention du sexe sur la carte d'identité (et dans les différents formulaires) ait encore du sens. Je serais bien plus favorable à l'abolition de cette mention, ce qui va un peu dans le sens de l'agenrisme proposé par refreketu.
Oui, je sais bien, et je ne pense pas que ce soit une bonne chose. Je ne souhaiterais pas que ça arrive dans mon pays.
[^] # Re: On a que 12 mois dans l'année.
Posté par sobriquet . En réponse au journal LGB ≠ T. Évalué à 2 (+2/-1).
Merci pour le lien, je n'avais pas vu passer cette évolution.
Ça et le recensement qui demande maintenant le lieu de naissance des parents, ce ne sont pas des évolutions qui vont dans le bon sens.
L'extrême droite risque de faire un score record aux prochaines présidentielles. Si elle passe, grâce à ça, elle n'aura pas besoin de faire beaucoup d'effort pour s'en prendre davantage aux minorités : elles se mettent quasiment elles-mêmes des menottes aux poignets.
Ça ne va pas faire ma journée tout ça. Désolé de penser à l'avenir.
[^] # Re: On a que 12 mois dans l'année.
Posté par sobriquet . En réponse au journal LGB ≠ T. Évalué à -1 (+0/-2).
Une carte d'identité, ça sert à identifier : en particulier, ça permet aux représentants de l’État qu'ils ont bien en face d'eux la personne qu'elle prétend être. La photo, la taille, le sexe, l'empreinte digitale : certes, ça n'a que des connaissances sociales, mais ce ne sont pas des données sociales.
Dans les registres militaires du XIXe siècle, on n'avait pas de photo, mais on avait une description détaillée du visage : forme du nez, couleur des yeux, couleur des cheveux, etc. Ce n'était pas pour faire des jugement au faciès. L'introduction de la photo d'identité a pendu superflue la plupart de ces informations, mais pas le sexe.
Le jour où le Ministère de l'Intérieur enregistrera mon identité de genre, je craindra le pire : car s'il se sent légitime à enregistrer ça, qu'est-ce qui l'empêchera d'enregistrer mon identité politique ou mon identité religieuse ?
[^] # Re: Très simplement
Posté par sobriquet . En réponse au journal LGB ≠ T. Évalué à 0 (+2/-3).
Se sentir femme ou homme, ce n'est pas une idéologie. Défendre une cause, un système prédéfini d'idées, aussi légitime soit-il, comme l'idée que la société soit démocratique, c'est une idéologie.
[^] # Re: On a que 12 mois dans l'année.
Posté par sobriquet . En réponse au journal LGB ≠ T. Évalué à 0 (+1/-2). Dernière modification le 29 janvier 2025 à 02:04.
Merci pour le lien. Si je comprends bien, le daltonisme racial consiste à dire "Si on supprime les lois racistes, ça supprimera aussi les comportements racistes". C'est effectivement bien naïf.
Je comprends que l'agenrisme proposé par refreketu est un principe social (au même titre que l'égalité des sexes), pas une politique publique (comme avoir un quota de femmes dans les partis politiques). C'est quand même assez différent.
[^] # Re: On a que 12 mois dans l'année.
Posté par sobriquet . En réponse au journal LGB ≠ T. Évalué à 6 (+7/-2).
Ce qui est sur la carte d'identité, c'est le sexe, pas le genre. Il est identifié par un médecin au moment de la naissance. Plus précisément, c'est le sexe phénotypique visible à la naissance. On n'a pas demandé à l'enfant comment il s'identifiait.
Ça dépend de la définition que tu donnes du sexe d'une personne. L'estimation de 1,7% d'intersexe se base sur la définition la plus large de l'intersexualité. Si on se base sur le sexe chromosomique ou sur le sexe gonadique, par exemple, ce chiffre sera beaucoup plus faible.
Quand on entre dans ce genre de discussion ou qu'on sort ce type de chiffre, il est important de se poser quelques questions méthodologiques telles que "pourquoi je m'intéresse au genre plutôt qu'au sexe ?" Ou "quelle définition du sexe correspond le mieux au sujet dont je suis en train de discuter ?"
Par exemple, quand il s'agit d'une question médicale, le sexe est plus déterminant que le genre. Quand il s'agit de reproduction, ce sera plutôt le sexe gonadique et, pour des activités sexuelles non reproductives, le sexe phénotypique. Pour les inégalités sociales, on s'intéressera souvent plutôt au genre social (genre attribué à un individu par la société, à distinguer de l'identité de genre).
[^] # Re: le règne de l'ignorance
Posté par sobriquet . En réponse au journal LGB ≠ T. Évalué à 3 (+5/-4).
Je ne suis pas sûr. Par exemple, cette étude de 2015 indique que, sur un échantillon de plus de 30 000 personnes trans, seuls 11% ont eu recours à la chirurgie. Cette autre étude déclarative de 2015 parle de 25 %.
Est-ce que le fait d'avoir un pénis ou de ne pas avoir de seins change quelque chose à un rapport sexuel lesbien ? Je laisse les intéressées répondre.
[^] # Re: Très simplement
Posté par sobriquet . En réponse au journal LGB ≠ T. Évalué à 3 (+3/-2). Dernière modification le 29 janvier 2025 à 00:12.
C'est vrai, je ne suis pas toujours attentif à ce genre de connotation. Je comprends que ça ait soulevé des questions.
Je suis moi même rempli de valeurs idéologiques et je suis en général tout à fait d'accord avec moi :)
Si : le commentaire parlait d'intolérance. Il est important de faire la différence entre accepter une idéologie (chacun fait ce qu'il veut) et accepter les personnes (non négociable).
[^] # Re: Très simplement
Posté par sobriquet . En réponse au journal LGB ≠ T. Évalué à 1 (+5/-6).
Comme toute idéologie, l'idéologie transidentitaire a des contours flous. Ce qui compte, c'est d'être conscient qu'on adopte tous des idéologies. Ce n'est pas parce qu'on appelle ça une idéologie qu'on sous-entend que c'est incorrect ou illégitime.
Ces bases étant posées, l'idéologie transidentitaire comporte les éléments suivants :
Pour les mal-comprenants, je répète que ce n'est pas parce que l'on dit que c'est une idéologie qu'on dit que c'est incorrect/illégitime/whatever.
C'est vraiment important de faire la différence entre le rejet d'une idéologie et un comportement discriminant, si on ne veut pas d'une part, se battre contre des hommes de paille, d'autre part, encourager des comportements discriminatoires.
Pour donner un exemple vécu, j'ai parfois l'occasion de côtoyer des cathos tradis. Idéologiquement, ils correspondent assez bien au clichés qu'on peut s'en faire : contre l'avortement, contre le mariage pour tous, etc. sans surprise, il vouent aussi aux gémonies l'idéologie transidentitaire.
Pour autant, j'ai pu constater qu'ils sont très respectueux des personnes trans (et homo et des femmes ayant avortée, etc.) : je ne les ai jamais vu avoir des comportements discriminants (les exclure socialement, les mégenrer, les questionner de manière indiscrète…), ni rapporter de tels comportement. Lorsqu'il leur est arrivé de parler de leur "différence", c'était avec beaucoup de réserve et sans jugement.
Je ne suis pas sûr que ce soit représentatif de tous les cathos tradi, mais je ne considère pas ces gens comme transphobes : il y a certes une différence idéologique ancrée, mais elle ne se traduit pas dans leurs actes par des comportements nuisibles aux personnes trans. Pour reprendre le dictionnaire, il n'y a pas d'"Action, fait de différencier en vue d'un traitement séparé (des éléments) les uns des autres en (les) identifiant comme distincts"
Amalgamer l'idéologie transidentitaire aux personnes trans, c'est considérer que toutes les personnes trans y souscrivent. Spoiler alert : non. Il y en a que veulent juste qu'on les laisse être ce qui veulent, car ça ne nous regarde pas. Et je suis d'accord.
Il y a des gens qui souhaitent s'opposer aux luttes politiques transidentitaires, parfois par des moyens objectivement illégitimes. Si, via des amalgames, on les conforte dans l'idée que toutes les personnes trans sont des militants, on encourage leur transphobie, c'est à dire des comportements discriminants contre les personnes trans.
Donc si on ne veut pas tirer contre son camp et, incidemment, déformer la réalité, on évite ce genre d'amalgame.
[^] # Re: Très simplement
Posté par sobriquet . En réponse au journal LGB ≠ T. Évalué à 1 (+8/-9).
Quand pour parle de "T", il faut clarifier de quoi on parle : des personnes transgenres, ou de l'idéologie transidentitaire. Ne pas souscrire à une idéologie, ce n'est pas discriminer des personnes.
Amalgamer l'idéologie transidentitaire aux personnes transgenres, c'est contribuer à la stigmatisation des personnes transgenres.
[^] # Re: La source
Posté par sobriquet . En réponse au lien Électricité : le solaire supplante enfin le charbon dans l'UE. Évalué à 1 (+0/-0).
Je suis complètement d'accord. Je considère qu'il s'agit de l'option 1, mais dans laquelle ferait un gros travail sur l'acceptation sociale.
Il s'agit certainement de l'option la plus raisonnable, mais je ne sais pas dans quelle mesure il est réaliste d'espérer convaincre tant de gens si vite.
[^] # Re: La source
Posté par sobriquet . En réponse au lien Électricité : le solaire supplante enfin le charbon dans l'UE. Évalué à 1 (+0/-0).
Oui, malheureusement. Dans ce scénario, en 2100, il faudra sans doute choisir entre manger et importer des produits technologiques, on ne pourra plus faire d'investissement lourd sur 30 ans, les produits dérivés du pétrole coûteront un bras, et on investira moins dans l'éducation et les études parce ce que beaucoup de jeunes ne survivront peut-être pas à la prochaine pandémie.
Dans ce scénario, il n'est donc pas irréaliste d'imaginer que, 100 ans plus tard, en 2200, les pays les plus développés auront de nombreux points communs avec les sociétés pré-industrielles.
[^] # Re: La source
Posté par sobriquet . En réponse au lien Électricité : le solaire supplante enfin le charbon dans l'UE. Évalué à 1 (+2/-2).
Dans le contexte actuel, définir "réaliste" est une gageur. Je pourrai te répondre si tu éclaircis ta demande. Parce que pour l'instant, je vois 3 options :
Ton "réalisme" se positionne où, là dedans ?
[^] # Re: La source
Posté par sobriquet . En réponse au lien Électricité : le solaire supplante enfin le charbon dans l'UE. Évalué à 8 (+8/-1).
Pas vraiment : voir l'historique de nos émissions depuis l'ère pré-industrielle.
Revenir aux émissions de 1990 serait déjà pas mal. 1950 ou 1900 serait encore mieux. Mais si on se pose la période pré-industrielle comme objectif, on bénéficiera de quelques avantages par rapport à ceux qui vivaient à cette époque :
Et les sabots en bois, c'est les chaussures de sécurité de l'époque, c'est pas pour tout le monde, tout le temps :)
[^] # Re: déjà tu n'es plus à la page
Posté par sobriquet . En réponse au journal Le DPE immobilier est mal conçu. Évalué à 3 (+2/-0).
Oui, j'ai pris ce lien car il décrit bien le phénomène mais, à ma connaissance, c'est valable pour tous les isolants en polyuréthane. Tu peux chercher 'polyuréthane "dérive thermique"' pour davantage de documentation.
Comme, dans ce document, ils parlent de mousse polyuréthane, les conditions ne sont pas les mêmes que pour des plaques d'isolant. Avec des plaques d'isolant, il y aura normalement un pare-vapeur, une lame d'air et, comme l'épaisseur de la plaque sera a priori plus importante, la pénétration complète de l'air sera plus lente. Donc effectivement, la perte de performance ne se fera pas en 3 ans, mais plutôt en 10-15 ans, d'après les infos que j'ai glanées deci-delà.
D'expérience personnelle :
[^] # Re: déjà tu n'es plus à la page
Posté par sobriquet . En réponse au journal Le DPE immobilier est mal conçu. Évalué à 4 (+3/-0).
L'estimation de la durée de vie de 50 ans est correcte. Je présume qu'il s'agit de la durée au bout de laquelle le polyuréthane s'est tellement fissuré qu'il a perdu l'essentiel de ses qualités isolantes.
Voilà une source qui décrit le mécanisme de dérive thermique et propose une explication entre la performance annoncée et la performance de long terme :
En page 2, le graphique montre que la résistivité thermique est divisée par 1,5 en environ 3 ans, et qu'elle se stabilise ensuite. Pour faire une comparaison, 10 cm de polyuréthane (neuf) a une résistivité d'environ 3,6 m2.K/W et a même épaisseur de polystyrène a une résistivité d'environ 2,6 m2.K/W. Si on s'en tient à ce graphique, au bout de 3 ans, la polyuréthane aura une résistivité de 2,4 m2.K/W et sera donc (légèrement) moins bon que le polystyrène.
Une mise en œuvre soignée limitera cette dérive thermique, mais elle reste inévitable dans des conditions réalistes.
[^] # Re: Thermodynamique
Posté par sobriquet . En réponse au journal Le DPE immobilier est mal conçu. Évalué à 2 (+2/-1).
Ok, mais alors, si on veut prendre en compte l'énergie dissipée qui n'est pas exploitée mais qui pourrait éventuellement l'être dans un avenir incertain, il faut le faire pour toutes les énergies, pas juste pour le nucléaire.
[^] # Re: Thermodynamique
Posté par sobriquet . En réponse au journal Le DPE immobilier est mal conçu. Évalué à 2 (+1/-0).
Oui, j'ai bien compris ça, mais à quoi ça sert de prendre en compte une énergie qu'on ne sait pas exploiter ? On pourrait faire le même raisonnement pour le bois : En brûlant un kilo de bois, on peut extraire 18 000 Joules de chaleur. Cela exploite l'énergie chimique interne du bois, mais pas son énergie atomique : par la formule E=mc2, un kg de bois contient 9 x 1016 joules d'énergie. De ce point de vue, la combustion du bois a un rendement d'à peu près 0 %.
On est bien d'accord que c'est absurde de faire un tel calcul pour le bois. Alors pourquoi le fait-on pour le nucléaire ?
[^] # Re: Thermodynamique
Posté par sobriquet . En réponse au journal Le DPE immobilier est mal conçu. Évalué à 2 (+1/-0).
Je n'ai pas compris le passage que tu cites : la consommation est à la fois au réel, et conventionnelle. Bel oxymore. J'ai pas non plus compris pourquoi on ignore certaines pertes, alors qu'elles ne sont pas négligeables :
Soit on applique des ratios pour toutes les sources d'énergie, soit pour aucune. Sinon c'est foireux. Pour le nucléaire, en particulier, c'est quoi cette mystérieuse "énergie primaire" qu'on sait calculer mais qu'on ne sait pas exploiter ? Si on calcule l'énergie primaire des sources d'énergie mentionnées plus haut à l'aide de la formule E=mc2, on divise leur rendement par 100 ou 1000…
[^] # Re: Thermodynamique
Posté par sobriquet . En réponse au journal Le DPE immobilier est mal conçu. Évalué à 2 (+1/-0).
C'est pas faux !
Si on voit les chose comme ça, le pétrole aussi est gratuit, il faut "juste" aller le chercher :) Mais non, il y a une infrastructure à amortir économiquement et à entretenir, des pompes à faire tourner, etc.
[^] # Re: déjà tu n'es plus à la page
Posté par sobriquet . En réponse au journal Le DPE immobilier est mal conçu. Évalué à 6 (+5/-0).
Non, ça c'est une superstition. Déjà, pour que la paille isole bien, elle doit être bien compressée, donc elle ne risque pas de se tasser spontanément.
On dit usuellement que les trois risques de l'isolation en paille sont l'eau, l'eau et l'eau. C'est clairement le point d'attention principal quand on met en œuvre cet isolant. Si ça moisit, c'est qu'il y a eu malfaçon. Surtout en 10 ans, vu qu'il y a une garantie décennale pour la construction en paille
Les rongeurs ne s'installent pas non plus dans la paille : il s'installent près des sources d'eau et de nourriture. Dans une isolation en paille, il n'y a ni l'un, ni l'autre.
Les constructions et isolations en paille tiennent plusieurs décennies, certaines maisons en paille sont plus que centenaires alors qu'elles ont été construite à une époque où il n'y avait pas de norme.
Si on veut parler de la durabilité des isolants, on pourrait aussi parler du polyuréthane, vendu comme l'un des meilleurs isolants du marché (et des plus chers), alors qu'il perd progressivement ses gaz de gonflage. Ceux-cis sont remplacés par de l'air, bien moins isolant. Le polyuréthane peut ainsi perdre son avantage thermique par rapport à un autre isolant moins cher, par exemple le polystyrène, en une dizaine d'années.
[^] # Re: Thermodynamique
Posté par sobriquet . En réponse au journal Le DPE immobilier est mal conçu. Évalué à 1 (+0/-0).
Il faut bien distinguer la longueur du réseau de la distance entre la source et la cible. A Nantes, par exemple, le réseau de chaleur fait plus de 150 km, mais il ne doit pas y avoir plus de 20 km de tuyaux entre les sources et les cibles les plus éloignées.
Brancher un réseau de chaleur sur une centrale nucléaire me semble peu praticable, car ces andouilles ont construit les centrales nucléaires loin des agglomérations. On se demande pourquoi :) Donc il y va y avoir un gros surcoût à l'investissement, pour la connexion, et des rendements moins importants à l'usage, par rapport à un réseau de chaleur urbain. Tout ça pour une énergie qui n'intéresse personne 6 mois par an.
Ça me paraît donc économiquement assez hasardeux.
[^] # Re: Thermodynamique
Posté par sobriquet . En réponse au journal Le DPE immobilier est mal conçu. Évalué à 1 (+0/-0).
Je ne comprends pas bien la logique d'appliquer un taux de cette manière. La conversion d'eau pressurisée en électricité a un rendement de 33%. Soit, admettons. J'imagine qu'on prend aussi en compte les pertes en ligne du réseau de distribution. Mais pourquoi on n'appliquerait pas aussi un taux pour le gaz ? Après tout, il faut de l'énergie pour le puiser, le rendement d'un puits est de l'ordre de 80%. Et puisqu'il faut en moyenne 2 ou 3 litres d'essence pour produire un mètre cube de bois, on pourrait appliquer un taux, là aussi.
J'ai l'impression que ça répond juste à des questions de définitions relativement arbitraires entre énergie primaires et énergie finale. Ça aurait du sens si le consommateur avait le choix de brancher sa chaudière directement à l'eau pressurisée du réacteur nucléaire pour faire des économies d'énergie. Spoiler : non.