Journal Les limites de la diffusion d'une lecture de livre (pour enfant)

Posté par  (site Web personnel) . Licence CC By‑SA.
9
12
sept.
2021

Cher journal,

Les enfants adorent les histoires, la lecture d'un livre illustré est d'ailleurs un rituel du soir dans beaucoup de familles.
Il existe aussi aussi des livres avec des cassettes1, CD audio, mp3 permettant de se faire lire ces histoires illustrées. Comme ça les parents peuvent se débarrasser de raconter encore plus d'histoires à leurs enfants.

Mais il est aujourd'hui possible – et très simple – de s'enregistrer lisant un de ces livres, pour ensuite distribuer le fichier à toute sa famille, neveux et nièces, collègues … bref de manière large voir très large grâce à internet.

Je me demande quelles sont les limites de cette diffusion. Non pas que j’apprécie particulièrement d'entendre ma voix enregistrée, mais ces enregistrements peuvent intéresser beaucoup de monde et contribue à la diffusions (et aux chiffres de vente) des livres lus.

Car dans le cas des livres pour enfant, l'histoire va vraiment avec les images, c'est donc une publicité pour le livre. On pourrait imaginer que les libraires soient également tenté de faire des enregistrement de lecture pour vendre leur came.

J'imagine que l'application du droit d'auteur le plus strict m'empêcherait strictement de me diffuser en train de lire un de ces livres.

Mais est-ce un gros risque ?
Ne risque-t-on pas même l'inverse ? -> D'y être encouragé par les éditeurs/auteurs pour en faire la pub.

Je pense que la lecture d'un roman complet poserait certainement plus de problème dans la mesure où les images n'apportent pas vraiment de plus-value. Mais, dans un livre pour enfant, l'image est la matière première, le texte vient en second. Il y a même des histoires sans texte. Donc cette diffusion serait de toute manière une chose positive.

Est-ce que je risque de finir dans la cellule de Jacques si je m'amuse à diffuser ce genre de chose ?


  1. houla malheureuses et malheureux nous ne sommes pas si vieux ! 

  • # La SACEM...

    Posté par  . Évalué à 6 (+5/-0).

    … va te tomber sur le "râble" …

    Adieu♪, Monsieur le professeur♫, Bonjour, Madame la SACEM

    Celui qui pose une question est bête cinq minutes, celui qui n'en pose pas le reste toute sa vie.

  • # Tout dépend de l'auteur et de l'éditeur

    Posté par  . Évalué à 10 (+14/-0).

    La réponse légale est déjà dans ton journal : non, tu ne peux pas.

    Donc le risque est-il grand ?

    Si tu enregistres les textes d'une BD de Tintin et que tu mets cette bande-son sur le net, tu vas le sentir passer, la fondation Moulinsart étant très… euh… regardante. Si tu leur demande l'autorisation avant, il te la refuseront à coup sûr !

    Si tu fais la même avec par exemple Claude Ponti ou Anaïs Vaugelade, tu as de fortes chances qu'ils acceptent en tant qu'auteurs. Sauf que comme leur éditeur (l'École des loisirs) fait maintenant des livres audio et des livres filmés, il y a aussi un conflit d'intérêt. Tu risques d'avoir un refus gêné.

    Je pense que la limite défendable, c'est le cercle familial, genre envoyer l'enregistrement aux grands-parents qui gardent les gosses pendant les vacances. Ou un enfant qui lit le texte pour un autre enfant. La difficulté étant de maîtriser la diffusion…

    My 2 cents…

  • # Pub

    Posté par  . Évalué à 6 (+6/-2).

    Si j'ai bien compris, ta principale justification pour faire quelque chose d'illégale est de faire de la publicité d'oeuvres que tu as appréciées. Mais ces oeuvres ont choisi un mode de diffusion et tu n'as pas le droit de le changer à ta guise. Il faut respecter ces oeuvres d'autant plus que tu les a aimées.

    Il y a sans doute d'autres manières plus appropriées que de balancer sur internet l'oeuvre.
    Envisage d'autres méthodes : tenir un blog, laisser des commentaires sur les sites de livres ou tout simplement en parler autour de toi à la moindre occasion auprès d'autres parents (en plus tu pourras en découvrir d'autres).

    Bref, pourquoi se mettre dans l'illégalité ? Tu peux faire autant pour l'oeuvre mais par d'autres moyens?

    • [^] # Re: Pub

      Posté par  . Évalué à 4 (+3/-1).

      pourquoi se mettre dans l'illégalité ?

      Je comprends de son journal qu'il a envie de contribuer au bien commun et ça me parle bien.

      Mais effectivement, je déconseillerais. Je ne pense pas que ça vaille le coup. Il faut au moins une autorisation écrite (peut-être que certains ayant droits sont ouverts ?), ou alors partager la lecture d’œuvre sous une licence qui le permet (il y en a peut-être ?) (et dans ce cas un petit message aux auteurs / autrices ne peut pas faire de mal non plus !). Ça permettrai de remercier, encourager, récompenser ce mode de diffusion.

      Ou, étape suivante, écrire sa propre histoire illustrée pour ensuite la vocaliser :-)

      Je suis sûr qu'il y a plein de moyens de contribuer légalement au commun, en étant un peu astucieux.

    • [^] # Re: Pub

      Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 6 (+5/-1).

      Je ne cherche pas à faire spécialement de la publicité des livres que j'ai appréciés.
      Mon idée est surtout de remplir la boite à histoires que je suis en train de construire. Et mettre les fichiers en accès sur mon blog par exemple.

      Mais visiblement c'est trop risqué, donc ça restera dans le cercle familiale.

      J'ai plus qu'une balle

      • [^] # Re: Pub

        Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 10 (+11/-0).

        Tu peux lire des histoires qui sont dans le domaine public, tu as tout de même pléthore de contes et autres. Et tu peux aussi ajouter des illustrations dans le domaine public ou les tiennes.

        Si tu ne sais pas trop où chercher, une adresse de choix : le choix de contes de la Gallica.

        « Tak ne veut pas quʼon pense à lui, il veut quʼon pense », Terry Pratchett, Déraillé.

    • [^] # Re: Pub

      Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 8 (+7/-1).

      L'illégalité a d'autant moins d'intérêt qu'il y a des façons légales de gérer le truc. Il suffit de contacter la ou les maisons d'éditions des livres que tu veux lire et de leur demander leur accord. Tu propose de leur faire un job gratos, certaines vont probablement accepter. Peut-être avec des critères comme "pas de diffusion avant que nous ayons validé la version audio, uniquement sur notre plate-forme" et autres du même genre, mais c'est pas le problème ?

      Mais je ne vois pas l'intérêt de prendre des risques légaux ici. La démarche a toutes les chances d'aboutir si tu fais ça dans les règles, les règles en questions ne sont pas une contrainte monstrueuse (un peu plus de taf qu'avec une licence libre, certes…). Et si tu ne suis pas les règles, tu as toutes les chances de te prendre un procès le jour où ça se saura : les éditeurs ne sont pas des rigolos sur le sujet.

      Si tu veux plus simple, il y a aussi des livres pour enfants sous licence libre : https://odysseuslibre.be/site/category/livres-pour-enfants/.

      • [^] # Re: Pub

        Posté par  . Évalué à 5 (+3/-0).

        Et si tu ne suis pas les règles, tu as toutes les chances de te prendre un procès le jour où ça se saura : les éditeurs ne sont pas des rigolos sur le sujet.

        En fait, je pense qu'il est certain de perdre un éventuel procès, puisqu'il s'agit quand même assez nettement de contrefaçon.

        J'ai l'impression que sa question, c'est plutôt "est-ce que l'éditeur risque vraiment de me faire un procès", et c'est impossible de répondre. Il est très très très probable que la première action de l'éditeur sera une mise en demeure de retirer immédiatement les enregistrements, et ça peut s'arrêter là. Mais on ne sait jamais, pour des questions de principe, l'éditeur peut toujours aller plus loin. S'il arrive à estimer le nombre de téléchargements, il veut demander des dommages et intérêts. Ou il peut vouloir faire un exemple. On n'est jamais à l'abri de comportements qui ne semblent pas forcément rationnels, même de la part d'entreprises. Et la justice se doit de leur octroyer des dommages et intérêt s'ils y ont droit, et même s'il n'y a pas eu d'enrichissement. Par exemple, s'il y a eu 100000 téléchargements et qu'ils ont sur leur site un audiobook qu'ils vendent 5 euros, ils peuvent très bien demander (et obtenir) un demi-million de dommages. Peu probable, mais ce n'est pas un scénario impossible (et ça s'est vu à un moment avec les premiers procès pour contrefaçon par P2P pour les disques et DVD : 100000 téléchargements à 20€ par DVD, ça vous fait 2 millions d'euros. Vous payez en chèque ou par virement?).

  • # HS

    Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 7 (+5/-0).

    Pour la route des vacances, j'ai téléchargé plein de podcast de radio france, les enfants ont adoré :
    Tintin : https://www.franceculture.fr/emissions/les-aventures-de-tintin
    Les odyssées : https://www.franceinter.fr/emissions/les-odyssees

    • [^] # Re: HS

      Posté par  . Évalué à 5 (+3/-0). Dernière modification le 13/09/21 à 11:45.

      Sur France Inter, mes enfants apprécient beaucoup Une histoire et… Oli

      • [^] # Re: HS

        Posté par  . Évalué à 5 (+3/-0). Dernière modification le 13/09/21 à 12:46.

        Ah bah j'ai un des miens qui m'a dit qu'il en avait marre des histoires des trente-cinq pères. J'ai mis du temps à piger :-)

      • [^] # Re: HS

        Posté par  . Évalué à 4 (+2/-0).

        Et sinon, ils apprécient aussi beaucoup les Histoires de Pomme d'Api racontées par Henri Des, disponibles sur NewPipe Youtube

    • [^] # Re: HS

      Posté par  . Évalué à 4 (+2/-0).

    • [^] # Re: HS

      Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 5 (+4/-2). Dernière modification le 13/09/21 à 15:25.

      Il y en a des écoutables par les parents? J'ai testé l'Odyssée et L'Iliade : les acteurs sont membres du SAC* et trouvent très drôle de prendre des voix de débiles.

      • : le Syndicat des Acteurs à Chier.

      Le post ci-dessus est une grosse connerie, ne le lisez pas sérieusement.

  • # fort avec les faibles

    Posté par  . Évalué à 3 (+4/-1).

    Est-ce que je risque de finir dans la cellule de Jacques si je m'amuse à diffuser ce genre de chose ?

    Je te rassure tout de suite, aucune chance vu qu'il n'a pris que du sursis ;) par contre celle de dédé qui a oublié de déclarer 100€ au fisc peut être…

  • # Domaine public ou licences libres?

    Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 10 (+8/-0). Dernière modification le 13/09/21 à 14:16.

    Le plus simple ce serait d'éviter les histoires privatrices et de participer à l'un des projets de lecture d’œuvres libres ou du domaine public. Exemple: librivox.

    Une autre façon de faire: avec ma fille j'utilise mon expérience de maîtremainmeneur de jeu de rôle sur table pour lui improviser des histoires dont elle est l'héroïne. Parfois on dessine ensemble les illustrations au fil du récit, mais ça prends beaucoup de temps.

    Le post ci-dessus est une grosse connerie, ne le lisez pas sérieusement.

    • [^] # Re: Domaine public ou licences libres?

      Posté par  (site Web personnel) . Évalué à -10 (+2/-17). Dernière modification le 13/09/21 à 14:59.

      participer à l'un des projets de lecture d’œuvres libres

      Perso ça m'amuse que des gens squattant un site sur le libre parlent de comment éviter la police en faisant de la contrefaçon plutôt que de se dire que ben on pourrait prendre du contenu libre si on peut trouver ou alors on en ferait si pas le cas pour amorcer la pompe.
      Mais on n'est pas à une incohérence près…

      Mais… Pourquoi donc penser en premier à contrefaire? Le libre ça pue tant que ça pour ceux qui penser en premier à contrefaire?

      PS : "Domaine public ou licences libres" c'est redondant, "licences libres" suffit vu que "Domaine public" est libre.

      • [^] # Re: Domaine public ou licences libres?

        Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 10 (+11/-2).

        Tu es obligé d'être désagréable et de ne rien apporter ?

        PS: le domaine public étant très différent selon les pays, c'est important de préciser (par exemple sur Librivox, on a du domaine public USA, mais ça peut être non public en France…).

        Le post ci-dessus est une grosse connerie, ne le lisez pas sérieusement.

        • [^] # Re: Domaine public ou licences libres?

          Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 6 (+5/-1).

          Et le domaine public n'est pas une licence. C'est bien au-dessus d'une licence et, de facto, d'une plus grande force et sécurité juridique. Surtout que les critères sont très clairs, même s'il y a moyen de jouer avec pour obtenir des prolongations.

          « Tak ne veut pas quʼon pense à lui, il veut quʼon pense », Terry Pratchett, Déraillé.

          • [^] # Re: Domaine public ou licences libres?

            Posté par  . Évalué à 2 (+0/-0).

            Oui, mais en France, contrairement aux États-Unis d'Amérique du Nord mais pas trop, il n'est pas possible de décider qu'une oeuvre est dans le domaine public dès sa parution.

            • [^] # Re: Domaine public ou licences libres?

              Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 2 (+0/-0).

              Ça ne rend pas mon commentaire inutile pour autant !

              En France (et en droit européen), les auteurs gardent de toute façon le droit moral sur leurs créations.

              « Tak ne veut pas quʼon pense à lui, il veut quʼon pense », Terry Pratchett, Déraillé.

              • [^] # Re: Domaine public ou licences libres?

                Posté par  . Évalué à 2 (+0/-0).

                Non, je n'ai jamais dit qu'il était inutile (pas plus que je n'ai moinsé ton commentaire).

                Je voulais juste souligner que les deux sont complémentaires, au moins en France, puisqu'il n'est pas possible de positionner un œuvre dans le domaine public de son propre chef.

        • [^] # Re: Domaine public ou licences libres?

          Posté par  (site Web personnel) . Évalué à -4 (+3/-10).

          Tu es obligé d'être désagréable et de ne rien apporter ?

          Hôpital, charité, tout ça. Bisous <3

    • [^] # Re: Domaine public ou licences libres?

      Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 5 (+4/-1).

      Et encore, tout n'est pas aussi rose.

      La musique libre existe, et pourtant, la SACEM peut, dans certains conditions, demander de payer des redevances (cf. l'histoire Saint Maclou / Jamendo).

      A voir s'il n'y aurait pas un truc du même genre pour la littérature (je me méfie des ayants-droits, ils sont capable de tout, surtout plus que le pire !)

      • [^] # Re: Domaine public ou licences libres?

        Posté par  (site Web personnel) . Évalué à -6 (+1/-9).

        La musique libre existe […] Jamendo).

        Jamendo ne fait pas de la musique libre, ne fait que de la musique de libre diffusion et faisait payer les droits pour faire diffuser (d'où la vente de licence), mais de la musique de libre diffusion (gratuit si tu n'es pas bankable, sinon tu payes).

        Bref, Jamendo et musique libre ça fait 2. Et la SACEM râlait car a le monopole la dessus (la thune), et pas sur le libre. tout n'est pas si "victime" que comme Jamendo et les adorateurs de la musique de libre diffusion non libre veulent faire croire.

        Jamendo est tout sauf un bon exemple sur le libre.

        A voir s'il n'y aurait pas un truc du même genre pour la littérature

        Le mieux est de faire comme pour le logiciels, chercher des livres libres plutôt que gratuits (on est sur un site sur le libre, ou je me trompe?).

        Parce que le libre, ben ça a de sacrés avantages, on a l'impression que libre est vu ici comme secondaire… Après si l'auteur du journal se fout du libre et veut juste partager gratos à du non commercial, la libre diffusion suffit, certes.

        • [^] # Re: Domaine public ou licences libres?

          Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 4 (+4/-2).

          Jamendo ne fait pas de la musique libre

          Joue sur les mots si cela te fait plaisir, cela n'en change pas moins que la diffusion de la musique, que ce soit la diffusion qui est libre ou la musique, la SACEM veut son obole dans certaines circonstances (par ex. diffusion dans un lieu public) quand bien même la diffusion est autorisée par son auteur (qu'il soit ou non affilié à la SACEM).

          Le débat ici n'était pas de savoir si Jamendo est libre ou pas, le débat c'est de savoir si légalement, c'est possible ou pas de diffuser du contenu libre sans rien craindre. En France, non. Un centre commercial qui diffuse de la musique libre DOIT payer à la SACEM. Point barre. C'est inscrit dans la loi que la SACEM est collecteur pour les diffusions de musique, qu'importe la licence de la musique. A charge ensuite à la SACEM de redistribuer les redevances aux auteurs/artistes/compositeurs/interprètes/désolés pour ceux que j'oublie.

          Donc, en France, diffuser un contenu phonographique est soumis à certaines restrictions. Est-ce que la distribution d'un contenu bibliographique en a aussi ? Telle est la question…

          • [^] # Re: Domaine public ou licences libres?

            Posté par  (site Web personnel) . Évalué à -5 (+2/-9). Dernière modification le 13/09/21 à 17:12.

            C'est inscrit dans la loi que la SACEM est collecteur pour les diffusions de musique, qu'importe la licence de la musique.

            Perso j'aimerai bien un procès de la SACEM pour de la musique qui coûte 0 €. C'est de ça dont on parle.
            Jamendo est un mauvais exemple car faisait payer et reversait de l'argent.
            Que la SACEM collecte puis reverse 0 € à l'ayant-droit, en quoi ça dérangerait?

            Bref, Jamendo est un mauvais exemple pour de la musique libre car la musique libre peut être vendue 0 € et Jamendo ne voulait pas 0 €.

            Ce que tu appelles jouer sur les mots, c'est la définition de libre. Ceux qui jouent sur les mots sont ceux qui veulent faire croire que NC est libre, alors que le but est de faire de la thune sur les copies bankable.

            Tu peuxjouer sur les mots et associer Jamendo au libre, ça ne changera pas la réalité.
            Bon, maintenant, quelqu'un sait si la SACEM facture quelque chose quand l'auteur demande de recevoir 0 €? A ma connaissance ça n'a jamais été tenté (les musiciens libristes étant très rares et les entreprises voulant jouer ne s’embêtant pour si peu si ils doivent quand même payer pour le reste, et bizarrement Jamendo n'a pas voulu tenter pour de la musique libre qui ne leur rapporterait rien), et Jamendo qui faisait payer est hors sujet car faisait justement payer autre chose que 0 €.

            PS : et ça ne change pas qu'il n'y a pas de SACEM pour les livres, chacun peut adapter des livres libres sans risque de contrefaçon pour faire ce qui est voulu dans le journal. Donc n'hésitez quand même à forcer le trait sur "fait du libre", ça peut être pas mal pour un site libriste, la on a la forte impression que LinuxFr est un site de gamins qui cherchent à contourner la loi (mais quand les autres font pareil avec la GPL ce n'est pas bien :) ).

            • [^] # Re: Domaine public ou licences libres?

              Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 6 (+5/-1). Dernière modification le 14/09/21 à 09:11.

              Perso j'aimerai bien un procès de la SACEM pour de la musique qui coûte 0 €. C'est de ça dont on parle.

              On parle de la SACEM. Une société de droit d'auteur qui fait payer des écoles pour dire au revoir à un professeur. Et ce n'est malheureusement pas un cas isolé.

              Bref, Jamendo est un mauvais exemple pour de la musique libre car la musique libre peut être vendue 0 € et Jamendo ne voulait pas 0 €.

              Faut savoir, ils font du libre ou pas ? Parce que dans le précédent commentaire, tu me disais que non. Quoi qu'il en soit, ils sont en droit de demander plus que 0€. Rien ne l'empêche dans les licences, libre ou pas. Ce n'est pas à toi que je vais apprendre ça.

              Que la SACEM collecte puis reverse 0 € à l'ayant-droit, en quoi ça dérangerait?

              Grosso modo, dans la majorité des cas, c'est un forfait, qui va dépendre de plusieurs facteurs (événement gratuit ou non, dépenses engrangées, superficie, nombre de spéctateurs, etc…) mais PAS de la musique qui est diffusée. Ils ont besoin de savoir ce qui est joué pour pouvoir faire la répartition, mais pas pour calculer le montant redevable. Et ceci, que la musique soit dans le catalogue de la SACEM ou non.

              Il y a eu de nombreux articles sur le sujet. Je peux citer celui de NextINpact pour l'exemple, où l'interprétation de l'article L214-1 par les ayants droits, et qui a été confirmé par différents jugements peut être résumé par :

              dès lors qu’une musique est diffusée dans une surface commerciale, elle ouvre droit à rémunération. Peu importe sa licence, propriétaire ou non.

              Ce que tu appelles jouer sur les mots, c'est la définition de libre. Ceux qui jouent sur les mots sont ceux qui veulent faire croire que NC est libre, alors que le but est de faire de la thune sur les copies bankable.

              Ca tombe bien, je n'ai jamais dit le contraire. Je note juste que certains veulent appliquer le libre "logiciel" tel quel partout, y compris sur les contenus. C'est une position qui se défend (je le reconnais) mais qui n'a rien d'universel.

              Faire "de la thune" n'est pas un mal en soit. Si un artiste veut/peut vivre de sa passion, tant mieux pour lui ! Avec une licence libre au sens logiciel, il aura beaucoup mais alors beaucoup plus de mal.

              Bon, maintenant, quelqu'un sait si la SACEM facture quelque chose quand l'auteur demande de recevoir 0 €?

              Pour répondre à ta question : la réponse est OUI. La SACEM s'en fout que tu sois affilié ou non chez elle, comme de la licence de la musique. Cela ne rentre pas dans le calcul de la redevance.

              PS : et ça ne change pas qu'il n'y a pas de SACEM pour les livres

              C'est le seul paragraphe vraiment pertinent de ta réponse, qui répond à la question que j'avais posée. Merci.

              • [^] # Re: Domaine public ou licences libres?

                Posté par  . Évalué à 8 (+7/-0).

                Ils ont besoin de savoir ce qui est joué pour pouvoir faire la répartition, mais pas pour calculer le montant redevable.

                Non, j'ai déjà organisé une après-midi de danses de salons, avec déclaration à la sacem. Ils ont effectivement demandé tous les détails (superficie, nombre de spectateurs, recettes, etc.) mais quand je leur ai demandé s'ils voulaient la liste des musiques diffusées, la réponse a été: "pourquoi faire?"

                Bref, la sacem est une mafia qui organise un racket. Ils se moquent complètement des auteurs, surtout s'ils ont fait du rockabilly dans les années 50 (et je ne parle pas du foxtrot ni du paso-doble).

                • [^] # Re: Domaine public ou licences libres?

                  Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 6 (+4/-0).

                  mais quand je leur ai demandé s'ils voulaient la liste des musiques diffusées, la réponse a été: "pourquoi faire?"

                  Il y a une quinzaine d'années (punaise, ça ne me rajeuni pas), dans le cadre d'un festival pour le maintient de la culture locale (danses et chants traditionnels), nous avions du fournir la liste des "chansons" que nous passions. Seul souci : il s'agissait de chants traditionnels dont la plupart n'ont pas de nom !
                  On se retrouvait donc à en inventer à partir des paroles :)

                  Cela a peut être changé, ou cela dépend du contexte je ne sais pas, mais en tout cas, nous avions dû le faire par le passé à la demande de la SACEM.

                  • [^] # Re: Domaine public ou licences libres?

                    Posté par  . Évalué à 4 (+2/-0).

                    Il n'y a pas si longtemps que ça (juste avant le Covid, quoi), j'étais dans une asso de musique actuelle (studios d'enregistrement et concerts) en tant que bénévole. On a organisé plusieurs soirées "blindtest" et des concerts de reprise. À chaque fois le ou la permanente en charge de la soirée a noté tous les titres pour les déclarer à la SACEM…

        • [^] # Re: Domaine public ou licences libres?

          Posté par  . Évalué à 4 (+2/-0). Dernière modification le 14/09/21 à 06:25.

          Jamendo ne fait pas de la musique libre, ne fait que de la musique de libre diffusion et faisait payer les droits pour faire diffuser (d'où la vente de licence), mais de la musique de libre diffusion (gratuit si tu n'es pas bankable, sinon tu payes).

          Jamendo ne fait pas de musique, point. Ce sont des prestataires de services, autour de produits à connotation "libriste". Tout au mieux, ils ont une branche dédiée à la production (au sens métier du terme).

          Je n'aime pas trop Jamendo et son modèle mettant en avant le gratuit, mais je n'aime pas plus qu'on accuse de faire ce que l'on ne fait pas.

          J'ai bien cherché dans leur description, il ne se revendiquent pas de la culture libre au sens dur de la FSF, mais de la mouvance libriste plus généralement (indice : il parlent du mouvement Open Source). Les deux occurrences de "libre" que l'on trouve dans leur description sont adossées au contexte de diffusion, il n'est pas question de la licence précise du contenu.

          Comme je n'utilise pas leurs services, je peux difficilement aller plus avant concernant Jamendo spécifiquement.

          Si on revient au libre (généralement) dans son ensemble, maintenant. Leur métier est celui de diffuseur, c'est cette prestation qu'ils apportent, en favorisant des licences qui leurs semblent intéressantes. C'est à rapprocher de la fonction qu'ont gitlab/github pour les développeurs. Ni l'un, ni l'autre, ne créent les logiciels qui sont sur leur plateforme (à l'exception de leur propre site, je suppose :) mais on voit aussi là la limite de la comparaison : la création de musique ne permet pas directement la diffusion de musique… mais bref).

          C'est un peu rude de vouloir la perfection dans un monde ou une grosse partie des actions se font en référence à un modèle dont la mouvance libre souhaiterait se dégager. Un concept ne se transpose pas (et encore moins magiquement ou par conception) d'un ensemble à un autre. C'est ce que je ressens personnellement, et un fait que l'on peut retrouver ici même, dans le cas de la littérature (problématique initiale du journal).

          Même si je peux en partie te rejoindre sur certaines définitions et cadrages au sens strict, notre vision commune s'arrête là : je ne demanderai pas à gitlab de faire un procès à une société de logiciels ne respectant pas la licence.

          Ce qui t'induit peut-être en erreur, mais qui a été corrigé il me semble, c'est que Jamendo exerce dans deux branches d'activité proches, mais distinctes : la diffusion et la production.

          Personnellement à nouveau, je le répète, je n'aime pas trop leur modèle, je concède cependant aisément qu'ils sont des alliés fidèles pour la promotion du libre en général auprès du grand public. Et oui, ça implique d'avoir un peu de souplesse dans ce qu'on appelle "libre".

          • [^] # Re: Domaine public ou licences libres?

            Posté par  . Évalué à 2 (+0/-0). Dernière modification le 14/09/21 à 06:35.

            J'en mange mes mots :)

            - je ne demanderai pas à gitlab de faire un procès à une société de logiciels ne respectant pas la licence.
            + je ne demanderai pas à gitlab de faire un procès à une société de logiciels ne respectant pas la licence d'utilisation d'un autre composant logiciel qu'ils (gitlab) hébergent.
            

            Il doit y en avoir d'autres :)

          • [^] # Re: Domaine public ou licences libres?

            Posté par  (site Web personnel) . Évalué à -3 (+1/-6).

            Ce sont des prestataires de services, autour de produits à connotation "libriste".

            Et c'est bien cette connotation qui est foireuse, des gens parlent de libre et donnent Jamendo comme exemple de cas où il y a problème avec la musique libre.

            J'ai bien cherché dans leur description, il ne se revendiquent pas de la culture libre au sens dur de la FSF, mais de la mouvance libriste plus généralement

            Quelle "mouvance libriste"? Ha oui, celle où il y a 0 possibilités associée au libre, seulement aux "freeware" (=c'est gratuit, diffuse pour me faire gratuitement de la pub, mais si pognon à faire c'est pour moi)… Ou alors WinZIP et WinAmp c'est une partie de la mouvance libriste plus généralement? Je vous défie de dire ça dans un journal sur LinuxFr pour voir. Même si je sais que certains ont une conception "large" (dans le sens où c'est libre du moment où c'est contre des méchants désignés) du logiciel libre (cf SSPL etc), certes.

            Je voulais juste pointer du doigt que l'exemple donné ne parlait pas de musique libre, mais de musique de libre diffusion qui se rapproche bien plus du business de la SACEM que du business du libre, et que pour le business de la SACEM c'est la SACEM qui a le droit de faire, pas Jamendo.

            J'attends toujours, de la part de Jamendo seulement donné en exemple car le procès de Jamendo a été évoque pour du libre (alors que hors sujet donc), qu'une entreprise qui diffuserait que la musique libre soit emmerdée par la SACEM puis qu'elle gagne un procès contre cette entreprise.

            C'est un peu rude de vouloir la perfection dans un monde ou une grosse partie des actions se font en référence à un modèle dont la mouvance libre souhaiterait se dégager.

            Je ne cherche pas la perfection, je pointe juste les erreur de nommage, après que ça fasse réagir… Ca montre juste que les gens ont un petit soucis de cohérence. Ploum a réfléchi et donne des arguments sur la différentiation, mais la plupart des défenseur de la musique non libre sortent des arguments contre la musique libre qui sont les arguments des gens contre le logiciel libre, et surtout ploum ne dit pas (à ma connaissance) qu'il fait de la littérature libre quand il n'en fait pas. Ici ma réaction est sur une personne qui associe Jamendo à la musique libre, je ne vois pas où je vise la perfection. Dans le nommage? Ok, Jamendo fait du libre autant que Windows est libre alors, mais la on va me dire que Windows n'est pas libre donc que ça doit être corrigé, je vois surtout 2 poids 2 mesures ;-).

            Transposons tiens : "le logiciel libre existe, et pourtant, HADOPI peut, dans certains conditions, te punir (cf. l'histoire personne X mis en procès par HADOPI), tu joues sur les mots si tu dis que le logiciel Y utilisé pour le procès est pas libre", ça serait ridicule non?

            Au final : à ma connaissance personne n'a encore été condamné à payer la SACEM pour diffuser (commercialement ou pas) de la musique libre, personne n'a encore été condamné à payer la SACEM pour fournir (commercialement ou pas) un catalogue de musique libre, et je suis preneur d'information si quelqu'un peut m'indiquer le contraire (texte qui dit que c'est illégal, cas qui l'a démontré, etc), tout ce qui peut démontrer la phrase de Francesco "La musique libre existe, et pourtant, la SACEM peut, dans certains conditions, demander de payer des redevances", perso je n'ai rien trouvé qui va dans cette direction.

            Mais surtout : ça ne change pas pour l'auteur du journal qu'il pourrait penser à s’intéresser au libre qui lui donne explicitement le droit de faire ce qu'il cherche à faire, car ça vient de gens qui veulent que l'auteur du journal le fasse, plutôt que de demander comment éviter la police tout en faisant de la contrefaçon sur des oeuvres de gens qui ne veulent pas, sous couvert de gentillesse "pour enfant" (vous noterez que les enfants sont mis en avant dans le titre du journal alors que ça ne change strictement rien au sujet). N'en déplaise à ploum (et d'autres), l'art libre a une utilité, comme permettre ce qui est souhaité dans le journal :).

  • # La vrai question…

    Posté par  . Évalué à 3 (+1/-0).

    Est-ce vraiment légal de réinterpréter l’œuvre en la lisant à voix haute ? Ne devrions nous pas attendre que les enfants apprennent à lire pour lire eux même dans leurs têtes ? ;-)

    • [^] # Re: La vrai question…

      Posté par  . Évalué à 3 (+2/-0).

      Ça dépend de l'âge. Le but est celui que tu dis, mais encore faut-il y parvenir, et dans ce monde du tout visuel, ça n'est pas si simple.

      Notre recette (tout à fait personnelle et discutable, bien sûr) : on a commencé par lui lire des bouquins, en bas âge, ça lui a donné l'habitude de fréquenter les livres. Au coucher, une histoire, et plus âgé, un chapitre d'un livre. L'habitude étant prise, il a fallu maintenir cette coutume longtemps, bien après la période "nécessaire" (c'est en même temps un moment de communion bien sympa), mais en compensation, dans la journée, on lisait un livre une page chacun (l'alternance étant le deal) ou on interprétait des pièces de théâtre (plusieurs personnages chacun). Du coup la transition vers la "vraie" lecture s'est faite insensiblement et sans accroc.

      • [^] # Re: La vrai question…

        Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 3 (+1/-0).

        Pareil, un livre le soir. Mais après, ils prennent plaisir à lire tout seul, pas besoin de stimulation…
        Sinon, les livres audio, c'est plus pour les longs trajets en voiture ou pour s'endormir le soir.

      • [^] # Re: La vrai question…

        Posté par  . Évalué à 4 (+2/-0).

        Ma fille est une très grosse lectrice. Ça ne l'empêche pas d'apprécier les livres audios et les histoires de son petit frère sur CD ou streaming.

        Et avant qu'elle sache lire, on lui lisait des histoires, et on lui proposait des histoires à écouter. Dès qu'elle a su lire, elle s'est mise à dévorer les livres (elle a lu les deux premiers tomes de Harry Potter entre le CP et le CE1…)

      • [^] # Re: La vrai question…

        Posté par  . Évalué à 5 (+3/-0).

        Mon propos était évidemment une blague, pour la lecture des enfants, c’est important pour leur développement personnel car ça amène de l’imaginaire (plus que les tablettes, la télé, etc.)
        C’est important pour s’endormir le soir, comme ils n’ont pas la notion du temps (pour la plupars) avant 6-7 ans, avoir une routine tous les soirs, permet que le cerveau se prépare à s’endormir au début de la routine.

        Je ne me souviens pas quand on a commencé les histoires pour mon grand, mais sa petite sœur, dès 4 mois, je la mettais sur mes genoux calée entre les bras pour lire l’histoire à son grand frère. À 9 mois, dès qu’elle a tenue assise, on pouvait la mettre à côté de la bibliothèque pour être pénard 2h…

        Sur le reste et les étape vers la lecture, on a eu les mêmes ;-)

        Aujourd'hui, avec le petit dernier, on lit un chapitre, puis il lit seul.

    • [^] # Re: La vrai question…

      Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 7 (+6/-1).

      Est-il légal de reproduire l'œuvre dans ta tête, même de manière temporaire et incomplète ?

      • [^] # Re: La vrai question…

        Posté par  . Évalué à 2 (+1/-0).

        Alors là, je t'arrête, tu plagies FDF et son journal et en reproduis la teneur sans son autorisation : attention aux copyrights (ah, non, c'est du CC By SA 4.0., ouf !) ;-)

        • [^] # Re: La vrai question…

          Posté par  . Évalué à 3 (+1/-0).

          Alors là je t'arrête, tu as utilisé des bouts de phrases assujettis à la taxe et on nous signale que tu n'es pas à jour dans tes redevances ;-)

  • # Moi je suis d’accord…

    Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 5 (+3/-0).

    Moi j’ai publié un livre pour enfant en créant pour l’occasion ma propre maison d’édition. Et je suis tout à fait d’accord !

    https://ploum.net/livres/
    https://shop.alternalivre.be/fr/jeunesse/les-aventures-daristide-le-lapin-cosmonaute

    Malheureusement, le livre n’est pas libre (je n’ai jamais pu convaincre l’illustratrice) mais j’ai toujours rêvé d’enregistrer une version audio (avec des bruitages, comme dans les "Raconte-moi des histoires" de mon enfance).

    D’ailleurs, j’ai gardé les "raconte-moi des histoires" mais je n’ai plus de lecteur cassette. Du coup, merci à ceux qui ont mis les audio (pirate) sur Youtube ! (j’acquérais volontiers des versions CD si ça se trouve)

    • [^] # Re: Moi je suis d’accord…

      Posté par  . Évalué à 3 (+1/-0).

      On a pris bonne note pour ton prochain cadeau :-)

    • [^] # Re: Moi je suis d’accord…

      Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 4 (+2/-0).

      Moi j’ai publié un livre pour enfant en créant pour l’occasion ma propre maison d’édition. Et je suis tout à fait d’accord !

      Ha yes, c'est vrai. Je l'ai en plus ce livre !
      Je vais le ressortir tiens. Mais ce que j'ai à peine avoué dans ce journal, c'est que ce qui me bloque le plus c'est pas vraiment le copyright : c'est d'entendre ma voix ;)
      En tout cas je me le note pour l'ajouter dans ma boite à histoire.

      Sinon l'auto-édition comment ça se passe ? Tu as fait un billet de blog sur le sujet ?

      J'ai plus qu'une balle

      • [^] # Re: Moi je suis d’accord…

        Posté par  . Évalué à 5 (+4/-0).

        Sinon l'auto-édition comment ça se passe ?

        Je sais que la question n'était pas pour moi, mais je réponds quand même.
        L'auto-édition est très simple : on va chez thebookedition.com ou lulu.com (ou surement d'autres), on se crée un compte --pas besoin de donner plein d'informations-- et on balance le pdf à éditer.

        Le livre est disponible à la vente en quelques jours. Il font juste une vérification très superficielle; si ton livre est un illustré de nazis pédo-*phobes, ça risque de ne pas passer.

        Pour la couverture, il y a plein d'options. Le plus simple est de demander une page blanche avec une image qu'on envoie.

        En ce qui concerne le prix, l'imprimeur[1] te dit le prix "de base", et tu choisis le bénéfice que tu veux faire. La somme des deux est le prix pour l'acheteur.

        Vu que, personnellement, j'ai fixé le bénéfice à zéro, je ne me suis pas posé de questions sur la déclaration aux impôts.
        D'après le blog, ça n'a pas l'air d'être très compliqué.

        Tu as fait un billet de blog sur le sujet ?

        presque

        [1] thebookedition.com et lulu.com sont simplement imprimeurs, pas éditeurs

      • [^] # Re: Moi je suis d’accord…

        Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 4 (+2/-0).

        Je n’ai pas fait de billet sur le sujet. Globalement, je trouve que c’est beaucoup de travail, surtout sur la distribution auprès des libraires et l’envoi des livres. C’est un vrai boulot rien que cet aspect. Du coup, j’ai arrêté.

        Sinon, y’a mon éditeur qui en parle : http://ludom.cc/index.php/2021/06/15/lautoedition-et-ledition-a-compte-dauteur/

        Sinon, en ce qui concerne la voix, encore 3 préventes et la version audiolivre de Printeurs sera débloquée sur https://fr.ulule.com/ludomire/ , un travail qui sera effectué par une société spécialisée, je me réjouis de voir ce que ça donne.

        https://fr.ulule.com/ludomire/news/les-adaptations-en-livres-audio-312264/#anchor

  • # Il y a un Projet AbulÉdu pour ça ...

    Posté par  . Évalué à 6 (+5/-0).

    Hello,
    l'infra est vieille mais ne demande qu'à être remise au goût du jour :

    Hébergement des histoires (sur une base wordpress qu'il faudrait vraiment mettre à jour, y compris au niveau graphique, contributions bienvenues) http://raconte-moi.abuledu.org/w/

    Présentation du projet : https://www.abuledu.org/leterrier-racont/

    Code source de l'application : http://redmine.abuledu.org/projects/leterrier-racontemoi/repository?utf8=%E2%9C%93&rev=version-1.0-stable

    eric.linuxfr@sud-ouest.org

  • # pas si sûr

    Posté par  . Évalué à 4 (+2/-0).

    mais ces enregistrements peuvent intéresser beaucoup de monde et contribue à la diffusions (et aux chiffres de vente) des livres lus.

    à la diffusion du contenu et des idées du livre OUI

    à l'augmentation des ventes du livre NON
    car les gens au lieu d'acheter le livre, vont prendre ton fichier audio et le diffuser dans leur famille plutot que d'avoir un livre dans chaque maison.

    • [^] # Re: pas si sûr

      Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 7 (+4/-0).

      Ça m'arrive d'écouter une histoire en version audio et puis d'acheter le livre dans une autre.

      On a parfois envie de revenir vers une même histoire sous d'autres formes. Un nouveau flim Dune sort en ce moment, j'irais peut être le voir alors que j'ai déjà vu la version de Lynch, les mini séries et lu les livres de Herbert.

      Le post ci-dessus est une grosse connerie, ne le lisez pas sérieusement.

  • # Littérature-jeunesse-libre.fr

    Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 3 (+3/-0).

    Le site https://litterature-jeunesse-libre.fr/ ,maintenu par Cyrille Largillier, en contient plus de 1300 sous licence Creative Commons ou Art Libre.

  • # L'exemple de bibliothèque d'audio-livres

    Posté par  . Évalué à 3 (+2/-0).

    A Paris, à l'époque de la cassette audio, il y avait une bibliothèque associative pour les mal-voyants. Tout le monde pouvait participer en s'enregistrant sur des cassettes audio qui ensuite étaient à disposition des adhérents.
    Un gros roman pouvait tenir sur une dizaine de cassettes.
    Je ne sais pas ce que c'est devenu, et surtout pour ce sujet, comment ils s'arrangeaient pour les droits d'auteurs.

    Je vois pléthore de solutions de livres-audio à télécharger mais je n'ai pas vu d'association avec des bénévoles se chargeant de la lecture.

    Ça parle à quelqu'un ?

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