Un campus c’est pas une zone géographique peut-être ?
> Y'a pas à dire, quel progrés le msdnaa...
Par rapport à 1000€ pour 500 étudiants au lieu de 1000€ par étudiant ? Oui, c’est un progrès, et j’ai du mal à voir la raison de l’ironie ici.
C’est donné, certes, mais l’installation de Visual Studio n’empêche pas l’installation de KDevelop. Et, ça peux te paraître bizarre, mais quand tu étudies l’informatique, tu n’apprend pas un environnement que tu garderas toute ta vie. Les écoles d’informatique essaient de te former à plusieurs technologies. Visual Studio ET Eclipse, et non pas Visual Studio au lieu de Eclipse. Dans l’école où je suis passé, on a eu droit à :
- du Java sous Windows
- les technologies MS (.NET/VS)
- KDevelop sous Linux
- GCC/make tous nus sous VxWorks
- Delphi
- Prolog
Et oui, on nous a tout autant appris le shell Linux que l’administration d’un parc Windows. Et oui, on était bien content d’avoir VS de MSDNAA pour finir nos TPs chez nous, même si je n’ai pas eu à le réutiliser par la suite.
> Par contre si aujourd'hui tous les étudiants "typiques" en informatique utilisent Visual Studio + Vista Pro + Visio, ça me fait un peu peur...
Pourquoi donc ?
Tu as des cours d’IHM avec les MFC => Visual Studio
Tous les dossiers de conception/spécification demandent des diagrammes => Visio.
C’est testable, je l’utilise tous les jours :) (le commit date d’aujourd’hui puisque ça peut intéresser quelqu’un, mais je l’ai écrit il y a un moment). Le README est au dossier au-dessus, mais en Français :
- Ce sont des fichiers pour userchromejs [http://userchromejs.mozdev.org/]
- Il faut copier hints.us.js, userScripts.uc.js, userContent.css dans .mozilla/firefox/(le dossier bizarre)/chrome
- Dans ce même dossier, y écrire userChrome.js. Il y a un exemple (userChrome.js.example) sur le dépot. En gros, il y a juste à lui dire de charger userScripts.uc.js puis les fichiers qui t’intéressent (hints.us.js dans ton cas)
Redémarrer Firefox
Utilisation : a pour sélectionner un champ de formulaire, g pour suivre un lien, G pour suivre un lien dans un nouvel onglet (simule un Ctrl-clic)
Un autre truc qui pourrait intéresser les DLFPiens : dlfp.us.js, qui ajoute la toolbar dans la liste des journaux et la liste des contenus surveillés et qui met en évidence les contenus ayant un nouveau commentaire (avec une navigation à l’aide de < / > pour aller au contenu suivant/précédent)
Oui, enfin, 1000€ pour tout un campus et une énorme partie des logiciels MS, on peut quasiment dire que c’est donné.
L’étudiant en informatique typique, il se récupère Visual Studio + Vista Pro + Visio, ça te fait déjà $800 + $300 + $560 = $1460. Pour UN étudiant. Multiplie ça par un département informatique (~300 étudiants ici) + les profs, c’est vraiment _donné_
> Je ne défend pas un point de vue solipsiste
Effectivement, le terme était mal choisi
> L'argument présenté par Rand repose sur la logique, est donc demande d'admettre que la logique conditionne l'existence.
Le scepticisme est le produit de la logique, de l’intellect qui questionne tout. Tu ne peux t’en échapper ;)
Le concept de doute renvoie à celui de vérité, qui conditionne la logique. Dès lors que tu as écris une ligne de métaphysique, tu es obligé de l’accepter. Seuls ceux qui croient en la réalité sans se poser de question peuvent mettre la logique à la poubelle, parce qu’ils n’en ont pas besoin. « Heureux les imbéciles », dit le proverbe :)
> mais qu'aucune existence n'est déterminable avec certitude
Ce qui revient à dire : la réalité peut très bien ne pas exister.
> je ne saisie pas ce qu'une conscience consciente que d'elle-même a de contradictoire
Pour pouvoir «m»’identifier, je dois pouvoir séparer le « moi » conscient du non-moi ; donc le non-moi doit exister pour que « je » puisse exister.
Dit autrement, la création du concept de « je » nécessite de pouvoir identifier un « tu » extérieur ; donc que ce « tu » existe, et que j’en aie conscience.
> Et dans « Si ce que vous prétendez percevoir n'existe pas, vous n'avez aucune conscience » […]
Traduction malheureuse, je suppose, il faudrait que je relise la V.O. Il faut y lire plutôt « Si rien de ce que vous prétendez percevoir n’existe [i.e. si la réalité n’est qu’une illusion], vous n’avez aucune conscience »
P.S.: En V.O, ça donne : « If that which you claim to perceive does not exist, what you possess is not consciousness. ». Ce qui est déjà un peu mieux que la traduction, mais n’est pas encore assez clair je trouve.
> Non, en ce moment j'ai déjà tellement de chose à lire, c'est à peine si je trouve le temps de venir troller sur linuxfr. :P
Je connais ce syndrome ; il suffit de voir ma TODO-list sur Wikisource ;)
> Mais redonne moi ça, que je vois si je le trouve dans une des biblio/mediathèque que je squatte.
L’action humaine, Ludwig von Mises.
Mais prend la version sur internet ([http://herve.dequengo.free.fr/Mises/AH/AH.htm]) ; la version papier est une version abrégée qui manque précisément ce qui fait l’intérêt de ce livre pour cette question : l’épistémologie au centre de la construction de la théorie économique.
« Si rien n'existe, il ne peut y avoir de conscience: une conscience dénuée d'objet dont elle puisse être consciente est une contradiction dans les termes. Une conscience consciente uniquement d'elle-même est une contradiction dans les termes: avant de pouvoir s'identifier elle-même comme conscience, il faut qu'elle soit consciente de quelque chose. Si ce que vous prétendez percevoir n'existe pas, vous n'avez aucune conscience. »
> Il y a eu de multiples enquêtes et toutes ont abouti à la même conclusion, les données n'ont pas été manipulées et des équipes indépendantes arrivent aux mêmes résultats.
J’ai eu connaissance de trois enquêtes : celle du CRU, celle du parlement anglais et celle de Muir Russell. Je n’ai pas encore lu la troisième (qui me semble la plus prometteuse), mais les deux premières ont soigneusement évité les points les plus embarrassants.
> a aussi examiné le papier et le soutient
LE papier ? Quel papier ?
> S'il existe une théorie économique, alors elle doit s'appliquer aussi bien à la France qu'à n'importe quelle tribu d'Indien d'Amazonie, non ?
Toutafé. D’ailleurs, les économistes du XIXe étaient très friands des « robinsonades » ; quelques théoriciens se sont amusé à l’application de la théorie économique dans les camps de concentration, dans les vaisseaux pirates…
Pas tellement en fait, l’idée que les scientifiques devant être au-dessus de la politique (ou bien que la politique doive adopter l’épistémologie positiviste) étant une idée typiquement rationalisme.
> C'est flagrant que c'est ce débat en particulier qui inspire ton journal ;)
Même pas, c’est juste que je suis tombé sur cet article en même temps que je lisais « Good calories, bad calories », chacun faisant écho l’un à l’autre.
> Je note que la plupart de tes sources viennent des US d'ailleurs
Ça fait un moment que j’ai arrêté de lire la presse française, effectivement…
La question n’est pas tellement « doit-on prendre en compte les éclairages de la science dans la politique », mais « comment le faire d’une manière suffisamment sûre ? ».
Je m’explique : en démocratie, pour qu’une décision importante soit prise, il faut que la majorité soit d’accord. Question : comment faire pour éclairer une majorité qui, la plupart du temps, soit s’en fout, soit n’a pas les connaissances nécessaires ?
Plus important : est-il possible de convaincre une telle majorité en restant dans le domaine de la science, c’est à dire de l’incertitude et du scepticisme ? Et si non, n’est-ce pas une menace directe pour la science que de présenter ses résultats sous une forme anti-scientifique ?
Je m’exprime mal, je vais donc laisser G. Taubes parler à ma place (il écrit ça dans « Good calories, bad calories ») :
Policy and the public belief are often set early in a scientific controversy, when the subject is most newsworthy. But that’s when the evidence is by definition premature and the demand for clarification most urgent. As the evidence accumulates, it may cease to support the hypothesis, but altering the conventional wisdom by then can be exceedingly difficult. (The artificial sweetener saccharine is still widely considered unhealthy, despite being absolved of any carcinogenic activity in humans over twenty years ago.) [That] demonstrates why good science and public policy are often incompatible.
[…]. The philosophy of population-wide preventive medicine implies that the public health is not served by skepticism of the science or the reporting of contradictory evidence, both of which are essential to the process of science. A campaign to convince the public to embrace a public-health recommendation requires unconditional belief in the promised benefits. This was the motivation for creating the appearance of a consensus in the dietary-fat controversy and, as Arno Motulsky had told the Washington Post, for publishing the National Academy of Sciences Diet and Health report as well.
> je suis en train de lire "Les vraies lois de l'économie" (Jacques Généreux)
Jacques Généreux a écrit des bons trucs au niveau universitaire, mais de ce que tu trouves à l’intention du grand public, honnêtement, c’est déjà bien plus douteux. Et pour « les vraies lois de l’économie », tu as décroché le gros lot : un des pires torchons que j’aie jamais lu, qui tente de faire passer une propagande ultra-idéologisée comme le résultat indiscutable de la science économique.
Non, franchement, si tu veux t’intéresser un peu à l’économie, je ne peux que te conseiller deux choses :
- « Ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas », qui est un joyau au niveau vulgarisation, en ce qu’il arrive à transmettre non pas des résultats bruts, mais une approche générique des problèmes économiques.
- Alfred Sauvy. Il vieillit assez mal contrairement à Bastiat, et je pense que d’ici 50 ans il sera à jeter aux oubliettes, mais en attendant, c’est toujours l’œuvre d’un maître.
Non, ce n’est pas un lapsus. Pour moi, il y a une différence entre vulgariser, c’est à dire de tenter de partager les connaissances avec des individus qui ne sont pas du milieu mais qui sont curieux et intéressés (le boulot qu’essaient de faire la majorité des magasines traitant de science que tu trouves en kiosque) et politiser, c’est à dire tenter de faire passer un message à des gens qui n’en veulent pas, par tous les moyens possibles. Et c’est bel et bien cette seconde approche qui est critiquée.
> Canonical est juste une boite qui sert à rien pour le libre, ça c’est une raison concrète !
Tout comme 99,9% des entreprises, associations, et individus dans le monde.
Où veux-tu en venir ?
> Tout comme on gagne beaucoup plus de temps sans les alias rm ='rm -i'
Ben, empiriquement, je perd moins de temps à utiliser mon alias rf="rm -rf" (une dizaine de fois par jour) et à aller chercher dans mes sauvegardes quand je me chie dessus (deux fois par an ?) qu’à utiliser rm -i…
Et je remarque que jusqu’ici, je n’ai jamais fait de connerie qui me fasse dire « heureusement que je n’étais pas root ». La séparation user/root sur mon desktop, je le vois plus comme un moyen d’empêcher les applis codées avec les pieds d’aller écrire un peu n’importe où dans le système, pas un système pour me protéger de moi-même.
Et pas la peine de me dire : « tu ne diras plus ça quand tu auras perdu toutes tes données ». Je les ai déjà perdues, mais c’était bel et bien avec ces « protections » activées, qui ne m’ont protégé de rien du tout (le maillon le plus faible de la chaîne restant l’interface chaise-clavier)
> En gros, l'actionnaire n'a pas de responsabilité civile et, au pénal, il ne peut pas perdre plus que la valeur investit, i.e. la valeur de l'action.
Non, c’est l’inverse.
Au civil, les actionnaires sont bel et bien responsables, à concurrence de leur apport (je ne connais pas par contre les règles liant cette responsabilité à la libération du capital. Instinctivement, je dirai que les actionnaires peuvent avoir à payer de leur poche jusqu’au capital non-libéré). C’est pour cela d’ailleurs qu’en général les statuts demandent que les emprunts exceptionnels soient validés par le CA : toute dette contractée par la société l’est par les associés (à concurrence de leur apport, encore une fois)
Au pénal, c’est bien plus simple et plus complexe à la fois : les actionnaires sont responsables… sauf s’ils peuvent prouver que le gestionnaire leur a caché des informations importantes, ou agi à l’inverse de ses directives. Si par exemple le gestionnaire a dit aux actionnaires « bon, ces alarmes m’emmerdent, je les désactive », alors les actionnaires sont responsables. Si à l’inverse au CA le gestionnaire leur dit : « j’ai rencontré 50 scientifiques qui m’ont dit qu’il n’y avait aucun risque », et qu’il a menti, alors le gestionnaire est responsable.
Dans le cas qui nous occupe, il y a encore un fait qui complexifie le tout : BP n’est pas le propriétaire le la plateforme. Je ne connais pas le droit britannique, ni le contrat passé entre BP et Transocean, mais en France, par exemple, les règles de responsabilité sont différentes selon que le contrat soit de type sous-traitance ou externalisation.
C’est bien parce que c’est compliqué qu’on a inventé des tribunaux, du reste :)
[^] # Re: Supair
Posté par Moonz . En réponse au journal Linux de moins en moins utilisé chez les étudiants de l'université Information Technology & Communication. Évalué à 2.
> Y'a pas à dire, quel progrés le msdnaa...
Par rapport à 1000€ pour 500 étudiants au lieu de 1000€ par étudiant ? Oui, c’est un progrès, et j’ai du mal à voir la raison de l’ironie ici.
[^] # Re: Supair
Posté par Moonz . En réponse au journal Linux de moins en moins utilisé chez les étudiants de l'université Information Technology & Communication. Évalué à 9.
- du Java sous Windows
- les technologies MS (.NET/VS)
- KDevelop sous Linux
- GCC/make tous nus sous VxWorks
- Delphi
- Prolog
Et oui, on nous a tout autant appris le shell Linux que l’administration d’un parc Windows. Et oui, on était bien content d’avoir VS de MSDNAA pour finir nos TPs chez nous, même si je n’ai pas eu à le réutiliser par la suite.
[^] # Re: Supair
Posté par Moonz . En réponse au journal Linux de moins en moins utilisé chez les étudiants de l'université Information Technology & Communication. Évalué à 1.
Pourquoi donc ?
Tu as des cours d’IHM avec les MFC => Visual Studio
Tous les dossiers de conception/spécification demandent des diagrammes => Visio.
[^] # Re: Légalité ?
Posté par Moonz . En réponse à la dépêche WebOOB: voir les sites web différemment. Évalué à 2.
- Ce sont des fichiers pour userchromejs [http://userchromejs.mozdev.org/]
- Il faut copier hints.us.js, userScripts.uc.js, userContent.css dans .mozilla/firefox/(le dossier bizarre)/chrome
- Dans ce même dossier, y écrire userChrome.js. Il y a un exemple (userChrome.js.example) sur le dépot. En gros, il y a juste à lui dire de charger userScripts.uc.js puis les fichiers qui t’intéressent (hints.us.js dans ton cas)
Redémarrer Firefox
Utilisation : a pour sélectionner un champ de formulaire, g pour suivre un lien, G pour suivre un lien dans un nouvel onglet (simule un Ctrl-clic)
Un autre truc qui pourrait intéresser les DLFPiens : dlfp.us.js, qui ajoute la toolbar dans la liste des journaux et la liste des contenus surveillés et qui met en évidence les contenus ayant un nouveau commentaire (avec une navigation à l’aide de < / > pour aller au contenu suivant/précédent)
[^] # Re: Supair
Posté par Moonz . En réponse au journal Linux de moins en moins utilisé chez les étudiants de l'université Information Technology & Communication. Évalué à -1.
L’étudiant en informatique typique, il se récupère Visual Studio + Vista Pro + Visio, ça te fait déjà $800 + $300 + $560 = $1460. Pour UN étudiant. Multiplie ça par un département informatique (~300 étudiants ici) + les profs, c’est vraiment _donné_
[^] # Re: Légalité ?
Posté par Moonz . En réponse à la dépêche WebOOB: voir les sites web différemment. Évalué à 3.
http://github.com/sloonz/utils/tree/master/chrome/
[^] # Re: J'adore.
Posté par Moonz . En réponse à la dépêche WebOOB: voir les sites web différemment. Évalué à 3.
[^] # Re: J'adore.
Posté par Moonz . En réponse à la dépêche WebOOB: voir les sites web différemment. Évalué à 6.
C’était la minute darwinienne du jour. Vous pouvez maintenant reprendre une activité normale.
[^] # Re: Pas le temps!
Posté par Moonz . En réponse au journal L’anti-rationnalisme comme réaction au scientisme politique ?. Évalué à 2.
Effectivement, le terme était mal choisi
> L'argument présenté par Rand repose sur la logique, est donc demande d'admettre que la logique conditionne l'existence.
Le scepticisme est le produit de la logique, de l’intellect qui questionne tout. Tu ne peux t’en échapper ;)
Le concept de doute renvoie à celui de vérité, qui conditionne la logique. Dès lors que tu as écris une ligne de métaphysique, tu es obligé de l’accepter. Seuls ceux qui croient en la réalité sans se poser de question peuvent mettre la logique à la poubelle, parce qu’ils n’en ont pas besoin. « Heureux les imbéciles », dit le proverbe :)
> mais qu'aucune existence n'est déterminable avec certitude
Ce qui revient à dire : la réalité peut très bien ne pas exister.
> je ne saisie pas ce qu'une conscience consciente que d'elle-même a de contradictoire
Pour pouvoir «m»’identifier, je dois pouvoir séparer le « moi » conscient du non-moi ; donc le non-moi doit exister pour que « je » puisse exister.
Dit autrement, la création du concept de « je » nécessite de pouvoir identifier un « tu » extérieur ; donc que ce « tu » existe, et que j’en aie conscience.
> Et dans « Si ce que vous prétendez percevoir n'existe pas, vous n'avez aucune conscience » […]
Traduction malheureuse, je suppose, il faudrait que je relise la V.O. Il faut y lire plutôt « Si rien de ce que vous prétendez percevoir n’existe [i.e. si la réalité n’est qu’une illusion], vous n’avez aucune conscience »
P.S.: En V.O, ça donne : « If that which you claim to perceive does not exist, what you possess is not consciousness. ». Ce qui est déjà un peu mieux que la traduction, mais n’est pas encore assez clair je trouve.
[^] # Re: politiser la science ?
Posté par Moonz . En réponse au journal L’anti-rationnalisme comme réaction au scientisme politique ?. Évalué à 2.
Je connais ce syndrome ; il suffit de voir ma TODO-list sur Wikisource ;)
> Mais redonne moi ça, que je vois si je le trouve dans une des biblio/mediathèque que je squatte.
L’action humaine, Ludwig von Mises.
Mais prend la version sur internet ([http://herve.dequengo.free.fr/Mises/AH/AH.htm]) ; la version papier est une version abrégée qui manque précisément ce qui fait l’intérêt de ce livre pour cette question : l’épistémologie au centre de la construction de la théorie économique.
[^] # Re: Pas le temps!
Posté par Moonz . En réponse au journal L’anti-rationnalisme comme réaction au scientisme politique ?. Évalué à 2.
(Ayn Rand)
Elle utilisait cette argument contre l’existence de Dieu, mais ça s’applique aussi très bien à ton solipsisme.
[^] # Re: politiser la science ?
Posté par Moonz . En réponse au journal L’anti-rationnalisme comme réaction au scientisme politique ?. Évalué à 2.
[^] # Re: Pas le temps!
Posté par Moonz . En réponse au journal L’anti-rationnalisme comme réaction au scientisme politique ?. Évalué à 2.
[^] # Re: La confiance se mérite
Posté par Moonz . En réponse au journal L’anti-rationnalisme comme réaction au scientisme politique ?. Évalué à 3.
J’ai eu connaissance de trois enquêtes : celle du CRU, celle du parlement anglais et celle de Muir Russell. Je n’ai pas encore lu la troisième (qui me semble la plus prometteuse), mais les deux premières ont soigneusement évité les points les plus embarrassants.
> a aussi examiné le papier et le soutient
LE papier ? Quel papier ?
[^] # Re: politiser la science ?
Posté par Moonz . En réponse au journal L’anti-rationnalisme comme réaction au scientisme politique ?. Évalué à 2.
Toutafé. D’ailleurs, les économistes du XIXe étaient très friands des « robinsonades » ; quelques théoriciens se sont amusé à l’application de la théorie économique dans les camps de concentration, dans les vaisseaux pirates…
[^] # Re: Petite critique
Posté par Moonz . En réponse au journal L’anti-rationnalisme comme réaction au scientisme politique ?. Évalué à 3.
Et attention, les mots rendent fous.
[^] # Re: politiser la science ?
Posté par Moonz . En réponse au journal L’anti-rationnalisme comme réaction au scientisme politique ?. Évalué à 0.
[^] # Re: Lapsus ?
Posté par Moonz . En réponse au journal L’anti-rationnalisme comme réaction au scientisme politique ?. Évalué à 2.
Même pas, c’est juste que je suis tombé sur cet article en même temps que je lisais « Good calories, bad calories », chacun faisant écho l’un à l’autre.
> Je note que la plupart de tes sources viennent des US d'ailleurs
Ça fait un moment que j’ai arrêté de lire la presse française, effectivement…
[^] # Re: Lapsus ?
Posté par Moonz . En réponse au journal L’anti-rationnalisme comme réaction au scientisme politique ?. Évalué à 3.
[^] # Re: Lapsus ?
Posté par Moonz . En réponse au journal L’anti-rationnalisme comme réaction au scientisme politique ?. Évalué à 2.
Je m’explique : en démocratie, pour qu’une décision importante soit prise, il faut que la majorité soit d’accord. Question : comment faire pour éclairer une majorité qui, la plupart du temps, soit s’en fout, soit n’a pas les connaissances nécessaires ?
Plus important : est-il possible de convaincre une telle majorité en restant dans le domaine de la science, c’est à dire de l’incertitude et du scepticisme ? Et si non, n’est-ce pas une menace directe pour la science que de présenter ses résultats sous une forme anti-scientifique ?
Je m’exprime mal, je vais donc laisser G. Taubes parler à ma place (il écrit ça dans « Good calories, bad calories ») :
Policy and the public belief are often set early in a scientific controversy, when the subject is most newsworthy. But that’s when the evidence is by definition premature and the demand for clarification most urgent. As the evidence accumulates, it may cease to support the hypothesis, but altering the conventional wisdom by then can be exceedingly difficult. (The artificial sweetener saccharine is still widely considered unhealthy, despite being absolved of any carcinogenic activity in humans over twenty years ago.) [That] demonstrates why good science and public policy are often incompatible.
[…]. The philosophy of population-wide preventive medicine implies that the public health is not served by skepticism of the science or the reporting of contradictory evidence, both of which are essential to the process of science. A campaign to convince the public to embrace a public-health recommendation requires unconditional belief in the promised benefits. This was the motivation for creating the appearance of a consensus in the dietary-fat controversy and, as Arno Motulsky had told the Washington Post, for publishing the National Academy of Sciences Diet and Health report as well.
[^] # Re: politiser la science ?
Posté par Moonz . En réponse au journal L’anti-rationnalisme comme réaction au scientisme politique ?. Évalué à 9.
Jacques Généreux a écrit des bons trucs au niveau universitaire, mais de ce que tu trouves à l’intention du grand public, honnêtement, c’est déjà bien plus douteux. Et pour « les vraies lois de l’économie », tu as décroché le gros lot : un des pires torchons que j’aie jamais lu, qui tente de faire passer une propagande ultra-idéologisée comme le résultat indiscutable de la science économique.
Non, franchement, si tu veux t’intéresser un peu à l’économie, je ne peux que te conseiller deux choses :
- « Ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas », qui est un joyau au niveau vulgarisation, en ce qu’il arrive à transmettre non pas des résultats bruts, mais une approche générique des problèmes économiques.
- Alfred Sauvy. Il vieillit assez mal contrairement à Bastiat, et je pense que d’ici 50 ans il sera à jeter aux oubliettes, mais en attendant, c’est toujours l’œuvre d’un maître.
[^] # Re: Lapsus ?
Posté par Moonz . En réponse au journal L’anti-rationnalisme comme réaction au scientisme politique ?. Évalué à 2.
[^] # Re: Et alors ?
Posté par Moonz . En réponse au journal Contributions à Gnome. Évalué à 5.
Tout comme 99,9% des entreprises, associations, et individus dans le monde.
Où veux-tu en venir ?
[^] # Re: Alarmes désactivées
Posté par Moonz . En réponse au journal B.P. déjà 4 Milliards. Microsoft pas plus de 5 Dollars.. Évalué à 4.
Ben, empiriquement, je perd moins de temps à utiliser mon alias rf="rm -rf" (une dizaine de fois par jour) et à aller chercher dans mes sauvegardes quand je me chie dessus (deux fois par an ?) qu’à utiliser rm -i…
Et je remarque que jusqu’ici, je n’ai jamais fait de connerie qui me fasse dire « heureusement que je n’étais pas root ». La séparation user/root sur mon desktop, je le vois plus comme un moyen d’empêcher les applis codées avec les pieds d’aller écrire un peu n’importe où dans le système, pas un système pour me protéger de moi-même.
Et pas la peine de me dire : « tu ne diras plus ça quand tu auras perdu toutes tes données ». Je les ai déjà perdues, mais c’était bel et bien avec ces « protections » activées, qui ne m’ont protégé de rien du tout (le maillon le plus faible de la chaîne restant l’interface chaise-clavier)
[^] # Re: Responsabilités limitées
Posté par Moonz . En réponse au journal B.P. déjà 4 Milliards. Microsoft pas plus de 5 Dollars.. Évalué à 5.
Non, c’est l’inverse.
Au civil, les actionnaires sont bel et bien responsables, à concurrence de leur apport (je ne connais pas par contre les règles liant cette responsabilité à la libération du capital. Instinctivement, je dirai que les actionnaires peuvent avoir à payer de leur poche jusqu’au capital non-libéré). C’est pour cela d’ailleurs qu’en général les statuts demandent que les emprunts exceptionnels soient validés par le CA : toute dette contractée par la société l’est par les associés (à concurrence de leur apport, encore une fois)
Au pénal, c’est bien plus simple et plus complexe à la fois : les actionnaires sont responsables… sauf s’ils peuvent prouver que le gestionnaire leur a caché des informations importantes, ou agi à l’inverse de ses directives. Si par exemple le gestionnaire a dit aux actionnaires « bon, ces alarmes m’emmerdent, je les désactive », alors les actionnaires sont responsables. Si à l’inverse au CA le gestionnaire leur dit : « j’ai rencontré 50 scientifiques qui m’ont dit qu’il n’y avait aucun risque », et qu’il a menti, alors le gestionnaire est responsable.
Dans le cas qui nous occupe, il y a encore un fait qui complexifie le tout : BP n’est pas le propriétaire le la plateforme. Je ne connais pas le droit britannique, ni le contrat passé entre BP et Transocean, mais en France, par exemple, les règles de responsabilité sont différentes selon que le contrat soit de type sous-traitance ou externalisation.
C’est bien parce que c’est compliqué qu’on a inventé des tribunaux, du reste :)