> Sans doute le fait qu'il manque la glu qui permette de relier l'infiniment petit et l'infiniment grand, une formule bien grosse, bien grasse qui marche à ces deux échelles quand même bien différentes…
Mais tu peux trouver une telle formule ! (à vue de pif, Tmoyenne.Vtotal = intégrale triple(T(x,y,z).dx.dy.dz)
Le problème c’est : le Tmoyenne trouvé a-t-il un sens physique ? Mon bouquin dit : non, sauf si T(x,y,z) est uniforme
> Cela étant, j'avais tort (et toi aussi) : ça parle de frottements !
Dans mon école, on différenciait physique du point (= cinématique) et mécanique du point
Après, je n’ai pas vérifié si ce jargon était universel ou pas, mais ton article semble précisément aller dans le même sens que moi en disant que mécanique du point ≠ cinématique.
> (en 1847 pourquoi pas... mais aujourd'hui ? ...)
Les deux mots que tu as loupés dans le message auquel je répond sont « histoire politique »
Sinon, je suis d’accord pour trouver Bastiat franchement mauvais sur ce texte, mais je me demandais si c’était à cause de mon biais anti-PI ;).
Après, le but était juste de montrer comment certains libéraux classiques défendaient la PI à l’époque, pas de lancer un débat sur la PI en elle-même ; subtile différence.
Et moi, je n’ai pas du tout compris ton commentaire. Mais si ta remarque est juste « il n’y a pas consensus », oui, je suis au courant : j’expliquais juste sur quelles bases les libéraux défendant la PI le font. Mais tous les libéraux ne reconnaissent pas la PI (et encore, PI, c’est vaste, il faudrait différencier brevets et droits d’auteur) comme un droit naturel, je suis d’accord (si c’est ce que tu voulais dire)
Question un peu difficile à répondre, parce qu’y répondre, c’est aborder les fondements du libéralisme, sur les différents aspects philosophiques, historiques, politique et épistémologiques. Je vais essayer de faire simple (et simplifié) et court.
Pour les libéraux, le rôle de l’état n’est effectivement pas de créer des lois à partir de rien ; il est de faire respecter le droit, qui lui préexiste. Quel est le rôle des lois dans cette optique ? juste d’expliciter le droit, découlant de la nature humaine (animal rationnel et social) et des règles du monde physique (rareté interpersonnelle). Contrairement à ce que beaucoup comprennent par « droit naturel », il ne s’agit pas simplement des règles coutumières de la société en question [1], mais bien de règles à priori universelles (mais pas forcément appliquées partout) et non totalitaires (il est fort improbable que le droit naturel soit suffisant pour régler toutes les questions même juridiques, ce qui laisse de la place à « l’arbitraire » (pas de connotation péjorative à lire toutefois) législatif).
Ce droit naturel, donc, a vocation universelle, mais n’est appliqué parfaitement nulle part (sinon, il n’y aurait pas de combat politique à mener en faveur de plus de libéralisme !). Deux questions alors:
1. À quoi correspond-il ? Pourquoi devrait-il être normatif ?
Parce qu’il correspond à l’ordre dans lequel chaque homme (au sens biologique) peut vivre en tant qu’homme (au sens métaphysique, vision développée principalement par la théologie chrétienne) : libre (donc responsable), rationnel (donc faillible), et sociable (d’où l’isonomie: société entre individus de même nature, où aucun ne peut prétendre avoir de droits sur les autres)
2. Si le droit naturel correspond à l’ordre « naturel » d’une société humaine, pourquoi ne s’est-il pas imposé partout, de lui-même ?
(passionnante question historique à étudier : observe-t-on corrélation entre le succès d’une société et la conformité de son droit positif avec le droit naturel ? mais ce n’est pas le sujet ici…)
Parce que le droit naturel doit être découvert, et que l’homme est faillible. Voilà l’explication en deux mots [2].
Donc, maintenant que nous savons que les libéraux défendent le droit naturel, et que la loi peut très bien ne pas être respectueuse du droit, il est facile de répondre à la question initiale : pourquoi certains d’entre eux veulent-ils défendre la PI par la loi ? Parce qu’ils considèrent qu’il s’agit d’un droit naturel [3], constamment violé car non consacré par la loi.
[1] sauf pour les libéraux conservateurs, qui considèrent que la meilleure façon de découvrir le droit naturel est de se fonder sur la tradition, en s’autorisant des révisions de cette tradition uniquement « à la marge ». cf Patrick Simon (de tête) : « l’occident n’a plus besoin d’une hache pour défricher le droit, mais d’une pince de jardinier »
[2] pour une explication en plus de deux mots, lire « The myth of rational voters » (B. Caplan), « The pure theory of natural law » (F. van Dun), « Le pouvoir » (B. de Jouvenel), et utiliser ses neurones. Ces trois bouquins sont déjà bougrement intéressants en eux-mêmes, mais combiner la matière des trois l’est encore plus.
[3] pour la justification de cette assertion, ayant assez parlé comme ça, place à un libéral : http://fr.wikisource.org/wiki/Le_libre-%C3%A9change_et_autre(...)
Contre-exemple trivial : Gustave de Molinari, anarcho-capitaliste, favorable à l’extension du droit de protection d’une œuvre à une durée illimitée (cf par exemple [http://herve.dequengo.free.fr/Molinari/SRSL/SRSL_TDM.htm]). Et Rand, sans être anarchiste, est généralement classée parmi les libertariens, et est également favorable au droit d’auteur.
Après, si on parle juste de l’évolution récente (~5-10 dernières années), il faut bien avouer que les pro-PI se font de plus en plus minoritaires et silencieux.
> Ton bouquin de thermodynamique, il est simplifié pour que tu comprennes quelque chose.
C’est fort probable. C’est pour cela que je pose cette question sur ce fil, sachant qu’il y a de fortes chances que certains ont la réponse : qu’est-ce qui fait que climatologues peuvent parler de « température moyenne du globe » sans que les thermodynamiciens leur rient au nez ? Je demande ça pour ma culture personnelle, je me doute bien qu’un moment ils se sont posé la question.
> Es-tu prêt à croire que l'eau qui chauffe, qui n'est donc pas à l'équilibre, est grosso-modo à 40° ?
Oui : en première approximation (et largement suffisante), la transformation est réversible, c’est à dire une succession d’états à l’équilibre. Dit autrement, à un instant T, si tu mets deux thermomètres à chaque bout de ta casserole, ils indiqueront la même température.
Ce que dit mon bouquin de thermodynamique, c’est que la définition de la température, c’est ce que montre ton thermomètre. Pour que la mesure ait un sens, il faut donc 1. que ton thermomètre soit en équilibre thermique avec le corps avec lequel il est en contact et 2. que ledit corps présente une température uniforme (cad que la température soit indépendante du point de mesure)
Dit autrement : la notion de « température moyenne » n’existe pas. Il est possible d’effectivement calculer une « température moyenne », mais rien ne dit que ce sera la température à l’équilibre (même sans échange de chaleur avec le milieu extérieur), et que ce calcul mathématique ait le moindre sens physique. Soit la température est uniforme, soit elle n’existe pas (pour un corps déterminé).
> De même que ton bouquin de physique du point, il est bien sympa car il omet les frottements lors des déplacements.
N’importe quoi. La physique du point, c’est la cinématique, et l’omission des frottements n’est tout simplement pas une hypothèse simplificatrice de la cinématique : c’est en dehors du champ d’études.
> Mais on va pas leur rappeler que les vrais libéraux qui soutiennent les droits naturels sont contre le droit de propriété intellectuel qui est par essence artificiel,
Non. C’est un point sur lequel il n’existe pas de réponse proprement libérale. On trouve de tout, les pro-droit d’auteur (Rand, Bastiat & ses successeurs) comme les anti (Rothbard, Kinsella) (sans compter ceux qui, comme Hayek, disent « j’en sais rien et je m’en fous »)
> Si on ajoute à ça le verdict rendu par la commission d'enquête sur le prétendu "Climategate" et qui blanchit totalement les chercheurs mis en cause
Mouais, si je vais sur le site du parlement U.K [http://www.parliament.uk/parliamentary_committees/science_te(...)], on peut y trouver quelques « bémols » qui, personnellement, me semblent plus importants que ces broutilles autour de « trick » :
> On the accusations relating to Professor Jones's refusal to share raw data and computer codes, the Committee considers that his actions were in line with common practice in the climate science community [elle est jolie, celle là !]
> The leaked e-mails appear to show a culture of non-disclosure at CRU and instances where information may have been deleted to avoid disclosure, particularly to climate change sceptics.
De plus, ce rapport renvoie la patate chaude (la partie la plus gênante, vaguement abordée à la page 23 du rapport) à l’“Independent Climate Change Email Inquiry”, qui n’a pas encore rendu son rapport (annoncé pour « autour du printemps 2010 »). AMHA, c’est là qu’on pourra décider si, oui ou non, l’équipe du CRU est blanche ou non.
Typiquement, mes niveaux trois sont ceux que je joue en premier. Ils se retrouvent donc, en général, à la fin de mon tour, à l’arrière de mes lignes, ou au pire (mais vraiment pire) dans une bonne situation (sur une case à au moins 60% de défense, avec uniquement deux cases voisines accessibles par l’adversaire).
Je suis également très prudent avec mes niveaux élevés ;)
Moi, je ne suis pas climatologue, juste un étudiant qui touche un peu en matière scientifique. Et dans mon bouquin de thermodynamique, il est écrit : « La notion de température n’a de sens que pour un système à l’équilibre ».
Notre atmosphère serait donc à l’équilibre pour qu’on puisse tout simplement parler de « réchauffement climatique » ?
Sans aller jusque là, il m’est déjà arrivé de perdre un niveau 3 ayant 97% de chances de tuer l’adversaire et 3% de se faire tuer (à la louche).
Dans un cas comme ça, je ne peut vraiment pas m’empêcher de recharger ;)
> En mode normal, les campagnes sont toutes faisables si j'ai bonne mémoire.
Si tu as le film pour "La vallée de la mort" (Héritier du trône), je suis preneur. Même en trichant à mort sur le générateur de nombres aléatoires, je me fais totalement démonter (surtout depuis la 1.7 où l’ennemi à l’est peut recruter des fantômes, avant ça j’y arrivais à peu près)
> Plutôt que de réinventer un langage de zéro, autant adopter Algol 68
Ce n’est pas ce que tu as dit. Ce que tu as dit, c’est, je cite « autant choisir des principes forts qui n'avaient pas déjà été essayés en 1968… » Et je ne vois par pourquoi "Algol 68 le faisait avant" devrait interdire Google de reprendre ces concepts.
Quant à la pertinence de faire un nouveau langage… Je connais pas Algol, mais de cet article, je vois quelques différences :
- type "map" de base
- les channels sont typés
- mot clef "defer"
- le système de typage basé sur les interfaces est de loin plus riche que le comparatif franchement limité "object orientation" le montre
Repartir de zéro permet d’avoir les coudées franches sur ce genre de choses
> Enfin bon ce qui me frustre surtout c'est le manque d'inventivité.
Je ne pense pas que ce soit le but de ce langage
Je connaissais de nom, mais dans mon « cahier des charges », il y avait « facilité de prise en main », sachant que je fais en grande majorité du Python/C. Erlang est un langage fonctionnel, donc ça n’entre pas dedans.
(et je fais une allergie aux langages inspirés de Prolog ;))
> Honnêtement, à part le fait que "c'est fait par Google donc saibien", je ne vois aucune amélioration objective
Pour l’avoir utilisé dans deux mini-projets (pour utilisation personnelle, mais qui tournent 100% du temps sur ma machine : un proxy DNS et un proxy HTTP):
Les plus:
- Passé quelques surprises, on retrouve finalement rapidement ses marques quand on a fait du C. Et je code plus efficacement qu’en C, au final (grâce, entre autre, aux types de base de bien plus haut niveau)
- Le système de typage est parfait. Disons plus modestement : c’est celui dont j’avais toujours rêvé
- Comme Python, "piles inclues" (librairie standard bien fournie)
- Le couple goroutine + channel, c’est également magique dès lors que tu as du multi-threading ; mon proxy DNS a un cache global dans lequel chaque client a une tâche lectrice et une tâche écrivain dessus. En multitâche classique, c’est le mal de crâne assuré pour synchroniser tout ce joli monde. En go, ça se fait tout seul (pas un seul mutex/sémaphore de tout le programme !)
- Le truc secondaire sur papier, absolument génialissime (et c’est encore un euphémisme) en pratique : le mot-clé defer.
Les moins:
- Le plus gros point, très gênant : le GC laisse passer des fuites de mémoire. Actuellement, mon proxy DNS tourne depuis trois jours, et utilise plus de 100 Mo de mémoire. Si je le redémarre, il n’en utilise plus que 5 Mo (et vu comme il est codé, le redémarrage ne devrait pas influer sur l’utilisation mémoire: le cache est sauvegardé sur disque puis rechargé au lancement)
- La librairie HTTP de base est… comment dire… totalement merdique. Ça c’est amélioré dans la version en développement, mais il y a encore un peu de boulot
- Interfaçage avec le C pas toujours trivial (et dès qu’il y a des pointeurs de fonction, ça devient VRAIMENT horrible)
- Ce que GCC met en "warning: unused xxx", Go en fait une erreur. C’est très énervant lors de la mise au point.
Pour ma part, il est définitivement adopté pour tout ce qui est "petits serveurs bas niveau" (typiquement : proxy HTTP qui ne touche pas au contenu des pages, proxy DNS, et pour la suite : filtre milter)
> Oui c'est un préjugé
Sur mon PC actuel, pas de xv (bon, malgré cela, j’utilise tout de même nouveau : la bête est suffisamment puissante pour lire des vidéos sans accélération)
Pour avoir un peu joué avec ce langage : après avoir passé 5 minutes la première fois, tu t’en rends compte au premier coup d’œil les fois suivantes.
Siouxerie du même genre (et pour la même raison): on ne dit pas:
> }
> else {
mais:
> } else {
Posté par Moonz .
En réponse au journal Voter?.
Évalué à 1.
Tu as loupé le cœur de mon message et a donc répondu complètement à côté de la plaque, mais c’est pas grave, c’est moi qui ne suis pas assez clair. Je souligne donc ce qui me dérange dans ton message :
> J'ai croisé une élue UMP il y a peu qui m'affirmait que pour elle, l'homme était au centre de son programme : joli discours mais qui ne tenait pas avec tout le fond de son discours qui disait qu'il fallait privilégier les entreprises. Donc pour moi, elle était clairement de droite.
Et pourquoi ça me dérange :
> Tu peux ne pas être d’accord avec elle. Mais pourquoi ton premier réflexe est de mettre en doute sa sincérité ?
La variante avec le +, c’est pour empêcher le moteur d’enregistrer des états pour le backtracking ; en gros, c’est "ce que je prend, je le rend jamais" (d’où le nom: opérateur possessif)
En gros, a++a ne fonctionnera jamais, au contraire de a+a. Cas d’utilisation typique: matcher une string C/C++: un machin entre guillemets doubles pouvant contenir des guillemets doubles échappés et des caractères d’échappement échappés (de tête):
"(\.|[^"\])++"
Sans le ++, cette expression reconnaît très bien : "hello\" alors qu’on ne le veut pas
Posté par Moonz .
En réponse au journal Voter?.
Évalué à 2.
Bon, tant que je suis là, autant en profiter
> tandis que pour la droite, c'est l'entreprise qui est au centre de toutes les décisions
Traduction: la droite c’est rien que des méchants qu’y pensent qu’à leur sous-sous.
> J'ai croisé une élue UMP il y a peu qui m'affirmait que pour elle, l'homme était au centre de son programme : joli discours mais qui ne tenait pas avec tout le fond de son discours qui disait qu'il fallait privilégier les entreprises.
Voilà un comportement qui m’horripile, et que je retrouve majoritairement à gauche : c’est quoi ce besoin compulsif de tenter de se poser comme moralement supérieur que son adversaire politique ?
Je sais pas moi, il ne t’est pas venu à l’esprit, une seule seconde, que pour cette élue, il n’y avait pas d’opposition entre l’homme et l’entreprise ? Qu’ils étaient au contraire liés ? Qu’il n’y avait pas à choisir entre liberté et solidarité, mais qu’au contraire les deux allaient de paire ?
Tu peux ne pas être d’accord avec elle. Mais pourquoi ton premier réflexe est de mettre en doute sa sincérité ?
Ça se dit humaniste, et c’est pas fichu de faire un minimum confiance à son interlocuteur.
Posté par Moonz .
En réponse au journal Voter?.
Évalué à 2.
La gauche et la droite, philosophiquement parlant, ça veut rien dire. Si tu regardes l’histoire:
- tu trouves des républicains à gauche comme à droite. Ça dépend de l’époque
- tu trouves des nationalistes à gauche comme à droite. Ça dépend de l’époque
- tu trouves des libéraux à gauche comme à droite. Ça dépend de l’époque
"Gauche" et "droite" sont des concepts purement historiques.
[^] # Re: Simple question
Posté par Moonz . En réponse au journal [HS] Fin de la récré pour les climato-sceptiques ?. Évalué à 0.
Mais tu peux trouver une telle formule ! (à vue de pif, Tmoyenne.Vtotal = intégrale triple(T(x,y,z).dx.dy.dz)
Le problème c’est : le Tmoyenne trouvé a-t-il un sens physique ? Mon bouquin dit : non, sauf si T(x,y,z) est uniforme
> Cela étant, j'avais tort (et toi aussi) : ça parle de frottements !
Dans mon école, on différenciait physique du point (= cinématique) et mécanique du point
Après, je n’ai pas vérifié si ce jargon était universel ou pas, mais ton article semble précisément aller dans le même sens que moi en disant que mécanique du point ≠ cinématique.
[^] # Re: Hum.
Posté par Moonz . En réponse au journal Une nouvelle gauche contre le logiciel libre. Évalué à 3.
Les deux mots que tu as loupés dans le message auquel je répond sont « histoire politique »
Sinon, je suis d’accord pour trouver Bastiat franchement mauvais sur ce texte, mais je me demandais si c’était à cause de mon biais anti-PI ;).
Après, le but était juste de montrer comment certains libéraux classiques défendaient la PI à l’époque, pas de lancer un débat sur la PI en elle-même ; subtile différence.
[^] # Re: Hum.
Posté par Moonz . En réponse au journal Une nouvelle gauche contre le logiciel libre. Évalué à 1.
[^] # Re: Hum.
Posté par Moonz . En réponse au journal Une nouvelle gauche contre le logiciel libre. Évalué à 1.
Pour les libéraux, le rôle de l’état n’est effectivement pas de créer des lois à partir de rien ; il est de faire respecter le droit, qui lui préexiste. Quel est le rôle des lois dans cette optique ? juste d’expliciter le droit, découlant de la nature humaine (animal rationnel et social) et des règles du monde physique (rareté interpersonnelle). Contrairement à ce que beaucoup comprennent par « droit naturel », il ne s’agit pas simplement des règles coutumières de la société en question [1], mais bien de règles à priori universelles (mais pas forcément appliquées partout) et non totalitaires (il est fort improbable que le droit naturel soit suffisant pour régler toutes les questions même juridiques, ce qui laisse de la place à « l’arbitraire » (pas de connotation péjorative à lire toutefois) législatif).
Ce droit naturel, donc, a vocation universelle, mais n’est appliqué parfaitement nulle part (sinon, il n’y aurait pas de combat politique à mener en faveur de plus de libéralisme !). Deux questions alors:
1. À quoi correspond-il ? Pourquoi devrait-il être normatif ?
Parce qu’il correspond à l’ordre dans lequel chaque homme (au sens biologique) peut vivre en tant qu’homme (au sens métaphysique, vision développée principalement par la théologie chrétienne) : libre (donc responsable), rationnel (donc faillible), et sociable (d’où l’isonomie: société entre individus de même nature, où aucun ne peut prétendre avoir de droits sur les autres)
2. Si le droit naturel correspond à l’ordre « naturel » d’une société humaine, pourquoi ne s’est-il pas imposé partout, de lui-même ?
(passionnante question historique à étudier : observe-t-on corrélation entre le succès d’une société et la conformité de son droit positif avec le droit naturel ? mais ce n’est pas le sujet ici…)
Parce que le droit naturel doit être découvert, et que l’homme est faillible. Voilà l’explication en deux mots [2].
Donc, maintenant que nous savons que les libéraux défendent le droit naturel, et que la loi peut très bien ne pas être respectueuse du droit, il est facile de répondre à la question initiale : pourquoi certains d’entre eux veulent-ils défendre la PI par la loi ? Parce qu’ils considèrent qu’il s’agit d’un droit naturel [3], constamment violé car non consacré par la loi.
[1] sauf pour les libéraux conservateurs, qui considèrent que la meilleure façon de découvrir le droit naturel est de se fonder sur la tradition, en s’autorisant des révisions de cette tradition uniquement « à la marge ». cf Patrick Simon (de tête) : « l’occident n’a plus besoin d’une hache pour défricher le droit, mais d’une pince de jardinier »
[2] pour une explication en plus de deux mots, lire « The myth of rational voters » (B. Caplan), « The pure theory of natural law » (F. van Dun), « Le pouvoir » (B. de Jouvenel), et utiliser ses neurones. Ces trois bouquins sont déjà bougrement intéressants en eux-mêmes, mais combiner la matière des trois l’est encore plus.
[3] pour la justification de cette assertion, ayant assez parlé comme ça, place à un libéral : http://fr.wikisource.org/wiki/Le_libre-%C3%A9change_et_autre(...)
[^] # Re: Hum...
Posté par Moonz . En réponse au journal Une nouvelle gauche contre le logiciel libre. Évalué à 2.
Après, si on parle juste de l’évolution récente (~5-10 dernières années), il faut bien avouer que les pro-PI se font de plus en plus minoritaires et silencieux.
[^] # Re: Simple question
Posté par Moonz . En réponse au journal [HS] Fin de la récré pour les climato-sceptiques ?. Évalué à 1.
C’est fort probable. C’est pour cela que je pose cette question sur ce fil, sachant qu’il y a de fortes chances que certains ont la réponse : qu’est-ce qui fait que climatologues peuvent parler de « température moyenne du globe » sans que les thermodynamiciens leur rient au nez ? Je demande ça pour ma culture personnelle, je me doute bien qu’un moment ils se sont posé la question.
> Es-tu prêt à croire que l'eau qui chauffe, qui n'est donc pas à l'équilibre, est grosso-modo à 40° ?
Oui : en première approximation (et largement suffisante), la transformation est réversible, c’est à dire une succession d’états à l’équilibre. Dit autrement, à un instant T, si tu mets deux thermomètres à chaque bout de ta casserole, ils indiqueront la même température.
Ce que dit mon bouquin de thermodynamique, c’est que la définition de la température, c’est ce que montre ton thermomètre. Pour que la mesure ait un sens, il faut donc 1. que ton thermomètre soit en équilibre thermique avec le corps avec lequel il est en contact et 2. que ledit corps présente une température uniforme (cad que la température soit indépendante du point de mesure)
Dit autrement : la notion de « température moyenne » n’existe pas. Il est possible d’effectivement calculer une « température moyenne », mais rien ne dit que ce sera la température à l’équilibre (même sans échange de chaleur avec le milieu extérieur), et que ce calcul mathématique ait le moindre sens physique. Soit la température est uniforme, soit elle n’existe pas (pour un corps déterminé).
> De même que ton bouquin de physique du point, il est bien sympa car il omet les frottements lors des déplacements.
N’importe quoi. La physique du point, c’est la cinématique, et l’omission des frottements n’est tout simplement pas une hypothèse simplificatrice de la cinématique : c’est en dehors du champ d’études.
[^] # Re: Hum...
Posté par Moonz . En réponse au journal Une nouvelle gauche contre le logiciel libre. Évalué à 3.
Non. C’est un point sur lequel il n’existe pas de réponse proprement libérale. On trouve de tout, les pro-droit d’auteur (Rand, Bastiat & ses successeurs) comme les anti (Rothbard, Kinsella) (sans compter ceux qui, comme Hayek, disent « j’en sais rien et je m’en fous »)
# Blanchiment ?
Posté par Moonz . En réponse au journal [HS] Fin de la récré pour les climato-sceptiques ?. Évalué à 1.
Mouais, si je vais sur le site du parlement U.K [http://www.parliament.uk/parliamentary_committees/science_te(...)], on peut y trouver quelques « bémols » qui, personnellement, me semblent plus importants que ces broutilles autour de « trick » :
> On the accusations relating to Professor Jones's refusal to share raw data and computer codes, the Committee considers that his actions were in line with common practice in the climate science community [elle est jolie, celle là !]
> The leaked e-mails appear to show a culture of non-disclosure at CRU and instances where information may have been deleted to avoid disclosure, particularly to climate change sceptics.
De plus, ce rapport renvoie la patate chaude (la partie la plus gênante, vaguement abordée à la page 23 du rapport) à l’“Independent Climate Change Email Inquiry”, qui n’a pas encore rendu son rapport (annoncé pour « autour du printemps 2010 »). AMHA, c’est là qu’on pourra décider si, oui ou non, l’équipe du CRU est blanche ou non.
[^] # Re: IA
Posté par Moonz . En réponse à la dépêche Publication de la version 1.8 de Battle For Wesnoth. Évalué à 1.
Je suis également très prudent avec mes niveaux élevés ;)
[^] # Re: Simple question
Posté par Moonz . En réponse au journal [HS] Fin de la récré pour les climato-sceptiques ?. Évalué à 2.
Moi, je ne suis pas climatologue, juste un étudiant qui touche un peu en matière scientifique. Et dans mon bouquin de thermodynamique, il est écrit : « La notion de température n’a de sens que pour un système à l’équilibre ».
Notre atmosphère serait donc à l’équilibre pour qu’on puisse tout simplement parler de « réchauffement climatique » ?
[^] # Re: IA
Posté par Moonz . En réponse à la dépêche Publication de la version 1.8 de Battle For Wesnoth. Évalué à 4.
Dans un cas comme ça, je ne peut vraiment pas m’empêcher de recharger ;)
[^] # Re: IA
Posté par Moonz . En réponse à la dépêche Publication de la version 1.8 de Battle For Wesnoth. Évalué à 2.
Si tu as le film pour "La vallée de la mort" (Héritier du trône), je suis preneur. Même en trichant à mort sur le générateur de nombres aléatoires, je me fais totalement démonter (surtout depuis la 1.7 où l’ennemi à l’est peut recruter des fantômes, avant ça j’y arrivais à peu près)
[^] # Re: facilité et puissance
Posté par Moonz . En réponse à la dépêche Le point sur les avancées de Google Go. Évalué à 3.
Ce n’est pas ce que tu as dit. Ce que tu as dit, c’est, je cite « autant choisir des principes forts qui n'avaient pas déjà été essayés en 1968… » Et je ne vois par pourquoi "Algol 68 le faisait avant" devrait interdire Google de reprendre ces concepts.
Quant à la pertinence de faire un nouveau langage… Je connais pas Algol, mais de cet article, je vois quelques différences :
- type "map" de base
- les channels sont typés
- mot clef "defer"
- le système de typage basé sur les interfaces est de loin plus riche que le comparatif franchement limité "object orientation" le montre
Repartir de zéro permet d’avoir les coudées franches sur ce genre de choses
> Enfin bon ce qui me frustre surtout c'est le manque d'inventivité.
Je ne pense pas que ce soit le but de ce langage
[^] # Re: grand avenir
Posté par Moonz . En réponse à la dépêche Le point sur les avancées de Google Go. Évalué à 1.
Oui, pourquoi ?
[^] # Re: grand avenir
Posté par Moonz . En réponse à la dépêche Le point sur les avancées de Google Go. Évalué à 2.
(et je fais une allergie aux langages inspirés de Prolog ;))
[^] # Re: Et si on l'appel il se retourne et tombe
Posté par Moonz . En réponse au journal Le jour d'Ada Lovelace. Évalué à 2.
Ou bien c’est la coke de ta femme.
[^] # Re: facilité et puissance
Posté par Moonz . En réponse à la dépêche Le point sur les avancées de Google Go. Évalué à 1.
Pourquoi ?
[^] # Re: grand avenir
Posté par Moonz . En réponse à la dépêche Le point sur les avancées de Google Go. Évalué à 9.
Pour l’avoir utilisé dans deux mini-projets (pour utilisation personnelle, mais qui tournent 100% du temps sur ma machine : un proxy DNS et un proxy HTTP):
Les plus:
- Passé quelques surprises, on retrouve finalement rapidement ses marques quand on a fait du C. Et je code plus efficacement qu’en C, au final (grâce, entre autre, aux types de base de bien plus haut niveau)
- Le système de typage est parfait. Disons plus modestement : c’est celui dont j’avais toujours rêvé
- Comme Python, "piles inclues" (librairie standard bien fournie)
- Le couple goroutine + channel, c’est également magique dès lors que tu as du multi-threading ; mon proxy DNS a un cache global dans lequel chaque client a une tâche lectrice et une tâche écrivain dessus. En multitâche classique, c’est le mal de crâne assuré pour synchroniser tout ce joli monde. En go, ça se fait tout seul (pas un seul mutex/sémaphore de tout le programme !)
- Le truc secondaire sur papier, absolument génialissime (et c’est encore un euphémisme) en pratique : le mot-clé defer.
Les moins:
- Le plus gros point, très gênant : le GC laisse passer des fuites de mémoire. Actuellement, mon proxy DNS tourne depuis trois jours, et utilise plus de 100 Mo de mémoire. Si je le redémarre, il n’en utilise plus que 5 Mo (et vu comme il est codé, le redémarrage ne devrait pas influer sur l’utilisation mémoire: le cache est sauvegardé sur disque puis rechargé au lancement)
- La librairie HTTP de base est… comment dire… totalement merdique. Ça c’est amélioré dans la version en développement, mais il y a encore un peu de boulot
- Interfaçage avec le C pas toujours trivial (et dès qu’il y a des pointeurs de fonction, ça devient VRAIMENT horrible)
- Ce que GCC met en "warning: unused xxx", Go en fait une erreur. C’est très énervant lors de la mise au point.
Pour ma part, il est définitivement adopté pour tout ce qui est "petits serveurs bas niveau" (typiquement : proxy HTTP qui ne touche pas au contenu des pages, proxy DNS, et pour la suite : filtre milter)
[^] # Re: Nvidia deviendra-t-il inutilisable par les linuxiens ?
Posté par Moonz . En réponse au journal Nvidia arrête le support de son pilote opensource nv. Évalué à 1.
Sur mon PC actuel, pas de xv (bon, malgré cela, j’utilise tout de même nouveau : la bête est suffisamment puissante pour lire des vidéos sans accélération)
[^] # Re: Extrait de "Effective Go"
Posté par Moonz . En réponse à la dépêche Le point sur les avancées de Google Go. Évalué à 3.
Siouxerie du même genre (et pour la même raison): on ne dit pas:
> }
> else {
mais:
> } else {
[^] # Re: Abstention
Posté par Moonz . En réponse au journal Voter?. Évalué à 1.
> J'ai croisé une élue UMP il y a peu qui m'affirmait que pour elle, l'homme était au centre de son programme : joli discours mais qui ne tenait pas avec tout le fond de son discours qui disait qu'il fallait privilégier les entreprises. Donc pour moi, elle était clairement de droite.
Et pourquoi ça me dérange :
> Tu peux ne pas être d’accord avec elle. Mais pourquoi ton premier réflexe est de mettre en doute sa sincérité ?
[^] # Re: Un droit et un devoir
Posté par Moonz . En réponse au journal Voter?. Évalué à 1.
[^] # Re: RE2 et références arrières.
Posté par Moonz . En réponse à la dépêche Google libère la bibliothèque d'expressions rationnelles RE2. Évalué à 1.
Si tu veux en savoir plus, je te conseille ça: http://oreilly.com/catalog/9781565922570
En gros, a++a ne fonctionnera jamais, au contraire de a+a. Cas d’utilisation typique: matcher une string C/C++: un machin entre guillemets doubles pouvant contenir des guillemets doubles échappés et des caractères d’échappement échappés (de tête):
"(\.|[^"\])++"
Sans le ++, cette expression reconnaît très bien : "hello\" alors qu’on ne le veut pas
[^] # Re: Abstention
Posté par Moonz . En réponse au journal Voter?. Évalué à 2.
> tandis que pour la droite, c'est l'entreprise qui est au centre de toutes les décisions
Traduction: la droite c’est rien que des méchants qu’y pensent qu’à leur sous-sous.
> J'ai croisé une élue UMP il y a peu qui m'affirmait que pour elle, l'homme était au centre de son programme : joli discours mais qui ne tenait pas avec tout le fond de son discours qui disait qu'il fallait privilégier les entreprises.
Voilà un comportement qui m’horripile, et que je retrouve majoritairement à gauche : c’est quoi ce besoin compulsif de tenter de se poser comme moralement supérieur que son adversaire politique ?
Je sais pas moi, il ne t’est pas venu à l’esprit, une seule seconde, que pour cette élue, il n’y avait pas d’opposition entre l’homme et l’entreprise ? Qu’ils étaient au contraire liés ? Qu’il n’y avait pas à choisir entre liberté et solidarité, mais qu’au contraire les deux allaient de paire ?
Tu peux ne pas être d’accord avec elle. Mais pourquoi ton premier réflexe est de mettre en doute sa sincérité ?
Ça se dit humaniste, et c’est pas fichu de faire un minimum confiance à son interlocuteur.
[^] # Re: Abstention
Posté par Moonz . En réponse au journal Voter?. Évalué à 2.
- tu trouves des républicains à gauche comme à droite. Ça dépend de l’époque
- tu trouves des nationalistes à gauche comme à droite. Ça dépend de l’époque
- tu trouves des libéraux à gauche comme à droite. Ça dépend de l’époque
"Gauche" et "droite" sont des concepts purement historiques.