> et ponctionner les abonnement par la fameuse taxe copie privée
Bon, et la légitimité de cette taxe, elle sort d’où ? De quel droit, cette redistribution ?
> Par ailleurs tu sembles assimiler la copie de fichier, à du vol
Je crois qu’il est compliqué de faire un contresens plus grand à ma prose…
J’ai explicitement dit que pour moi le droit d’auteur n’existait pas pour deux raisons:
- le droit actuel est inapplicable
- la licence globale est en contradiction avec le droit de propriété et ne repose sur aucun fondement légitime
- toute autre solution portée à ma connaissance possède un mélange des problèmes de ces deux là
> Si Gtk est un probleme, je te suggeres d'arreter d'utiliser Linux, car il restera pas grand-chose d'utilisable...
Tant qu’il reste Emacs, tout le reste est superflu :)
Je crois que tu n’as pas compris la problématique du débat. Il ne s’agit pas d’un débat économique de rénumération d’un auteur mais d’un débat juridique sur le droit d’auteur.
Nous ne sommes pas (encore) dans un régime communiste, et notre droit possède plusieurs principes généraux comme l’égalité devant la loi, le droit de propriété, l’inaliénabilité de la volonté, la responsabilité individuelle, la présomption d’innocence.
Il s’agit de savoir si:
- on peut imaginer un droit d’auteur compatible avec ces bases non négociables ;
- ce dernier peut être mis en œuvre ;
- il est pertinent (économiquement, éthiquement et moralement) de le mettre en œuvre.
La réponse "licence globale" est totalement à côté de la plaque, car il s’agit d’une mesure executive et non juridique qui doit, dans un état de droit, être compatible avec le droit. La réponse "licence globale" n’est qu’une mise en œuvre possible de la conclusion du débat précédent, si et seulement si elle est compatible avec le droit d’auteur qui est admis, ce qui doit être compatible avec le droit déjà existant. Hors, ce n’est évidemment pas le cas.
Dans les systèmes juridiques occidentaux, les droits sont limités par d’autres droits en ce sens que la sphère d’action individuelle est bornée par les droits d’autrui. Dit autrement, le fait que je ne puisse planter mon couteau dans ta gorge ne signifie pas que le droit de propriété en général est remis en cause par le droit à la vie en général, mais que ma sphère d’action est définie à la fois par mon droit de propriété sur le couteaux et à la fois par ton droit à la vie. Ainsi, le droit à la vie n’est pas en contradiction avec le droit de propriété.
De plus, il n’est possible de violer un droit que pour punir une violation de droit précédente. Tu ne peux enfermer quelqu’un que s’il a, par exemple, tué quelqu’un.
La licence globale est contraire à tout ceci. Elle suppose que la société est séparée en deux classes (ça commence mal, pour la responsabilité individuelle), la classe des "artistes" et la classe des "non-artistes" (violation évidente de l’égalité devant la loi), et que la seconde est parfaitement légitimée à violer les droits de propriété des seconds (violation évidente du droit de propriété).
L’idée de la licence globale est de dire « le droit de propriété est limité par le droit d’auteur tout comme le droit de propriété est limité par le droit à la vie ». Mais cette idée est fausse, les deux « limitations » ne sont pas comparables.
La première limitation ne limite mon droit de propriété que pour m’empêche que de violer ici et maintenant le droit à la vie d’autrui ; ce n’est pas une remise en cause du droit de propriété ; ce n’est pas une limitation du droit de propriété mais une limitation de ma sphère d’action. La seconde n’est pas une limitation, c’est une violation ; elle ne dépend pas de mon action et est systématique. Car dans ce second cas, le simple fait d’exister (!) (moins mélodramatiquement, d’être soumis à l’état français — je n’ose dire « loi » pour la licence globale) fait que mon droit de propriété est violé, sans que je n’aie commis aucun délit, sans que j’en aie même la possibilitéLa première limitation est relative à la prévention d’une violation de droit effective résulante de mon action, la seconde est en rapport avec ma simple existence. C’est considérer que ma simple existence est une violation du droit d’auteur, en quelque sorte.
> je ne vois que la licence globale (ou contribution créative).
C’est pas une règle de droit, ça… Or, ce qu’on recherche, c’est un droit d’auteur acceptable. De deux choses l’une:
- Soit on considère qu’une œuvre de l’esprit « appartient » à son auteur, c’est à dire qu’il est en droit de contrôler sa diffusion. Dans ce cas, la licence globale est absolument injuste car c’est une présomption de culpabilité. Pire, avec impossibilité de prouver son innocence. C’est une invasion du droit de propriété de chacun qui n’est pas justifiée par un délit précédent.
- Soit on considère qu’elle n’appartient à personne, et dans ce cas je ne vois pas d’où pourrait sortir la légitimité de la licence globale.
Pour ma part, je ne vois pas comment fonder le droit d’auteur autrement que contractuellement, c’est à dire assortir la vente d’une clause de non-reproduction – et alors, la « contrefaçon » est juste une rupture de contrat classique. C’est l’approche qui me parait poser le moins de problèmes, mais même celle ci n’en est pas dépourvue:
- Une fois le contrat rompu, quel est le statut des copies, des copies des copies, des copies des copies des copies ? Quelle que soit la réponse à cette question, cela posera d’énormes problèmes d’ordre pratique.
- Qu’est-ce qu’une copie ? Noter les notes et les paroles puis rejouer la chose, est-ce une copie (statut de l’interprétation) ? Là encore, beaucoup de problèmes en perspective.
- Les rapports juridiques d’un tel contrat avec le principe juridique d’inaliénabilité de la volonté humaine risquent aussi d’être coquasses (bon, pas grave, les juristes sont payés pour résoudre des problèmes de ce genre, après tout ;)).
C’est pour cette raison que je considère que le droit d’auteur n’existe pas. Quelle que soit la solution choisie, elle est inapplicable, et le droit est avant tout la codification des rapports humains naturels dans une société pacifique – il ne peut pas, par principe, être inapplicable. Mais si quelqu’un connait une solution applicable à ce problème de droit (la licence globlale n’en est pas une, car ce n’est pas du droit. Il serait tout juste une partie acceptable du « droit » administratif dans une société communiste, mais le simple fait que cette solution soit proposée dans un débat sur la conception juridique du « droit » d’auteur montre à quel point le sens du mot « droit » a été oublié et déformé à notre époque), je suis toute ouïe.
Je viens de l’installer. Grosse mauvaise surprise: les raccourcis clavier Ctrl-gauche et Ctrl-droit sont maintenant associés à page précédente et page suivante, y compris dans les formulaires. Comme j’ai l’habitude d’utiliser massivement ces raccourcis pour me déplacer rapidement dans le texte, c’est tout simplement inutilisable pour moi.
Je crois que c’est l’occasion de tester l’extension qui utilise un éditeur externe pour l’édition…
Tu peux être impoli sans être insultant. Mettre en gras le permet, même si toute mise en gras ne l’est pas nécessairement.
Mettre en gras (ou italique, ou souligné) dans un texte, ça veut dire insister sur le mot. Dans un « débat » par mail, qui est l’utilisation dont on parle (on parle là de ceux qui savent ce que veut dire nettiquette, et qui savent par exemple que tout mettre en majuscule veut dire crier), ça peut facilement être utilisé dans un sens « bordel, si tu comprend pas la définition du mot, ouvre un dico, connard » ou « puisque tu as l’air trop stupide pour comprendre le noyau principal de mon argument, je vais l’expliciter pour les abrutis dans ton genre » (oui, on peut en mettre, des sous entendus dans de la mise en forme)
C’est toute la différence entre:
- Tu peux être impoli sans être insultant
- Tu peux être impoli sans être insultant
Le premier se lit sur un ton informatif, neutre. Le second, il se lit plus facilement sur le ton de l’insulte, on imagine bien le regard moqueur du locuteur quand il insiste sur ces mots, avec le sous-entendu condescendant de « bon, je suis gentil, en appuyant ces mots, je conscent à te donner un indice sur ce que tu es visiblement trop stupide pour remarque par toi-même »
Quel est l’intérêt d’utiliser une licence de plusieurs dizaines de pages pour un script d’une dizaines de lignes que n’importe qui est en mesure de refaire en lisant une page de man ?
Quel est, de base, l’intérêt de simplement spécifier une licence pour un truc comme ça ? Si encore c’étaient dix lignes de Ook ou de Brainfuck, je pourrai comprendre, mais là…
Parce que l’article admet implicitement le postulat « ajouter des couches de sécurité complexes les unes sur les autres améliore la sécurité », ce qui est loin d’être évident (OpenBSD, au hasard ;))
> J'en viens à parler de bactérie parceque je me pose la réflexion de la valeur, et que j'arrive à la conclusion que la valeur est la conséquence d'un but
Et quelle est la valeur d’un but ?
Parce que l’économie n’est pas la physique, ni la biologie; elle ne vise pas à déterminer les réactions physique automatiques mais bel et blen l’action consciente d’individus (plus ou moins) rationnels faisant des choix. Choisis tu consciemment de faire battre ton cœur ? Non. Donc c’est de la biologie, et non de l’économie. Peux tu influer sur la rotation de la terre autour de son axe ? Non, donc le cycle jour/nuit est de la physique, pas de l’économie: ce sont des conditions générales de l’action humaine.
> faire perdurer ce battement pour faire perdurer la vie à laquelle on tiens, on attache de la valeur.
Faire battre son cœur n’est pas une action: tu ne sacrifies pas consciemment des moyens rares pour arriver à cette fin ; par conséquent, la pseudo-fin "faire battre son cœur" n’est pas économique, car elle n’implique pas choix exclusif entre différentes fins. Faire battre ton cœur ne t’empêche ni de te reposer, ni de travailler, ni de te détendre dans tes loisirs, ni de philosopher. Quand je te dis "faire battre ton cœur n’a aucune valeur", je ne dis pas que tu es, toi, prêt à l’arrêter si je te le demande gentillement; je constate juste, en tant qu’économiste, que "faire battre ton cœur" n’est pas une alternative, que le choix "le faire battre, ou utiliser les ressources nécessaires pour le faire battre à une autre fin" ne se présente pas pour toi, et que par conséquent, cette fin n’apparait pas dans ton échelle de valeur (puisque l’échelle de valeur, ce sont tes choix conscients entre des fins exclusives).
Ce qui explique la différence avec le cas de la réanimation cardiaque. Faire battre ton cœur est alors un choix; il met en œuvre de l’électricité, qui aurait pu être utilisée ailleurs (oui, je sais, pas vraiment pour le cas du réseau électrique, mais ce n’est pas la question), et un défibrillateur qui, qui sait, pourrait être utilité pour sauver une autre vie à côté. En ce cas, tes battements de cœur ont de la valeur; mais c’est parce qu’ils sont passés de la catégorie "conditions générales de l’action" à "fin demandant la mise en œuvre de moyens exclusifs".
Bon, sur ce, bon week end. Ce n’est pas pour te vexer, mais la fin "partir en randonnée" a plus de valeur pour moi que "troller sur linuxfr". C’est ça la valeur: un choix.
> Penses-tu que chacun est conscience des conséquences économiques du moindre de ses actes ?
Non, mais je peine à voir en quoi c’est nécessaire. Si tu devais avoir conscience d’absolument toutes les implications de tes actions avant d’agir, tu n’agirais de toute manière pas. Ce qui est impossible, d’ailleurs.
> un nutriment assimilable aura de la valeur pour la bactérie, même s'il n'y a pas de processus conscient derrière.
Par définition de la valeur, non: la valeur provient d’un choix conscient. Économiquement parlant, faire battre ton cœur n’est pas une action, et n’a par conséquent aucune valeur. (mettons évidemment de côté les actes médicaux de réanimation cardiaque, ce n’est pas vraiment la question)
Je n’entrerai pas dans le débat de la définition métaphysique de la conscience, par contre ;)
Marx et Smith sont des pré-marginalistes. Si c'est une théorie de la valeur solide (selon les critères modernes) qui t'intéresse, alors tu ne trouveras pas grand chose avant le XXe (bon, pour être plus précis, le marginalisme c'est ~1870: Les Principes d'Économie de Carl Menger paraissent en 1871)
(sinon, [+1] pour Thomas. Mis à part que l'échange n'est pas à proprement parler le fondement de l'économie; l'économiste a des choses à dire sur Robinson Crusoe sur son île, même si c'est rarement plus d'un vingtième (et je suis gentil) d'un traité d'économie.)
Comment te le dire… lis.
Oui, je sais que c’est beaucoup plus gratifiant de « réfléchir par soi-même sans accepter l’autorité de quiquonque ». Mais honnêtement, la science n’irait pas loin si chaque auteur devait redémontrer l’analyse, l’arithmétique,… avant de produire le moindre théorème.
Ton interrogation, ce sont des générations entières d’économistes qui se la sont posés, et qui s’y sont cassés les dents. Penses-tu réellement pouvoir les dépasser tous d’un coup ? En plus, tu es encore plus désavantagé: tu ne peux pas débattre avec d’autres économistes. Eux, ils connaissent bien la réponse, toutes les théories alternatives, leurs applicationse. Débattre avec eux revient exactement au même que de lire un bouquin, ce que tu sembles te refuser à faire.
Indice: la réponse (qui semble définitive, tant personne n’a réussi à la remettre en doute) à ta question, sa découverte s’appelle la révolution marginaliste. Si tu es réfractaire à l’hypothèse communément appelée d’homo œconomicus, réfère toi à Carl Menger, un des trois auteurs de cette "révolution" (les deux autres, Walras et Jevons, se sont dirigés vers cette hypothèse). Si tu lis bien l’anglais, le premier chapitre de Man, Economy and State [1] parle de ça. Sinon, tu as une traduction française de l’action humaine [2], qui en parle également – mais Mises n’est pas un auteur que je recommanderai comme première lecture de théorie économique pure, il mélange économie, métaphysique, épistémologie et politique sans clairement les distinguer. Enfin, si tu veux une piste sans une solution prémachée, Bastiat n’était pas loin de la solution dans ses Harmonies économiques [3]
Tu es en train de refaire entièrement le débat de la valeur de l’époque pré-marginaliste. Si ça t’amuse, tant mieux. Mais si ton but est la connaissance et non pas l’amusement de la recherche, c’est juste du gachis. Tu as le droit de ne pas être d’accord avec la réponse apportée par le marginalisme (m’enfin, tu serais bien le premier ;)), mais ça ne sert à rien de l’ignorer en défendant des positions démontées par la révolution marginaliste.
> tu as tout sous la main, c'est ça l'absence de rareté, pas une quantité d'énergie de matière infinie, la rareté est plus un problème d'accès que de quantité existante.
Tututut, ne fais pas de mauvaise foi s’il te plait. Tu as clairement signifié que la rareté qui importe pour l’économie, c’est la quantité:
N’essaie pas de mélanger rareté "les ressources disponibles sont limités" et rareté "nous ne sommes pas des dieux omnipotents". La première est physique. La seconde est économique. Et c’est pour ça que je te contredis quand tu dis "Donc ça me parait être l'évidence même de baser une théorie économique sur des concepts de physique."
> L'économie est bien la conséquence de la rareté car elle entraine des conflits d'accès simultané à une ressource rare et donc la nécessité de gérer ces conflits.
Ça, c’est la rareté physique. Si le pétrole se regénérait spontanément, il ne serait physiquement pas rare, et il n’y aurait pas de conflit d’accès. Par contre, le pétrole raffiné le serait, lui, du fait de la rareté du temps.
> Dans un monde où il n'y a pas de rareté tu n'as pas besoin d'agir et d'échanger, tu as tout sous la main
Et ici, tu parles de rareté économique. Respire un bon coup et tourne trois fois ton clavier dans tes mains: tu sembles reconnaitre la distinction rareté physique/économique mais mélanger les deux dans tes raisonnements
L’économie se base sur la rareté économique. La rareté physique n’est une condition ni nécessaire, ni suffisante pour la rareté économique, même si les deux sont liées dans la plupart des cas. L’économie n’est donc pas fondée sur la rareté physique.
> perfection des théories
Oxymore
> dans leur capacité à expliquer comment fonctionne l'économie, quand je vois où elles conduisent aujourd'hui, je suis franchement sceptique
Tu mélanges deux types de théories: les théories normatives et les théories explicatives. Je parlais exclusivement des théories explicatives, puisque je suis intimement persuadé qu’une théorie économique normative correcte (dans le sens pas trop mauvaise) est impossible. La crise d’aujourd’hui me conforte dans cette idée d’ailleurs (d’autant plus que des théories explicatives qui expliquent et ont prédit la crise actuelle existent).
> C'est bien parceque la réalité nous impose des limites qu'on est forcé d'organiser une économie.
Non. C’est parce que d’une part l’homme agit, et que d’autre part la coopération et l’échange bénéficient à chacun de ses acteurs que les hommes s’organisent en société pour répondre à leurs besoins. Les limites du monde physique sont une considération secondaire. En fait, c’est même une considération inutile dans le sens que tu lui donnes: tu peux imaginer un monde ou l’énergie et la matière sont en quantité infinie, tant que du temps et de l’effort humain seront nécessaires pour faire de cette matière et de cette énergie brute des biens aptes à satisfaire des besoins humain, tu auras besoin de l’économie. De même, si tu nies le fait que la coopération puisse être bénéficiaire aux acteurs de cette coopération, tu n’auras pas d’économie, peu importe la rareté de l’énergie et de la matière.
> Donc ça me parait être l'évidence même de baser une théorie économique sur des concepts de physique.
Non. La théorie économique doit se baser sur ce quoi est basée l’économie réelle: l’action et l’échange. La rareté est un concept secondaire (sauf en ce qui concerne la rareté du temps humain). D’ailleurs, la rareté est un concept tout à fait relatif: relatif à la connaissance humaine. Lorsque le pétrole n’était que de la boue plus toxique que de la boue normale, ce n’était pas un bien rare. C’est économiquement trivial, mais physiquement difficile à expliquer, puisque la physique se base sur des quantités objectives mesurables. Entre le moment où le pétrole était un déchet et celui où il est devenu un bien de consommation intermédiaire, l’entité physique "pétrole" n’a pas changé. Le classement du pétrole sur l’échelle de valeur d’individus a changé. On voit donc bien que pour un même phénomène, nous avons deux sciences différentes, dont l’une n’a rien d’intéressant à dire. mais dont l’autre explique parfaitement les phénomènes intéressants: émergence d’un marché, formation de prix…
> Parceque bon, la pub toi (enfin quelqu'un) la pais à un moment où un autre dans les produits que tu achètes.
Pas nécessairement; ce qu’il faut voir c’est le résultat final: si la publicité permet de rendre plus populaire le produit, l’entreprise pourra se permettre des économies d’échelle faisant baisser les coûts. À demande constante, ça se retrouve dans une baisse des prix ou une augmentation des quantités vendues (ou un mix des deux)
(même si c’est, dans la théorie comme dans la pratique, loin d’être aussi simple que ça)
Personnellement, je m'y suis mis à quasi-plein temps depuis à peu près une semaine, et mon seul regret est l'impossibilité de faire simplement un C-v d'une seule main (quand je dois coller à plusieurs endroits dans un texte, j'ai en général ma main gauche qui reste sur les touches Ctrl et V, prête à appuyer, et la main droite qui manipule les touches directionelles. Impossible en bépo)
Il faudrait que je voie s'il est possible d'inverser deux touches uniquement quand Ctrl est appuyé, et si ça vaut le coup…
(j’y pense: la killer feature, pour moi, c’est vraiment les «…»)
Et j’ai les même difficultés pour la programmation et le shell…
> Niveau kernel, l'API pete tous les 3 mois
Le kernel n'a pas d'API (sauf les appels systèmes POSIX, mais ils ne changent pas tous les 3 mois)
> l'ABI pete tous les 3 mois
N'importe quoi. Je n'ai pas à recompiler mes applications quand je passe du 2.4 au 2.6 et vise-versa sur la même machine
> niveau son on a eu oss qui devait tout dechirer, apres alsa qui devait tout dechirer, mais comme ca marchait pas, on a eu des serveurs de son (mais pas les meme pour gnome/kde, faut pas rever), apres on a eu les autres serveurs de sons dedies, maintenant on pete tout pour pulseaudio, mais ca marche pas encore, mais ca va roxxer, promis.
L'API (et l'ABI) de OSS sont toujours supportées, et le seront encore à l'ère pulseaudio. Et perso, j'ai pas le moindre problème avec Alsa. Qui n'est pas près de disparaitre, puisque PA n'est qu'une surcouche optionnelle...
[^] # Re: société écran
Posté par Moonz . En réponse au journal Après Thepiratebay, voici venu OpenBitorrent. Évalué à 2.
Bon, et la légitimité de cette taxe, elle sort d’où ? De quel droit, cette redistribution ?
> Par ailleurs tu sembles assimiler la copie de fichier, à du vol
Je crois qu’il est compliqué de faire un contresens plus grand à ma prose…
J’ai explicitement dit que pour moi le droit d’auteur n’existait pas pour deux raisons:
- le droit actuel est inapplicable
- la licence globale est en contradiction avec le droit de propriété et ne repose sur aucun fondement légitime
- toute autre solution portée à ma connaissance possède un mélange des problèmes de ces deux là
[^] # Re: YaST, Java, Mono..
Posté par Moonz . En réponse au journal Utiliser Mono sans peur. Évalué à 4.
Tant qu’il reste Emacs, tout le reste est superflu :)
[^] # Re: société écran
Posté par Moonz . En réponse au journal Après Thepiratebay, voici venu OpenBitorrent. Évalué à 2.
Nous ne sommes pas (encore) dans un régime communiste, et notre droit possède plusieurs principes généraux comme l’égalité devant la loi, le droit de propriété, l’inaliénabilité de la volonté, la responsabilité individuelle, la présomption d’innocence.
Il s’agit de savoir si:
- on peut imaginer un droit d’auteur compatible avec ces bases non négociables ;
- ce dernier peut être mis en œuvre ;
- il est pertinent (économiquement, éthiquement et moralement) de le mettre en œuvre.
La réponse "licence globale" est totalement à côté de la plaque, car il s’agit d’une mesure executive et non juridique qui doit, dans un état de droit, être compatible avec le droit. La réponse "licence globale" n’est qu’une mise en œuvre possible de la conclusion du débat précédent, si et seulement si elle est compatible avec le droit d’auteur qui est admis, ce qui doit être compatible avec le droit déjà existant. Hors, ce n’est évidemment pas le cas.
Dans les systèmes juridiques occidentaux, les droits sont limités par d’autres droits en ce sens que la sphère d’action individuelle est bornée par les droits d’autrui. Dit autrement, le fait que je ne puisse planter mon couteau dans ta gorge ne signifie pas que le droit de propriété en général est remis en cause par le droit à la vie en général, mais que ma sphère d’action est définie à la fois par mon droit de propriété sur le couteaux et à la fois par ton droit à la vie. Ainsi, le droit à la vie n’est pas en contradiction avec le droit de propriété.
De plus, il n’est possible de violer un droit que pour punir une violation de droit précédente. Tu ne peux enfermer quelqu’un que s’il a, par exemple, tué quelqu’un.
La licence globale est contraire à tout ceci. Elle suppose que la société est séparée en deux classes (ça commence mal, pour la responsabilité individuelle), la classe des "artistes" et la classe des "non-artistes" (violation évidente de l’égalité devant la loi), et que la seconde est parfaitement légitimée à violer les droits de propriété des seconds (violation évidente du droit de propriété).
L’idée de la licence globale est de dire « le droit de propriété est limité par le droit d’auteur tout comme le droit de propriété est limité par le droit à la vie ». Mais cette idée est fausse, les deux « limitations » ne sont pas comparables.
La première limitation ne limite mon droit de propriété que pour m’empêche que de violer ici et maintenant le droit à la vie d’autrui ; ce n’est pas une remise en cause du droit de propriété ; ce n’est pas une limitation du droit de propriété mais une limitation de ma sphère d’action. La seconde n’est pas une limitation, c’est une violation ; elle ne dépend pas de mon action et est systématique. Car dans ce second cas, le simple fait d’exister (!) (moins mélodramatiquement, d’être soumis à l’état français — je n’ose dire « loi » pour la licence globale) fait que mon droit de propriété est violé, sans que je n’aie commis aucun délit, sans que j’en aie même la possibilitéLa première limitation est relative à la prévention d’une violation de droit effective résulante de mon action, la seconde est en rapport avec ma simple existence. C’est considérer que ma simple existence est une violation du droit d’auteur, en quelque sorte.
[^] # Re: société écran
Posté par Moonz . En réponse au journal Après Thepiratebay, voici venu OpenBitorrent. Évalué à 2.
C’est pas une règle de droit, ça… Or, ce qu’on recherche, c’est un droit d’auteur acceptable. De deux choses l’une:
- Soit on considère qu’une œuvre de l’esprit « appartient » à son auteur, c’est à dire qu’il est en droit de contrôler sa diffusion. Dans ce cas, la licence globale est absolument injuste car c’est une présomption de culpabilité. Pire, avec impossibilité de prouver son innocence. C’est une invasion du droit de propriété de chacun qui n’est pas justifiée par un délit précédent.
- Soit on considère qu’elle n’appartient à personne, et dans ce cas je ne vois pas d’où pourrait sortir la légitimité de la licence globale.
Pour ma part, je ne vois pas comment fonder le droit d’auteur autrement que contractuellement, c’est à dire assortir la vente d’une clause de non-reproduction – et alors, la « contrefaçon » est juste une rupture de contrat classique. C’est l’approche qui me parait poser le moins de problèmes, mais même celle ci n’en est pas dépourvue:
- Une fois le contrat rompu, quel est le statut des copies, des copies des copies, des copies des copies des copies ? Quelle que soit la réponse à cette question, cela posera d’énormes problèmes d’ordre pratique.
- Qu’est-ce qu’une copie ? Noter les notes et les paroles puis rejouer la chose, est-ce une copie (statut de l’interprétation) ? Là encore, beaucoup de problèmes en perspective.
- Les rapports juridiques d’un tel contrat avec le principe juridique d’inaliénabilité de la volonté humaine risquent aussi d’être coquasses (bon, pas grave, les juristes sont payés pour résoudre des problèmes de ce genre, après tout ;)).
C’est pour cette raison que je considère que le droit d’auteur n’existe pas. Quelle que soit la solution choisie, elle est inapplicable, et le droit est avant tout la codification des rapports humains naturels dans une société pacifique – il ne peut pas, par principe, être inapplicable. Mais si quelqu’un connait une solution applicable à ce problème de droit (la licence globlale n’en est pas une, car ce n’est pas du droit. Il serait tout juste une partie acceptable du « droit » administratif dans une société communiste, mais le simple fait que cette solution soit proposée dans un débat sur la conception juridique du « droit » d’auteur montre à quel point le sens du mot « droit » a été oublié et déformé à notre époque), je suis toute ouïe.
[^] # Re: Pourquoi Mono ?
Posté par Moonz . En réponse au journal Utiliser Mono sans peur. Évalué à 4.
Oui, dès lors que tu utilises ses fonctionnalités des versions 2 & 3
# It’s not a feature, it’s a bug
Posté par Moonz . En réponse à la dépêche Firefox "Shiretoko" 3.5 est sorti. Évalué à 2.
Je crois que c’est l’occasion de tester l’extension qui utilise un éditeur externe pour l’édition…
[^] # Re: Vive le format texte
Posté par Moonz . En réponse au journal Email Standards : les standards du web dans l'email ??!?. Évalué à 2.
Mettre en gras (ou italique, ou souligné) dans un texte, ça veut dire insister sur le mot. Dans un « débat » par mail, qui est l’utilisation dont on parle (on parle là de ceux qui savent ce que veut dire nettiquette, et qui savent par exemple que tout mettre en majuscule veut dire crier), ça peut facilement être utilisé dans un sens « bordel, si tu comprend pas la définition du mot, ouvre un dico, connard » ou « puisque tu as l’air trop stupide pour comprendre le noyau principal de mon argument, je vais l’expliciter pour les abrutis dans ton genre » (oui, on peut en mettre, des sous entendus dans de la mise en forme)
C’est toute la différence entre:
- Tu peux être impoli sans être insultant
- Tu peux être impoli sans être insultant
Le premier se lit sur un ton informatif, neutre. Le second, il se lit plus facilement sur le ton de l’insulte, on imagine bien le regard moqueur du locuteur quand il insiste sur ces mots, avec le sous-entendu condescendant de « bon, je suis gentil, en appuyant ces mots, je conscent à te donner un indice sur ce que tu es visiblement trop stupide pour remarque par toi-même »
Oui, je suis un jeune vieux con. J’assume.
[^] # Re: TPB
Posté par Moonz . En réponse au journal ThePirateBay.org racheté. Évalué à 3.
# Troll
Posté par Moonz . En réponse au journal Script Iptables. Évalué à 10.
Quel est, de base, l’intérêt de simplement spécifier une licence pour un truc comme ça ? Si encore c’étaient dix lignes de Ook ou de Brainfuck, je pourrai comprendre, mais là…
Vous pouvez moinser.
[^] # Re: C'est pas nouveau
Posté par Moonz . En réponse au journal Le 9/11 journalistique. Évalué à 4.
[^] # Re: Qt ?
Posté par Moonz . En réponse au journal Quand Google se fiche de Linux / When Google muck about Linux. Évalué à 3.
[^] # Re: du flou...
Posté par Moonz . En réponse au journal Au coeur de la cyberguerre. Évalué à 9.
[^] # Re: La publicité
Posté par Moonz . En réponse au journal Le logiciel libre, une rampe de lancement : l'exemple de Google Chrome. Évalué à 2.
Et quelle est la valeur d’un but ?
[^] # Re: La publicité
Posté par Moonz . En réponse au journal Le logiciel libre, une rampe de lancement : l'exemple de Google Chrome. Évalué à 2.
> faire perdurer ce battement pour faire perdurer la vie à laquelle on tiens, on attache de la valeur.
Faire battre son cœur n’est pas une action: tu ne sacrifies pas consciemment des moyens rares pour arriver à cette fin ; par conséquent, la pseudo-fin "faire battre son cœur" n’est pas économique, car elle n’implique pas choix exclusif entre différentes fins. Faire battre ton cœur ne t’empêche ni de te reposer, ni de travailler, ni de te détendre dans tes loisirs, ni de philosopher. Quand je te dis "faire battre ton cœur n’a aucune valeur", je ne dis pas que tu es, toi, prêt à l’arrêter si je te le demande gentillement; je constate juste, en tant qu’économiste, que "faire battre ton cœur" n’est pas une alternative, que le choix "le faire battre, ou utiliser les ressources nécessaires pour le faire battre à une autre fin" ne se présente pas pour toi, et que par conséquent, cette fin n’apparait pas dans ton échelle de valeur (puisque l’échelle de valeur, ce sont tes choix conscients entre des fins exclusives).
Ce qui explique la différence avec le cas de la réanimation cardiaque. Faire battre ton cœur est alors un choix; il met en œuvre de l’électricité, qui aurait pu être utilisée ailleurs (oui, je sais, pas vraiment pour le cas du réseau électrique, mais ce n’est pas la question), et un défibrillateur qui, qui sait, pourrait être utilité pour sauver une autre vie à côté. En ce cas, tes battements de cœur ont de la valeur; mais c’est parce qu’ils sont passés de la catégorie "conditions générales de l’action" à "fin demandant la mise en œuvre de moyens exclusifs".
Bon, sur ce, bon week end. Ce n’est pas pour te vexer, mais la fin "partir en randonnée" a plus de valeur pour moi que "troller sur linuxfr". C’est ça la valeur: un choix.
[^] # Re: La publicité
Posté par Moonz . En réponse au journal Le logiciel libre, une rampe de lancement : l'exemple de Google Chrome. Évalué à 2.
Non, mais je peine à voir en quoi c’est nécessaire. Si tu devais avoir conscience d’absolument toutes les implications de tes actions avant d’agir, tu n’agirais de toute manière pas. Ce qui est impossible, d’ailleurs.
> un nutriment assimilable aura de la valeur pour la bactérie, même s'il n'y a pas de processus conscient derrière.
Par définition de la valeur, non: la valeur provient d’un choix conscient. Économiquement parlant, faire battre ton cœur n’est pas une action, et n’a par conséquent aucune valeur. (mettons évidemment de côté les actes médicaux de réanimation cardiaque, ce n’est pas vraiment la question)
Je n’entrerai pas dans le débat de la définition métaphysique de la conscience, par contre ;)
[^] # Re: La publicité
Posté par Moonz . En réponse au journal Le logiciel libre, une rampe de lancement : l'exemple de Google Chrome. Évalué à 2.
(sinon, [+1] pour Thomas. Mis à part que l'échange n'est pas à proprement parler le fondement de l'économie; l'économiste a des choses à dire sur Robinson Crusoe sur son île, même si c'est rarement plus d'un vingtième (et je suis gentil) d'un traité d'économie.)
[^] # Re: Juste...
Posté par Moonz . En réponse au journal OGM la revanche. Évalué à 2.
[^] # Re: La publicité
Posté par Moonz . En réponse au journal Le logiciel libre, une rampe de lancement : l'exemple de Google Chrome. Évalué à 1.
Oui, je sais que c’est beaucoup plus gratifiant de « réfléchir par soi-même sans accepter l’autorité de quiquonque ». Mais honnêtement, la science n’irait pas loin si chaque auteur devait redémontrer l’analyse, l’arithmétique,… avant de produire le moindre théorème.
Ton interrogation, ce sont des générations entières d’économistes qui se la sont posés, et qui s’y sont cassés les dents. Penses-tu réellement pouvoir les dépasser tous d’un coup ? En plus, tu es encore plus désavantagé: tu ne peux pas débattre avec d’autres économistes. Eux, ils connaissent bien la réponse, toutes les théories alternatives, leurs applicationse. Débattre avec eux revient exactement au même que de lire un bouquin, ce que tu sembles te refuser à faire.
Indice: la réponse (qui semble définitive, tant personne n’a réussi à la remettre en doute) à ta question, sa découverte s’appelle la révolution marginaliste. Si tu es réfractaire à l’hypothèse communément appelée d’homo œconomicus, réfère toi à Carl Menger, un des trois auteurs de cette "révolution" (les deux autres, Walras et Jevons, se sont dirigés vers cette hypothèse). Si tu lis bien l’anglais, le premier chapitre de Man, Economy and State [1] parle de ça. Sinon, tu as une traduction française de l’action humaine [2], qui en parle également – mais Mises n’est pas un auteur que je recommanderai comme première lecture de théorie économique pure, il mélange économie, métaphysique, épistémologie et politique sans clairement les distinguer. Enfin, si tu veux une piste sans une solution prémachée, Bastiat n’était pas loin de la solution dans ses Harmonies économiques [3]
Tu es en train de refaire entièrement le débat de la valeur de l’époque pré-marginaliste. Si ça t’amuse, tant mieux. Mais si ton but est la connaissance et non pas l’amusement de la recherche, c’est juste du gachis. Tu as le droit de ne pas être d’accord avec la réponse apportée par le marginalisme (m’enfin, tu serais bien le premier ;)), mais ça ne sert à rien de l’ignorer en défendant des positions démontées par la révolution marginaliste.
[1] http://www.mises.org/books/mespm.pdf
[2] http://herve.dequengo.free.fr/Mises/AH/AHTDM.htm (notamment le chapitre 4)
[3] http://bastiat.org/fr/harmonies.html
[^] # Re: La publicité
Posté par Moonz . En réponse au journal Le logiciel libre, une rampe de lancement : l'exemple de Google Chrome. Évalué à 1.
Tututut, ne fais pas de mauvaise foi s’il te plait. Tu as clairement signifié que la rareté qui importe pour l’économie, c’est la quantité:
"Les ressources elles sont en quantité limité, tu peux pas les multiplier, sinon on aurait pas besoin d'économie." (http://linuxfr.org/comments/1040371.html#1040371)
N’essaie pas de mélanger rareté "les ressources disponibles sont limités" et rareté "nous ne sommes pas des dieux omnipotents". La première est physique. La seconde est économique. Et c’est pour ça que je te contredis quand tu dis "Donc ça me parait être l'évidence même de baser une théorie économique sur des concepts de physique."
> L'économie est bien la conséquence de la rareté car elle entraine des conflits d'accès simultané à une ressource rare et donc la nécessité de gérer ces conflits.
Ça, c’est la rareté physique. Si le pétrole se regénérait spontanément, il ne serait physiquement pas rare, et il n’y aurait pas de conflit d’accès. Par contre, le pétrole raffiné le serait, lui, du fait de la rareté du temps.
> Dans un monde où il n'y a pas de rareté tu n'as pas besoin d'agir et d'échanger, tu as tout sous la main
Et ici, tu parles de rareté économique. Respire un bon coup et tourne trois fois ton clavier dans tes mains: tu sembles reconnaitre la distinction rareté physique/économique mais mélanger les deux dans tes raisonnements
L’économie se base sur la rareté économique. La rareté physique n’est une condition ni nécessaire, ni suffisante pour la rareté économique, même si les deux sont liées dans la plupart des cas. L’économie n’est donc pas fondée sur la rareté physique.
> perfection des théories
Oxymore
> dans leur capacité à expliquer comment fonctionne l'économie, quand je vois où elles conduisent aujourd'hui, je suis franchement sceptique
Tu mélanges deux types de théories: les théories normatives et les théories explicatives. Je parlais exclusivement des théories explicatives, puisque je suis intimement persuadé qu’une théorie économique normative correcte (dans le sens pas trop mauvaise) est impossible. La crise d’aujourd’hui me conforte dans cette idée d’ailleurs (d’autant plus que des théories explicatives qui expliquent et ont prédit la crise actuelle existent).
[^] # Re: La publicité
Posté par Moonz . En réponse au journal Le logiciel libre, une rampe de lancement : l'exemple de Google Chrome. Évalué à 1.
Non. C’est parce que d’une part l’homme agit, et que d’autre part la coopération et l’échange bénéficient à chacun de ses acteurs que les hommes s’organisent en société pour répondre à leurs besoins. Les limites du monde physique sont une considération secondaire. En fait, c’est même une considération inutile dans le sens que tu lui donnes: tu peux imaginer un monde ou l’énergie et la matière sont en quantité infinie, tant que du temps et de l’effort humain seront nécessaires pour faire de cette matière et de cette énergie brute des biens aptes à satisfaire des besoins humain, tu auras besoin de l’économie. De même, si tu nies le fait que la coopération puisse être bénéficiaire aux acteurs de cette coopération, tu n’auras pas d’économie, peu importe la rareté de l’énergie et de la matière.
> Donc ça me parait être l'évidence même de baser une théorie économique sur des concepts de physique.
Non. La théorie économique doit se baser sur ce quoi est basée l’économie réelle: l’action et l’échange. La rareté est un concept secondaire (sauf en ce qui concerne la rareté du temps humain). D’ailleurs, la rareté est un concept tout à fait relatif: relatif à la connaissance humaine. Lorsque le pétrole n’était que de la boue plus toxique que de la boue normale, ce n’était pas un bien rare. C’est économiquement trivial, mais physiquement difficile à expliquer, puisque la physique se base sur des quantités objectives mesurables. Entre le moment où le pétrole était un déchet et celui où il est devenu un bien de consommation intermédiaire, l’entité physique "pétrole" n’a pas changé. Le classement du pétrole sur l’échelle de valeur d’individus a changé. On voit donc bien que pour un même phénomène, nous avons deux sciences différentes, dont l’une n’a rien d’intéressant à dire. mais dont l’autre explique parfaitement les phénomènes intéressants: émergence d’un marché, formation de prix…
[^] # Re: La publicité
Posté par Moonz . En réponse au journal Le logiciel libre, une rampe de lancement : l'exemple de Google Chrome. Évalué à 2.
Pas nécessairement; ce qu’il faut voir c’est le résultat final: si la publicité permet de rendre plus populaire le produit, l’entreprise pourra se permettre des économies d’échelle faisant baisser les coûts. À demande constante, ça se retrouve dans une baisse des prix ou une augmentation des quantités vendues (ou un mix des deux)
(même si c’est, dans la théorie comme dans la pratique, loin d’être aussi simple que ça)
# Ce qui m'embête
Posté par Moonz . En réponse au journal 6 semaines en bépo (promis dernier journal). Évalué à 1.
Il faudrait que je voie s'il est possible d'inverser deux touches uniquement quand Ctrl est appuyé, et si ça vaut le coup…
(j’y pense: la killer feature, pour moi, c’est vraiment les «…»)
Et j’ai les même difficultés pour la programmation et le shell…
[^] # Re: Déclin
Posté par Moonz . En réponse au journal [HS] Notre échelle de valeurs. Évalué à -1.
# Pas convaincu...
Posté par Moonz . En réponse au journal De l'utilité de formater plusieurs fois son disque dur. Évalué à 10.
[^] # Re: Linux ne sera jamais prêt
Posté par Moonz . En réponse au journal pourquoi Linux n'est pas (encore) prêt pour le bureau. Évalué à 2.
Le kernel n'a pas d'API (sauf les appels systèmes POSIX, mais ils ne changent pas tous les 3 mois)
> l'ABI pete tous les 3 mois
N'importe quoi. Je n'ai pas à recompiler mes applications quand je passe du 2.4 au 2.6 et vise-versa sur la même machine
> niveau son on a eu oss qui devait tout dechirer, apres alsa qui devait tout dechirer, mais comme ca marchait pas, on a eu des serveurs de son (mais pas les meme pour gnome/kde, faut pas rever), apres on a eu les autres serveurs de sons dedies, maintenant on pete tout pour pulseaudio, mais ca marche pas encore, mais ca va roxxer, promis.
L'API (et l'ABI) de OSS sont toujours supportées, et le seront encore à l'ère pulseaudio. Et perso, j'ai pas le moindre problème avec Alsa. Qui n'est pas près de disparaitre, puisque PA n'est qu'une surcouche optionnelle...