Mais pour le BKL je ne crois pas avoir vu passer de gros efforts pour l'enlever.
>>> rien ne dit que ca ne sera jamais envisagé
Bien entendu ils peuvent changer d'avis. Faut voir quand même que c'est un boulot immense et très casse-gueule. Si on se réfère à FreeBSD ils ont lancé un effort très déterminé pour supprimer le BKL (le projet SMPng) lors de la branche 5.x (5.0, 5.1, 5.2, 5.3, 5.4). Le travail a continué tout au long de la branche 6.x (6.0, 6.1, 6.2, 6.3) et maintenant qu'on en est à la branche 7.0 le boulot n'est pas encore fini.
Certes, comme Linux, le code important pour les performances est BKL-free mais il reste encore des appels disséminés dans le reste du code. Si je regarde la dépêche de Bapt à l'occasion de la sortie du 7.0 il est écrit : Poursuite de la suppression du « verrou géant » (aka "Giant Lock"). La majorité des composants importants sont désormais libres de "Giant Lock".
Si on parle de "la majorité" c'est bien l'indication qu'il en reste.
C'est dont un travail gigantesque et OpenBSD ne l'a pas encore vraiment commencé. A mon avis ils ont d'ailleurs parfaitement raison car leur créneau n'est pas la performances à tout prix. En gardant le BKL leur code reste simple et facilement auditable et c'est un gros plus quand on se concentre sur la sécurité.
Interview géante des développeurs OpenBSD suite à la sortie de la version 3.6 : http://www.onlamp.com/lpt/a/5302
Le journaliste pose la question de savoir quelle technique a été choisie pour le support SMP et Niklas Hallqvist réponds la chose suivante :
FB: What techniques have you chosen?
Niklas Hallqvist: Biglock. That means that while a process is executing inside the kernel, no other process gets access to it; instead they will spin until the first process leaves it. This is a bit crude, since some applications won't benefit at all from this kind of multiprocessing. However, most do, especially if things are set up with multiprocessing in mind.
The reason we have chosen biglock is that it is really simple, and simplicity is a prime objective if security is considered. Fine-grained locking is much harder to do completely right, and things like starvation and deadlocks are much more common. We are just too conservative to risk this.
>>> Concernant OpenBSD, ils sont encore au big lock et il n'y a pas actuellement de mouvement d'envergure pour changer cet état de fait.
Leur but est différent puisqu'ils ne cherchent pas la performance à tous prix mais la sécurité, la robustesse et la simplicité.
Passer au fine grained locking risquerait de déstabiliser le système pour un bon moment et ils estiment que cela n'en vaut pas la peine.
Citation :
"once upon a time (prior to 2.6.16), semaphores were one of the primary mutual exclusion mechanisms in the kernel. The 2.6.16 cycle brought in mutexes from the realtime tree, and most semaphore users were converted over. So semaphores, which were once a performance-critical primitive, are now much less so".
Ce serait cool si un modéro pouvait changer la phrase :
"Ingo Molnar avait choisi la première solution mais Linus a opté pour la seconde".
Par la phrase :
"Ingo Molnar avait choisi la seconde solution mais Linus a opté pour la troisième".
>>> La 26 était en rc1 donc à un statut assez avancé. Elle est retardée de quelques mois ? ou on la sortira avec la perte de perf ?
Il faut bien voir que la perte de perf (c'est à dire l'augmentation des latences) est très théorique. Cela ne concerne que quelques parties du noyau qui sont sous le BKL et ces parties sont peu critiques pour les perfs et très peu utilisées.
Linus souligne que "The core kernel, VM and networking already don't really do BKL".
Pour moi, maintenant que Webkit est intégré dans Qt, cela aurait plus de sens d'abandonner Konqueror et de partir sur Arora.
On aurait un browser simple et moderne, entièrement en Qt 4. Ce serait la continuation de la démarche entreprise avec Dolphin.
Citation prouvant qu'il ne s'en fout pas du tout :
"For example, the GPLv2 in no way limits your use of the software. If you're a mad scientist, you can use GPLv2'd software for your evil plans to take over the world ("Sharks with lasers on their heads!!"), and the GPLv2 just says that you have to give source code back. And that's OK by me. I like sharks with lasers. I just want the mad scientists of the world to pay me back in kind. I made source code available to them, they have to make their changes to it available to me. After that, they can fry me with their shark-mounted lasers all they want."
Je n'ai pas compris ta notion de "logiciels devant être fait en une fois".
On peut commencer par un jeu vidéo pas joli puis améliorer graduellement le graphisme, la profondeur du jeu, la longueur du jeu....etc
On peut commencer par un OCR qui ne reconnais que 70% des caractères et ce dans une seule langue puis améliorer graduellement le taux de reconnaissance en complexifiant les algos et améliorer graduellement le nombre de langues gérées.
Le fait que des licences propriétaires n'offrent pas les mêmes permissions que la GPL ne les rend pas anti-éthiques ou anti-sociales.
Je n'ai pas la même opinion que toi et je vais essayer de te convaincre.
Prenons l'exemple du pain. Si je suis détenteur d'un morceau de pain alors je peux soit le manger, soit le donner à quelqu'un d'autre. Qu'est-ce que me recommande l'éthique, la morale ?
Et bien tout d'abord il existe plusieurs systèmes éthiques donc à priori ce sera difficile d'avoir une réponse uniforme. Néanmoins, dans un cas très simple comme celui du morceau de pain, la grande majorité des systèmes éthiques me reconnaît le droit de garder le pain pour moi afin de satisfaire mes besoins alimentaire vitaux ou ceux de ma famille. Cela n'est pas considéré comme un monstrueux égoïsme que de privilégier ses propres besoins avant ceux des autres.
Pourquoi ?
Parce que le pain est rare. On ne peut pas le créer à l'infini. Quand j'ai un morceau de pain je ne peux pas le multiplier et il ne représente qu'une quantité finie de calories.
Ce n'est que si mes besoins alimentaires de base et ceux de mes proches sont satisfaits que la plupart des systèmes éthiques recommandent alors d'aider les étrangers en leur donnant mon pain excédentaire.
Toute notre éthique est basée là-dessus. Que ce soit l'éthique laïque utilitariste ou les diverses recommandations religieuses d'aider son prochain (chrétienté) ou de donner 10% de ses richesses (islam)…etc etc
Personne ne peut nous reprocher de garder le pain pour éviter de mourir de faim. On ne nous fait des reproches que lorsqu'on refuse de donner son pain alors qu'on à déjà le ventre plein.
Le reproche n'est justifié que lorsqu'on refuse d'aider son prochain alors qu'on pourrait le faire !
Qu'apporte le numérique a ce petit raisonnement éthique ?
Et bien le principal changement c'est qu'à l'inverse du pain on peut réellement multiplier à l'infini les biens numériques. Bien entendu cela change absolument tout dans le raisonnement.
Alors qu'il était moralement justifié de garder le pain pour soi puisqu'il servait à satisfaire mes besoins vitaux et que je ne pouvais pas le donner à autrui sans m'en priver, qu'est ce qui pourrait justifier de ne pas donner mon bien numérique ? Après tout je peux aider mon prochain en copiant ce bien et en lui donnant cette copie. Je n'ai rien perdu dans l'opération puisque les biens numériques sont copiables à l'infini.
La conclusion est limpide : Si je veux vivre selon un système éthique, je suis moralement obligé de donner cette copie pour aider mon prochain.
C'est imparable. Dans le cas des biens numériques, l'éthique m'impose d'aider autrui.
Pourtant certaines personnes produisent des biens numériques et donnent pour consigne de ne surtout pas pas en faire de copies et de ne surtout pas aider son prochain. J'ai la possibilité technique de faire cette copie afin de vivre selon l'éthique commune mais le producteur du bien me l'interdit expressément (via une licence qualifiée de "propriétaire").
Que faire ?
La solution est simple. Ne pas utiliser les biens produits par ces personnes ne voulant pas se soumettre aux préceptes éthiques communs. Ils ne veulent pas aider leur prochain alors que le numérique permet de le faire à coût nul ! Ils confondent (ou plus exactement ils font semblant de confondre) les biens matériels non multipliables et les biens numériques multipliables à l'infini. Ils refusent d'aider alors qu'ils pourraient le faire, qu'ils devraient le faire !
Refuser d'aider autrui ne peut se justifier que si le bien est unique. Si le bien est copiable alors l'éthique impose d'aider !
Retournons maintenant à ta phrase initiale : "Le fait que des licences propriétaires n'offrent pas les mêmes permissions que la GPL ne les rend pas anti-éthiques ou anti-sociales".
Maintenant j'espère que tu vois que les licences propriétaires sont réellement anti-éthiques et anti-sociales. Elles inventent une interdiction légale afin de t'empêcher de faire ce que le numérique te permet de faire : aider autrui à coût nul pour toi.
Il faut donc refuser d'utiliser ces biens numériques propriétaires et privilégier les biens numériques libres (par exemple sous licence GPL) qui me permettent de remplir mon obligation morale d'aider autrui.
>>> (re)devenir un modèle de vertu et de sécurité dans le monde des systèmes d'exploitation.
Oui mais bon en fait de modèle il me semble que le post d'Herodiade ci-dessus ( http://linuxfr.org/comments/931785.html#931785 ) souligne clairement que Debian est à la traîne question sécurité.
>>> j'estime que virer firefox des paquets officiels a cause d'un logo temoigne de la perversion de la philosophie.
Combien de fois faudra-il répéter que le problème ne se pose pas tant au sujet du logo qu'au sujet de la liberté de patcher Firefox librement (ce que Debian veut faire) et de garder ensuite le logo.
Ce n'est pas du tout la même chose.
J'ai toujours trouvé wicd bien meilleur que network-manager.
C'est la première chose que je fais après l'installation : virer nm et le remplacer par wicd.
>>> Maintenant, je vois OpenJDK, Java 6. Alors c'est quoi ça ? C'est le nom donné au Java libéré par Sun ? Pourquoi c'est pas du Java 7 ? Je comprend plus là...
En même temps il suffit de cliquer sur le premier lien de la dépêche pour tomber sur un sommaire général des nouveautés. Dans ce sommaire il y a un chapitre sur Java qui explique tout :
???
J'ai mis l'URL dans le commentaire ci-dessus.
Je ne peux plus la mettre dans le journal car on ne peut pas les éditer à postériori (en tout cas moi j'ai pas le droit).
"Quand il se met dans la peau d'un serveur et ajoute du vinaigre dans la bière.
Sans le savoir, le cobaye la trouvera succulente. En connaissance de cause, la même bière deviendra subitement dégoûtante."
[^] # Re: et les autres OS ?
Posté par patrick_g (site web personnel) . En réponse à la dépêche La fin du verrou global dans le noyau Linux ?. Évalué à 5.
Mais pour le BKL je ne crois pas avoir vu passer de gros efforts pour l'enlever.
>>> rien ne dit que ca ne sera jamais envisagé
Bien entendu ils peuvent changer d'avis. Faut voir quand même que c'est un boulot immense et très casse-gueule. Si on se réfère à FreeBSD ils ont lancé un effort très déterminé pour supprimer le BKL (le projet SMPng) lors de la branche 5.x (5.0, 5.1, 5.2, 5.3, 5.4). Le travail a continué tout au long de la branche 6.x (6.0, 6.1, 6.2, 6.3) et maintenant qu'on en est à la branche 7.0 le boulot n'est pas encore fini.
Certes, comme Linux, le code important pour les performances est BKL-free mais il reste encore des appels disséminés dans le reste du code. Si je regarde la dépêche de Bapt à l'occasion de la sortie du 7.0 il est écrit : Poursuite de la suppression du « verrou géant » (aka "Giant Lock"). La majorité des composants importants sont désormais libres de "Giant Lock".
Si on parle de "la majorité" c'est bien l'indication qu'il en reste.
C'est dont un travail gigantesque et OpenBSD ne l'a pas encore vraiment commencé. A mon avis ils ont d'ailleurs parfaitement raison car leur créneau n'est pas la performances à tout prix. En gardant le BKL leur code reste simple et facilement auditable et c'est un gros plus quand on se concentre sur la sécurité.
[^] # Re: et les autres OS ?
Posté par patrick_g (site web personnel) . En réponse à la dépêche La fin du verrou global dans le noyau Linux ?. Évalué à 5.
Le journaliste pose la question de savoir quelle technique a été choisie pour le support SMP et Niklas Hallqvist réponds la chose suivante :
FB: What techniques have you chosen?
Niklas Hallqvist: Biglock. That means that while a process is executing inside the kernel, no other process gets access to it; instead they will spin until the first process leaves it. This is a bit crude, since some applications won't benefit at all from this kind of multiprocessing. However, most do, especially if things are set up with multiprocessing in mind.
The reason we have chosen biglock is that it is really simple, and simplicity is a prime objective if security is considered. Fine-grained locking is much harder to do completely right, and things like starvation and deadlocks are much more common. We are just too conservative to risk this.
[^] # Re: et les autres OS ?
Posté par patrick_g (site web personnel) . En réponse à la dépêche La fin du verrou global dans le noyau Linux ?. Évalué à 7.
Leur but est différent puisqu'ils ne cherchent pas la performance à tous prix mais la sécurité, la robustesse et la simplicité.
Passer au fine grained locking risquerait de déstabiliser le système pour un bon moment et ils estiment que cela n'en vaut pas la peine.
[^] # Re: Sémaphore et mutex
Posté par patrick_g (site web personnel) . En réponse à la dépêche La fin du verrou global dans le noyau Linux ?. Évalué à 2.
Citation :
"once upon a time (prior to 2.6.16), semaphores were one of the primary mutual exclusion mechanisms in the kernel. The 2.6.16 cycle brought in mutexes from the realtime tree, and most semaphore users were converted over. So semaphores, which were once a performance-critical primitive, are now much less so".
[^] # Re: Un petit correctif
Posté par patrick_g (site web personnel) . En réponse à la dépêche La fin du verrou global dans le noyau Linux ?. Évalué à 4.
[^] # Re: Un petit correctif
Posté par patrick_g (site web personnel) . En réponse à la dépêche La fin du verrou global dans le noyau Linux ?. Évalué à 4.
"Ingo Molnar avait choisi la première solution mais Linus a opté pour la seconde".
Par la phrase :
"Ingo Molnar avait choisi la seconde solution mais Linus a opté pour la troisième".
[^] # Re: Et en attendant ?
Posté par patrick_g (site web personnel) . En réponse à la dépêche La fin du verrou global dans le noyau Linux ?. Évalué à 8.
Il faut bien voir que la perte de perf (c'est à dire l'augmentation des latences) est très théorique. Cela ne concerne que quelques parties du noyau qui sont sous le BKL et ces parties sont peu critiques pour les perfs et très peu utilisées.
Linus souligne que "The core kernel, VM and networking already don't really do BKL".
[^] # Re: Un petit correctif
Posté par patrick_g (site web personnel) . En réponse à la dépêche La fin du verrou global dans le noyau Linux ?. Évalué à 6.
[^] # Re: Un petit correctif
Posté par patrick_g (site web personnel) . En réponse à la dépêche La fin du verrou global dans le noyau Linux ?. Évalué à 9.
Argh...voilà ce que c'est que de réorganiser la liste sans penser à updater la phrase qui vient après.
# Framablog
Posté par patrick_g (site web personnel) . En réponse au journal Au source du libre. Évalué à 5.
# Konqueror
Posté par patrick_g (site web personnel) . En réponse au journal Arora - un navigateur web multilplateforme basé sur QtWebKit. Évalué à 3.
On aurait un browser simple et moderne, entièrement en Qt 4. Ce serait la continuation de la démarche entreprise avec Dolphin.
[^] # Re: L'éthique à l'heure du numérique
Posté par patrick_g (site web personnel) . En réponse au journal Sur la philosophie de M. Stallman. Évalué à 2.
[^] # Re: L'éthique à l'heure du numérique
Posté par patrick_g (site web personnel) . En réponse au journal Sur la philosophie de M. Stallman. Évalué à 5.
Citation prouvant qu'il ne s'en fout pas du tout :
"For example, the GPLv2 in no way limits your use of the software. If you're a mad scientist, you can use GPLv2'd software for your evil plans to take over the world ("Sharks with lasers on their heads!!"), and the GPLv2 just says that you have to give source code back. And that's OK by me. I like sharks with lasers. I just want the mad scientists of the world to pay me back in kind. I made source code available to them, they have to make their changes to it available to me. After that, they can fry me with their shark-mounted lasers all they want."
[^] # Re: L'éthique à l'heure du numérique
Posté par patrick_g (site web personnel) . En réponse au journal Sur la philosophie de M. Stallman. Évalué à 3.
On peut commencer par un jeu vidéo pas joli puis améliorer graduellement le graphisme, la profondeur du jeu, la longueur du jeu....etc
On peut commencer par un OCR qui ne reconnais que 70% des caractères et ce dans une seule langue puis améliorer graduellement le taux de reconnaissance en complexifiant les algos et améliorer graduellement le nombre de langues gérées.
# L'éthique à l'heure du numérique
Posté par patrick_g (site web personnel) . En réponse au journal Sur la philosophie de M. Stallman. Évalué à 10. Dernière modification le 20 mars 2017 à 14:08.
Je n'ai pas la même opinion que toi et je vais essayer de te convaincre.
Prenons l'exemple du pain. Si je suis détenteur d'un morceau de pain alors je peux soit le manger, soit le donner à quelqu'un d'autre. Qu'est-ce que me recommande l'éthique, la morale ?
Et bien tout d'abord il existe plusieurs systèmes éthiques donc à priori ce sera difficile d'avoir une réponse uniforme. Néanmoins, dans un cas très simple comme celui du morceau de pain, la grande majorité des systèmes éthiques me reconnaît le droit de garder le pain pour moi afin de satisfaire mes besoins alimentaire vitaux ou ceux de ma famille. Cela n'est pas considéré comme un monstrueux égoïsme que de privilégier ses propres besoins avant ceux des autres.
Pourquoi ?
Parce que le pain est rare. On ne peut pas le créer à l'infini. Quand j'ai un morceau de pain je ne peux pas le multiplier et il ne représente qu'une quantité finie de calories.
Ce n'est que si mes besoins alimentaires de base et ceux de mes proches sont satisfaits que la plupart des systèmes éthiques recommandent alors d'aider les étrangers en leur donnant mon pain excédentaire.
Toute notre éthique est basée là-dessus. Que ce soit l'éthique laïque utilitariste ou les diverses recommandations religieuses d'aider son prochain (chrétienté) ou de donner 10% de ses richesses (islam)…etc etc
Personne ne peut nous reprocher de garder le pain pour éviter de mourir de faim. On ne nous fait des reproches que lorsqu'on refuse de donner son pain alors qu'on à déjà le ventre plein.
Le reproche n'est justifié que lorsqu'on refuse d'aider son prochain alors qu'on pourrait le faire !
Qu'apporte le numérique a ce petit raisonnement éthique ?
Et bien le principal changement c'est qu'à l'inverse du pain on peut réellement multiplier à l'infini les biens numériques. Bien entendu cela change absolument tout dans le raisonnement.
Alors qu'il était moralement justifié de garder le pain pour soi puisqu'il servait à satisfaire mes besoins vitaux et que je ne pouvais pas le donner à autrui sans m'en priver, qu'est ce qui pourrait justifier de ne pas donner mon bien numérique ? Après tout je peux aider mon prochain en copiant ce bien et en lui donnant cette copie. Je n'ai rien perdu dans l'opération puisque les biens numériques sont copiables à l'infini.
La conclusion est limpide : Si je veux vivre selon un système éthique, je suis moralement obligé de donner cette copie pour aider mon prochain.
C'est imparable. Dans le cas des biens numériques, l'éthique m'impose d'aider autrui.
Pourtant certaines personnes produisent des biens numériques et donnent pour consigne de ne surtout pas pas en faire de copies et de ne surtout pas aider son prochain. J'ai la possibilité technique de faire cette copie afin de vivre selon l'éthique commune mais le producteur du bien me l'interdit expressément (via une licence qualifiée de "propriétaire").
Que faire ?
La solution est simple. Ne pas utiliser les biens produits par ces personnes ne voulant pas se soumettre aux préceptes éthiques communs. Ils ne veulent pas aider leur prochain alors que le numérique permet de le faire à coût nul ! Ils confondent (ou plus exactement ils font semblant de confondre) les biens matériels non multipliables et les biens numériques multipliables à l'infini. Ils refusent d'aider alors qu'ils pourraient le faire, qu'ils devraient le faire !
Refuser d'aider autrui ne peut se justifier que si le bien est unique. Si le bien est copiable alors l'éthique impose d'aider !
Retournons maintenant à ta phrase initiale : "Le fait que des licences propriétaires n'offrent pas les mêmes permissions que la GPL ne les rend pas anti-éthiques ou anti-sociales".
Maintenant j'espère que tu vois que les licences propriétaires sont réellement anti-éthiques et anti-sociales. Elles inventent une interdiction légale afin de t'empêcher de faire ce que le numérique te permet de faire : aider autrui à coût nul pour toi.
Il faut donc refuser d'utiliser ces biens numériques propriétaires et privilégier les biens numériques libres (par exemple sous licence GPL) qui me permettent de remplir mon obligation morale d'aider autrui.
[^] # Re: Mesures qui seront prises ?
Posté par patrick_g (site web personnel) . En réponse à la dépêche Découverte d'une faille de sécurité critique dans OpenSSL de Debian. Évalué à 2.
Oui mais bon en fait de modèle il me semble que le post d'Herodiade ci-dessus ( http://linuxfr.org/comments/931785.html#931785 ) souligne clairement que Debian est à la traîne question sécurité.
[^] # Re: Tous ces commentaires sont désolants ...
Posté par patrick_g (site web personnel) . En réponse à la dépêche Découverte d'une faille de sécurité critique dans OpenSSL de Debian. Évalué à 4.
Combien de fois faudra-il répéter que le problème ne se pose pas tant au sujet du logo qu'au sujet de la liberté de patcher Firefox librement (ce que Debian veut faire) et de garder ensuite le logo.
Ce n'est pas du tout la même chose.
[^] # Re: Un *excellent* article
Posté par patrick_g (site web personnel) . En réponse à la dépêche Le projet One Laptop Per Child à la croisée des chemins. Évalué à 2.
[^] # Re: firefow 3.0 beta 5
Posté par patrick_g (site web personnel) . En réponse à la dépêche Fedora 9 : une version sulfureuse. Évalué à 3.
C'est la première chose que je fais après l'installation : virer nm et le remplacer par wicd.
[^] # Re: Re:
Posté par patrick_g (site web personnel) . En réponse à la dépêche Fedora 9 : une version sulfureuse. Évalué à 4.
En même temps il suffit de cliquer sur le premier lien de la dépêche pour tomber sur un sommaire général des nouveautés. Dans ce sommaire il y a un chapitre sur Java qui explique tout :
http://docs.fedoraproject.org/release-notes/f9/fr/sn-Java.ht(...)
[^] # Re: Réflection d'un neuneu:
Posté par patrick_g (site web personnel) . En réponse au journal Le quinzième anniversaire et Atlas. Évalué à 2.
[^] # Re: Réflection d'un neuneu:
Posté par patrick_g (site web personnel) . En réponse au journal Le quinzième anniversaire et Atlas. Évalué à 0.
J'ai mis l'URL dans le commentaire ci-dessus.
Je ne peux plus la mettre dans le journal car on ne peut pas les éditer à postériori (en tout cas moi j'ai pas le droit).
[^] # Re: Réflection d'un neuneu:
Posté par patrick_g (site web personnel) . En réponse au journal Le quinzième anniversaire et Atlas. Évalué à 4.
[^] # Re: euh...
Posté par patrick_g (site web personnel) . En réponse au journal [HS] Dan Ariely, professeur de déraison. Évalué à 1.
"Quand il se met dans la peau d'un serveur et ajoute du vinaigre dans la bière.
Sans le savoir, le cobaye la trouvera succulente. En connaissance de cause, la même bière deviendra subitement dégoûtante."
[^] # Re: Comment on s'en sert ?
Posté par patrick_g (site web personnel) . En réponse à la dépêche Qt 4.4 prend son envol. Évalué à 2.