L’émission de France Culture peut suffire amplement, sauf si on aime lire des pavés de 900 pages qui forcent à prendre son dico à chaque paragraphe (de moins en moins quand on en a lu deux ou trois).
Les SHS (Sciences Humaines et Sociales … Sciences Hors Sujet), c’est juste un loisir comme un autre, après tout :-)
Il y a autant de véhémence dans l'article de Lordon que dans l'interview de Shuner; la différence c'est juste une question d'approche du problème.
Lordon fait une analyse marxiste (on s'en doute), en mettant en avant la dialectique (version Marx) dans le contexte récent de l’IA et de la mondialisation de l’infrastructure informatique, avec un trait d’humour cynique sur le matérialisme dialectique pur-jus.
Shuner, fait une analyse d’oportunité de l’individu face ce même fait, le présentant comme un état inéluctable; donc dans une dialectique tout aussi univoque que Lordon (sans l’humour, hélas), voire même relevant un poil de l’eschatologie (son dernier paragraphe est criant à ce sujet).
Donc deux points de vue, dont la valeur tient de visions différentes de ce nouvel outil de production (l’IA).
L’article de blog "Why We've Tried to Replace Developers Every Decade" donne un autre point de vue sur l’historicité de l’automatisation du code (à mon avis une bonne analyse de la chose), et parle au final d’un "rêve qui refléterai un besoin légitime", terme carément claqué au sol (mais bon ce n’est qu’un codeur … donc on va lui passer cette "véhémence").
J'étais en train d'écouter l'émission, quand j'ai un peu fouillé sur sur l'invité (Julien d'Huy); et vu que j'avais déjà lu du Le Quellec sur le sujet (statistiques et mythologie) … ça a bouclé la boucle.
Pourquoi séparer racisme individuel et racisme émergeant du phénomène d'endogroupe ?
Pourquoi corréler si fortement domination et endogroupe ?
L'individu est en grande partie déterminé par des facteurs sociaux.
Par exemple la théorie du "coup de poignard dans le dos" avait pour les nazis des buts clairement politiques visant avant tout le groupe social des anciens combattants déjà habitués à la propagande anti-syndicaliste et anti-sémite du reich (zweites).
La division "eux/nous" est un caractère qu'on retrouve dans toutes les sociétés humaines; plus les sociétés se complexifient plus les critères des endogroupes se diversifient et se croisent.
Le phénomène "eux/nous" n'a aucun rapport direct avec la domination d'un groupe par un autre; seul l'effet majoritaire permet une plus grande violence symbolique / physique d'un groupe sur un autre, en plus de facteurs historiques (comparer la vison des "barbares" entre les grecs et les romains).
On peut observer des dominations au sein même d'un endogroupe constitué, telles que le rapport parent/enfant, la division sexuée du travail, les rapport de richesse, etc …
Quand au racisme, il peut naître sur le terreau de l'appartenance à un endogroupe mais il n'en est pas un équivalant stricto-sensu.
C'est dimanche et je n'ai pas le temps d'étayer, juste que mes observations sont tirées majoritairement de ces deux ouvrages :
En fait Bilal est dans la même veine que Druillet, ce qui a l'avantage d'avoir dans une BD certaines planches qui sont de vraies œuvres d'art, même si le scénario passe à la trappe.
Cela doit être un syndrome français si on lit des "bédéistes" comme Bourgeon, Comes, Sorel, Tardi pour ceux que je connais (même si leur scénarisation est un peu plus touffue, Cf Bourgeon).
IMHO; c’est pour ça que le terme roman graphique peut être se comprendre comme: L’image fait sens ou le sens fait l’image … dans les deux cas je ne boude pas mon plaisir quand je tombe sur une bonne BD; même si en vieux ronchon je suis d’accord avec Edgar quand il parle de composition.
Ce 'nal va peut-être me donner envie me remettre à Bilal.
Ses collaborations avec Pierre Christin dans les années 80 on donné des albums mémorables.
J'avais lâché à fin des années 90 avec le "sommeil du monstre".
IMHO, autant Bilal est un dessinateur/illustrateur aussi bon qu'original; autant quand il est seul au scénario, il a tendance à partir un dans tous les sens, cf la trilogie Nikopol qui finit un peu en eau de boudin.
A noter aussi dans son article, qu'il voit un "age d'or" avec RH 5.1, qui laissait des gros fichiers coredump dans le répertoire courant en cas de plantage, sans compter les "longues" nuit d'édition de xorg.conf sur des configurations hors des clous … plus d'autres choses qui ont fait apprendre la ligne commande ou les interfaces curses à beaucoup d'utilisateurs de l'époque.
IMHO
Ses "ages sombres", c'est justement la période de maturation des bureaux, avec des traductions finalisées, la mise en place de règles communes, l'intégration de bons GUIs pour les gestionnaires de paquets, etc…
Pour lui si ça bouge pas, ça stagne + sa diatribe Osx à côté de la plaque + Docker (pour les devs oui, mais l'utilisateur Desktop …) + Flatpak (juste un autre gestionnaire de paquet déporté) + des tas de petits autres trucs … Hé bien :
Ce journal montre toute la rigueur qui est mise en place par la rédactrice quant à l'étude du taxon concerné :
Des problématiques problématises
Des chiffres qui forment des nombres
Des graphes on ne peu plus graphiques
Des illustrations très illustres
Un travail exemplaire !
Note spéciale sur la bibliographie, et surtout; Des Martiens au Sahara, ouvrage que je vais m'empresser de lire, ayant déjà fort apprécié un autre essai du même auteur.
Un bon article ; qui se penche sur l’aspect générationnel de la chose, en tout cas c’est pour ça qu’il m’a intéressé, d’autant plus que je fais partie de la classe d’âge des personnes interrogées.
2 cents de ma vie puis retour au point :
Au milieu des années 90, il y avait pas mal de jeunes en déshérence universitaire qui arrivés entre la licence et la maîtrise se posaient la question de leur avenir pécuniaire, et j’en faisais partie.
Tu connais un peu l’informatique, tu as de la jugeote; le secteur recrute avec formation en alternance avec stage rémunéré, et zou !
J’ai eu des « profs » de COBOL, qui une fois balayé les bases, t’imprimaient les docs plus des exos et ne venaient plus en cours; en ayant expliqué avant, de façon honnête, que la formation était en partie financée par leur boite et que celle-ci recrutait sur cinq postes de dev, que c’était très bien payé et que le triage des candidats s’effectuait par la "sélection naturelle" : En gros, tu as la doc et les bases et si tu réussis les exos sans aide externe, c’est dans la poche … grok or die !
Heureusement que les 30 autres "non élus" dont je faisais partie ont eut des cours de Pascal et de Merise pour ne pas sortir de la formation en slip.
Et le point (IMHO):
COBOL c’est de la banque et de l’industrie avec un passif informatique des années 60 basé sur du gros travail d’équipe hiérarchisé en chefs de projet et pisses-code. La dette n’est pas tant technique que sociale; ce monde fonctionne encore, mais ceux qui le font tourner vieillissent. Je pense qu’ils vont arriver à recruter (c’est juste une question de disposition d’esprit), mais ils doivent le faire avant que ceux qui sont censés "passer la balle" ne partent en retraite et laissent plein de morceaux de code imbitable sauf pour les initiés.
C’est comme les cultes à secret dont les membres les plus éminents trépassent avant d’avoir transmis leur savoir; sauf qu’en informatique, le secret c’est qu’il n’y a pas de secret, juste du code.
Quand j'ai écrit la dépêche je me suis focalisé sur ce que je connais, et mon usage de Blender de façon pro est limité.
L'adoption croissante de Blender par les indépendants/petits studios puis par les grands, mérite une dépêche à part entière, dans laquelle je ne vais pas me lancer, je peux néanmoins donner mon point de vue personnel :
Même si je l'utilise depuis la 2.7 (sortie en 2014), Blender a vraiment changé à la version 2.8, qui a mis plus de 4 ans à sortir, (dans un des articles que tu pointes il parlent d'un investissement d'Epic Games en 2019 qui aurait changé la donne, je pense qu'ils ont investit en voyant des betas, quand le boulot était en grande partie déjà fait).
Oui, la 2.8 a changé la donne: toute l'UI a été refaite et le workflow de l'utilisateur a été plus que grandement amélioré, la fenêtre de visualisation a intégré le moteur de rendu eevee; avec en plus de l'effet WYSIWYG, le fait que eevee pouvait être utilisé ad-hoc pour des rendus "honnêtes".
Pour les indépendants et les petits studios, c'était un cadeau inespéré, vu que Blender était déjà un établi à presque tout faire (Vidéo, composition, sculpture, animation, etc..), là où d'autres softs se spécialisaient. Produire de bout-en-bout avec un seul logiciel libre … que demande le peuple !
La devise en 2019 sur les forums, c'était "Blender can do it", et il le faisait.
Exemple: A l'époque, pour gagner du temps, j’utilisais même Blender à la place de Inkscape et Gimp pour faire du texte dynamique avec effets, le tout rendu avec eevee en HD sur fond transparent.
Mais tout ça c'est de l'histoire; pour le reste je laisse à des personnes plus informées que moi le soin de l'écrire et vais me contenter de faire des dépêches de sorties pour les versions à suivre.
Je connais pas grand chose aux logiciels CAD, c'est juste qu'à chaque fois que je lis un article sur DLFP au sujet de FreeCad, OpenSCAD ou autre j'ai l'impression que ce n'est pas totalement le même monde que Blender (j'avais bien aimé ce journal récent).
Bien sur il y a des outils de mesure et des notions d'échelle dans Blender et on peut le paramétrer pour faire des volumes précis, sans compter les Addons orientés rendu industriel. Mais c'est (pour moi) comme essayer de faire de l'électronique avec un couteau Suisse.
Pour faire des démos de visualisation précises, des rendus génériques pour mise en situation etc. il y a plein d'outils d'échange assez bluffants (cf OpenBIM) comme tu l'as noté dans ton poste; ceux qui les utilisent doivent autant maîtriser la CAD que Blender.
Quoi qu'il en soit, l'essentiel c'est qu'il y ai des ponts et de l'interopérabilité pour que chacun y trouve un intérêt (oui c'est banal comme phrase, mais c'est bien de le rappeler).
Ben, en fait un Addon c'est un zip avec un dossier contenant un des scripts python tapant dans l'API de Blender plus un fichier de description spécifique (comme les packages de distributions Linux).
Récemment, la Fondation Blender a décidé de créer des repos officielles qui permettent d'avoir des mises à jour automatiques sur les Addons qui y sont déposés. Ils ont appelé ça des Extensions.
Note 1: Les deux sont utilisables et on peut bloquer les mises à jour sur les Extensions si on le souhaite.
Note 2: La majorité des Addons payants utilisent l'ancien système (zip), Blender n'aime pas autoriser le téléchargement depuis des repos tierces sauf si on le coche explicitement dans les préférences de la gestion des Addons.
Différence entre dpkg -i et apt install pour les Debianistes :)
En ce qui me concerne je travaille sans vignettes. Avec 5 à 6 versions d'un même fichier qui ont des légères modifications le "vignetage" est une source d'erreur; c'est pourquoi je préfère nommer les fichiers de façon stricte ce qui aide quand je fais des ls | grep ou des find recherches.
Quand on bosse avec des personnes qui se basent sur des vignettes, c'est sur que ça complexifie les choses; mais bon je constate à l'usage que la majorité des erreur d'écrasement du mauvais fichier viennent de ceux qui utilisent des vignettes.
L'ergonomie nécessite d'adapter les outils à la personne concernée, mais également demande à la personne concernée de comprendre les outils. L'interface magique n'existe pas. Si Goolag, et Kromou (moi ça me fait rire) on une interface ergonomique c'est que la majorité des utilisateurs se donnent des conseils d'utilisation de ces interfaces, et plus il y a d'utilisateurs et plus il y a de conseils.
Ces deux sociétés privées profitent de l'effet de masse et de la force de l'habitude; il reste que le M. Raoul (oui je trouve que Mme Michu on lui casse beaucoup trop de sucre sur le dos) qui ne comprend rien à la "fromatique" et à "interplanète" ne comprendra rien sans qu'on lui explique, peu importe l'interface.
Question "chevilles" et solutions, je pense que tu gonfle trop celles des GAFAM, je dépanne des Zindaube et du Gloulgoule (Hilarant non ?) une fois par semaine (j'ai négocié ça dans mon contrat de travail, plus c'est usant); ben niveau facilité de dépannage ça tourne entre Kafka et Ubu, même les convaincus s'en plaignent.
Je pense que ce serait plus productif d'investir du temps, de l'argent et de l'énergie à construire, améliorer et promouvoir ce qui existe déjà
Ce qui est lassant, c'est d'entendre toujours les mêmes discours pseudo positivistes, car ces efforts sont faits du côté du libre depuis des années. Du côté des clients qui se prennent pour des utilisateurs, rien ne bouge … c'est donc pour ça qu'on milite.
Merci pour la référence de la bio de K. Dick que je connaissait pas !
La rémunération des œuvres chez les auteurs de SF, fantastique, polar a toujours été difficile pour des genres considérés comme "mineurs".
L’industrie du livre qui explose fin 19ème début 20ème, paupérise encore plus ces auteurs; cf les Pulps aux USA et les feuilletons en France avec par ex Fantomas. K. Dick a sans doute été victime de cet héritage (en plus de ses addictions diverses).
C'est pas mon préféré, même si le traitement du personnage est génial (porte flingue paumé que la banalité pousse à la connerie. La rédemption arrive par la femme artificielle, mais bon…).
Le style de K.Dick (même en Anglais) est aussi sec que borderline, comme un WS. Burroughs en descente de codéine. IMHO.
Je préfère Substance mort avec sa vision plus que (et encore) lucide du pharmaco-état. Ou Radio libre Albemuth justement car ce n'est pas du vrai K.Dick.
C'est vraiment une maison d'édition au catalogue sympa: Et leur collection est vraiment hétéroclite: Ils ré-éditent des vielles séries Pulp et des nouvelles de Ursula le Guin (YES!), font une série spéciale avec des romans courts (heure lumière), éditent les essais de Roland Lehoucq, etc.
Perso je lis pas beaucoup de SF, je préfère le "fantastique".
Dans mes derniers SF il y a:
# Ça sent la Twilight Zone
Posté par raum_schiff . En réponse à la dépêche Nouvelles sur l’IA de février 2026. Évalué à 3 (+2/-0).
Personne n'a eu l'idée de demander à un LLM si son but était de servir l'humain ?
Ok je ------> [@]
[^] # Re: Remonter aux origines du (ou des) mythe du dragon.
Posté par raum_schiff . En réponse au lien [SHS] Peut-on binariser les mythes ?. Évalué à 1 (+0/-0).
Je m'en doute !
[^] # Re: Remonter aux origines du (ou des) mythe du dragon.
Posté par raum_schiff . En réponse au lien [SHS] Peut-on binariser les mythes ?. Évalué à 3 (+2/-0).
L’émission de France Culture peut suffire amplement, sauf si on aime lire des pavés de 900 pages qui forcent à prendre son dico à chaque paragraphe (de moins en moins quand on en a lu deux ou trois).
Les SHS (Sciences Humaines et Sociales …
Sciences Hors Sujet), c’est juste un loisir comme un autre, après tout :-)[^] # Re: Source
Posté par raum_schiff . En réponse au lien [Lordon parle de vous] Marx va avoir raison (IA et lutte des classes). Évalué à 7 (+6/-0).
Il y a autant de véhémence dans l'article de Lordon que dans l'interview de Shuner; la différence c'est juste une question d'approche du problème.
Lordon fait une analyse marxiste (on s'en doute), en mettant en avant la dialectique (version Marx) dans le contexte récent de l’IA et de la mondialisation de l’infrastructure informatique, avec un trait d’humour cynique sur le matérialisme dialectique pur-jus.
Shuner, fait une analyse d’oportunité de l’individu face ce même fait, le présentant comme un état inéluctable; donc dans une dialectique tout aussi univoque que Lordon (sans l’humour, hélas), voire même relevant un poil de l’eschatologie (son dernier paragraphe est criant à ce sujet).
Donc deux points de vue, dont la valeur tient de visions différentes de ce nouvel outil de production (l’IA).
L’article de blog "Why We've Tried to Replace Developers Every Decade" donne un autre point de vue sur l’historicité de l’automatisation du code (à mon avis une bonne analyse de la chose), et parle au final d’un "rêve qui refléterai un besoin légitime", terme carément claqué au sol (mais bon ce n’est qu’un codeur … donc on va lui passer cette "véhémence").
Personnellement je sais de quel côté je penche…
[^] # Re: Remonter aux origines du (ou des) mythe du dragon.
Posté par raum_schiff . En réponse au lien [SHS] Peut-on binariser les mythes ?. Évalué à 2 (+1/-0).
Bien vu !
J'étais en train d'écouter l'émission, quand j'ai un peu fouillé sur sur l'invité (Julien d'Huy); et vu que j'avais déjà lu du Le Quellec sur le sujet (statistiques et mythologie) … ça a bouclé la boucle.
# Bonus-Malus
Posté par raum_schiff . En réponse au lien MALUS - Thank You for Your Service: On the Obsolescence of Open Source. Évalué à 1 (+0/-0).
Super fun, et pince-sans-rire comme il faut.
J'ai passé un très bon moment de lecture, merci pour le lien.
[^] # Re: Vrais fachos ou surréaction ?
Posté par raum_schiff . En réponse au journal Les "fachos", fascistes, nazis et autres intolérants sont-ils tolérés sur linuxfr.org ?. Évalué à 3 (+2/-0). Dernière modification le 01 mars 2026 à 15:23.
Pourquoi séparer racisme individuel et racisme émergeant du phénomène d'endogroupe ?
Pourquoi corréler si fortement domination et endogroupe ?
L'individu est en grande partie déterminé par des facteurs sociaux.
Par exemple la théorie du "coup de poignard dans le dos" avait pour les nazis des buts clairement politiques visant avant tout le groupe social des anciens combattants déjà habitués à la propagande anti-syndicaliste et anti-sémite du reich (zweites).
La division "eux/nous" est un caractère qu'on retrouve dans toutes les sociétés humaines; plus les sociétés se complexifient plus les critères des endogroupes se diversifient et se croisent.
Le phénomène "eux/nous" n'a aucun rapport direct avec la domination d'un groupe par un autre; seul l'effet majoritaire permet une plus grande violence symbolique / physique d'un groupe sur un autre, en plus de facteurs historiques (comparer la vison des "barbares" entre les grecs et les romains).
On peut observer des dominations au sein même d'un endogroupe constitué, telles que le rapport parent/enfant, la division sexuée du travail, les rapport de richesse, etc …
Quand au racisme, il peut naître sur le terreau de l'appartenance à un endogroupe mais il n'en est pas un équivalant stricto-sensu.
C'est dimanche et je n'ai pas le temps d'étayer, juste que mes observations sont tirées majoritairement de ces deux ouvrages :
Cdt,
[^] # Re: Retour vers le futur
Posté par raum_schiff . En réponse au journal Bug : Enki Bilal. Évalué à 5 (+4/-0).
En fait Bilal est dans la même veine que Druillet, ce qui a l'avantage d'avoir dans une BD certaines planches qui sont de vraies œuvres d'art, même si le scénario passe à la trappe.
Cela doit être un syndrome français si on lit des "bédéistes" comme Bourgeon, Comes, Sorel, Tardi pour ceux que je connais (même si leur scénarisation est un peu plus touffue, Cf Bourgeon).
IMHO; c’est pour ça que le terme roman graphique peut être se comprendre comme: L’image fait sens ou le sens fait l’image … dans les deux cas je ne boude pas mon plaisir quand je tombe sur une bonne BD; même si en vieux ronchon je suis d’accord avec Edgar quand il parle de composition.
# Retour vers le futur
Posté par raum_schiff . En réponse au journal Bug : Enki Bilal. Évalué à 5 (+4/-0).
Mes 2cents :
Ce 'nal va peut-être me donner envie me remettre à Bilal.
Ses collaborations avec Pierre Christin dans les années 80 on donné des albums mémorables.
J'avais lâché à fin des années 90 avec le "sommeil du monstre".
IMHO, autant Bilal est un dessinateur/illustrateur aussi bon qu'original; autant quand il est seul au scénario, il a tendance à partir un dans tous les sens, cf la trilogie Nikopol qui finit un peu en eau de boudin.
A voir …
[^] # Re: Follow the moula + 1
Posté par raum_schiff . En réponse au lien Après "l'âge d'or" et les "âges sombres", la "renaissance" du bureau Linux. Évalué à 2 (+1/-0).
Je suis entièrement d'accord avec ta réponse.
A noter aussi dans son article, qu'il voit un "age d'or" avec RH 5.1, qui laissait des gros fichiers coredump dans le répertoire courant en cas de plantage, sans compter les "longues" nuit d'édition de xorg.conf sur des configurations hors des clous … plus d'autres choses qui ont fait apprendre la ligne commande ou les interfaces curses à beaucoup d'utilisateurs de l'époque.
IMHO
Ses "ages sombres", c'est justement la période de maturation des bureaux, avec des traductions finalisées, la mise en place de règles communes, l'intégration de bons GUIs pour les gestionnaires de paquets, etc…
Pour lui si ça bouge pas, ça stagne + sa diatribe Osx à côté de la plaque + Docker (pour les devs oui, mais l'utilisateur Desktop …) + Flatpak (juste un autre gestionnaire de paquet déporté) + des tas de petits autres trucs … Hé bien :
On a pas vécu les mêmes choses lui et moi !
[^] # Re: Des fayens dans les illustrations
Posté par raum_schiff . En réponse au journal À la recherche du Linuxfrien type. Évalué à 4 (+3/-0).
Jeux de Molay … Référence Templière ?
Ok, Je ---------------> []
[^] # Re: Sans oublier les courbes qui se croisent
Posté par raum_schiff . En réponse au journal À la recherche du Linuxfrien type. Évalué à 2 (+1/-0).
Mince, comme moi !
Alors du coup retour à …
Linux 6.12.48+deb13-amd64 #1 SMP PREEMPT_DYNAMIC Debian 6.12.48-1 (2025-09-20) x86_64 GNU/Linux
[^] # Re: Des fayens dans les illustrations
Posté par raum_schiff . En réponse au journal À la recherche du Linuxfrien type. Évalué à 2 (+1/-0).
Si vous me permettez de rebondir sur votre dernier paragraphe, avec la publication prochaine du célèbre professeur Quatermass :
"Les Esséniens sont-ils des paramécies comme les autres ?"
Aux éditions Planète, comprenant une préface post-morten via résonateur Tillinghast avec l'ectoplasme de Jacques Bergier.
# Une étude plus que sérieuse
Posté par raum_schiff . En réponse au journal À la recherche du Linuxfrien type. Évalué à 6 (+5/-0).
Ce journal montre toute la rigueur qui est mise en place par la rédactrice quant à l'étude du taxon concerné :
Un travail exemplaire !
Note spéciale sur la bibliographie, et surtout; Des Martiens au Sahara, ouvrage que je vais m'empresser de lire, ayant déjà fort apprécié un autre essai du même auteur.
# Matière grise en train de blanchir
Posté par raum_schiff . En réponse au lien Faut-il se débarrasser des systèmes COBOL ? Entre dédain et transmission des savoirs. Évalué à 6 (+5/-0). Dernière modification le 31 décembre 2025 à 13:10.
Un bon article ; qui se penche sur l’aspect générationnel de la chose, en tout cas c’est pour ça qu’il m’a intéressé, d’autant plus que je fais partie de la classe d’âge des personnes interrogées.
2 cents de ma vie puis retour au point :
Au milieu des années 90, il y avait pas mal de jeunes en déshérence universitaire qui arrivés entre la licence et la maîtrise se posaient la question de leur avenir pécuniaire, et j’en faisais partie.
Tu connais un peu l’informatique, tu as de la jugeote; le secteur recrute avec formation en alternance avec stage rémunéré, et zou !
J’ai eu des « profs » de COBOL, qui une fois balayé les bases, t’imprimaient les docs plus des exos et ne venaient plus en cours; en ayant expliqué avant, de façon honnête, que la formation était en partie financée par leur boite et que celle-ci recrutait sur cinq postes de dev, que c’était très bien payé et que le triage des candidats s’effectuait par la "sélection naturelle" : En gros, tu as la doc et les bases et si tu réussis les exos sans aide externe, c’est dans la poche … grok or die !
Heureusement que les 30 autres "non élus" dont je faisais partie ont eut des cours de Pascal et de Merise pour ne pas sortir de la formation en slip.
Et le point (IMHO):
COBOL c’est de la banque et de l’industrie avec un passif informatique des années 60 basé sur du gros travail d’équipe hiérarchisé en chefs de projet et pisses-code. La dette n’est pas tant technique que sociale; ce monde fonctionne encore, mais ceux qui le font tourner vieillissent. Je pense qu’ils vont arriver à recruter (c’est juste une question de disposition d’esprit), mais ils doivent le faire avant que ceux qui sont censés "passer la balle" ne partent en retraite et laissent plein de morceaux de code imbitable sauf pour les initiés.
C’est comme les cultes à secret dont les membres les plus éminents trépassent avant d’avoir transmis leur savoir; sauf qu’en informatique, le secret c’est qu’il n’y a pas de secret, juste du code.
[^] # Re: Utilisation professionnelle
Posté par raum_schiff . En réponse à la dépêche Blender 5.0 est de sortie. Évalué à 5.
Quand j'ai écrit la dépêche je me suis focalisé sur ce que je connais, et mon usage de Blender de façon pro est limité.
L'adoption croissante de Blender par les indépendants/petits studios puis par les grands, mérite une dépêche à part entière, dans laquelle je ne vais pas me lancer, je peux néanmoins donner mon point de vue personnel :
Même si je l'utilise depuis la 2.7 (sortie en 2014), Blender a vraiment changé à la version 2.8, qui a mis plus de 4 ans à sortir, (dans un des articles que tu pointes il parlent d'un investissement d'Epic Games en 2019 qui aurait changé la donne, je pense qu'ils ont investit en voyant des betas, quand le boulot était en grande partie déjà fait).
Oui, la 2.8 a changé la donne: toute l'UI a été refaite et le workflow de l'utilisateur a été plus que grandement amélioré, la fenêtre de visualisation a intégré le moteur de rendu eevee; avec en plus de l'effet WYSIWYG, le fait que eevee pouvait être utilisé ad-hoc pour des rendus "honnêtes".
Pour les indépendants et les petits studios, c'était un cadeau inespéré, vu que Blender était déjà un établi à presque tout faire (Vidéo, composition, sculpture, animation, etc..), là où d'autres softs se spécialisaient. Produire de bout-en-bout avec un seul logiciel libre … que demande le peuple !
La devise en 2019 sur les forums, c'était "Blender can do it", et il le faisait.
Exemple: A l'époque, pour gagner du temps, j’utilisais même Blender à la place de Inkscape et Gimp pour faire du texte dynamique avec effets, le tout rendu avec eevee en HD sur fond transparent.
Mais tout ça c'est de l'histoire; pour le reste je laisse à des personnes plus informées que moi le soin de l'écrire et vais me contenter de faire des dépêches de sorties pour les versions à suivre.
[^] # Re: RPython du coup ?
Posté par raum_schiff . En réponse au lien Les développeurs principaux de CPython proposent d'intégrer Rust afin d'améliorer la sécurité. Évalué à 2.
Crust ?
OK, je --------> []
# Plus, plus
Posté par raum_schiff . En réponse au lien GIMP a 30 ans!. Évalué à 3.
Joyeux anniversaire à Wilber et à tous ceux qui le soutiennent !
♥
Plus …
Longue vie et prospérité !
[^] # Re: Blender et CAD
Posté par raum_schiff . En réponse à la dépêche Blender 5.0 est de sortie. Évalué à 5.
Je connais pas grand chose aux logiciels CAD, c'est juste qu'à chaque fois que je lis un article sur DLFP au sujet de FreeCad, OpenSCAD ou autre j'ai l'impression que ce n'est pas totalement le même monde que Blender (j'avais bien aimé ce journal récent).
Bien sur il y a des outils de mesure et des notions d'échelle dans Blender et on peut le paramétrer pour faire des volumes précis, sans compter les Addons orientés rendu industriel. Mais c'est (pour moi) comme essayer de faire de l'électronique avec un couteau Suisse.
Pour faire des démos de visualisation précises, des rendus génériques pour mise en situation etc. il y a plein d'outils d'échange assez bluffants (cf OpenBIM) comme tu l'as noté dans ton poste; ceux qui les utilisent doivent autant maîtriser la CAD que Blender.
Quoi qu'il en soit, l'essentiel c'est qu'il y ai des ponts et de l'interopérabilité pour que chacun y trouve un intérêt (oui c'est banal comme phrase, mais c'est bien de le rappeler).
[^] # Re: Chouette dépêche
Posté par raum_schiff . En réponse à la dépêche Blender 5.0 est de sortie. Évalué à 10.
Ben, en fait un Addon c'est un zip avec un dossier contenant un des scripts python tapant dans l'API de Blender plus un fichier de description spécifique (comme les packages de distributions Linux).
Récemment, la Fondation Blender a décidé de créer des repos officielles qui permettent d'avoir des mises à jour automatiques sur les Addons qui y sont déposés. Ils ont appelé ça des Extensions.
Note 1: Les deux sont utilisables et on peut bloquer les mises à jour sur les Extensions si on le souhaite.
Note 2: La majorité des Addons payants utilisent l'ancien système (zip), Blender n'aime pas autoriser le téléchargement depuis des repos tierces sauf si on le coche explicitement dans les préférences de la gestion des Addons.
Différence entre dpkg -i et apt install pour les Debianistes :)
[^] # Re: Problème récurrent avec les applis
Posté par raum_schiff . En réponse au lien GIMP 3.2 RC1: Première Release Candidate pour GIMP 3.2. Évalué à 4.
IMHO.
En ce qui me concerne je travaille sans vignettes. Avec 5 à 6 versions d'un même fichier qui ont des légères modifications le "vignetage" est une source d'erreur; c'est pourquoi je préfère nommer les fichiers de façon stricte ce qui aide quand je fais des
ls | grep ou des findrecherches.Quand on bosse avec des personnes qui se basent sur des vignettes, c'est sur que ça complexifie les choses; mais bon je constate à l'usage que la majorité des erreur d'écrasement du mauvais fichier viennent de ceux qui utilisent des vignettes.
[^] # Re: Alternatives
Posté par raum_schiff . En réponse à la dépêche Le numéro 5 du Lama déchainé crie Non à Google !. Évalué à 7.
L'ergonomie nécessite d'adapter les outils à la personne concernée, mais également demande à la personne concernée de comprendre les outils. L'interface magique n'existe pas. Si Goolag, et Kromou (moi ça me fait rire) on une interface ergonomique c'est que la majorité des utilisateurs se donnent des conseils d'utilisation de ces interfaces, et plus il y a d'utilisateurs et plus il y a de conseils.
Ces deux sociétés privées profitent de l'effet de masse et de la force de l'habitude; il reste que le M. Raoul (oui je trouve que Mme Michu on lui casse beaucoup trop de sucre sur le dos) qui ne comprend rien à la "fromatique" et à "interplanète" ne comprendra rien sans qu'on lui explique, peu importe l'interface.
L’ignorance, c’est le bonheur, pour certaines grosses firmes.
Question "chevilles" et solutions, je pense que tu gonfle trop celles des GAFAM, je dépanne des Zindaube et du Gloulgoule (Hilarant non ?) une fois par semaine (j'ai négocié ça dans mon contrat de travail, plus c'est usant); ben niveau facilité de dépannage ça tourne entre Kafka et Ubu, même les convaincus s'en plaignent.
Ce qui est lassant, c'est d'entendre toujours les mêmes discours pseudo positivistes, car ces efforts sont faits du côté du libre depuis des années. Du côté des
clientsqui se prennent pour des utilisateurs, rien ne bouge … c'est donc pour ça qu'on milite.[^] # Re: Est-ce que les linuxfriens rêvent de moules électriques ?
Posté par raum_schiff . En réponse au journal Revue Bifrost : « IA : le futur rêve-t-il toujours de moutons électriques ? ». Évalué à 3.
Merci pour la référence de la bio de K. Dick que je connaissait pas !
La rémunération des œuvres chez les auteurs de SF, fantastique, polar a toujours été difficile pour des genres considérés comme "mineurs".
L’industrie du livre qui explose fin 19ème début 20ème, paupérise encore plus ces auteurs; cf les Pulps aux USA et les feuilletons en France avec par ex Fantomas. K. Dick a sans doute été victime de cet héritage (en plus de ses addictions diverses).
[^] # Re: Est-ce que les linuxfriens rêvent de moules électriques ?
Posté par raum_schiff . En réponse au journal Revue Bifrost : « IA : le futur rêve-t-il toujours de moutons électriques ? ». Évalué à 3.
C'est pas mon préféré, même si le traitement du personnage est génial (porte flingue paumé que la banalité pousse à la connerie. La rédemption arrive par la femme artificielle, mais bon…).
Le style de K.Dick (même en Anglais) est aussi sec que borderline, comme un WS. Burroughs en descente de codéine. IMHO.
Je préfère Substance mort avec sa vision plus que (et encore) lucide du pharmaco-état. Ou Radio libre Albemuth justement car ce n'est pas du vrai K.Dick.
# Le Bélial c'est du bon
Posté par raum_schiff . En réponse au journal Revue Bifrost : « IA : le futur rêve-t-il toujours de moutons électriques ? ». Évalué à 5.
C'est vraiment une maison d'édition au catalogue sympa: Et leur collection est vraiment hétéroclite: Ils ré-éditent des vielles séries Pulp et des nouvelles de Ursula le Guin (YES!), font une série spéciale avec des romans courts (heure lumière), éditent les essais de Roland Lehoucq, etc.
Perso je lis pas beaucoup de SF, je préfère le "fantastique".
Dans mes derniers SF il y a:
nofuture corporatiste)