Le pilote NVK marche super bien ! J'ai une vieille carte GeForce GTX 660 (GK104) et le driver officiel Nvidia ne marchait plus du tout depuis longtemps. OpenGL était fourni via nouveau et ça fonctionnait bien mais point de Vulkan. Et puis NVK est arrivé ! Je peux donc prolonger la durée de vie de cette vieille carte sans aucun problème, y compris avec des API graphiques modernes.
J'utilise SDL_gpu pour faire des jeux et jusqu'à présent, sur cette machine, ça passait par le driver logiciel. Au moins, j'étais obligé d'optimiser les aspects graphiques à fond pour que ça tourne dignement. Mais avec NVK, ça a changé des choses, c'est beaucoup plus fluide.
C'est le terme lui-même qui est impropre puisque qu'il n'a rien à voir avec la «propriété» au sens de la propriété matérielle. D'ailleurs, les codes régissant la propriété et la «propriété intellectuelle» sont bien distincts. Le mécanisme principal pour soutenir la propriété intellectuelle est d'accorder un monopole temporaire pour l'exploitation d'une œuvre ou d'une invention. Donc, absolument rien à voir avec la propriété matérielle (usus, fructus, abusus). Le terme «propriété» est donc totalement impropre. Il n'a qu'un seul but en fait : la confusion. Faire croire qu'une œuvre serait comme un objet matériel et qu'elle a un propriétaire. Et donc, on en arrive à des contresens du genre «la copie, c'est du vol», slogan préféré des multinationales du divertissement. Or, si je fais une copie d'une œuvre, par définition, je ne soustrais pas l'œuvre originale, elle est toujours là, en particulier à l'heure du numérique. Ce n'est donc en rien du vol. C'est de la contrefaçon (je n'ai pas le droit de faire cette copie). Et en particulier, ça n'a aucun rapport avec toute les lois concernant le vol. D'autres termes ont été proposés mais aucun ne s'est vraiment détaché, à tel point qu'aujourd'hui, la confusion est devenue la norme.
Donc je pense qu'on se trompe de combat quand on cherche à supprimer le concept de protection intellectuelle
Qui a parlé de ça ? Personne. On peut combattre le terme impropre de «propriété intellectuelle» sans vouloir remettre en cause le principe des droits d'auteur. Je rappelle quand même que le principe sous-jacent, c'est un compromis social entre le droit pour les auteurs de bénéficier des fruits de leur travail et le droit pour la société de bénéficier de la diffusion des œuvres artistiques et des inventions. Ce compromis est à l'heure actuelle très en faveur des auteursayant droits, grâce à l'influence des multinationales du divertissement genre Disney, Universal, Sony et autre du même acabit.
Il ne m'a jamais semblé problématique qu'une oeuvre de l'esprit ait un "propriétaire".
Une œuvre de l'esprit a un auteur, pas un propriétaire. Et cet auteur a des droits sur son œuvre, droits qu'il va garder (notamment ses droits moraux) et droits qu'il peut céder par contrat à une maison d'édition, une maison de disque, etc (ses droits patrimoniaux).
mais de là à considérer la propriété intellectuelle comme un "non sens", je ne vois pas ce qui le justifierait.
Ça tombe bien, je n'ai pas dit que la «propriété intellectuelle» était un non-sens, mais que le terme pour décrire le droit d'auteur (et tous les autres trucs dans le même sac) l'était.
Tu me prêtes des intentions qui ne sont pas les miennes. Moi, je suis resté bloqué quelques années en arrière, il faut croire, parce que je pensais naïvement que sur un site comme linuxfr, tout le monde était d'accord pour dire que le terme «propriété intellectuelle» était un non-sens total, sans pour autant être taxé de RMSiste acharné (ce que je ne suis pas du tout). Je crois que je me suis lourdement trompé.
Mais bon, je pense que les événements récents et à venir vont rappeler à tout le monde que la propriété intellectuelle n'a rien à voir avec la propriété. En particulier quand on parle d'œuvres dématérialisées. L'annonce par Sony de l'arrêt de la production de disque physique pour la future PS6 vient rappeler qu'on achète pas un jeu vidéo dont on est le propriétaire, on achète juste un droit de l'utiliser dans les conditions décidées par ceux qui le vendent. Et que celui-ci peut décider de retirer ce jeu de notre bibliothèque de façon unilatérale. Pourtant, on a bien l'impression d'être propriétaire de ce qu'on a acheté, non ? C'est bien dans ce genre de circonstance que l'analogie entre propriété et propriété intellectuelle trouve très vite ses limites et que (re)dire que la propriété intellectuelle est un terme totalement impropre revient en force.
Tu aurais dû préciser que tu n'es pas un spécialiste juridique parce que tu affirmes des trucs et certains sont manifestement faux :
le droit de propriété (dont dérive le droit d'auteur)
Non, le droit d'auteur ne dérive pas du droit de propriété pour tout un tas de raisons juridiques et pratiques. Le terme «propriété intellectuelle» n'est destiné qu'à faire croire que c'est le cas pour prétendre que «la copie c'est du vol» alors que ça relève de la contrefaçon et pas du vol, justement.
un avantage Mac sur les logiciels de, disons, vidéo/graphisme
Il existe encore vraiment cet avantage ? Parce qu'il a surtout existé à l'époque où les mac avaient une architecture PowerPC, avec des calculs flottants qui explosaient ceux d'Intel (c'est une époque très lointaine). Mais depuis, est-ce que c'est la machine qui fait la différence ? Ou alors l'habitude et une légende qui perdurent ?
Ça sert à accélérer la chute du capitalisme moderne via une grosse bulle prête à éclater et qui va en entraîner d'autres dans la foulée. Ha, tu voulais dire si on l'utilise ?
la communication de ces entreprises est bien difficile à décoder.
«Admettons qu’en matière de production d’épopée — c’est-à-dire de croyance, précisément —, les capitalistes étasuniens savent y faire. En l’occurrence, ils ne pleurent pas la légende et nous régalent d’horizons grandioses, fut-ce sous une forme inhabituelle, légèrement paradoxale d’ailleurs, qui consiste à convaincre l’humanité du risque terrible, quasiment annihilateur, qu’elle encourt à plonger dans l’IA. Dario Amodei, le patron d’Anthropic, est passé maître en ce registre rhétorique, qui sous couleur de contrition, livre en fait un sous-texte aux intérêts bien compris : 1) L’IA est un très grand péril = c’est un outil d’une puissance inouïe, ce qui devrait vous intéresser (beaucoup) ; 2) J’ai enfanté un monstre mais je le dis, partant ma conscience éthique est sans tâche — achetez donc chez moi pour avoir de la vertu en plus de l’arme fatale ; 3) Le gouvernement du monde libre est désormais informé qu’un tel outil ne doit pas tomber dans toutes les mains — les imagine-t-on chinoises ? Horreur, malheur — or les miennes, disais-je, sont tout à fait pures, par ailleurs si jamais les choses économiques et financières tournaient mal, je recommande de ne pas nous laisser tomber comme un vulgaire Lehman Brothers. Soit la légende parfaite : des super-pouvoirs, des méchants qui ne doivent pas mettre la main dessus, des hérauts du bien — et un filet de sécurité parce qu’on ne sait jamais.»
Merci, ça vaudrait le coup que quelqu'un aille faire calculer le coût par enfant.
Fun fact: personne ne sait comment calculer exactement ce qu'on appelle le «forfait d'externat» et donc ça varie énormément d'une collectivité à l'autre. Ce qui fait dire à l'enseignement catholique qu'il y a un «manque à gagner» d'un milliard d'euros. Et le ministre a récemment refusé d'améliorer les modalités de calcul. On se demande bien pourquoi…
Pour le hors contrat, ce serait subventionné comment ?
Le hors contrat, ça ne devrait pas exister. Je veux dire, replaçons le truc globalement : on parle d'entreprises qui viennent en concurrence d'un service public essentiel et qui, en plus, s'abstiennent de toutes les obligations légales du dit service public. Qu'est-ce qui pourrait mal se passer ? Donc hors contrat, ça devrait être poubelle. Quant à son financement, actuellement, c'est soit largement subventionné à des hauteurs bien plus importantes que le public équivalent par les collectivités publiques (comme par exemple les «écoles de production», un truc du MEDEF pour sortir des gosses sans qualification mais prêt à l'emploi et qu'on jettera dans quelques années), soit par des milliardaires type Stérin. Donc poubelle.
Déjà que le «privé» subventionné à 80% par les collectivités, ça m'agace légèrement alors bon, ne poussons pas le bouchon trop loin.
En matière de financement, je rappelle aussi qu'un enfant scolarisé dans le privé sous contrat coûte moins cher à l'État que dans le public. Et scolarisé dans le hors contrat, encore moins.
C'est faux. La loi oblige les collectivités à financer le privé à hauteur de ce qu'elles mettent dans le public. Et c'est sans compter les subventions supplémentaires accordées par ces collectivités aux établissements privés. Le «privé» n'a de privé que le nom, il est très largement sous perfusion d'argent public.
Et j'ajoute que la baisse démographique fait augmenter le financement du privé. Parce que les coûts fixes liés aux bâtiments et au personnel (hors profs) restent, par définition, fixes. Tandis que le nombre d'élèves diminuent. Et comme la règle de calcul, c'est de faire la division du coût par le nombre d'élèves, ça augmente mécaniquement les subventions au privé.
Quant au hors contrat, je vais juste me taire pour la bienséance…
En fait, on a changé de paradigme sur les ordiphones Google et les ordinateurs équipés de Windows. Auparavant, on avait la métaphore du bureau : le bureau (informatique) était présenté comme un bureau (du monde réel) avec ses dossiers et ses fichiers. De nos jours, on est passé progressivement au paradigme de l'application. C'est-à-dire que la porte d'entrée pour utiliser le système, ce n'est plus un fichier sur lequel on (double-)clique mais une application qu'on lance. Dans le paradigme moderne, les fichiers sont masqués par l'application qui les mets où elle a envie (et maintenant très souvent, malheureusement, en ligne).
De mon point de vue, c'est une régression majeure dans l'utilisation de nos systèmes et je suis bien content que nos environnement de bureaux Linux ne succombent (pas trop) à ce changement de paradigme parce que ça rend l'usage du système assez opaque. Et surtout, ça nuit considérablement à la maîtrise de nos données. Avec ces systèmes «modernes», on donne littéralement toutes les données qu'on produit aux grands consommateurs de données : photos, textes, etc. C'est aussi pour cette raison que les anciennes générations qui ont connu la métaphore du bureau s'en sortent parfois bien mieux que la jeune génération qui n'a connu que le paradigme de l'application. Les vieux ont une meilleure compréhension de leur système que les jeunes.
Je ne suis pas très optimiste sur la tournure des événements. Rien n'indique qu'on va revenir à la métaphore du bureau. À moins de pousser tous les utilisateurs d'ordinateurs vers Linux.
Ça devient de plus en plus difficile de gérer toutes les nouveautés de Tiled pour un programmeur. Et là, il faut gérer en plus un format d'image complet !
Imaginons la situation inverse : ils autorisent l'IA. Ils vont alors se retrouver sous un torrent de mauvaises contributions et ils n'auront plus le temps pour les bonnes contributions. Donc je comprends parfaitement leur position.
Au delà des «impacts sociétaux et écologiques de l'IA» (qui sont réels), il y a aussi tout un flou juridique pour l'instant. Or, quand on fait du libre, on est plutôt prudent sur ces aspects parce qu'on sait que ça peut exploser au visage de tout le monde. Si à un moment donné, les travaux produits par IA sont soumis à une redevance parce que basés sur d'autres travaux, alors l'écosystème va tousser très très fort et on félicitera des gens comme les mainteneurs Flathub d'avoir pris la bonne décision.
Ta calculette, elle n'a pas besoin de la consommation énergétique d'une ville moyenne pour te donner une solution. Et en plus, elle va te donner une solution déterministe et correcte dans 100% des cas. Continue d'utiliser ta calculette.
Un jeu vidéo, ce n'est pas que du rendu graphique (heureusement). Donc, on va continuer à faire des jeux libres originaux avec les techniques graphiques pas si vieilles qui donnent des résultats pas si mal que ça.
Il s'agit d'un fork hostile, je pense que l'information est importante.
Il y a une liste non-négligeable de forks hostiles dont on peut se féliciter : xorg, LibreOffice, EGCS pour ne nommer que ceux qui viennent en tête rapidement.
Une licence pro, c'est assez facile à fermer. Il n'y a qu'une seule année de formation, généralement très peu d'étudiants (20 max), donc c'est ce qui est le moins impactant globalement. Dit autrement, ça ne se voit pas : les étudiants déjà dedans vont sortir à la fin de l'année, il suffit de couper l'admission et ça disparaît tout seul. Et puis, depuis le passage du DUT (2 ans) en BUT (3 ans), beaucoup de licences pro ont moins de flux d'entrée (mais ça dépend aussi des contextes).
Comme dans beaucoup d'université : «il n'y a plus de sous». Donc, ça coupe là où ça peut, donc dans les formations au pif (surtout pas celle du copain qui est au CA et qui n'a que 4 étudiants). Mais tout va bien, grâce aux baisses d'impôts de production, Bernard Arnaud a pu s'acheter un nouveau yacht…
# Nvidia
Posté par rewind (Mastodon) . En réponse à la dépêche Le pilote open-source Vulkan pour AMD “RADV” de chez Mesa bientôt disponible sous Windows ?. Évalué à 6 (+3/-0).
Le pilote NVK marche super bien ! J'ai une vieille carte GeForce GTX 660 (GK104) et le driver officiel Nvidia ne marchait plus du tout depuis longtemps. OpenGL était fourni via nouveau et ça fonctionnait bien mais point de Vulkan. Et puis NVK est arrivé ! Je peux donc prolonger la durée de vie de cette vieille carte sans aucun problème, y compris avec des API graphiques modernes.
J'utilise SDL_gpu pour faire des jeux et jusqu'à présent, sur cette machine, ça passait par le driver logiciel. Au moins, j'étais obligé d'optimiser les aspects graphiques à fond pour que ça tourne dignement. Mais avec NVK, ça a changé des choses, c'est beaucoup plus fluide.
[^] # Re: Comment ça touche les repos de kernel.org
Posté par rewind (Mastodon) . En réponse au journal Comment bannir (presque) tout internet. Évalué à 9 (+6/-0).
C'est le premier lien du journal
[^] # Re: IANAL
Posté par rewind (Mastodon) . En réponse au journal NVIDIA, l'OSI et la licence OpenMDW. Évalué à 5 (+2/-0).
C'est le terme lui-même qui est impropre puisque qu'il n'a rien à voir avec la «propriété» au sens de la propriété matérielle. D'ailleurs, les codes régissant la propriété et la «propriété intellectuelle» sont bien distincts. Le mécanisme principal pour soutenir la propriété intellectuelle est d'accorder un monopole temporaire pour l'exploitation d'une œuvre ou d'une invention. Donc, absolument rien à voir avec la propriété matérielle (usus, fructus, abusus). Le terme «propriété» est donc totalement impropre. Il n'a qu'un seul but en fait : la confusion. Faire croire qu'une œuvre serait comme un objet matériel et qu'elle a un propriétaire. Et donc, on en arrive à des contresens du genre «la copie, c'est du vol», slogan préféré des multinationales du divertissement. Or, si je fais une copie d'une œuvre, par définition, je ne soustrais pas l'œuvre originale, elle est toujours là, en particulier à l'heure du numérique. Ce n'est donc en rien du vol. C'est de la contrefaçon (je n'ai pas le droit de faire cette copie). Et en particulier, ça n'a aucun rapport avec toute les lois concernant le vol. D'autres termes ont été proposés mais aucun ne s'est vraiment détaché, à tel point qu'aujourd'hui, la confusion est devenue la norme.
[^] # Re: IANAL
Posté par rewind (Mastodon) . En réponse au journal NVIDIA, l'OSI et la licence OpenMDW. Évalué à 4 (+2/-1). Dernière modification le 26 août 2026 à 11:54.
Qui a parlé de ça ? Personne. On peut combattre le terme impropre de «propriété intellectuelle» sans vouloir remettre en cause le principe des droits d'auteur. Je rappelle quand même que le principe sous-jacent, c'est un compromis social entre le droit pour les auteurs de bénéficier des fruits de leur travail et le droit pour la société de bénéficier de la diffusion des œuvres artistiques et des inventions. Ce compromis est à l'heure actuelle très en faveur des
auteursayant droits, grâce à l'influence des multinationales du divertissement genre Disney, Universal, Sony et autre du même acabit.[^] # Re: IANAL
Posté par rewind (Mastodon) . En réponse au journal NVIDIA, l'OSI et la licence OpenMDW. Évalué à 9 (+6/-0).
Une œuvre de l'esprit a un auteur, pas un propriétaire. Et cet auteur a des droits sur son œuvre, droits qu'il va garder (notamment ses droits moraux) et droits qu'il peut céder par contrat à une maison d'édition, une maison de disque, etc (ses droits patrimoniaux).
Ça tombe bien, je n'ai pas dit que la «propriété intellectuelle» était un non-sens, mais que le terme pour décrire le droit d'auteur (et tous les autres trucs dans le même sac) l'était.
[^] # Re: IANAL
Posté par rewind (Mastodon) . En réponse au journal NVIDIA, l'OSI et la licence OpenMDW. Évalué à 2 (+1/-2).
Tu me prêtes des intentions qui ne sont pas les miennes. Moi, je suis resté bloqué quelques années en arrière, il faut croire, parce que je pensais naïvement que sur un site comme linuxfr, tout le monde était d'accord pour dire que le terme «propriété intellectuelle» était un non-sens total, sans pour autant être taxé de RMSiste acharné (ce que je ne suis pas du tout). Je crois que je me suis lourdement trompé.
Mais bon, je pense que les événements récents et à venir vont rappeler à tout le monde que la propriété intellectuelle n'a rien à voir avec la propriété. En particulier quand on parle d'œuvres dématérialisées. L'annonce par Sony de l'arrêt de la production de disque physique pour la future PS6 vient rappeler qu'on achète pas un jeu vidéo dont on est le propriétaire, on achète juste un droit de l'utiliser dans les conditions décidées par ceux qui le vendent. Et que celui-ci peut décider de retirer ce jeu de notre bibliothèque de façon unilatérale. Pourtant, on a bien l'impression d'être propriétaire de ce qu'on a acheté, non ? C'est bien dans ce genre de circonstance que l'analogie entre propriété et propriété intellectuelle trouve très vite ses limites et que (re)dire que la propriété intellectuelle est un terme totalement impropre revient en force.
# IANAL
Posté par rewind (Mastodon) . En réponse au journal NVIDIA, l'OSI et la licence OpenMDW. Évalué à 3 (+5/-5).
Tu aurais dû préciser que tu n'es pas un spécialiste juridique parce que tu affirmes des trucs et certains sont manifestement faux :
Non, le droit d'auteur ne dérive pas du droit de propriété pour tout un tas de raisons juridiques et pratiques. Le terme «propriété intellectuelle» n'est destiné qu'à faire croire que c'est le cas pour prétendre que «la copie c'est du vol» alors que ça relève de la contrefaçon et pas du vol, justement.
[^] # Re: Le prix du luxe
Posté par rewind (Mastodon) . En réponse au journal Pas de bras, pas de Java. Évalué à 10 (+11/-0).
Il existe encore vraiment cet avantage ? Parce qu'il a surtout existé à l'époque où les mac avaient une architecture PowerPC, avec des calculs flottants qui explosaient ceux d'Intel (c'est une époque très lointaine). Mais depuis, est-ce que c'est la machine qui fait la différence ? Ou alors l'habitude et une légende qui perdurent ?
[^] # Re: Ça vous sert à quoi au quotidien ?
Posté par rewind (Mastodon) . En réponse au journal Auto-héberger ses LLM (IA) : Débordement CPU+RAM, Mixture-of-Experts et Benchmarks. Évalué à 6 (+5/-2).
Ça sert à accélérer la chute du capitalisme moderne via une grosse bulle prête à éclater et qui va en entraîner d'autres dans la foulée. Ha, tu voulais dire si on l'utilise ?
[^] # Re: web
Posté par rewind (Mastodon) . En réponse au journal Je teste NetBSD : retour vers le passé. Évalué à 7 (+4/-0).
Quitte à faire dans le vintage, autant utiliser ft2-clone, le clone de FastTracker 2
[^] # Re: Le modèle a juste fait ce qu'on lui a demandé
Posté par rewind (Mastodon) . En réponse à la dépêche OpenAI attaque Hugging Face "sans faire exprès". Évalué à 10 (+12/-0).
«Admettons qu’en matière de production d’épopée — c’est-à-dire de croyance, précisément —, les capitalistes étasuniens savent y faire. En l’occurrence, ils ne pleurent pas la légende et nous régalent d’horizons grandioses, fut-ce sous une forme inhabituelle, légèrement paradoxale d’ailleurs, qui consiste à convaincre l’humanité du risque terrible, quasiment annihilateur, qu’elle encourt à plonger dans l’IA. Dario Amodei, le patron d’Anthropic, est passé maître en ce registre rhétorique, qui sous couleur de contrition, livre en fait un sous-texte aux intérêts bien compris : 1) L’IA est un très grand péril = c’est un outil d’une puissance inouïe, ce qui devrait vous intéresser (beaucoup) ; 2) J’ai enfanté un monstre mais je le dis, partant ma conscience éthique est sans tâche — achetez donc chez moi pour avoir de la vertu en plus de l’arme fatale ; 3) Le gouvernement du monde libre est désormais informé qu’un tel outil ne doit pas tomber dans toutes les mains — les imagine-t-on chinoises ? Horreur, malheur — or les miennes, disais-je, sont tout à fait pures, par ailleurs si jamais les choses économiques et financières tournaient mal, je recommande de ne pas nous laisser tomber comme un vulgaire Lehman Brothers. Soit la légende parfaite : des super-pouvoirs, des méchants qui ne doivent pas mettre la main dessus, des hérauts du bien — et un filet de sécurité parce qu’on ne sait jamais.»
Source : IA Krack, Frédéric Lordon
[^] # Re: Instruction à domicile
Posté par rewind (Mastodon) . En réponse au journal Le Droit d'Instruire, par l'incroyable N. B.. Évalué à 7 (+5/-1).
Fun fact: personne ne sait comment calculer exactement ce qu'on appelle le «forfait d'externat» et donc ça varie énormément d'une collectivité à l'autre. Ce qui fait dire à l'enseignement catholique qu'il y a un «manque à gagner» d'un milliard d'euros. Et le ministre a récemment refusé d'améliorer les modalités de calcul. On se demande bien pourquoi…
Le hors contrat, ça ne devrait pas exister. Je veux dire, replaçons le truc globalement : on parle d'entreprises qui viennent en concurrence d'un service public essentiel et qui, en plus, s'abstiennent de toutes les obligations légales du dit service public. Qu'est-ce qui pourrait mal se passer ? Donc hors contrat, ça devrait être poubelle. Quant à son financement, actuellement, c'est soit largement subventionné à des hauteurs bien plus importantes que le public équivalent par les collectivités publiques (comme par exemple les «écoles de production», un truc du MEDEF pour sortir des gosses sans qualification mais prêt à l'emploi et qu'on jettera dans quelques années), soit par des milliardaires type Stérin. Donc poubelle.
Déjà que le «privé» subventionné à 80% par les collectivités, ça m'agace légèrement alors bon, ne poussons pas le bouchon trop loin.
[^] # Re: Instruction à domicile
Posté par rewind (Mastodon) . En réponse au journal Le Droit d'Instruire, par l'incroyable N. B.. Évalué à 10 (+11/-0). Dernière modification le 19 juillet 2026 à 11:31.
C'est faux. La loi oblige les collectivités à financer le privé à hauteur de ce qu'elles mettent dans le public. Et c'est sans compter les subventions supplémentaires accordées par ces collectivités aux établissements privés. Le «privé» n'a de privé que le nom, il est très largement sous perfusion d'argent public.
Et j'ajoute que la baisse démographique fait augmenter le financement du privé. Parce que les coûts fixes liés aux bâtiments et au personnel (hors profs) restent, par définition, fixes. Tandis que le nombre d'élèves diminuent. Et comme la règle de calcul, c'est de faire la division du coût par le nombre d'élèves, ça augmente mécaniquement les subventions au privé.
Quant au hors contrat, je vais juste me taire pour la bienséance…
# Changement de paradigme
Posté par rewind (Mastodon) . En réponse au journal On nous cache tout on nous dit rien (rendez-moi mon filesystem !). Évalué à 10.
En fait, on a changé de paradigme sur les ordiphones Google et les ordinateurs équipés de Windows. Auparavant, on avait la métaphore du bureau : le bureau (informatique) était présenté comme un bureau (du monde réel) avec ses dossiers et ses fichiers. De nos jours, on est passé progressivement au paradigme de l'application. C'est-à-dire que la porte d'entrée pour utiliser le système, ce n'est plus un fichier sur lequel on (double-)clique mais une application qu'on lance. Dans le paradigme moderne, les fichiers sont masqués par l'application qui les mets où elle a envie (et maintenant très souvent, malheureusement, en ligne).
De mon point de vue, c'est une régression majeure dans l'utilisation de nos systèmes et je suis bien content que nos environnement de bureaux Linux ne succombent (pas trop) à ce changement de paradigme parce que ça rend l'usage du système assez opaque. Et surtout, ça nuit considérablement à la maîtrise de nos données. Avec ces systèmes «modernes», on donne littéralement toutes les données qu'on produit aux grands consommateurs de données : photos, textes, etc. C'est aussi pour cette raison que les anciennes générations qui ont connu la métaphore du bureau s'en sortent parfois bien mieux que la jeune génération qui n'a connu que le paradigme de l'application. Les vieux ont une meilleure compréhension de leur système que les jeunes.
Je ne suis pas très optimiste sur la tournure des événements. Rien n'indique qu'on va revenir à la métaphore du bureau. À moins de pousser tous les utilisateurs d'ordinateurs vers Linux.
# Ho purée...
Posté par rewind (Mastodon) . En réponse au journal Tiled 1.12.1 : une nouvelle perspective. Évalué à 7.
Ça devient de plus en plus difficile de gérer toutes les nouveautés de Tiled pour un programmeur. Et là, il faut gérer en plus un format d'image complet !
# Situation inverse
Posté par rewind (Mastodon) . En réponse au journal Un code généré par IA est-il obligatoirement du "AI slop" ?. Évalué à 10.
Imaginons la situation inverse : ils autorisent l'IA. Ils vont alors se retrouver sous un torrent de mauvaises contributions et ils n'auront plus le temps pour les bonnes contributions. Donc je comprends parfaitement leur position.
Au delà des «impacts sociétaux et écologiques de l'IA» (qui sont réels), il y a aussi tout un flou juridique pour l'instant. Or, quand on fait du libre, on est plutôt prudent sur ces aspects parce qu'on sait que ça peut exploser au visage de tout le monde. Si à un moment donné, les travaux produits par IA sont soumis à une redevance parce que basés sur d'autres travaux, alors l'écosystème va tousser très très fort et on félicitera des gens comme les mainteneurs Flathub d'avoir pris la bonne décision.
[^] # Re: Bot vs bot
Posté par rewind (Mastodon) . En réponse au journal Sortie de Bim! en version 16, avec des bots. Évalué à 3.
Tu n'as pas peur que ça devienne casse-tête à maintenir une IA faite à la main ? Notamment si tu ajoutes des fonctionnalités.
# Bot vs bot
Posté par rewind (Mastodon) . En réponse au journal Sortie de Bim! en version 16, avec des bots. Évalué à 3.
Tu as essayé de faire jouer le bot contre lui-même ?
Tu as utilisé un framework pour ton IA (genre Behavior Tree ou GOAP) ou tu as tout fait à la main ?
[^] # Re: J'ai pas besoin de faire pareil
Posté par rewind (Mastodon) . En réponse à la dépêche J'ai mis un proxy entre claude et Internet. Évalué à 9. Dernière modification le 24 avril 2026 à 08:28.
Ta calculette, elle n'a pas besoin de la consommation énergétique d'une ville moyenne pour te donner une solution. Et en plus, elle va te donner une solution déterministe et correcte dans 100% des cas. Continue d'utiliser ta calculette.
# Réponse : non
Posté par rewind (Mastodon) . En réponse à la dépêche Le jeu vidéo destiné à devenir de moins en moins libre et performant ?. Évalué à 10.
Un jeu vidéo, ce n'est pas que du rendu graphique (heureusement). Donc, on va continuer à faire des jeux libres originaux avec les techniques graphiques pas si vieilles qui donnent des résultats pas si mal que ça.
[^] # Re: Pour se faire un avis par soi même...
Posté par rewind (Mastodon) . En réponse à la dépêche Une coalition de neuf entreprises européennes lance Euro-Office, alternative bureautique souveraine et open source. Évalué à 8.
Il y a une liste non-négligeable de forks hostiles dont on peut se féliciter : xorg, LibreOffice, EGCS pour ne nommer que ceux qui viennent en tête rapidement.
# AGPL
Posté par rewind (Mastodon) . En réponse au journal OnlyOffice vs Euro-Office : une faille empêchant les forks dans AGPLv3 ?. Évalué à 10. Dernière modification le 31 mars 2026 à 10:48.
C'est pas la faille qui empêche les forks, c'est bien OnlyOffice qui empêche les forks.
[^] # Re: Pourquoi ?
Posté par rewind (Mastodon) . En réponse à la dépêche Non renouvellement de l’accréditation de la licence pro CoLibre pour la rentrée 2027. Évalué à 8.
Une licence pro, c'est assez facile à fermer. Il n'y a qu'une seule année de formation, généralement très peu d'étudiants (20 max), donc c'est ce qui est le moins impactant globalement. Dit autrement, ça ne se voit pas : les étudiants déjà dedans vont sortir à la fin de l'année, il suffit de couper l'admission et ça disparaît tout seul. Et puis, depuis le passage du DUT (2 ans) en BUT (3 ans), beaucoup de licences pro ont moins de flux d'entrée (mais ça dépend aussi des contextes).
[^] # Re: Pourquoi ?
Posté par rewind (Mastodon) . En réponse à la dépêche Non renouvellement de l’accréditation de la licence pro CoLibre pour la rentrée 2027. Évalué à 5.
Comme dans beaucoup d'université : «il n'y a plus de sous». Donc, ça coupe là où ça peut, donc dans les formations au pif (surtout pas celle du copain qui est au CA et qui n'a que 4 étudiants). Mais tout va bien, grâce aux baisses d'impôts de production, Bernard Arnaud a pu s'acheter un nouveau yacht…
[^] # Re: Cela devrait faire plaisir, mais...
Posté par rewind (Mastodon) . En réponse à la dépêche JemaOS : un système d’exploitation français et souverain pour lutter contre l'obsolescence. Évalué à 7.
Non, tout ce qui va se retrouver sur le dit cloud. C'est très problématique.