rewind a écrit 3303 commentaires

  • [^] # Re: ...râler, ronger son frein (sans passer pour un affreux réac)

    Posté par . En réponse au journal Aller au travail, quand on n'a plus le choix.. Évalué à 10 (+21/-2).

    En l'occurrence, en France le gouvernement organise le "dialogue social". Si des caisses de prévoyance ou de retraites se retrouvent déficitaires c'est le problèmes des syndicats (patronaux et de travailleurs) pas le problème du gouvernement. Enfin si, ça le devient quand il s'agit de renflouer ces mêmes caisses avec l'argent du contribuable, qui paye pour des services publics, pas pour renflouer les caisses de retraite parce que les syndicats n'arrivent pas à se mettre d'accord…

    Ha mais pas du tout en fait. C'est même exactement le contraire. Sans l'intervention du gouvernement actuel, les caisses de retraites seraient bénéficiaires cette année (Source). Mais comme Macron a promis des nouvelles baisses de cotisations sociales, il a de nouveau mis les caisses dans le rouge. Surtout que, dans le même temps, il a voté la non-compensation (auparavant, l'état devait compenser les baisses de cotisations par l'impôt, même si ce n'était pas fait à 100%, mais Macron a enlevé cette petite clause). Donc en fait, tu ne sais pas de quoi tu parles et tu ne fais que répéter des clichés sur les syndicats et les fonctionnaires.

  • [^] # Re: ...râler, ronger son frein (sans passer pour un affreux réac)

    Posté par . En réponse au journal Aller au travail, quand on n'a plus le choix.. Évalué à 9 (+7/-1).

    Oui, je reproche à ceux qui (prétendent être les seuls qui) se bougent le cul (en ignorant/snobant/méprisant toute autre forme de mobilisation) de défendre leur droits (et leurs SEULS droits, en prenant bien soin d'avoir fait taire tout autre revendication au passage).

    Tu ne dois pas avoir bien vu les revendications syndicales. Mais je ne t'en veux pas, les reportages télé tournent bien plus sur les «otages» que sur les revendications des grévistes. Ceux qui font grève ne voient pas que leur petit bout de droit, mais imagine bien souvent que tout le monde puisse bénéficier des meilleurs droits.

    Ma solution, c'est que t'arrêtes (toi ou ceux qui ont le même discours) de prétendre être les seuls à représenter le bien public, d'arrêter de mépriser les formes de combat qui ne consistent pas à aller faire les marioles dans des manifs 15 fois par an ou de beugler des slogans tout fait.

    Ça a l'air d'être hyper efficace. Autant que moi quand je gueule dans mon canapé devant ma télé.

    Et là on pourra commencer à discuter entre gens qui ne sont pas des privilégiés (ni moi, ni toi probablement) pour répartir équitablement non pas les richesses, mais les acquis sociaux, quitte à ce que certains revoient les leurs (un peu) à la baisse pour que les autres puissent en bénéficier aussi un peu plus.

    Selon tes critères, je tombe sans doute dans la case «privilégié». Et moi, je veux répartir les richesses, pas les miettes qui ruissellent. Je ne suis pas trop pour partager la pauvreté.

  • [^] # Re: Inégalité

    Posté par . En réponse au journal [HS ?] La dématérialisation comme moyen d'exclusion. Évalué à 5 (+4/-2).

    Euh… Peut-être, et encore, les plus riches aiment parfois les machines aussi.

    Ce n'est pas la question.

    Et perso qu'est-ce que j'adore avoir le temps de choisir sans stress comme avant… Ha le fantasme du mieux avant… Non, la machine permet tellement de calme.

    Voilà, toi, tu préfères choisir. Mon argument, c'est que les pauvres, ils n'ont plus le choix, c'est machine ou rien, pas d'humains pour eux.

    Oh, attends, maintenant les "chefs" achètent eux-même leur billets de train/avions, afin de pouvoir choisir les options (horaire, siège etc) le mieux possible et plus rapide que de dire à l'assistant ce qu'il faut, ho désolé encore un truc pour battre en brèche ton préjugé sur les plus riches qui n'utiliseraient pas les machines…

    Encore une fois, je n'ai pas dit qu'ils n'utilisaient pas les machines, j'ai dit que les machines étaient imposés aux pauvres. Et encore une fois, tu démontres bien que les riches, ils peuvent choisir : soit la machine, soit l'humain.

    Tu ne t'ais jamais demandé pourquoi les pays les plus pauvres (en argent et niveau de vie) avaient peu de dématérialisation et autres modernités

    Parce qu'ils sont plus occupés à survivre et que de toute façon, ils n'ont pas de matériel numérique et encore moins d'infrastructures numérique ?

    l'humain reste un truc à payer

    Avant, l'humain, il rendait service, et en tant qu'humain, il savait s'adapter aux situations complexes. La machine, c'est froid, ça n'a aucun sentiment, ça ne comprend pas la subtilité, ça ne comprend pas l'humain. Si tu trouves que c'est un progrès, très bien pour toi. Ce n'est clairement pas mon avis. Les algorithmes et les machines pour diriger la vie des gens, ce n'est pas mon idéal de vie.

  • # Inégalité

    Posté par . En réponse au journal [HS ?] La dématérialisation comme moyen d'exclusion. Évalué à 10 (+9/-1).

    Vous n'avez pas remarqué que quand on est pauvre, on parle de plus en plus souvent à des machines plutôt qu'à des humains ? On peut faire une longue liste : distributeur automatique de billet, scannette au supermarché, machine de paiement de parking, machine pour passer commande au fast-food, site internet pour prendre rendez-vous chez le médecin, etc. Bizarrement, quand on est riches, on a accès à des vrais humains pour toutes ces tâches : un vrai banquier, un vrai marchand, un vrai serveur, une vraie secrétaire, etc. La dématérialisation, c'est souvent fait pour traiter les pauvres en masse, ce n'est pas pour tout le monde.

  • [^] # Re: ...râler, ronger son frein (sans passer pour un affreux réac)

    Posté par . En réponse au journal Aller au travail, quand on n'a plus le choix.. Évalué à 10 (+20/-4).

    Ça serait bien de comprendre un jour que beaucoup d'acquis sociaux défendus aujourd'hui par ceux qui ont la chance de pouvoir s'organiser ou se faire entendre ne représentent qu'une infime partie de la population.

    OK donc tu reproches à ceux qui se bougent le cul (et perdent des journées de salaires au passage) de défendre leurs droits, alors que ceux qui ne font rien se font tondre la laine sur le dos. Et c'est quoi ta solution ? Tous précaires ?

  • # Teasing

    Posté par . En réponse au journal LinuxFr.org : seconde quinzaine de septembre 2019. Évalué à 8 (+5/-0).

    dépêche à faire sur la mise en demeure no 3

    Ho le joli teaser ! J'ai hâte de lire ça !

  • [^] # Re: La fondation GNOME est considérée solvable par les attaquants

    Posté par . En réponse au journal La fondation GNOME est attaquée aux USA sur la base d'un brevet logiciel. Évalué à 5 (+4/-2).

    Le logiciel ancêtre de Shotwell, F-Spot, avait cette même fonctionnalité deux années (2006) avant que ce brevet logiciel soit déposé (2008) ;

    Malheureusement, l'antériorité n'est pas montré avec la date d'invention (first to invent) mais à la date de dépôt du brevet (first to file). Voir aussi cet article en anglais.

  • [^] # Re: Compréhension réciproque

    Posté par . En réponse au journal Typographie et langues, mes ressources (quelques‑unes) à toutes fins utiles. Évalué à 10 (+9/-0).

    A une époque

    Il manque l'accent sur le À

  • [^] # Re: écologique ??

    Posté par . En réponse à la dépêche Open Computer v0.1 : Preuve de concept d’un ordinateur portable modulaire sous GNU/Linux. Évalué à 10 (+18/-4).

    Avec une définition aussi restrictive de l'écologie, rien n'est écologique, ou plutôt la seule manière d'être véritablement écologique, c'est de mourir. Parce que toute activité industrielle a besoin de matières premières qui ont été extraites quelque part (donc si on considère que chaque extraction est anti-écologique, on ne peut plus rien extraire et on est mal), et que les processus de fabrication ont également besoin de transformer les matières premières en objet (et là aussi, on va avoir du mal à faire quoi que ce soit si jamais toute transformation est considérée comme anti-écologique).

    On part d'une situation actuelle catastrophique (au sens premier du terme), toute amélioration est bonne à prendre et vouloir augmenter la durée de vie des appareils qui sont parmi les plus consommateurs de ressources est une très bonne initiative et ça ne me gêne absolument pas qu'on la qualifie d'écologique. Il reste énormément de boulot mais la démarche globale (notamment rechercher des circuits courts) est la bonne. Et on voit bien ici le dilemme, on a sacrifié toute une partie de notre industrie et maintenant, nous sommes incapables de produire des trucs simples, et nous sommes dépendants de fournisseurs qui n'ont pas les mêmes considérations écologiques (alors que les locaux, on pourrait les contraindre à avoir des processus plus écologique).

  • [^] # Re: Appeau à trolls

    Posté par . En réponse à la dépêche Sortie du bureau léger Xfce 4.14. Évalué à 4 (+2/-1).

    C'est donc de cette manière qu'on encourage les contributions ? Je vois…

  • [^] # Re: Anecdote

    Posté par . En réponse au journal Sortie de "The Art of PostgreSQL" de Dimitri Fontaine. Évalué à 8 (+6/-1).

    phpmyadmin qui aide quand même pas mal

    Il y a quelques années, quand j'ai dû choisir, j'ai pris PostgreSQL à cause de phpmyadmin et grâce à pgadmin qui est tellement génial. C'est une des forces de PostgreSQL.

  • [^] # Re: Mouais

    Posté par . En réponse au sondage Suis‐je un jeune ou vieux lecteur de LinuxFr.org ?. Évalué à 6.

    ils vont davantage se tourner vers Facebook, Twitter, Youtube, etc…

    Facebook, c'est un truc de grand-père pour les jeunes autour de 18 ans. Mes petites cousines qui sont dans cette tranche, elles n'ont un compte Facebook que parce qu'il y a leurs parents, sinon elles utilisent d'autres réseaux sociaux que je serais bien incapable de nommer.

    Twitter, c'est pour les vieux aussi hein.

  • [^] # Re: Sans moi

    Posté par . En réponse au journal Mais pourquoi flatpak ?. Évalué à 2.

    Sauf que c'est quand même une critique récurrent de l'écosystème actuelle, à savoir que les distributions sont trop rigides sur les versions proposées, il est bien d'essayer d'en tenir compte et de le résoudre.

    Je crois que tu n'as pas compris. Justement, stable-updates sert à répondre à cette problématique, ça sert à avoir des logiciels récents sur une base stable. Dans stable-updates, tu as quelques logiciels qui sont mis à jour au moment de leur sortie, les navigateurs en font partie.

  • [^] # Re: Sans moi

    Posté par . En réponse au journal Mais pourquoi flatpak ?. Évalué à 2.

    Debian ne fournissant que firefox-esr (60.8)

    Même avec une Debian stable, en activant les dépôts stable-updates, anciennement volatile, (fait automatiquement à l'installation), tu as un firefox récent. Avec Stretch (l'ancienne stable), tu avais firefox 60.6, donc pas trop daté.

    Donc pas besoin d'un flatpak.

  • [^] # Re: Des utilisateurs de KDE avec des retours ? :)

    Posté par . En réponse à la dépêche Debian 10 Buster : une distribution qui a du chien. Évalué à 8. Dernière modification le 11/07/19 à 18:46.

    Je suis sous KDE, j'ai migré et ça s'est passé sans problème. Je ne constate aucune régression majeure. J'ai juste eu un micro souci avec les raccourcis d'application dans la barre. La seule perte, comme indiqué dans la dépêche, est celle d'Amarok. Clémentine est présente pour remplacer Amarok mais je n'ai pas encore testé.

    Sinon, dans un autre registre, j'ai aussi perdu virtualbox dans la mise à jour (il n'est plus empaqueté dans Debian et le dépôt externe n'est pas encore à jour).

  • [^] # Re: flatpak

    Posté par . En réponse au journal Canonical refait cavalier seul et annonce une nouvelle boutique logicielle centrée sur Snap. Évalué à 10.

    Par ce que RedHat c'est mieux que Canonical ?

    Je crois que dans tous les exemples donnés, c'est bien de ça dont il s'agit. Dans tous les cas, c'est bien une solution RedHat qui s'est imposé face à une solution Canonical (y compris quand parfois, la solution Canonical a démarré avant la solution RedHat). Bref, quand je lis «au détriment d'une participation à des projets plus largement soutenus dans le monde du logiciel libre», je m'étrangle un peu. Parce que je ne suis pas sûr que des communautés tel que Debian ou ArchLinux ait été à l'origine ou disons fortement impliqué dans un seul des exemples donnés. Ils ont juste suivi RedHat plutôt que Canonical, parfois douloureusement (voir les très longs débats à propos de systemd dans Debian).

  • # Flare

    Posté par . En réponse au journal [bookmark] sorties de jeux vidéo libres [last update; hier ]. Évalué à 2.

    Pour Flare, il y avait un bout de jeu (assez long, parce que j'avais commencé et j'ai dû arrêté et je n'avais pas atteint la fin du morceau). Ça s'appelle «Flare: Empyrean Campaign», c'est dans les mods. Visuellement, c'était très sympa, et le gameplay était plutôt bon.

  • [^] # Re: En fait non

    Posté par . En réponse au journal Vive l'insertion digitale. Évalué à 7.

    Un qui m'exaspère : «période» (period) à la place «point», comme dans la phrase : «j'ai raison, période».

  • [^] # Re: Une seule solution ?

    Posté par . En réponse au journal Référendum d’initiative partagée : couvrez ces noms que je ne saurais voir. Évalué à 3.

    Non, il n'y a pas intérêt, parce qu'alors tous ses titres de dettes arriveraient à échéance en même temps et donc, ils devraient tous les rembourser en même temps, et probablement en contracter d'autres en même temps. Si ça arrive à un moment où les taux sont très hauts, bonjour les dégâts. Le fait que ça se fasse au fil de l'eau fait baisser les intérêts progressivement au lieu de rapidement, mais ça évite les sauts brutaux futurs également. C'est une manière de lisser les avantages et les risques.

  • [^] # Re: Une seule solution ?

    Posté par . En réponse au journal Référendum d’initiative partagée : couvrez ces noms que je ne saurais voir. Évalué à 10.

    C'est amusant comme tu es absolument certain que l'avenir d'ADP est radieux.

    Ça dépend ce qu'on appelle «avenir», ça dépend ce qu'on appelle «radieux». Si je regarde les données : le trafic aérien augmente de 5% par an, l'entreprise est en croissance avec des bénéfices en hausse et au niveau des actifs c'est le premier propriétaire foncier d'Île de France. Moi, j'appelle ça des atouts qui me disent que c'est une entreprise qui va plutôt bien et qu'à court terme, c'est tout bénéf. Sur le très long terme, la fin du pétrole et le changement climatique vont avoir un impact considérable sur les modes de transports, en particulier l'avion, difficile à prédire pour l'instant, mais sans doute négatif. Si j'étais un capitaliste, j'achèterais ADP sans aucun problème (surtout que l'État va filer des indemnités parce qu'il ne vend pas vraiment mais fait une concession, comme pour les autoroutes et quand je vois le scandale des autoroutes, je me dis que c'est sans doute une très bonne affaire pour un capitaliste).

    Tu as aussi occulté la FdJ aussi dans le lot, qui elle, ne risque absolument rien pour le futur.

    Sans tenir compte de l'impact sur la dette française qu'entraînerait l'annulation de la vente de ces parts.

    La baisse des taux a bien plus d'impact sur la dette que le micro-remboursement prévu : 5 milliards sur les 2300 milliards de dette publique. Les mensualités de mon prêt maison représentent plus que ça proportionnellement.

    Bref, je te trouve vraiment sûr de toi dans ce dossier et que tu occultes un peu facilement les scénarios alternatifs.

    J'essaie de donner des chiffres pour montrer l'absurdité économique de cette opération. Mais de toute façon, je pense que ce n'est absolument pas la rationalité économique qui a guidé ce choix mais bien un dogme économique aveugle et un copinage dans les hautes sphères de l'État et de la finance conséquence d'années de pantouflages malsains.

    Maintenant, j'attends que tu me démontres que c'est une opération honnête et rationnelle (ou disons qu'elle a une certaine forme de rationalité).

    Enfin, remarque bien qu'on nous vend généralement les privatisations en disant que ça va favoriser la concurrence blablabla. Là, il n'y a aucune concurrence (et il ne peut pas y en avoir, ça reviendrait à construire un ou plusieurs aéroports internationaux en Île de France), donc le gouvernement essaie de nous le vendre autrement mais il a du mal. Sa propre justification (faire des investissements d'avenir grâce aux dividendes engendrés par le placement de 10 milliards d'euros), ça ne tient pas debout. En tout cas, tous les arguments du genre «la conjoncture peut se retourner» s'applique au fait qu'on place l'argent.

  • [^] # Re: Une seule solution ?

    Posté par . En réponse au journal Référendum d’initiative partagée : couvrez ces noms que je ne saurais voir. Évalué à 8.

    Toute la dette a t-elle pu être renégociée avec les faibles taux d'intérêt actuels ou bien seuls les nouveaux emprunts en bénéficient ?

    On ne renégocie pas la dette, la dette de l'État n'est pas comme la dette d'un ménage (malgré les sottises qu'on entend souvent). L'État peut racheter ses titres de dette, mais ça arrive très rarement.

    Les titres de dettes sont en roulement (on en rembourse tous les jours et on en crée tous les jours). L'échéance moyenne pour les titres de dette française est d'environ 8 ans. C'est-à-dire que nous remboursons actuellement des titres émis il y a 8 ans en moyenne, à des taux proches de 2,5%. Et nous émettons des titres à 10 ans à des taux de 0,5% actuellement.

  • [^] # Re: Une seule solution ?

    Posté par . En réponse au journal Référendum d’initiative partagée : couvrez ces noms que je ne saurais voir. Évalué à 9.

    D'autant plus dans le cadre d'activités fortement liés à la conjecture politique, économique et énergétique que sont Engie et ADP. Rien ne dit qu'ils ont un avenir radieux même à moyen terme.

    Autant pour ADP, il est souhaitable que le trafic aérien stagne ou baisse et donc, effectivement à long terme, peut-être d'ailleurs par la force des choses, ça ne sera pas la joie. Mais à moyen terme, ce n'est pas le cas. Autant pour Engie, je crois au contraire qu'elle a un avenir radieux parce que l'énergie est déjà un enjeu majeur de notre civilisation. Et l'État aurait tout intérêt à garder la main sur une telle entreprise et, en tant qu'actionnaire majoritaire, la faire bifurquer vers une production bien plus renouvelable.

    Un autre journal évoquait donc que l'État percevrait 630 millions d'euros par an (sans tenir compte de la dette) donc on est bien au dessus des 250 millions que Le Figaro évoque.

    L'article que tu cites dit quand même que, même dans le moins pire des cas, l'État perdra quand même 150 millions. C'est pas délirant mais en ce moment, on nous dit qu'on n'a plus de sous, c'est con de cracher sur 150 millions d'euros.

    Bref, je ne dis pas que le scénario envisagé par le gouvernement est le meilleur, mais il ne faut pas non plus exagérer son impact au delà du raisonnable pour défendre son point de vue.

    Je maintiens. Avec les données économiques actuelles (on pourrait aussi parler de la croissance actuelle d'ADP, on pourrait parler de l'augmentation du trafic aérien, etc), c'est un non-sens économique de vendre ADP. Ce n'est pas du tout rationnel. C'est une preuve de plus du dicton qui dit qu'on nationalise les pertes et qu'on privatise les bénéfices.

  • [^] # Re: Transparence (et divers)

    Posté par . En réponse au journal Référendum d’initiative partagée : couvrez ces noms que je ne saurais voir. Évalué à 7.

    Si tu es ironique, et j'ai bien l'impression que tu l'es, c'est vraiment mal placé.

    Ce n'est pas mal placé. Ce qui est mal placé, c'est d'une part de répondre à côté de la plaque (ce que fait _kaos_, j'explique après), et d'autre part d'étaler sa science pour pas grand chose.

    Pourquoi il répond à côté de la plaque ? Parce que la crise de représentativité est un problème politique, et pas du tout technique. D'autre pays ont des systèmes de votes tout aussi «défaillant» que le notre sans avoir de crise de représentativité. Donc, le problème est bien politique. Est-ce qu'une solution technique pourrait changer quelque chose ? Je ne le pense pas, et il n'y a aucune raison de le penser parce qu'on a jamais résolu aucun problème politique par de la technique (sinon, ça ferait longtemps qu'on aurait résolu tous les problèmes politiques). Donc invoquer le théorème d'impossibilité d'Arrow ou la méthode de Condorcet ne répond pas du tout à la remarque sur la crise de représentativité, ça fait juste passer celui qui répond, à mes yeux, pour quelqu'un de pédant. Surtout quand le même n'arrête pas de nous dire dans ce journal qu'il ne comprend pas à quoi sert ce RIP, et donc qu'il ne comprend pas le problème politique posé par la privatisation d'ADP (même quand on lui explique).

    En prime, si référendum il y a, alors notre méthode de vote est parfaite puisque c'est une alternative (oui ou non) et donc, ce vote ne souffrira d'aucun paradoxe.

  • [^] # Re: Une seule solution ?

    Posté par . En réponse au journal Référendum d’initiative partagée : couvrez ces noms que je ne saurais voir. Évalué à 10.

    Je suis allé un peu vite. Renseignement pris dans un journal communiste bien connu, les privatisations envisagés (ADP mais aussi la FdJ et Engie) vont rapporter à l'État 15 milliards d'euros. Il va en dépenser 5 pour la dette (hérésie en ce moment où le crédit ne coûte rien), et il va placer les 10 autres sur les marchés financiers pour un rendement d'environ 2.5% et donc ça va lui rapporter 250 millions d'euros par an. Les trucs privatisés rapportent en dividende 700 millions d'euros par an. Économiquement, ça n'a aucun sens.

  • [^] # Re: Une seule solution ?

    Posté par . En réponse au journal Référendum d’initiative partagée : couvrez ces noms que je ne saurais voir. Évalué à 10.

    Je veux bien me rendre aux urnes pour les trucs un peu importants. Là, c'est juste un tout petit truc, ça va me faire suer.

    C'est l'arbre qui cache la forêt. Macron pratique une politique qui rend service à ses soutiens financiers. ADP est l'archétype. Ça rapporte tous les ans la somme qu'on va le vendre : ça n'a aucun sens économique. En première année d'économie, on apprend que ce genre d'entreprise, ça s'appelle une vache à lait, ça rapporte sans faire énormément d'investissement. Et donc, on ne les vend pas ! Si Macron veut vendre ADP, c'est pour faire profiter de tous ses bénéfices à quelques uns plutôt que d'en faire profiter le budget de l'État. C'est l'organisation de la pauvreté de l'État. Et en prime, il confie la vente à Bank of America où son copain de promo, auparavant son conseiller, vient d'être nommé directeur.

    D'autre part, d'un point de vue pratique, les aéroports de Paris, c'est une des frontières de la France sur le monde, c'est par là qu'arrivent et partent des millions de gens. Or, une des missions régaliennes de l'État, c'est de surveiller qui et quoi traverse ses frontières. On va se retrouver à demander à une entreprise privée le droit pour la police et la douane d'être présent pour faire le travail de l'État, c'est ubuesque. Ils seraient bien capable de faire payer un loyer !