En attendant : [David Elbaz] L’histoire de l’univers racontée par la lumière
Bien sûr, que les tortues parlent ! En guise de remerciement, je te recommande la leçon inaugurale d'Esther Duflo, titulaire de la chaire Pauvreté et politiques publiques du collège de France, que j'écoutai juste avant Elbaz, l'insomnie a du bon (le lien précis passe par le site d'un gafam, aussi me pardonnera-t-on de ne pas l'écrire ici).
C'est tout notre rapport au vivant et a la nature qui est à revoir. Le problème climatique n'est que le sommet de l'iceberg, le plus terrible et le plus effrayant n'est pas forcément ce qui est le plus visible.
Je souscris sans réserve à la fois au constat et à la manière de l'exprimer (même si, par exemple en suivant Philippe Descola, le concept même de nature semble devoir être discuté dans cette perspective).
si on parle de saccage ou de bousillage, ou de sabotage, c'est porter un jugement de valeur sur le phénomène en plus de l'attribuer, c'est dire que c'est mal voire même, volontairement mal.
Ce serait sans doute céder à la facilité de rappeler que, comme disait l'autre, mal nommer les choses ajoute au malheur du monde. Mais oui : il semble difficilement contestable que des personnes, morales ou physiques, sciemment, saccagent l'avenir, depuis des décennies, en s'opposant volontairement, méthodiquement --- et, de fait, efficacement --- à la diffusion du savoir et, partant, à l'adoption de politiques d'intérêt général. Méthodiquement, en fabriquant de l'ignorance, du « déni », elles ont fait en sorte de brouiller, de diluer les responsabilités, jusqu'en chacun·e de nous. D'accord avec toi : il ne s'agit pas d'asséner un « discours culpabilisateur » (à qui, au juste ?), mais on peut pointer simplement que les mécanismes sociaux, économiques et politiques qui pavent la voie vers ce saccage sont encore à l'œuvre aujourd'hui : préférer « dérive » pour étiquette n'est peut-être pas si… neutre.
Merci pour cet argumentaire nuancé et circonstancié (comme d'hab ?).
La substitution de « dérèglement » à « réchauffement » vise sans doute, au moins en partie, à dénoter que ce n'est pas quelque chose que l'on subit --- comme un phénomène cosmique --- mais quelque chose que l'on provoque : c'est le forçage anthropique que tu évoques, c'est le coté actif de la chose (que « dérive » ne parvient pas à rendre).
De ce point de vue, parler de « bousillage climatique » ou de « saccage climatique » serait à la fois plus fidèle et plus parlant, mais ferait-ce une étiquette convenable ?
aujourd'hui, pour travailler à faire des trucs pénibles, nuisibles et illicites à longueur de journée, il faut le vouloir.
Beaucoup de condescendance, peu de clairvoyance.
Bon nombre de ces emplois sont à Rabat ou Fianarantsoa, et s'inscrivent dans une réalité sociale qui n'a pas grand chose à voir avec celle que tu décris, du haut de ton point de vue surplombant.
On pourrait presque croire que piéger ces gens te procure du plaisir (ou peut-être t'es-tu donné une… mission ?), alors que ces personnes à qui tu parles n'y sont que pour très peu dans la décision de t'appeler. Las, loin du but affiché, l'efficacité réelle de ces efforts manifestes se rapproche, selon toute probabilité, de celles d'opérations policières consistant à harceler des getteurs ou petites mains de trafics illicites : si ça fonctionnait, ça se saurait.
Oui, au delà du CNRS, l'initiative concerne l'ensemble des acteurs de la recherche publique, représentés dans le comité pour la science ouverte (CoSO).
Ce dernier a publié en juillet dernier un guide, passé un peu inaperçu dans la touffeur de l'été, à destination des chercheurs et chercheuses.
La stratégie prônée consiste à ne pas céder ses droits aux éditeurs de revues scientifiques (au travers d'un copyright transfer agreement, comme le voulait la pratique auparavant). Il s'agit, dès la première soumission du manuscrit à la revue, de préciser clairement qu'une licence CC-BY est apposée à la version soumise, et le sera aussi à toutes les versions qui suivront, au fur et à mesure des discussions avec les relecteurs mandatés par la revue.
En conséquence, le dépôt d'un article dans une archive ouverte (p. ex. HAL), est toujours possible, soit avant la publication en tant que… prépublication, soit en tant que manuscrit accepté, et ce dès la date de publication, sans période d'embargo imposée par l'éditeur, période que la loi pour une république numérique de 2016 avait déjà limité à 6 mois (12 dans les sciences humaines et sociales).
S'il est besoin de s'en convaincre, il suffit de se chronométrer et de comparer le temps de lecture (silencieuse) d'un texte et la lecture à haute voix. (Tu en conviens d'ailleurs toi même à demi-mots à la fin de ton message, en comparant message enregistré et SMS.)
Ici, LibreOffice 7.4.1.2 (backporté sur une debian stable) me propose bien une identité OpenPGP à utiliser quand je clique sur « Signer le document… » (et ce, bien qu'il soit « Impossible de trouver un gestionnaire de certificat », je n'ai pas de frontal graphique pour gpg). La signature semble effective et fonctionnelle (elle resiste à un redémarrage de LibreOffice). Peut-être allait-ce sans dire, mais ça n'est vrai que si le document est bien un .odt et pas euh, je sais pas, un .docx, par exemple. En revanche, l'affichage du « certificat » est rudimentaire (pas d'accès à l'empreinte de clé).
Javais un faible pour rsnapshot qui revient souvent dans les tutos youtube et dans vos commentaires mais apparemment il est sorti des sources officielles de la derniere debian
À toutes fins utiles, rsnapshot est dans les dépôts debian/bullseye-backports.
En fait, ce que ce problème illustre, c'est plus les dysfonctionnements profonds de la démocratie US que des problèmes techniques de communication des données
Il ne s'agit pas de problèmes techniques.
Aucune contrainte technique n'impose à un réseau social ou à un moteur de recherche de pister le moindre de tes faits et gestes en ligne, ni de se livrer, à l'échelle globale, à une moisson de données comportementales qui constitue le cœur de son activité industrielle et commerciale. C'est un choix stratégique, c'est le modèle économique de ces industries, et il en a fait les premières capitalisations boursières mondiales. Parler de « problèmes techniques », c'est reprendre leur publicité.
Ouf… Quand même, qualifier de simple « agitation médiatique » les réactions de milliers de femmes (et d'hommes) face à une décision qui, avec un agenda politique radical, modifie le droit de manière profonde et lourde de conséquences, faut oser.
Agenda, prise de notes, gestion de tâches, production de documents (export ODT, ou LaTeX, prise en charge par pandoc), interfacé au poil avec le courrier électronique (par exemple avec mu4e), une architecture de fichiers souple (monolithiques ou, au choix, multiples et interconnectés), plein de paquets qui étendent ou spécialisent, une courbe d'apprentissage qui s'adapte à tes besoins, de la doc à profusion… C'est du texte brut avec un format de balisage léger, ça se gère tranquille dans un dépôt git (ou hg ou fossil).
Pour mézigue, après des détours par d'autres solutions avec plus ou moins de cloches et de sifflets, c'est, depuis des années nombreuses, un aller simple sans regret.
S'il ne parle pas de « conscience » à proprement parler dans cet article de vulgarisation, NicolasRougier donne néanmoins des pistes pour comprendre le distinguo entre apprentissage supervisé et apprentissage basé sur l'expérience sensible (dont il est bien question ici), entre intelligence et simulation. Selon lui, pour l'instant (et pour longtemps ?), rien ne remplace encore l'ancrage de l'expérience sensible et des « symboles » dans le monde physique.
Oulà. Nous sommes là dans la confusion la plus totale.
Quel rapport avec la vaccination ?!? Où est le rapport entre l'affirmation d'un certain niveau d'empreinte écologique de l'industrie numérique et la contestation absurde de l'utilité de la vaccination pour la santé publique ? Aucun, bien sûr (à moins que tu aies connaissance de statistiques sur la mortalité attribuée à la biodynamie, auquel cas il serait criminel de les garder pour toi, mais il n'est pas interdit d'avoir des doutes).
J'ai donc du mal à croire que cette binarisation simplette soit vraiment honnête. En tout cas, je me demande sincèrement ce qui peut bien t'amener à croire que tu es le défenseur de la science.
La biodynamie relève de pratique soi-disant magique. C'est de la charlatanerie
Oui, et ?
L'importance numérique de ces croyances ne leur permet pas (même si les moins honnêtes de leurs détracteurs le voudraient bien) d'être représentatives de quoi que ce soit, si ce n'est d'elles-mêmes. En tout cas certainement pas de cette masse informe --- et manifestement méprisable --- que certains appellent ici « les écolos ».
Après tout, il y a bien des gens instruits, peut-être même des ingénieur·e·s, qui s'imaginent que la technologie pourra toujours tout réparer. Le pouvoir de nuisance de la biodynamie est beaucoup moins tragique que celui du solutionnisme technologique, cette croyance à la fois condescendante et un peu niaise, qui ressort tout autant de la pensée magique, mais qui est sans doute bien plus dangereuse pour nos degrés de liberté collectifs et l'avenir de nos sociétés.
Et c'est juste que des propos aussi modestes, argumentés et nuancés que…
Les écolos montrent encore une fois leur mépris total de la science et des faits
… ne se présentent pas exactement comme l'opinion d'un « citoyen quelconque » : ils laissent, au contraire, entendre implicitement que tu serais, en matière de « faits » et de « science » (comme, ailleurs, en matière d'agronomie), en position de jeter un discrédit définitif et autorisé sur un groupe aussi mal défini, dans tes propres termes, que les « écolos ».
« Les éléments développés indiquent donc un nombre important de vulnérabilités et de non-respect des pratiques standards du domaine. Si dans l’absolu de telles insuffisances n’appelleraient qu’une mise au point entre acteurs du domaine, ces problèmes relèvent de l’intérêt général dès lors qu’ils sont le fait du leader du marché qui opère une privatisation de fait de certains mécanismes démocratiques. »
Il y a quand même des progrès qui ont eu lieu depuis 30 ans en Europe et qui sont en cours. En Europe on utilise moins d'engrais avec le temps
Pour les engrais, je ne sais pas. Pour les produits phytosanitaires, en France au moins, qui se situe au dessus de la moyenne européenne, et au contraire de ce que prévoyait le plan Écophyto et ses révisions successives à la baisse de l'ambition, la tendance n'est pas du tout à l'amélioration, ni à l'« optimisation ».
Entre 2009 et 2018, en moyenne triennale glissante et après correction des substitutions conduisant à des changements de dosage, les ventes de produits phytosanitaire ont… augmenté de 12 %. Dans le même temps, la surface agricole utile a… diminué de 1 %. Cette pression croissante sur la biodiversité s'ajoute à celle qui résulte des changements d'usage des sols : entre 2000 et 2010, les espaces toujours en herbe, riches en biodiversité, ont perdu en France métropolitaine l'équivalent du departement de l'Hérault (7,9 %).
Il n'est pas certain que nous soyons « à maturité concernant ces sujets ».
Tu t'exprimes comme si tu savais, mieux que ces jeunes ingénieur·e·s, victimes de leur propre « erreur d'orientation », ce qu'on apprend dans une école comme AgroParisTech, et comme si tu en étais un meilleur spécialiste qu'eux, puisque tu ne juges même pas utile de sourcer tes affirmations sur le fonctionnement des écosystèmes productifs et des systèmes alimentaires mondiaux.
Tu confonds connaissance scientifique et industrialisation de ses développements techniques. L'investissement et le temps nécessaire au déploiement commercial de cultures OGM ne le place en pratique qu'à la portée de puissances financières privées qui, à aucun moment, ne se donneraient pour raison sociale de « sauver une région ».
[^] # Re: moi j'aime pas l'argent liquide
Posté par symp . En réponse au lien Le Mouvement de liberté suisse demande à sanctuariser l’argent liquide - letemps.ch. Évalué à 8.
Ça se discute.
[^] # Re: Message pour la modération: étiquettes
Posté par symp . En réponse au lien L'assureur MAIF consacre 10% de ses bénéfices à la planète. Évalué à 4. Dernière modification le 08 janvier 2023 à 09:12.
Bien sûr, que les tortues parlent ! En guise de remerciement, je te recommande la leçon inaugurale d'Esther Duflo, titulaire de la chaire Pauvreté et politiques publiques du collège de France, que j'écoutai juste avant Elbaz, l'insomnie a du bon (le lien précis passe par le site d'un gafam, aussi me pardonnera-t-on de ne pas l'écrire ici).
Je souscris sans réserve à la fois au constat et à la manière de l'exprimer (même si, par exemple en suivant Philippe Descola, le concept même de nature semble devoir être discuté dans cette perspective).
Ce serait sans doute céder à la facilité de rappeler que, comme disait l'autre, mal nommer les choses ajoute au malheur du monde. Mais oui : il semble difficilement contestable que des personnes, morales ou physiques, sciemment, saccagent l'avenir, depuis des décennies, en s'opposant volontairement, méthodiquement --- et, de fait, efficacement --- à la diffusion du savoir et, partant, à l'adoption de politiques d'intérêt général. Méthodiquement, en fabriquant de l'ignorance, du « déni », elles ont fait en sorte de brouiller, de diluer les responsabilités, jusqu'en chacun·e de nous. D'accord avec toi : il ne s'agit pas d'asséner un « discours culpabilisateur » (à qui, au juste ?), mais on peut pointer simplement que les mécanismes sociaux, économiques et politiques qui pavent la voie vers ce saccage sont encore à l'œuvre aujourd'hui : préférer « dérive » pour étiquette n'est peut-être pas si… neutre.
[^] # Re: Message pour la modération: étiquettes
Posté par symp . En réponse au lien L'assureur MAIF consacre 10% de ses bénéfices à la planète. Évalué à 3.
Merci pour cet argumentaire nuancé et circonstancié (comme d'hab ?).
La substitution de « dérèglement » à « réchauffement » vise sans doute, au moins en partie, à dénoter que ce n'est pas quelque chose que l'on subit --- comme un phénomène cosmique --- mais quelque chose que l'on provoque : c'est le forçage anthropique que tu évoques, c'est le coté actif de la chose (que « dérive » ne parvient pas à rendre).
De ce point de vue, parler de « bousillage climatique » ou de « saccage climatique » serait à la fois plus fidèle et plus parlant, mais ferait-ce une étiquette convenable ?
[^] # Re: À propos de cette version
Posté par symp . En réponse au lien darktable 4.2.0 est sorti. Évalué à 2.
Seulement hanatos.
[^] # Re: Attention
Posté par symp . En réponse au journal Piéger les démarcheurs abusifs. Évalué à 10.
Beaucoup de condescendance, peu de clairvoyance.
Bon nombre de ces emplois sont à Rabat ou Fianarantsoa, et s'inscrivent dans une réalité sociale qui n'a pas grand chose à voir avec celle que tu décris, du haut de ton point de vue surplombant.
On pourrait presque croire que piéger ces gens te procure du plaisir (ou peut-être t'es-tu donné une… mission ?), alors que ces personnes à qui tu parles n'y sont que pour très peu dans la décision de t'appeler. Las, loin du but affiché, l'efficacité réelle de ces efforts manifestes se rapproche, selon toute probabilité, de celles d'opérations policières consistant à harceler des getteurs ou petites mains de trafics illicites : si ça fonctionnait, ça se saurait.
# Le guide : publier sous license libre
Posté par symp . En réponse au lien Le CNRS demande à appliquer la stratégie de non-cession des droits aux éditeurs. Évalué à 6. Dernière modification le 03 décembre 2022 à 19:03.
Oui, au delà du CNRS, l'initiative concerne l'ensemble des acteurs de la recherche publique, représentés dans le comité pour la science ouverte (CoSO).
Ce dernier a publié en juillet dernier un guide, passé un peu inaperçu dans la touffeur de l'été, à destination des chercheurs et chercheuses.
La stratégie prônée consiste à ne pas céder ses droits aux éditeurs de revues scientifiques (au travers d'un copyright transfer agreement, comme le voulait la pratique auparavant). Il s'agit, dès la première soumission du manuscrit à la revue, de préciser clairement qu'une licence CC-BY est apposée à la version soumise, et le sera aussi à toutes les versions qui suivront, au fur et à mesure des discussions avec les relecteurs mandatés par la revue.
En conséquence, le dépôt d'un article dans une archive ouverte (p. ex. HAL), est toujours possible, soit avant la publication en tant que… prépublication, soit en tant que manuscrit accepté, et ce dès la date de publication, sans période d'embargo imposée par l'éditeur, période que la loi pour une république numérique de 2016 avait déjà limité à 6 mois (12 dans les sciences humaines et sociales).
[^] # Re: le futur nous réserve bien des surprises !
Posté par symp . En réponse au journal Quelques joyeusetés que nous réserve le futur…. Évalué à 1.
Non.
S'il est besoin de s'en convaincre, il suffit de se chronométrer et de comparer le temps de lecture (silencieuse) d'un texte et la lecture à haute voix. (Tu en conviens d'ailleurs toi même à demi-mots à la fin de ton message, en comparant message enregistré et SMS.)
[^] # Re: signer ou encrypter ?
Posté par symp . En réponse au message Libreoffice 7.4 et signature numérique via gnupg. Évalué à 3.
Ici, LibreOffice 7.4.1.2 (backporté sur une debian stable) me propose bien une identité OpenPGP à utiliser quand je clique sur « Signer le document… » (et ce, bien qu'il soit « Impossible de trouver un gestionnaire de certificat », je n'ai pas de frontal graphique pour
gpg). La signature semble effective et fonctionnelle (elle resiste à un redémarrage de LibreOffice). Peut-être allait-ce sans dire, mais ça n'est vrai que si le document est bien un.odtet pas euh, je sais pas, un.docx, par exemple. En revanche, l'affichage du « certificat » est rudimentaire (pas d'accès à l'empreinte de clé).[^] # Re: rsnapshot plus dans les depots officiels de debian et ubuntu?
Posté par symp . En réponse au message sauvegarde serveur debian. Évalué à 2.
À toutes fins utiles,
rsnapshotest dans les dépôts debian/bullseye-backports.[^] # Re: Contexte, quand même
Posté par symp . En réponse au lien Aux USA, facebook transmet à la justice les messages d'une ado poursuivie pour IVG. Évalué à 3.
Oui : en prenant soin de l'extraire des guillemets pour que ce soit clair.
Tu choisis pourtant, comme plus haut d'ailleurs, de parler de l'« agitation » plutôt que de la raison, comme si la connotation du terme était neutre.
[^] # Re: Contexte, quand même
Posté par symp . En réponse au lien Aux USA, facebook transmet à la justice les messages d'une ado poursuivie pour IVG. Évalué à 8.
Il ne s'agit pas de problèmes techniques.
Aucune contrainte technique n'impose à un réseau social ou à un moteur de recherche de pister le moindre de tes faits et gestes en ligne, ni de se livrer, à l'échelle globale, à une moisson de données comportementales qui constitue le cœur de son activité industrielle et commerciale. C'est un choix stratégique, c'est le modèle économique de ces industries, et il en a fait les premières capitalisations boursières mondiales. Parler de « problèmes techniques », c'est reprendre leur publicité.
[^] # Re: Contexte, quand même
Posté par symp . En réponse au lien Aux USA, facebook transmet à la justice les messages d'une ado poursuivie pour IVG. Évalué à 4.
Ouf… Quand même, qualifier de simple « agitation médiatique » les réactions de milliers de femmes (et d'hommes) face à une décision qui, avec un agenda politique radical, modifie le droit de manière profonde et lourde de conséquences, faut oser.
# Org mode
Posté par symp . En réponse au message sondage "libre" : comment gérez vous vos notes?. Évalué à 4. Dernière modification le 16 juillet 2022 à 19:48.
Org mode est un mode majeur de GNU/Emacs.
Agenda, prise de notes, gestion de tâches, production de documents (export ODT, ou LaTeX, prise en charge par pandoc), interfacé au poil avec le courrier électronique (par exemple avec mu4e), une architecture de fichiers souple (monolithiques ou, au choix, multiples et interconnectés), plein de paquets qui étendent ou spécialisent, une courbe d'apprentissage qui s'adapte à tes besoins, de la doc à profusion… C'est du texte brut avec un format de balisage léger, ça se gère tranquille dans un dépôt git (ou hg ou fossil).
Pour mézigue, après des détours par d'autres solutions avec plus ou moins de cloches et de sifflets, c'est, depuis des années nombreuses, un aller simple sans regret.
PS. Je n'ai pas plus de dix doigts.
[^] # Re: Il faut arrêter ces gens
Posté par symp . En réponse au journal Les IA des GAFAM sont-elles sentientes ?. Évalué à 3.
C'est l'inverse, plutôt ;o).
# Pourquoi votre chat est nul aux échecs mais pourtant bien plus futé que la plus perfectionnée des IA
Posté par symp . En réponse au journal Les IA des GAFAM sont-elles sentientes ?. Évalué à 4. Dernière modification le 17 juin 2022 à 11:02.
S'il ne parle pas de « conscience » à proprement parler dans cet article de vulgarisation, Nicolas Rougier donne néanmoins des pistes pour comprendre le distinguo entre apprentissage supervisé et apprentissage basé sur l'expérience sensible (dont il est bien question ici), entre intelligence et simulation. Selon lui, pour l'instant (et pour longtemps ?), rien ne remplace encore l'ancrage de l'expérience sensible et des « symboles » dans le monde physique.
[^] # Re: militants "écologistes" = méfiance
Posté par symp . En réponse au journal Les vidéos de Devoxx fr sont disponibles. Évalué à 9.
Oulà. Nous sommes là dans la confusion la plus totale.
Quel rapport avec la vaccination ?!? Où est le rapport entre l'affirmation d'un certain niveau d'empreinte écologique de l'industrie numérique et la contestation absurde de l'utilité de la vaccination pour la santé publique ? Aucun, bien sûr (à moins que tu aies connaissance de statistiques sur la mortalité attribuée à la biodynamie, auquel cas il serait criminel de les garder pour toi, mais il n'est pas interdit d'avoir des doutes).
J'ai donc du mal à croire que cette binarisation simplette soit vraiment honnête. En tout cas, je me demande sincèrement ce qui peut bien t'amener à croire que tu es le défenseur de la science.
[^] # Re: militants "écologistes" = méfiance
Posté par symp . En réponse au journal Les vidéos de Devoxx fr sont disponibles. Évalué à 7. Dernière modification le 22 mai 2022 à 15:26.
Oui, et ?
L'importance numérique de ces croyances ne leur permet pas (même si les moins honnêtes de leurs détracteurs le voudraient bien) d'être représentatives de quoi que ce soit, si ce n'est d'elles-mêmes. En tout cas certainement pas de cette masse informe --- et manifestement méprisable --- que certains appellent ici « les écolos ».
Après tout, il y a bien des gens instruits, peut-être même des ingénieur·e·s, qui s'imaginent que la technologie pourra toujours tout réparer. Le pouvoir de nuisance de la biodynamie est beaucoup moins tragique que celui du solutionnisme technologique, cette croyance à la fois condescendante et un peu niaise, qui ressort tout autant de la pensée magique, mais qui est sans doute bien plus dangereuse pour nos degrés de liberté collectifs et l'avenir de nos sociétés.
[^] # Re: the shift == megabullshit
Posté par symp . En réponse au journal Les vidéos de Devoxx fr sont disponibles. Évalué à 4.
Et c'est juste que des propos aussi modestes, argumentés et nuancés que…
… ne se présentent pas exactement comme l'opinion d'un « citoyen quelconque » : ils laissent, au contraire, entendre implicitement que tu serais, en matière de « faits » et de « science » (comme, ailleurs, en matière d'agronomie), en position de jeter un discrédit définitif et autorisé sur un groupe aussi mal défini, dans tes propres termes, que les « écolos ».
[^] # Re: the shift == megabullshit
Posté par symp . En réponse au journal Les vidéos de Devoxx fr sont disponibles. Évalué à 3.
C'est comme quand toi, tu donnes ton avis, euh, par exemple sur l'agronomie, alors ?
# Merci...
Posté par symp . En réponse au lien burnout asymptotique et homéostasie comme solutions au paradoxe de Fermi. Évalué à 1.
… pour ce lien superintéressant.
# Extrait
Posté par symp . En réponse au lien Analyse du système de vote en ligne Neovote. Évalué à 7.
« Les éléments développés indiquent donc un nombre important de vulnérabilités et de non-respect des pratiques standards du domaine. Si dans l’absolu de telles insuffisances n’appelleraient qu’une mise au point entre acteurs du domaine, ces problèmes relèvent de l’intérêt général dès lors qu’ils sont le fait du leader du marché qui opère une privatisation de fait de certains mécanismes démocratiques. »
# merci Khrys
Posté par symp . En réponse au lien Analyse du système de vote en ligne Neovote. Évalué à 4.
Lien trouvé dans le Khryspresso du 16 mai.
[^] # Re: erreur d'orientation ?
Posté par symp . En réponse au lien Des jeunes diplômés d’AgroParisTech appellent à « refuser de servir ce système ». Évalué à 5.
Pour les engrais, je ne sais pas. Pour les produits phytosanitaires, en France au moins, qui se situe au dessus de la moyenne européenne, et au contraire de ce que prévoyait le plan Écophyto et ses révisions successives à la baisse de l'ambition, la tendance n'est pas du tout à l'amélioration, ni à l'« optimisation ».
Entre 2009 et 2018, en moyenne triennale glissante et après correction des substitutions conduisant à des changements de dosage, les ventes de produits phytosanitaire ont… augmenté de 12 %. Dans le même temps, la surface agricole utile a… diminué de 1 %. Cette pression croissante sur la biodiversité s'ajoute à celle qui résulte des changements d'usage des sols : entre 2000 et 2010, les espaces toujours en herbe, riches en biodiversité, ont perdu en France métropolitaine l'équivalent du departement de l'Hérault (7,9 %).
Il n'est pas certain que nous soyons « à maturité concernant ces sujets ».
[^] # Re: erreur d'orientation ?
Posté par symp . En réponse au lien Des jeunes diplômés d’AgroParisTech appellent à « refuser de servir ce système ». Évalué à 5.
Tu t'exprimes comme si tu savais, mieux que ces jeunes ingénieur·e·s, victimes de leur propre « erreur d'orientation », ce qu'on apprend dans une école comme AgroParisTech, et comme si tu en étais un meilleur spécialiste qu'eux, puisque tu ne juges même pas utile de sourcer tes affirmations sur le fonctionnement des écosystèmes productifs et des systèmes alimentaires mondiaux.
Est-ce vraiment le cas ?
[^] # Re: erreur d'orientation ?
Posté par symp . En réponse au lien Des jeunes diplômés d’AgroParisTech appellent à « refuser de servir ce système ». Évalué à 6.
Tu confonds connaissance scientifique et industrialisation de ses développements techniques. L'investissement et le temps nécessaire au déploiement commercial de cultures OGM ne le place en pratique qu'à la portée de puissances financières privées qui, à aucun moment, ne se donneraient pour raison sociale de « sauver une région ».